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 Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]

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MessageSujet: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   Jeu 22 Oct - 1:08

Crowden Xezbeth
ft. Jason The Toy Maker de Krisantyl

Âge : 29 ans.
Sexe : Gros. Masculin.
Orientation sexuelle : Pansexuel polyamoureux.
Camp : Ancien Elementis, Habitant.
Pouvoir: Fil.
Date de naissance : Premier mai.
Métier : Ancien Joker Elementis et fabricant de jouets.

De quand date votre entrée dans la famille ? : Xezbeth/Jack a rejoint les Elementis à l'âge de quatorze ans. Autrefois équilibré, il s'attira très rapidement la sympathie et la confiance de ses congénères, si bien qu'il obtient son pouvoir à ses 17 ans et son titre, aujourd'hui déchu, de Joker à ses 25 ans.

Quels sont vos liens avec elle ? : Xezbeth considère la Famille Elementis comme étant une horde d'ingrats bouffés par l'hypocrisie ; ses relations avec celle-ci ne sont donc pas franchement fusionnelles. A l'aube de sa folie naissante, le fabricant de jouets commença à effrayer sa Famille lorsque le pouvoir lui monta à la tête et qu'il rejeta progressivement les directives de ses supérieurs. Il perdit son titre à ses 27 ans après deux ans de loyaux services peu à peu minés par sa cervelle retournée, le plongeant ainsi dans une rage folle tout en le libérant de ses dernières chaînes.

Une marque ? : Un fractale de fil dans la nuque.

Une ou des arme.s ? : Le style de combat de l'ancien Elementis est on-ne-peut-plus simple : Il ne se bat pas, se contentant simplement d'utiliser ses créations pour le faire à sa place. Cependant, jamais il ne sort  sans sa petite scie égoïne, bien qu'elle ne lui serve que très rarement durant les combats, ayant plutôt un usage post-mortem. Ses poupées et pantins en revanche sont fourrés (comme des petits pains au nutella) d'armes diverses, à moins qu'elles ne soient directement intégrées à leur anatomie ; comme des griffes ou autre. Cependant, à part s'il se trouve à la boutique, Xezbeth porte continuellement un cercueil sur son dos contenant généralement son "jouet" du mois, qu'il utilisera et chérira jusqu'à ce qu'il mette la main sur un meilleur spécimen. Il garde aussi, au cas où, une corde à piano dans sa poche au cas où il devrait se débrouiller tout seul, craignant que ses fils ne soient pas suffisamment solides.
Caractère

A l'image du Dr. Jekyll et Mister Hyde, le trentenaire s'est crée deux personnalités appelées Jack et Xezbeth, qui sont connus dans le village comme étant deux frères aux relations tendues – du moins, d'après leurs témoignages respectifs, ce pour quoi on ne les voit jamais ensemble. En réalité, les deux ne sont de plus que des rôles qu'il endosse simultanément afin de se distraire tout en ayant la paix. Jack le  sympathique fabricant de jouets est son rôle du jour, tandis que Xezbeth, le « récolteur », réputé pour sa cruauté, sort la nuit à la recherche de nouveaux matériaux : C'est ainsi que le Roux (second du nom après Gaara) parvient à garder une vie paisible en dépit des multiples cadavres mutilés qu'il abandonne derrière lui.

Soucieux de finir derrière les barreaux pour son comportement dangereux, le ventriloque imite généralement le jumeau inquiet (ici Jack) lorsque les autorités le recherchent, pointant ainsi dans la direction opposée tout en faisant attention à ne pas se trahir. D'apparence calme et doux dans ses jours les plus clairs, il ruisselle en ses veines une folie cachée qu'il ne laisse éclater que lorsque le ciel est sombre et la populace endormie, tel un chien agressif que l'on libérerait de sa laisse. D'ordinaire, il est l'homme qui attire la sympathie d'autrui de par ses sourires sincères, ses bonnes manières et son extrême gentillesse à l'égard des enfants – si bien que la plupart des individus l'ayant déjà rencontré jureraient qu'il ne s'agit là que d'un brave fabricant de jouets en faillite... Mais du fait de son excellent jeu d'acteur et de son originalité, il n'en est rien.

L'amour qu'il porte pour ses créations, et plus particulièrement pour leur perfection, a fini par tourner en obsession malsaine avec les années, si bien qu'il ne s'est plus contenté de plastique et de porcelaine pour les réaliser. N'appréciant guère qu'on les touche et encore moins qu'on les abîme, il les surprotège comme ses propres enfants et il ne serait pas rare de l'entendre discuter seul ou prendre le thé avec ses peluches et poupées. C'est un homme solitaire qui ne vit que pour lui et son art – seuls ses assistant.e.s ont un semblant de valeur à ses yeux, pour peu qu'ils tiennent ne serait-ce qu'un jour à travailler à ses côtés.

Confectionnant ses jouets à partir de porcelaine à la cendre d'os humains, la morbidité de son travail lui arrache quelquefois des larmes peinées en se remémorant tous les sacrifices qu'il a dû faire (ou infliger) pour obtenir la beauté parfaite... mais cela ne l'empêche guère de recommencer le lendemain. Après coup, le clown déteste tuer, mais la réalité semble toujours trop dure pour lui : Il doit le faire, il en a l'obligation – sinon, ses œuvres redeviendront banales, facilement recopiables. Ce qu'il détesterait.

Persuadé de n'être qu'un passionné incompris dans son génie, il agit à sa guise et comprend avec une infime difficulté les regards réprobateurs qui s'abattent sur lui. Bien qu'il soit pleinement conscient que ce qu'il fait est mal, ce n'est néanmoins pas suffisant pour y mettre un terme. Mais la question subsiste : Comment choisit-il ses cibles, qui sont ses victimes ? Oh... Des personnes dotées d'une beauté particulière, des personnes qu'il désire avoir à ses côtés, sans forcément avoir à demander pour la permission... Polyamoureux, il a ce qu'on appelle des "coups de coeur" à tout va et trouve de la beauté dans tous les êtres - chez certains bien plus que les autres, ceci dit. Et ce sont ceux qui y passent, la plupart du temps. Que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir ! La beauté, la vie... il faut choisir, parfois. Surtout avec Xezbeth.

Tolérant avec peine de ne pas être porté dans le cœur de certains quederliens (*wink wink*), le rouquin se révèle quelquefois égocentrique et capricieux lorsque la jalousie l'étouffe. Possessif, il interdit à quiconque entrant dans  sa vie d'en sortir sans qu'il n'en donne l'autorisation ; ainsi, en tuant les personnes qui l'ont attiré en un premier temps, cela permet au clown de garder constamment ceux qu'il aime auprès de lui. Niveau émotion, il s'agit là d'un homme qui fait tout dans l'exagération, à tel point qu'il ne serait pas décalé de le comparer à un mime. Ses expressions sont fausses et imitées du fait de son absence de personnalité distincte, éternellement perdu entre Jack et Xezbeth auxquels il lui arrive de croire. Portant le mensonge sur le bout de sa langue, il n'en déforme pas pour autant la réalité car chaque chimère sortant d'entre ses lèvres détient une part de vérité, qu'il conserve afin de donner un peu de véracité à ses mots.

Les rires des enfants l'enchantent et les sourires de ses clients d'autant plus, aimant rendre son entourage heureux en dépit de ses passe-temps inadéquats. Aspirant à la paix (surtout à la sienne), le tueur regarde le Gouvernement d'un sale oeil et les Familles de la même manière : Dieu, ce qu'il serait tranquille sans tous ces gens qui se font la guerre ou tentent vainement de la stopper, quitte à rajouter de l'huile sur le feu ! Vraiment, il ne parvient pas à comprendre la force qui les anime. De son côté, le tisseur de toile préfère de loin consoler les coeurs en peine plutôt que de prendre parti et réparer les dégâts causés par la guerre. Que pourrait bien faire un ventriloque ? Rien ! Ou du moins, il n'a rien envie de faire, à part amuser les passants avec ses tours.

Gardant inexorablement son calme en toute situation, il est difficile de lui ôter son sourire à demi-feint du visage (sans jamais montrer ses dents en tant que Jack, néanmoins) à moins de s'en prendre à ce qui lui est cher (donc très peu de choses). Il ne répond ni aux provocations ni aux coups, ayant pour préférence la fuite plutôt que l'affrontement à défaut d'avoir un élément très puissant. Taquin, coquet, joueur voire immature par moments, c'est un homme qui aime prendre soin de son apparence (sans forcément se faire un masque et se coller deux rondelles de concombre sur les yeux) et surtout, qui cherche désespérément des distractions pour palier à son ennui. Et quelles meilleures jouets que les êtres humains, eux qui sont si perfectibles ? Xezbeth ne voit pas... et c'est pour cette unique raison qu'il n'arrêtera pas.


Physique

Xezbeth est un jeune homme tout ce qu'il y a de plus classieux – ou d'effrayant, selon la position du soleil. D'un mètre quatre-vingt dix-huit de hauteur, ses longs cheveux rouges et sa carrure imposante font de lui un individu aisément repérable, quand bien même il serait mêlé à la foule. Carrure par ailleurs exagérée du fait de son chapeau haut-de-forme et de ses vêtements... un tantinet fabulous.

Atteint d'une déformation de la dentition, sa mâchoire est parsemée de petits crocs ici et là, ressemblant étrangement à ceux d'un requin. Toutefois complexé par ces dernières,, il évite, en général, de les montrer à qui veut bien les voir (ou non) par peur qu'on ne les moque – bien qu'il en ait l'habitude du fait de son extravagance naturelle. Heureux détenteur d'une paire d'z'yeux verts, sa main les maquille avec outrance et les traits de crayon lui donnent ainsi l'aspect d'un clown, pensant de ce fait attirer les enfants avec ce déguisement.

Doté de muscles saillants et de fines mains d'artiste décorées de faux ongles griffus et de peinture noire, le fabricant de jouets est, en réalité, bien plus athlétique que son métier pourrait le faire croire : C'est d'ailleurs grâce à sa force qu'il parvient à transporter le sarcophage sur son dos malgré le poids du bois et de son contenu, variant selon le corps qu'il a décidé d'emmener prendre l'air.

Son apparence varie aussi quand il alterne ses deux rôles : Jack ne sourit jamais – du moins pas entièrement -, et ses yeux sont voilés d'un jaune ambré grâce à des lentilles de contact, seule et unique différence entre les deux « frères » si du moins, on oublie le maquillage. Ce n'est que la nuit qu'il se défait de celles-ci pour laisser place à son double, Xezbeth, qui lui ne répugne guère à montrer les crocs à ses victimes. En revanche, sa voix n'est jamais modifiée. Toujours douce comme s'il murmurait, elle rassure le jour et terrifie la nuit - ce qui, en soi, pourrait permettre de faire le lien entre les deux personnalités mais le marionnettiste n'en est pas effrayé. Afin de tromper l'odorat des Domae (et de bousiller le sien), il s'asperge assez fréquemment d'Eau de Cologne dont l'odeur le rassure, ayant cessé de le déranger avec les années.

Globalement, le quederlien ne se trouve pas spécialement beau, ce pour quoi il n'a jamais rien tenté contre lui-même ; Il se regarde avec indifférence à part les fois où la déprime le pousse à s'observer avec une moue dégoûtée ; pourtant, il ne se laisse pas réduire à la laideur. Pas totale du moins.



Histoire







Il me l'avait dit.
Il me l'avait dit, qu'il valait mieux que je n'entre pas là-dedans ; oh, il me l'avait pourtant dit ! Et moi, du haut de mon orgueil, je ne l'ai pas écouté... Lorsqu'il m'a ouvert la porte de l'arrière-boutique, son expression semblait soucieuse, embarrassée, et il tordait ses doigts comme si quelque chose le gênait. Comme s'il savait que je n'allais jamais en ressortir. Quand je suis revenu sur mes pas afin de lui demander me guider dans cet océan de couloirs, il avait déjà disparu du comptoir de la boutique. Évanoui dans la nature, comme s'il n'avait jamais été là. Seigneur dieu, quelle folie m'a donc poussé à vouloir m'aventurer seul dans ces couloirs...

○ • ○

J'ai rencontré Jack Crowden il y a peu - quatre jours si je devais être précis. Légèrement timide au premier abord, nous avons rapidement sympathisé quand il a compris que je ne lui voulais aucun mal. C'était lors d'une enquête à propos de la disparition d'un enfant - nous avions tout d'abord pensé à une fugue, puis les ragots des quartiers ont fini par nous pousser à soupçonner le fabricant de jouets. Pourquoi lui ? Je ne l'ai jamais vraiment compris, tout ce que nous savions était qu'il appréciait la compagnie des enfants plus que celle des adultes, mais quoi d'étonnant de la part d'un homme qui façonne un univers magique à base de bois et de porcelaine ? Après être entré dans sa boutique, je peux affirmer sans crainte que cet homme a de l'or dans les mains. La première chose qui m'a marqué en le voyant fut sa grande taille et la douceur de ses sourires : Il répondait à chacune de mes questions sans montrer le moindre signe d'animosité, un bon point venant d'un suspect principal. Son calme avait quelque chose de déroutant, presque fascinant. Les accusations étaient pourtant graves, mais cela ne semblait pas le toucher plus que cela... Cependant, plus l'échange s'éternisait, plus les lumières se rivaient vers la question qui me taquinait les lèvres : Lui qui vivait avec son frère... où se trouvait-il donc ? Pourquoi ne tenait-il pas le magasin aux côtés de celui qui paraissait être son cadet ?

- « Vous devriez le laisser tranquille... Il a beaucoup travaillé cette nuit, il faut qu'il se repose. » - qu'il m'a répondu, une fois mes interrogations exprimées à voix haute.

Son accent anglais hérité de ses feus parents me dérouta, mais ce ne fut pas la seule chose qui fit naître en moi des sentiments contraires : Sa voix tremblait légèrement, comme si une pointe de frayeur s'y était glissée telle une anguille sous un rocher. Par chance, j'avais eu vent de l'ambiance sordide qui régnait parmi les Crowden, ce qui me permit de comprendre son embarras... deux pauvres frères trimbalés de familles d'accueil en familles d'accueil, tous deux connus pour mêler les cris et les larmes dans des accès de colère intenses. Cela ne les empêcha guère de tenir le magasin de leurs géniteurs morts au combat ; Deux Elementis voués à un grand avenir, partis si tôt en laissant des enfants si jeunes... Au fond, je pouvais comprendre leur comportement, en offrant quelques regards compatissants à leur passé. Bref. Après cet échange, Xezbeth, qui était le plus sanguin des deux, devint donc la personne qu'il me fallait interroger à tout prix. Seulement, chaque fois que je venais, parfois tôt le matin voire tard le soir, l'aîné des jumeaux ne se présentait pas, restant caché au fin fond de l'arrière-boutique.

Je fis donc des recherches sur lui - enfin, sur eux. Une voisine affirma qu'elle ne les avait jamais vus ensemble mais que, néanmoins, il lui arrivait d'entendre des bribes de conversations, d'après les murmures qu'elle entendait dans la boutique. Jack ne mentait donc pas ; il était bien là... juste, il ne désirait pas se montrer. Quel étrange personnage, me mis-je donc à penser. Mais peut-être manquait-il simplement de sociabilité, ce n'était pas parce que j'éprouvais pour l'humanité un amour inconsidérable que je devais cracher sur tous les misanthropes que je croisais. J'appris aussi à force de tendre l'oreille aux ragots qu'ils appartenaient tous les deux au Clan Elementis. Quel pouvoir, quelle fonction, je n'en appris pas plus, même quand j'insistais et jouais sur la séduction pour obtenir mes informations. A croire que les quederliens préfèrent garder certains potins pour eux... surtout quand ils sont cruciaux. De vrais trolls, ce n'est vraiment pas correct. C'est donc hésitant que je revins à la rencontre de Jack, alors que le soleil caressait doucement le village de ses rayons.

Vraiment, un homme aussi matinal devait avoir un secret autre que le maquillage, cachant certainement des cernes atroces que j'étais heureux de ne pas avoir à contempler. Je remarquai sans trop en assimiler la raison qu'il avait peu de clients, mais d'après son éternel sourire, il n'en souffrait pas - ou peu. Ses poupées étaient magnifiques, ses peluches finement tissées, mais étrangement, rien ne partait. Certes, le prix accompagnait la qualité... enfin, il y avait bien quelques riches voulant couvrir leurs mômes de jouets hors de prix, non ? Quand je lui posai la question, son sourcil se arqua et un gloussement s'échappa de ses lèvres, qu'il recouvrit bien vite de ses mains comme s'il avait honte de son sourire : - « Oh, vous savez... » disait-il tout en regardant autour de lui, pour ensuite rabattre son attention sur moi : - « Il est difficile d'aimer les choses que l'on n'arrive pas à comprendre. Je ne le prends pas mal. Xez', en revanche... » Il s'arrêta dans sa phrase, laissant un lourd silence planer au dessus de nos têtes. Xez' en revanche - quoi ? Qu'en pensait-il ? Devant mon air interrogatif, l'homme hocha la tête de droite à gauche comme un automate puis changea le sujet de la conversation. Et, malgré ma curiosité grandissante, je le laissai faire.

Nous parlâmes longtemps, de choses sans importance. Je sentais qu'il esquivait mes questions à propos des Elementis, préférant commenter la couleur azurée du ciel plutôt que de donner des détails confidentiels sur sa personne. Il est vrai que le ciel était plutôt beau ce jour-là... mais ce n'était pas ce qui m'intéressait. Cela faisait une semaine que les jours passaient et, privés de toute nouvelle, les parents de l'enfant étaient de plus en plus inquiets. Il fallait que je parle ne serait-ce qu'une fois à Xezbeth, quitte à le réveiller. Tant pis, ne pouvait-il pas simplement se rendormir, comme n'importe quel être humain ? Pour une fois, j'étais prêt à me montrer un tantinet plus égocentrique qu'à l'accoutumée. Le soir qui suivit notre conversation, je me rendis à nouveau à la boutique pour lui demander à voir son frère. Jack sembla surpris, hocha de nouveau la tête, puis refusa. Quelque chose l'en empêchait, mais j'avais pris la décision de me montrer aussi têtu que lui : J'allais le voir, point final. Quoiqu'il allait en advenir de la suite, j'en assumerais toutes les conséquences ; ainsi, il pouvait être assuré de ne pas subir les foudres de son frère :

- « Mais puisque je vous dis que... - - bon. Très bien, puisque vous insistez. Allez-y, allez le voir. Mais je vous répète que vous ne devriez pas faire ça. »

Voyant que je n'étais pas décidé à partir, le roux soupira avant de se décaler, m'offrant de ce fait suffisamment de place pour me laisser passer de l'autre côté du comptoir. C'était donc un oui. Enfin ! Je devais juste demander à ce fameux Xezbeth s'il avait la moindre information, même la plus petite suffisait, pour peu qu'elle nous aidait à avoir l'ombre d'une piste... Rien qui pourrait l'enrager, en outre. Ce n'était pas comme si un flic s'était rendu chez lui pour le coffrer pour pédophilie non plus... ! La porte s'ouvrit dans un grincement et, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je m'engouffrais dans les ténèbres rampantes.

○ • ○

Ma main glisse le long du mur froid. Aucun levier, pas de passage secret, les bougies murales éclairent à peine le couloir. Par où suis-je censé passé, ou plutôt, comment font-ils pour se retrouver en ces lieux ? Mes pas ont beau s'accumuler, je n'ai pas l'impression de me rapprocher ne serait-ce qu'un peu du frère aîné. Où se trouve t-il, bon sang ? Je me risque à l'appeler ; ma voix résonne une fois, puis s'éteint comme si elle ne s'était jamais exprimée. Tandis que je continue à marcher, une poignée de porte vient toucher le bout de mes doigts. Une autre salle ? Mais est-ce seulement la chambre du fameux Xezbeth ? Hésitant, je finis tout de même par l'attraper, puis la tourne en retenant mon souffle. La lueur vacillante d'une bougie illumine à peine l'intérieur de la pièce : Je cligne les yeux puis, tout en les posant sur les meubles à ma droite, remarque avec stupeur que quelque chose d'humain semble être allongé à même le sol. Xezbeth ? Mais, pourquoi ne dort-il pas dans son lit ?... Décidément, cette famille était composée d'êtres bien étranges. Timidement, je m'avance afin d'arriver jusqu'à lui : - « M-monsieur, Xezbeth ?... C'est vous ? J'ai, euhm, des questions à vous poser... » L'homme ne bouge pas, n'ayant apparemment pas entendu ma voix. Je tente de lui toucher l'épaule, le remue légèrement... puis, d'un mouvement sec, le retourne pour que je puisse voir son visage :

- « ... Un pantin ? »


Un pantin... un fichu pantin ! Moi qui étais persuadé qu'il s'agissait de ma cible... alors qu'il lui ressemble tellement... Pourquoi ? Ma main glisse dans la chevelure rousse du jouet, aux traits si similaires à ceux de Jack. C'est drôle, je peinerais presque à croire qu'ils sont synthétiques tellement ils sont doux... Hm. Il n'empêche, je n'ai toujours pas trouvé Xezbeth. Sans doute est-il dans les environs, mais pour cela, il faudrait éviter de perdre trop de temps sur cette chose de bois. Je recule donc, laissant le jouet au sol. J'y reviendrai en temps donné... Prenant la chandelle dans ma main, je continue à errer dans la pièce et observe, étonné, les nombreuses poupées et les jouets qui sont installés sur des chaises, attendant très sûrement que leur maître s'en occupe. Toutes paraissent bien plus grandes que celles mises sous vitrine, presque... de tailles humaines. Après avoir bien inspecté les quatre coins de la pièce, j'emprunte un second corridor. Plus court que l'autre, plus étroit aussi, menant à une seule et unique porte, scellée par un cadenas rouillé. Bon. Je ne peux plus faire demi-tour, je suppose... peut-être Xezbeth est-il fou au point de pousser son frère à l'enfermer dans sa propre chambre, j'imagine.

...


Le cadenas ne résiste pas longtemps - en quelques mouvements, ce dernier cède et me laisse ainsi ouvrir la porte. Pourquoi installer un verrou aussi facile à briser ?... Bah ! Qu'importe, il est temps que je trouve ce frère fanatique du cache-cache. A l'intérieur se trouve une personne de petite taille, assise sur une chaise solitaire, seul et unique objet de la pièce étonnamment vide. Il s'agit d'une petite fille aux joues rougies et à l'apparence grotesque, vêtue d'une robe en dentelle parsemée de petits rubans. Malgré la similarité des tenues, cette poupée-là.... est différente. Syndrome de Down, sans l'ombre d'un doute. En tout cas, ce n'est pas l'enfant que je recherchais ; enfin, ce n'est pas une enfant du tout, même. Mais il y a quelque chose de dérangeant chez cette poupée, quelque chose qui n'a rien à voir avec l'aspect singulier de son visage. Ses yeux, ses cheveux, même ses ongles ont l'air réel. Peut-être que si je les touchais, je pourrais... - -

- « Vos parents ne vous ont jamais appris à ne jamais toucher une jeune fille sans sa permission ? »

Une main peinte de noir entrave mon poignet et retient mes doigts de se poser sur la surface de porcelaine. Je jette un regard effrayé par dessus mon épaule. Me dominant de plusieurs dizaines de centimètres, un homme m'observe d'un oeil froid tout en me forçant à m'éloigner de la fille artificielle. Même s'il semble être une copie conforme de Jack, je comprends en voyant la couleur de ses yeux et la différence de maquillage que ce n'est pas lui. Xezbeth Crowden. Enfin !... Quoique, d'après l'ambiance pesante qui s'installe progressivement entre nous, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose, que je l'ai - ou plutôt qu'il m'ait - trouvé... Voulant me dégager, je tente de récupérer ma main en réalisant un geste brusque puis finis lamentablement au sol. Se tenant toujours debout, il me contemple avec un sourire moqueur. Seigneur. Ces dents... Jack avait-il les mêmes ?...   Apeuré, je me redresse et pousse le roux qui rétorque avec un grognement : - « Je veux bien admettre que mes dents sont peu orthodoxes, mais de là à me repousser de cette manière... Vous êtes d'une grossièreté. »

Pris d'un élan d'effroi, je recule tout en pressant ma main contre mes lèvres, essayant toutefois de ne pas me démonter :  - « Je... vous... Jack m'a dit que je pouvais venir vous voir. » Un mensonge, ou du moins, une vérité déformée... et qui ne semble pas satisfaire le clown :

 - « Oh, vraiment ? Visiblement, vos parents ont aussi oublié de vous apprendre que le mensonge était mal ! Je doute fortement que Jack vous ait autorisé, du moins de son plein gré à vous laisser me voir. »

Je baisse la tête tout en me mordant les lèvres : Non, il ne m'a pas vraiment laissé faire au début... il a même essayé de m'en dissuader. Plusieurs fois, même. La main de l'homme agrippe mon menton tandis qu'il observe les contours de mon visage avec une lueur malsaine brillant dans l'oeil. Ses ongles pénètrent ma peau, je sens le sang couler de la plaie grandissante : - « Tsk. Vous avez une cicatrice. Faîtes-vous vraiment tout ce qui est en votre pouvoir pour me taper sur le système ? » Le roux me libère avec une moue dépitée. Pourquoi est-il tant en colère en voyant les défauts de ma peau ? Bon sang, je veux sortir de là... ce type est fou, complètement cinglé. Surtout qu'il m'a fait mal, ce con ! Essayant tant bien que mal de ne pas montrer ma douleur, j'essuie d'un revers de la main les gouttelettes perlant de la coupure. Je commence à comprendre pourquoi Jack ne veut pas voir cet homme, quand bien même il s'agit de son propre frère... Ne voulant plus avoir à regarder ses dents difformes, je rabats mon attention sur la poupée, témoin de notre échange. Mais lui, remarque mon évitement et s'empresse de le commenter :

 - « Ceci est ma fille. Enfin, elle l'était, bien que nous ne fûmes jamais liés par le sang... Tuée par des Domae, enfin, vous devez connaître la musique si vous vivez à Quederla depuis longtemps. » Inspirant longuement, il se rapproche d'elle avant de reprendre : « ... Je n'ai pas pu me résoudre à la laisser dans le froid, sous terre, à attendre de pourrir... Alors je l'ai gardée avec moi. En partie. »

Je regarde la poupée puis l'homme, puis à nouveau la poupée. Oh bon dieu, je crois que je ne t'ai jamais autant appelé... Il s'agirait donc d'un... cadavre ? Le cadavre de sa fille, qui plus est ?! Pensant tout d'abord à fuir loin de ce détraqué, je me précipite sur la porte, quand d'un seul coup, une main se referme sur mon cou et me pousse contre le bois vernis : - « Je n'ai pas terminé, mal élevé... ! Vous vouliez me poser des questions, n'est-il pas ? Alors pourquoi vous en aller alors que je suis en train de vous raconter mon histoire ? Quel genre d'enquêteur êtes-vous... » Ses doigts se resserrent autour de ma gorge. Je suffoque, peinant à trouver de l'air :  - « Vous savez ce que ça fait, de perdre la seule personne ayant le pouvoir de vous aimer ?... Elle était cette personne, pour moi. Elle aimait mes poupées... et moi avec. Alors je l'ai adoptée... mais ils me l'ont arrachée. » Un rire, semblable au bruit d'un sanglot, s'échappe de ses lèvres tandis qu'il continue à me conter son histoire :

- « Jack... Jack à l'époque, il n'a pas voulu m'aider à la venger... Il avait peur que les Elementis perdent "inutilement" leur vie dans une vengeance "aveugle"... Oh, oui, c'était un excellent Joker, seulement... Disons que tout le monde peut se faire éclater l'arrière du crâne à coups de bouteille au cours d'une dispute, je suppose. » Il me lâche finalement, puis fait deux pas en arrière, l'air agacé : - « Après, j'ai dû le remplacer... Mais je n'étais pas un très bon Joker. Tout le monde semblait déçu de ce que je faisais - même si je faisais de mon mieux ! Enfin... lui aussi, je l'ai gardé...»

Je cligne des yeux avec un air béat sur le visage. Remplacer Jack ? Éclater l'arrière de son crâne ? Mais... mais. J'ai vu Jack tout à l'heure, pourtant, il paraissait tout à fait bien... Et d'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il me raconte tout ça, d'abord ?! Je cherche, cherche, mais peu importe à quel point je le fais, impossible de comprendre sa logique. Et puis non, tout ce que je veux, c'est m'en aller... peu importe si je ne comprends pas ce qui se passe sous le crâne de cet allumé. Déjà que je ne trouve pas de raisons valables pour empailler les animaux après leur mort, comment peut-il changer sa fille en poupée et espérer qu'on assimile le principe ?! Quelle horreur... Non, il faut que je retrouve Jack, qu'il puisse arrêter son frère... Mais à l'entendre, on croirait qu'il l'a tué... Qu'est-ce qui est vrai... et qu'est-ce qui ne l'est pas ?! - « V-vous êtes cinglé... complètement cinglé...» Il tente une approche, mais je me plaque davantage à la porte, l'ouvrant précipitamment avant de me sauver en courant. Ses pas suivent les miens, il me suit - et je ne veux pas savoir pourquoi. Dans ma fuite, je trébuche sur une chose laissée au sol, la tâtant afin de savoir ce quoi il s'agit. Le pantin de tout à l'heure... celui qui ressemblait à Jack. Mais oui... ! La fille, Jack, le remplacement... C'était donc... - - c'est donc Jack ? Réalisant avec difficulté dans quel monde obscur je viens de plonger, je m'apprête à me remettre debout en avançant à quatre pattes puis sens, autour de mon cou, la dureté d'une corde de piano et, sur mon dos, le poids de mon assaillant. Rapide, le salaud...

Je me mets sur le dos et tente de le frapper au visage, mais l'oxygène manquant commence progressivement à aspirer ma force. Bordel... tout ça parce que je n'ai pas écouté jusqu'à la fin ? Ou est-ce parce qu'il ne veut pas me laisser partir, maintenant que je suis au courant de tout cela ? J'ouvre la bouche, essayant de capturer une fraction d'air, mais rien ne parvient à se glisser jusqu'à mes poumons. Des bourdonnements résonnent dans mes oreilles, je comprends à peine ce que marmonne Xezbeth, toujours penché sur moi : « Si seulement... si seulement vous n'aviez pas cette maudite cicatrice, j'aurais pu vous garder auprès de moi... ! » Encore ma cicatrice ?... Décidément, elle l'aura obsédé jusqu'au bout...

Les choses deviennent floues autour de moi, et, bien assez tôt, je finis par ne plus voir du tout. Juste deux yeux fous s'imprégnant à jamais dans mon esprit... puis le noir complet.

Et un rire, un rire empli de folie, me faisant monter les larmes aux yeux.

Ah... "Il" me l'avait dit... Il me l'avait pourtant dit.



Un peu de vous

Prénom/Pseudo : Juju, Gaga, Lucy (premier du nom)
Âge : 19 ans.
Comment êtes-vous arrivé ici ? : ... Sérieusement :B ?
Code du règlement : Big ne dort jamais~



Dernière édition par Xezbeth Crowden le Sam 24 Oct - 13:17, édité 13 fois
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Bigby RawlinsMessages : 1079
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MessageSujet: Re: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   Jeu 22 Oct - 1:14

À que rebienvenue parmi nous et bon courage pour la suite de ta fiche o/



« Je vous grogne dessus en chocolate »

* I can't go to hell.
* I'm all out of vacation days.








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MessageSujet: Re: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   Jeu 22 Oct - 1:24

Rebienvenue petite déserteuse è_é
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MessageSujet: Re: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   Jeu 22 Oct - 3:20

Gagaaaaaaaaaaaa espèce de meurtier sanguinaire >8( !
Rebienvenue x3
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Lyana SélmineMessages : 364
Date d'inscription : 14/07/2014


MessageSujet: Re: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   Jeu 22 Oct - 12:01

Rebienvenue Gaga la licorne o/



#cc6633 ♥️

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Kira SerykMessages : 2905
Date d'inscription : 15/08/2012


MessageSujet: Re: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   Jeu 22 Oct - 18:46

Re-Bienvenue ! ♥




Je vous grogne dessus en darkblue.







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MessageSujet: Re: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   Sam 24 Oct - 13:26

Bon alors j'ai lu et les petits soucis que j'avais on été réglé, donc je peux te valider désormais ^^
Après si tu as des questions concernant l'élément ou autre, n'hésite pas à me demander ^^

Re-bienvenue parmi nous ^^
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MessageSujet: Re: Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]   

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Death is the greatest form of love ~ Xezbeth Crowden. [Over]
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