Neigeux
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La ville est en Février 2021

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 Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]

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MessageSujet: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyMar 3 Nov - 19:56


Devo punirmi.
(Musset) ▽ J'ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté. J'ai perdu jusqu'à la fierté, qui faisait croire à mon génie.
 
 Cette nuit encore, le fabricant de jouets ne put trouver le sommeil. Il avait fermé les yeux, essayé de compter jusqu'à cent (plusieurs fois), s'était mis en apnée mais, voyant qu'il était à deux doigts de mourir par manque d'oxygène, avait pris la dure mais bonne décision de se lever afin de sortir de l'atelier. Les jambes collées contre son visage et son chapeau blanc serré entre ses doigts, l'assassin s'était réfugié sur le toit du plus grand bâtiment de Quederla : le Grand Quederla Palace. Hors d'atteinte du reste de l'humanité grouillante, il ignorait si le ou la propriétaire du Casino allait apprécier sa présence sur son toit, mais son angoisse retomba dès qu'il se rappela que la réponse l'importait tout autant que son premier printemps. Il ne faisait pas son gagne-pain à partir de l'avis d'autrui, après tout. Et, de toute manière, l'homme aux cheveux rouges avait le luxe de pouvoir s'en désintéresser. Exaspérant de vanité, un électron libre imperturbable. Plus il y pensait, plus le maître des fils réalisait qu'il n'avait pas besoin des autres pour être heureux. Quand il voyait cette masse bruyante qui se retrouvait au sein de ce Casino - ces gentlemen, obsédés, mauvaises filles de bonne famille, putains et sacs à fric se mélangeant entre ces murs puant l'argent, ça oui, il était heureux de les différer.

Enveloppé dans son mépris, le monstre de cruauté feinte ouvrit, tel un violoniste allant chercher son compagnon d'art, le cercueil posé à ses côtés et en sortit une poupée aux cheveux d'ébène, l'asseyant à sa droite. Grande et vêtue d'un costard sombre, il peina à déplier ses jambes et à la faire rester droite, puis finalement l'allongea sur lui, la nuque contre ses genoux, à défaut de trouver une meilleure solution. Ça fait très gay. Un sourcil arqué, l'homme releva brusquement la tête et la tourna des deux côtés, allant jusqu'à regarder par dessus son épaule, voir s'il trouvait l'origine de cette voix. Il ne vit que le ciel sombre et les quelques lumières éclairant les rues quederliennes ; aucun être humain ne se trouvait à proximité. Dans la pensée qu'il perdait simplement la raison (un peu plus, un peu moins), ses épaules se soulevèrent dans un geste nonchalant tandis qu'il caressait la porcelaine de la poupée, empli d'admiration narcissique devant son propre travail. Cet homme, il l'avait tué. Mais en lui prenant la vie, il lui avait offert en contrepartie une beauté impérissable, qu'aucun être, du moins vivant, n'aurait pu égaler. Xezbeth avait ramassé ses cheveux dans une tresse grossière et l'avait drapé d'un vêtement sobre, bien qu'il lui semblait avoir entendu qu'un costard était un "fashion faux-pas" tandis qu'il faisait marcher sa machine à coudre. Sans doute son imagination qui lui jouait des tours. Mais plus les jours s'écoulaient, plus il commençait à croire que quelque chose... ou peut-être quelqu'un le hantait.

Secoué par un bruit environnant, il se tassa davantage dans son coin et regarda qui était le second squatteur de toit. Ses yeux ayant eu le temps de s'adapter à la noirceur le recouvrant tel un voile obscur, Xezbeth devina la silhouette d'un homme s'approchant dangereusement du rebord. Suicidaire ou téméraire, le marionnettiste ne parvenait pas à trancher, observant silencieusement la scène, en digne témoin discipliné. Bien qu'il crut pendant un instant qu'il allait se jeter du haut du Casino, cette idée fut vite chassée par une réflexion médiocre, qui le poussa à penser qu'il n'allait pas le faire étant donné le luxe du lieu. Aucun de ces croqueurs de diamants ne voulait sortir de là et marcher comme dans une bouse fraîche dans les morceaux de cervelle, éparpillés à la suite du choc crâne-terre. Et puis, qui irait se tuer dans une telle ville ? On nous arrachait si aisément la vie que l'on pouvait difficilement trouver du temps pour le faire soi-même. Toutefois, s'apercevant qu'il avait possiblement tort et que l'homme semblait tenté de se laisser chuter, il poussa sa poupée avant de s'approcher avec la lenteur du prédateur.

Une fois à proximité, sa main vint se refermer autour de son poignet puis, il exerça une légère pression afin de l'inciter à s'éloigner du rebord. Sa voix, ou plutôt un murmure émergeant de sa gorge serrée, se fit alors entendre :

► Halte-là. Vous ne trouverez rien de bon en bas... 


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MessageSujet: Re: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyJeu 5 Nov - 0:16

I 'm drunk and what ?

C
ette nuit était pourtant si peu différente des autres. Légèrement fraiche en ce milieu d’automne mais suffisamment agréable. Calme avec quelques habitants qui roder encore dans les rues, malgré l’heure on ne peut plus tardives. Oui, une nuit qui n’avait rien de plus particulier que les précédentes. Cependant, si celle-ci ne l’était pas aux yeux des hommes et des femmes de cette ville, elle l’était pour toi. Assis sur le rebord du toit. À fixer au loin, un point sans réellement le regarder. Une bouteille de whisky à la main tandis que l’autre se tient au rebord pour éviter l’inévitable. Tu fermes ton œil valide un instant en espérant faire le vide dans ton esprit. Mais bien évidemment ceci est vain. Lâchant un soupir, tu haïssais ce jour, cette date qui avait le don de te hantait sans cesse. Elle te faisait souffrir et toi, tu restais-là à supporter les conséquences sans avoir la possibilité, ou, disons-le clairement l’envie, la force de lutter contre. Elle t’envahissait avec une certaine violence. C’était comme se prendre une claque en plein visage après avoir fait la connerie la plus horrible au monde. Si seulement, c’était possible, tu t’en passerais bien.

Ça fait déjà quatorze ans, et c’est toujours la même rengaine. Chaque année, même période, même jour, même heure, c’est la même chose. Cela avait commençais installer au fin fond de ton canapé. Une bouteille de rhum en main, à moitié dans le noir et sans le colocataire dans les pattes. C’est bien le seul jour ou la douleur du temps passé a le droit de refaire surface chez toi. Le seul et l’unique ou les souvenirs sont plus présents que jamais, simplement parce que cette date restera graver au fond de toi. Et dieu sait à quel point cela t’emmerde. C’est d’abord les moments de joie, son sourire, son rire, qui revient à la charge et rien que d’y penser, c’est douloureux. Puis vient les remords qui ont le privilège d'être accompagnée d’une, deux, six, neuf gorgée d’alcools avant que la bouteille soit envoyer brusquement contre un mur. Tu t’en voulais de ne pas avoir était avec elle ce jour-là. Tu t’en voulais d’avoir pris plus de temps que prévue en voulant la surprendre avec un bouquet de fleurs. Et tu te haïssais de ne pas avoir pu la sauver à temps. Tu te maudissais intérieurement, plus cela tourner en boucle dans l’esprit. Tu aurais donné n’importe quoi pour échanger ta place avec elle. Mais en fessant ceci, c’est elle qui aurait voulu la même chose plus tard. À moins qu’une fois inversé, elle au moins aurait réussi à reprendre le cours de sa vie à ce niveau-là. Mais ça, tu ne le sauras jamais. Bourré, mais encore suffisamment sobre pour pouvoir mettre un pied devant l’autre d’une façon moyenne convenable, tu étais sorti. Sans veste, sans rien. Une simple chemise sur le dos, rien de plus rien de moins. Une nouvelle bouteille d’alcool sous le coude. Tu voulais noyer ta déprime avec l’espérance d’un beau réveille le lendemain avec cette impression que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve et que tout est comme ça devrait être depuis toujours. Avec la bonne personne à tes côtés. Mais tu savais aussi que ceci n’arriverait jamais, que c’était une chose bien éphémère, qu’un simple rêve qui ne deviendrait jamais réel. Alors, en ce jour, tu t’enfonçais totalement jusqu’à ne plus savoir épeler les trois premières lettres de ton prénom. Peut-être même plus que d’habitude. Personne dans les rues pour te juger, ou bien te venir en aide. De toute façon, à ce moment précis, tu ne voulais en recevoir de personne. Avec une force surhumaine… Ou plutôt la lenteur d’une tortue, tu avais fini par décider d’épancher ton malheur sur le haut d’un toit. N’importe lequel, le premier faisait l’affaire de toute façon. Passant par l’arrière du bâtiment, pour y grimper par l’échelle. Difficilement, très difficilement. Mais pas infaisable au final…

C’est comme ça que tu te retrouves assis sur le rebord. Ouvrant ton œil après cet instant d’intense tentative à te vider l’esprit. Comme dit au début, c’était vain. Un léger coup de vent furtif vient caresser ton visage et la larme qui coule le long de ta joue. D’un révère de la main, tu la balaies avant de prendre une décision. Une grande et définitive décision. Tu te relevais, un peu difficilement, en manquant de tomber en arrière. Mieux valait en arrière qu’en avant. Pourtant, c’est ce que tu voulais. Aller en avant. Les pieds sur le bord, à regarder en bas, laisser ton corps tomber et s’éclater comme une vieille chaussette ne serait pas de refus. Tu n’es pas un friand du suicide très franchement, mais ton état étant au plus bas, ce n’était pas un détail qui te préoccuper réellement. Entre l’alcool qui monte et la déprime qui t’enfonce, il te suffit de faire un pas. Juste un pas. Et…

Et rien du tout. Pas de douleur, pas de sensation de flottement. Non-rien de tout ça. Simplement, une main qui t’agrippe subitement pour te tirer en arrière. Dans l’élan, ta bouteille glisse des mains et s’éparpille en morceau. Ne cherchant pas à savoir ce qu’on te veut, ni même ce qu’on vient de te dire, tu retires ton bras de sa poigne dans un geste un peu brusque en regardant l’alcool qui s’étale de plus en plus sur le bitume.
« Shit ! C’tait la d’nière du stock… »




© Lae


Dernière édition par Alaric J.R Watson le Mar 24 Nov - 22:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyMer 11 Nov - 0:53


Devo punirmi.
(Musset) ▽ J'ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté. J'ai perdu jusqu'à la fierté, qui faisait croire à mon génie.
 
 
► Vous êtes... ivre ? 


Faisant fi des plaintes de l'homme, Xezbeth baissa la tête un instant et leva son pied avec le visage plissé de dégoût. Sa botte, bien qu'abîmée et usée jusqu'au dernier lambeau de cuir qui la composait, trempait dans le liquide qui recouvrait désormais le sol. De l'alcool en l'occurrence, lui qui adorait les ivrognes était décidément servi. Il y avait des jours comme ça, où il était persuadé que la vie, et notamment la sienne, le haïssait. Mais ne voulant guère s'attarder sur la question alors qu'un inconnu venait d'essayer de se tuer sous ses yeux, la main du fabricant de jouets vint presser l'épaule du membre du gouvernement et, petit à petit, l'incita à se décaler davantage. Certes, il avait bien assimilé que l'autre ne voulait pas être tripoté, mais il se jurait qu'une fois éloignés, plus aucun contact n'allait être infligé à ce pauvre homme. Ainsi, tout en demeurant doux dans ses mouvements et faisant attention à ce qu'il ne marche pas sur les bouts de verre, Xezbeth le traîna presque à sa suite jusqu'à la poupée qui était restée là, assise dans un coin sombre. Peut-être allait-il avoir une petite frayeur devant l'objet inanimé qui ressemblait autant de près que de loin à un être humain, mais... ça ne pouvait pas être pire que le plongeon depuis le toit.

Puisant dans les tréfonds de son humanité, l'assassin détacha la cape assortie à son manteau de laine et de satin, puis le quitta à contre-cœur afin de recouvrir l'alcoolique qui lui faisait face. Peu importe ce qu'il ressentait à l'égard des pochtrons qui le répugnaient au plus haut point, il ne pouvait  décemment pas laisser cet homme prendre froid ; surtout que lui, demeurait particulièrement résistant aux morsures glaciales qui s'attaquaient aux promeneurs de nuit. Inquiet néanmoins pour l'état de son vis-à-vis, il leva ensuite sa main jusqu'à son visage rougi par l'abus d'alcool, et claqua des doigts, vérifiant ainsi si l'individu était réceptif aux sons qui l'entouraient. Xezbeth eut un sourire soulagé en constatant que tel était le cas, regarda par dessus son épaule et, tout en s'approchant des débris de bouteille, prévint l'ancien Domae : « Si une envie de vomir vous prend, visez ailleurs que Gaea - la poupée à vos côtés - ou mon manteau, je vous prie. » Il se surprit à marmonner un : « Sinon je vous le fais manger. » qui ressemblait bien plus à son caractère originel, avant de finalement se lancer dans une chasse effrénée aux bouts de verre.  


Un par un, il les attrapait de sa main gauche et les posait dans le creux de sa paume droite, ramassant au fur et à mesure les traces de leur passage. Ce n'était pas parce qu'il tuait de sang froid qu'il devait obligatoirement se comporter comme un porc en laissant des saletés (qui n'étaient même pas les siennes en plus) partout. Ce n'est qu'au bout de plusieurs minutes qu'il termina, le bout des doigts abîmé, sanglant à certains endroits et le dos courbaturé à n'en plus pouvoir, mais toutefois satisfait de savoir qu'aucune créature n'allait bêtement se blesser sur des morceaux de verre. S'il ne les avait pas ramassées, qui sait ce qui serait arrivé ? Une multitude d'images hideuses vint alors s'inscrire dans son esprit : des peaux mutilées, des oiseaux blessés, un propriétaire à deux doigts d'imploser de colère... que non, il ne voulait pas voir ces choses. Si le fabricant de jouets pouvait arracher les globes oculaires d'un homme vivant sans frémir, il ne pouvait cependant pas laisser ces éclats s'enfoncer dans la chair de futurs arrivants. Pas la même situation, pas envie d'infliger de mal inutile... non, c'étaient là deux facettes de lui-même qui différaient entièrement l'une de l'autre.

Poussant un long soupir en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire de cette multitude de bouts tranchants, l'ancien Elementis retourna à sa place initiale. Il lançait des regards insistants au gorille qui surpassait sa stature, se demandait, de façon presque obsessionnelle, ce qui avait provoqué chez lui ce besoin presque inexorable de se jeter d'un toit - ce que son bon coeur l'avait poussé à empêcher, fort heureusement. Mais plus que toute autre chose, il ignorait ce qu'il devait faire de lui, désormais. Aussi bon était-il à son égard, Xezbeth n'était pas un psychologue ; et même, ce métier l'aurait très vite lassé. C'était un ermite après tout, un misanthrope qui préférait la noirceur de son atelier aux marchés illuminés sous les rayons du soleil, et qui se déroulaient chaque jour sur la place publique... Que devait - non, que pouvait-il faire afin de lui venir en aide ? Rien. Ou du moins, il ne voyait rien à dire. C'est donc avec une pointe d'hésitation que le maître des fils secoua nonchalamment la tête avant de reprendre le dialogue :

► ... Qui êtes-vous ? Vous voulez que j'aille chercher quelqu'un de confiance pour que vous puissiez parler de ce que vous avez tenté de faire ?...  
 


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MessageSujet: Re: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyVen 20 Nov - 21:01

I 'm drunk and what ?

A
u fond, qu’est-ce qui t’agacer le plus ? La bouteille désormais vide en plusieurs morceaux au sol, ou simplement le fait de ne pas avoir senti ta tête s’écraser violemment contré le bitume ? Surement un peu des deux. Mais au finale, tu en voulais plus sors de cette pauvre bouteille qui nettoyer bien tes déboires. Il ne te restait plus qu’à finir la soirée sans une goutte d’alcool sous la main. Et au vu du résultat de ton état ce n’était pas vraiment une mauvaise chose. Sans une quelconque résistance ou bien même de refus, tu laissais l’individu qui t’avait empêché de sauter t’emmener au loin du bord. Pas une mauvaise idée en soit.

Un peu plus loin de celui-ci, assis au sol, tu pris ton visage entre tes mains quelque secondes, le temps de souffler un peu et surtout d’arrêter de voir le paysage tout autour qui ne cesse de tourner encore et encore dangereusement. Un coup à finir par te donner une envie monstrueuse de rendre le petit-déjeuner de ce matin et son petit frère de la veille. Tu préférais éviter une catastrophe de ce genre. Non pas à cause de la recommandation donner par la voie qui te parle depuis ta tentative, mais surtout parce que tu avais de forte de chance de t’en mettre partout sur tes habits. Et c’était plutôt casse pied à nettoyer une fois sombre. Virant tes mains de devant ta vue au bout d’un moment, remontant un peu la veste passer sur tes épaules qui glissé quelque peu, tu regardais l’individu s’activer à ramasser les boues de verres de ta pauvre bouteille abandonnée. Les raisons de cet acte t’échapper totalement et de toute manière, il n’était pas possible pour d’y réfléchir sérieusement à cet instant. Pour le peu de gens qui monter sur le toit, il était un peu difficile d’imaginer que quelque pauvre débris au sol risqué de déranger qui que ce soit, a moins qu’il ne vienne pied nu. Mais bon, peut-être que ce n’était qu’un fervent défenseur de la nature ou plus précisément du bitume des toits. Abandonnant cet être des yeux, tu regardais la fameuse poupée près de toi. Quel était son nom déjà ? Gabia… Gela… Gagera… Impossible pour toi de t’en souvenir. Elle était bizarre, presque effrayante, à deux doigts de pouvoir prendre vie et te sauter à la sauter à la gorge. De quoi donner froid dans le dos. Mais chacun ses lubies après tout, si cette personne aimer ce balader avec une poupée, cette son délire, non le tient.

Tu fus très vite sortie de tes petites pensées en entendant une nouvelle fois cette voix rauque te parler. Maintenant que tu en étais proche, tu voyais cet être en bonne et due forme, captant enfin qu’il était un homme et non pas qu’une simple ombre aux cheveux longs. Tu avais un peu de mal à te décider sur le fait qu’il pourrait te paraitre aimable ou bien simplement un peu fou sur les bords. Quoi qu’il en soit tu haussais les épaules avant de lui répondre dans un murmure en fixant le sol:
« C’pas la peine. Cha va aller. J’tais juste un peu perdu… Mais m’rci quand même mon p’tit. »
Même si la plus grande partie de ton subconscient était dans les vapes totales, tu te sentis soulage de ne pas avoir l’alcool mauvais. Manquerais plus que tu te tentes de le tuer parce qu’il voulait te venir en aide. Ce serait vache et très moche pour ta réputation. Déjà qu’elle avait des chances de ne plus être aux beau-fixe si cette histoire quittée le sol de ce toit. Ce n’était pas la peine l’aggraver. Soupirant un coup, une main lasse passa sur ton visage pour ensuite aller se perdre dans tes cheveux. Ton corps suivit le mouvement arrière et tomba en douceur sur le bitume. Tête posée sur une pierre à regarder en l’air, tu tentas de reprendre la conversation.
« T’pas obliger de rester p’tit, j’sauterai po. Mmff… K’aurais pas à b’uffer ? »




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MessageSujet: Re: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyVen 11 Déc - 21:55


Devo punirmi.
(Musset) ▽ J'ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté. J'ai perdu jusqu'à la fierté, qui faisait croire à mon génie.
 
« C’pas la peine. Cha va aller. J’tais juste un peu perdu… Mais m’rci quand même mon p’tit. »

Le souffle du marionnettiste se coupa net, tandis qu'il tournait ses yeux, aveuglés par la nuit, vers la voix. Ses paupières, rendues obscures par le maquillage, clignèrent à plusieurs reprises, trahissant la surprise que le jeune homme éprouvait. Jamais on ne l'avait qualifié de "petit" jusqu'alors, et il mit quelques longues secondes avant de comprendre qu'il s'adressait bel et bien à sa personne. Apparemment, l'espèce de gorille assis à côté de son pantin ne voyait pas que le maître des fils atteignait facilement les deux mètres de hauteur, une fois perché sur ses courts talons. Sans doute à cause de l'alcool, pensa-t-il, un mince rictus faisant remonter les pommettes de son visage. Aussi étrange pouvait être cet homme étranger à son monde, il n'en demeurait pas moins amusant, en particulier parce qu'il semblait tout ignorer de lui. Ce n'était pourtant pas d'une très grande prudence, de rester la nuit en compagnie d'un meurtrier de sang froid, mais Xezbeth saluait cette témérité. Qu'importaient ses occupations nocturnes, puisque la tête rouge ne planifiait nullement d'assassiner ce pauvre homme - il n'avait pas l'aspect d'une poupée, ce pour quoi il ne l'intéressait guère d'un point de vue artistique. Disons qu'il préférait ses cibles plus... délicates.

Les peaux douces et fragiles - - qu'elles furent pâles, sombres ou entre deux, tout lui convenait pourvu qu'elles soient aisées pour couper dans la chair - et les prunelles claires, les longs cils sombres et les mains de pianistes, dont chaque os est visible pour qu'on puisse en admirer la maigreur... toutes ces choses faisaient vibrer le cœur déjà sec du fabricant de jouets, qui ne voyait dans la beauté qu'un nouveau matériel à traiter, afin de la sublimer. S'appuyant contre l'épaule de sa poupée, seul et unique rempare entre lui et le suicidaire en herbe, Xezbeth observait les petits morceaux de verre logés dans son épiderme et émit un soupir franc, refermant son poing, la douleur venant quelquefois le titiller. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Il n'était pas sorti de son atelier pour servir d'aide-soignant au premier dépressif voulant s'éclater la tête contre le sol - non, il l'avait fait avec un but bien précis à l'esprit. Quelle perte de temps... Désespéré quant à son surplus de gentillesse, il enlaça sa poupée dans une étreinte amicale tout en regardant l'inconnu de biais, un petit éclat de colère imprégnée dans son œil. C'était de sa faute aussi... il ne pouvait pas trouver un autre endroit d'où sauter ? Maintenant, il n'avait plus beaucoup de temps pour partir chasser et il commençait à manquer cruellement de modèles pour ses nouvelles productions... - - non, il redevenait cruel. C'était une chance, qu'il l'eut rencontré, ce soir-là.

Gardant Gaea lové contre lui, il regarda son interlocuteur s'affaler sur le sol après s'être ébouriffé les cheveux. Même si Xezbeth lui avait retiré sa bouteille sans vraiment le désirer, il ne semblait pas bien. Sans doute était-il tourmenté par une chose qu'il ne voulait pas confier, mais le roux, poussé par sa simple curiosité, était prêt à tout pour découvrir les causes de cette envie de dépérir :

« T’pas obligé de rester p’tit, j’sauterai po. Mmff… K’aurais pas à b’uffer ? »

Le marionnettiste remua la tête de droite à gauche, tout en se mordillant les lèvres, les abîmant au passage du fait de la forme de ses dents. Lui-même n'avait pas mangé. Mais contrairement à son voisin, il n'avait pas faim. Sa main plongea donc dans sa poche intérieure, de laquelle il sortit quatre petits bonbons qu'il gardait précieusement pour les enfants qui entraient dans son magasin. Il contempla un instant les bonbons restés dans le creux de sa main puis finalement les tendit à l'homme dans un élan de compassion : même s'il en avait voulu, Xezbeth n'aimait pas le sucre, et encore moins sous cette forme. Alors il n'avait aucun regret à les offrir à l'affamé :

Voici... Navré, je n'ai que des bonbons sur moi. Au cas où, je vais rester avec vous, de toute façon, je n'ai plus beaucoup de temps devant moi. Je suis Xezbeth, fabricant de jouets... Il dressa son index et appuya de son ongle sur la joue de l'homme : Pourquoi avoir essayé de vous tuer ?

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MessageSujet: Re: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyJeu 17 Déc - 0:08

I 'm drunk and what ?

D
e quoi fallait-il s’occuper en premier ? Le fait d’avoir un petit creux, ou bien la soit disant promesse comme quoi l’envie de sauter n’était plus au rendez-vous ? Surement un peu des deux. Quoi qu’il était assez difficile de savoir si cette parole était vraie ou simplement dite en l’air pour qu’il te lâche la basque avec ça. Dans les deux cas, cela n’enlever pas cette envie incessante de fourrer quelque chose dans ton gosier. N’importe quoi, la première chose suffisamment comestible de caler cette faim été la bienvenue. On l’avait pourtant dit, boire le ventre vide n’est réellement pas bon. Même avec une bonne raison derrière pour se rendre aussi minable. Un œil à fixer les étoile intensément, celui-ci est finalement attiré par l’appel des bonbons si gentiment proposé par l’acolyte de la soirée. Ce n’est pas réellement ce à quoi tu t’attendais, mais cela fera l’affaire sans hésiter. À manger, reste à manger après tout. C’est donc une petite main hésitant qui vient se faufiler dans le creux celle du voisin et récupère l’ensemble en une seule fois, tel un bon morfal qui se doit. Le remerciement à tout ça, ne résonne que comme un simple petit murmure à peine audible « Mici. Alaric », bien trop concentré par la vue des bonbons qui n’attendent qu’à être dévoré. Le tout posé sur ton torse, il te suffit d’en prendre un. De le déballer. De l’emmener à ta bouche. Et de t’arrêter en si bon élan. À la fois à cause d’un ongle sauvage qui tente de traverser ta peau, mais surtout pour la question qui a de quoi couper tout envie de manger.

Petit soupire qui s’échappe et qui s’évapore dans les airs, le bonbon retourne dans son emballage qui est bien difficile à remettre correctement avant de plonger dans un long silence. Personne n’aime entendre ce genre de question, parce que cela rappelle les raisons d’avoir voulu faire un tel un acte. Et la douleur que cela s’engendre. Même complètement bourré, tu ne peux pas les nier, elles sont toujours là. Que tu le veuilles ou non. Pourquoi vouloir mettre fin à ses jours quand on a encore de belles années devant soi ? Malgré l’âge, tu n’es certainement pas prêt à rendre l’âme maintenant d’une simple crise cardiaque. Peut-être parce que le manque, le vide, la sensation d’avoir échoué hante cesse. À chaque moment de la journée. Il n’y a pas vraiment de repos, elle revient en pleine figure et brise chaque parcelle de ton petit cœur.
« As-tu d’jà aimé au po’nt d’offrir ta vie chans hésiter… si seulement c’tait possible? »
S’il était possible d’échanger sa vie avec celle des morts, tu serais surement le premier à l’avoir fait. Qu’importe le résultat ensuite, qu’importe le fait que tu ne sois plus là, si c’est là, la condition pour qu’elle ait encore la vie tout entière devant elle, le prix à payer serait fait sans discuter. Si seulement. Mais encore une fois, si les rôles étaient inversés, elle aurait surement voulut la même chose pour toi. Une putain de boucle infernale.
« J’l’aimé… à un tel po’nt qu’si on m’aurait demandé d’m’arracher le cœur pour qu’elle vive, j’l’aurais fait. Sauf que j’l’ai perdue d’une violence, sans z’aucune raison, qu’core aujourd’hui j’voudrais échanger ‘vec elle. »
D’un bras levé en l’air, la paume de la main ouverte qui tente en vain d’attraper une étoile, tu y repenses. Elle était tout pour toi. La raison de te lever le matin, celle de rentrer chez toi le soir. Cette envie débordante qu’il n’y est qu’elle et seulement elle. Tu l’aurais couvert d’or si cela avait possible et d’amour à un point inimaginable. Ton monde tout entier s’illuminer simplement avec l’un de ses sourires. Ils étaient si beaux, si tendres… si seulement… si seulement rien qu’une fois, tu pouvais le revoir et lui dire au revoir. Si seulement juste une fois, tu pouvais à nouveau la serrer dans tes bras. Rien qu’une. Cela serait-il suffisant pour ne pas répéter la même bêtise chaque année, à la même heure ? Ce bras levé, tombe brusquement et s’écrase sur ton corps.
« Mais v’là, c’la vie. J’dois vivre ‘vec les remords et la sensation qu’c’ma faute. M’fin, c’juste une date qu’j’aime pas et qui me rend… dépriment.   »



© Lae
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MessageSujet: Re: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyMar 22 Déc - 23:08


Devo punirmi.
(Musset) ▽ J'ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté. J'ai perdu jusqu'à la fierté, qui faisait croire à mon génie.
 

Une main plongea dans la sienne, tandis que des doigts se refermaient sur les bonbons. Avec un sourire rassuré, l'homme aux cheveux roux regarda le dit "Alaric" dévêtir la sucrerie de son emballage puis s'apprêter à la manger quand, subitement, il se stoppa net. La faim devait lui être passée devant la cruauté de sa question qui, pourtant, méritait d'être posée : pourquoi avoir voulu mourir ? Au fond, il y avait tant de raisons de quitter ce monde, et si peu d'y rester - et même si Xezbeth tenait à rester en vie, ne serait-ce que pour demeurer aux côtés de ses poupées et de sa fille, il pouvait comprendre après une plus longue réflexion que certains de ses congénères voulaient en finir avec ce supplice aux allures de rêve. Tout en s'entêtant à fixer du coin de l’œil le membre du Gouvernement, le marionnettiste attendait. La réponse n'arrivait pas ; il réfléchissait. Le laps de quelques secondes, l'anglais s'en voulut de s'être montré aussi indiscret à son égard et finit par élaborer des excuses à exprimer si jamais l'attente s'avérait trop longue, et l'homme trop embarrassé. Ainsi, en l'entendant soupirer, le roux entrouvrit les lèvres, prêt à intervenir quand il fut coupé par les paroles de l'homme suicidaire :

« As-tu d’jà aimé au po’nt d’offrir ta vie chans hésiter… si seulement c’tait possible? »

Le choc se lut sur le visage du fabricant de jouets, qui pencha la tête sur le côté tel un chiot curieux. Il ne comprenait pas. Et ce n'était pas de la faute de la diction de l'ivrogne, non, il n'arrivait pas à s'imaginer troquer sa propre vie pour celle d'un autre. Qui allait s'occuper de son magasin, de ses créations, si lui n'était plus là pour le faire ? Ses mains glissant lentement sur les cheveux de la poupée qu'il tenait entre ses bras, Xezbeth finit par baisser la tête, à son tour pensif. Un visage se refusait à quitter son esprit, un visage qui lui inspirait tout l'amour qu'on croyait mort chez lui mais qui lui avait été dérobé, le jour où on lui ôta la seule personne qui donnait un sens nouveau à sa vie. Sa fille. Était-il un mauvais père en se disant qu'il ne voulait pas échanger son existence contre la sienne ? Elle ne pouvait pas décemment vivre sans lui - et, de toute manière, elle n'en avait pas le droit. Peu importe ce qu'on aurait pu lui dire s'il avait exprimé à haute voix ses pensées, il aurait préféré garder sa fille morte plutôt que de la savoir avec un "nouveau père". Un meilleur père. Non, personne ne lui volait ce qui était à lui. Un drapé sombre se posa à nouveau sur son regard, inexorablement fixé au sol, et il lui fallut de grands efforts pour ne pas ignorer les propos de son potentiel "ami" :

« J’l’aimais… à un tel po’nt qu’si on m’aurait demandé d’m’arracher le cœur pour qu’elle vive, j’l’aurais fait. Sauf que j’l’ai perdue d’une violence, sans z’aucune raison, qu’core aujourd’hui j’voudrais échanger ‘vec elle. »

S'arracher le coeur semblait être une mauvaise idée (ne serait-ce que pour la survie de tout à chacun) mais Xezbeth préféra garder sa science pour lui en fermant sa grande gueule. Ecouter Alaric lui donnait l'impression de plonger dans un monde qui lui était entièrement étranger, car jamais il n'avait ressenti de telles choses. C'était un homme solitaire qui marchait seul, souffrait seul et mourrait sans doute seul aussi ; certes, la perte de son frère (dont il était légèrement responsable tout de même) et de sa fille l'avait plongé dans une profonde déprime culpabilisatrice et il s'était surpris plusieurs fois à s'imaginer les morts vivants et les vivants morts pour se sentir mieux, mais... ce n'était pas pareil. Avec quelques spasmes d'hésitation, il posa sa main sur l'épaule de son voisin et la lui secoua doucement en signe de compassion dite "virile", même si le geste paraissait un soupçon trop mécanique, même à lui. L'ancien Domae leva ensuite le bras vers le ciel, comme essayant d'attraper l'une des étoiles qui parsemaient l'écran noir-violacé, puis ses doigts se refermèrent, incapables d'atteindre l'immensité obscure.

Xezbeth retira alors sa main, se demandant s'il se révélait un peu trop tactile compte tenu de la situation. Son (manque d')expérience dans les relations sociales lui faisait croire que le contact physique rassurait les âmes en peine, et, apparemment, il en avait bel et bien une face à lui :

« Mais v’là, c’la vie. J’dois vivre ‘vec les remords et la sensation qu’c’ma faute. M’fin, c’juste une date qu’j’aime pas et qui me rend… déprimant.  »

Le maître des fils hésita à demander en quoi devait-il s'en vouloir, mais quelque chose lui disait que ce n'était pas chose à demander. Après tout, il ne voulait pas que cette pauvre bête se recroqueville dans son coin en sanglotant et en le traitant de monstre sans cœur. Son bras retomba lourdement sur son torse comme un long membre flasque (héhé #PORTE#) et Xezbeth se décida enfin à intervenir, aussi maladroit dans ses mots que confus dans son for intérieur :

Je... n'ai jamais aimé quiconque comme vous avez aimé cette femme mais j'ai eu une enfant, il y a longtemps. Elle est morte aujourd'hui, mais je sais que je n'obtiendrai rien en la rejoignant. Dans la mort, je ne pourrai avoir aucune pensée pour elle. Je ne pourrai plus la faire "vivre" grâce aux souvenirs des jours passés avec elle, et sans doute que son inexistence disparaîtra des esprits si je m'en vais. Puis... J'ai mon travail.

Le fabricant de jouets sourit avant de chercher quelque chose dans la poche de sa chemise, de laquelle il sortit une petite peluche de chat à chapeau réalisé par les mains enfantines, qu'il agita sous les yeux de l'homme :

Voyez ? Elle ne m'a jamais quitté. Certes, la mort des êtres chers fait toujours souffrir ceux qui restent, mais cette souffrance est la preuve que ces personnes méritaient d'entrer dans leur vie... Alors si vous jetez la vôtre, qui sera là pour chérir l'amour que vous avez partagé ? Xezbeth haussa alors un sourcil, doutant lui-même de ses propres paroles : Enfin... Je dis ça comme ça. Je ne suis jamais tombé amoureux de quiconque après tout.

(c) AMIANTE


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MessageSujet: Re: Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~]   Don't jump, you won't make a tasty pancake. [PV Al'~] EmptyMar 29 Déc - 23:44

I 'm drunk and what ?

P
eut-on t’appeler un cas désespéré ? Pas vraiment en fin de compte puisque 364 jours par an, tu sais vivre et avancer avec ce fardeau. Sauf un jour. Celui-là ne devrait même pas exister et pourtant, il te fait bien faire avec que tu le veuilles ou non. En plus de l’état minable dont tu finis à chaque fois. C’est triste certes, mais aucune chose n’arrive sans une bonne raison, même si cela n’avait certainement pas dû se produire. Ton œil fixe le ciel totalement perdu, tant dis que l’oreille écoute les paroles qui semblaient lointaines. Mais dont le décryptage s’avère être encore assez simple. Pour l’instant. La douleur d’une perte entre une future épouse et une enfant n’est pas la même. Bien quel soit horrible chacun d’entre elles. Pourtant, lui avait l’air de s’en remettre bien mieux que toi.

Ton œil quitta le ciel pour observer cette peluche qui avait l’air d’avoir vécu temps de chose et abîmé par les années passées auprès de son propriétaire. Pendant un cours instante, tu étais comme lui, gardant un souvenir précieusement à l’abri et plus de toute fraîcheur. Bien que tu sois bourré, tu savais que dans ses dires, il avait raison et au vu de ton état cela t’emmerder grandement. Cependant, tu n’en fis rien, du moins rien de bien méchant, en soi. Redressant ton corps lourd par l’alcool retenant les quelques bonbons qui tentaient de se faire la malle, tu finis par répondre en fixant toujours cette peluche.
« J’le sais, mais j’peux pas, pas auj’oud’huit. Tout c’que j’ai fait bah… a pu… c’t’éffacé comme une p’tin de trace dans le sable après c’te saint mer. C’me revient en plein dans la gueule. Mais t’marque un point. C’vrai que quelque personne plutôt casse ‘ouille tienne à moi. C’serait dommage d’les faires souffrir par égoïsmeee. »
Même si l’envie était là, il fallait être raisonnable, la rejoindre n’ait pas la meilleure solution qui soit. L’oublier non plus, mais simplement vivre avec. C’est faisable 364 jours alors le 365e aussi. Du moins, tu l’espères. Et puis que ferait ton colocataire sans toi ? Il finirait surement à la rue ou bien drag-queen pour se payer à manger. Pas qu’il serait perdu sans toi, mais… qui laverait ses caleçons ? Cette fine pensée te décroche un léger sourire à tes lèvres, tout n’est peut-être pas aussi perdu que ça.
« 'fin, j’vais arrêter d’me lamenter. J’vais rentrer c’plus sage ! »
C’est surement la chose la plus sage et raisonnable que tu es sortie aujourd’hui. Te mettre au chaud sous la couette avant de glisser malencontreusement du bord ou bien simplement d’attraper froid, n’est pas une mauvaise idée. Et puis ce serait bête de lui offrir ton repas de la veille alors qu’il t’a sauvé. Même si la simple route jusqu’à chez-toi, n’aller pas être une partie de plaisir. Rien que le fait d’imaginer descendre du toit te donne le tournis.
« Oh...sh’t… s’cuse mais, t’aurais pas un tapis volant ? »



© Lae
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