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 Gôto Zora ~ blblbl. [Terminé]

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MessageSujet: Gôto Zora ~ blblbl. [Terminé]   Dim 15 Nov - 1:18

  • Gôto
  • Zora
  • alias « Belladonna »
  • 27 ans
  • 29 février
  • 1m73
  • Bisexuelle
  • Célibataire

Votre entrée dans la famille ? : J'ai rejoint les Domae à mon quinzième anniversaire, plus sur un coup de tête qu'à la suite d'une longue réflexion. (Disons juste que je voulais un animal gratos.) En revanche, je les ai quittés il y a un an et quelques.
Vos liens avec elle ? : Aussi rompus que des liens peuvent l'être. Cependant, ils ne sont pas négatifs pour autant.
Un tatouage ? : Trois traces de ventouses sur le bas de mon dos.
Des armes ? : Etant donné que Takoyaki est naze en apnée, j'ai appris à me débrouiller autant à mains nues qu'à l'aide d'un kaginawa ou d'un trident. (si bien que Poséidon est reparti dans sa flotte et n'ose plus se pointer depuis des lustres.)

  • - Bayonetta (de Bayonetta)
  • Confrère ex-Domae
  • Pieuvre géante du Pacifique (Takoyaki)
  • Chanteuse de cabaret (et videuse), fondatrice de la Confrérie
  • Wing Chun & Trident
Descriptions

[Le caractère de Zora]

Il se peut que, la fois où vous la rencontrerez, vous la détesterez comme vous n'avez jamais détesté quelqu'un. Fieffée manipulatrice jouissant d'une intelligence hors normes, nombreuses sont les fois où Zora est décrite comme étant une femme tout ce qu'il y a de plus charmante, cumulant à la fois une grâce et une langue agile, toutefois trempée dans un acide brûlant à chaque mot que crache cette maudite vipère. Creusant toujours au plus profond de sa pensée afin d'être sûre de n'avoir rien oublié de vous dire, elle sait féliciter les plus méritants et descendre en flèche ceux qui ne l'ont guère satisfaite, faisant ainsi d'elle une leadeuse particulièrement dure et autoritaire, mais Ô grand jamais injuste. C'est une femme dont la logique vous paraîtra sans doute étrange, à force de l'entendre défendre sa vision de la justice et son amour pour la paix, avant de partir comme une furie latter les couilles à quelques malheureux ayant cru bon de donner un avis contraire au sien. Car si elle se dit pacifiste, son trident, lui, est belliqueux, au grand dam de ses ennemis. Par chance, Zora jouit de sa propre bizarrerie et en profite pour désarçonner ses interlocuteurs, autant pour son propre amusement que pour apposer un certain jugement sur eux. Croisée avec un troll de haut niveau, les moqueries et autres sarcasmes s'échappent de ses lèvres aussi facilement qu'un « bonjour » ; en revanche, cela ne signifie guère qu'elle ne vous apprécie pas. Au contraire, même, ce sont ceux qu'elle apprécie qu'elle insulte le plus. (Le reste, elle les tape.)

Tutrice moyennement légale (voire pas du tout légale) d'une petite fille de sept ans qui la prend pour sa mère, Zora pourra parfois vous paraître cruelle, dénuée de toute forme d'empathie à l'égard de ce petit être à tresses auprès duquel elle ne sait pas comment se comporter. Elle regarde les contacts physiques d'un œil sceptique et chaque geste effectué pour l'enfant paraît maladroit, mal assuré. N'ayant jamais voulu de cette enfant pour commencer, la Confrère la traite comme le reste de son entourage (c'est-à-dire, sèchement) et lui inculque sans le moindre regret tout ce qu'une future adulte se doit de savoir. Inutile donc de lui parler de Père Noël ou de Lapin de Pâques car la petite Cereza (ou Georginette selon Zora) se foutra allégrement de votre gueule en pensant que vous avez deux ans. Car oui, elle lui a aussi appris à se moquer des gens – et à les taper s'ils insistent trop. Une mère délicieuse, en l'occurrence, et pourtant, cela n'empêche pas la petiote de la poursuivre jusqu'à son lieu de travail. C'est plus ou moins son chiot. Elle l'esquive, le repousse et il la suit encore plus en attendant qu'elle jette la baballe. Contrairement à Cereza qui elle, lui donne envie de serrer les dents jusqu'à ce qu'elles se fissurent (et qu'elle essaie vainement de troquer), Zora a ce qu'on pourrait qualifier comme étant un amour profond pour son second enfant, Takoyaki. Dotée de trois cœurs (sans être un Docteur ayant mal tourné), de tentacules gigantesques et d'un cerveau surpassant toute espérance, cette pieuvre antipathique prend la quasi-totalité de la place au sein du cœur deux fois trop petit de Zora. Elle fait des puzzles avec elle, des rubik's cubes, nage avec, discute avec... Mais puisque sa créatrice vous voit venir à des kilomètres à la ronde, autant le préciser : Son amour pour cette bestiole est tout à fait platonique. C'est pas une écolière à jupette, nah mais oh.

Misanthrope, vous dites ? Pourtant, la réalité en est loin. Écologiste vegan et féministe (bien qu'elle travaille dans un bordel et porte plus de cuir qu'une dominatrice SM), Zora n'est pas femme à se laisser marcher sur la gueule, et ne se bat pas inutilement : Le jour où tout le monde aura les mêmes droits et la paix régnera sur Quederla, elle pourra enfin planter son trident sur la tombe des deux frères – mais avant cela, son combat ne verra pas de fin. C'est donc dans cet esprit qu'elle a fondé la Confrérie aux côtés de deux compagnons, et qu'elle a décidé de se la jouer Témoin de Jéhovah auprès des quederliens. Vous ne voulez pas les rejoindre ? Très bien, elle s'en ira. Puis reviendra. Et ainsi de suite, car si sa connasserie vous choque, c'est bien parce que vous n'avez pas vu quelle entêtée cette demoiselle peut être. Quand elle dit que la Terre est plate, la Terre est plate. Quand elle veut quelque chose, elle l'obtiendra, de gré ou de force. Son cercle d'amis est une sorte de monarchie absolue qu'elle gouverne d'une main de fer, et la moindre remarque déplaisante peut vous envoyer sur l'échafaud. Cependant, vous noterez au fil de la conversation (s'il vous arrive un jour de discuter avec ce monstre déguisé en lady) qu'elle a un franc penchant pour les surnoms, même les plus stupides. Honey, Darling, Sweetheart, Sweetie, Slutty, Bitchy (parce qu'il ne faut pas oublier où est-ce qu'elle bosse, après tout), c'est une farandole de sobriquets qui, malheureusement, demeureront inchangés même s'ils ne vous plaisent pas. Un tantinet anarchiste, la Zora.

Friande de blagues et toujours prête à faire du charme pour obtenir ce qu'elle veut, elle apprécie franchement de troller les esprits les plus étroits ou timides. Vous n'aimez pas les gens tactiles ? Elle non plus, pourtant, préparez-vous à ce qu'elle viole votre périmètre de sécurité à chaque fois que l'occasion se présentera. Il y a aussi de grands risques qu'elle vous vole deux trois trucs au passage, car la pauvre âme est kleptomane. Vous voyez, ces gens qui ne peuvent s'empêcher de glisser un bouchon de bouteille ou une boucle d'oreille (pas la paire, que nenni.) dans leur poche, même s'ils ne trouveront jamais leur utilité ? Zora en fait hélas partie. Que ce soit lié au stress ou à son côté maniaque, sa main s'avère monstrueusement incontrôlable et ramasse tout ce qui se glisse entre ses doigts, laissant ensuite l'objet pourrir sur une étagère quelconque. Mais étant un individu aimant le luxe, ne vous attendez pas à ce qu'elle se contente de petites choses non plus. Que ce soit votre bague de fiançailles, un bijou vous ayant coûté trois mois de salaire, il vaut mieux qu'il reste sur vous plutôt que posé dans un coin – le temps que vous vous lavez les mains, qui sait, elle l'aura peut-être déjà « emprunté », comme elle le dit si bien.

Toutefois, Zora n'est pas qu'une simple Vamp à la douce voix suave et au caractère bien trempé : Elle demeure aussi, à son grand dam, un être humain doué de peurs et de faiblesses. Bien que ses peurs principales soient de perdre son animal ou Cereza (car, évidemment, les enterrements ça coûte cher.), elle redoute tout aussi bien... les insectes. Ces créatures répugnantes hantent ses cauchemars les plus terrifiants, et si elle est tout à fait capable de planter son trident dans le crâne d'un homme comme elle enfoncerait sa fourchette dans une pastèque, elle préfère de loin fuir plutôt que combattre ces démons miniatures. Non pas qu'elle craigne pour sa vie ou les morsures bénignes qu'ils pourraient lui infliger : Zora les trouve tout simplement dégoûtants, ce pour quoi elle refuse d'être touchée par ces bestioles couvertes de microbes. Vous voulez qu'elle dégage de vos plates-bandes ? Jetez-lui un cloporte. Même si elle vous tuera à son retour, au moins, vous aurez la paix pour quelques minutes, le temps que le crustacé part faire sa balade plus loin...

[Le physique de Zora]

Zora est une beauté froide, imposante, dont les yeux d'un bleu-gris pétrifient avec aisance celui ou celle sur qui ces derniers se posent. Peu importe quelle pensée traverse ce crâne brun, il est impossible de croire que cette femme éprouve autre chose que du mépris pour vous : Qu'elle vous aime ou vous hait du plus profond de son cœur trois fois trop petit, elle a ce regard, ce putain de regard hautain de ces snobs qui se croient tout droit sortis d'une orgie de paons, et qui se demandent si vous, vous n'avez pas été croisés avec un cafard ou une termite.

Épaissis par une couche de mascara, ses longs cils se confondent avec le khôl autour de ses yeux et se fondent quelquefois dans le mauve de ses paupières. Sans sombrer dans le grotesque ni donner l'impression qu'elle est partie galocher un clown sous la pluie (parce que c'est plus romantique ainsi, m'voyez), la confrère se révèle très penchée sur la mode et les apparences, tellement qu'elle en a développé une franche préférence pour le maquillage plutôt que pour le naturel, si apprécié par ses consœurs féministes.

D'un noir abyssal, sa longue chevelure est rassemblée en un chignon dit beehive, dans lequel s'entrecroisent deux rubans rougeâtres ainsi que des chaînes dorées rappelant ses boucles d'oreilles. Sur son nez concave se trouve (à moins qu'elle ne les a écrasées, ou perdues, au choix) une paire de lunettes aux montures fermées par un papillon. L'aidant, à son grand bonheur, à voir autre chose que des formes, elles ne peuvent malheureusement pas lui rendre la capacité de voir les couleurs, perdue progressivement après l'acquisition de son animal qui lui, voit en noir et blanc comme toutes les pieuvres. On ne peut pas tout avoir, après tout.

Les sucettes sont son pêché mignon, généralement cachées derrière deux lèvres pulpeuses rougies par une touche carmin, sous lesquelles se trouve un grain de beauté. Pourtant, Zora n'est pas une femme qui pourrait s'inquiéter pour son poids. Jouissant de courbes généreuses, ses vêtements laissent souvent entrapercevoir (ou voir tout court selon son humeur) une gorge rebondie ainsi que des longues jambes athlétiques, mises en valeur par des tissus moulants et des talons hauts. Toutefois, et bien qu'elle n'ait aucun réel complexe sur son apparence, la jeune brune semble privilégier les pantalons aux robes, sans raison particulière si ce n'est qu'elle s'y sent plus libre dans ses mouvements.

Se mouvant avec grâce et dotée d'une souplesse féline, elle n'éprouve aucune peine à se battre lors des conflits et cache derrière des bras fins une force insoupçonnée, décuplée par ses entraînements de Wing Chun qui lui ont offert la possibilité de se défendre et d'attaquer...

Histoire

13 h 02 [Café & Attente] Le serveur m'a renversée mon thé dessus. Ce con.

Georginette a rigolé, et pas qu'un peu. Tant pis pour elle, elle n'aura pas les cookies que je lui ai promis pour son goûter, elle aura simplement les somnifères que je comptais glisser dedans, ça lui apprendra à être méchante avec « Môman ». On se demande qui l'a éduquée... en tout cas, je sais que ce n'est pas moi. Sinon elle m'aurait aidée à taper sur le serveur avec son plateau – c'est logique.
Elle n'est pas encore arrivée. Je ne pense pas qu'elle viendra.
Parce qu'elle n'est jamais venue.

… That's what she said, je sais.


13 h 15 [Café & Attente] Le médecin m'a dit qu'il était bon pour la mémoire de ressasser sa vie – je crois que c'est pour ça qu'il me harcèle avec ses problèmes conjugaux. Qu'est-ce que j'en ai battre qu'il ne soit pas foutu de jeter une poubelle, moi ? Mais puisqu'il ne semble pas près d'arriver et que Georginette est partie jouer avec le monsieur à sucette (il a l'air d'avoir 5 ans, c'est bon. Clean.) et une autre petite, je n'ai donc plus que ça à faire. Ah, qu'est-ce que l'emmerdement m'oblige à faire...

M'enfin bref. Il était une fois, une charmante petite fille qui ne voulait pas être une princesse, et qui avait envoyé chier le prince charmant en dépliant son doigt dit interdit, après qu'il ait fait un cœur avec ses mains. Cette délicieuse créature, tout fraîchement lancée dans la bataille pour sa liberté, c'était moi, à 6 ans. Je commençais à peine à apprendre le langage des signes et, miraculeusement, m'en sortais apparemment à merveille puisque jamais plus il ne recommença. Pauvre petit boulet disgracieux, il n'avait pas réalisé qu'il était trop moche pour moi. Si petite pourtant, j'avais déjà la dignité que ma mère n'a jamais eue. « Maman ». Contrairement aux autres personnes de ma classe, elle était la femme que je n'aurais jamais voulu devenir, tout simplement parce que j'avais fermement l'intention d'être quelqu'un d'heureux (dans l'idéal, après je sais pertinemment que j'ai un peu foiré mon truc), et surtout, quelqu'un sur qui on pourrait compter (de ce côté-là, j'ai géré.) Contrairement à elle. Maman, elle trompait papa. Avec tout le quartier. Le voisin, la voisine, le boulanger, le fermier, le boucher...

Je pense qu'elle se confondait avec une pizza. Chacun prend sa part, m'voyez ?

'Fallait la comprendre, elle n'était pas vraiment heureuse avec mon père aussi. C'était un gars un peu bizarre, difficile à suivre. On ne savait jamais ce qu'il avait dans la tête, s'il nous aimait vraiment ou s'il le faussait juste pour faire « bien » devant les autres. Quand il sut la vérité, après que je lui confiai que j'avais aperçu Maman en train d'enlacer un autre homme qui l'embrassait dans le cou, il devint complètement dingue et la jeta à la porte, comme un clébard. Mais ce clébard-là, il n'aboyait pas. Elle resta un moment à taper contre le bois avec son poing fermé, l'insultant de connard, d'enfoiré sans cœur, lui disant d'ouvrir, pleurant et m'implorant depuis la petite fenêtre de parler à mon père, parce qu'elle allait changer, elle le jurait sur les têtes de toutes les mères qu'elle aurait pu avoir. Je l'ai regardée depuis l'autre côté de la vitre, avec mes petits yeux d'enfant, et je ne lui ai pas ouvert. Parce que quelqu'un d'autre me regardait, et la colère que je lisais sur son visage me fit comprendre que j'allais la rejoindre si j'osais la faire entrer. Pourtant, je savais qu'elle ne méritait pas ça. Il faisait froid dehors, après tout...

Ce soir-là, je montai me coucher tout en sentant son regard accusateur dans mon dos, traversant la fine fenêtre depuis laquelle elle me fixait, tandis que je gravissais les escaliers. Peut-être ai-je un peu pleuré. Je ne m'en souviens plus très bien, mais je ne saurais décrire le sentiment qui m'envahissait, chaque fois que je repensais à ma très chère mère qui n'avait aucun endroit où se rendre. J'espérai qu'elle n'allait pas tomber malade. J'espérai qu'elle m'aimait toujours, malgré tout.
Apparemment, je n'ai peut-être pas espéré assez fort.

13 h 36 [Perte & Attente] Pendant un moment, j'ai cru qu'elle était arrivée. Mais non, c'était une autre de ces pouffiasses qui rient trop fort, avec la bouche trop ouverte et un esprit trop petit. Comment est-ce que j'ai pu croire qu'il s'agissait d'elle ? Peut-être à cause des cheveux. De longs cheveux noirs comme on n'en fait plus...
Je ne vois pas Georginette. Je l'ai vue parler avec la petite vieille près de l'entrée, mais cette gamine a la bougeotte. La prochaine fois que je sors en sa compagnie, je lui mets une laisse autour du cou... Toujours à lui courir après, bordel.

13 h 40 [Suite & Attente] J'ai enfin mis la main sur ce sale petit monstre. Elle était simplement partie jouer avec le même garçon, même si je crois que la fille n'est plus là. Pas grave, tant qu'il la distrait suffisamment pour que je puisse terminer mon histoire...

J'ai donc commencé à vivre seule avec mon père. Même s'il était aussi froid qu'un gars qui aurait tringlé un iceberg, j'aimais bien ce pauvre bougre. Il me faisait un peu de peine, aussi. Tout bouffi de haine, toujours en train de marmonner qu'il s'était fait avoir par cette traînée de bonne femme, qu'elle pouvait toujours crever pour qu'il lui vienne en aide... vraiment, j'aurais pu faire un slam de tous ces discours (le truc, c'est que je sais chanter). Au fur et à mesure que je grandissais, ma culpabilité faiblissait, et un autre sentiment naquit en moi. Je devais avoir dix ans quand je compris que je haïssais désormais ma mère, quand mon père me présenta sa nouvelle compagne. Malgré sa forte ressemblance avec une truie, c'était une espèce d'être vivant, vaguement humanoïde d'après les paires de bras et de jambes qu'on me donnait à voir. Jamais beaucoup aimé cette femme - enfin, j'imagine que c'est suffisamment voyant.

Elle n'était pas aussi belle que ma mère, au moins, ça, c'était sûr. Moitié bimbo, moitié thon, elle avait la gueule d'un carlin et un corps de diva, comme si Dieu avait bu un verre en trop lors de sa conception. Le pire de tout, je crois que c'était sa voix. Chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, généralement pour se plaindre car elle était coincée sur le mode casse-couille, j'avais envie de me défenestrer, ou, quitte à choisir, de la défenestrer elle. Elle me frappait aussi, parfois. Devant mon père, qui lui ne faisait rien, ou s'il faisait quelque chose, c'était pas suffisant pour qu'elle garde ses mains pour elle. En résumé, c'était une sacrée grosse *tache d'encre*.
Bon, ma plume a voulu baver sur elle aussi.
En tout cas, je me jurai de l'éclater un jour.

C'était une Elementis de type feu, alors moi, rien que pour la faire chier, j'entrai chez les Domae à mes quinze ans, dans l'espoir d'avoir une excuse pour lui péter la gueule si je la croisais sur le terrain. Même si je n'avais pas compris au début qu'il me fallait fracasser d'autres crânes que le sien, je m'adaptai rapidement et m'intégrai sans problème dans les rangs. J'étais une bagarreuse, toujours prête à égorger le premier qui pétait de travers, alors ils surent de suite quelles missions il fallait me confier. Je commençai à tuer vers mes dix-sept ans, après deux années un peu lentes où on me demandait juste de voler des choses, d'espionner ou de partir en éclaireur. Rien de bien intéressant, en somme. En tout cas, je trouvai dégueulasse, ce sang qui jaillissait dans tous les sens chaque fois que ma lame s'enfonçait dans la chair. J'suis même partie dégueuler plus loin, pendant que mes alliés me tenaient les cheveux. Bref, un meurtre moyennement propre, surtout que j'ignorais si l'homme que j'avais abattu le méritait ou pas. Mais les ordres étaient les ordres ; on ne les discutait pas.

13 h 48 [Coup de foudre & Attente] Georginette est toujours occupée à jouer à l'élastique avec son pote, parfait. Je suis bien partie là, je le sens.

J'eus mon premier coup de foudre peu de temps après cette mission, un mois ou deux d'après mes souvenirs boiteux. Elle était magnifique – une vraie perle qui se trouvait, là, entre mes mains dans son petit sachet d'eau. Takoyaki. La pieuvre de ma vie.
La cérémonie pour l'obtenir dura plusieurs heures. Je me regardai dans un petit miroir en compagnie de membres du Conclave Domae : je me trouvais belle avec mes cheveux mi-longs et mon visage soigneusement maquillé, alors la chose fut bien plus rapide que l'on peut l'imaginer. Lorsque je vis l'animal dans le reflet, j'avoue que j'étais un petit peu déçue. Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus fort, de plus bagarreur - à un lion, un tigre, un serpent même... mais pas un mollusque. Ce n'est qu'en voyant la petite pieuvre que je compris à quel point j'allais l'aimer, même si je doutais qu'elle me soit utile dans le futur. Au moins, elle était mignonne. Sur le chemin du retour, j'achetai un aquarium pour l'accueillir puis le présentai, une fois chez moi, à mon père, bien qu'il ne me prêta plus aucune forme d'attention lorsque lui et sa pouf eurent un nouvel enfant. Un garçon qui grandissait un peu trop vite, et qui m'énervait bien trop pour que mes burnes y survivent. Comprenant que je n'étais plus vraiment la bienvenue chez moi, ou peut-être étais-je simplement le mouton noir oublié et mis dans un coin, je quittai le domicile familial à mes 18 ans et commençai à travailler, dans le seul domaine que je maîtrisais.

Outre le pétage de gueule, c'était le chant. C'est vrai que je chantais bien.

13 h 55 [Musique & Attente] Je n'étais pas une excellente chanteuse, et pourtant je chantais. Je fus embauchée pour ambiancer des bars miteux qui me filaient un salaire de misère en échange de quelques notes maladroites - mas c'était suffisant pour que je survive seule. Mes missions en tant que Domae m'aidaient à tenir les fins de mois, et peu à peu, j'arrivais à obtenir un train de vie plus ou moins stable et sain. Plus ou moins hein, on ne peut pas dire que manger des pâtes matin, midi et soir soit très bon pour la santé, et encore moins pour les carences alimentaires. J'eus des copains, des copines, mais aucun.e ne surpassa Takoyaki qui était devenu grand avec les années – enfin, grande puisqu'il s'agit d'une donzelle (à moins que j'ai été trompée... lancez la musique dramatique).  Mes relations amoureuses ne duraient jamais très longtemps ; déjà parce que je haïssais tout le monde équitablement, mais aussi parce que j'étais aussi supportable qu'une écharde plantée dans des hémorroïdes. Pas vraiment supportable, donc.

Ma vie continua comme ça, travail-boulot-pognon, travail-boulot-pognon... C'était long, c'était chiant.
Jusqu'à ce que ça arrive.

14 h 13 [Cereza & Attente] Elle n'est pas encore là. J'hésite à m'en aller. Le gamin qui jouait avec Georginette est reparti avec sa mère – maintenant, c'est avec moi qu'elle veut jouer à l'élastique.
Franchement, elle m'a bien regardée ?

J'ai donc donné un pourboire à une prostituée pour qu'elle accepte de jouer avec elle un moment. Même pas eu besoin de la chercher, je l'entendais parler avec son mac depuis tout à l'heure alors je me suis dit qu'elle ne cracherait pas sur un moyen d'obtenir du fric sans avoir à écarter les cuisses. 'Faut juste qu'elle les lève. Easy.

C'était durant une mission un peu spéciale, il y a deux ans.
Le Conclave n'avait pas été mis au courant pour la simple et bonne raison qu'il ne s'agissait pas d'une histoire les concernant (donc, en résumé, ce n'était pas une mission DU TOUT.) L'un de mes confrères avait des dettes pour un créancier et voulait s'en tirer, alors il s'était mis en tête de kidnapper la mioche d'un juge et de lui proposer un marché, pour ainsi pouvoir les rembourser. Elle s'appelait Cereza. Malgré ma facilité à vomir devant ces choses que l'on appelle plus communément des « enfants », je n'étais pas vraiment pour au début, puis, quand il me raconta toutes les crasses qu'avait commis ce type, j'acceptai avec un grand honneur de le dépouiller. Tout se passa très vite : on entra, embarqua la petite sous le bras et partit comme si une horde de monstres nous traçait. Elle se débattit de toutes ses forces mais mes collègues trouvèrent un moyen de la calmer – moyen qui, certes, me donna envie de faire un noeud coulant avec leurs testicules, mais un bon moyen tout de même. Profitant de notre ressemblance et de son statut d'orpheline partielle, cette bande de cons lui fit croire que j'étais sa mère, et que je désirais la revoir après de longues années passées loin d'elle. Bien que je trouvai ça cruel, je les laissai dire en leur jurant qu'une fois seuls, j'allais tellement leur latter les burnes qu'elles allaient se retrouver dans leurs fessiers.

La « mission » se déroulait à merveille. Je gardais la petite pendant qu'ils s'occupaient de l'échange. Enfin, à « merveille »...  L'ennui, c'était qu'ils s'étaient tous les deux fait buter, et que le juge venait pour me faire ma fête. Jamais faire chier un juge, ça, c'est sûr (même si, bon, il n'était pas seul alors y a faute)... Lorsqu'il se présenta face à moi, tout muscles et veines sortis, j'eus un instant de frayeur où je restai figée à le regarder, complètement pétrifiée. Ce n'est qu'après coup (de poing) que je compris qu'il fallait que je me défende, et c'est donc ce que je fis, n'écoutant que mon instinct de survie. Par chance, « Cereza » n'était pas dans la même pièce. En entendant du bruit, je lui avais ordonnée de s'enfuir au plus vite, elle n'avait donc pas vu son père arriver. Il me brisa quelques côtes et me blessa à la cuisse, ainsi qu'au bras. Je le tuai finalement d'un coup de trident dans le ventre, puis m'empressai de me débarrasser des corps avant qu'elle ne revienne. Dans la panique, j'oubliai de nettoyer le sang, Cereza le vit et me demanda avec un air effrayé d'où est-ce qu'il venait.

« Un gros loup m'a attaquée. », que j'ai dit.

Je devais être fatiguée ce jour-là, mon cerveau ne suivait peut-être plus. En tout cas, je ne pus me résoudre à lui dire la vérité, ni à la remettre à l'orphelinat en apprenant qu'aucun de mes compagnons n'était viable pour la garder. Difficile de s'occuper d'un enfant quand on est mort, certes, je peux admettre qu'il s'agit d'une bonne excuse. C'est donc avec une tristesse immense que je dus improviser une chambre chez moi afin de donner un toit à ce parasite que je nommai Georginette, en signe de toute mon affection à son égard. Elle était bête et agaçante (elle l'est toujours), mais au fil du temps, je commençai à éprouver quelque chose pour cette gamine, un sentiment auquel je n'étais pas habituée.
Réaliser que j'aimais cette mioche me fit l'effet d'un pain dans la gueule.

14 h 27 [Georginette & Attente] Je n'ai jamais pensé qu'un jour, je façonnerai quelque chose de mes mains. Pas de famille, de couple, et encore moins un groupe pacifique... Pourtant, j'ai obtenu deux des trois. Envers et contre tout, j'étais devenue sa mère disparue et je m'éloignais progressivement de la Famille, comme une bouteille balancée à la mer. A force de la voir pleurer chaque jour car elle craignait que je disparaisse « à nouveau », et malgré mon cœur que je croyais de pierre, j'évitai ainsi, par pure compassion ou peut-être pour éviter d'entendre ses sanglots insupportables, les missions trop dangereuses, et me contentais de simples espionnages comme avant. Puis, une nuit alors que je cherchai le sommeil, je me mis à repenser à ce que Georginette disait sur la guerre. La guerre, ceypasbien, bref, un discours comme il y en avait déjà des tonnes, mais celui-ci me toucha davantage, car c'était celui de ma fille.

Quelque chose ne tournait pas rond. Des tas de questions trottaient sous mon crâne, des questions que je savais impossibles à répondre : Le Conclave méritait-il de diriger la ville ? Quand est-ce que le combat prendrait fin ? Un pouvoir obtenu par la force pouvait-il tenir ? Et si nous avions... tort ? J'avais l'impression d'être cet élève, là, complètement perdu en plein examen de philosophie. Heureusement, je savais que je n'étais pas la seule à me confronter à de telles interrogations..

14 h 38 [Confrérie & Attente] Aoki et... l'autre-là, dont j'oublie à chaque fois le nom... Eli... Eliphass ? Ouais, un truc dans le genre, pas comme si il était là pour pouvoir me corriger aussi. Ce n'étaient pas des gens que j'appréciais beaucoup (enfin, qui est-ce que j'apprécie aussi ?) mais nous avons fini par nous rencontrer, et au fil du temps, par partager nos idées. Nous fondîmes la Confrérie il y a plus d'un an, puis, je quittai officiellement le Clan Domae sans leur donner plus d'informations, par peur de me faire fracasser sur place. Une chose était sûre : la guerre ne pouvait plus durer – pire, elle n'avait plus aucune raison d'être, comme cette flamme qui ne demande qu'à s'éteindre alors qu'on s'entête à lui souffler dessus afin de raviver ses braises. Même si la Confrérie n'avait pas l'influence qu'elle a aujourd'hui, l'avenir que nous imaginions pour Quederla plut à certains individus qui nous rejoignirent. Nous allions à leur rencontre, leur proposions de remplir nos rangs et il suffit de peu de temps pour que nous devenions nombreux. Car les gens ouvraient les yeux.

Après tout, quelques gouttes suffisent à former une flaque, une rivière, une mer, et enfin un océan. Bordel, ce que je peux être poétique.

14 h 49 [Moi & Départ] Bref. Aujourd'hui, j'occupe la place de Chef Domae au sein de la Confrérie et travaille dans le Lucky Charm's en tant que chanteuse de cabaret. Mes deux anciens compagnons m'ont quittée, mais de nouvelles personnes ont pris leur place afin d'assurer le bon fonctionnement du groupe : Certes, ce n'est pas toujours simple de le faire tenir quand on se fait péter la gueule de tout côté comme des hippies réclamant la démocratie dans un pays en guerre, mais c'est à force de subir la violence qu'on s'entête à vouloir la voir disparaître. D'autres nous rejoindront, j'en suis persuadée.

Je vais sans doute partir maintenant. Je voulais lui montrer Georginette, mais visiblement, elle ne viendra pas à ma rencontre aujourd'hui. Je ne peux pas lui en vouloir, après tout, j'aurais sûrement fait pareil à sa place... Seulement, j'aurais bien voulu qu'elle me voit comme je suis maintenant, qu'elle sache qu'elle est grand-mère. Qu'elle soit fière de moi.

J'aurais voulu lui faire mes excuses pour cette nuit-là... mais j'imagine que cela n'arrivera pas.

  • Gaga/Xezbeth
  • 19 ans
  • J'vous kiffe.
Blblblblblcode:
 
(J'ai mis 3 plombes à le retrouver, omg. "Dans", "sur", je savais plus moi.


Dernière édition par Zora Gôto le Dim 15 Nov - 15:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Gôto Zora ~ blblbl. [Terminé]   Dim 15 Nov - 4:02

Ma chanteuseeeeeeee (et videuse accessoirement), re-bienvenue o/
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Kira SerykMessages : 3119
Date d'inscription : 15/08/2012


MessageSujet: Re: Gôto Zora ~ blblbl. [Terminé]   Dim 15 Nov - 15:37

Blblblbl, Re-Bienvenue o/

Comme tout va bien dans la présentation je peux te valider sans soucis. (Prend bien soin de Georginette ♥ j'ai mit du temps à trouver ce prénom o/)


Je vous grogne dessus en darkblue.








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MessageSujet: Re: Gôto Zora ~ blblbl. [Terminé]   

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Gôto Zora ~ blblbl. [Terminé]
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