Des prédéfinis n'attendent que vous pour être pris !
Le forum dispose de Discord !
Vous pourrez y accéder en suivant ce lien.
N'hésitez pas à nous rejoindre !
Nous sommes actuellement à la recherche du Maire de Quederla.
Si ce poste vous intéresse, faites-le nous savoir !

Partagez | 
 

 Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Mar 29 Mar - 18:22



Allons torché le nain
La nuit est tombée. Déjà ?  

La journée avait défilé à toute vitesse qu'il était dur de dire si tu l'avais vu s'écouler ou non. Submergé de boulot, tu avais à peine pris une minute pour toi. C'est pour dire, même prendre une simple pause clope n'avait pas pu être possible. Carburant plus au café qu'autre chose. Sûrement l'une des principales raisons de tes allers et, venus à toute vitesse comme si tu avais le diable aux fesses. À vrai dire, tu étais tellement envahi par ton travail, que tu n'avais même pas pris la peine d'embêter Clélia aujourd'hui. Puis, d'un autre côté ce n'était peut-être pas si mal en fin de compte. Les choses n'allaient pas mieux, mais de mal en pis non plus. Elles restaient telles qu'elles étaient sans de grands avancements. Et cela commence doucement à te lasser de devoir lui courir après sans savoir si c'est réellement ce qu'elle souhaite ou non. Mais, à part causer boulot, la communication n'est plus la même qu'autrefois entre vous. Ce qui est bien dommage.  

Soupirant un coup, tu signes le rapport que tu venais de finir avant de le refermer. C'était le dernier de la journée. Enfin, de cette soirée. T'enfonçant dans le siège, les mains dernières la tête et un coup d'œil à la pendule accrocher au mur de la pièce, tu savoures quelques secondes de paix avant que quelqu'un ne dérange ceci en venant te voir pour du travail supplémentaire.

Déjà, dix heures trente. Finir aussi tard un mardi ce n'est pas un humain. Tu n'as pas spécialement faim, faut dire que trois paquets de chips remplit bien l'estomac en fin de compte. Néanmoins, tu ne dirais pas non à passer un petit moment au bar pour décompresser, se détendre de tout se stresse accumulé et d'évacuer celle engendrée par une journée si éprouvante. Cependant, il n'est pas question de s'y rendre seul. C'est d'un ennui sauf si part chance quelqu'un te tient compagnie une fois sur place, mise à part les pochtrons. Tu t'y serais volontiers rendu avec la présence de William si seulement il n'était pas déjà lui-même occupée de son côté. Et te pointer chez Big pour lui proposer en verre te tenter moyennement. Le laisser en paix avec sa compagne était bien mieux. Au final, il ne restait que les collègues de bureau et, pour le peu encore présent à cette heure, ils ne sont tous aussi appréciable que ça, au point de leur offrir un verre et d'écouter leur problème du jour.

Tous, sauf un.

Après tout, si tu avais accepté d'héberger Wilson pendant quelque temps, c'est qu'il faisait bien partie de ces personnes avec qui, ce n'est pas déplaisant de passer du temps. Et puis, tu l'avais toujours considéré comme un ami, alors pourquoi pas. Pour une fois, cela le fera sortir de son bureau et non pas que pour seulement rentrer chez lui – ou chez toi. C'était une occasion à ne pas manquer et de toute manière tu savais très bien, qu'il n'avait pas les moyens de te dire non. Non pas à cause de sa taille, mais… En fait si, surtout à cause de sa taille. Bien décider pour mettre cette idée en action, tu quittes cette petite salle en récupérant ta veste et déposant les derniers dossiers dans le bureau du grand patron avant de préciser que tu t'en vas. À cette heure, c'est bien plus calme et agréable de défiler dans les couloirs et autres qu'en pleine journée où tout le monde se rentre dedans pressée par le temps. Sachant déjà que le petit scientifique ne voudra jamais coopérer de son plein gré, tu limites les dégâts en commençant par frapper gentiment à sa porte et non en entrant comme un bourrin, à peu près comme d'habitude. Ce simple geste avait de quoi être des plus louches de ta part. Poussant ensuite la porte, tu es peu étonnée de trouver un Wilson le nez dans ses formules. Il y a des choses qui ne changent pas.

« Yo. Ça te dirait d’aller boire un verre, je t’en dois toujours un depuis trois ans. »

Trois ans, n'est pas le chiffre totalement exact, mais c'est ce qui s'en rapproche le plus. Même quand il vivait chez toi, vous n'aviez guère eu le temps pour ce genre de choses. Il était temps de rattraper ça. Sauf que monsieur n'avait pas l'air d'être du même avis. Forcément. S'il avait commencé à dire le contraire, tu te serais demandé s'il n'était pas malade. Avec un grand sourire, tu attrapes sa veste sur le portemanteau, puis te rapproches de lui. « Aller, arrête de négocier mon petit, on y va. » De gré ou de force, il viendra avec toi. Et malheureusement pour lui et son entêtement, c'est la deuxième option qui l'emporte. Tu lui enlèves donc ce qu'il a entre les mains en posant le tout négligemment sur la table. Puis, t'abaissant légèrement pour l'attraper, tu le prends par les jambes et le porter comme un sac de pommes de terre sur l'épaule. Il était prévenu. Ou peut-être pas. C'est ainsi que tu t'en vas de son bureau en renfermant la porte après avoir éteint la lumière. Un petit scientifique sur l'épaule qui se débat comme il peut pour descendre, les quelques collègues trouvent cela étrange comme situation, mais pour ta part, tu ne fais que leur sourire de toutes tes dents en guise de réponse. Personne n'a jamais vu un géant porter un nain sur ses épaules ? Une fois dehors, tu le gardes ainsi jusqu'à être suffisamment éloignée du bâtiment au cas où que l'envie de faire demi-tour et de se cacher à l'intérieur ne le tente. Tu le poses ensuite sur le sol.

« Roh allé, ne fait pas cette tête, ce sera drôle promis. Ça ne te fera pas de mal de te détendre un peu et de sortir de tes quatre murs. On va au bar du Lucky Charm's. J'espère que le videur te laissera rentrer quand même, dis-tu en souriant »



(c) AGORA




L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Mar 29 Mar - 21:51


Et un scientifique bourré. Un !

Les cliquetis métalliques de la machine à écrire rythment la cadence à laquelle les lettres sont imprimées sur le papier, et comme un chef d'orchestre armé de sa baguette, le petit chimiste assis devant dirige les partitions barbantes que sont la somme de ses recherches. À la relecture, la musique n'est certes pas la plus douce à l'oreille, mais il faut bien annoter quelque part les litres d'encre qu'elles représentent, avec l'avantage d'une rapidité de prise de notes indéniable par rapport au bon vieux stylo. Et plus que tout, il n'imposerait pas son écriture en pattes de mouche à ses supérieurs hiérarchiques qui attendaient les rapports complets des résultats de sa dernière formule. Pas tout à fait ce que le petit Higgsbury envisageait de produire à la base, ce serait même plutôt l'inverse, mais elle avait mérité l'attention toute particulière du Gouvernement, aussi s'empressait-il de détailler ses comptes-rendus afin qu'ils soient étudiés dans les plus brefs délais. Il tenait peut-être là un nouveau moyen pour l'institution de traiter les cas des individus pourvus d'un animal ou d'un élément, sans avoir à passer par la case pendaison. Du moins, c'est l'utilité qu'il en imagine pour le moment, encore dans l'ignorance de ce que les grands pontes du Gouvernement penseront de ses dernières expériences.

À la fin de son paragraphe, le rédacteur acharné accorda enfin une pause à ses doigts, et surtout aux touches de la machine martelées sans cesse. Bras étirés au dessus de sa tête, il reporte ensuite son attention sur le petit terrarium placé dans le coin de son bureau de travail, dans lequel évolue une toute aussi petite tortue, qu'il se lève d'ailleurs pour aller regarder de plus près. Marchant aussi lentement qu'il lui était possible au milieu des feuilles de laitue, Newton avait l'air d'être sur un nuage de verdure, à ne jamais manquer de rien sous la supervision de son propriétaire. Il en avait hérité lors de la dernière organisation des pères noël secrets dans l'hôtel de ville, et avait effectivement trouver un certain apaisement à s'occuper de cette bestiole qui, en fin de compte, réclamait assez peu de soins. Une aubaine pour quelqu'un qui avait tout juste le temps de s'occuper de lui-même ! Et quelle tranquillité surtout.

Après s'être assuré que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, Wilson laissa la tortue vaquer à ses occupations au ralenti pour aller retirer la feuille de papier de la machine et aller la ranger à la suite de ses notes recopiées, parcourant attentivement les précédentes à la recherche de la moindre faute ou incohérence. Bien entendu, c'est le moment qu'a choisi l'une des dernières personnes à errer encore à cette heure dans les parages pour se manifester à la porte de son bureau, alors qu'il se prépare à les éconduire poliment en raison du temps qui lui fait défaut. Mais à sa grande surprise, c'est la voix du consultant qui se fait entendre : lui qui l'avait habitué à accompagner ses salutations par une bruyante ouverture de porte au préalable, il fut naturellement étonné de voir un Alaric entrer pour proposer d'aller boire un verre. Bien qu'appréciable, son offre ne pouvait décemment se frayer une place parmi les occupations actuelles du petit scientifique, qui s'excusa platement.


« Ah... je suis désolé, mais j'ai encore beaucoup de travail cette nuit. Et puis je n'ai pas spécialement soif, alors... on n'a qu'à remettre cela à plus tard ? »

Le cas d'Isaac Newton aurait également pu être énoncé pour soutenir devant son collègue son manque de disponibilité -qui changerait son eau et veillerait à ce qu'il ne se retourne pas sur le dos par inadvertance ?-, mais il se dit que l'imposante pile de papiers reliés dans ses mains aurait de quoi le convaincre de sa situation... pourtant, voilà que le gigantesque blond vient récupérer SA veste pour l'approcher ensuite, le rapetisser encore un peu au détour d'un surnom, avant d'aller jusqu'à le dépouiller de son précieux rapport. Interloqué, le brun préparait déjà ses contestations, quand tout à coup, la gravité se joua de lui au moment où Alaric le fit basculer sur son épaule. Telle une vulgaire marchandise, il vole à presque deux mètres au-dessus du sol et ce à travers les couloirs du bâtiment. Passé le stade de la surprise, le petit bonhomme se met alors à gigoter en tous sens pour tenter d'arrêter le train Alaric en marche, secouant les bras et les jambes comme un gamin en plein caprice au supermarché.




« Pour la dernière fois, Alaric : REPOSE-MOI !! Je... je vais te griffer ! Sérieusement, tu es prévenu !! »

Les pires menaces que Wilson ait jamais eu à formuler. Malgré cela, rien ne semble dissuader le consultant de lui infliger de telles conditions de transport, tant et si bien qu'il arrive sans aucune difficulté à le faire sortir de l'hôtel de ville, personne n'ayant essayé de porter secours au minuscule otage sur leur chemin. Ce dernier cessa finalement de se débattre dans le vide, tandis qu'il voit son lieu de travail disparaître de son champ de vision à mesure que sa monture humaine l'en éloigne. C'est moche, très moche d'exploiter ainsi la petite taille des autres pour les forcer à mettre le nez dehors. Accoudé sur l'omoplate d'Alaric et le menton posé dans sa paume de main, il compte avec lassitude les pavés sur le trottoir qui défilent, puisque lutter ne servait plus à rien désormais. Comment allait-il bien pouvoir rattraper son retard ? Il préférait ne même plus y penser. Et une victoire pour le grand blond, qui s'arrêta enfin au bout de plusieurs minutes de marche pour lui faire regagner la terre ferme, non sans réclamer en plus qu'il fasse une meilleure tête à la suite de cet enlèvement. La blague à propos du videur l'enfonça davantage, alors qu'il tire sur sa chemise et son veston rouge pour se raccommoder un peu.




« Ce que tu es drôle... si tu te fais passer pour mon tuteur légal, je rentre aussitôt à la maison. »

Avec grand mal assurément, compte tenu de l'obscurité, mais autant ne pas forcer le destin si celui-ci n'était pas d'aller boire un verre cette nuit. Récupérant sa veste des bras d'Alaric afin de se couvrir, parce qu'il faisait plutôt frais à une heure aussi tardive, le petit Higgsbury n'a d'autres options que de le suivre jusqu'à l'établissement dont il a fait mention, sans oser rétorquer que cela ne lui disait rien du tout. Puisqu'il n'était pas un gros consommateur d'alcool, on ne pouvait dire qu'il avait en tête la liste des bars de la ville. C'est donc en approchant de l'enseigne lumineuse épelant ce nom-là que le scientifique prit le temps de regarder à deux fois la façade des lieux, avant de lever la tête vers le blond.


« Un cabaret ? Ce... ce n'est pas vraiment le genre d'endroit que je fréquente. Est-ce que tu connais bien ? »
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Ven 1 Avr - 14:02



Peut-être ne devrais-tu pas promettre que ceci sera drôle, parce que si cela l'ait pour toi ça ne sera pas forcément le cas pour lui. Même si tu comptes tous faire pour qu'il passe une bonne soirée et non l'entendre se plaindre toutes les cinq minutes qu'il souhaite rentrer. Lui rendant sa veste, tu enfonces ensuite tes mains dans les poches. Marchand, tranquillement en sifflotant d'un air innocent en direction du Bar. Enfin plus exactement le cabaret, mais y a un bar qui n'oblige pas à payer le plaisir des yeux. Une fois face à celui-ci, tu es peu étonnée de voir du monde faire face au videur. Est-ce que celui-là laissera le petit nain entrer ? En espérant qu'il ne juge pas que sur la taille. On voit bien sûr les traits de Wilson qu'il s'agit là d'un adulte est non d'en enfant. D'ailleurs à celui-ci, tu lui réponds en te plaçant derrière un couple:

« Pour être honnête, je n’y suis allé que deux fois et je n’ai pas eu à me plaindre. Je ne suis jamais allé dans cette partie cabaret, mais le bar est agréable et on est bien servi. »

Peut-être qu'un jour iras-tu dans cette seconde partie pour un évènement quelconque ou simplement pour emmerder William en l'exposant un peu plus à des nibards. Au choix. En tout cas, t'y rendre seul n'est ou ne doit pas être quelque chose de plaisant. Et puis pourquoi payer quand on peut avoir la même chose chaque week-end et se faire payer ? Cela revient moins cher autant en déplacement qu'en boisson. En tout cas, il avait une réputation sympathique et il est vrai que c'est agréable de boire un verre sans que les choses ne dérapent comme à chaque fois pour un rien, comme dans les autres Bar de la ville. Votre tour arrivant le videur n'a aucun doute à te laisser passer. Néanmoins, il prend un certain temps en reluquant le petit Higgsbury de la tête aux pieds. Ce n'est pas non plus un enfant déguisé pour entrer dans le monde des grands. Il faudrait être totalement fou pour vouloir accepter de faire une telle chose. Un parent stupide qui ne tiendrait pas à protéger un tant soit peu son môme. Enfin, le videur aussi grand que toi, chauve au regard peu aimable, fini par vous laisser passer en se décalant du passage. Sans un mot, tu passes la porte entrant à l'intérieur. Tenant celle-ci le temps que le nain passe à son tour.

Comme d'habitude, il y a du monde. Même un soir de semaine. Certains fonds la queue pour se rendre au niveau du cabaret, d'autres sont tranquillement installés au Bar ou aux différentes tables mises un peu partout dans la salle. L'ambiance y est. Fille de joie et Gigolo défilent en cherchant des clients à appâter. Donnant des consommations au plus offrant. D'un signe de tête, tu montres deux places libres au niveau du comptoir et tu t'y installes sans attendre. Passant la commande d'une bière tant qu'il en fit de même avec sa propre boisson. Mais il eut à peine le temps de finir sa phrase que tu rétorques aussitôt.« Quoi ? J’espère que tu déconnes, tu ne vas pas prendre ça ? Non, non, donnez lui une pression » Si tu l'invites au Bar c'était pour consommer de l'alcool et non des remèdes de grand-mère. Il était clair que tu n'allais pas être le seul sur la consommation. Et dans le pire des cas, s'il finit dans un mauvais état à cause d'une seule pression, tu le porteras. Ce n'est pas comme si cette action était des plus difficiles avec lui. De toute façon, il n'avait pas vraiment le choix sur tout ça.

« Tu n'as jamais pris autre chose ? Tu n'as jamais bu d'alcool ? Jamais d'excès ou quoi que ce soit de ce genre-là ? Ne va pas me dire que tu es aussi clean qu'un verre propre. Je suis sûr que tu dois avoir certains antécédents douteux »


(c) AGORA




L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Sam 2 Avr - 10:48


Et un scientifique bourré. Un !

La localisation de cet établissement était pour le moins insolite, puisqu'il se trouvait en plein quartier Lyctis, parmi les points les plus culturels que la ville avait à offrir aux touristes et à ses habitants, aussi Wilson y voyait difficilement un rapport. Il est peu probable que l'on se cultive particulièrement devant un diner spectacle, comparé à la montagne de livres de l'Épopée Fantastique ou au théâtre par exemple. Ceci étant dit, il n'était encore jamais rentré dans un tel endroit auparavant, alors il pourrait en être surpris. Pour cela, il vint se placer à côté du blond dans la file d'attente, les portes gardées par un géant à la mine patibulaire, dont le regard le jaugea des pieds à la tête au moment de passer devant lui. Ce n'est qu'une fois mesuré à la hauteur pour consommer quelque chose à l'intérieur que le duo peut s'y faufiler librement, le plus petit laissant son guide de la soirée leur trouver une place au bar où s'installer. Une valeur sûre selon lui, quand bien même il n'ait jamais fait le tour complet de ce que le cabaret proposait à sa clientèle.

Parvenus au comptoir, le scientifique entame l'ascension de son tabouret puis, juché à son sommet pour retirer sa veste, attend que l'autre passe sa commande en premier avant de l'imiter : « Un Diabolo grenadine, s'il-vous-plaît. ». Ne saisissant de suite l'absurdité manifeste de sa requête en tant que non-consommateur, à la limite de paraître enfantine, il se fait bientôt incendier par Alaric pour qui l'alcool semblait être une affaire des plus sérieuses. Alors sans pouvoir ajouter le moindre commentaire à cette correction adressée au barman, la commande part et le petit brun n'a plus qu'à se préparer à l'idée de devoir siroter autre chose qu'une grenadine pétillante. Son hygiène de vie ne manqua pas de faire revenir le consultant à la charge, visiblement déconcerté par son choix initial de boisson, au point de vouloir passer en revue l'historique de consommation de celui qu'il ne pouvait croire abstème. Autant de pression le fit balbutier, comme s'il avait été pris sur le fait d'un acte condamnable.


« Pou... pourquoi douteux ? Non, c'est juste que je ne suis pas vraiment porté sur l'alcool... je n'en bois que très rarement. »

En tout cas, il n'a jamais commandé d'alcool de sa propre initiative. Tout au plus, il prenait un verre de vin ou de champagne selon l'occasion, par politesse plus qu'autre chose, en le laissant à moitié plein à chaque fois. Il ne s'agissait guère d'un vœu quelconque, de restrictions religieuses ou même d'antécédents familiaux qui le prédisposeraient à une addiction, mais simplement d'une question de goût. De plus, il n'était pas sans ignorer les effets neurologiques engendrés par ce type de consommation, alors pour quelqu'un qui bataillait déjà avec son cerveau, pourquoi diable irait-il volontairement le mettre sens dessus-dessous ? D'aussi loin qu'il puisse s'en rappeler, il n'en avait jamais abusé au point de se sentir mal : le petit Higgsbury n'était pas de ceux qui enchaînaient les cuites et les gueules de bois quand il était plus jeune. Vu son gabarit réduit, il n'y aurait certainement pas survécu bien longtemps de toute manière. Regardant un instant l'ardoise suspendue où sont affichées les boissons alcoolisées, au 3/4 parfaitement inconnues au bataillon pour l'initié qu'il n'était justement pas, il finit par baisser les yeux et marmonner :


« Je ne suis pas sûr que le Dr Hammerman approuverait la moindre consommation d'alcool avec mes médicaments. »

Il doit forcément y avoir des précautions à prendre, compte tenu de son traitement. À sa défense, le Dr Hammerman n'avait plus eu besoin de le mettre en garde à chaque séance depuis un bon moment puisqu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, ses habitudes n'en faisant pas un cas à risques aux yeux de son psychiatre. Du moins tant que son patient ne se fait pas enlever sur son lieu de travail puis forcer à prendre une bière par un grand costaud ! Mains jointes sur ses jambes en attendant les commandes, Wilson pivote légèrement sur son tabouret haut afin d'avoir un aperçu des alentours. Tandis que les bruits de salle vont bon train sur fond de musique, sûrement en provenance de la partie cabaret, beaucoup d'allers et venus attirent son regard curieux, et il ne lui faut pas longtemps pour remarquer deux, trois détails qui l'étaient plus encore. N'étant habituellement le genre à juger le moine à son habit, il fallait reconnaître pourtant que certaines personnes ici présentes affichaient des ensembles d'aucuns qualifieraient d'osés, autant des femmes que des hommes qui naviguaient inlassablement entre les groupes de clients, partaient avec l'un d'eux peu de temps après avoir discuté... Quelque chose tilta finalement dans son esprit et, d'un air un peu troublé, le scientifique se pencha vers son voisin pour recourir à son expertise.


« Alaric ? Il y a des... gens... hum, légèrement vêtus qui ne cessent de faire le tour des tables. Ce ne sont pas des serveurs... n'est-ce pas ? »
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Sam 2 Avr - 20:23



Certains antécédents douteux. Comme si le fait d'être un petit scientifique le rendait irrémédiablement suspect a force d'être en contact de produits chimiques et autres composant on ne peut plus dangereux. Non pas que tu l'imagines en train de piquer ses propres résultats pour en faire de la poudre ou quoi que ce soit dans ce genre qui finirait dans sa petite réserve secrète. Mais jamais tu ne l'avais vu en présence d'alcool, ou bien entendu quoique ce soit d'étrange dans son cas. Personne n'est jamais aussi clean qu'on le dit. Mine de rien, il était tout de même assez discret dans son genre sur pas mal de détail de sa vie. Enfin ce n'était que de la curiosité de ta part jusqu'à ce que sa réponse éclaire un peu plus ses détails. Après tout, tout le monde n'apprécié par forcément l'alcool. Une bonne soirée ne devait pas obligatoirement finir arroser avec une grande partie des invités qui ont de grosses difficultés à marcher correctement. Certains, supporter mal celui-ci qui plus est. Mais c'est sûrement la faute au fait d'être entouré d'une majorité plus buveuse que l'autre. Plus tu y penses et plus en conclus qu'il y en a peu des personnes comme Wilson dans ton entourage. Voir même, pour être plus exact, c'est même le seul qui boit si peu. C'est comme les fumeurs. Quoique, pour ce cas, William le rejoint.

Tu attrapes le bol d’olive posé un peu plus loin. Personne ne s’en préoccupant, tu le fais glisser entre vous deux piquants à l’aide d’un des deux cure-dents, dans une première en la portant à ta bouche avant de lui répondre finalement :

« Boire une fois malgré ton traitement ne va te tuer t’inquiète pas. Ce n’est pas si dramatique un seul écart. »

Ce n'est pas comme si vous fêtiez quelque chose d'important et que l'alcool coulait en abondance. Ce n'est qu'un verre ou deux histoires de se détendre et de décompresser d'une longue. De penser cinq minutes à autres choses qu'au boulot qui offre cette sensation de ne jamais s'arrêter. Tu ne sais rien de ses médicaments, à vrai dire, tu venais d'apprendre à l'instant même qu'il en prenait, mais faire un petit écart une fois n'avait pas de conséquence si dramatique. Aston aussi était quelqu'un de beaucoup trop sérieux et tu en venais à te demander s'il savait se laisser aller quelques fois lui aussi. Peut-être qu'il était du genre comme Wilson, restant enfermer dans son bureau à être submergé par le travail, ne sortant que dans de très rare occasion de ses quatre murs et la boisson n'étant pas son fort. Quoi que croiser Hammerman dans les couloirs du bâtiment étaient finalement quelque chose de beaucoup, plus récurrent qu' Higgsbury. Piquant une nouvelle olive que tu manges directement après, tu imites le petit scientifique, puis admires à ton tour le monde dans la salle. Enfin, ce que tu admires réellement, ce sont les quelques demoiselles qui défilent entre tables et clients de manière très aguicheuse. Même s'il est clair pour toi que tu ne viendrais pas te servir ici, il faut reconnaitre que le plaisir de l'œil en valait au moins la peine. Souriant en regardant Wilson, s'en est à croire qu'il pourrait rougir à force de voir autant de personnes se trémousser sous ses yeux.

« Non, ce ne sont pas des serveurs. Mais des filles de joie et gigolos. C’est une sorte de petit supplément au cabaret on va dire. »

"Petit supplément", tout le monde savait que ceci était une grande partie qui permettait de faire tourner la boutique. Mais le petit nain auprès de toi venant pour la première fois, il ne connaissait pas encore tous les secrets que pouvait renfermer ce cabaret. Et il n'était pas question de l'effrayer dès maintenant. Il paraissait si perturbé, n'avait-il jamais vu de personne ainsi ? Ce n'est pas ce qu'il manquait dans les rues un peu mal fréquentées de la ville. Elles étaient certes plus classe est civilisé que les prostitués habituels, il n'en restait pas moins qu'elles s'en rapprochaient le plus. Alors, que vos consommations venaient d'être posées sur le comptoir, une blonde s'approcha de toi en murmurant quelque mot. Une gentille invitation à discuter un peu en bonne compagnie et faire un petit tour à l'étage si le cœur y était par la suite. Quoique celle-ci fût des plus intéressantes, mais comme à chaque fois, tu refuses poliment embrassant sa joue « Une autrefois peut-être ». Ceci n'est jamais arrivé, mais l'espoir fait vivre. Déçu, même si elle ne le montrait pas directement, la jeune femme fit demi-tour en allant chercher une nouvelle proie.

« Détend-toi, personne ne va te manger si tu ne le désire pas. Enfin, je ne connais pas tes critères de gout en homme, mais si tu changes d’avis je pense qu’il y a du choix ici, dis-tu d’un petit air moqueur. »

S'il avait été hétéro, ou ne serait-ce que Bi, tu aurais pu tenter de jouer les entremetteurs ce soir en le casant avec l'une des nombreuses filles ici présentes pour une nuit agréable. Mais tes goûts en hommes étant peu prononcés, tu ne pouvais pas malheureusement pas t'amuser à ça. D'ailleurs, comment pouvais-tu le faire sans savoir s'il avait oui non quelqu'un dans sa vie ? C'est une question qui allait devoir être posée et creuser en profondeur pour avoir une quelconque réponse. Tu te tournes pour prendre ta bière et la lèves légèrement:

« À notre première fois au bar ensemble, va si mollo avec la pression hein, dis-tu en cognant gentiment son verre. Ne parlons pas de boulot. Alors, dis-moi un peu, je suis curieux, il n'y a personne dans ta vie même si je sais que tu travailles beaucoup. Ou au moins qui te plaît ? »


(c) AGORA




L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Mer 6 Avr - 17:48


Et un scientifique bourré. Un !

À moins qu'il ait l'esprit plus mal placé qu'il ne le soupçonnait, ces personnes ne semblent pas se contenter d'apporter leurs boissons aux clients du bar, dans des uniformes de travail passablement douteux de surcroît. Et dire qu'il n'y avait pas prêté attention avant d'arriver au comptoir ! Il faut dire que ce n'est pas le genre de choses qu'il se serait attendu à voir en allant prendre un verre en la compagnie du consultant. Ce dernier confirma bien assez tôt les à-priori du petit scientifique embarrassé, présentés comme une activité secondaire pratiquée par la maison, en dehors du débit de boisson et du cabaret, ce qui expliquait les disparitions volontaires des clients une fois approchés par ces employés particuliers. On en retrouvait certes dans les rues à certaines heures de la nuit, bien que Wilson ne s'y promène jamais pour pouvoir les voir à l’œuvre, mais la découverte n'avait pas manqué de le prendre de court. Des bruits de verre l'amènent finalement à détourner les yeux de ces transactions à la fois commerciales et intimes pour les reporter sur le barman, qui vient déposer les consommations du duo. Un duo en proie de devenir un trio, à moins que la femme venue se pencher à l'oreille d'Alaric ne fasse en sorte de le laisser boire en solo, en emportant son collègue le temps d'un "supplément" à l'étage au dessus. Piquant timidement dans une olive tandis que la dame blonde repart en quête d'une âme à satisfaire contre rétribution, le petit brun s'étouffe à moitié avec lorsque le guide du cabaret le rassure quant au catalogue varié de gigolos susceptibles de lui plaire, dans le cas où il serait d'avis de se laisser tenter une fois prochaine. Rouge de gêne et de l'olive qui avait voulu s'installer dans un coin de sa gorge pour ne jamais en sortir, il ne sait trop comment réagir à une telle offre.



« D-D'accord, je... euh, j'y penserai... ? »

En parfaite honnêteté, il n'est même pas sûr d'être le genre à recourir à ces méthodes, même pour chasser la solitude. C'est ainsi, il se ne voyait guère approcher ou se laisser approcher afin de bénéficier de ces services, contrairement à la facilité dont pouvait faire preuve le grand blond dans le domaine. Qui sait, peut-être était-ce là le but caché derrière cette invitation à sortir... En le voyant prendre son verre, le petit chimiste en fait de même et ramène le sien jusqu'à lui, pour les entrechoquer au détour d'un toast à ces rares occasions où il part le tirer de son travail pour lui faire voir des nouveautés. Et à la question qui s'en suit, Wilson se rend compte de la discrétion dont il a toujours fait preuve malgré lui, même avec un ami, quoi que ses habitudes de travail en faisaient quelqu'un de trop renfermé pour suspecter une vie sentimentale des plus épanouies. Sans qu'elle ne soit spécialement intrusive, il fut quelque peu embêté d'être confronté à cette question. Mais à force de tout mettre au second plan de cette manière, comme il l'avait toujours fait depuis qu'il était au Gouvernement, il ne faut pas s'étonner des conséquences à venir.

« Non, personne. Comme tu l'as dit, je n'ai pas le temps de... sortir et voir du monde. Je doute que quelqu'un ait seulement l'envie d'aller me tirer de mon laboratoire pour passer un peu de temps avec moi. »

Mis à part pour Alaric bien entendu, quitte à ce que ce soit à la force de ses bras pour le balancer sur son dos et l'empêcher de rédiger ses rapports. Peu de raisons le poussaient généralement à mettre le nez hors de son bureau, si ce n'est pour rentrer chez lui ou pour aller voir Hammerman lorsque ses horaires le permettent. À se demander comment le consultant ne venait pas lui aussi à oublier son existence, autant qu'il oubliait de toquer avant d'entrer au moment de lui rendre visite. Pourtant, il ne pouvait reprocher à quiconque -si ce n'est lui-même- de ne pas chercher à se rapprocher de lui, que ce soit amicalement ou avec un peu plus d'affinités, car conscient de ne pas être évident à vivre au quotidien avec ses problèmes. La tête emportée ailleurs dans ce flot de pensées, l'intello à cornes essaya distraitement d'attraper la paille de sa boisson du bout des lèvres, avant de se rappeler le changement de commande à l'origine du nouveau liquide brun contenu dans son verre. C'est vrai qu'une paille ne ferait probablement pas l'affaire avec une pression. Se ravisant donc, il eût néanmoins un petit sourire reconnaissant à l'égard du blond.

« Enfin, au moins tu es là pour m'éviter de prendre la poussière. Je te remercie d'ailleurs pour l'invitation, même si l'endroit est plutôt...
atypique, il n'est pas dépourvu de charme.
»

Après tout, l'espace demeurait confortable, propre et accueillant, au-delà du personnel qui s'assurait lui aussi du confort tout particulier de sa clientèle. Dans sa tête, les bars tendaient à ressembler plutôt à des espèces de tavernes, où les effluves d'alcool suffisaient à elles seules à faire tourner la tête, sans avoir à passer la moindre commande pour s'intoxiquer. Pas exactement le genre d'endroits où il le sentirait très à l'aise, aussi le choix d'Alaric n'était pas si mal que cela en fin de compte. Sur cette lancée de nouvelles choses, le petit Higgsbury leva enfin son verre pour en prendre une gorgée, tout en réfléchissant au sujet de cette conversation.

« Oh, c'est amer... Hum, et toi alors, tu n'avais pas rencontré quelqu'un ? Je n'ai jamais osé chercher à en savoir plus pendant que vous m'hébergiez avec William, et ce dernier ne pouvait pas réellement m'en dire davantage. »
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Jeu 7 Avr - 22:43



Ce petit malaise, qui s'est affiché sur le visage de Wilson alors qu'il devenait rouge par la proposition à trouver quelqu'un ici, avait quelque chose de légèrement drôle à voir. C'est toujours aussi plaisant pour toi de le rendre dans cet état. Mais, sait-on jamais il pouvait vraiment tomber sur quelqu'un d'agréable même dans un tel lieu. Mais avant de vraiment aller plus loin sur le terrain, mieux valait s'assurer s'il avait déjà quelqu'un, ou non, dans sa vie. Si discret, le petit Higgsbury que tu n'en savais rien. Peut-être, ne voulait-il pas s'engager avec n'importe qui, attendant le bon et celui qui durait pour une éternité. Ou bien, c'est le fait d'avoir des vues sur quelqu'un qui l'empêchent de faire le pas vers qui que ce soit. Comme s'il avait peur de louper sa chance. Boisson en main, tu en prends une longue gorgée tout en écoutant le scientifique. Finalement, un peu surprit qu'il n'ait vraiment personne, en sa compagnie. Même pas un petit flirt.

« Oui, sans moi il faudrait utiliser tout un attirail de produit ménager pour te dépoussiérer. Et ce ne serait pas une chose des plus simples à faires »

Parfois, tu te demandes, si tu ne prenais pas le temps de venir l'embêter un peu et de le forcer à sortir de son petit trou confiné au fin fond des bureaux, qui le ferait ? Qui prendrait le temps de s'assurer qu'il ne tournerait pas fou avec toutes ses recherches, produit qui flotte dans l'air et tutti quanti ? Les gens du gouvernement ne pensent qu'au résultat et non reste, ce qui est bien dommage. D'ailleurs, tu es peu sûr que la liste d'amis du petit chimiste soit des plus longues. Sur qui pouvait-il bien compter si tu n'étais pas là ? Peu de monde. Chassant tout ça, connaissant maintenant sa situation sentimentale, tu pouvais te permettre de jouer les entremetteurs avec lui. Peut-être que l'un des hommes se faufilant entre les tables lui plairait. Cependant, tu ne t'attendais pas à ce que la question te soit retournée. Soupirant longuement après avoir bu un peu, tu ne sais pas quoi répondre à cette question. Non pas que tu ne le souhaites pas. Mais tu es toi-même perdu dans toute cette histoire qui est la tienne. C'est sûr, il est plus simple de s'occuper des histoires de cœur des autres que celle qui nous concerne.

« L’avantage d’être sourd et muet, dis-tu en souriant vaguement »

Ah, ça ! Quel avantage. Les secrets été au moins bien garder avec lui, même sous la torture. Mais, même s’il était agréable de lui en parler, il n’ait pas toujours pour autant de bon conseil.

« C’est assez compliquer dans ma vie à vrai dire. Il y a cette fille qui est juste parfaite… dans tous les domaines qui soit. Mais notre relation… amical s’entend, n’est pas au beau fixe. Je ne sais pas trop ce que je vais faire pour le moment. Enfin si, t’exclame-tu en levant ta consommation, boire ma bière et passé une bonne soirée. »

Ne pas penser à Clélia pour ce soir n’est pas la plus mauvaise idée qui soit. D’ailleurs, tu t’empresses bien vite de changer de sujet pour revenir sur le petit nain qui devenait grand en étant rentrée pour la première fois dans un cabaret.

« Dis-moi un peu, je me suis toujours demander… tu es gay depuis de combien de temps ? Tu l’as toujours su ou c’est venu d’un déclic ? »


(c) AGORA




L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Mer 13 Avr - 16:27


Et un scientifique bourré. Un !

D'abord parce que la vie privée du consultant lui appartenait de droit, et qu'il n'était venu à l'esprit du petit Wil de s’immiscer de la sorte uniquement pour satisfaire sa curiosité passagère. La collaboration de son colocataire n'étant pas non plus une option efficace pour en apprendre davantage, il avait fini par laisser couler ces petits potins qui ne le concernaient pas. Jusqu'à ce soir tout du moins, puisqu'il a justement l'occasion de retourner la question à son envoyeur, lequel se mit alors à bénir les fonctions manquantes de son ami dans des situations comme celles-ci. Mais il semblerait que la femme dont il parlait, celle qui lui pose tant de soucis en ce moment, ne soit pas le sujet sur lequel il souhaite le plus s'étendre. Message reçu, le scientifique sourit donc gentiment en le voyant lever son verre à ses plans de la soirée, visiblement décidé à se sortir de la tête ces tracas sentimentaux. Se risquant quant à lui à affronter l'amertume appréhendée de sa boisson, moins présente toutefois à la deuxième gorgée, il se fit encore avoir par le blond lorsqu'il s'empressa de rediriger les projecteurs sur sa minuscule et insignifiante personne. Décidément, il avait ouvert en grand les vannes des questions personnelles à lui adresser ! Comme s'il avait pris soin de les noter au fur et à mesure en attendant le moment propice pour les expédier ensuite au visage du concerné, lorsqu'il n'aurait aucune occasion de se soustraire à cette vague d'intérêt. Qui sait d'ailleurs si ce n'était pas fomenté depuis le début... Il le sermonna donc nerveusement :


« Toi et tes indiscrétions...! Je vais finir par croire que tu m'as emmené boire un verre juste pour me faire passer un interrogatoire. »

Déformation professionnelle ? Peut-être bien que le consultant avait besoin d'une bonne pause dans son travail, lui aussi. Avec l'étrange sensation d'être une espèce animale rare et en voie d'extinction, observée de près par un Alaric curieux de son mode de vie au cours d'un documentaire, le petit Higgsbury se replaça sur son tabouret vertigineux en y réfléchissant. Depuis toujours, certainement pas. Il se souvenait être passé par cette fameuse étape freudienne au cours de la petite enfance, où l'on développe habituellement des sentiments plus affectueux envers le parent du sexe opposé ; même si dans son cas, la figure la plus maternelle à ses yeux eût été la nourrice. Par la suite, principalement par manque de sociabilité de sa part, il ne s'était vraiment posé la question de savoir s'il ressentait quelque chose de si profond qu'on le dit pour les fillettes de son école, ses centres d'intérêt n'incluant pas les amourettes.

« Je m'en suis rendu compte à l'adolescence. Avant cela, je pensais apprécier une fille de ma classe, mais il s'avérait que j'essayais seulement de faire comme les autres garçons. Avec du recul, c'était un peu idiot. »

Imiter le comportement des autres afin de se fondre dans la masse, à un âge où on n'avait de plus préoccupant que le nombre de billes à miser avec ses camarades dans la cour de récréation, il y a de quoi trouver cela absurde aujourd'hui. D'autant plus qu'il n'avait jamais réellement eu d'ennuis particuliers à assumer ses préférences des années plus tard, du moment qu'elles restaient dans le dos de ses parents. Non content de ne pas avoir la foi, il n'aurait manqué qu'une nouvelle de ce genre pour les achever une fois pour toutes, ce qu'il ne souhaitait bien évidemment pas. À partir du moment où l'on préfère vouer sa vie à l'adoration d'une déité, dont l'existence ne peut être scientifiquement prouvée, en se complaisant dans des préceptes stricts et des prières dans l'espoir d'accéder à un monde paradisiaque après la mort, on est assez peu enclin à accepter ce qui ne colle pas aux vieilles écritures. De l'histoire ancienne qui n'a plus grande importance, aussi Wilson balaya tout ceci à l'aide de son verre, avant de chercher le moyen de faire pencher la balance de l'autre côté, histoire de changer. Pourquoi serait-il le seul à devoir exposer des bribes de sa vie privée ? Tenant là une occasion de laisser aller sa propre curiosité à l'égard de son collègue, le petit brun reprend aussitôt la parole pour éviter que l'autre ne s'en charge :

« À mon tour de poser une question personnelle, n'est-ce pas ? Ton... second travail, est-ce quelque chose que tu fais depuis longtemps ? À vrai dire, compte tenu de tes capacités -de consultant s'entend-, je suis surpris que tu ne te sois pas plutôt tourné vers un poste au sein même de la police. »


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Jeu 14 Avr - 23:00



La curiosité est un vilain défaut. Est ça, tout le monde le sait ! Mais dans ton cas, c'est plus un avantage qu'autres choses au vu du métier que tu pratiques. Sauf que s'en servir alors que la soirée est censée se baser sûr de la détente, c'est assez bas. Enfin, disons plutôt que la curiosité qui t'attire à ce moment à ce précis est plus indiscrète qu'autre chose. C'est une question qui ne te regarde absolument pas et qui est des plus privées. Pourtant, tu n'avais pas pu t'empêcher de la poser quand même. Apprendre à tourner sept fois ta langue dans la bouche avant de l'ouvrir n'est absolument pas dans tes cordes. Pourtant, tu avais déjà essayé quelquefois mais, le résultat final était vain. Néanmoins, vous étiez d'accord tous les deux pour dire que tes questions étaient n'avait pas lieu d'être. Et tu ne pouvais pas t'empêcher de rire légèrement en répondant à sa réponse:

« Crois-moi que si je voulais te faire passer un interrogatoire, tu n’aurais ni la possibilité de boire, ni celle de t’enfuir à tous moment. »

Tu bois une bonne gorgée histoire d'approuver toi-même ta réplique. Il n'est pas cloué à sa chaise ni même enfermée entre quatre murs. S'il voulait rentrer – bien qu'il ne soit pas question de le faire, bien évidemment – il le pouvait. Alors qu'en plaint interrogatoire avec toi, l'alcool ne serait pas au rendez-vous, les menottes seraient autour de ses mains et tu serais loin d'être aussi aimable. Non vraiment, qu'il s'estime heureux de passer ce genre d'interrogatoire-là en ta présence à une heure pareil, et non ceux qui s'accordent d'un côté plus strict et professionnel. Cependant, tu écoutes attentivement sa réponse. Imaginant dans un petit coin de ton esprit un mini Wilson qui tente de faire comme tout le monde en s'approchant des filles. Bizarre quand tu le vois ainsi, il te paraît étrange. Comme si le fait de le voir flirté avec des jeunes filles ne lui va absolument pas au teint. Non pas qu'il était forcément prédestiné à être gay, mais l'ayant toujours connu comme cela, c'est bien compliquer au final de penser qu'il pourrait être diffèrent sur ce point-là.

« Le jugement des autres quand on est ados est souvent blessant. Enfin, tu le vis bien et tu te moques des remarques, c’est le principal, je trouve. Tant que tu te sens bien comme ça. »

Au final, ceci reste toujours le point le plus important. Tant qu'il le vit bien, c'est tout ce qui compte. Tu réfléchissais à tout ça en imaginant ce qu'aurait pu être ta vie, tu avais finalement été gay, ou du moins avec des penchants pour les hommes en plus. Est-ce que cela aurait changé quoi que ce soit à ton mode de vie actuel ? Peu probable, si ce n'est peut-être ramené plus de clients à la maison et éventuellement faire du rentre-dedans à William pour l'emmerder un peu. Dès que c'est possible, c'est toujours un réel plaisir. Mais tu chasses soudainement ces pensées entendant les questions du petit scientifique. Comme quoi, tu n'es pas le seul à vouloir le bombarder de questions assez gênante ou indiscrète. Mais par où commencer cependant ? Cela ne te dérange pas tant que ça en fin de compte, ce n'est pas comme s'il t'avait demandé qu'elle fût la dernière à avoir fait un petit tour dans le lit le week-end dernier. Tu te permets de piquer une olive et de la manger tranquillement avant de prendre le temps de lui offrir une première réponse.

« Autrefois, j'avais un poste dans la police. Mais, je n'ai jamais vraiment apprécié leur méthode et les ordres. J'avais besoin d'un peu plus de liberté et puis la manière dont je fonctionnais était souvent bien moins comment dire… Brutal dans un sens. Je voulais aider, arrêter ceux qui devaient l'être, mais sans forcément passer par la case pendue. Je n'avais pas la même conviction qu'eux encore moins étant Domae. Alors, le mieux était que je continue de travailler dans le gouvernement, mais plus à mon compte qu'autres choses. »

Sûrement, la chose la plus raisonnable à faire. Qui sait combien de temps tu aurais supportés de travailler avec eux de cette manière ? Néanmoins, sans être vache à ce point-là, tu ne regrettes rien, car en fin de compte, tu as appris beaucoup ayant tout de même ce poste durant quelque temps et sans ça jamais tu n'aurais pu devenir le consultant que tu es aujourd'hui. Peut-être un mal pour un bien, ou une connerie dans ce genre-là. Tu soupires un coup en te frottant la nuque, tournant ton siège complètement pour appuyer ton dos contre le comptoir. Un dossier n'aurait pas été du luxe à ses chaises. Sûrement fait exprès pour obliger les consommateurs à prendre une chambre pour se relaxer davantage.

« Sinon, oui, cela fait bien des années que j'ai ce deuxième boulot. À vrai dire, je n'avais pas vraiment d'autre choix puisque mes revenus étaient – et le sont toujours d'ailleurs – bas. Payé, le loyer de l'appartement, les factures, nourrir deux bouches cela faisait peu. Et comme au final il n'y a que moi qui ai un boulot fixe, fallait bien trouver un moyen pour arrondir tout ça. »

Il est vrai que tu aurais pu te tourner vers n'importe quel boulot, comme videur, cassier ou bien même éboueur. Mais non. Utilisé, l'utile à l'agréable semblait ce qui avait de mieux. Enfin, pour être honnête, tu n'avais pas vraiment réfléchi, c'est là, la première option qui s'est ouverte à toi. Puis tu as fini par vite y prendre goût en un sens. Au fil du temps, cette idée qu'on te paie un peu moins que les autres parce que tu étais d'une famille et que la majorité était normale soi-disant parlant, avait fini par être quelque chose que tu pouvais considérait comme vrai. Mais bon, tu ne leur en voulais pas tant que ça. Ils avaient leur raison d'être méfiants envers toi, même après autant d'années auprès d'eux, et même si c'était la galère, tu savais comment t'en sortir et avait toujours un petit plan de secours en cas de pépin. Même s'il est vrai que c'était tout de même assez embêtant, tu t'y es rapidement fait pour ça aussi. Changeant tout aussi vite de sujet, tu reviens à la charge avec d'autres questions plus personnelles. On ne change pas les bonnes habitudes.  

« Dis-moi… Désolée si je t'embête avec ça, mais je suis d'un naturel curieux, tu le sais. Je me demandais, il n'y a jamais eu personne qui te faisait l'œil dans le gouvernement ? Quelqu'un qui te plaît et pour qui te réserve, hein, petit cachottier ? »


(c) AGORA




L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Jeu 12 Mai - 13:04


Et un scientifique bourré. Un !

Ne connaissant guère le parcours professionnel de son collègue, au-delà de son métier de consultant dans lequel il l'avait toujours connu depuis son entrée dans le Gouvernement, Wilson s'interrogeait donc tout naturellement sur ce choix de double carrières censées compléter un revenu mensuel. N'était-ce rien de plus qu'un moyen de joindre l'utile à l'agréable, une solution provisoire pour arrondir les fins de mois les plus difficiles, ou bien un boulot à part entière ? L'ayant entendu se plaindre à maintes reprises des inconvénients imposés par le travail de consultant, il s'était plus souvent posé la question à lui-même, plutôt qu'à l'intéressé, sur ce qui l'avait poussé en premier lieu à se tourner vers ce domaine si contraignant. Dans la mesure où il était régulièrement réquisitionné pour des affaires au point de les accumuler, sans bénéficier de la même paye qu'un policier avec un minimum de grades, pourquoi ne pas l'avoir intégré directement ? Sa force, mais aussi son intelligence remarquable, sont d'autant plus d'atouts mis à la disposition des forces de l'ordre. Or, à la surprise du petit scientifique, Alaric confirma justement une carrière passée dans la police, qu'une éthique trop peu conformiste l'avait poussée à s'orienter différemment. C'est avec grand intérêt qu'il écouta les honorables convictions du blond, un cure-dent logé au coin de sa bouche pendant qu'il mâchouille une olive.

Il est vrai que le principe de la peine de mort instaurée à Quederla, en particulier pour les Élémentis et les Domae condamnés, était aussi obsolète que déplaisant à ses yeux. Si la nature de ses recherches ne s'était pas trouvée sous le sceau de la confidentialité, le chimiste aurait certainement fait part de ce qu'il pense être l'alternative la plus adéquate pour éviter la mise à mort systématique des membres des Familles, quand bien même son projet attendait encore l'approbation de ses supérieurs pour garantir la moindre résolution nouvelle. Au fond, perdre son pouvoir pourrait s'avérer regrettable, mais à choisir entre cela et sa propre vie, l'échange lui paraissait des plus honnêtes. Ce sont ensuite les restrictions financières qui sont énoncées parmi les raisons de cette seconde profession, en compensation de celle que son colocataire n'avait jamais pu trouver. Présentée ainsi, il est clair que la situation nécessitait certaines mesures drastiques, entièrement assumées par Alaric, ce qui ne manqua pas de susciter une certaine admiration chez son petit auditeur.

Tout du moins, jusqu'à ce que le blond replonge dans cette indiscrétion maladive qui est la sienne, encore et toujours dirigée vers la vie sentimentale parfaitement inexistante de son camarade de bar ! Cette fois-ci, c'était pour suspecter l'existence d'un potentiel amoureux sur son lieu de travail, puisqu'il ne le quittait presque jamais au quotidien. Malgré toute l'insistance dont il faisait preuve depuis qu'ils étaient assis, le dépourvu fit de nouveau changer le teint du pâlot scientifique en une couleur avoisinant celle de son veston. Que prenait-il au consultant de le harceler à ce point sur sa vie privée ô combien plate ? Heureusement qu'aucune autre olive ne se trouvait dans sa bouche à ce moment-là, même si la prochaine allusion déplacée risque bien de le faire s'étouffer lamentablement sur le comptoir.



« M-Mais...! Veux-tu bien arrêter avec ce genre de questions ? Je n'ai pas... »

Au vu de sa réaction, il semblait assez mal parti pour essayer de prétendre le contraire, en particulier avec un ex-policier attentif aux moindres détails de son mal-aise apparent. À croire qu'il était depuis longtemps au courant de ce qui se tramait dans cette petite tête échevelée, et il ne resterait alors plus à cette dernière qu'à aller trouver refuge dans les sanitaires du cabaret afin de disparaître pour de bon, emportée dans le tourbillon de la chasse d'eau... à moins qu'il ne panique encore pour un rien. Wilson en vint à se refermer sur lui-même comme une coquille, non seulement gêné d'être aussi souvent le centre de l'attention, mais également à l'idée de parler de cela avec Alaric, aussi il détourna le regard en direction de la collection de bouteilles exposées de l'autre côté du bar.


« Bon, hum... il y avait quelqu'un à un moment donné, mais il n'est pas tout à fait disponible, pour ainsi dire. Voilà, il n'y a rien d'autre à ajouter... »

Autant écarter au plus vite ce sujet de la conversation avant que l'intéressé ne le tanne davantage pour obtenir les renseignements supplémentaires qu'il ne souhaitait certainement pas divulguer. De toutes manières, il s'était rapidement convaincu de passer à autre chose puisqu'il aurait été inutile de s'aventurer sur cette route, barrée quoi qu'il arrive. Pourtant, le petit brun se sentait assez ridicule, aujourd'hui encore, pour oser en discuter avec son collègue. Priant donc pour qu'un nouveau thème sorte du chapeau de ce dernier, l'embarrassé s'en va à la conquête du bol d'olives, à ses risques et périls avec les questions inattendues de son voisin ; jusqu'à ce qu'une main se pose tout à coup dans son dos, pour remonter ensuite sur son épaule, tandis qu'une voix féminine glisse quelques paroles aguicheuses au creux de son oreille en le faisait sursauter sur son tabouret. À côté de lui, l'une des employées spéciales du cabaret était penchée de toute sa générosité à hauteur du visage de son éventuel client. Ayant à peine accordé un regard en biais avant de le raccrocher aussitôt aux bouteilles décoratives, comme s'il n'avait pas l'autorisation de la regarder, en dépit du corset qui semble la donner à qui le veut, Wilson sentit une fois de plus sa figure tourner au cramoisi face à ces sollicitations.



« N..n-non merci, mademoiselle, je ne... je ne suis pas intéressé.. ? »

Avec un aimant à femmes tel qu'Alaric en sa compagnie, il était loin de s'imaginer que l'on vienne lui soumettre aussi les services très particuliers de l'établissement. Pourra-t-il un jour retrouver sa pâleur d'antan, avec autant d'éléments mettant sa sensibilité à rude épreuve ? Lorsque la travailleuse accepta enfin d'aller effectuer ses heures auprès d'un autre client de la salle, il dut tapoter à l'aveugle la surface du comptoir à plusieurs reprises avant d'y trouver son verre et de l'expédier à ses lèves, comme pour éteindre un incendie de confusion. Sauf qu'en lieu d'eau glacée, ce n'est qu'une vague d'amertume soudaine qui le frappe et le noie, tant et si bien qu'il lui faut reposer sa bière en catastrophe pour tousser ce que sa gorge avait eu grand mal à tolérer. Un diabolo grenadine se serait avéré nettement plus rafraîchissant ! Sa respiration finalement retrouvée, c'est d'une voix encore tiraillée par la noyade qu'il réprimande l'hilarité de son collègue.



« Ne te moque pas ! Je n'ai pas l'habitude... »

De consommer de la bière, ou bien d'être abordé à des fins intimes ? Les deux sans l'ombre d'un doute.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   

Revenir en haut Aller en bas
 
Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quederla :: Archives~ :: Les Archives :: Les RPs 2016-