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 Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}

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Alaric J.R WatsonMessages : 280
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Mer 25 Mai - 14:19



D’un naturel curieux, mais surement lourd aussi non ? Le pauvre petit Wilson n’a pas d’autre choix que de supporter tes petites questions de plus en plus délicates. N’as-tu donc pas un minimum honte, ou ne serait-ce qu’un peu de respect pour sa vie privée ? N’étant déjà pas très à l’aise dans ce lieu, tu es loin de lui faciliter la tâche. Il pourrait tourner au rouge cramoisi à cette seconde même que tu continuerais pour le simple fait de satisfaire ton envie. Peu professionnel, tout ça. Pourtant, tu ne comptais pas le lâcher, pour celle-ci en tout cas. Peut-être cesserais-tu un peu après avoir eu des réponses.

Quoi qu'il en soit, tu imaginais bien le petit scientifique avoir un petit faible pour quelqu’un, voire même une sorte de petite aventure avec un collègue de bureau. À l’abri des regards indiscrets, dans le cagibi du gouvernement. Ce serait étonnant et plutôt marrant d’apprendre ce genre de petit détail insolite venant de quelqu’un d’aussi timide que lui. Ce n’est pas parce qu’il l’était et qu’il avait de quoi être plutôt renfermé sur lui-même qu’il ne lui arrivait pas de faire quelques folies de temps à autre. Mais le connaissant tout de même un peu, tu n’y mettrais pas non plus ta main à couper. Après cela reste tout de même Higgsbury. Peu surpris de le voir réagir ainsi, comme d’habitude, tu le prends de cours avec tes questions, tu le regardes se renfermer petit à petit alors que son regard se perd ailleurs. L’aurais-tu vexé ? Comme d’habitude voyons ! Mais tu ne peux pas t’empêcher de sourire. Le nain ressemble à un gamin qu’on refuse de le laisser jouer dans la boue avec ses amis. Un jour peut-être, tu le laisseras en paix, mais celui-là n’est pas près d’arrivée.

Tu te mets donc à fixer le même point, en attendant qu’une réponse veuille bien montrer le bout de son nez, ou bien qu’il décide lui-même de changer de sujet. Tu n’en seras que déçu de pas avoir eu d’explication sur cette part de mystère. Tant que tu peux l’enquiquiner un peu au final, tu trouveras toujours le moyen de t’amuser. Mais tu n’as pas bien longtemps à entendre que sa voix résonne enfin, mais avec trop peu d’informations à ton goût. Tu hausses un sourcil plein de curiosité dans les yeux. Eh oui, encore. « Petit cachotier que tu fais ». De multiples questions te passent au travers de la tête. Tu te demandes si tu le connais, si c’est le genre de type que tu as croisé tous les jours sens imaginait une seule seconde qu’il pourrait être son genre. Le grand brun de la cafétéria ? Ou bien le petit gros qui dépose les sandwiches… Enfin quand il en reste bien sûr. À moins que ce ne soit le petit rouquin récemment arrivé… Ou le blond de la comptabilité… ? Il y a bien trop de choix et encore, il y en manque pas mal à l’appel. Tu veux savoir, mais il était bien clair au son de sa voix que tu n’aurais pas droit à plus de détails. Même en instant. Il te faudra prendre ton mal en patience jusqu’à ce qu’il décide de lâcher un jour le morceau. Si cela arrive. Rien d’autre qu’une torture pour ta curiosité et toi-même. Au pire, tu mèneras ta petite enquête. Bien obligé, sinon tu n’en dormiras pas la nuit.

Dans un soupir, tu bois une longue gorgée qui finit ta consommation alors que le petit Wilson se fait aborder. Comme si tu ne l’embêtais pas déjà avec des sujets sensibles voilà que la clientèle s’y met aussi à sa manière. La situation t’amuse, bien évidemment, dommage qu’il ne soit pas attiré par les femmes, il avait pourtant-là proposition de choix. Celle-ci n’avait l’air d’avoir Dieu que pour lui puisqu’elle t’ignore littéralement en disparaissant après son refus. Pas bien grave, tu ne l’aurais pas suivi de toute façon, elle semblait juste charmante. Tu pars à la conquête d’une olive alors qu’il s’étouffe avec sa boisson et tu ne peux te retenir de rire. Tu lèves les mains en signe d’innocence pris la main dans le sac. « Quelle idée de boire aussi rapidement quand on pas l’habitude ». Avant de les laisser tomber sur le bar et de t’enfiler l’olive dans le gosier.

« Bon allé j’arrête de m’immiscer dans ta vie privée à ce niveau-là. »

Pour l'instant

« Je n’ai jamais entendu parler d’un ou d’une Higgsbury dans les dossiers. Pas de frère ou de sœurs à l’horizon »

Ouais, lance donc un sujet plus soft.


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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Jeu 2 Juin - 21:32


Et un scientifique bourré. Un !

Certes, il ne viendrait à l'esprit de quiconque -d'un tant soit peu sensé du moins- d'espérer éteindre un feu en l'arrosant allègrement d'alcool. Mais c'était là tout ce qui se trouvait à la portée du petit chimiste pour désaltérer sa gorge, bien vite desséchée par l'enchaînement de situations plus déconcertantes les unes que les autres, avant qu'il ne finisse par perdre l'usage de paroles cohérentes. Et au final, il n'en fut pas plus rafraîchi d'avoir baigné ainsi dans la bière, bien au contraire. On aurait dit qu'un feu de camp venait d'être démarré dans son estomac, sur lequel il ne restait plus qu'à faire griller des marshmallow... Presque nauséeux à la seule pensée de ces cubes mous et fondus, Wilson se frotta longuement les yeux pour chasser cette image, sous les conseils tant avisés de son voisin de tabouret en matière de consommation. En tout cas, on ne l'y reprendra plus à se précipiter sur son verre si celui-ci contient de l'alcool, même avec le palais en feu. Heureusement pour lui, le blond s'accorde finalement à clore l'enquête en cours sur les recoins de sa vie privée, quoi qu'il ne chercha pas particulièrement à fêter cette liberté retrouvée. Quelque part, la nouvelle question le concerne toujours autant, mais il pouvait saluer l'effort de s'être éloigné du domaine intime, puisqu'il était évident qu'il n'obtiendrait plus grand-chose de sa part de toutes manières. Récupérant un carreau de papier afin de nettoyer l'excédent de bière qui s'était retrouvé sur le comptoir par sa faute, il répond avec un air un peu absent.


« Non... je suis fils unique. Le reste de ma famille est dispersé en Grande-Bretagne, seuls mes parents vivent à Quederla. »

Les membres éloignés reviennent probablement de temps à autres pour rendre visite à ses géniteurs, comme autrefois, à moins qu'ils ne préfèrent désormais se contenter de correspondre par courrier plutôt que de recevoir tant de monde à la fois. C'est qu'ils n'étaient plus tout jeunes, et aspiraient sans doute à plus de tranquillité. L'une de ses cousines mise à part, le scientifique n'avait de nouvelles de personne, ce qui a tendance à arriver lorsque l'on coupe les ponts en raison de convictions divergentes ; ou bien le fait de ne s'être jamais manifesté auprès de ses parents après avoir disparu en mission. Et quand bien même la gazette de la ville ait rapporté son nom dans un article à scandale il y a des années de cela, aucune feuille de choux ne saurait trouver lecteur auprès de ses géniteurs, pour lesquels ces informations ne représentaient rien de plus qu'une perte de temps.

Désireux de changer le goût amer qui résidait toujours sur ses papilles, Wilson tendit une main vers le bol d'olives, qu'il trouvait tout à coup bien éloigné de sa position. Manquant d'ailleurs de glisser du haut de son tabouret au moment d'atteindre le lointain apéritif, il se rattrape brusquement au comptoir pour échapper à la chute mortelle, son bien serré contre lui pour ne plus risquer de le perdre. Ce n'est qu'une fois son équilibre confirmé qu'il s'autorise à reposer les olives, saines et sauves, devant lui. Cure-dent entre les doigts, il lui faut encore rater deux tentatives de piquer dans le bol avant de conclure, la mine éberluée :



« Oh, j'ai la sensation d'avoir la tête qui tourne... »

Non, le diagnostique était incorrect. Il serait plus juste de dire qu'il avait du mal à suivre les images que ses yeux rapportaient, comme si un décalage d'une seconde s'opérait entre ce qu'il voyait et ce que son cerveau lui faisait voir. On aurait dit qu'il flottait par rapport à son environnement, malgré toute la concentration dont il faisait preuve pour amener l'olive plantée jusqu'à sa bouche, pour qu'elle tombe au final dans son verre tel un glaçon salé. Ennuyé, il rapproche alors timidement le verre pour tenter d'y glisser son cure-dent, dans l'espoir saugrenu qu'il parvienne à harponner l'olive naufragée comme s'il s'agissait d'une petite baleine. Cependant, la tâche ne s'avère pas facile, loin de là, tant elle refusait de rester en place. Lorsqu'il lui vint enfin la conscience qu'il n'était pas exactement des plus discrets dans cette entreprise d'extraction, le petit chimiste reposa le verre comme si de rien était et, après s'être éclairci la gorge, interrogea plutôt le consultant pour qu'il se focalise sur autre chose.


« Dis, tu as vécu en Angleterre, non ? Comment c'est, là-bas ? J'aurais... j'aurais b'en aimé pouvoir y aller un jour. »

Outre son élocution momentanément approximative, le petit Higgsbury présentait un réel intérêt pour ce que le blond avait à raconter là-dessus. Ses études, son travail, le temps passé à œuvrer pour les Élémentis et aujourd'hui pour le Gouvernement étaient autant de raisons l'ayant empêché de seulement envisager de voyager, en particulier vers la destination qu'il ne connaissant qu'au travers des anecdotes rapportées par ses proches lors des grandes réunions de famille. À vrai dire, il n'avait aucune idée de la façon dont on vivait en dehors de Quederla, dans la quiétude, loin de ce qui déchire la ville. Est-ce que la vie était aussi difficile ailleurs ? Il espérait que non. Même s'il doute pouvoir réunir assez de courage pour tout laisser derrière lui et partir, cela représenterait un espoir certain de savoir que loin, loin d'ici, le quotidien était plus doux. Après avoir bu les paroles de son collègue, ce fut au tour de son verre, car il n'avait pas oublié la présence indésirable de l'olive qui s'y baignait toujours, faisant en sorte de l'attraper avec sa langue tout en penchant le verre. Au prix de gorgées de bière supplémentaires, la redoutable intruse se vit vaincue, mâchouillée par le chasseur d'olive visiblement satisfait d'avoir résolu seul son problème.

Il se mit ensuite en tête, dans un élan de bonté à l'égard du barman, d'aller remettre le bol vide derrière le bar. Se levant donc d'abord à l'aide de la barre du tabouret, jugée trop basse car faite pour reposer les pieds, il envisagea ensuite un changement de méthode et posa directement un genou sur son siège pour y prendre appui. Une fois sa bonne action effectuée et le bol en plastique laissé tombé de l'autre côté du comptoir, le petit brun revint tranquillement à sa place, sans pour autant se rasseoir convenablement. Au lieu de cela, il se dresse avec les deux genoux sur son tabouret puis, amusé, tend le bras vers son voisin pour mesurer leur taille respective.



« Eh ! Je suis auszi grand que toi, maintenant... ! C'est vrai qu'on a une meilleure vue de là-haut. »



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Alaric J.R WatsonMessages : 280
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Dim 12 Juin - 21:20



Toi qui aimes mettre ton petit nez un peu partout, Wilson n’a pas échappé à la règle quand l’occasion fut présentée à bras ouverts devant toi. Et par surprise, il n’y avait pas grand-chose à dire sur lui. Bien dommage pour satisfaire ta petite curiosité. Aucun nom de frère ou sœur n’était inscrit, et comme il y avait l’hypothèse qu’il puisse être mort ou porté disparu sans forcément y laisser une note dans le dossier, tu voulais savoir ce qu’il en était auprès du seul concerné. Après tout, il n’y avait que lui pour raconter toute l’histoire. Et il te fallait bien te contenter de ça puisque les domaines de sa vie plus privés t’étaient – depuis bien longtemps déjà – interdits.

C’est donc en finissant ton verre que tu apprends qu’en fin de compte, il n’est que fils unique. Bien triste, mais de ton côté aussi, c’est la même. Pas de frère, ni de sœur et encore moins des parents qui sont resté en ville. Ce qui est sûrement mieux d’ailleurs. Apprendre qu’ils auraient perdu la vie avec cette guerre incessante n’aurait pas été supportable. Tu ne poses pas la question si sa relation avec eux est au beau fixe, ne voulant pas que celle-ci te soit retournée. Ce n’est pas toujours plaisant de raconter que tes parents t’ont chassé pour avoir rejoint les rangs du gouvernement. Même si tu ne pensais pas à mal à ce moment-là. Même si pour ta part, tu ne les détestes pas et que tu te tentes vainement de reprendre le contact, ne serait-ce qu’avec ta mère qui a la décence de répondre de temps en temps. Même en tentant dure comme fer de tenir une promesse faite à celle-ci, son regard qui te dévisage remplit de tristesse avant de tourner le dos reste un souvenir assez douloureux. Même si tu es un grand curieux, celle-ci a tout de même une limite à ne pas dépasser.

Il te tire de tes pensées, voilà que maintenant, c’est lui qui tient à s’intéresser à ton passé. Depuis quand les rôles étaient donc inversés ? Tu fais tourner ton siège et toi par la même occasion pour avoir le dos collé contre le comptoir. Les bras installés confortablement dessus comme si tu étais dans ton propre canapé. Et le regard perdu dans la salle qui vous entoure.

« C’est différent. Sur tous les points. Paisible, il n’y a pas de conflit de guerre. Ni même d’être humain possédant un pouvoir ou un animal quelconque. En fait à côté de Quederla, c'est le paradis sur terre. L’Angleterre a bien sûr ses défauts, ses lois et tout ce qui s’ensuivit, mais… Personne n’a peur d’y perdre la vie en sortant de chez soi. Et puis il faut reconnaitre que les petites Anglaises sont bien mignonnes ! »

Toujours le mot pour rire, hein ? Bon, il est vrai qu’elles avaient tout de même un certain charme et qu’il était impossible de le nier. Mais ce n’était pas là la première chose qui t’avait le plus marqué en vivant là-bas. Cette tranquillité que Quederla ne verrait jamais naitre. C’est habitant qui avait un air heureux constamment sur le visage. Qu’est-ce que tu ne donnerais pas pour avoir la même chose ici. Enfin, tu tournes la tête en direction du petit scientifique, le voyant galérer comme ce n’est pas permit avec une simple olive. Tu rigoles dans ton coin alors que l’alcool se déverse dans sa gorge. Oh, lui, il ne va pas tenir longtemps. Ce serait tout de même une première de voir un petit Wilson qui ne tient pas debout. Tant qu’il ne vomit pas sur tes chaussures. Tu le regardes alors se lever dangereusement sur son tabouret pour aller remettre le bol d’olives à sa place. Peu rassurer puisque sa tête lui tourne apparemment et au vu de la vitesse dont il a fini son verre, tu te tiens près à le rattraper au cas où il manquerait de glisser la tête la première.

« Et alors, ça fait quoi d’être aussi grand ? J’espère que tu profites bien de la vue ! »

Pour une fois qu’il peut être à ta hauteur. Il a la tête d’un gamin qui découvre le monde d’aussi haut pour la première fois de sa vie. À moins que ce ne soit l’alcool qui commence dangereusement à lui faire perdre la tête. Il ne manquerait plus qu’il monte sur le comptoir et chantonne à tue-tête en se déshabillant. Un spectacle surement très charmant et que tu pourrais lui ressortir tellement de fois pour l’embêter. Mais pas pour la première fois où vous êtes enfin ensemble dans un bar.

« Wilson, tu vas te faire mal, dis-tu en riant, je n’ai pas envie de devoir t’emmener à l’hôpital. Et encore moins de passé toute la nuit à ton chevet. Une bière et ça y est, tu fais n’importe quoi. Si j’avais su, j’aurais attendu de t’offrir la seconde pour te tirer les vers du nez. Je suis sûr que tu bien plus bavard à parler de tes petits secrets avec un coup dans le nez. Tu me laisses essayais ? »



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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Jeu 16 Juin - 8:16


Et un scientifique bourré. Un !

Il faudrait probablement songer à investir dans un tabouret haut à roulettes, à escalader dans les moments les plus difficiles de son quotidien, ou rien que pour avoir une vision de dessus de la plupart des choses qui l'entourent. Pour l'heure, le petit brun aux idées moyennement claires se plaisait d'arriver enfin au niveau de son gratte-ciel de voisin, avec l'exceptionnelle opportunité de lui faire face sans avoir à le regarder d'en dessous pour une fois. Il n'en était pas encore à pouvoir lui manger la soupe sur la tête, quoi qu'il accepterait peut-être s'il le lui demandait très gentiment, en fonction également de ce que le cabaret affichait sur le menu, mais il était déjà plus que satisfait de sa progression. Invité à donner son avis sur sa nouvelle taille, il étira ses bras de part et d'autre comme un funambule sur un fil situé à plusieurs mètres de hauteur au-dessus du vide.



« C'est vertigineux, je me demande comment t'fais pour ne pas avoir peur du vide ! »

À sa place, il est persuadé qu'il aurait grand mal à regarder vers le bas sans ressentir de vertiges occasionnels, à moins que les personnes de grande taille soient totalement dépourvues de ce genre de crainte, pour faciliter leur vie de tous les jours. Théorie à creuser, ou non cela dit, pour le très vague intérêt scientifique qu'il lui trouverait une fois en meilleure forme. Ses singeries ayant encouragé le consultant à se montrer un tant soit peu responsable à l'égard du petit Higgsbury, perché sur son tabouret comme un albatros sur le point de prendre son envol, celui-ci accepte finalement de se rasseoir convenablement, laissant à nouveau pendre ses jambes dans le vide. Effectivement, une nuit à l'hôpital est loin d'être le séjour idéal pour terminer cette soirée, en particulier avec la surcharge de travail qui incombe le scientifique. Il n'aurait, littéralement, aucun moment de libre à consacrer à une hospitalisation d'urgence, à moins qu'il ne puisse continuer de se pencher sur ses comptes-rendus depuis son lit, moyennant l'assistance d'Alaric pour lui rapporter les papiers laissés sur son bureau, bien entendu. Ce dernier était en train de mentionner la facilité avec laquelle il pourrait le faire parler de tout et n'importe quoi sous les effets de l'alcool, ce à quoi l'éternel concerné par sa curiosité répliqua :



« Ce que tu es bête ! Pourquoi v-voudrais-tu en savoir autant sur moi ? Je n'intéresse personne. »

Depuis qu'ils s'étaient installés à ce bar, Wilson peinait à comprendre l'intérêt que lui portait son collègue, comme s'il était un phénomène passionnant à étudier de près, ou plutôt avec le cerveau retourné par des milligrammes de trop dans son régime strictement composé d'antidépresseurs. Il n'y avait pas grand-monde qui se bousculait au portillon pour en apprendre plus sur les différents aspects de sa vie... Oublié de tous au fin fond de son laboratoire, on ne le calculait guère que pour son café qui, il faut le reconnaître, a tout de même pour lui le mérite d'être un bien meilleur breuvage que ce que la machine du bâtiment administratif ose faire couler dans les gobelets en plastique. Le fait d'avoir accueilli le chimiste à son appartement pendant une demi-année, et donc dans une sphère plus intime, l'autorisait sans doute à réclamer en retour un certain nombre de détails privés pour équilibrer la balance. C'était donc cela qu'il avait omis de lire en bas du contrat, en petits caractères de la taille d'une patte de mouche ; quoi qu'à l'époque, il aurait donné tout ce qu'il possédait pour recevoir un minimum de protection face aux Élémentis à ses trousses.

Une idée germa soudainement dans cette petite tête ébouriffée. Répondre à une nouvelle série de questions de la part d'Alaric, d'accord, mais autant rajouter une pointe de challenge dans cet échange ! Plongeant sur le comptoir afin d'attraper en premier le bol d'olives, des fois que le blond aurait seulement songé à le prendre de court et s'emparer de ce second apéritif juste sous son nez, l'illuminé en prit une poignée avant de se tenir bien droit sur son siège. Mimant le lancer dans un premier temps, il envoya ensuite une olive dans les airs, supposément au-dessus de sa tête et supposément pour la gober à sa chute, quoi que sa trajectoire n'eût pas l'air de coïncider avec son plan de départ. Allons, ce n'était pourtant pas bien difficile : il suffisait de calculer la force du lancer, par rapport au poids d'une olive dénoyautée, auquel appliquer la force de gravité pour déterminer la distance parcourue au cours de l'arc et ainsi se placer à l'endroit pile où la petite boule verte retombera. Un jeu d'enfant, un peu moins peut-être dans un état d'ébriété. Mais au prix d'un certain nombre d'essais, et de quelques athlètes ayant tragiquement fini sur le sol, la cinquième olive à décoller pour un monde meilleur termina enfin son voyage dans le bec du scientifique, qu'il croqua rapidement avant de se tourner d'un air déterminé vers le consultant :

« C'lui-qui-arrive-à-rattraper-une-olive-dans-sa-bouche-a-le-droit-de-poser-une-question-indiscrète-à-l'autre. PREM'S ! Alors, hum... la fille parfaite dont tu parlais, est-ce qu'elle est au courant de ze que tu fais pour arrondir les fins de mois ? Ou bien tu fais le cachottier... »



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Alaric J.R WatsonMessages : 280
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Jeu 23 Juin - 15:14



Tu plaisantes.
Quoique.
Tu aurais vraiment pu te laisser à ce genre de méthode si tu étais au courant que lui est l'alcool ne faisait pas bon ménage. Juste de quoi en profiter un petit peu est l'embêter ensuite. Le voir chercher vainement les informations que tu as pu lui soutirait. Peu fair-play, évidemment, mais tu n'as jamais nié être un fervent défenseur de ses méthodes-là. Si lui pense n'intéressait personne, ce n'est certainement ce que tu ne penses. C'est toujours plaisant d'en apprendre davantage sur les personnes qu'on considère comme des amis. William et Bigby n'ont pas pu échapper à cette règle il y a des années – quoi qu’aujourd’hui encore. Le scientifique ne pouvait la contourner. Et puis, tu étais persuadé qu'il renfermait des secrets insolites que la seule la boisson pouvait l'en soulager pour les avoués. Mais le simple fait de le voir aussi enjoué que d'habitude suffisait à te faire rire. Pourquoi n'est-il donc pas constamment aussi décontracté ? Cela ne lui ferait pas de mal et lui ouvrirait de belles relations humaines. Autres que de tirer les vers du nez d'un cobaye. Enfin, il avait sûrement ses raisons.

En attendant, de savoir quoi faire de lui, tu commandes une nouvelle boisson alors que ledit nain se permet de se servir allègrement d'un bol d'olive sans permission. Ce n'est plus un scientifique que tu as sous les yeux, mais littéralement un enfant en bas âge. Un spectacle plutôt marrant. Peu sur, qu'il te croira quand ses neurones auront repris leur place initiale. Dommage que tu n'es pas de quoi lui montrer son état demain. Il ne manquerait plus qu'un paquet de chips pour admirer la scène, comme au théâtre. Tu le regardes avec un air d'incompréhension sur le visage alors que la moitié des olives finissent au sol. Les femmes de ménage vont être ravies. À moins que ce ne soit les employés qui s'en chargent. Mais qu'est-ce qu'il essayait donc de faire ? Attrapée, une olive n'était pourtant pas bien compliquée. Encore fallait-il savoir s'y prendre correctement. Et au bout de nombreuses tentatives seulement, tu comprends enfin où il veut en venir. Toi qui es toujours partant pour un peu d'amusement tu n'allais certainement pas dire non. Voilà une facette de Wilson qu'il serait plaisant de voir plus souvent au boulot. Un point qu'il faudra que tu lui en touches deux mots au réveil. Tu soupires un coup, il était aussi doué pour les questions gênantes quand il le voulait. Ou du moins, quand l'alcool avait de quoi faire effet. Ce n'est que le revers de la médaille.

« Eh bien non, elle ne le sait pas. C'est assez compliqué. Comme ce n'est pas n'importe qui, je ne peux pas me permettre de lui balancer ça à la figure comme si de rien n'était. »

Au fond, tu ne l'avoueras jamais, mais, tu as peur de son jugement. Légèrement peur qu'elle te tourne le dos en te prenant pour un gros pervers, obsédé alors qu'il n'en est rien. Ce n'est là que pour faire office d'arrondir les fins de mois. Si tu y prenais un réel plaisir, tu aurais postulé dans ce cabaret. Or, tu n'as pas trimé durant des années dans la police pour en être réduit à si peu. Les diplômes obtenus avec mention plus que favorable ne servent pas à cacher les trous dans les murs de ta maison. Tu noies tout cela d'une grande gorgée.

« Elle finira par le savoir, que je le veuille ou non. Et ce jour-là... J'aurais plutôt intérêt à me tenir à carreau. »

Tu l'as déjà vu en colère contre toi et ce n'est pas une partie de plaisir. Quoique les raisons étaient différentes et biens moins dramatiques niveaux conséquence. Mais sur un tel sujet, c'est sur, elle va littéralement t'incendier. Heureusement qu'elle a hérité de l'or et non du feu. Les dégâts seraient bien plus catastrophiques qu'ils ne le seront déjà. À ton tour, tu prends une olive et la lance en l'air. L'avantage d'être encore lucide, c'est que tu y arrives du premier coup.

« Alors, qu'est-ce que je ne sais pas encore de toi. Je commence à te connaître par cœur mon petit. Mais, si toute indiscrétion est permise...  Cela remonte à quand la dernière fois que tu as...Hein, hein, tu vois ? »


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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Ven 24 Juin - 16:45


Et un scientifique bourré. Un !

Quel retournement de situation, pensa-t-il ! Au tour du grand blond d'être le cachottier de service, à ne pas vouloir s'étendre sur des kilomètres à propos de sa vie privée et des petits détails pas bien jolis qui l'accompagnent. En l'occurrence ici, le fait de recevoir du monde à son appartement les week-ends en échange d'une rémunération, plutôt le genre d'habitudes qui avait tendance à ne pas faire plaisir à son partenaire, en particulier s'il n'avait pas déjà été mis au courant auparavant. Bien entendu, pratiquer le plus vieux métier du monde n'empêchait probablement pas de se mettre en couple, si toutefois les deux s'étaient mis d'accord là-dessus, mais ce ne devait pas être non plus une grande généralité. Alors quand Alaric avoua n'en avoir encore jamais parlé à sa conquête, le petit brun pinça ses lèvres : voilà qui ne sentait pas bon pour leur éventuelle relation ! Et puisqu'elle semblait être une personnalité importante, l'information aurait sûrement plus de mal à passer, tant il pouvait être assez mal vu d'exercer une telle profession. Tandis qu'il appréhendait le moment où il lui faudrait se montrer honnête, Wilson de son côté agita son bras comme un drapeau blanc sur le champ de bataille afin d'attirer l’œil du barman qui repassait par là, l'interpellant d'un joyeux : « Une piñata colada, s'iouplait ! ». Le premier nom de cocktail -écorché- qu'il distinguait sur le menu accroché au bar, et qu'il jugea suffisamment exotique pour se laisser tenter, principalement pour savoir à quoi cela ressemblait.

En attendant de voir arriver sa commande, il reporte toute son attention sur son voisin de tabouret, prêt à s'adonner au lancer d'olives pour bénéficier du droit à l'interroger sans aucune forme de retenue. D'abord avec un sourire impatient, le petit scientifique changea rapidement de mine en voyant l'olive retomber du premier coup dans la bouche de son lanceur. Avant même qu'il ne puisse l'accuser de tricherie pour cet essai trop magistral pour être vrai, ce dernier se lançait déjà dans ses réflexions, pour trouver le sujet le plus pertinent sur lequel le pousser à s'exprimer ; et c'est donc presque sans surprise qu'il se pencha une fois encore à la vie intime du chimiste. Intime était d'ailleurs le mot qui convenait parfaitement ! Se cachant dans un premier temps derrière sa main pour fuir le regard exagérément intéressé d'Alaric, il en vint finalement à se frotter la nuque d'un air embarrassé.

« Ah, t'vas te moquer de moi... je n'ai pas eu beaucoup de relations. 'faut dire que je ne suis pas toujours facile à vivre, ni à l'aise zocialement. Voyons... oh, peut-être cinq ans ? »

Cela devait paraître des lustres pour une personne portée sur la chose, alors que dire pour celui qui en fait son travail à temps partiel... Mais c'est ainsi, il n'était pas de ceux qui aimaient s'adonner à cela avec n'importe qui, uniquement pour faire passer l'envie lorsque celle-ci devenait trop forte. À vrai dire, le petit brun ne souffrait pas réellement du manque de sexe, préférant en faire une activité de couple plutôt qu'un besoin vital. Ce qui justifiait cette abstinence de plusieurs années, en date de sa dernière relation amoureuse, avant que tout ne soit chamboulé. Et aujourd'hui, il se voyait difficilement en entreprendre une nouvelle. Dans la mesure où il s'était retrouvé dans un état plus perturbé qu'autrefois, il estimait qu'il ne serait plus apte à vivre une vie de couple stable et surtout durable, au risque de devenir un poids pour son partenaire. Un grand verre au liquide couleur coco apparût alors dans son champ de vision, le faisait chasser ces pensées pour le rapprocher de lui et le goûter. Très doux et fruité, et c'est à peine si on sentait l'alcool ! Aspirant une grande gorgée du bout de sa paille, Wilson se remit ensuite au fond de son tabouret, le cylindre en plastique toujours calé entre ses lèvres qui esquissèrent un sourire amusé au consultant :



« N'empêche, c'est bien dommage que tu sois hétéro... j'aurais pu recourir à tes services, haha ! »

Le problème aurait été résolu bien vite s'il lui avait suffit de payer son ami, quoi que les rapports après coup, pour ainsi dire, auraient peut-être été assez bizarres. À moins que tout cela ne reste purement professionnel et ne cause donc aucune gêne ? C'était un cas de figure sur lequel il n'était pas évident de réfléchir très sérieusement. Ceci étant dit, et bien qu'il ait envoyé cette réflexion sans trop y penser, le petit Higgsbury se mit à pencher la tête sur le sol, là où se trouvait son ombre qu'il déforma pour donner la parole à Percy avec une tonalité plus grave :


« En vvvvoilà une idée qu'elle est bonne, coton-tige ! Demande-lui ses tarifs, on sait jamais ! »


« Oh ben c'est pas bête ça. Dis-moi Al', toi tu coûtes combien d'habitude ? »

La tête de nouveau tournée vers le grand blond comme si de rien était, il attendit gentiment sa réponse sous les conseils avisés de son ombre, sans réellement se préoccuper des détails qui entouraient cette dernière et qu'il donnait à voir à son collègue.



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Alaric J.R WatsonMessages : 280
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Lun 27 Juin - 22:29



Question indiscrète, il n'y a que ça qui passe dans la tête. Forcément, tu seras le premier à t'y jeter dessus comme un morceau de viande qu'on t'avait refusé à manger depuis des mois. En particulier s'il n'a d'autres choix que d'y répondre. Mais c'est tellement rare de l'entendre s'épancher sur lui qu'il faut forcément en profiter. Une main partant à la conquête d'une nouvelle olive, tu l'écoutes avec attention. Évidemment, il fallait que ta première question donne un débat sur le sexe. Mais c'était là la première chose qui était venue à ton esprit. Quoiqu'une liste des positions qu'il préférait avait failli traverser tes lèvres, mais par chance, tu l'as retenue juste à temps. L'étiquette goujat devrait réellement être collée sur ton front, avec des balises « pervers » inscrites en gros et rouge, souligner par la même occasion. Heureusement qu'il y a les amis pour se comporter ainsi, face à une femme, ce serait vraiment dégradant. Il y a une certaine ligne à ne pas franchir. L'olive sur le point d'être avalé, tu t’étouffes soudainement en entendant Wilson. Entant LA chose que tu n'aurais jamais cru possible, quoiqu'il était plus au moins possible de s'en douter. Mais certainement pas au point d'imaginer que cela puisse être réel. Il te faut quelques secondes pour la faire passer convenablement, noyant celle-ci sous une grande de gorger d'alcool. Il aurait pu te tuer avec ce genre de connerie. Mais est-ce que cela en était une ? Le souffle un peu court, tu le regardes avec de grands yeux. Cherchant vainement une touche d'humour dans ses paroles. Ton royaume pour que ce soit une blague. Cela ne pouvait pas être vrai.

Et pourtant.
Il était sincère. Peut-être même un peu trop.
Cinq ans sans avoir jamais rien fait à ce niveau-là. Ceci devait être horrible. Autant a imaginé qu'à vivre. Pour rien au monde, tu ne voulais échanger ta place. Même pour lui venir en aide. À la limite, tu pouvais lui présenter quelqu'un de convenable si cela le démange trop, histoire qu'il puisse satisfaire une bonne fois ses besoins. Et ce n'était pas non plus ce qu'il manquait autour de vous. Les choix étaient vastes. Il avait sûrement de quoi trouver son bonheur. Il n'empêche que tu restasses plus moins abasourdi d'une telle nouvelle. Tu savais que les relations n'étaient pas son fort, mais jusque-là, il marquait un sacré point. Tu finis par digérer l'information au détriment d'une nouvelle gorgée. Souriant légèrement au fait qu'il ait pu penser à toi. Flatteur, mais vous ne jouez pas dans la même cour pour lui rendre un tel service. Pourtant, tu lui réponds honnêtement :

« Si j'étais attiré par les deux on aurait pu s'arranger pour remédier à se problème »

Si le faible pour les hommes était présent, rendre ce genre de petit « service » à un ami aurait pu être tout à fait possible. Sans avoir la gêne de se croiser le lendemain dans les couloirs du bureau. Mais même s'il pouvait avoir son propre charme, l'appel des mâles n'a jamais été là. Et une reconversion en un simple bisexuel était à exclure. Non que cela te soit écœurant, tu respectais pleinement le choix des uns des autres, mais si ce n'était pour y prouver aucun plaisir et qu'une simple question d'argent. Cela n'en valait pas la peine. Il y avait certains principes selon toi à respectait. Peut-être William pourrait s'en charger. Tu connais son goût pour les femmes, mais la possibilité de le voir penché pour les deux bords n'était pas à exclure. Une question qui, au fond, n'a jamais été posée. Il le faudrait peut-être. Qui sait si ce n'était pas le concurrent idéal pour venir en aide au petit scientifique ? Ils s'entendaient plus ou moins bien. Ou plutôt, Will' n'avait pas encore essayé de le tuer en moins d'un an de vie commune et quelque caleçons décolorer rapporté. En bel exploit en fin de compte. En t'étirant, ton œil valide se pose sur le nain avant de descendre au sol. Voyant là, une forme bien étrange et une voix littéralement inconnue qui résonne. Un sourcil haussé, tu lui aurais bien demandé s'il en était responsable de cet invité surpris, mais sa question te prend de cours. Clignant plusieurs fois de l’œil histoire de t'assurer que ceci est bien réel. Tu te racles la gorge et te penches vers lui, comme s'il ne fallait pas que les personnes travaillant ici l'apprennent :

« Euh... Eh bien, c'est 75 Derlas la nuit. Et 150 le week-end entier. En soi rien de bien extraordinaire en prix. Je suis très loin de faire de la concurrent au cabaret. Mais au moins j'ai de quoi survivre le reste de la semaine ! »

Ce n'est là que pour arrondir une fin de mois. Si c'était un vrai travail qui te passionnait, tu aurais ouvert ta propre entreprise de gigolo, ou bien, postuler au sein du cabaret. Mais l'envie n'a jamais été à ce point-là présent. Sûrement mieux ainsi. Ce n'est pas la prime du mois, mais au moins tu pouvais te servir de ça pour faire les courses et garder le salaire du gouvernement pour économiser un peu et payer les factures. Bien sûr, l'idée d'augmenter tes prix à déjà émerger dans ton esprit, mais faire fuir les clients serait regrettable. Laissé les choses ainsi sont tout aussi bien. Enfin, tu ne peux t’empêcher de lui dire une partie de ce que tu en penses.

« Mais quand même cinq longue années. J'ai du mal à imaginé le fait que ce soit supportable. Un réel supplice avec autant de tentation en ville pour ne pas osé y succombé.  »

Les femmes sont bien trop ravissantes pour les ignorer, si tu étais à sa place, tu n'aurais pu tenir vingt-quatre heures sans en aborder une. Tes goûts en homme, son bien limité, mais, ce doit être plus ou moins la même chose. S'il trouve quelqu'un attirant, que fait-il de son envie ? Il l'enterre au fin fond d'un sac mortuaire puis dans la terre ? En cinq ans, il faut croire que oui. Une main passant derrière ta nuque, se point te perturbe légèrement, alors tu en fais part en quelque sorte.

« Tu n'avais jamais pensé, mise à part moi bien sûr, à utilisé se genre de service ? Même juste une fois pour te.. euhm...  détendre entièrement ? Il a pas de mal à ça. Surtout après cinq ans d’abstinence. »


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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Mar 5 Juil - 17:02


Et un scientifique bourré. Un !

Il faut dire que, pour le peu qu'il s'était penché sur le sujet -autrement dit jamais-, Wilson ignorait totalement le prix moyen d'une entrevue intime avec l'un de ces fervents travailleurs de la rue. Il ne lui était surtout jamais venu à l'idée d'assouvir cette curiosité en allant poser directement la question à une personne concernée, alors même qu'il avait dans son entourage de quoi l'aiguiller, sans avoir à s'adresser à un parfait inconnu. Comme pour éviter que ses tarifs ne tombent dans l'oreille d'un autre client du cabaret, le consultant s'était penché de son côté afin d'exposer ses prix. À cela, le petit scientifique se mit à sortir son portefeuille, en vue de jeter un coup d’œil à sa monnaie et d'évaluer le montant de ses économies, par comparaison avec les prix à payer pour les services de son voisin. Tandis qu'il dispersait ses pièces triangulaires et quelques billets aux menus montants sur la surface du comptoir, ce dernier revenait sur les dires qui l'avaient manifestement marqué, puisqu'il exprima la difficulté qu'il aurait à devoir tenir aussi longtemps sans se laisser tenter. Probablement parce que le chimiste ne voyait pas le temps passé comme une abstinence forcée, mais simplement une occasion qui ne s'est jamais présentée. Affichant une moue décomplexée, moins dérangé par cette situation que le pense Alaric, il semble davantage indisposé par sa comptabilité, n'ayant même pas de quoi régler la moitié d'une nuit selon les tarifs indiqués. Il faut certainement vivre dans le luxe avant de songer à s'offrir des services tout aussi luxueux. Aussi quand il lui fut soumis la suggestion de s'en accorder, ne serait-ce qu'une fois de temps en temps, il haussa les épaules dans un mouvement las.


« Naaan, c'est... c'est pas mon truc. Je zais pas si je serais à l'aise avec un inconnu, p'is je n'ai pas vraiment les moyens de m'offrir ces "extras" ! »

De ses deux mains placées comme des murs de part et d'autre de sa maigre fortune étalée, le petit brun entassa le tout avant de le faire glisser dans son portefeuille. Si les fiches de paie du Gouvernement avaient été légèrement plus conséquentes, il aurait peut-être la liberté, d'un point de vue économique tout du moins, de dilapider son argent de la sorte ; en particulier si les employés du cabaret se révélaient plus onéreux. Mais puisque son intérêt ne se calquait pas réellement sur celui du grand blond, il pouvait se permettre de laisser ce genre de projets de côté. Son travail l'occupait bien assez pour ne pas avoir tant de temps que cela à se plaindre du manque de contact. Noyant donc la pitié de son collègue dans l'arôme coco de son cocktail, Wilson entreprit ensuite de se sustenter à l'aide du bol d'olives, et bloqua un instant dessus au moment d'en prendre une entre ses doigts. N'avait-il pas omis un certain détail depuis tout à l'heure ? Quelque chose comme...



« Eh, mais tu n'as pas attrapé d'olive pour me demander ça !... euh, moi non plus d'ailleurs... »

Peut-être qu'il avait été le premier à transgresser la sainte loi de l'olive, alors même que sa mise en place lui revenait. Décidément, les affiches et autres messages d'avertissement ne mentaient pas : l'alcool rendait bel et bien irresponsable ! Il lui semblait bien avoir oublié quelque chose lorsque ce fourbe de Percy avait soufflé l'idée de se renseigner sur les tarifs appliqués par le consultant. L'olive aurait-elle compté pour autant, alors que la question ne venait pas tout à fait de lui ? C'est qu'il aurait été quelque peu compliqué pour son ombre de participer à ce défi. Cette dernière eût l'air plus enchantée de voir à quel point Alaric se préoccupait de ce qui se passait dans le lit du petit brun, contrairement à ce dernier, et s'exprima d'ailleurs à ce sujet :


« S'il s'intéresse autant à tes fesses, y pourrait au moins faire l'effort de t'faire un prix d'ami ! »

Il devait réellement y avoir un obstacle entre les mots du consultant et ce que Percy voulait bien entendre, toujours aussi disposé à croire, après toutes ces années, qu'il ferait une exception à son orientation dans le simple but de satisfaire ses attentes obscènes. Pourtant, malgré toute la meilleure volonté du monde, il serait tout bonnement impossible que son ombre puisse en profiter de quelque manière que ce soit, alors à quoi bon insister aussi lourdement ? La mine salace affichée par la silhouette déformée sur le sol s'estompa progressivement pour laisser place à des traits plus contrariés, puis c'est une forme de main noirâtre qui se mit à jaillir de la simple ombre du scientifique, afin d'aller saisir ce dernier au niveau de la cheville et de le tirer vers le bas, manquant de le faire descendre de son tabouret. S'ensuivit un début de chamaillerie pour le moins insolite.



« ... Arrête de me faire parler d'vant lui !! »


« Mais il ne peut pas te voir de toute façon, il est flou... »

Était-ce la faute du blond, ou plutôt de sa vision qui ne se remettait guère des verres ingérés sans soif ? La piña colada n'était pas ce qu'on faisait de mieux en terme de correction visuelle.



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Alaric J.R WatsonMessages : 280
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Mer 13 Juil - 14:13



Après tout, où est le mal sur le fait de se détendre sur quelque chose d'entièrement naturel, si on peut dire ? Ce n'est pas toi qui allait te permettre de juger s'il en venait à utiliser ce genre de méthode. Ce serait très hypocrite de ta part. Et quand bien même ce ne serait pas toi qui te chargerais de l'envoyer au septième ciel après autant d'années passées à se tourner les pouces, n'importe qui – ou plus ou moins s'entend – avaient très certainement les capacités pour le faire. Il n'empêche que le voir sortir son argent histoire de voir s'il pouvait rentrer dans tes prix, te fis légèrement sourire. Il ne semble pas désespérer à ce point-là, c'est bien là ce qu'il confirme. Mais quand, si tu pouvais être attiré par les hommes, c'est quasiment gratuitement que tu lui viendrais en aide. Presque, parce que, au fond, tu ne dis pas non à un peu d'argent supplémentaire. Partant pêcher deux olives, tu lèves rapidement les mains en l'air pour clamer ton innocence alors que tu n'as pas respecté les règles du jeu pour avoir posé autant de questions. Et lui alors ?

« Hé ! C'est toi qui a commençait à parler sans olive je te signale, je n'ai fais que suivre ton mouvement. »

Si lui ne joue pas le jeu pourquoi est-ce que tu devrais continuer dans ce cas-là ? Tu roules des yeux en souriant, envoyant ces olives au fin fond de ton bec. Si Wilson n'avait pas un petit coup dans le nez, jamais il ne t'aurait parlé de tout ça. Ou dans le cas contraire, c'est après l'avoir bien embêté avec ce genre de question qu'il aurait sûrement fini par craquer. Qu'il le fasse de lui-même dans ce style de jeu était bien plus plaisant. Néanmoins, tu avais bien du mal à te faire cette réponse qui restait plus ou moins de travers. Cinq ans. Sérieusement, comment est-ce qu'un homme pouvait tenir aussi longtemps ? Même en étant plongé constamment dans le travail, il y a bien un moment ou l'envie devient plus forte que la raison. Avait-il les mains plus ou moins baladeuses à ce niveau-là, ou est-ce que cette simple idée n'était pas dans les priorités du jour ? Une question qu'il était mieux de garder pour toi. Il y avait tout de même une certaine limite à ce genre de point à échanger. Au fond, tu touches du bois pour que ce genre de situation ne t'arrive jamais. Soyons honnête, tu ne pourrais ni autant tenir que faire un vœu d'abstinence. Non pas que tu sois un gros accro dans ce domaine-là – quoique – mais cela reste bien trop agréable pour oser s'en passer.

Les paroles du petit nain te sortent de tes pensées. Il était un peu fou, un fait que personne ne pouvait nier, mais s'il commençait à te voir flou, comme si bien dit, c'est qu'il perdait doucement la notion d'une quelconque réalité.  

« Je suis flou... ? Content de l'apprendre, enfin je crois. Deux verres et ça y est on t'a perdu. Pas mal pour une première quand même. »

Au fond, si ce n'était que ça, le tout restait bien encore supportable. Ce n'est pas comme s'il avait prétendu te voir avec des petits canaris tournant autour de la tête, tout vert et deux yeux supplémentaire placer au milieu du front. Là, c'est un aller direct à l'asile.

« Bien, on va arrêté l'alcool pour toi ce soir. C'est trop pour ce que tu as ingurgitée jusqu'à maintenant. Si tu veux finir ton verre c'est le moment, parce qu'une fois payé c'est fini. »

D'un signe de main tu interpelles le barman en lui demandant la note, avant de finir d'une traite ton verre, cet avertissement s'appliquant aussi à toi. Autant ne pas l'avoir commander une deuxième fois pour rien. Sortant ton portefeuille, tu te dis qu'il ne faut pas avoir peur d'y mettre le prix quand on vient ici, bien pour cela que ta présence en ce lieu et souvent à titre exceptionnel. Évitant en particulier les bagarres qui s'enflamment souvent pour un rien dans un bar à proprement dit normal. Un billet déposé sur le comptoir, tu attends qu'on te rende la maigre monnaie restante avant de fourrer le tout rapidement dans ta poche.

« Aller petit bourré, on décolle. Tu vas venir dormir à la maison, pas question que tu rentres seul dans cet état. Et encore moins que tu passe la nuit ainsi sans compagnie disons... au cas où. »

Il n'est pas non plus entièrement bourré au point de ramper au sol ou d'avoir une soudaine envie de se mettre sur le comptoir pour retirer petit à petit ses vêtements. Heureusement d'ailleurs, même si le spectacle pouvait être des plus drôles à admirer. Mais, puisqu'il commence dangereusement à te voir avec des pixels en moins, autant prendre les précautions maintenant. Après tout, c'est toi qui l'as forcé à te suivre sans vraiment lui laisser le choix. Ce serait donc ta faute s'il lui arrivait une merde quelle quel soit. Mieux valait prévenir que guérir, non ? Cela restait tout de même plus simple qu'il y ait quelqu'un avec lui, au cas où, il ait bien du mal, passant plus de temps à se manger les meubles de son appartement que de trouver convenablement le chemin de son lit. Quittant donc le siège, tu poses deux mains sur les frêles épaules du petit Higgsbury, le guidant ainsi correctement à travers la salle pour rejoindre le monde extérieur. Ne manquant pas d'adresser des salutations aux jeunes femmes qui affichent un air dessus de vous voir déjà quitter les lieux. À moins que ce ne soit le fait ne pas avoir réussi à obtenir quoi que ce soit qui les chagrine ? Tant pis.

Une fois dehors, cette bouffée d'air frais qui s'écrase violemment contre ton visage est des plus agréables. Il commençait à faire un peu trop chaud dans le cabaret. Ou du moins, la vue d'autant de femmes en tenue peu conventionnel n'aider pas réellement à ce que tu gardes une bonne température et les idées plus ou moins claires. Ce petit vent était l'idéal à ce moment précis. De quoi faire un peu craquer tes muscles en t'étirant avant de plonger la main dans la poche arrière du pantalon et en sortir ton paquet de cigarettes. Une chose dont tu rêves depuis un petit moment. Le temps d'en coincer une entre tes lèvres et de l'allumer, inspirant profondément une longue taffe avant de faire face au petit scientifique, un demi-sourire moqueur afficher, tu le préviens :

« Comme je ne suis pas très sur que tu sois en état de marcher droit, tu vas monter sur mon dos, comme un petit gamin de cinq ans. Et je t'interdit de vomir sur ma chemise. Sinon tu casques. Mais laisse moi juste le temps de finir ma clope. »



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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: Et un scientifique bourré. Un ! {Wilson}   Lun 25 Juil - 14:33


Et un scientifique bourré. Un !

Louchant quelques secondes sur son voisin, qui semblait perdre en netteté visuelle à mesure que le petit scientifique le scrutait du fond de ses yeux vitreux, celui-ci ne voyait pourtant aucune faille de logique dans sa remarque. Au bout de seulement deux verres, sa capacité à raisonner à peu près correctement avait déjà été grandement mise à mal, si bien que le consultant ne se gêna pas pour s'en moquer. Fallait-il remercier le mauvais ménage de son traitement aux antidépresseurs avec l'alcool, pourtant ingéré en quantité ridicule par rapport aux effets qu'il suscitait au petit être devenu méconnaissable ? Bien que cela ne se révèle être qu'une histoire de chimie, le mordu en la matière aurait été bien incapable, à cet instant précis, de poser un diagnostic sur son état d'ébriété accélérée, en dehors de l'habitude de soiffard qu'il n'avait jamais eu le temps de se forger auparavant. Aussi n'eût-il d'autres choix que de s'en remettre aux bons soins du plus expérimenté des deux, dont le judicieux conseil de terminer sa boisson avant qu'elle ne lui soit retirée le poussa aussitôt à s'accrocher à l'hameçon de sa paille en plastique, afin d'aspirer le liquide à la noix de coco et lui épargner le triste sort de finir sa course dans le siphon de l'évier. Dans un souci de gaspillage inutile, il valait mieux que le cocktail termine dans son estomac, et Wilson s'appliqua donc consciencieusement à son nouveau rôle d'écologiste, jusqu'à ce qu'un son bruyant indique que sa paille avait fait le grand ménage au fond de son verre. Mais avant que le barman ne le débarrasse, il s'empara de justesse de la petite ombrelle faisant office de décoration exotique au mélange qui sentait si bon les vacances sur une île paradisiaque, de façon à emporter avec lui un petit souvenir de ce séjour qui n'aura eu lieu que dans son cerveau grisé et son palais.

Les consommations vraisemblablement réglées, l'invité de la soirée croqua le cure-dent de l'ombrelle pour se libérer les mains et entamer la descente en rappel de son si haut tabouret, tandis qu'Alaric se chargeait d'encaisser l'infime monnaie que l'employé du bar accepta de lui remettre contre son paiement. Un premier pied envoyé en éclaireur, il se sentit soulagé de reconnaître le plat du sol sous sa semelle, s'accordant ensuite à prendre appuie sur le siège avec ses coudes pour en descendre le plus lentement possible en laissant agir la gravité, histoire d'éviter une mauvaise chute de près d'un mètre de hauteur, ce qui, au vu de la sienne, n'était pas rien. Parvenu avec moins de mal que prévu à retrouver la terre ferme, le chimiste se réjouit intérieurement de son exploit d'alpiniste de comptoir, puis jubila de l'invitation du grand blond à venir passer la nuit à son domicile, pour des raisons de sécurité qui n'avaient pas manqué de lui passer au dessus de la tête, puisqu'il n'était pas réellement apte à les envisager de lui-même.



« Ah-HA ! Je le savais, tu m'as emm'né ici juuuste pour pouvoir m'inviter à dormir chez toi ! »

À croire que leur précédente colocation de quelques mois devait l'avoir fortement marqué, au point de réclamer une petite pyjama party pour raviver ces souvenirs enchanteurs. Soit cela, soit son état au sortir de deux consommations était bien trop inquiétant pour le laisser tracer seul sa route jusqu'à chez lui, si toutefois il y voyait assez clair pour reconnaître les rues et sa porte. Préférant nettement sa version à celle qui était la plus plausible, le petit brun dodelinait gaiement de la tête à cette pensée qui l'arrangeait, pendant que le consultant lui apposait ses grandes paluches sur les épaules en vue de le guider en direction de la sortie du cabaret, contournant tables, attroupements de clients et négociations de "services d'étage" pour se frayer un chemin sans risquer de se cogner contre un obstacle humain. En tête de file sans vraiment l'être, Wilson se contentait d'aligner à peu près ses pas en fonction des virages du conducteur, tel un cocher tirant sur les rênes d'un poney équipé d’œillères, incapable de s'orienter en l'absence de ses précieuses directives. Le ridicule de cette image le fit doucement rigoler, puis c'est un courant d'air frais, jurant de manière très soudaine avec la chaleur émanant de l'établissement, qui lui fige le visage l'espace de quelques secondes. Loin de ressentir pour autant le besoin de se couvrir une fois bien imprégné de la fraîcheur de la nuit, il joua un temps avec la décoration en papier entre ses doigts avant de se couronner avec, laissant l'ombrelle miniature dépasser de derrière son oreille. De son côté, Alaric s'était allumée une cigarette, une bouffée de nicotine précédant sa méthode miracle pour permettre à son collègue d'arriver à bon port, ce qui fit aussitôt réagir ce dernier :


« Ze te ferais dire que je ne suis plus un gamin de 5 ans ! Je zuis très adulte et très capable de m'débrouiller... tiens, passe-moi ça ! »

Sans gêne aucune et pressé de prouver à la terre entière qu'il avait depuis longtemps passé le cap de la majorité, un bras déterminé fut lancé vers le bâtonnet fumant que détenait le consultant, s'en saisissant à la volée avant de le porter aux lèvres du petit Higgsbury, lequel inspira profondément comme s'il s'agissait d'une pleine bouteille d'oxygène en milieu sous-marin. Persuadé d'avoir à faire ses preuves de la sorte, il déchanta néanmoins très rapidement, en même temps que la fumée commençait à lui brûler la gorge. Gardant d'abord une première toux pour lui en essayant de faire bonne figure, malgré les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux, le non-fumeur ne put retenir bien longtemps la quinte de s'exprimer, crachant violemment la piquante bouffée avant qu'elle ne vienne à incendier ses poumons. Son incroyable record de cinq secondes en apnée ne fut guère récompensé à la hauteur de ses espérances, il aurait même plutôt tendance à regretter de s'y être seulement frotté. La cigarette maladroitement rendue à son propriétaire pour disposer de ses mains et mieux les frapper contre sa poitrine, le petit scientifique lutta longuement pour expatrier le bol de nicotine hors de son fragile organisme. Désormais partagé entre les relents de cigarette et de coco, qui ne composaient pas le meilleur des parfums qui soient, Wilson afficha un air dégoûté à cette désagréable expérience.



« Erk, c'est répugnant... m-mais ça compte, donc j'peux marcher ! CF...CQFD et E=MC² ! »

Son titre d'adulte avait été validé, ne serait-ce que pour en avoir fait la tentative : ses efforts devaient être reconnus et pris en compte ! Ainsi gonflé à bloc -quoi que plus dégonflé qu'autre chose après s'être étouffé dans la fumée de cigarette-, le chimiste voulut confirmer sa valeur en tournant les talons pour ouvrir la marche, et cette fois-ci avec sa responsable personne en tête du peloton. Mais sitôt le dos tourné au grand blond, son front trouva le moyen de percuter un poteau qui passait par là, s'accrochant alors à celui-ci afin de ne pas perdre l'équilibre après l'avoir pris de plein fouet. La colonne gelée assura donc son soutien le temps qu'il comprenne ce qui venait de se produire, puis c'est avec un air extrêmement boudeur qu'il revint auprès d'Alaric, comme s'il était responsable d'une quelconque façon de l'interruption de son départ.



« ... Et je t’interdis d'faire pousser des lampadaires zans me le dire !! »



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