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 Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]

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MessageSujet: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   Jeu 28 Avr - 23:59

Elliot K. Aktus

Gnap !

PETITE PRÉSENTATION
NOM : Aktus
PRÉNOM(S) : Elliot Kent
SURNOM : Elly, Key, le Cactus (non, son nom n'est pas innocent)
DATE DE NAISSANCE : 8 décembre 1993
ÂGE : 26 ans
SEXE : Masculin
CAMP : Domae
CAPACITÉ : Un hamster russe du nom de... Hamtaro !
SITUATION/METIER: Célibataire et masseur
PERSONNAGE AVATAR : Dezel de Tales of Zestiria
QUESTIONS

DE QUAND DATE VOTRE ENTRÉE DANS LA FAMILLE ?

J'ai rejoint les Domae à mes 16 ans, en suivant mes petits rêves d'enfant. En ce qui concerne Hamtaro, il a commencé à m'accompagner à partir de mes 20 ans : mieux qu'un chien d'aveugle, il m'a beaucoup aidé en ce qui concerne ma cécité - rien que pour l'odorat et l'ouïe, ce genre de trucs.

QUELS SONT VOS LIENS AVEC ELLE ?

N'ayant aucun problème avec la Famille et sa politique, je la respecte et la sers aveuglément (uhu). On est Domae, ou on ne l'est pas, j'ai envie d'dire.

TATOUAGE/MARQUE ?

Un tatouage d'hamster dans la nuque.

POSSÉDEZ-VOUS UNE ARME, SI OUI LAQUELLE ?

Un fouet (utilisé uniquement sur le champ de bataille, relax), une dague et quelquefois mes pompes.

PHYSIQUE
Que dire de lui, à part qu'il a besoin d'une coupe de toute urgence ? M'enfin. Soyons logiques et commençons par le commencement : Tout d'abord, Elliot est un homme (bon début, Gaga !) à la peau mate et aux cheveux mi-longs verts. Coiffés au peigne d'Almain, ces derniers forment un voile épais dissimulant son visage, dont l'aspect n'est connu que par ses plus proches amis - ou ceux ayant eu l'audace, que dis-je, le culot de soulever la frange pesant sur ses yeux. Yeux qui, par ailleurs, reluisent d'un vert clair aux légères teintes de gris ; mais, comme il n'en a pas besoin et ne cherche pas à plaire à qui que ce soit, il ne prend pas la peine de mettre une grosse barrette à fleur pour exhiber sa bouille, qu'il sait pourtant jolie. Mais après, bon, les goûts et les couleurs... oh, bah tiens, parlons-en, des couleurs ! *Transition no jutsu !*

A-t-il été dupé par son coiffeur à qui il avait demandé du blond, ou est-il tout simplement né avec sa tête de (uhu) cactus ? La réponse est la seconde - c'est mon dernier mot, Jean-Pierre. Toutefois, il n'en a pas honte, puisqu'il ne sait ni ce qu'est le vert, ni le bleu, ni le rouge... bref, si Elliot ne vous juge pas vous sur les apparences, vous imaginez bien qu'il n'y passe pas non plus. Toutefois, vous remarquerez que son physique est étrange, au-delà de sa couleur peu orthodoxe. Si le fait de ne pas voir les yeux de votre interlocuteur vous gêne, quel sera votre désarroi quand, une fois un sourire décoché (ce qui est rare, puisqu'il est le roi du pokerface), vous remarquerez l'atroce dentition du prétendu requin ! A bien la regarder, ne serait-elle pas apte à vous perforer le crâne ?  A-t-il été blasé de ne pas se voir dans le miroir qu'il a décidé de se saccager les dents ? Ou a-t-il pensé, à force d'entendre les rires à propos de ses cheveux (remarque, il y en a avec des cheveux ROSES, non mais franchement), que quitte à être ridicule, autant ne pas l'être qu'à moitié ? Ni l'un, ni l'autre, Elliot les a juste limées pour se dégoter une arme en rab. Et aussi, sa créatrice doit être un peu fétichiste des efféminés et des requins. Allez savoir !

Mesurant un mètre soixante-treize, Elliot est de nature lente et lourde et, de ce fait, ne rivalise guère avec ses camarades Domae en matière de vitesse et de dextérité. De toute manière, mieux vaut pour lui de ne pas être un véritable Speedy Gonzales : à force de courir à en rompre le vent, ce serait bien dommage que sa course finisse contre un mur, si vous voyez ce que je veux dire. C'est donc pour le mieux s'il avance telle une limace à la verticale. Mais, en dépit de son animal, le bonhomme ne manque guère de force - pour un humain lambda, tout au moins. Toujours à ses côtés, qu'il vente, pleuve ou fasse beau (non, je ne dirai pas "qu'il fasse soleil" - c'est moche), Hamtaro ne nécessite aucune invocation puisqu'il reste soit sous son précieux chapeau, soit sur son épaule... ou soit par terre, à guider son aveugle de maître par ses petits cris. Comment reconnaître cet hamster parmi les autres ? C'est très simple : Il a son petit chapeau personnel. *papa poule mais qui a la classe*

Grand porteur de cuir et de noir (même s'il se laisse surtout habiller par les vendeurs), ce n'est toutefois pas une fashion-victim et préfère donc s'habiller de façon à se sentir à l'aise plus que pour plaire à la populace. Vous me direz, il n'en serait pas capable, aussi.

Elliot au complet !


CARACTÈRE
Dans la vie, il y a des hamsters~ ♫

Et là où il y a un hamster, il y a un Elliot ; là où il y a un Elliot, il y a un hamster. L'un ne va pas sans l'autre : Hamtaro est son bébé – son âme-soeur platonique – non ! son « zing » comme qui dirait, et il préférerait de loin qu'on lui arrache un bras façon the Walking Dead plutôt qu'on lui retire son adorable rongeur gueulard. Car gueulard, il l'est. Tendez un peu l'oreille et écoutez ces majestueux petits couinements moyennement supportables qui s'accumulent, et s'accumulent... suivis de bruits de pas, d'un homme manifestement encore plus paumé qu'il ne le laisse présager. A bien regarder le duo, on croirait que l'animal guide son maître par le biais de ses cris – et on croirait juste ! Ce jeune homme est, comme qui dirait, lié à son animal au delà de l'imaginable, si bien que désormais, il serait incapable de vivre sans lui. Pourquoi donc ? Parce que le Géant Vert (bon, géant, pour une fois je n'ai pas fait une grosse poutre) est aveugle. Pas myope, pas bouffé par ses mèches énormes lui retombant en plein sur le visage, non : dans ses yeux règne un noir complet. Sans canne ni chien adapté à sa cécité ni autre guignol se croyant malin en lui décrivant le ciel et la terre, on pourrait commencer à rire en s'imaginant un tel énergumène au sein des Domae, mais détrompez-vous ! On peut faire des miracles (avec la foi) avec ses mains et une espèce de rat gobeur. Quand bien même, en toute honnêteté, Hamtaro est loin de faire sa fierté ('faut pas abuser)... mais vu son importance, il n'est pas près de laisser qui que ce soit y toucher. Si un jour, il vous arrive de voir ces deux lurons, ne pensez même pas à attraper Hamtaro : il hurlera à la mort et vous aurez bien vite un aveugle toutes dents sorties enroulé autour de votre cheville, prêt à vous faire passer un sale moment.

Est-il violent ? Ironiquement, non. C'est même une sacrée pâte, quand on le connaît bien ; mais un coup de pied ou deux n'est jamais de trop, et n'a jamais tué quiconque, surtout ! En effet, sa vigilance poussée à l'extrême peut le rendre un tantinet nerveux, voire agressif par moment – mais essayez seulement de dérober sa chaise roulante à un tétraplégique, et vous verrez que lui non plus ne sera pas très content. Sauf que lui, à l'inverse d'Elliot, aura grand mal à vous frapper, mais c'est une toute autre histoire.  Comme dit plus tôt, cet homme est gentil. Voire, trop gentil (en plus, il ne peut pas juger sur les apparences, si ça, c'est pas le jackpot !). Un tantinet surprotecteur sur les bords aussi, sans forcément le montrer du fait de sa timidité dissimulée. Mais revenons à nos moutons : Un coup de main, un service ? En bon samaritain, il répondra présent, peut-être après quelques grommellements cela-dit - histoire de garder la forme. Car plus que toute autre chose : Elliot est un fainéant, doublé d'un râleur. Vous vous en rendrez vite compte en le côtoyant, mais cet homme se voue corps et âme à tout ce qui se rapporte à rouspéter, grommeler, pester comme un putois dès que l'occasion se présente ; et croyez-le ou non, Dieu seul sait comment il se jetterait sur le sol pour s'y rouler s'il ne tenait pas à un minimum de fierté. Ou plutôt serait-ce plus adapté de dire qu'il aurait la flemme de se relever après. Mais n'ayez crainte : le Vert respecte les ordres à la lettre (même au bout de plusieurs "grmblblbl" amicaux) et sait shooter dans sa flemmardise quand la situation l'y oblige. Pourquoi un tel dévouement ? Pour la simple et bonne raison que le petit Elliot se sent redevable et tient à prouver que même un aveugle peut faire autre chose que jouer le bélier humain sur son copain de mission en interprétant mal les sons. Comment ça, s'il "a déjà fait ça" ? ... Naaan. Officiellement, non. Quelle idée.

D'ailleurs, parlons-en des missions, et plus particulièrement des Domae. Pour me montrer tout à fait honnête avec vous, et sans forcément vouloir dénigrer le pauvre bonhomme : c'est un boulet. Ou du moins, en partie. Ne réfléchissant qu'après avoir foncé dans le tas, il est assez fréquent de devoir le récupérer par la peau du dos parce qu'il n'aura pas vu le nombre d'ennemis en face. Comment le pourrait-il, aussi ? De la même manière, autant vous prévenir qu'il ne vaut mieux pas trop s'en approcher, une fois sur le champ de bataille. Vous voyez les danseuses aux rubans qu'elles font tourner autour d'elles ? C'est Elliot avec son fouet, une fois le mode "DON'T COME NEAR MEH" enclenché. Donc, autant ne pas rester dans sa zone, histoire d'éviter de se manger un coup de lanière au vol. Il n'est pas spécialement doué pour le travail d'équipe non plus, même si, du fait de sa cécité, on l'oblige généralement à se coltiner quelqu'un, de façon à ne pas finir en lambeaux. Il faut juste veiller à ce qu'il ne disparaisse pas dans la nature après avoir eu la merveilleuse idée de partir devant, sans prévenir qui que ce soit. Ce qu'il fait les trois-quarts du temps.

Parlons un peu de ce dont il ne parle pas ; si ce n'est sa cécité.  Au mieux, et en digne roi de l'euphémisme, il vous dira seulement "qu'il ne voit pas bien" au lieu de jeter comme un cheveu dans la soupe qu'il voit aussi bien que s'il avait la tête dans un puits. De ce fait, on essaie souvent (et à tort) de relever sa longue frange pour lui venir en aide, sauf que ceux qui tentent une telle approche finissent bien vite avec ses dents dans la main. Ses cheveux ne sont pas là pour être touchés après tout : s'il ne se coiffe pas, ce n'est pas pour rien. Ne sachant pas à quoi il ressemble et par soucis d'équité (il vous voit pas, vous le verrez pas non plus), sa chevelure négligée a pour but principal de dissimuler son visage aux autres, d'où son chapeau destiné à les maintenir en place. Pour finir, Elliot peut se montrer taquin avec ceux qu'il apprécie (ou non, mais dans ce cas-là ça tournera en trashtalk gratuit puisqu'il n'a pas la langue dans sa poche) et peut, selon son humeur, dévoiler tous ses talents de blagueur de mauvais goût. Qui a dit que le coussin péteur et le poil à gratter étaient dépassés ?

PÈRE CASTOR RACONTE NOUS UNE HISTOIRE !
« — Eh, Boss... y a un truc bizarre dans les poubelles. 
—  Fynn, bordel... On t'a dit quoi à propos de fouiller dans les ordures ?
—  Non mais là, c'est pas une ordure justement. Enfin, à part si tu parles d'une ordure humaine, mais là, ce serait pas très sympa pour lui... J'crois que ça mérite le coup d’œil... »

8 décembre 1993. La bande s'était agglutinée autour de la benne à ordures, sans trop savoir ce que nous allions y trouver. Comme pour nous donner une piste et nous empêcher de vaquer à nos occupations, des bruits semblables à des gémissements d'enfant en provinrent tout à coup, ce qui nous poussa à remettre notre mission à plus tard dans le but d'élucider le mystère. Après concertations, Fynn, le plus jeune des Lames Lunaires, plongea courageusement sa main (bien qu'il en mourrait d'envie intérieurement), puis la seconde afin d'en sortir un nourrisson vert comme pomme qui ne semblait pas plus vieux que quelques jours, et dont les géniteurs avaient disparu dans la nature. Il me le tendit et le posa à mon insu dans mes bras avant d'agiter la main devant le petit, changeant aussitôt d'expression devant son excès de réaction : « … Eh, mais ses yeux bougent dans tous les sens... ? » D'autres tentèrent d'attirer son attention en bougeant à leur tour, en vain - il n'y avait qu'aux claquements de doigt et aux bruits qu'il tournait la tête, et encore, ses cris les surpassaient amplement. Ses yeux, en revanche, continuaient à se déplacer dans le désordre le plus totale ; Ce n'est qu'une fois calmé que nous comprimes que le pauvre petit n'y voyait pas grand-chose, si ce n'est rien. « Ses parents l'ont laissé là pour ça, tu crois ? … Ou peut-être parce qu'il est vert. — Dit le bleu... Ce n'est pas le premier gamin à finir dans une poubelle. Et ce ne sera sûrement pas le dernier. » Le frère aîné de Fynn, Khaiss, bien plus vif d'esprit que celui-ci, récupéra l'enfant avant de l'inspecter : « Je le garde.» furent ses seules paroles, tandis qu'il s'en retourna à la base sans dire un mot de plus. Nous n'étions qu'à moitié étonnés, ce n'était pas la première fois qu'il s'appropriait quelque chose sans demander l'avis de qui que ce soit - bien que ce fut la première fois qu'il prenait quelque chose d'humain.

Quand nous revînmes à la base située à l'extérieur de la ville, il l'avait déjà apprêté et nommé. Elliot Kent, de façon à pouvoir se faire des private jokes avec le reste de la famille Aktus. Fynn lui demanda par ailleurs s'il comptait un jour le former pour qu'il devienne l'un des nôtres une fois plus âgé, mais il s'essuya un sec refus ; Khaiss pouvait quelquefois être étrange et difficile à suivre, mais jamais "il ne jetterait un aveugle dans la bataille". Ce qui nous parut logique. Car plus qu'un groupe de meurtriers à la solde du plus offrant, nous autres, Lames Lunaires, formions une famille des plus soudée, et dont les mœurs guidaient le moindre de nos actes, de manière à pouvoir encore nous regarder dans la glace en revenant de nos missions. Peu importe l'appât, nous ne nous en prenions jamais à quelqu'un qui ne nous paraissait pas comme méritant de mourir : les abus étaient de toute façon ce que nous craignions le plus. Elliot grandit donc sans aucune formation destinée à le changer en machine à tuer, puisque aucun d'entre nous ne désirait s'attirer les foudres de son père adoptif. Pourtant, l'ennui et la culpabilité à l'idée de ne rien faire se retranscrivaient peu à peu sur son visage. « Ton môme s'ennuie, Khaiss. » « Et une épée en bois, il peut pas non plus ? » Les autres membres de la Famille commencèrent à se poser des questions quant à l'éducation de l'aîné Aktus qui préférait ignorer les commentaires afin de respecter ce qu'il croyait être le plus juste. A ses yeux, Elliot avait déjà eu de la chance d'avoir été trouvé par nous, il ne voulait donc pas trop pousser la bonne Fortune par peur de recevoir la monnaie de sa pièce. Nombreuses furent cependant les fois où je surpris Fynn en train d'entraîner le petit dans le dos innocent de son frère - mais, au fond, nous savions tous qu'il valait mieux qu'il puisse au moins se défendre, si un jour il lui fallait montrer les dents. Juste au cas où. Mais nous ne l'avions jamais formé pour qu'il devienne un meurtrier...

La majorité de son enfance se déroula donc au sein de la base ; il ne sortait de là que lorsque Khaiss pensait que Quederla ne présentait aucun danger - ce qui signifie pratiquement jamais. Mais les moments qu'il passait dehors semblaient le revigorer, d'autant plus qu'il aimait d'une façon presque déroutante ce qu'il se passait à l'extérieur : la guerre, les morts, les clans, tout cela faisait naître un sourire candide sur ses lèvres d'enfant, comme s'il ne saisissait pas toute l'ampleur des choses, ni leur gravité. Mais Elliot présentait déjà un caractère naïf, contrecarré par une inexpressivité morbide qui ne manquait pas de nous mettre mal à l'aise. Le plus surprenant était qu'il parvenait à déterminer qui souriait et qui ne le faisait pas, par le biais d'un phénomène appelé « la vision aveugle », courante chez les sujets souffrant de cécité corticale... Peut-être était-il né « mort » à cause d'une circulaire mal gérée, d'où sa trouvaille dans les ordures... peut-être que sa cécité venait de là... Qui sait ? Nous avions beaucoup de suppositions, mais aucune réelle réponse, ce pour quoi nous abandonnâmes vite cette mauvaise habitude. A son dixième anniversaire, Fynn lui offrit ce qu'il appelait sa « première dague » et, bien évidemment, cela enragea son frère aîné qui ne voulait pas qu'il s'approche des objets coupants. Mais que pouvait-il faire contre ça ; lui demander de jeter son présent ? Même de la part de Khaiss, cela paraissait beaucoup trop insensible pour ce faire. Ce pour quoi il n'en fit rien.

Même si Elliot savait qu'il n'allait pas nous rejoindre de si tôt, ce cadeau parvint à apporter un brin de sourire sur son visage habituellement fermé, ne serait-ce que parce qu'il se sentait enfin comme l'un des nôtres [insérer chanson du Roi Lion 2 ici]. Pas tout à faire une Lame Lunaire, mais pas tout à fait un intrus non plus. Mais plus que la dague, ce ne fut pas cela qui inquiétait Khaiss, non : ce qui le fit paniquer à n'en plus pouvoir, c'était l'affection que son fils commençait à porter pour l'une des deux Familles de Quederla, affection dont le jeune frère Aktus s'était rendu coupable. Puisque, avant d'être une Lame Lunaire, Fynn était tout d'abord un Domae, et pas des moins fiers – si bien qu'il eut vite fait d'endoctriner le petit dans son dévouement. Bien entendu, nous avions aussi des partisans du Clan Elementis parmi nous , mais nous avions la chance d'être exempts des disputes, pour la simple et bonne raison que quiconque rejoignait nos rangs devenait aussitôt un des nôtres, sans distinctions. Ce n'était qu'en dehors de la base et des missions que nous redevenions respectivement habitant, Elementis, Domae ou autre. Lorsqu'Elliot nous fit part de son envie de rejoindre un jour les Domae, je vis l'expression de Khaiss changer, tandis que tous remarquaient son envie de mettre un terme à ces rêves qu'il considérait comme irréalisables : Un aveugle, sur le champ de bataille ? Déjà qu'il ne pouvait pas nous aider, comment pouvait-il s'imaginer pareille chose ? Hélas, son fils en pensait autrement – il avait toujours montré ce côté très persévérant, après tout. Un non ne suffisait pas à le faire reculer. A l'inverse, en digne tête de mule, le refus de son père ne parvint qu'à lui faire décocher un sourire en coin signifiant « Tu vas voir ».

L'ennui était que ce besoin de rejoindre les Domae prenait naissance dans son désir nous quitter, afin d'obtenir la liberté dont il avait été privé ; un juste retour des choses à mon goût, mais il se murmurait toutefois dans les rangs de Lames Lunaires qu'il était bon pour mourir, s'il continuait sur cette voie. « Vous devriez peut-être intervenir, Boss. » que l'on me répétait – mais je n'avais pas l'intention de lever le petit doigt. Il voulait faire ses preuves ? Soit, c'était son droit le plus naturel, après tout. Nonobstant son névrosé de père qui finit par abandonner, nous essayâmes donc tous de lui apprendre à survivre en dépit de sa cécité. Il venait tout juste d'atteindre ses treize ans quand on entama les premiers entraînements, qui consistaient principalement à savoir se mouvoir dans l'espace et éventuellement à esquiver si une attaque arrivait sur lui. De mon côté, je lui enseignai quelques bases de self-defense et plus particulièrement le judo, ne m'attendant guère à ce qu'il me surprenne, ni même à ce qu'il y trouve son bonheur... et pourtant, le bougre se débrouillait bien mieux dans cet art martial que dans tous les autres. Certes, il ne voyait rien – mais il touchait. Et à partir de là, j'entrais dans son domaine. Pas de quoi faire de lui le plus grand de tous les dresseurs tueurs, je l'admets ; mais nous souhaitions juste éviter qu'il finisse  en bolognaise. Le strict minimum, en quelques sortes. Mais peut-être avions-nous été trop durs avec lui, quand on voit ce qui arriva par la suite... Elliot avait alors 16 ans.  

J'ignore quelle était notre position à ce moment – nous étions sûrement partis pour une mission ou autre, il faut dire que je ne m'en souviens plus très bien. Seuls Khaiss, Fynn, Elliot et cinq autres restèrent à la base, afin de se reposer et éventuellement de la défendre si des ennuis arrivaient. L'angoisse avait fini par nous atteindre à cause des nombreuses arrestations pour meurtres et vols avec violence ; certains d'entre nous furent même exécutés sans possibilité de secours. L'ambiance à la base devint alors particulièrement lugubre, comme si les fantômes des tombés continuaient à vivre parmi nous et affectaient notre moral. Sans crier gare, la base fut assiégée par les autorités qui décimèrent quiconque se trouvait sur leur passage. A notre retour, la bataille était presque terminée, mais quelques-uns se tenaient encore debout, la lame à la main. Cependant, l'agitation provenant de l'une des pièces nous poussa à aller voir ce qu'il s'y passait, et la vision qu'elle nous offrit eut pour don de nous paralyser sous le choc. Fynn était au sol, et Elliot, debout non loin de lui était retenu par Khaiss qui le maintenait, les bras passés sous les siens : « Calme-toi Elliot ! Ils sont partis, c'est Fynn ! » Je regardai autour de moi et constatai qu'en effet, il n'y avait un seul ennemi en vue – rien, mis à part de multiples cadavres qui jonchaient le sol. Parmi eux se trouvait le cadet des frères Aktus, dont la blessure au thorax nous poussa à nous précipiter sur lui afin d'évaluer l'ampleur des dégâts, et accessoirement poser un diagnostic sur ses chances de survie. Il était encore vivant, et tentait autant que son corps le lui permettait de garder les yeux ouverts :

« Y a pas de mal, y a pas de mal, il savait pas... ça ira, je vais m'en remettre, hein ? »

Khaiss relâcha son fils ;  l'adolescent cessa alors s'agiter, comme extirpé de sa transe. Il eut un mouvement de recul et lâcha le manche de sa dague dont la lame ensanglantée me fit comprendre ce qui venait de se produire.  En panique, il s'excusa, les mains sur ses lèvres, puis resta en arrière par peur de s'attirer les foudres du reste du Clan. Nous nous occupâmes en urgence de Fynn sans nous attarder davantage, mais la plaie était bien plus importante que nous nous l'imaginions. Nous n'étions parvenus qu'à le soigner en apparence, et il refusait farouchement d'être emmené à l'hôpital par peur que la base subisse une nouvelle attaque en notre absence. Il périt ainsi pendant la nuit ; alors que nous étions persuadés que nos soins, certes réduits du fait de l'urgence, allaient suffire pour lui sauver la peau. Après la mort de Fynn, nous avons essayé de ne rien laisser paraître. Mais ces efforts ne furent pas pour Elliot, pas entièrement du moins : Si nous tentions de ne pas montrer la difficulté de notre deuil, c'était pour Khaiss, qui ne s'en remettait manifestement pas. Son fils non plus, mais il était parvenu à une telle logique qu'il lui était désormais impossible d'admettre la moindre responsabilité. Ce n'était pas lui, le responsable – non, il s'en défiait totalement. Selon lui, la main qui tenait la dague portait le fardeau de ce meurtre, parce qu'elle n'avait pas été suffisamment formée. Nous ne lui avions pas donné le bon entraînement – telles furent ses paroles, qu'on ne contredisait point. Pour quoi faire ?

Au fond, sans doute tentait-il de se protéger en aliénant la réalité, et en fermant les yeux sur ce sang qui lui recouvrait les mains : c'est aussi pour cela que nous n'avions jamais tenté de le forcer à endosser la responsabilité de la mort de son ami. En dépit de ses consolations mensongères, il finit toutefois par nous quitter. « C'est ce que Fynn voulait » qu'il disait, alors je l'accompagnai à ses diverses escapades ou, plutôt dirais-je, chasses au Joker. Il portait désormais le chapeau de Fynn. Ou plutôt devrais-je dire, tous les vêtements de son oncle, jusqu'au fouet qu'il gardait attaché à sa ceinture de son vivant. Khaiss n'arrivait presque plus à le regarder sans se remémorer la descente dans notre base. Lorsque nous trouvâmes le Joker, je fus obligé de le pousser à aller lui parler car le pauvre avait fini par se détourner, sortant un petit sachet en plastique afin de souffler dedans. A croire qu'il ne croyait plus les paroles du jeune frère Aktus, lorsque ce dernier disait que les Domae devaient sûrement respecter un certain quota d'handicapés. Il voulut faire demi-tour, prétextant que c'était voué à l'échec, mais pour une fois, je ne le laissai pas faire et le forçai à adresser la parole au Joker avant qu'il ne disparaisse. Comme il le redoutait, Elliot fut alors mis à l'épreuve et, bien qu'il ne put terrasser son adversaire, le Joker jugea tout de même bon de lui laisser faire ses preuves en grossissant leurs rangs par le biais des missions. Je lui piquai son sachet en plastique avant qu'il ne le dégaine puis je le sentis finalement reprendre ses esprits, ne réalisant pas encore qu'il avait fait un premier pas vers son but principal. Devenir un Domae. Pas pour le plus grand bonheur de son père, certes... mais pour le sien, totalement.

A la surprise générale, il ne commit pas davantage de meurtres en s'alliant à d'autres Domae au cours de ces fameuses missions, qu'il se plaisait à nous relater quand, parfois, il passait nous voir afin de prendre de nos nouvelles. En dépit de certains incidents sans gravité qui le faisaient plus rire que pleurer, il semblait fier de lui et heureux de pouvoir enfin accomplir quelque chose de ses propres mains, même si tout ce qu'on lui demandait avait été adapté à sa cécité. Mais de nature peu orgueilleuse, Elliot ne s'en offusquait pas, à l'inverse : il préférait de loin que l'on s'adapte à lui plutôt que d'être envoyé au casse-pipe et mourir avant d'avoir pu faire quoi que ce soit. Il dut attendre quatre ans avant de finalement devenir un Domae à part entière, lorsqu'il obtint son animal au cours d'une longue, longue cérémonie... Ce jour-là, il revint jusqu'à nous et, tandis que nous nous agglutinions autour de lui, à lui poser moult questions, il n'eut qu'une seule réponse - réponse qui nous laissa tous bouche-bée. « Craignez le gobeur de carottes. » Le Cactus tendit son bras, ouvrit son poing et présenta sous chaque paire d'z'yeux un bébé hamster, si petit qu'il tenait sans problème dans le creux de sa paume. Entre les "Hanw" et les rires un tantinet (voire complètement) moqueurs, je compris que cette nouvelle n'enchantait qu'à moitié Elliot qui s'attendait très certainement à mieux. Khaiss, de son côté, était plutôt rassuré qu'il n'ait pas à s'occuper d'un animal dangereux. «Enfin, c'est pas trop grave... », reprit-il, décochant un maigre sourire :

«C'est mieux que rien, hein ? En plus, je ne peux pas l'échanger. Je le sais, j'ai essayé. Quelqu'un pour un Chubby Bunny ? »

Il ne le savait pas encore, mais cet animal affectait ses sens au fur et à mesure que le temps passait : Imperceptiblement, il entendait mieux - et plus loin, tout comme il parvenait à reconnaître ses interlocuteurs par leur odeur seule, sans même avoir  à nous écraser le visage entre ses énormes mains comme à l'accoutumée. En plus d'être la preuve de son appartenance totale aux Domae, « Hamtaro » (tel qu'il le nomma) devint alors ses yeux puis, à chaque année s'écoulant, son plus proche ami... - c'est triste, je sais. Mais que pourrais-je attendre d'un homme à la sociabilité étrangement affectée par son humour plus que douteux et sa méfiance exacerbée ('faut dire aussi que grimacer devant un aveugle peut être tentant) ? Mais peut-être que la suite des événements me donnera tort. Ou peut-être que non... il n'y a que lui qui puisse y apporter de réponses.



Et en vrai ?

Je suis de retour... pour vous jouer un mauvais tour !

PRÉNOM/SURNOM : Gaga, au rapport !
ÂGE : 20 ans.
COMMENT ÊTES-VOUS ARRIVÉ ICI : Facile, j'y étais déjà avant, à deux reprises.
UN COMMENTAIRE ? UNE IDÉE ? : Nein.
LE CODE DU RÈGLEMENT : Moi qui valide !


Dernière édition par Elliot K. Aktus le Dim 1 Mai - 1:08, édité 7 fois
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Kira SerykMessages : 3129
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MessageSujet: Re: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   Ven 29 Avr - 0:04

Gagaaaaaaa *^*

Re-bienvenue parmi nous ♥♥

Et bonne chance pour ta fifiche o/


Je vous grogne dessus en darkblue.








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Bigby RawlinsMessages : 1094
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MessageSujet: Re: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   Ven 29 Avr - 9:07

Rebienvenue et bon courage pour ta fiche~



« Je vous grogne dessus en sienna »

* I can't go to hell.
* I'm all out of vacation days.








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MessageSujet: Re: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   Ven 29 Avr - 11:53

Maismaismaismais c'est t'y pas Gaga qui reviens! Rebienvenue toi x)!
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MessageSujet: Re: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   Ven 29 Avr - 20:42

Re bienvenue à voiiir \o

Un hamster ♥♥ Excellent ! Ne pas jouer avec, ne pas jouer avec >.<
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MessageSujet: Re: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   Dim 1 Mai - 1:14

Merci à tous ♥️ ! En ce qui concerne ma pomme, je crois avoir terminé...

(Et nah, pas touche à mon hamster, c'est mon mien n'amwa ! *prépare le coup d'botte* What a Face )
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Kira SerykMessages : 3129
Date d'inscription : 15/08/2012


MessageSujet: Re: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   Dim 1 Mai - 15:49

Vu que y'a pas de soucis dans la fifiche, je peux te valider o/

Tu connais le chemin pour faire une fiche de lien, une demande de logement toussa toussa What a Face


Je vous grogne dessus en darkblue.








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MessageSujet: Re: Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]   

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Fifiche d'Elliot K. Aktus [Done !]
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