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 [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore

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Bigby RawlinsMessages : 1085
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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   Mar 28 Juin - 12:56

Les emmerdes...
Plus le temps passe dans l'ignorance la plus totale de ce qui lui arrive, plus je commence à perdre patience. Or, ce n'est pas en m'énervant qu'elle se décidera enfin à éclairer ma lanterne, surtout si ça fait déjà deux jours que le problème lui trotte dans la tête. Sa main retenue entre les miennes, j'espère donc qu'elle cesse une fois pour toute de me fuir et que je puisse entendre ce qui lui est si difficile à avouer. Expliquant dans un premier temps l'obscurité qui entoure son passé, dont je ne saurais pas tout, Laelyss sous-entend alors qu'il serait récemment venu la hanter, non sans craindre ma réaction à ce sujet.

« J’ai... un démon du passé qui refait surface et… Il est loin, très loin de me pardonner ce que je lui ai fait il y a des années. »

Maintenant il semblerait qu'on parle d'une personne en particulier, au moins le problème se dessine progressivement. C'était donc bel et bien à cause de quelqu'un qu'elle ne se sentait plus tranquille, en provenance directe de son passé dans lequel tout ne s'était pas déroulé pour le mieux. Bien que cela implique une faute de la part de la rouquine, et que je ne connaisse pas encore sa nature, il est hors de question de quiconque revienne la tourmenter des années après. Mais au lieu de sentir le soutien que je suis prêt à lui apporter, en dépit de ce qu'elle aurait pu faire autrefois, elle me laisse au contraire derrière elle pour se relever et entamer les cents pas dans le salon.

« J’ai quitté les Elementis peu après avoir reçu mon pouvoir, parce que j’ai toujours rêvé d’aventure, alors je me suis engagée sur un bateau. Certainement pas un bateau de gouvernement et encore moins une croisière Costa, peut-être que ce choix-là aurait été plus approprié au final. Mais… De Pirates… Ce que j’ai de tatoué sur l’épaule ce n’est pas juste un dessin sans importance… C’est l’emblème de « La Fortune », comme s’appelait le navire. J’ai… Je suis une ancienne Pirate. »

Ah... merde alors. Qu'est-ce que je pourrais dire d'autre ? Il faut avouer que la nouvelle me laisse quelque peu sur le cul, heureusement d'ailleurs que j'avais pris soin de rester assis pour éviter de descendre plus bas. C'est vrai que je n'avais jamais songé à questionner l'origine de son tatouage, mêlant crâne, bijoux et fleur de lys ; un dessin artistique qui lui avait tapé dans l’œil dans le portfolio du tatoueur me paraissait être une justification plus plausible que le blason d'une horde de pirates. Le fait de l'avoir connue en tant qu'assassin me permet au moins de ne pas complètement tomber des nues, même si les deux vocations ne partagent pas exactement des motivations similaires. Tuer contre une rémunération donnée est une chose, accumuler les crimes pour la fortune en est une autre. À la voir éviter ainsi le moindre contact visuel avec moi, j'imagine bien qu'elle ne s'est pas contentée de jouer la sirène sur la proue du bateau pendant cette période.

J’eus droit ensuite à de plus amples détails sur ce passif dans un domaine qui, du peu que je m'y connaisse, n'est pas forcément le plus adapté pour une femme. Malgré le florilège de violence qui accompagne les histoires de la piraterie, elle avait fini par briller à bord de son navire et à apprécier ce quotidien agité, jusqu'à ce qu'un élément, encore laissé en suspend dans son récit, ne la pousse à tout plaquer. Bien qu'autant d'informations ne soit pas des plus digestes, j'essaye de passer au-dessus de tout ça pour ne pas perdre de vue ce qui importe à ce moment précis.

« Je dois admettre que je ne me serais jamais attendu à ça. Mais ce n'est pas non plus ma place d'émettre un jugement sur tes choix de vie passée. »

Plus facile à dire qu'à faire, néanmoins je tiens à ne pas me poser en moralisateur avec elle, au risque de légèrement passer pour un hypocrite. Avec ce qu'on est amené à faire à Quederla, difficile de jouer les donneurs de leçons sans avoir soi-même du sang sur les mains. Apprendre qu'elle a un casier autrement plus rempli que je ne le pensais n'est certainement pas agréable, mais ce n'est pas comme si j'allais m'autoriser à le lui reprocher pour le restant de mes jours. Ce qui est fait est fait, il ne reste plus qu'à avancer.

« Même si tu as fait des choses discutables, et surtout répréhensibles, c'est une partie de ta vie qui t'appartient. Je ne peux pas prétendre être blanc comme neige moi-même, alors ne vas pas imaginer que je te regarderais autrement pour ces raisons. Ce qui compte, c'est ce que tu es aujourd'hui et non ce que tu as été. »

Après tout, ce n'est pas une pirate que je vois lorsqu'elle se tient devant moi, juste la propriétaire de deux boutiques qui a beaucoup travaillé pour en arriver là, tout en ayant eu à s'occuper d'un gamin. Son caractère au quotidien ne laisse clairement pas à penser qu'elle avait pu se complaire autrefois dans une vie de crime, on pourrait d'ailleurs mettre ça sur le compte de la jeunesse et des erreurs que l'on peut commettre quand on a l'impression que le monde nous appartient. En bref, même si je suis loin de glorifier ce qu'elle a fait, je ne vais pas perdre mon temps à lui jeter la pierre. Je préfèrerais en apprendre davantage sur le moment où tout a dérapé, puisque c'est le point qui la concerne de nouveau aujourd'hui. En espérant que ma compréhension l'encourage à continuer sur cette voie, je demande finalement:

« Alors, que s'est-il passé pendant cette dernière année ? »



« Je vous grogne dessus en sienna »

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Laelyss ReissMessages : 939
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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   Mar 28 Juin - 15:33

Techniquement . . .

   
C
inq ans. Cela fait cinq ans qu'il est censé être mort et enterré avec les poissons. Mais non. Par un miracle qui sort dont ne sait où, il a survécu. Et voilà qu'il va faire de ma vie un enfer. Peut-être que j'aurais dû lire plus de livres sur la piraterie avant de m'engager. Quoique je doute que même avec ça, j'aurais fini par revenir sur ma décision. Les enjeux, je les connaissais par cœur. La possibilité de mourir à n'importe quel moment pour une raison quelconque, je le savais. J'en avais conscience. Et pourtant, ça ne m'a pas empêché d'y rester sept ans de ma vie. Je ne pense pas avoir réellement changé, si ce n'est que j'avais beaucoup plus de sang sur les mains qu'aujourd'hui. Je n'y ai jamais tiré un plaisir malsain, comme la plupart des personnes passant leur temps ont tué dans cette ville. Mais en être écœuré n'était pas le cas non plus. Ça me passait simplement au-dessus la tête tant que j'avais le plaisir de découvrir le monde. Mais ça s'était avant.

J'ose finalement lever les yeux sur lui, et au contraire de ce que je pensais, je n'apparais pas encore comme étant un monstre. Pour l'instant. C'était peut-être la partie la plus simple à avouer. Sûrement parce qu'il ne met aucun jugement sur ce que j'ai bien pu être auparavant. Je ne sais pas trop se à quoi je m'attendais. Peut-être des reproches, autant pour n'avoir rien dit que pour avoir fait de tels choix. Je ne les regrette pas et je les assume pleinement, c'est en partie avec eux que je suis ainsi maintenant. Qui sait, peut-être que j'aurais tourné autrement en prenant un chemin différent. Ou peut-être que tôt ou tard, j'aurais fini par avoir cette vie. Même si là, j'avais une préférence pour qu'elle soit derrière moi. Je ne pouvais m'empêcher de me demander s'il arrivait à s'y faire. Même si cela ne sembler réellement importer, on ne pouvait le nier. Ça restait là. Sous les yeux. Qui sait si d'ici un mois ou plus, le tout ne finit pas par le ronger, le perturbé ? Peu probable, mais c'est tout de même un point que je n'arrive pas à écarter de ma tête. En soupirant une nouvelle fois, je me remets à faire les cent pas que j'avais délaissés. Tripotant mes doigts nerveusement tout en cherchant les mots adéquats. Il n'y en a pas. Même prenant soin de ne pas vouloir le blesser ou quoi que ce soit, l'annonce reste toujours aussi brutale.

La dernière année... J'ai désobéi à un ordre. Je devais... tuer Kenji parce qu'il lui avait manqué de respect, il était encore orphelin à ce moment-là et ces aussi ainsi qu'on c'est rencontré. Mais j'en été incapable, alors je l'ai simplement fait passer pour mort en le cachant par la suite dans ma cabine, le temps qu'on accoste sur un nouveau continent est qu'il soit libre. C'est comme ça que de fil en aiguille, l'attachement est venu entre nous. Des mois plus tard, la vérité a éclaté et je n'avais pas pu le faire quitter le bateau. Mais je ne voulais pas mourir, et encore moins le voir mort alors que je lui avais sauvé la vie. On manquait seulement d'un peu de temps. Alors... Puisque je les avais trahies et que c'est un acte impardonnable, ma tête devait tomber, mais au final... ils sont mort un par un, jusqu'au capitaine de mes mains. Je l'ai vu coulé au fond de l'océan. Il était mort... Du moins, c'est ce que j'ai cru durant ces dernières années.  

Ça me fait toujours un léger pincement au cœur quand j'y pense. Dans le sens où, après avoir passé sept ans de ma vie avec eux, que je le veuille ou non, ils étaient comme une famille. Des liens avaient vu le jour et je ne pouvais pas dire que je m'entendais mal avec chacun membre. C'était loin d'être le cas. On avait notre manière à nous d'être là pour les autres. Même si ce n'était pas la meilleure façon qui soit. Ça nous suffisait amplement. Alors, une fois qu'on est suspecté de trahison... Ça n'a plus d'importance à leurs yeux. Il est possible d'implorer avec toute la bonté du monde, perdre la tête est inévitable. On aurait dû sauter du pont avec un boulet enchaîné à la jambe. Mais finalement le combat semblait plus dingue, peut-être. Quoique, j'avais un avantage qu'on soit en mer pour me défendre correctement contre une vingtaine de matelots. Dans le cas contraire, même avec une bonne maîtrise des armes, ils auraient fini par m'avoir. Sûrement déloyale, mais le nombre d'options offert à moi, à ce moment-là, été bien peu. Je rajoute après m'être pincé le doigt, comme pour m'assurer que je ne sois pas en plein cauchemar avec la possibilité de recommencer cette journée :

Il a survécu, c'est ce que j'ai pu constater il y a deux jours. Et me voir morte est la seule chose qui l'intéresse. Je lui ai enlevé tout ce qu'il avait de plus cher pour simplement sauver ma peau. Voilà de quoi j'ai peur, de le voir au détour d'une ruelle et qu'il me plante un couteau dans le cœur.

Si ce n'est pas un couteau, je pense qu'il est rempli de suffisamment de haine envers moi pour me l'arracher de ses propres mains sans aucun souci. Néanmoins, de ce que j'aie compris, me faire souffrir à petit feu avant le coup fatal le réjouit au plus au point. Il semblerait qu'il a plutôt bien commencé à ce niveau-là. Je n'avais peur de rien, ou du moins, j'avais la sensation d'être assez forte pour surmonter tout et n'importe quoi. Mais dernièrement ce fait-là n'arrête pas de se remettre en question. Ne pas sentir en sécurité même dans son propre foyer, c'est bien la chose la plus horrible qu'on puisse ressentir. Enfin, après avoir perdu quelqu'un. Il reste cependant, un point et non des moindres a évoqué. Baissant les yeux sur le sol, honteuse d'avoir fait une connerie et prête à me faire enguirlander. Je murmure avec la voix tremblante, toute force et courage m'ayant désormais quitté :

Ce n'est pas qu'un simple second q-qui... l'a trahi. Mais aussi... s-sa... fiancée..
   


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Bigby RawlinsMessages : 1085
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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   Mar 28 Juin - 17:52

Les emmerdes...
Accoudé sur mes genoux, j'écoute avec attention la suite de cette histoire presque surréaliste mais que je suis bien obligé de digérer pour obtenir les réponses que j'attendais. Tandis qu'elle reprend son excursion à travers le salon, comme incapable de tenir en place cinq minutes, Laelyss m'apprend tour à tour l'implication de Kenji dans son affaire de piraterie -il n'est jamais trop tard pour enfin m'en parler d'ailleurs, puisqu'elle n'avait jamais eu "envie" de s'étendre plus sur ce qui entourait son adoption-, son entreprise de cacher son existence au reste de l'équipage contre l'ordre qui lui avait été donné, jusqu'au massacre complet de tous ces derniers afin de le protéger. J'imagine que son élément lui aura été plus que favorable pour venir à bout d'autant de monde. Enfin, sauf celui dont le sort n'avait pas l'air aussi scellé que prévu d'après ce que ses dires laissaient à penser...

« Il a survécu, c'est ce que j'ai pu constater il y a deux jours. Et me voir morte est la seule chose qui l'intéresse. Je lui ai enlevé tout ce qu'il avait de plus cher pour simplement sauver ma peau. Voilà de quoi j'ai peur, de le voir au détour d'une ruelle et qu'il me plante un couteau dans le cœur. »

On y est enfin. Au-delà des conneries faites à l'époque, c'est une mutinerie n'ayant pas tourné aussi efficacement que prévu qui revient maintenant la hanter, sous la forme de son ancien capitaine qu'elle pensait avoir envoyé par le fond. Voilà donc le fameux lien entre ses aveux plus que tardifs et ce qui l'effraie depuis deux jours. Et j'ai beau prendre en compte le fait que cette découverte soit effectivement des plus terrifiantes et surtout dangereuses pour elle, je ne peux cependant m'empêcher de ressentir une certaine colère en comprenant les raisons qui l'avaient poussée à se montrer honnête. Quoi qu'en fait, elle devait se dire que j'aurais pu bénéficier d'une goutte d'eau supplémentaire pour arroser le tout:

« Ce n'est pas qu'un simple second q-qui... l'a trahi. Mais aussi... s-sa... fiancée.. »

Une situation sentimentale dont je n'avais pas la moindre idée avant ce soir, pile ce qu'il manquait pour finir de me chauffer les oreilles. Je ne peux même pas mettre ça sur le compte d'une jalousie mal placée, puisque je n'ai pas plus de problème avec ses anciennes relations qu'elle ne peut en avoir avec les miennes, en particulier dans ma situation de parent divorcé avec un enfant en garde alternée. Non, ce qui m'agace, c'est d'avoir à ajouter un énième détail de trop sur la liste des choses qu'elle a caché délibérément. Sans dissimuler de mon côté cette exaspération qui commence à monter, je résume la situation telle que je l'appréhende à ce jour.

« Je vois. Tu t'es donc résolue à me raconter toute cette histoire uniquement parce que tu te retrouves aujourd'hui au pied du mur. Sans ça, je suppose que j'aurais pu me passer de ce genre d'informations ? Aucun mal à me prendre pour un con pendant des années. »

J'ai pourtant fait de mon mieux pour rester patient et compréhensif, sans doute le fait de ne plus avoir le loup qui a joué sur mon caractère, mais c'en est trop d'être devenu un pigeon à la place. Déjà que ce n'était pas le bon jour pour me mettre sur les nerfs avec ce qui est en train de se passer en ville, il fallait visiblement qu'on joue encore un peu avec à la maison. Par cette logique, elle devait donc se retrouver confrontée à un danger potentiellement mortel pour songer à partager quelques bribes de son passif on ne peut plus rempli avec moi ? Formidable. Finissant par me lever à mon tour, je me rends à l'opposé de Laelyss pour me défouler les jambes et, si possible, me passer l'envie d'enchainer sur une dispute.

« Franchement, je peux comprendre, même applaudir ce que tu as fait pour Kenji. Mais il y a quelque chose qui m'échappe et qui me fait aussi profondément chier: pourquoi ça fonctionne toujours de cette façon avec toi ? »

Finalement merde, allons sur ce terrain-là. Même si ça avait fini par se tasser avec les années, je vois que ça ne fait que recommencer. Je m'étais dit que ce qui s'était passé avant que l'on sorte ensemble n'avait pas lieu d'être remis sur le tapis, mais à titre d'exemple à mettre en parallèle avec ce qu'elle vient de me sortir, c'est autrement plus pertinent. Une main sur la hanche et l'autre devant les yeux à me pincer l'arête du nez, je me repasse les occasions manquées de sa part de me mettre au courant avant que je ne finisse par l'apprendre à mes dépends.

« À chaque fois que j'ai découvert une facette de ta vie, c'était par pur accident. Tes occupations d'assassin, ton ancienne appartenance aux Élémentis... encore heureux que tu sois venue me parler de la Confrérie, sinon on t'aurait comptée parmi les cadavres du phare ! »

Pour le coup, ç'aurait été la cachotterie de trop qui lui aurait bel et bien coûté la vie. À l'instar de ce qui se passe présentement, il était temps de me mettre dans la confidence pour éviter d'avoir à périr entre les mains d'un ex revenu d'entre les morts. Heureusement que je suis dans les parages pour servir de garde du corps, n'est-ce pas ? Du reste, on peut se permettre de rester confidentiel, après tout je ne suis jamais que son petit ami, avec lequel elle envisagerait même de fonder une famille, il n'y a donc aucune raison pour que j'en sache trop sur elle ou sur le fils adoptif que j'ai pu côtoyé des années durant. Croisant finalement les bras, j'abandonne carrément l'affaire pour l'interroger, avant que l'opportunité ne disparaisse:

« Au risque de m'éloigner du sujet, est-ce que tu en as encore d'autres dans ton sac ? Puisque tu te décides enfin à t'ouvrir, c'est le moment rêvé pour me faire part de tout ce que tu as jugé utile de me cacher depuis qu'on est ensemble. Profites-en, cette fois je suis entièrement à ton écoute. »



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Laelyss ReissMessages : 939
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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   Mar 28 Juin - 21:48

Techniquement . . .

   
P
renait une pelle et creusé moi un trou. Je vais m'y plonger pour le reste de ma vie.
Ça ne me semblait pas une bonne idée de lui dire que j'avais déjà été fiancée, mais aux vues de ce que je lui aie déjà caché, s'il avait appris d'une autre bouche ça n'aurait fait qu'empirer les choses. Et où est-ce qu'elles en sont actuellement ? À l'entendre résumer à sa manière la situation, je me sens blessé. Blessé qu'il puisse ainsi penser que je l'ai pris pour un simple crétin durant tout ce temps et que j'aurais continué pendant, Dieu sait combien d'années. En revenant, Edward n'a fait que précipiter l'inévitable, car j'allais le faire à un moment donné, ce n'était juste pas le bon pour l'instant. Ironique, non ? C'est comme si je me répétais cela depuis déjà trois ans. Trois ans de trop. J'aurais beau, secoué la tête, et dire que ce n'est pas le cas. Tenté vainement de laisser passaient des mots pour appuyer que c'est faux, ça ne changera plus grand-chose à ses yeux. Je ne saurais dire, si, son envie de m’applaudir pour ne pas avoir tué Kenji, est sincère. Elle résonne fausse à mon oreille, sûrement due à cause de la colère, et me vexe plus qu'autre chose. Je les sens bien ces larmes qui montent et qui ont envie de coulés. Mais je ne les laisserais pas tomber maintenant. Pas question qu'il n'y voit là qu'une idée de me sortir de ce pétrin. Je n'ai même pas la force d'y répondre quoi que ce soit. Je reste muette à le fixer. À l'écoute me reprochait ce que je sais déjà. Je devrais dire quoi ? Je suis comme ça, je mens pour sauver ma peau. J'ai toujours été ainsi parce que je suis douée là-dedans. Et voilà le karma me revient en pleine face.

Après avoir laissé un silence interminable, où j'avais la sensation qu'il me dévisager. Je le romps en répondant à toute cette pluie de réflexion, piquée par une mouche en ayant ravalé mes larmes, le ton remonte quelque peu. Mal placé pour l'engueuler et je le sais, mais puisque tout le monde à décidé de lever la voix :

D'abord, on n'était pas ensemble, notre relation était plutôt « bancale » a force de coucher a droit à gauche, je n'avais pas de raison de te dire que j'étais anciennement Elementis et j'avais un passe-temps particulier. C'était mon droit de prendre des précautions, comme tout le monde dans cette ville. Tu voulais peut-être que je le balance au creux de l’oreille « Merci pour nuit, au fait, je maîtrise l'eau et j'assassine des gens, mais ai part ça, on couche ensemble quand tu veux, pas de soucis », C'est ça que tu souhaitais ? Mais merde quoi !

J'ai toujours adoré raconter ça à un amant après une fou nuit agité.
Tout le monde peut se permettre de le cacher, même à ses amis pour éviter les emmerdes, mais moi non ? Qu'on me pince, c'est le monde à l'envers.

Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus ? Oh, si tient, j'ai bossé pour le gouvernement, pour le compte de la confrérie avant d'y entrer, lâchais-je d'un ton faussement sarcastique. Excuse-moi de ne pas avoir collé un mémo sur le frigo ou l'avoir gueulé sur les toits. Ce n'est pas comme si, moins il y avait de personne au courant, moins il y avait de risque. Autant pour les autres que pour moi. C'est sûr que j'aurais adoré voir débarquer des gardes à la maison et finir pendu à cause d'une oreille indiscrète qui traînait dans le coin, et tout ça sous les yeux Kenji !

Sérieusement, s'il en vient à me reprocher ça, je crois que j'explose. Qu'il m'en veuille pour tout le reste d'accord, ces légitimes. Mais pas sur un tel point qui pouvait me mettre en danger, tout comme le petit. C'en est encore plausible aujourd'hui si des personnes ont la brillante idée de venir fouiner dans les personnes ayant travaillé auprès de Larxene pour X raison. Il y a toujours quelqu'un pour venir déterrer les démons du passé. Toujours un emmerdeur de service pour mettre son nez là où il faut.

Contrairement à ce que tu crois, je ne t'ai jamais pris pour un con. Et je ne t'ai certainement pas avoué tout ça pour que tu joues le simple rôle du protecteur. Juste qu'il fallait que tu le saches si les choses tournaient mal. Je ne sais pas ce que tu allais t’imaginer... Mais je ne comptais pas implorer ta pitié après ça, pour que tu me protéger. Ni même avant.

Je n'ai jamais aimé demander de l'aide. Même en étant à deux doigts d'y laisser ma vie. Sûrement, une question de fierté. Mais au fond, c'est surtout que je me suis toujours débrouillée seule pour me sortir de mes propres merdes. Et ça, depuis déjà bien avant que je ne décide de prendre le large. Je n'ai jamais voulu qu'il aille le tuer pour moi. Ni qu'il ne soit la comme une une plante verte, que je peux placer devant moi pour empêcher qu'Edward ne m'attrape. Depuis le temps qu'on est ensemble, il devrait pourtant le savoir que ça n'a jamais été dans mes habitudes de quémander quoi que ce soit. Même si au fond, je pourrais en avoir terriblement envie, ça ne traversera jamais mes lèvres. C'est juste impossible. Je tourne subitement les talons en secouant la tête. Non pas pour fuir, même si cette idée m'a traversé l'esprit, je me doute bien qu'il ne me laissera pas m'en sortir aussi facilement, et je me suis toujours dit que j'assumerais une fois la vérité éclatée. Mais, il y a cette petite odeur de viande cuisant encore qui traîne dans l'atmosphère, un peu désagréable, et qu'on ne n'avait pas relevé jusqu'à maintenant. Faut dire que la tête était ailleurs. Ça ne fait que deux fais que j'enfume ma cuisine alors qu'une mauvaise nouvelle plane au-dessus de nous. À croire que ça me porte la poisse et que ça devient une habitude. J’éteins le feu avant de jeter la viande irrécupérable dans la poubelle et d'ouvrir la fenêtre sous mon nez. De toute façon, cette histoire m'a concrètement coupé l'appétit. Les deux mains posées sur le rebord du comptoir à fixé dehors, les derniers rayons illuminant l'avant du jardin, je donnerais n'importe quoi pour recommencer cette journée. Et pas que celle-ci à vrai dire. Ma vie entière, ce serait sûrement bien de la reprendre à zéro sans faire les mêmes erreurs. En soupirant faiblement, cette petite pique d'adrénaline étant redescendu, je finis par laisser échapper d'une voix plus calme, mais remplit de tristesse :

Pourquoi est-ce que tu crois que je n'ai jamais rien dit, pour mieux te balancer le tout à la tronche quand j'en avais besoin ? Pour m'amuser à te faire souffrir peut-être... Comme si j'étais capable de te faire ça. J'ai menti parce que c'est difficile de dire la vérité, mais ça, tu ne le comprends pas. Que ce soit, avant, maintenant ou plus tard, tu m'aurais quand même détesté. Ce n'est pas comme si c'était une simple rupture banale, comme on en voit tous les jours. C'est tout le contraire. Je ne suis pas en train de dire ça pour que tu me prennes en pitié ou je ne sais quoi, j'ai merdé, je le sais et je ne compte certainement pas le nier. J'attendrais le temps qu'il faut pour que tu aies peut-être envie de me pardonner.

Si seulement, j'avais la certitude que ce sera un jour à nouveau le cas.

   


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Bigby RawlinsMessages : 1085
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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   Dim 3 Juil - 20:57

Les emmerdes...
Puisque je n'étais manifestement pas une oreille assez attentive ou digne de ce nom pour qu'elle songe à m'en dire autant avant ce soir, mieux valait lui faire savoir qu'à présent, elle pouvait se permettre de tout raconter. À moins que cela n'ait à voir avec un second fiancé largué avec violence, je pense pouvoir entendre le reste avant qu'on ne songe à s'occuper de ce problème-là, parce qu'après cette soirée il est juste hors de question qu'elle revienne me faire part d'un truc qu'elle aurait encore omis. Mais au terme d'un long silence de mort, il n'y eût qu'une plaidoirie qu'elle devait juger nécessaire pour défendre sa cause.

« D'abord, on n'était pas ensemble, notre relation était plutôt "bancale" a force de coucher à droite à gauche, je n'avais pas de raison de te dire que j'étais anciennement Elementis et j'avais un passe-temps particulier. C'était mon droit de prendre des précautions, comme tout le monde dans cette ville. Tu voulais peut-être que je le balance au creux de l’oreille « Merci pour cette nuit, au fait, je maîtrise l'eau et j'assassine des gens, mais à part ça, on couche ensemble quand tu veux, pas de soucis », C'est ça que tu souhaitais ? Mais merde quoi !
-Tu ne me devais pas ces explications au prétexte qu'on couchait ensemble, mais parce que j'avais été honnête avec toi de ce côté-là ! »

Après tout, j'étais fiché dès l'instant où mon tatouage avait été exposé, et dans la mesure où elle ne présentait aucune marque de ce genre, je pouvais me faire à l'idée qu'il s'agissait soit d'une habitante lambda, soit d'une Élémentis. Du moins tant que c'était l'époque où ceux qui disposaient d'un élément n'en présentaient aucune preuve physique, jusqu'à ce que les rumeurs confirment qu'il était désormais possible de les reconnaître eux aussi. Si je tolère le caractère confidentiel de l'activité d'assassin, j'ai eu en revanche plus de mal à digérer la découverte de son affiliation passée aux Élémentis. Et pas d'en avoir fait partie, à ce compte-là ce serait hypocrite venant de ma part, mais de l'avoir passé sous silence. J'imagine bien que je devais être moins approchable à cette époque que maintenant, au vu de notre situation, seulement le fait que ce comportement se répète encore aujourd'hui est assez lourd à supporter.

Enfin, je reçois malgré tout de nouvelles informations en contrepartie, classées secret défense selon Laelyss, en raison d'une infiltration du Gouvernement pour servir les confrères. À ce niveau, même si il faut reconnaître l'intérêt de rester discret, c'est davantage pour me reprocher d'avoir demandé à en savoir plus que pour réellement passer aux aveux. Et bien sûr, du haut de toute sa fierté, la rouquine ne manqua pas de me rappeler qu'il était bien inutile de la prendre en pitié, comme si vouloir la protéger signifiait la rabaisser de quelque manière que ce soit. Manquerait plus que j'attende tranquillement dans mon coin que les choses tournent effectivement mal, rien que pour éviter de la froisser. Sauf qu'on n'a que faire d'une conscience tranquille une fois dans l'au-delà. Avant que je ne puisse réagir à cet excès de zèle, l'appel de la nourriture trop cuite l'obligea à se rendre en cuisine pour se débarrasser du tout et ouvrir une fenêtre dans la foulée afin d'aérer la pièce. Pour cette fois, je n'aurai pas à prendre l'air dans le jardin pour éviter d'étouffer à cause de mon nez sensible... joie. La colère ayant l'air d'être passée, je viens m'appuyer contre le dossier du canapé pour entendre la suite:

« Pourquoi est-ce que tu crois que je n'ai jamais rien dit, pour mieux te balancer le tout à la tronche quand j'en avais besoin ? Pour m'amuser à te faire souffrir peut-être... Comme si j'étais capable de te faire ça. J'ai menti parce que c'est difficile de dire la vérité, mais ça, tu ne le comprends pas. Que ce soit avant, maintenant ou plus tard, tu m'aurais quand même détesté. Ce n'est pas comme si c'était une simple rupture banale, comme on en voit tous les jours. C'est tout le contraire. Je ne suis pas en train de dire ça pour que tu me prennes en pitié ou je ne sais quoi, j'ai merdé, je le sais et je ne compte certainement pas le nier. J'attendrai le temps qu'il faut pour que tu aies peut-être envie de me pardonner. »

Si moi je ne comprends pas le mensonge à cause de la difficulté à dire la vérité, je me demande bien pourquoi j'avais mis autant de temps avant de parler à Blanche à propos de mes écarts. Me frottant les yeux d'un air agacé, je réplique, en évitant de lever la voix comme tout à l'heure:

« Arrête de penser que je devrais te détester. Ce n'est pas ce que tu as vécu qui me fout en rogne, c'est que tu préfères me cacher ça par peur des représailles. Je n'aime pas l'idée que tu te sentes plus en sécurité en ne me disant rien, que tu vives avec tes secrets parce que tu crains de les partager avec moi. »

Avec quelle certitude pourrais-je continuer de vivre sans avoir à me soucier de ce qu'elle aurait à cacher ? Qu'importe le degré de gravité, il se peut toujours que quelque chose m'échappe, soit sciemment dissimulé, et que je doive paranoïer à mon tour sur les nouvelles découvertes que je risque de faire avant qu'elle n'ait eu l'occasion de m'y préparer, si toutefois elle envisage de le faire. Je suis suffisamment au courant de ce qu'adviennent les couples au sein desquels la confiance a été bafouée, or ce n'est pas vraiment ce que je veux traverser avec Laelyss. Sans parler de ce qui pourrait arriver de bien pire.

« J'aimerais être là pour toi et te rassurer parce que je tiens à toi, non parce que tu m'as mis devant le fait accompli et sans lequel tu ne te serais jamais donné la peine de m'en parler. Car la prochaine fois qu'un problème surviendra et que tu l'auras gardé pour toi, il se pourrait qu'il soit trop tard pour que je puisse réagir, et je n'ai pas envie qu'on en arrive là un jour. »

C'est trop cher payé pour la simple angoisse de communiquer et d'affronter mes réactions. Alors quand bien même elle ait toujours été habituée à mentir, de façon assumée ou par omission, il serait temps qu'elle comprenne que ce genre d'habitude risque fort de la conduire à sa perte et qu'elle ne sera pas la seule à en souffrir. Et malgré ce qu'elle pense, je ne vais pas non plus l'abandonner parce que je suis en colère après elle. Décollant du rebord du canapé, je finis par m'avancer jusqu'au niveau du mur séparant la pièce et m'y appuie d'une main. Il y a des détails qui me manquent encore et dont j'ai impérativement besoin à partir de maintenant, car même si je suis au courant de l'histoire, j'ignore toujours à quel point il peut être une menace.

« Il faut que je sache ce qui s'est passé y a deux jours. S'il t'a vue, si tu penses qu'il sait où te trouver... Est-ce que ce connard t'a menacée ou fait du mal ? »



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Laelyss ReissMessages : 939
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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   Mar 5 Juil - 9:29

Techniquement . . .

   
L
e pardon.
Un bien grand mot pour une pareille affaire. Je doute le mériter. Mais je ne pense pas qu'on devrait me haïr pour une telle histoire jusqu'à la fin de ma vie. Je me sens déjà bien suffisamment misérable pour que ce soit le cas. Mais après tout ce n'est pas moi qui décide. Celle-ci lui revient de droit, les cartes sont entre ses mains. Moi, je ne ferais qu'accepter. De toute façon, qu'est-ce que je pourrais bien faire de plus ? Le supplier jusqu'à ce qu'il en ait marre, l'obligé à me l'accorder contre du chantage . Je sais bien, que je dispose de pas mal de moyen en ma possession. Je ne pourrai pas me permettre de les utiliser pour une telle situation. Je soupire alors que, imaginai qu'il me déteste n'est pas ce à quoi je devrais penser. Même en l'entendant me le dire, ça ne change pas quoi que ce soit pour le moment. Ce n'est pas pour autant que je me sens rassurer de ce qu'il adviendra de nous. Mais qu'est-ce que je pourrais bien dire pour ma défense ? Rien. Au final, ce n'était même pas une question de confiance si je n'ai jamais ouvert la bouche. Simplement que je n'en étais pas capable. Ce n'est pas pour autant que je peux me prétendre être plus en sécurité avec ou sans avoir avoué.

J'aimerais être là pour toi et te rassurer parce que je tiens à toi, non parce que tu m'as mis devant le fait accompli et sans lequel tu ne te serais jamais donné la peine de m'en parler. Car la prochaine fois qu'un problème surviendra et que tu l'auras gardé pour toi, il se pourrait qu'il soit trop tard pour que je puisse réagir, et je n'ai pas envie qu'on en arrive là un jour.
Je le sais. Et je t'en remercie. Mais... Je... Je suis bien trop habituée à me débrouiller seule pour te demander une aide sur un problème avec un impact important... Désolée... Je ne peux pas changer ça en un claquement de doigts. Même si je le voulais.

Avec toute la bonne volonté du monde, je n'y arriverai et n'y arrive toujours pas. Cela finira par causer ma perte. Mais ce serait tout de même bien débile de mourir aussi bêtement. À choisir, je préférerais que ce soit pour une bonne cause. Aucun de nous deux n'a envie d'en arriver là quoi qu'il en soit. Peut-être qu'avec du temps... Mais il me semblerait que j'en ai profité depuis bien trop longtemps pour me le permettre encore. À quoi bon, de toute manière ce n'est pas comme s'il me restait des choses à cacher. J'ai déballé le plus gros secret de toute une vie et je n'en ai plus en réserve. Une bonne nouvelle, il n'y a plus de quoi le prendre au dépourvu. Ni de me reprocher dans un futur proche, quoi que ce soit. Je prends le temps de repenser à cette fameuse nuit où Edward est revenu, après sa question. Nous étions seuls, pas de témoins dans les parages à une heure pareille. S'il avait voulu me tuer, il l'aurait fait sans aucun problème. Faut croire que j'ai eu un minimum de chance ce jour-là. Mais je n'en aurais pas à chaque fois et j'en suis consciente. Croisant les bras en lui faisant face, restant appuyé contre l'évier, je lui réponds en lui donnant un bref résumé de ce qu'il y a eu :

Il est venu à la boutique d'antiquités comme un simple client normal. Je crois qu'au fond, il ne pensait pas me trouver là, sinon il serait venue déjà bien plutôt, et il a été aussi surpris que moi. Il y a eu des menaces... quelques blessures superficielles ici et là... des objets qui ont volé.  

N'est-ce pas la routine habituelle quand dans ancien amant se retrouve après tant d'années ? Faire dans le cliché et se sauter à la gorge pour des retrouvailles, ce n'est pas pour nous. Mais ce saignait oui. Encore heureux qu'il ne sait amuser qu'à me blesser brièvement ici est là sans vraiment s'y attarder. Si on me le demande, je pourrai dire que j'ai glissé dans mes roses ce qui expliquerait assez bien les écorchures sans avoir à donner de réels détails de tout cela. Il n'a jamais été violent envers moi. Mais je l'ai déjà vue et je sais à quel point la clémence n'est pas son genre. Ce n'est certainement pas une facette de sa personnalité que j'ai hâte d'avoir en face de moi.

Je n'ai pas été suivi en rentrant. Alors je doute qu'il sache où je me trouve. Ce qui ne durera sûrement pas avant qu'il l'apprenne. Mais, je ne compte pas non plus rester indéfiniment à la maison.

Ni lui demandait qu'il arrête de travailler pour me protéger. Ou même a qui que ce soit d'ailleurs. Pas question qu'il ait cette satisfaction que je me terre. Je m'empêche déjà bien suffisamment de vivre avec la mort de Kenji, ce n'est pas pour qu'il y vienne en rajouter son grain de sable. Je baisse les yeux au sol, cette sensation que cette journée n'en finira jamais et qu'elle s'empire de seconde n'est pas pour me plaire. Mais, a part attendre. Attendre que cela se tasse, le choix des options est bien restreint. Il me reste néanmoins une question à formuler, même en sachant depuis le qu'il n'y aurait pas de « tout est bien qui finit bien ». Même si je dois déjà en connaître un minimum la réponse, j'ai besoin de l'entendre de sa bouche. De quoi effacer entièrement un quelconque espoir. C'est faiblement que je laisse échapper :

Et maintenant ?

   


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Bigby RawlinsMessages : 1085
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MessageSujet: Re: [Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore   Mar 5 Juil - 13:52

Les emmerdes...
Que je sache s'il est une urgence à expédier six pieds sous terre dès l'aube, ou si je peux m'accorder un peu de temps pour faire mes propres recherches sur ce gars tout en essayant de sécuriser au mieux la maison et les déplacements à l'extérieur. Découvrir l'adresse de quelqu'un ne prend pas des lustres, et si on n'a rien de mieux à foutre de ses journées, il suffit également de quelques jours pour dresser l'emploi du temps et les habitudes de la personne qu'on souhaite par-dessus tout éliminer. À moins qu'il ne soit du genre bourrin et n'aille s'en prendre à elle au détour d'une rue après le travail, mais dans ce cas-là, Laelyss ne serait certainement pas revenue saine et sauve de cette première rencontre depuis des années. S'il vit selon les clichés de pirates, monsieur le capitaine pourrait très bien être du genre à la faire tourner en bourrique rien que pour le plaisir de la faire souffrir, savourant le pouvoir qu'il sur elle en la rendant ainsi paranoïaque au quotidien. Du coup, les explications de la seule concernée ont de quoi justifier sa survie.

« Il est venu à la boutique d'antiquités comme un simple client normal. Je crois qu'au fond, il ne pensait pas me trouver là, sinon il serait venu déjà bien plutôt, et il a été aussi surpris que moi. Il y a eu des menaces... quelques blessures superficielles ici et là... des objets qui ont volé. »

Ma main posée contre le mur se serre puis vient frapper la surface avec le revers du poing. Bien sûr, ce n'était pas en ramassant les débris d'une antiquité cassée par accident qu'elle avait écopé de ces quelques coupures. J'aurais dû insister davantage en la voyant rentrer avec au lieu de me contenter de ses excuses visant à me rassurer. Et encore, je trouve qu'elle est restée bien vague quant aux évènements de cette nuit-là, mais au moins je sais à peu près à quoi m'en tenir. S'il est tombé sur elle par le plus grand des hasards, ce n'est que récemment qu'il s'est mis en tête de lui nuire, alors mieux vaut ne pas relâcher notre attention pour les jours à venir.

« Je n'ai pas été suivie en rentrant. Alors je doute qu'il sache où je me trouve. Ce qui ne durera sûrement pas avant qu'il l'apprenne. Mais, je ne compte pas non plus rester indéfiniment à la maison. »

Évidemment, je n'aurais pas pu lui demander de rester à l'abri ici, là où elle connait les lieux et les recoins où elle cache ses différentes armes, même si ç'aurait été le plan le plus facile à adopter. En temps normal, la piscine lui aurait fait office de parfait moyen de défense ; peut-être que Twister pourrait occuper le poste de chien de garde ? Plus sérieusement, j'ignore de quelle manière je pourrais bien l'aider au cours de la journée, lorsque je ne suis pas là. Prendre des jours de congé jusqu'à ce qu'on ait mis la main sur cet emmerdeur ne me paraît très faisable, d'autant que Lys aussi doit s'occuper de faire tourner les boutiques. Perdu dans mes réflexions, à deux doigts de songer à payer une nouvelle visite à Alaric, j'en suis momentanément tiré par sa question:

« Et maintenant ?
-Tu évites de rester jusqu'à tard dans ton magasin. Si Kira ou les autres employés ne sont plus là, je préfèrerais que tu fermes et que tu rentres à la maison, sans jamais prendre le même chemin. Et garde toujours une arme sur toi. »

La base. Puisque je ne peux pas espérer la convaincre de ne pas quitter la maison, il reste la méthode du couvre-feu. Loin de moi l'envie de gérer ses horaires comme une sorte de chaperon, mais si elle peut éviter un maximum de se retrouver seule dans un lieu clos, dans lequel n'importe quel pirate à la con pourrait la coincer, je pense que je dormirais mieux la nuit. En m'arrangeant, je peux être en mesure de rentrer le premier et l'y attendre, voire même d'aller la rejoindre à son magasin pour la raccompagner. Mon autre main part ensuite s'aventurer dans la poche de mon pantalon, afin d'en extraire mon paquet de cigarettes et d'en sortir la dernière, tout en désignant la pièce derrière moi d'un mouvement de tête, sans relever les yeux.

« Je vais occuper le canapé pendant quelques jours, du salon j'entendrai mieux si quelqu'un essaie de rentrer dans la nuit. »

Je sais que ce ne sont pas les réponses qu'elle attendait à ce "Et maintenant". Mais le fait est que maintenant, il s'agit de faire attention à ce qui pourrait arriver, en particulier en l'absence de nos pouvoirs. Je ne lui ai pas demandé où elle en était de son côté mais j'imagine, avec les discussions que j'ai eu au travail, qu'elle doit se retrouver dans le même cas. Il faut donc agir en conséquence et redoubler de vigilance à cause de ces pertes. Et elle n'est pas idiote, elle doit se douter que je n'ai pas choisi de rester dormir en bas uniquement pour compenser mes sens disparus en cas d'effraction. Clope et briquet en main, je la rejoins tout de même pour venir déposer un rapide baiser sur son front, avant de lui tourner le dos et de me diriger vers la terrasse.

« Monte te coucher, je fermerai tout quand j'aurai terminé. »

Dans le jardin, j'ai droit à la visite du chien en grillant ma cigarette, histoire de ne pas me laisser oublier qu'il faudra lui faire faire le tour du pâté de maison pour sa sortie. D'ordinaire impossible à distinguer pour moi, je me paye néanmoins le luxe de regarder les derniers rayons de soleil disparaître au loin jusqu'à ce que la nuit ne tombe et assombrisse la ville entière. Puis, dans un élan un peu désespéré, je retente encore l'invocation de Sharp à plusieurs reprises... et en vain, comme je pouvais m'y attendre. Cette histoire avec l'autre capitaine Crochet ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment, autant pour nos problèmes de pouvoir que ceux qu'on se traine depuis la mort de Kenji. Tu parles d'un milieu d'année pourri.



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[Event] Les emmerdes: quand y en a plus, y en a encore
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