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MessageSujet: Continuer...   Sam 16 Juil - 12:31

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Jason Korben
Alaric J.R Watson



La Douleur est toujours là, mais la fièvre s'est calmée, et on m'enlève les sangles aux poignets quand je suis réveillé. J'ai la peau rouge, sous les bandages qui les couvrent, mais je ne tire plus au point de saigner. Les médecins voient ça comme un progrès, mais moi, je ne mesure que d'autant ma chute, ma plongée en Enfer. J'ai refusé toutes visites, surtout celle qui pourrait venir de l'école. Plutôt me balader en pâquerette tous les jours plutôt qu'ils me voient dans cet état. Les gars du club d'athlétisme doivent se concentrer sur le cross, et j'ai bien assez à faire pour en plus voir leur peine, leur peur ou leurs reproches sur mon état.

Aïe! Foutus réflexes. Impossible que la Douleur se calme. Un mouvement d'air, un peu de sang ou autre qui suinte de ce qu'il me reste de jambes et elles s'activent à la réveiller. Je n'en suis plus à crier à chaque geste, je grimace, tentant de ne plus bouger pour un moment encore. Jusqu'au prochain sursaut.

Dur de faire sérieux devant la personne qui me rendra visite aujourd'hui, venue enquêter sur mon agression. Au moins, je fais bien "victime". Pitoyable, tremblant de fatigue et de Douleur, pâle et constamment en sueur à cause des efforts pour rester immobile sans y parvenir, à cause des nausées et des cauchemars.

Mais j'espère que cette personne pourra m'aider. Retrouver qui m'a fait ça, le punir, m'ôter cette peur qui me taraude quand chaque soir et chaque matin, je pense à mes parents, à mes amis, aux gens que je connais, dans la rue, avec peut-être derrière eux un malade qui les mettra aussi en pièces. Il ou elle doit être arrêté, mis hors d'état de nuire, tué s'il le faut. Bien sûr, ça ne me rendra pas mes jambes, mais ça n'enlèvera pas celles d'autres, ou pire, la prochaine fois, il pourrait leur prendre la vie.

Bien que dans un piètre état, je tente de cacher autant que possible les sangles qui maintiennent mes jambes. Déjà que je n'ai pas grand chose à dire sur cette fameuse nuit, je ne veux pas passer pour un type complètement dingue. Même si parfois j'en ai moi-même l'impression. La position assise est un calvaire, mais je peux m'y tenir quelques temps par jour. Inutile de regarder mon reflet, je suis blafard et à fleur de peau. Mais qu'importe, je veux témoigner, aider autant que possible à arrêter mon agresseur et ce, même si je dois m'épuiser physiquement ou mentalement. Je crois que je le fais déjà, mais autant que ça serve.
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Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Continuer...   Lun 18 Juil - 2:45



Long soupire avant de porter la cigarette aux lèvres.
Il n'est que dix heures et les journées banales, sans aucun souci n'existent pas. Tout particulièrement en ce moment. Les choses ne s'arrange pas. Mais elle ne s'aggrave pas encore pour autant. Du moins, pour l'instant. Tu n'as pas eu de nouvelle de Wilson depuis votre dernier échange. Et au fond, ce n'est pas vraiment plus mal. La situation dramatique qui plane en ville te reste encore en travers de la gorge. Et tu le vois toujours comme responsable de cette catastrophe. Mieux valait éviter qu'il te croise dans les couloirs. Au fond, c'est peut-être ce qu'il faisait. Guettant dans le fond du couloir tes allées, venues pour pratiquer les siennes. Il n'y avait vraiment pas de quoi être surpris si au final, s'il le faisait réellement, c'était presque naturel. Plus rien ne pouvait t'étonnais avec lui de toute manière. Quand bien même tu étais remonté contre lui actuellement, une petite part de toi espérer que les choses allaient rapidement se calmer et revenir à la normale. C'est toujours assez décevant, blessant de prendre un collègue qu'on apprécie de haut, être froid durant une période de conflit. Mais hélas, il ne t'était pas possible de faire autrement. Non pas que ce soit une question de fierté. Mais pour une fois, le petit scientifique venait de te décevoir. Profondément.

Si les journées banales, sans soucis n'existent pas, elles le sont encore moins durant un jour de pluie. Les gens défilent dans la rue de façon abondante, agglutinée comme jamais à leur parapluie. La pluie n'était pas ce qu'on pouvait appeler « un torrent » mais elle s'acharnait tout de même à sa manière. Elle avait le don pour tomber quand il ne fallait pas. Comme ça, d'un coup. Un jour de travail avec une humeur qui serait à revoir. Surtout qu'à peu de chose près, celle-ci a bien failli te mettre en retard deux fois. Une première, pour qu'à mi-chemin, il fallait faire demi-tour et prendre un parapluie avant de finir complètement trempé. Et une seconde pour avoir quasi oublié la moitié des affaires. Les gens ont la poisse quand il pleut.

Marchand, d'un pas rapide en compagnie d'une collègue qui t'épaule exceptionnellement aujourd’hui. Tu réfléchis à ce qui va t'attendre une fois arrivé. Il faut dire que personne n'a pu te donner tous les donnés détails. Tu en connais simplement les grandes lignes. Et il t'est bien difficile de savoir ce qui te dérange le plus dans tout cela. Qu'un gamin ait fini à l’hôpital pour coups et blessures ou qu'un autre ait pu faire cela sans remords ? Cette ville est sale. Sanglante. Ce genre de situation ne devrait même plus te surprendre, après tout ce n'est que le vaste quotidien de Quederla. Mais même après quasiment toute une vie passée ici, ce sont des choses qui te répugnent toujours autant. Des choses dont le gouvernement ne semble pas prendre réellement au sérieux, ou pour une partie du moins. En réalité, c'est surtout cela qui te dérange. Que ceux qui sont soi-disant de la loi, passe plus de temps à se tournait les pouces qu'à aider les personnes comme ce jeune homme comme il se doit. Mais, fort heureusement, tout le monde ne choisit pas forcément le camp des corrompus.

Nabaki, grande brune, une trentaine d'années et le visage dénué de toute expression, voire littéralement d'émotion et dont les talons écrasés violemment les dalles du sol une à une, venait avec toi pour simplement établir un portrait du criminel. De quoi avoir la possibilité de le reconnaître et de poser au préalable des avis de recherche. Tu n'étais malheureusement pas encore médium pour trouver le coupable d'un petit claquement en croisant la première personne suspecte. Même s'il faut bien l'avouer que tu t'en traînais durement à la faire. Plus qu'à quelque mètre de l'hôpital, une dernière taffe avalée avant de mettre l’autre moitié – allègrement écraser contre le mur – dans le paquet de cigarettes, puis dans la poche. Il est temps de passé à l'acte. Poussant la grande porte après avoir traversé la rue, tu refermes rapidement le parapluie avant t'avancer en direction du comptoir d'accueil. Annonçant que tu es attendu, et en particulier après avoir montré ta plaque, on te donne la direction à prendre et le numéro de chambre sans tarder.

Le long couloir traversé. La chambre trouvée. Posté devant celle-ci, tu réajustes correctement ton cache-oeil, puis frappes trois coups contre la porte. Poignée en main, tu l'ouvres en laissant d'abord passer ta coéquipière provisoire du jour, la suivant de près. Prenant place en face du lit, tu affiches une mine aimable et respectueuse envers son état avant de prendre la parole :

« Monsieur Korben ? Je suis le consultant Alaric Watson. Et voici Lou Nabaki, elle est là pour établir un portrait m'aidant ainsi à reconnaître votre agresseur. »

Claire. Net et précis.
Il  n'y avait pas besoin de plus de toute manière. Le jeune homme été la face à toi, cloué malheureusement au lit. Ne voulant pas abuser du temps qu'il avait à t'accorder et encore moins celui dont il  avait besoin pour se reposer. Tu repris tout bonnement :

« Monsieur Korben, si vous voulez bien, ne perdons pas de temps à tourner autour du pot. Je ne voudrais pas vous épuiser davantage en traînant de long en large. Vous avez besoin de vous remettre tranquillement. Commençons donc par le début, vous avez été attaquer dans la nuit du 6 juillet. Au port, c'est bien cela ? Que faisiez-vous là-bas ? »


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MessageSujet: Re: Continuer...   Mar 19 Juil - 0:12

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Jason Korben
Alaric J.R Watson


Deux personnes entrent dans ma chambre : une femme inexpressive et un homme borgne, aux longs cheveux blonds. Il a l'air sûr de lui mais dégage une nonchalance étrange. La femme ne dit pas un mot, et de toute évidence, c'est avec lui que je devrais parler. Vus son âge et sa carrure - et peut-être aussi son cache-oeil - , il doit déjà avoir une belle carrière derrière lui. J'ai des chances qu'il retrouve mon agresseur, peut-être même a-t-il déjà des idées sur son identité.

Quand il parle, sa voix est profonde et son ton clair, il est assuré mais bref. Dans mon état, ça m'arrange, mais j'espère que notre échange sera le plus productif possible.

Monsieur Korben ? Je suis le consultant Alaric Watson. Et voici Lou Nabaki, elle est là pour établir un portrait m'aidant ainsi à reconnaître votre agresseur.

Je penche la tête vers chacun, ne pouvant tendre la main, serrée dans mes draps pour cacher la Douleur. Je préfère qu'elle remonte dans les muscles de mon bras plutôt qu'elle s'acharne sur mes jambes. C'est intolérable et mes gestes deviennent vite incontrôlés. Bien sûr, la Douleur ne suit pas ce que je voudrait qu'elle fasse, mais en ayant mal au bras, je pense moins à mes jambes.

Monsieur Korben, si vous voulez bien, ne perdons pas de temps à tourner autour du pot. Je ne voudrais pas vous épuiser davantage en traînant de long en large. Vous avez besoin de vous remettre tranquillement. Commençons donc par le début, vous avez été attaquer dans la nuit du 6 juillet. Au port, c'est bien cela ? Que faisiez-vous là-bas ?

Attaqué. Doux euphémisme. Moi, j'ai été... détruit.

Ce que je leur raconte, je n'ai pas pu le raconter à mes parents, aux médecins, ou à quiconque. J'avais peur de leur réaction, peur qu'ils sachent que mon calvaire n'était pas fini, que j'avais encore en moi la terreur de cette nuit. Ma mère s'en doute, mais ne sait pas comment m'aider. Mon père n'arrive même pas à trouver quels mots me dire pour me remonter le moral.

Mais eux, ils ont déjà vu ça. Ils côtoient les malfrats et les tarés de Quederla.  Ils les pourchassent et les arrêtent. Ils peuvent entendre ce que j'ai vécu sans blêmir ou trembler. Ils n'ont pas peur de ce qui me terrorise. Ils peuvent endurer ce que je leur dirai sans avoir peur du monstre que je me suis fait de celui ou celle qui m'a fait tout ça. Ils peuvent m'aider.

J'ai la voix blanche, cassée, pas encore remise de mes crises et de mes fièvres d'il y a quelques jours, et encore enrouée de ne pas l'utiliser depuis. J'articule autant que les calmants me le permettent.

C'est exact... Hum. Je m'entraînais depuis quelques semaines en vue d'un Cross. Pour tester mon endurance, je courais depuis le quartier résidentiel jusqu'à ce que je sois fatigué, en calculant mon temps, je me reposais, je prenais des photos si j'en avais l'occasion, puis je rentrais. Ce soir là, je me suis perdu dans le quartier des docks. Je n'y étais jamais allé avant, mais j'ai l'habitude de me balader, et il était encore assez tôt pour que je ne m'inquiète pas. Mes parents tiennent un bar-spectacle, et j'ai le temps de rentrer avant qu'ils s'inquiètent.

C'est mon privilège. Comme les soirées sont bruyantes, ils m'autorisaient à rester debout plus tard quand j'étais plus jeune, et maintenant, je peux rester dehors jusqu'à la fin de soirée si le cœur m'en dit. Mes parents connaissaient mon besoin de courir et ma passion de la photo. Tant que je n'avais pas un comportement inapproprié, ils me faisaient confiance. Je secoue la tête, les idées lourdes, et reprends le fil de mon histoire. Ma concentration est difficile mais je me force à la garder.

Je cherchais mon chemin, et comme la nuit tombait, j'ai voulu demander à un passant. Mais je n'ai trouvé personne dans les allées. J'ai donc voulu rejoindre les quais, en me disant que plus de monde devait y être.

Par cette chaleur, c'était normal de vouloir profiter de la fraîcheur qui se dégageait de l'eau des quais. Et certains marins devaient sans doute s'occuper encore de leur bateaux.

Je... je ne sais pas si je les ai atteints. Mais... je ne crois pas. Je n'ai pas de souvenir de l'eau. Comme il faisait nuit, j'étais peut-être à côté sans la voir...

J'ai un sursaut dans la cheville mais avec la sangle et mon habitude de réprimer mes muscles, cela semble sans doute anodin. Pourtant, la Douleur déferle le long de ma jambe et abrutit ma pensée, déjà rendue difficile par le sommeil et la fièvre. Je grimace mais respire à fond. Je dois continuer.

Je... j'ai vu les mâts... des bateaux. Ils se balançaient. Leurs cordes grinçaient. Je n'étais pas loin des quais, mais... j'y étais pas.

Comme si je retournais sur les lieux, au même moment, je ressens une boule au ventre. Parce que cette fois, je sais ce qui va se produire. Je sais ce qu'il m'attend. Je sais comment ça va finir. Je ne veux pas le revivre, mais je le revis. Encore une fois. Encore un peu. De toute façon, j'ai déjà mal. La Douleur est déjà là, accrochée à mes jambes comme des ronces épineuses enroulées à mes chairs, dans mes chairs. Je sais que c'est dû au traumatisme, à cause de la violence et de la rapidité de mon supplice, du choc physique et psychologique pendant l'attaque et à mon réveil. Les médecins me l'ont dit. Ils m'ont prévenu. Je ne pourrais pas me rappeler de tout, je n'ai même pas essayé avant, et mon esprit ne me laissera pas revivre ça, pour protéger mon mental. Mais si avec cette seule fois, en vivant cet enfer une dernière fois dans ma mémoire, je la libère et retrouve le criminel, j'aurais la paix. Je n'aurais plus peur en plus d'avoir mal.

Ma main tremble un peu, mais je la serre plus fort dans les draps.
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Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Continuer...   Lun 25 Juil - 20:16



Du repos.
Cela se voyait clairement sur son visage qu’il en avait besoin. Et l’assommer pendant des heures avec tes questions n’était pas forcément une bonne idée. Même si le choix n’était guère donné. Il te fallait bien des informations sous la main pour pouvoir lui venir en aide et retrouver le coupable. À ton grand désarroi les réponses ne tombent malheureusement pas encore du ciel.

C’est donc armer d’un calepin, d’un stylo et les oreilles attentives que tu l’écoutes te raconter son histoire. Restant droit comme un piqué, tandis que ta collègue a pris place sur une chaise derrière. Tu lui laisses le temps dont il a besoin pour réussir à se confier. Libre à lui de vouloir aller dans les détails ou non. Tant que tu avais les informations importantes le reste pouvait rester – tout dépendait de quoi aussi – plus ou moins un mystère. Quoiqu’il en soit la vie de ce jeune homme – pour le peu qu’elle en avait commençait – semblait déjà bien remplie. Des courses et de la photographie, de quoi rentre ses journées plus agréables dès les premiers rayons du soleil. Quelque chose de surement très beau à prendre en photo sur les hauteurs de la ville avec celle-ci en contrebas. De quoi en faire de belles cartes postales par la même occasion. Mais là n’est pas le sujet actuellement.

Dans tout ce que tu entends et que tu notes sur ta petite feuille blanche, il y a des points qui t’intriguent. Bien évidemment, sinon on se demanderait bien ce que tu fais ici. Ce n’est pas pour simplement faire le poteau et écouter une histoire plus ou moins tragique. Bien qu’il te paraisse jeune à première vue, tu trouves cela étonnant qu’il ne connaisse pas cette partie de la ville. Néanmoins, d’un autre côté, il se pouvait qu’il soit arrivé récemment à Quederla et ne connaisse pas encore les endroits qu’il vaut mieux éviter tard la nuit en étant seul. Ou des parents surprotecteurs n’étaient pas évincés non plus.

Il devait être à quelque mètre des bateaux et au fond, tu ne saurais dire si c’est bien mieux ainsi ou non. Car même s’il semble être pris au piège aujourd’hui dans son lit, il aurait pu ne jamais revoir le soleil se coucher sur les montagnes qui entourent la ville.

« Se balader au niveau des quais la nuit, n’est pas l’endroit le plus sûre qui soit. En particulier ici. Et encore moins seul. Cette ville regorge malheureusement de criminels tapis dans l’ombre. Et vous auriez pu tomber sur un braconnier si vous aviez vu les barques de plus près. »

Ce n’est pas dit pour l’effrayer, ce n’est qu’une triste vérité.
Quederla n’a rien de saint. Et les personnes qui vivent ici ne pensent pas juste à leur petite personne, ou à ce préoccupé d’une boutique, d’une vie de famille quelconque. C’est un pari très risqué de vouloir être enfermé dans cette boucle infernale, en sachant qu’il y a des montres qui rôdent dans les ruelles. Des monstres qui n’ont absolument rien à voir avec ceux qu’on trouve dans les contes pour enfants. Même à côté d’eux, Satan est un saint. Un homme, une femme, dans l’idée de revendre des êtres humains pour trois sous ne se serait pas privé de l’enlever. Corrompu. Voilà ce qu’on peut écrire sur les gros titres de la ville. Qu’est-ce le monde ne ferait pas en quête d’un peu d’argent, hein ? Loin de toi l’idée de dire que c’est bien mieux qu’il soit cloué au lit. Mais a choisi entre ça et devenir l’esclave à vie d’une personne dotée d’une grande cruauté sans jamais revoir la lumière du jour, qui oserait choisir la deuxième option ?
Une réflexion que tu préfères garder pour toi en demandant à la place :

« Est-ce que vous avez une arme généralement sur vous pour vous défendre ? Un petit couteau, une lame quelconque. Pour savoir si vous avez réussi à le blesser ou non en retour. »

Il serait plus facile d’établir une cherche en éliminant les personnes en bons états pour se concentrer sur l’autre moitié. Mais encore fallait-il qu’il soit armé à ce moment-là. Ce ne serait pas étonnant en sachant que tout le monde se balade systématiquement avec une arme. Mais aussi qu’il est porté un coup qui laisse des traces, ou du moins qui est bien difficile à cacher.

«Monsieur Kroben, cette personne qui vous a attaqué, avait-elle une raison particulière de le faire, suite à un conflit ou des menaces de mort ? Est-ce que c’était un ami, une personne plus ou moins proche de vous, de votre famille ? »

Fallait-il que tu commences à suspecter un membre de famille, ou bien quelqu’un de trop proche qui n’aimait pas se retrouver dans l’ombre à côté de lui. Ou ce n’était qu’un simple et pur hasard ? Dans le doute, tu rajoutes :

« Vous pensez pouvoir m’en faire une description physique ? »


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MessageSujet: Re: Continuer...   Lun 25 Juil - 23:14

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Jason Korben
Alaric J.R Watson


M. Watson prend des notes tout comme le fait la femme désormais assise. Leur air concentré me met un peu en confiance. Ils me prennent au sérieux et ne s'en tiennent qu'à ce que je dis, au delà de mon état. C'est peut-être aussi pour ça que je n'ai pas parlé à mes parents. Ils sont trop préoccupés par mes blessures.

Se balader au niveau des quais la nuit, n’est pas l’endroit le plus sûre qui soit. En particulier ici. Et encore moins seul. Cette ville regorge malheureusement de criminels tapis dans l’ombre. Et vous auriez pu tomber sur un braconnier si vous aviez vu les barques de plus près.

Un rictus se dessine presque en travers de mes lèvres. Des conseils? Des réprimandes? J'ai eu ma dose. Et je m'en souviendrai aussi longtemps que la Douleur traversera mes jambes.

J'aurais préféré, croyez-moi.

Même esclave, j'aurais encore mes jambes.

... j'aurais pu m'enfuir...

Sans y réfléchir, je l'ai dit à voix haute. Ce n'est pas grave.

Je n'avais plus pensé à l'heure. J'étais perdu, et de toute façon, je me pensais capable de m'enfuir vite en cas de mauvaise rencontre. Ça m'était déjà arrivé, et soit je me défendais, soit je m'enfuyais.

Je n'avais pas pensé tomber sur quelqu'un avec... des pouvoirs.


Je ne suis après tout qu'un gamin de famille modeste dans un quartier modeste. Ni plus riche, ni plus pauvre que les autres. Un gosse qui ne se préoccupe pas encore de devenir un adulte, d'entrer dans leur monde, d'en connaître l'amertume. Il me reste du temps avant de devenir un homme. Mais je crois que je ne pourrais plus le devenir, dans cet état.

Est-ce que vous avez une arme généralement sur vous pour vous défendre ? Un petit couteau, une lame quelconque. Pour savoir si vous avez réussi à le blesser ou non en retour.

Je réfléchis, repassant mon moment de colère avant... la Douleur.

Non, je n'avais rien. Mais... je l'ai frappé à la tête. Je ne sais pas si j'ai eu le visage, avec l'obscurité, et son chapeau. Mais...

Un frisson remonte dans mon dos quand je revois ces yeux d'assassins qui se sont posés sur moi. Leurs iris noirs dans une nuit de cauchemars. Et c'est comme s'ils flottaient dans une ombre informe, une tête sans visage, une face sans trait. Mes jambes ont malgré moi le réflexe de se cambrer, comme pour se protéger inconsciemment. Je réprime un cri en me mordant la lèvre et en serrant ma main à m'en ouvrir la paume. Je dois continuer.

Il avait... presque ma taille. Un peu plus petit... Et... un couteau. Mais il ne s'en est pas servi. Il a utilisé un pouvoir.

Monsieur Korben, cette personne qui vous a attaqué, avait-elle une raison particulière de le faire, suite à un conflit ou des menaces de mort ? Est-ce que c’était un ami, une personne plus ou moins proche de vous, de votre famille ?

Non! Urg!

Ma réaction brusque refait monter la fièvre et les nausées, mais impossible de ne pas protester à cette idée. C'est bien parce que je ne connais pas les gens avec des pouvoirs que je ne me suis pas méfié. Dans mon entourage, certains travaillent peut-être pour eux, des élèves ont des membres de leur famille Domae ou Elementis. Mais moi, je n'en connais pas.

Il n'y a personne que je connaisse qui aurait pu faire ça. Je n'ai pas côtoyé de Domae ou d'Elementis, et mes parents m'ont toujours appris à les éviter. Autour du Mélodies, on ne cherche pas les ennuis, et on n'a pas envie de se retrouver mêlé à des histoires qui ne nous regarde pas. Mes amis sont pareils. On doit déjà subir leur conflit, on ne va pas se lancer dans une bataille de monstres.

Et quel "ami", quelle "famille" ferait ça aux siens?


J'arrive à calmer mes soubresauts, mais la fièvre me pèse comme un chapeau de béton sur la tête, et j'ai du mal à garder les yeux levés.

Mais s'il m'a attaqué, ce doit être parce que je l'ai vu. Devant les bateaux. Il agitait les bras, et je-ne-sais-quoi les faisait bouger. Il m'a vu et...

Dans mon esprit, mon corps reprend sa place au port. mais le coup dans la tôle me parcourt la jambe et je dois la tenir pour la maintenir immobile, sentant la sangle grincer et abîmer ma cheville. Malgré ma volonté, la Douleur me tire un hoquet. La douleur et la peur que je ressasse en remuant mes souvenirs.

Il a trouvé mon appareil photo dans mon sac. Il l'a détruit, explosé au mur d'un hangar, parce qu'il a cru que c'était pour le prendre en photo. Et... il a commencé à s'acharner... il m'a...

Impossible de finir ma phrase. J'ai beau mettre tous mes efforts à retenir mes larmes, elles coulent à nouveau sur mes joues. Ce monstre, cette Douleur, la peur, la fatigue, l'impression d'être en Enfer depuis cette nuit horrible. Je tempère à peine mes hoquets.

Vous pensez pouvoir m’en faire une description physique ?

Je hoche négativement de la tête en essuyant mes joues de ma manche.

J'ai pas voulu regarder son visage. Je voulais pas qu'il me tue. J'avais peur qu'il m'assassine. Et quand je l'ai frappé, son chapeau cachait son visage. J'ai juste vu ses yeux. Il voulait ma mort.

Entre ma fièvre, mes pleurs et mes spasmes toujours plus forts, un machine chargé de surveiller ma tension bipe. Un bip qui m'énerve, ce qui la fait biper plus fort jusqu'à ce que je me décide à me calmer de moi-même, autant que je peux, mais assez pour qu'elle s'arrête. Je soupire, mes larmes dégoulinant toujours, mais plus calmement, ma respiration saccadée, mais relativement sous contrôle.

Mais il m'a fait pire que ça...
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Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Continuer...   Mar 2 Aoû - 20:45



Le jeune Korben ne possédait pas d’arme au moment des faits, ton hypothèse – espoir serait plus juste – qu’il soit blessé et que cela élimine une bonne population de Quederla tombe à l’eau. Soit, il allait falloir le trouver d’une autre manière. À l’heure actuelle, il devait surement jubiler de son exploit d’avoir une potentielle nouvelle victime à son actif. Il y en a tellement en ville que tu ne pourrais même pas toutes les regrouper sur une seule et même personne. La journée ainsi que la nuit allée passablement être longue pour trouver une piste fiable à mettre sous la dent.

Tu notes néanmoins sa réaction quand tu exposes la possibilité que ce soit une personne proche de lui. Quand bien même ceci pourrait être absurde, aussi bon que soient ses rapports humains envers les autres, ce n’était pas une option à mettre de côté pour autant. « Je suis désolé, mais tout le monde peut-être potentiellement un suspect. Nos ennemis sont souvent les personnes les plus proches de nous. C’est une simple éventualité à ne pas mettre de côté. On peut faire beaucoup de choses par jalousie, vous savez. » Même avec une bonne volonté d’éviter au maximum les conflits qui ravagent cette terre, ce genre de choses pouvait être possible. Il suffisait d’un rien ici pour provoquer une envie destructrice. Surement l’une des raisons principales qui font que ce pays tombe petit à petit en ruine.

Néanmoins, tu t’attendais à ce qu’il te donne quelques détails physiques, même les plus insignifiantes auraient pu faire l’affaire. Une marque, une cicatrice quelconque qu’importe, une couleur pour les yeux, de cheveux. Malheureusement, il ne pouvait rien te donnait de plus, tu avais bien compris à ses mots qu’il avait un chapeau et qu’il paraissait plus petit, peut-être bien plus jeune que lui alors ? À moins que ce ne soit juste une question de taille. Il semblait aussi bien maigre à première vue, alors il ne fallait pas non plus exclure le rapport de corpulence qui n’était pas spécialement la même. Son agresseur avait peut-être celle d’un gorille comparait à lui. Mais ça n’était toujours pas assez et cela compliquer quelque peu la tâche. C’est comme trouver une aiguille dans une botte de foin. Un vrai calvaire. Loin de toi l’idée de lui en vouloir, il avait été déjà bien assez occupé à rester le mieux possible en vie, la possibilité de faire attention au moindre point n’était pas forcément donnée. Et encore moins la priorité à ce moment précis. Tu n’auras que du travail supplémentaire sur les bras. Peut-être qu’avec un peu de chance, tu trouveras un témoin qui était présent sur les lieux, à l’abri des regards indiscrets. Dans tous les cas, tu dois t’y rendre pour savoir ce que le coupable faisait là-bas exactement. Cette histoire de bateau t’intrigue.

« Bien, Monsieur Korben, je ne voudrais pas abuser davantage de votre temps. Je n’ai plus de questions pour le moment. Je ne peux qu’imaginer à quel point cela doit être dur pour vous et je ne voudrais pas vous rendre encore plus mal que vous ne l’êtes déjà. »

Tu ne connais pas réellement son état, tu ne vois qu’à son visage, cette expression de douleur qui ne cesse de le traverser qu’il n’en peut plus. Tu ne sais pas ce qu’il est en train de vivre, ni le mal que cela lui coûte. Mais tu peux très bien imaginer qu’elle n’est pas des plus agréables. Chaque souffrance infligée n’est pas la même, tu as ton lot sur les épaules, mais la sienne n’est pas pour autant mieux. Il te serait impossible de l’échanger pour simplement le soulager. Au final, même retrouver son agresseur n’y changerait pas grand-chose. Un poids en moins, certes, mais ça n’efface en rien le mal commis. Rangeant le petit carnet où tu y as inscrit toutes tes notes, passant même par les plus petites idées quelles quels soient, tu t’approches du jeune homme et lui tend une petite carte blanche :

« Voici ma carte, avec l’adresse de mon bureau, si quelque chose vous revient, quoique ce soit qui pourrait m’aider à n'hésiter pas. »

Anthémis dans le quartier Naeviar, ce n’était pas vraiment à côté de tous les bâtiments du gouvernement qui constitue la police, mais tu avais tes raisons de t’être placer à cet endroit précis. Quoi qu’il en soit, si la moindre chose lui revenait en mémoire, il savait où te trouver. Que ce soit lui directement ou par le biais de ses parents. Peut-être qu’avec un peu de recul et moins de stress ceci pouvait en être le cas. Cette histoire restait tout de même assez fraîche, elle devait sûrement la hanter sans cesse pour ne pas lui laisser le temps de réfléchir convenablement. Et le pressé maintenant n’allait certainement pas l’aider, et toi non plus d’ailleurs.

« Je vais aller poser quelques questions à vos parents. Et m’atteler à cette enquête. On vous informera une fois le coupable arrêté. Un procès sera, par la suite, ouvert. Par ailleurs prenez ceci,  tu lui tends une nouvelle fois une petite carte, mais avec cette fois-ci le nom de Clélia Rothschild inscrit dessus avec l’endroit où se situe son bureau. En tant que juge, elle pourrait aussi vous aider. Pensait-y. »

On ne sait jamais. Clélia avait le bras le long dans son domaine et on ne pouvait pas nier qu’elle soit douée. D’une manière ou d’une autre, elle pouvait très certainement – s’il le souhaitait bien évidemment donnait un coup de main. Où simplement le rassurer sur un déroulement de procès. Quoi qu'il en soit, il avait de quoi faire et il n’était pas entièrement seul. Le reste ne dépendait que lui. En revanche, tu étais bien obligé de passé par ses parents pour en apprendre davantage s’ils avaient des appris des choses que lui n’arrivait à avouer. Ou simplement s’ils avaient remarqué quoi que ce soit d’étrange.

« Merci pour ce temps précieux que vous m’avez accordé, Monsieur Korben. Prenez soin de vous. »



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MessageSujet: Re: Continuer...   Jeu 4 Aoû - 0:02

Continuer...

Jason Korben
Alaric J.R Watson


Je scrute autant que je peux le regard du consultant, cherchant de quoi me rassurer. Mais ce que j'y vois ne me plait guère. Une longue réflexion, pas de certitudes, mais de la pitié. La même que tout le personnel médical et infirmier, celle que seuls mes parents ont la pudeur de me cacher. Une pitié à me donner la gerbe. Je connais mon état, je sais mon calvaire, pour être le seul à en connaître les horreurs. Alors pourquoi ont-il tous l'air de me rabaisser à l'état d'animal blessé et dont on n'attend plus que l'abandon, la mort. Je ne leur demande pas d'être témoins de mon supplice. Oui, j'ai mal et j'ai peur, mais les médecins ne peuvent pas calmer la Douleur, et ce consultant ne fait que raviver mes craintes.

Bien, Monsieur Korben, je ne voudrais pas abuser davantage de votre temps. Je n’ai plus de questions pour le moment. Je ne peux qu’imaginer à quel point cela doit être dur pour vous et je ne voudrais pas vous rendre encore plus mal que vous ne l’êtes déjà.

Je hoche négativement la tête. Ce n'est rien car j'espère encore. J'ai besoin d'y croire. Et pas vainement. Mon corps tremble autant de Douleur que de peur, et l'un alimente l'autre. En tuer un affaiblira l'autre.

Si je peux vous aider, vous pouvez abuser de mon temps. J'en ai plein à perdre dans ce lit d'hôpital, maintenant.

Un ou deux mois au moins, si la peau veut bien guérir. Puis la rééducation, si mes jambes la supportent.

M. Watson me tend une première carte que je tiens du bout des doigts, pour ne pas la salir de mes ongles rougis du sang qui s'en est un peu échappé quand je serrais les draps. Je prends le temps de lire le nom et l'adresse, désormais bien lointaine pour moi.

Voici ma carte, avec l’adresse de mon bureau, si quelque chose vous revient, quoique ce soit qui pourrait m’aider à n'hésiter pas.

Je lève la tête vers lui, indécis. Quoi? Il n'a rien de plus à me dire? Il a juste pris ma déposition et repart déjà?

Mais...

Je vais aller poser quelques questions à vos parents. Et m’atteler à cette enquête. On vous informera une fois le coupable arrêté. Un procès sera, par la suite, ouvert. Par ailleurs prenez ceci. En tant que juge, elle pourrait aussi vous aider. Pensez-y.

Je lis le nom de Clélia Rothchild sur la nouvelle carte. Pour juger quelqu'un, il faut déjà savoir qui c'est. A-t-il une idée? Ou noie-t-il le poisson derrière toutes ses paroles?

Merci pour ce temps précieux que vous m’avez accordé, Monsieur Korben. Prenez soin de vous.

ATTENDEZ !

j'ai crié, lâchant un hoquet de souffrance en reprenant ma respiration ensuite, tant cet effort a parcouru mon corps. Mon visage ne cache pas la Douleur qui le déforme, mais elle se mêle à de la colère.  

Vous comptez partir ainsi? Après avoir pris ma déposition, et sans rien me dire? Dites-moi ! Si ce que je vous ai dit a aidé, si vous avez des pistes, s'il vous faut autre chose... Est-ce que c'est par pitié que vous m'avez donné ces cartes, ou est-ce qu'elles vont au moins me servir? Je veux savoir qui a détruit ma vie!

Je ne suis plus calme, et la machine bipe à nouveau. Mais je parle plus fort, et la laisse émettre ce son qui nourrit mon agacement jusqu'à la colère.

Je ne suis pas un élève modèle! J'ai juste la moyenne. J'ai pas grand chose de plus que le lycéen standard. Mais j'adorais courir! J'étais le meilleur du lycée! Même devant les terminales! Je pouvais courir des heures, et mon temps était enfin parfait pour représenter l'école aux épreuves régionales d'athlétisme!

Et maintenant? Regardez-moi !


De toute façon, il s'est allé à me prendre en pitié. Je veux lui prouver qu'il n'y a pas que ça. Je soulève le drap, assez pour dévoiler l'une de mes jambes. L'interrogatoire et les soubresauts qu'il a provoqué ont bien défait le bandage. Celui-ci laisse voir la peau rouge sombre, boursouflée, suturée, striée d'un sang à moitié coagulé noir, se mélangeant salement à un liquide jaunâtre qui suppure par endroit. Le genou est secoué de spasmes, mais la sangle tâchée de sang le maintient au lit autant que possible crissant par moment.

Je ne pourrais peut-être plus marcher, je ne courrai plus jamais de ma vie! Mes jambes ne pourront plus me porter sans Douleur! Quand je suis arrivé ici, j'ai cru que ce qui m'était arrivé était le pire cauchemar de ma vie. Je me suis levé de mon lit, et je vous assure que ça, ça a été la pire erreur de ma vie. Loin devant ma balade au port! Autant vous dire que je n'attends pas la rééducation tellement je SAIS que je vais souffrir.

Ça et mon appareil photo en miettes! Même si j'en avais un nouveau, si je n'arrive pas à tenir debout, que montreront mes photos, si ce n'est ce que tout le monde voit? Je rêvais d'être journaliste photographe, merde! Mais qui emploierait un infirme?


Je recouvre négligemment ma jambe, pour la protéger des courants d'air, mais la cheville et une partie du mollet restent toujours visibles.

La Douleur... Je ne sais pas encore comment, mais je m'y habituerai. Par contre, j'ai le droit de savoir si je peux avancer sans devoir m'attendre à ce que quelqu'un subisse le même sort. Ou si mon agresseur ne viendra pas finir le travail! Alors si vous avez une piste, une information, quelque chose...

Ma colère est là, mais étouffée par ma peur en imaginant mes propres propos et ma voix s'en ressent.

Qu'est-ce que je peux attendre? Est-ce que je peux espérer pouvoir... Continuer...?

Je ne pleure pas, mais c'est tout comme. Pourtant, mes yeux sont secs et rivés sur le consultant et sa collègue. J'attends une réponse.
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Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Continuer...   Sam 6 Aoû - 17:03



Tu venais te tourner prêt à faire demi-tour et partir de l’hôpital une fois les parents interroger pour te mettre dans l’enquête. Mais sa soudaine voix qui résonne fortement comme un appel au secours t’obliger à faire face une nouvelle fois avec la victime. Il y avait-il un point important à partager ? Quelque chose qui pouvait, par une chance inespérée, t’aider ?

Tu entendais bien ses mots et voyais à ses bandages que ce n’était pas forcément facile, mais que pouvais-tu bien faire de plus si ce n’est attrapé le responsable ? Ce n’est pas toi qui pouvais répondre à toutes ses questions, tu n’étais pas en position pour ni un spécialiste dans ce domaine-là. Pourtant, il y avait quelques points qui ne plaisaient guère et que tu préférais mettre à plat maintenant.

« Monsieur Korben, comment voulez-vous que je sois en possession d’une potentielle piste quand on vit dans une ville telle que Quederla, là où les criminels sont aussi nombreux que les habitants eux-mêmes. C’est juste impossible. Je ne suis pas encore un génie au point de pouvoir reconnaitre votre agresseur en un claquement de doigts. En particulier si vous ne pouvez pas me donner de description physique plus complets. Bien que je comprends que ce ne soit pas de votre faute, cela ne m’aide que très peu. De plus, j’ai obtenu cette enquête il y à peine quelques heures et ce n’est pas en un jour que les réponses me tomberont du ciel. »

Si les réponses pouvaient tomber du ciel comme cette pluie qui ne cessait de tomber à l’extérieur, la ville serait nettoyée de plaie depuis bien lustres. Mais comme les choses ne sont jamais aussi simples, il faut en suer pour les obtenir.

« Comprenez bien que je ne suis pas un psy Monsieur Korben. Bien que j’ai une grande patience et une oreille attentive. Je ne connaîtrais pas cette douleur et je ne pourrais que l’imaginer. Mais je ne suis pas l’homme le mieux placé pour en discuter. Mon boulot à moi est de retrouver la personne qui vous a mis dans cet état. Rien de plus. Ne le prenez pas mal, mais un psy vous ferait le plus grand bien. En particulier pour décharger toute cette colère qui ne cesse de vous ronger. Aller donc voir le Dr. Aston Hammerman, il pourra vous être utile sur ce point-là. Libre à vous de suivre où non se conseil. Quant aux cartes. Si vous jugez qu’elles vous seront d’aucune utilité, brûlé les si cela vous chantent. Mais ne m’accuser de vous prendre en pitié quand je fais de mon possible pour vous venir en aide. »

Pourquoi toute suite le prendre en pitié quand tu comptes bien faire de ton mieux pour retrouver le coupable ? Enfin, le débat n’en valait pas la peine. Et ce n’est certainement pas ce qui allait le soulager. C’est donc une fois près de la porte, main sur la poignée que tu t’adresses une dernière fois à lui.

« Si vous le permettait, j’ai du travail qui m’attends. Si vous voulez un jour voir cette personne derrière les barreaux, il vous faut me laisser partir. Et je ne tiens pas à retrouver une autre personne blessé. Ou pire encore, par manque de temps. Au revoir monsieur Korben. »

Tu ouvres la porte, laissant ta collègue sortir en premier, avant de la suivre de près. Refermant celle-ci sans pour autant la claquée. La discussion ne pouvait pas aller plus loin de toute manière. Ce n’est pas des études de psychologie que tu as pratiquée, quand bien même il y est possible d’en douter quelquefois. Mais tu as trimé pour devenir flic et mettre ceux qui le méritaient derrière les barreaux. Sa douleur, il devait la confier à quelqu’un qui pourrait en faire bon usage et la détruire. Aston avait une bonne réputation à ce niveau-là, il était apte à lui venir en aide convenablement sur un tel domaine.

Peu après avoir discuté un peu avec ses parents et aucune informations supplémentaires d’obtenu, il te faut à nouveau braver le temps sous le parapluie pour prendre la direction du port. Espérant trouver là-bas des choses qui pourraient enfin te mener vers un premier suspect.  



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MessageSujet: Re: Continuer...   Dim 7 Aoû - 20:00

Continuer...

Jason Korben
Alaric J.R Watson


Ses mots sont durs, froids, mais justes. Trop justes. Et effrayants.

Y'a-t-il donc tant de criminel dans cette ville? Les membres du gouvernement sont-ils à ce point débordés par les événements qui s'y produisent? Est-ce les criminels sont trop forts? Ou sont-ils trop peu nombreux? Pas assez efficaces?

Il n'a donc clairement pas assez avec ce que j'ai réussi à dire. C'est rageant et ma colère remonte d'un cran, mais je n'ai rien à rajouter à ma déposition.

Elle augmente quand il me parle d'un psy. Je ne suis pas fou! J'ai vu tout ce  que je lui ai dit! Ne me croit-il pas? Mes doigts serrent encore les draps pour ne pas crier à nouveau. Ma colère, comme ma peur, ne s'éteindra que lorsqu'elle n'aura plus lieu d'être. Et aucun médecin au monde ne me l'enlèvera.

Et pour les cartes, c'est presque comme s'il m'avouait me les avoir donné par politesse, m'enjoignant de les jeter si je les pensais inutiles. Je me retiens de lui cracher que ce ne sont pas les plus inutiles ici. Et retenir cet accès de rage me fait monter le sang à la tête, qui tourne et me rend nauséeux.

J'ai été naïf. Je pensais qu'il m'aiderait, qu'il trouverait des suspects dans ceux qu'il connaissait, qu'il aurait un groupe, ou une famille qui correspondrait à ce genre d'attaque. Mais il n'a rien. Sans doute pas plus que moi, c'est dire. Et je ne vois pas comment il trouvera mon agresseur quand lorsque je lui demande déjà s'il y a un espoir, il ne m'en donne aucun. C'est perdu d'avance. Et je resterais là, dans ce lit d'hôpital, à me vider de mon sang et de mes larmes, peut-être rejoint par une autre victime, à qui on tirera le peu d'éléments qu'elle aurait peut-être et que je n'ai pas donné.

C'est injuste! Je n'ai plus la force de crier et de toute façon, lui et sa collègue partent. Au son de la porte qui se ferme, je me rallonge, non sans que la Douleur remonte à nouveau, empirant ma migraine, mais au moins, je suis plus apte à me reposer. Ha! Si seulement je le pouvais. La machine bipe encore sans discontinuer, et une infirmière vient finalement me faire reprendre des calmants qui m'assomment. Pourtant, ils ne calment pas ma rage intérieure qui me ravage l'esprit autant que la Douleur me ravage le corps. Ce monstre n'aura rien. Ils ne le trouveront pas et il s'en sortira comme s'il n'avait rien fait. Mais ce qu'il a fait, je le lui ferai payer, même si je dois le faire moi-même.
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