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 Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]

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MessageSujet: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Lun 1 Aoû - 21:22


Continuer d'avancer
Même si, c'est à contre-cœur, il ne faut pas s'arrêter.



Je venais tout juste de sortir de l’hôpital. Mon crâne se faisait toujours autant défoncer par toutes ces impies pensées. J'étais capable de me mouvoir par moi-même sans trop de difficultés, même si nombreux endroits de mon corps restent relativement sensible.
Selon les médecins, je devais éviter toutes activités physiques dans les jours suivant, j'ai surtout besoin de repos. Meh.
Je savais où me rendre, comment : C'était autre chose. Une infirmière m'avait indiqué vaguement l'emplacement de la caserne. Je devais me rendre au niveau de la Porte d'Entrée de Querdela, une fois sur place, je ne pourrais donc pas la louper.

Par chance, on m'avait offert de nouveaux habits. Ils ne me plaisaient pas spécialement. Je portais un simple t-shirt noir et un jean bleu. Ce n'est vraiment pas mon style vestimentaire. Je préfère de loin mon armure sur-mesure ou un pantalon simple ainsi qu'une chemise. Mais soit, je ferais avec le temps qu'il faudra.
Mes cheveux étaient attachés et ma queue de cheval rouge cramoisie voletait au rythme de mes pas. J'avais les mains dans les poches, la tête légèrement baissé, légèrement courbé en avant. On pouvait facilement lire la frustration sur mon visage.

Je marchais rapidement sans trop regarder où je mettais les pieds. Mes pensées m'affectaient tant mentalement que physiquement. Où est-ce que j'ai foutu les pieds ? C'est quoi ce délire ? C'est quoi cette ville ? Qu'est-ce que je fou là ?
… Et cette caserne, et ce gouvernement... Ils vont m'envoyer faire un tour de garde dès que je serais arrivé pour se débarrasser de moi ? Comment est-ce que je pourrais trouver des réponses à mes questions ?
Machinalement, je me mis à mordiller ma lèvre inférieure, à l'opposé de là où je m'étais saigné quelques jours auparavant, lors qu'un combat. C'était visible et toujours légèrement douloureux de passer ne serais-ce que ma langue à cet endroit présent.

Pris dans mes pensées, acculé dans mes derniers retranchement, la réalité me rattrapait bien trop rapidement à mon goût. Un être vint se heurter contre moi. La personne tomba sous le choc, criant légèrement, plus de surprise que de douleur. Elle s'empressa de se relever et de m'attraper par le col de mon t-shirt noir temporaire, le déformant au passage.
C'était un homme apparemment un peu plus grand que moi. Et il avait mal choisit son jour pour rentrer en confrontation contre ma personne.
Au même moment où il m'empoignait, mon visage se releva, affichant une réelle expression de haine profonde. Comme un chien dressé dans l'unique but de mordre qui n'attendait qu'une seule et unique chose : Une occasion de mordre.
Mon visage était mauvais. Tellement mauvais que l'homme lâcha son emprise bien rapidement et reprit sa route sans un mot, sans demander son reste.

À défaut d'être un moment très agréable, cette situation eut le mérite de me faire sortir de mes pensées et de lever le visage. Je ne pensais plus à ce qui venait de se passer, je regardais juste droit devant moi.
J'étais finalement arrivé à ma destination. La Caserne de Quederla.
Alors c'était ça, mon nouveau « chez moi » ?...
On dirait plus un trou à rat pourrie qu'autre chose.
Un soupir d'exaspération ne put s'empêcher de sortir de ma bouche.
Je venais de quitter, il y a peu de temps, la Caserne Royale de Russie, la plus grande de toute l'Europe. La fierté militaire du pays. Celle où j'avais fais mes grades et monté les échelons à la force de mes bras.
Tout ça pour me retrouver devant la minuscule caserne d'une ville de tarés aux pouvoirs surnaturels. Elle ne faisait même pas la taille du gymnase de celle où j'opérais avant.

Ma main droite vint rapidement trouver mon visage, en cachant la partie droite, de l’œil au menton.
Un léger rire nerveux que je ne savais contenir me posséda quelques instants.
Qu'est-ce que j'ai souvent l'air pitoyable, depuis que je suis dans cette ville.
Où est passé le fier et majestueux Soldat qui m'habite ?
Que sont ces nouveaux sentiments qui s'emparent de moi ? Ces impies pensées qui ne cessent de m'assaillir ? Pourquoi ai-je l'impression que cela ne va jamais s'arrêter ? Que je me devrais de vivre avec ces sensations le restant de mon existence ?
Qu'est-ce que c'était paisible de n'avoir rien d'autre à penser que de suivre les règles. De suivre les ordres. De suivre les commandements.
Je dois avouer que cela me manque légèrement.
Mon rire s'était arrêté, ma main droite glissait lentement le long de mon visage, puis de mon corps, afin de venir retrouver sa place dans la poche de ce jean d'emprunt.

L'envie de rentrer dans cette caserne s'était tuée d'elle-même après l'avoir finalement vu.
C'était gris. Le monde que je voyais actuellement était juste gris. Le monde que j'avais toujours vu sous mes yeux n'était composé que de gris et de rouge écarlate.
La couleur de mes cheveux avait certainement joué sur mon destin, à ma naissance :
Cet être n'existera que pour faire couler le sang. Le sang de ceux qui l'entourent.
Secouant légèrement la tête de droite à gauche, comme pour chasser mes pensées. Ce n'était pas le moment de douter de quoi que ce soit, ni même de penser à mon existence.
Je devais juste me contenter de me rendre à l'accueil de la caserne, de m'y présenter et d'attendre mon affection.
D'un pas décidé, l'énervement se lisant toujours sur mon visage, je trouvais enfin la force de pénétrer en ces lieux.
Je ne pris même pas la peine de saluer les gardes gardant la porte principale. Ils n'hésitèrent pas à me dévisager lors de mon passage. À la moindre réflexion, je leur rappelle comment ça se passe dans l'armée. La loi du plus fort. Les forts vivent et restent forts. Les faibles meurent... Malheureusement pour moi, depuis que j'ai mis les pieds sur cette île, j'ai pu apprendre que ce que j'estimais comme la force était biaisé, maintenant.
Et tuer des gardes à ma première venue en ces lieux ne serait certainement pas vu du meilleur œil qui soit.

Ils m’ignorèrent. Tant mieux pour nous. Ils n'osèrent pas me mettre encore plus sur les nerfs que je l'étais déjà.
J'étais maintenant dans le hall d'entrée, dans la salle de réception.
C'était bruyant, il y avait du monde qui gravitaient tout autour. Des hommes qui semblaient clairement être des soldats comme des personnes qui ressemblaient à des civiles.
Je repérais rapidement le bureau de réception et me dirigeais en sa direction. C'était une réceptionniste. Dommage pour elle, j'étais pas dans la meilleure forme qui soit, mentalement.
M'accoudant du bras droit au comptoir, je lui adressais la parole en anglais, un léger accent russe tout de même présent :


« Stèphen Shinta, récemment arrivé de Russie sur échange de nos Gouvernements respectifs. Je suis en ces lieux afin de récupérer mes affaires et mon affectation. »


La femme ne prit même pas la peine de me répondre, mais son agitation me prouva qu'elle avait compris ce que je venais de lui dire. Elle semblait chercher dans ses dossiers ce qui était sûrement le mien.
Elle fouilla quelques minutes, avant de se déplacer en direction de ce qui semblait être les archives. Cela me laissait perplexe.
Revenant, l'air dépité et prenant finalement la parole :


« J'ai retrouvé votre dossier. Vos affaires ont été mise en réserve. Comme vous ne vous êtes pas présenté le jour convenu, on vous a considéré comme mort. Veuillez vous rendre auprès du Général Min Jae Pioh actuellement absent afin de recevoir votre affectation. »


C'était la goûte de trop. J'étais déjà suffisamment sur les nerfs.
Ma main gauche, celle du bras qui n'était pas accoudé au comptoir, vint s'écraser sur celui-ci, provoquant un grand bruit sourd.
On pouvait très facilement déceler l'énervement sur mon visage.
Mon ton était irrespectueux et bien trop fort. Toutes les personnes présentent dans la pièce pouvaient avoir la joie de m'entendre :


« Comment ?! C'est comme ça que vous accueillez l'un de ceux qui a mis sa vie en jeu lors de la prise d'otage ? Vous me considérez comme mort alors que je protégeais vos mioches ? Vous voulez tant que ça que je ne sois plus de ce monde ? J'espère que vos soldats sont bien entraîné, dans ce cas ! »


La tension présente dans la pièce était maintenant palpable.
Quelqu'un se devait d'intervenir dans le but de désamorcer notre nouveau Chien de Garde.




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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Lun 1 Aoû - 22:01


♦ Premier jour ... au Gouvernement ♦

♣  Anae Ginko & Stèphen Shinta
~ Le chien aboie,
la caravane passe... ~


Un nouvel arrivant, envoyé d'un pays étrange. Et encore une fois, c'était pour qui? Oui, il semblerait que je sois toute indiquée pour aider les touts nouveaux arrivants à s'intégrer dans le Gouvernement. Tout comme je m'étais chargé de Sir Hammerman, j'allais de nouveau devoir jouer les guides et ressources pour un nouvel entrant. Un russe cette fois, d'après son dossier. Un très bon soldat visiblement. Trop bon même. Enfin, nous verrons bien ce que cela donne en réel. J'étais peut-être agent es renseignements mais ma devise reste la même. Je ne crois que ce que je vois.

Je me rend donc à la caserne militaire d'un bon pas. Notre homme en question est censé sortir de l’hôpital aujourd'hui suite à ses blessures reçues lors de la prise d'otages du Centre Commercial. Lui, on peut dire qu'il aura été mis au parfum tout de suite. Ce n'est pas plus mal, cela m'évitera de répondre à un grand nombre de questions inutiles. Et je pénètre d'un pas assuré et tranquille dans les locaux de l'administration, vers le bureau de l'accueil qui est déjà. Par un homme dont la description est diablement ressemblante à ce que l'on m'a donné. Serait-ce lui?

« J'ai retrouvé votre dossier. Vos affaires ont été mise en réserve. Comme vous ne vous êtes pas présenté le jour convenu, on vous a considéré comme mort. Veuillez vous rendre auprès du Général Min Jae Pioh actuellement absent afin de recevoir votre affectation. »

« Comment ?! C'est comme ça que vous accueillez l'un de ceux qui a mis sa vie en jeu lors de la prise d'otage ? Vous me considérez comme mort alors que je protégeais vos mioches ? Vous voulez tant que ça que je ne sois plus de ce monde ? J'espère que vos soldats sont bien entraîné, dans ce cas ! »

"- Ils le sont. Et eux ne sortent pas de l’hôpital. Alors je ne saurais trop vous conseiller de modérer vos propos si vous ne souhaitez pas y retourner trop vite."

Calme, froide, implacable. Je n'ai même pas bougée, je me contente de le fixer droit dans les yeux avant de m'avancer et de venir saisir le dossier déposé par la réceptionniste. Oui, c'est bien lui. Eh bien, t'as un sacré gouaille mon gars. Mais aboyer ne te servira à rien ici. Je garde le dossier, remplissant le formulaire de sortie de documents avant de revenir au roux hargneux. Grand, un vrai combattant, sans le moindre doute. Mais pas encore de taille à me faire peur.

"- Anae Ginko, ravie de vous rencontrer. Je suis dépêchée par le Gouvernement afin de vous aider dans votre intégration au sein de votre nouveau domicile. Si vous avez la moindre question, c'est à moi qu'il faudra la poser.
Et cela ne sert à rien de vous en prendre au petit personnel. Ils ne font qu'exécuter les ordres et les procédures qu'on leur donne. Alors, si vous avez ds réclamations à faire, veuillez les adresser aux bonnes personnes. "


Voilà, ça c'est fait. Recadrage en bonne et du forme, dans le calme et sans la moindre goutte d sang versée. Je sens que la jeune femme derrière son guichet est mal à l'aise, autant à cause de lui qu'à cause de moi. Alors, j'invite mon nouveau 'collègue' à me suive hors du bâtiment.

"- Je vous en prie, veuillez me suivre. Nous serons plus à l'aise dehors pour discuter. "

Surtout, la tension présente dans la pièce pourra enfin se dissiper. Si je le ne le vois pas ni ne l'entend, je sais très bien que le soupir de soulagement de la réceptionniste nous est destiné. Allez, rassure-toi jeune fille, tu ne crains plus rien. Une fois que nous nous retrouvons à l'air libre, je me retourne de nouveau pour faire face au russe. Je n'ai pas envie de crier alors ce sera plus pratique ainsi pour discuter.

"- Etant donné que vous avez participé activement à la prise d'otages du Centre Commercial, vous devez être un minimum au courant de ce qu'il passe dans la Cité. Mais je doute que vous ayez eu toutes les réponses à vos questions. Aussi, si nous commencions par là, qu'en dites-vous?  "


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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Mar 2 Aoû - 13:10


Des réponses
Tu les possèdes à mes Questions.



Ils le sont et ne sortent pas de l'hôpital, eux ? Très bien, c'est un point non négligeable de la part de la personne qui venait de se joindre à cette situation sous tension. Cependant.. je ne pouvais m'empêcher de penser que s'ils ne sortent pas de l'hôpital, c'est uniquement parce qu'ils n'étaient pas présent au bon endroit, au bon moment. Je veux bien admettre qu'ils se battaient peut-être ailleurs, en dehors du centre commercial. Mais là où les otages étaient retenu, c'était au centre commercial. Et je n'ai pas eu le loisir de voir quelconque Soldat du Gouvernement intervenir pour résoudre cette situation.
Je dois avouer que je ne sais même pas de quoi sont-ils capable. Tout mon raisonnement militaire est faussé depuis que j'ai mis les pieds ici. Les Soldats du Gouvernement de Quederla sont-ils, eux aussi, des possesseurs de capacités sur-humaines ?
Dans ce cas, pourquoi n'étaient-ils pas présent pour défendre le peuple de la ville ?
S'ils n'ont pas de pouvoir, je doute de leur efficacité réelle lors de cette prise d'otage. Certes, ils sont certainement bien mieux entraîné et géré par leurs supérieurs que les hommes que j'avais du affronter, ils sont aussi certainement bien plus expérimenté. Mais je doutais de leur réelle efficacité dans ce scénario. Si ce sont de simples humains, je n'aurai très certainement aucune difficulté à les écraser, en pleine possession de mes moyens et de mon équipement.
Modérer mes propos pour ne pas retourner trop vite à l'hôpital ?
Est-ce une menace ?

Ma tête se tourna bien rapidement en direction de mon interlocutrice.
C'était une jeune femme d'apparence stricte, aux cheveux noirs. Elle possédait une queue de cheval, comme moi, mais bien moins longue.
Nos regard se croisèrent, nos yeux se plongèrent dans ceux de l'autre. D'un côté, deux yeux rouge-cramoisie, de l'autre, deux yeux bleus accompagné d'une fine paire de lunette.
Cette arriviste semblait vouloir me tenir tête.
Détenait-elle quelconque pouvoir ? Ou avait-elle confiance en son entraînement et ses capacités physique ? Pensait-elle pouvoir réellement me contenir par la force physique si l'occasion s'y prêtait ?
Un rictus amusé, provocateur, pouvait se lire sur mes lèvres tandis que nous continuons de nous fixer, de nous observer.
Il était difficile de lui attribuer un âge ou même une force particulière. Son kimono masquant quasi-totalement son corps mais laissant supposer que, si elle savait se battre, son domaine de prédilection était plus l'agilité que la force brute.
Quand Anae reprit la parole, j'arrêtais de la scruter -à la limite de la dévisager- afin d'écouter ce qu'elle avait à dire. M'annoncerait-elle ma mort, de nouveau ?

M'adossant contre le comptoir de la réception lors de ses paroles, ma main droite vint se placer contre mon visage, couvrant alors mon œil droit et une partie de ma bouche.
On pouvait tout de même lire mon rictus provocateur sur la partie visible de mes lèvres.
Petit personnel ? Exécuter les ordres qu'on leur donne ? M'adresser aux bonnes personnes ?
Comment suis-je sensé savoir tout cela alors que mes premiers pas en ces lieux furent cette prise d'otage. Et que la première réaction du Gouvernement était de me laisser pour mort lors de cet événement ? Je voulais bien être conciliant, après tout, moi aussi, je suis de ceux qui obéissent aux ordres qu'on leur donne, qui m'en tient aux procédures que j'ai apprises lors de mes entraînements.
Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais en arrivant à la caserne après ce qu'il venait de se passer. Ce qui est sûr, maintenant, c'est que je possède face à moi, la personne que je devais rencontrer le jour de mon arrivée sur Quederla, ce fameux 13 Juillet.
Anae Ginko, dépêchée par le Gouvernement afin d'aider mon intégration au sein de mon nouveau domicile et chargée de répondre à mes questions. Je n'en savais pas plus sur elle, ni ce qu'elle faisait réellement au Gouvernement, ni jusqu'où ses possibilités de réponses nous mèneront. N'est-ce pas aussi que du petit personnel ? Si elle n'a pas annoncé son grade, c'est qu'elle n'en possède pas.
Je me sentais bien pitoyable. Quand je pense que je prenais mes ordres du Chef exécutif des armées de Moscou. Me voilà avec une gouvernante sans rang.
Passant d'un rictus provocateur à un sourire simplement amusé. Cette situation me semblait particulière, irréelle.

La jeune femme qui me servirait donc de guide et de réponses à mes questions m'invitait à la suivre hors du bâtiment. Ce n'était pas une mauvaise idée, en définitive, je n'aime pas spécialement les lieux bondés de monde. Et encore moins l'administration de façon plus générale. Et comme elle l'avait stipulé, cela n'avait rien à voir avec le petit personnel, maintenant.
Replaçant mes mains à l'intérieur des poches de ce jean bleu voué à n'être que temporaire, je me mis à la suivre sans ouvrir la bouche ne serais-ce qu'une seule fois depuis le début de son intervention. On pouvait toujours lire un peu de mécontentement sur mon visage sans trop de difficulté, cependant ma démarche s'était calmée contrairement à celle de mon arrivée en ces lieux. Ma queue de cheval cramoisie se mouvait en rythme de mes pas. Je ne portais plus d'attention au monde qui nous entourait encore, j'étais juste focalisé sur cette Anae Ginko.

Nous voilà maintenant à l'air libre, non loin de la caserne, seuls. Elle se remit face à moi, nous n'étions plus vraiment dérangé par qui que ce soit.
Sa voix était calme et je prenais le temps de l'écouter.
Meh... Un minimum au courant de ce qui se passait dans cette ville...
Tout ce que je retiens réellement de cette prise d'otage, ce sont ces types aux capacités surnaturelles qui utilisées intelligemment aurait largement pu défaire un bataillon d'exécution russe sans trop de soucis. Pour le reste, je dois avouer que je n'en sais foutrement rien. Je ne comprends même pas l'implication du Gouvernement dans les affaires de la cité.
D'un ton calme, toujours avec un léger accent russe, prenant le temps de parler, marquant plusieurs arrêt dans ma tirade :

« Je dois vous avouer que je ne comprends pas si bien la situation de cette ville.
Que sont ces pouvoirs que nombreuses personnes possèdent ?
Où était le Gouvernement durant cette prise d'otage ? Pourquoi n'êtes-vous pas intervenu directement ?
Quelle est l'implication de l'armée dans la gérance de cette ville ? »


Marquant un temps d'arrêt plus long que les précédant, j'avais conscience de la bombarder de questions. Cela ne devait pas être spécialement agréable pour une personne normale.

« Vous êtes certes Anae Ginko, mais quelle est votre position au sein du Gouvernement ? À qui suis-je entrain de m'adresser ? »


Le vent voletait doucement, se prenant à jouer avec les habits et les cheveux des deux protagonistes face à face, non loin de la caserne, entrain de s'infliger un jeu de question-réponse plus que nécessaire pour le Soldat écarlate.




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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Mer 3 Aoû - 11:37


♦ Premier jour ... au Gouvernement ♦

♣  Anae Ginko & Stèphen Shinta
~ Le chien aboie,
la caravane passe... ~


Maintenant que nous sommes à l'air libre, la pression pesante de la salle est retombée. Tant mieux, j'aime remplir mes missions et devoirs de façon à ce qu'il n'y ait rien à reporté à aucun niveau. Je suis une professionnelle, il ne faut pas l'oublier. Enfin, même si j'ai plus l'impression de devoir jouer la nounou qu'autre chose, je comprend que l'on m'ait choisi pour m'occuper de cet homme. ce n'est pas un tendre, plutôt une véritable machine de guerre, et beaucoup se seraient laissés impressionner par lui à sa simple carrure ou suite à ses armes exposées. Ce n'est pas mon cas.

« Je dois vous avouer que je ne comprends pas si bien la situation de cette ville.
Que sont ces pouvoirs que nombreuses personnes possèdent ?
Où était le Gouvernement durant cette prise d'otage ? Pourquoi n'êtes-vous pas intervenu directement ?
Quelle est l'implication de l'armée dans la gérance de cette ville ?  »


"- Cette ville est dominée depuis de nombreuses années par deux familles se vouant un haine viscérale et une guerre sans merci. D'un côté, les Domaes, possesseur d'un animal semblant représenter leur personnalité profonde. De l'autre, les Elémentis, possesseur d'un élément aussi en lien avec leur caractère. Au milieu, se trouve les simples habitants que chacun essaie de rallier à sa cause afin de gagner en membre actif mais aussi en soldats à envoyer au front."

Autant commencer par le début. Je marque une légère pause, le temps de lui laisser déjà assimiler tout ça. Il a peut-être vécu la prise d'Otage mais n'en connait ni la raison, ni les tenants, ni les aboutissants. C'est une histoire qui le dépasse à un point qu'il n'imagine même pas. Mais mon résumé devrait lui permettre de se faire une idée du fossé qu'il lui reste à combler pour réellement comprendre comment fonctionne cette Cité.

"- Durant la Prise d'otage, le Gouvernement était en action. Dans d'autres Quartiers de la ville, afin d'éviter des bains de sang inutiles, mais également sur place. C'est tout ce que vous avez besoin de savoir. Des éléments à nous ont infiltrés les lieux et ont fait leur travail, peut-être même les avez-vous croisés. "

A ce sujet, je ne peux guère en dire plus car même moi je ne possède que des informations partielles. Visiblement, une partie de nos effectifs à bien été dépêchée sur place mais personnellement, je ne sais pas qui ni d'où ils viennent. Encore un des multiples secrets de notre chère Cité. Un de plus.

"- Le Gouvernement est encore une institution plutôt récente, mise en place afin de calmer les velléités de combat de cette Cité. Mais visiblement, les méthodes les plus traditionnelles ne sont pas assez efficaces face au problème que peuvent représenter les pouvoirs qui se promènent librement dans les rues. Cependant, notre but est clair et on ne peut plus simple: rétablir la paix et la justice dans cette ville déchirée par les sang et les larmes."

Une bien belle devise que je ne suis pas certaine que tout le monde respecte au sein même de notre organisation. Mais je ne suis personne pour juger des actes de mes supérieurs. Je ne suis qu'un pion, et je me contente de suivre les ordres que l'on me donne.

« Vous êtes certes Anae Ginko, mais quelle est votre position au sein du Gouvernement ? À qui suis-je entrain de m'adresser ? »

"- Agent des renseignements, je suis également le garde du corps de Sir Aston Hammerman, psychologue et criminologue d'origine allemande. Je ne suis ni haut gradé ni membre supérieur, si telle est votre question, bien que ma place soit enviée et jalousée. Je ne reste qu'ne subalterne, mais assez efficace pour que des personnes avec un un passé te que le votre me soient confiées."

Et oui, je ne suis personne mais en même temps, je possède malgré tout une place stratégique. Ma proximité avec l'agent Hammermann m'ouvre certaines portes qui devraient m'êtres toutes closes. Et mon ancienneté ainsi que mon efficacité font que je reste une employée modèle et plutôt pratique. Après, grimper les échelons me seraient sans doute possible, si c'était ce genre de place que je visais. Hors, je suis très bien à ma place actuelle, bien que le terrain me manque, de temps à autre.

"- Ne vous attendez pas à croiser de hauts dignitaires dans les environs. Ils sont les premiers à se cacher dés que les ennuis arrivent. Et en ce moment, nous sommes dedans jusqu'au cou. "

Techniquement, je n'aurais pas du lui servir cette réplique. Mais personne n'est présent autour de nous et je préfère qu'il ne se fasse pas d'illusion. Ici, il ne sera rien de plus qu'un pion, comme tout le monde. Autant qu'il s'y fasse tout de suite. Moi, j'ai le mérite d'être parfaitement consciente de cette réalité, ce n'est pas le cas de tout le monde.


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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Mer 3 Aoû - 13:11


Le Brouillard
commence seulement à se dissiper. De quelle couleur sera le ciel?



Je lui laissais le temps de répondre à toutes mes interrogations, même si ces réponses amèneraient certainement d'autres questions. Cet échange plus intimiste était plus agréable qu'un cours théorique au milieu de plusieurs autres personnes. Au moins, je pouvais poser sereinement ce qui me passait par la tête sans déranger qui que ce soit, si ce n'est la jeune femme du service des renseignements face à moi.
Je dois avouer que si j'avais pu, j'aurai préféré par cette étape d'informations bien avant la prise d'otage. J'aurai préféré être au courant de tout ce qui se tramait réellement dans cette ville avant d'être moi-même plongé dans le chaos. J'aurai aimé savoir dès mon départ de Russie ce qui m'attendrait en ces lieux et la réelle raison de ma venue.
Bien que je sois enfin face à quelqu'un capable de donner réponse, elle ne connaîtrait très certainement les raisons du pourquoi. La raison qui a réellement poussé mes maîtres à me donner à de nouveaux maîtres. Je m'étais sentis si troublé, si tourmenté face à ces dons surnaturels... Si seulement ils n'étaient que de simples humains comme j'avais pu affronter jusqu'à ce jour. Cette prise d'otage n'aurait été qu'une vaste blague que j'aurai balayé du revers de mon arme. Tous les hommes que j'y avais croisé étaient particulièrement inexpérimenté. Tandis que moi, de mon côté, j'ai une vie entière d'expérience de contrôle de foule. Enfin, une vie entière... Je ne suis pas si vieux que ça. Mais j'y ai laissé toutes les années derrières moi.

Au fur et à mesure de ses réponses, je cernais un peu mieux la situation. Deux familles qui contrôlaient la ville de façon plus ou moins officieuse, une fusionnant avec des animaux, l'autre avec un élément.
Cela expliquait facilement ces présences de primates, de taureaux, de guêpes ou de personnes contrôlant l'acide et l'eau.
Je n'avais cependant pas d'information sur comment ils en étaient arrivé à posséder ces pouvoirs. Je soupirais légèrement, mon cerveau fusait dans tous les sens tandis que j'étais toujours à l'écoute de la jeune femme présente à mes côtés.
Donner de tels pouvoirs à des enfants pareils. Quelle étrange idée. Ils n'avaient définitivement aucun entraînement militaire. Un simple bataillon humain serait à-même de les neutraliser avec l'entraînement adéquat et l'expérience du champ de bataille, et surtout : La connaissance de ces pouvoirs.
Je m'étais démené dans le but d'ôter les vies des adversaires qui m'étaient présentés. Sans réelle connaissance de leurs limites et de leurs capacités. Mais si j'avais eu le loisir d'avoir des soldats sous mon commandement, avec diverses capacités, tel qu'un lancier, un maître de filet, un porteur de bouclier ou encore un berserker possédant un espadon. Cela n'aurait été qu'une vaste blague, le ménage aurait pu être facilement fait.

Je n'étais pas, cependant, naïf au point de croire que les hommes que j'avais affronté étaient les plus dangereux. Les traces de combats que j'ai eu le loisir d'apercevoir entre l'hôpital et la caserne montraient clairement qu'il y avait eu de très nombreux affrontement en dehors de la prise d'otage au centre commercial.
Dans cette ville, il se devait d'y avoir des hommes étonnements plus fort que ceux que j'avais pu croiser, sachant se battre, avec de l'expérience et faisant partie de ces familles qui ont l'air de tenir en respect le Gouvernement de Quederla.
Et mon rôle, dans tout ça, ce serait d'être de la chair à canon envoyé, au risque de ma vie. D'un côté, c'est ce que j'avais toujours fait et ce que je savais faire. De l'autre, les ennemis que j'étais destiné à affronter à partir de maintenant seraient étonnement plus coriace que ceux que j'ai toujours affronté. Je ne pourrais plus charger seul au front, armé de ma naginata, créant un bain de sang à partir de nos ennemis. Je me devrais d'apprendre à faire avec, d'adapter mon style de combat au leur.

Intérieurement, je me disais que les adversaires les plus adaptés à ma personne seraient certainement les membres des Domaes. Ce ne sont que des humains avec des animaux, avec des capacités physiques accrues. Je me voyais mal me battre seul contre quelqu'un qui pouvait créer des tornades. J'aurai beau avoir plus d'expérience que lui et une meilleure condition physique, une meilleure analyse de la situation. Si une tornade me fait face, je ne pourrais pas passer à travers.
Alors qu'un homme plus agile et physiquement plus fort accompagné d'un guépard ou d'un lion, ce serait bien plus simple. J'ai l'habitude de me battre contre plusieurs ennemis à la fois. Avec mon armure et mes armes, je devrais pouvoir l'affronter seul.
Bon... Si l'animal est un ours ou un primate massif, je devrais dans un premier temps fuir le combat contre l'animal et annihiler le possesseur. Même si j'ai déjà eu l'occasion de chasser des ours, je sais très bien que ces bêtes là sont très endurantes et peuvent riposter même à la limite de la mort.

J'haussais un sourcil lorsqu'elle m'affirma que le Gouvernement avait agis lors de la prise d'otage du centre commercial. Concernant ce qui s'était passé en dehors, je ne m'inquiétais pas spécialement. Cependant, pour ce qui était dedans..
Je lui accorderais le bénéfice du doute. Il y avait tant d'étages et nous n'avions clairement pas été les seuls à nous battre. Même si une chose est sûre : La survie des gens de notre étage n'est que le fruit de l'effort des personnes de cet étage. Si le mioche à la grande gueule n'avait pas été présent, si la rouquine maîtrisant l'eau n'avait pas été présente non plus, cet étage se serait très certainement transformé en boucherie.
Si une chargée des renseignements du Gouvernement au sujet de la ville n'était pas au courant de ce qui s'était réellement passé du côté de notre camp, c'est que nombreux secrets existaient à l'intérieur même de notre camp.
Abaissant mon sourcil, je continuais de l'écouter calmement.

Alors comme ça, notre credo était de rétablir la paix et la justice au sein-même de la ville.
Un rictus amusé pouvait se lire sur mes lèvres.
Soit. Mais d'après les déductions que je me suis moi-même faites suite aux récents événements : Afin de gagner la paix à l'intérieur de cette ville, la Justice devra baigner dans le sang.
En soit, ce n'était pas une idée qui me dérangeait particulièrement. Des cadavres, j'en ai laissé un sacré paquet en Russie avant de me rendre en ces lieux. Même si, ici, la facilité déconcertante que je possédais à créer des veuves ne serait plus de mise.
Je veux bien essayer. Enfin. Je veux bien tenter de répondre aux ordres que l'on me donnera. De toute façon, appliquer les ordres est ce que je sais le mieux faire. Peu importe les sacrifices que je devrais créer.

Mon rictus amusé s'amplifiait lors de sa tirade sur les hauts dignitaires.
Ce sont les mêmes partout. Dans tous les pays, au moins, maintenant, j'en avais la certitude. Ils donnent des ordres sans réellement savoir si ils seront remplis comme convenu, et dans le doute : Ils fuient ou donnent d'autre ordres afin d'accentuer leur protection.
Je connaissais bien ce type de personnage. Là où j’exerçais, auparavant, c'était plus ou moins similaire. De mémoire, j'étais le seul chef d'unité en première ligne à chaque combat. Quant à mes supérieurs directs, je ne les ai strictement jamais vu sur le champ de bataille.
Je dois avouer que je n'avais pas de grandes attentes à ce sujet là en arrivant à ces lieux. Tout ce que j'espérais, au fond de moi, c'était de recréer une situation plus au moins similaire. Recevoir la possibilité de devenir le chef d'une unité plus ou moins autonome, de n'avoir plus qu'à recevoir nos ordres et nos affectations.
Même si, la grande différence, c'est que cette fois-ci, cette unité servirait réellement. Dans le sens où seul, je ne suffirait point à remplir tous mes objectifs, s'ils incluent des détenteurs de pouvoirs.
Je posais les pieds sur cette île dans une situation assez particulière, plutôt chaotique pour le Gouvernement. Peut-être même que le Général qui s'occuperait de me donner mes affectations, absent en ce jour, faisait lui-même parti de ces lâches qui fuient la situation.
Qu'importe, je ferais avec. Je rencontrerais cet homme en temps et en heure.

Ma main droite vint se positionner contre le bas de mon visage, caressant lentement mon menton, ma joue du pouce. L'air songeur, je prenais enfin la parole :


« Comment peut-on obtenir ces pouvoirs ? Puis-je en avoir un ? »


Marquant un temps d'arrêt, toujours plongé dans mes pensées, avant de reprendre la parole, toujours en anglais, avec un léger accent russe :


« Et vous, est-ce que vous en possédez un ?
Merci d'avoir répondu à mes premières questions. Quant à votre position dans l'armée, cela ne me regarde guère, je l'admets, mais je préfère savoir à qui est-ce que je m'adresse réellement. »


Comme elle n'était qu'une simple agente des renseignements, je n'avais pas spécialement besoin d'appliquer une attitude plus respectueuse, je ne devais pas me mettre au garde à vous, ni quoi que ce soit d'autres.
Je pouvais me contenter de rester face à elle, au naturel, sans avoir honte de me présenter habillé en jean et t-shirt.
Ma main droite abandonna finalement le bas de mon visage et vint rejoindre la gauche au niveau de ma queue de cheval. La défaisant, laissant mes cheveux retomber le long de mon dos, voletant légèrement au vent. Je rangeais rapidement ce qui m'avait permis de les attacher dans ma poche arrière.
Prenant de nouveau finalement la parole :


« J'ai plus ou moins assimilé tout ce que vous venez de me dire.
Puis-je vous demander comment sont formés les Soldats du Gouvernement ?
Possèdent-ils des pouvoirs, eux aussi ?
Comment nous entraînons-nous ? Avons-nous des utilisateurs de pouvoirs à affronter ? »


Secouant légèrement la tête, de droite à gauche, ma nuque laissant entendre un léger bruit de soulagement.


« Le Gouvernement ne porte son nom que de son propre ego, si je comprends bien. Il partage le contrôle de la ville avec d'autres. Notre but est donc d'étendre son influence jusqu'à finalement contrôler la ville entièrement. Que ce soit en tuant ou ralliant les membres des familles à notre cause. »


Marquant un temps d'arrêt lors de ma réplique, fermant les yeux quelques instants.


« Qu'en est-il du droit de tuer des Soldats ? »


La façon dont je venais de prononcer cette sentence était particulièrement cruelle. Je parlais de tuer sans pour autant exprimer le moindre sentiment.


« Vu que vous faites parti des renseignements, autant en profiter. Pourriez-vous me faire parvenir dans les jours qui suivent, les informations relatives aux criminels recensés de cette ville, ainsi qu'aux personnes à haut risque ?
Je dois vous avouer que l'idée d’entamer une lutte contre un détenteur de pouvoir renommé, seul, ne me plaît pas plus que cela. »


Penchant légèrement la tête sur le côté, infligeant un léger sourire à mon opposante.
Je n'étais pas spécialement doué pour les joutes verbales, pour parler tout court. J'étais un homme de terrain plus qu'autre chose.
Mais dans le cas présent, il y a tellement d'informations à récupérer, de première nécessité, qui feraient de moi un homme vivant ou mort, dès demain.




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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Jeu 4 Aoû - 15:05


♦ Premier jour ... au Gouvernement ♦

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« Comment peut-on obtenir ces pouvoirs ? Puis-je en avoir un ? »

"- Pour cela, il faudrait que vous rentriez dans une des deux Familles et que cette dernière ait alors assez confiance en vous pour vous révéler son secret. Ce n'est donc pas quelque chose d’instantané, loin de là. De ce que je sais, cela prend au minimum 2 ans, parfois beaucoup plus."

« Et vous, est-ce que vous en possédez un ?
Merci d'avoir répondu à mes premières questions. Quant à votre position dans l'armée, cela ne me regarde guère, je l'admets, mais je préfère savoir à qui est-ce que je m'adresse réellement.  »


"- Non, je n'en ais pas. Et les rares Membres du Gouvernement en possédant sous placé sous surveillance constante. Un ancien Domae ou Elementis pourrait facilement choisir de reprêter allégeance à son ancienne famille. C'est donc plutôt très mal vu au Gouvernement, d'avoir trop de liens avec les Familles.
Pour ma position, je comprends et n'en prendrais pas ombrage, rassurez-vous."


Je reste parfaitement neutre et calme. Nous avançons lentement à travers la caserne, non pas par envie de faire visiter ces lieux, simplement pour être tranquilles. Personne ne viendra nous déranger sans motif valable et cela évitera que des oreilles indiscrètes ne traînent de trop également. En tout cas, si il commence déjà à vouloir posséder un pouvoir à peine arrivé, ce qui aussi peut se comprendre, je préfère tout de suite lui faire oublier cette idée. Pour son bien, il vaut mieux qu'il ne pense pas à cela.

"- Depuis la prise d'otage à laquelle vous avez malheureusement pris part, vous avez dû comprendre également qu'un nouveau groupe avait fait son apparition. L'Ordre, mené par un certain Ténébreux. Eux aussi disposent visiblement de pouvoirs mais à ce sujet-là, nous en savons encore peu. Après, comme vous l'avez vu, ces membres sont clairement nos ennemis donc de nouveau, je ne pourrais que vous conseiller d'éviter de trop vous en approcher pour leur demander l'accès à ces pouvoirs spéciaux. Ou alors, cela se fera à vos risques et périls et contre l'assentiment de vos supérieurs."

Voilà, comme ça, tu ne pourras pas dire que tu n'es pas prévenu. Après, je ne suis pas une nourrice non plus. S'il décide de tenter une connerie, il en assumera les conséquence, il est bien assez grand pour cela. Mais je l'aurais mis en garde. Et mon rapport à ce sujet ne pourra pas ne pas mentionner son intérêt plus que certains pour ces pouvoirs maléfiques qui ne sont rien d'autre que la source du malheur de notre belle Cité.

« J'ai plus ou moins assimilé tout ce que vous venez de me dire.
Puis-je vous demander comment sont formés les Soldats du Gouvernement ?
Possèdent-ils des pouvoirs, eux aussi ?
Comment nous entraînons-nous ? Avons-nous des utilisateurs de pouvoirs à affronter ? »


"- Dans de très rares cas, certains membres en possèdent mai je vous l'ai déjà dit, ils sont étroitement surveillés, même après des années de bons et loyaux services. Pour les formations des soldats, ce n'est pas mon domaine, il vous faudra vous renseigner directement auprès des entraîneurs ou des soldats eux-mêmes.
Et tant que la gangrène des Familles continuera à pulluler à Quederla, il y aura toujours des utilisateurs de pouvoir à combattre et à éliminer. "


Ils sont comme les nuisibles. Nous avons beau les éliminer, il y en a toujours. Et encore davantage. Un véritable fléau, à l'image de la peste noire qui aurait décimé des centaines de milliers de personnes à travers toute l'Europe dans le passé. Mais ce phénomène serait aujourd'hui condensé et limité à la Cité dans laquelle nous vivons.

« Le Gouvernement ne porte son nom que de son propre ego, si je comprends bien. Il partage le contrôle de la ville avec d'autres. Notre but est donc d'étendre son influence jusqu'à finalement contrôler la ville entièrement. Que ce soit en tuant ou ralliant les membres des familles à notre cause. 
Qu'en est-il du droit de tuer des Soldats ?»


"- Vous aurez des rapports à faire et des comptes à rendre sur tous vos faits et gestes. Nos forces étant déjà limitées, je vous déconseillerais de vous amuser à mettre un terme à l'existence de trop de recrues mais après, cela ne sera rien de plus que votre problème."

Son dossier me laissait présager ce genre de questions mais franchement, ce type ne me parait franchement pas très net. Fascination pour les pouvoirs interdits, aucun scrupule à envisager la mort et encore moins à la donner, voilà un superbe tableau. Pour moi, je ne peux que le placer dans la colonne suivante. Tonnes d'ennuis en perspectives. Ma première impression se révélera peut-être fausse mais d'instinct, je ne lui ferais nullement confiance à ce type.

« Vu que vous faites parti des renseignements, autant en profiter. Pourriez-vous me faire parvenir dans les jours qui suivent, les informations relatives aux criminels recensés de cette ville, ainsi qu'aux personnes à haut risque ?
Je dois vous avouer que l'idée d’entamer une lutte contre un détenteur de pouvoir renommé, seul, ne me plaît pas plus que cela. »


"- Ces informations vous serons disponibles d'ici 2 à 3 jours maximum. Une mise à jour des fichiers est en cours suite aux derniers événements ayant eu lieu et le rapport définitif sera distribué à tous les membres du Gouvernement dès que sa version officielle aura été validée. Le tout sera déposé au bureau d'accueil administratif, dont vous connaissez déjà le chemin. 
Autre chose?"



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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Ven 5 Aoû - 17:53


Au-delà du Brouillard
Repartir de Zéro.



Hmm.. Alors comme ça, les pouvoirs sont si difficile à obtenir.
Les hommes que j'ai pu affronté sont d'une si grande rareté ? Ce n'est pas l'impression qu'il m'en reste. J'avais surtout le sentiment d'affronter de la chair à canon qui ne comprenait même pas leurs actions. Savent-ils au moins dans quel but sont-ils mort ?
… Pourquoi est-ce que je me demande ça ? Je serais le premier à mourir suite à un ordre m'ordonnant de tenir une position, ou de protéger quelqu'un.
Quoi qu'il en soit, vu le nombre de mort dans leur rang du côté des preneurs d'otages et le peu de personnes ayant des capacités surnaturels dans notre camp, avec un peu de recul, cela semblait tout de même assez fréquent. Je devrais en apprendre plus sur ces fameux pouvoirs, si je voulais vraiment survivre en ces lieux. Comme leurs possibilités et leurs limites. J’espérais posséder plus de temps pour assimiler tout ça que j'en avais eu le jour-même de la prise d'otage.

Alors comme ça, les détenteurs de pouvoir au Gouvernement sont sous étroite surveillance. Ce n'est pas plus mal, j'aurai certainement accès à leurs informations, et vu leurs positions, ils pourraient difficilement refuser de m'affronter. Cela faisait parti des occasions que je devrais saisir, si je souhaitais progresser et évoluer dans ce monde.
Même s'il s'en était fallut de peu lors de la prise d'otage, je reste un Soldat invaincu sur le champ de bataille. Et comme, à mes yeux, la défaite signifie la mort, je ne souhaitais pas vraiment perdre mon prochain combat.

Je suivais lentement mon interlocutrice sans protester, traversant la caserne. Je restais suffisamment proche d'elle pour que nous n'ayons pas à hausser le ton.
Alors c'était donc finalement ça. Il y avait un troisième groupe en plus des deux familles. L'Ordre, mené par le Ténébreux. C'est eux que j'avais eu le loisir d'affronter et de tuer. Cela expliquait pas mal de chose. Leur manque d'entraînement, leur manque d'expérience, leurs pouvoirs démentiels.
Nous n'avions plus deux ennemis distincts, mais trois. Et j'étais arrivé le jour-même où ce fameux Ordre se révélait au grand jour. On peut dire que ça fait de moi un expert au sujet de l'Ordre au sein du Gouvernement, j'imagine...
Je lançais un léger soupir suite à ces paroles.
Je ne souhaitais pas m'approcher de qui ou quoi que ce soit afin de récupérer des pouvoirs. Je souhaitais juste savoir tout ce qui était possible sur ces fameux pouvoir, afin de faire mon devoir, et d'affronter ces fameux ennemis.
Mon analyse restait assez simpliste. Ceux qui possédaient un animal, je pouvais m'en sortir tout seul, avec mon équipement. Quant aux autres, je ne savais toujours pas trop quoi en penser.

Des rapports et des comptes à rendre sur toutes mes actions.. L'idée me déplaisait quelque peu. Surtout à l'heure actuelle, heure où je ne connais toujours pas mon supérieur. J'espérais intérieurement avoir la chance d'en posséder un aussi compréhensif que celui auquel j'obéissais encore à Moscou. On me demandait le stricte minimum. Et c'était agréable. De toute façon, ils connaissaient mes manières de procéder. Tout ce qui est à l'encontre du règlement que l'on m'a appris doit être éliminé. Il en serait très certainement de même en ces lieux. Après, peut-être que l'on me demandera de capturer plutôt que d'éliminer. Les informations sur l'Ordre semblent être assez pauvres. Si la possibilité d’agrandir ce répertoire se présente, dans ce cas, elle devrait être saisie. Peu importe les moyens utilisés, même si le Gouvernement doit avoir recours à la torture.

Parfait, je récupérerais les informations importantes d'ici peu. Cela allait m'être obligatoire afin de me plonger un peu plus dans le bain géant que représentait cette ville.
La jeune femme avait répondu à la totalité de mes questions. Un bon nombre d'informations nouvelles se battaient dans ma tête. C'était beaucoup de choses à interpréter, analyser et enregistrer. J'étais clairement plus doué pour prévoir la prochaine attaque de mon adversaire et la retourner contre lui, que d'apprendre l’existence de toutes sortes de chose comme dans le cas présent.
Si j'avais d'autres questions ? Beaucoup de choses m'échappaient encore. Mais je ne pouvais pas non plus me permettre de la monopoliser indéfiniment.
Cependant, j'avais encore besoin des basiques sur cette ville, que je ne possédais même pas :


« Puis-je vous demander quelques informations sur le fonctionnement même de Quederla ?
J'entends, sur la vie de tous les jours. Le système économique, où est-ce que je pourrais vivre, ce genre de choses là. »


Marquant un léger temps d'arrêt, semblant réfléchir.


« Ah. Et aussi, si vous pouvez me conseiller et déconseiller certains lieux ? »


Penchant encore une fois la tête sur le côté, affichant un léger sourire.




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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Sam 6 Aoû - 11:12


♦ Premier jour ... au Gouvernement ♦

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«  Puis-je vous demander quelques informations sur le fonctionnement même de Quederla ?
J'entends, sur la vie de tous les jours. Le système économique, où est-ce que je pourrais vivre, ce genre de choses là. »


"- Pour ce qui est de la vie de tous les jours, c'est un point sur lequel la Cité fonctionne comme partout ailleurs. La monnaie locale répond au nom de Derlas. Au niveau des institutions, le schéma de fonctionnement est le même que dans le reste du monde. Pour une fois, nous ne nous démarquons en rien de spécial, ce qui n'est pas un mal."

Au moins un point que n'avait pas besoin de longues explications. Comme partout ailleurs, le travail administratif tenait une grande place puisque les institutions régulaient de leur mieux le quotidien des habitants de la Cité. Pour le monnaie, je sortais quelques pièces et billets de ma poche, su'il puisse les regarder et voir à quoi cela ressemble. Rien d'extraordinaire en soi mais comme ça, il saura les reconnaître.

"- Etant un membre de l'armée, vous pourrez loger ici-même, à la caserne, en compagnie des autres membres du Gouvernement affecté aux mêmes missions que vous. Sinon, vous pourrez demander à vos supérieurs et responsables le droit de posséder un logement en ville, surement dans la Quartier Résidentiel. "

Faire les choses point par point, être aussi claire et concise que possible sans le noyer dans les informations. Mine de rien, cela fait beaucoup de nouveautés pour un homme tel que lui. Vu en place comment s'est passée son arrivée dans la ville, autant essayer de mettre les choses le plus au clair possible dès les départ. Il n'empêche, cet entretien me renvoie il y a quelques années en arrière avec l'arrivée de Sir Hammerman.

"- La ville est découpée en Quartier, chacun ayant des particularités ou des objectifs différents, afin d'organiser au mieux la vie au sein de Quederla. Les Quartiers Est et Ouest sont dominés par les familles, respectivement Domaes et Elementis. Le Quartier Résidentiels occupe la fonction que son nom indique. Le Quartier Smymaei est le Quartier le plus chic de la ville, le Quartier Naeviar est plus destiné à la détente alors que le Quartier Lyctis fait office de centre culturel. Le Quartier Nereis, lui, reste le Quartier le plus populaire de la Cité.
Pour le reste, le Port et la Gare et la Porte d'Entrée restent plus des zones de passages que de vrais lieux de vie en soi."


« Ah. Et aussi, si vous pouvez me conseiller et déconseiller certains lieux ?»

"- Pour faire simple, une fois passée la nuit tombée, il vaut mieux éviter de se promener seul en ville. Les combats prennent lieu même au coeur de la Cité et aucun Quartier n'est épargné. Après, évidemment, les zones de passages sont les plus à risques, ainsi que les Quartier des familles pour ceux qui n'en font pas partis. "

Mes paroles ne devraient pas spécialement le surprendre. Nous sommes en guerre après tout alors aucun lieu n'est réellement plus à l'abri qu'un autre. Enfin, la ville a beau être très prise pour cible, le gros des combats à aussi facilement lieu dans les alentours de cette dernière. Et pour cause.

"- La Forêt reste cependant le lieu le plus dangereux des environs. Il circule même la rumeur selon laquelle le Ténébreux se cacherait en son sein, lui et donc possiblement nombre de ses disciples. Après, nous restons une ville en guerre donc, y a t'il vraiment un seul lieu réellement en sécurité ici? J'en doute, personnellement."


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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Dim 7 Aoû - 10:27


Bleu Ciel?
Non, le ciel est définitivement gris.



Je me contentais d'écouter et d'enregistrer tout ce que mon interlocutrice me narrait.
Au moins, les points sur les i étaient définitivement placés. La prise d'otage que j'avais subi n'était qu'une goutte d'eau dans la mer tumultueuse qu'était Quederla, citée en guerre.
Ce n'était qu'un lieu de combat parmi tant d'autre. Même si celui-ci en particulier, avait révélé les intentions de l'Ordre à la ville entière, rentrant directement en conflit avec les familles et le Gouvernement.
De mon point de vue, n'ayant vu que ce qui s'était passé à l'intérieure du centre commercial, je ne pouvais m'empêcher de penser que les dirigeants et soldats de l'Ordre ne sont que des novices. En définitive, ils ont perdu plus que ce qu'ils ont gagné lors de cette action. Cependant, je ne connais pas tous les tenants et les aboutissements des autres affrontement par-ci par-là dans la ville, ni ce que les dirigeants de l'Ordre ont négocié ou tenté de. J'avais juste assisté à cette vaste blague en tant qu'acteur, remplissant mon rôle -même s'il ne m'avait pas encore été confié- du mieux que je pouvais. Défendant la veuve et l'orphelin, faisant de mon bras l'arme de la Justice en ces terres désolées.

C'était assez rassurant de savoir que la vie à Quederla, en dehors de ces pouvoirs surnaturels et de ces factions rivales, était plus ou moins la même que partout ailleurs.
Je pourrais très certainement reprendre mes vieilles habitudes. Vivre à la caserne, manger à la cantine de la caserne, m'entraîner à la caserne lorsque je ne serais pas affecté à quelconque mission ou ronde. J'étais plus qu'à deux doigts de redevenir le Chien de Garde que j'ai toujours été.
Je dois avouer qu'avoir été lâché en pleine nature comme lors de mon arrivée en ces lieux ne fut pas spécialement déplaisant. J'avais pu me battre pour ma propre vie et défendre le camp que j'avais choisi sur l'instant. Mais ma routine habituelle me convient très bien aussi. Certainement moins dangereux et fatiguant à gérer. Je me reposais littéralement sur les ordres et directives de mes supérieurs, je ne vis que pour ça.
Peut-être que le futur me fera voir le monde différemment, peut-être que je devrais évoluer. Mais l'heure n'y est pas encore. Qu'on me remette ma muselière et qu'on me la retire uniquement pour mordre. Même si, dans cette ville en guerre, tenter de mordre pouvait aussi signifier : Perdre la vie.

Je commençais plus ou moins à saisir le fonctionnement des quartiers. Même si je devrais m'en faire ma propre idée afin de l'ancré entièrement dans ma mémoire. Mes premières affectations seraient certainement des rondes à travers la ville en reconstruction. À moins que mon supérieur direct n'ait d'autres projets pour moi. L'avenir me le dira.
La jeune femme à mes côtés semblaient particulièrement insister sur le fait que nous sommes en guerre. Soit. J'avais plutôt pris la température en arrivant en ces lieux. À partir de maintenant, dès que je sortirais de la caserne, je serais particulièrement sur mes gardes. Analysant chaque ombre dans les recoins des rues. Le message était passé.
Mes adversaires auraient tout de même un avantage certains sur ma personne : Un soldat en armure, ça se remarque bien plus facilement qu'un civile.
Je devrais m'empêcher de m'attribuer quelques hauts faits afin d'imposer le respect et la crainte aux petites frappes. Quand bien même cela risquerait d'attirer de plus gros poissons. J'étais plus ou moins conscient de ma mission en cette ville : la Purifier.

Alors comme ça, le chef de la mascarade qui eut lieu au centre commercial se terrait dans la forêt, en dehors de la ville.
C'était une information bonne à prendre. Cependant, vu le nombre d'homme prêt à sacrifier dont il dispose, ce ne serait pas une cible évidente, même s'il était localisé.

Le vent continuait de souffler légèrement, je m'étirais lentement, en silence. Mon corps n'était toujours pas entièrement rétablis, je manquais de sang, mais mes capacités étaient plus ou moins présente. Un mine songeuse pouvait se lire facilement sur mon visage.
Je venais d'ingurgiter une quantité d'information conséquente.
Même si, au final, ma vie ne changerait en rien de celle que je possédais à Moscou : La seule différence serait la force de mes ennemis, de très loin supérieure à tout ce que j'ai pu connaître jusqu'à ce jour.
Je prenais finalement la parole, d'une voix calme et posée, toujours en anglais avec un léger accent russe :


« Le tableau que vous m'avez dessiné n'est pas spécialement très reluisant. Cependant, je cerne bien mieux notre rôle dans tout ceci. Je vous en remercie. »


Je me mordillais la lèvre inférieure, toujours à moitié possédé par mes songes, avant de reprendre finalement la parole :


« Puis-je vous demander de m'indiquer la direction de la cantine ?.. Je dois vous avouer que je n'ai rien manger de solide depuis mon arrivée en ces lieux. »


Marquant un léger temps d'arrêt, comme pour trier mes pensées :


« Êtes-vous native de Quederla ? La situation a-t-elle toujours été ainsi ? Que sont réellement ces familles qui semblent malmener cette ville ? Ont-ils été exilé par les autres pays en ces lieux ? »



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MessageSujet: Re: Premier jour.. au Gouvernement... [PV: Anae Ginko]   Lun 8 Aoû - 15:21


♦ Premier jour ... au Gouvernement ♦

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« Le tableau que vous m'avez dessiné n'est pas spécialement très reluisant. Cependant, je cerne bien mieux notre rôle dans tout ceci. Je vous en remercie. »

"- Je ne suis pas là pour vendre un voyage touristique alors mon rôle n'est pas d'améliorer les traits de notre ville mais bien de la présenter telle qu'elle est réellement. Avec ses beautés, certes, mais aussi et surtout dans toute son horreur."

Car ce n'est pas avec un tableau idyllique devant les yeux que les gens survivront ici. Encore moins les étrangers, inconscients de ce qui se trame autour d'eux. Alors oui, je ne fais pas dans la dentelle et ne cherche nullement à faire passer Quederla pour ce qu'elle n'est pas. Au pire, j'aurais même terni le tout afin de bien faire prendre conscience à ceux qui m'écoute de ce qui risque de leur arriver. Au moins maintenant, ils sauront parfaitement à quoi s'attendre. Et visiblement, ce système fonctionne puisque Sir Hammerman est toujours vivant.

« Puis-je vous demander de m'indiquer la direction de la cantine ?.. Je dois vous avouer que je n'ai rien manger de solide depuis mon arrivée en ces lieux.»

"- Le réfectoire est situé dans le second bâtiment à gauche en entrant dans la caserne, derrière le bâtiment administratif. Pour les horaires, par contre, je ne les connais pas par coeur, il vous faudra vous renseigner auprès des habitués des lieux pour cela. "

Je suis certes une des meilleurs agents des services de renseignements de cette Cité mais je n'ai pas non plus le temps de traiter toutes les informations internes aux fonctionnement des différents lieu de cette Cité. Quoique, je suis serais qu'en cherchant bien, je devrais retrouver ça dans mes dossiers mais j'ai aussi autre chose à faire. Je ne suis pas guide professionnel non plus, je ne le fais que parce que cela fait partie de ma mission du jour.

« Êtes-vous native de Quederla ? La situation a-t-elle toujours été ainsi ? Que sont réellement ces familles qui semblent malmener cette ville ? Ont-ils été exilé par les autres pays en ces lieux ?»

"- La réponse à vos deux premières question est la même. Oui. Ce que sont réellement ces familles est une question plus complexe. Au jour d'aujourd'hui, je dirais des regroupements de personnes croyant poursuivre un même idéal mais qui le font de la mauvaise manière. Au détriment de tous les simples habitants, à savoir ce qu'ils ont eux-mêmes été. "

Oui, tous les membres des familles se fourvoient, c'est une certitude. Seules la paix et la justice pourront triompher à coup sur et c'est bien la raison de mon investissement dans le Gouvernement. La vérité et le bien verront leurs vertu reconnues et vaincre la bêtise et l'erreur dans laquelle nagent tous ces gens. Quand à l'origine de tout cela...

"- Daichi et Eisuke étaient frères de sang. Quederliens de naissance, chacun a reçu un Don à l'époque. Comment, aucune idée. Toujours est-il que Daichi reçu le pouvoir d'invoquer un animal et Eisuke, celui de se faire obéir d'un élément. Et à la suite d'une dispute violente, ils se séparèrent, créant chacun une famille de leur côté. C'est ainsi que les Domaes et les Elementis virent le jour. Du moins, pour ce que nous en savons.
Car si l'Ordre est capable d'offrir n'importe quel pouvoir à n'importe qui, qu'est-ce qui nous prouve qu'il ne pourrait déjà pas être à l'origine de toute cette histoire?



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