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La ville est en Février 2021

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 Attention ça va secouer ! {PV le chaton}

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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptySam 6 Aoû - 11:33


 
L
e grand jour du départ.
Intérieurement, j’étais aussi excité qu’une petite fille de cinq ans, à qui on venait de promettre de voir le père Noël en vrai. Depuis qu’il m’a fait cette proposition, que les préparatifs ont étaient fait dans les semaines qui ont suivi, je n’ai eu que ça tête. J’avais hâte en sachant que ça ne pouvait être qu’une bonne chose. Nous avions besoin, de toutes les manières possibles et inimaginables de se retrouver. D’être seul et de partager à nouveau un moment entre nous avant que toutes ces histoires qui ne cessent de faire des ravages ne finissent par nous détruire et nous perdre entièrement. Ce voyage tombé donc à point nommé et la destination était idéal. J’avais beau avoir fait le tour du monde des années auparavant, il y avait encore de nombreux lieux tels que Barcelone qui m’était inconnu. Et ça ne faisait qu’agrandir mon impatience. J’avais déjà une liste de tout ce que je voulais faire en deux semaines, de peur de manquer de temps, car celui-ci si allait surement se faire une joie de défiler bien trop vite, mais surtout d’oublier quoi que ce soit. Le programme semblait charger pourtant la détente était bel et bien inclut.

Sur le pont, il était temps de se dire au revoir. Une dernière embrasse à Kira m’assurant qu’elle prendrait bien soin de toutes ses nouvelles tâches. Dans le pire des cas si elle oubliait quoi que ce soit, j’avais pris la peine de coller un gros post-it sur son frigo, et même donné l’autorisation à Vilmos de l’enguirlander si mademoiselle passait plus son temps sur le canapé qu’au travail. Prendre en charge deux boutiques, s’occuper du chien tout en pensant à arroser mes plantes – oui, j’y tenais. Rien de bien énorme en soi J’avais suffisamment confiance en elle pour savoir qu’elle allait gérer et puis je ne l’aurais pas nommé assistante dans le cas contraire. De plus, il ne lui était pas impossible d’utiliser Arias comme souffre-douleur sous-fifre dans le pire des cas. A espérer qu'a eu trois en comptant Angel, il ne me crame pas tout !

Un dernier câlin à Twister qui était en train de me fendre le cœur avec sa petite mine triste, mais l’emmener n’était pas possible. À la fois parce que ça rendait le voyage plus cher, mais aussi parce que j’avais un doute sur le fait qu’il soit à l’aise en pleine mer. Qui plus est, le sortir pour ses besoins n’était en rien possible. Au fond valait mieux qu’il reste sagement à la maison et en bonne compagnie.

Peu de temps après avoir mis un pied sur le navire, celui-ci se dépêcha de lever l’ancre et de quitter le port sans attendre. Il débordait de monde qui profiter de la vue, prenant des photos, tandis qu’un bagagiste prit soin de prendre nos affaires pour nous montrer où se situer notre chambre. Plusieurs escaliers montés, des couloirs traversaient pour finalement l’atteindre. De brève explication pour savoir où était chaque chose, où l’on pouvait trouver le restaurant et tout ce qui s’en suit avant qu’il ne disparaisse.

La chambre est telle que le prospectus l’avait prédit en photographie. Confortable à souhait. Ce n’est pas la plus luxueuse, le voyage en lui-même en de plus la chambre d’hôtel n’étant pas donnée, suffisait déjà à eux deux d’être cher. Mais on ne pouvait pas nier qu’elle ait tout de même du charme. Avec une magnifique vue par le hublot sur l’océan qui s’étendait à n’en jamais finir. Une grande bouffée d’inspirer et je me sens déjà mieux. Rien que de savoir que nous quittions la ville, loin des conflits et des problèmes habituels, me soulage grandement. Deux semaines à oublier le nom de Quederla tout en profitant de la seule personne avec qui je veux vivre ce moment. Je lui fais d’ailleurs face après avoir déposé mon sac à main sur le sol. M’approchant pour aller glisser une main dans la sienne avant de lui offrir un léger baiser. Un petit sourire en coin quant à la pensée qui émerge de ma tête et que je lui confit :

Trois jours de bateau avant d’accoster à Barcelone. J’espère que tu n’as pas le mal de mer. Ce serait tout de même bien embêtant !

 


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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyLun 22 Aoû - 16:21

Attention, ça va secouer !
Des vacances, enfin ! Il était plus que temps de faire une pause, le plus loin possible de Quederla, et surtout des emmerdes accumulées au cours de ces derniers mois et qui commençaient à toucher le plafond. Ce n'était pas facile de réfléchir à une destination que Laelyss n'avait encore eu l'occasion d'entrevoir, à force de naviguer sur toutes les mers des années durant, mais Barcelone s'était finalement démarquée du lot. Dans la mesure où je me retrouvais au chômage technique avec la fermeture provisoire du centre commercial, en attendant la fin des travaux et sa rénovation, autant dire que je ne manquais pas de jours de liberté à accorder à ce voyage. Ce qui était déjà moins le cas de la rouquine, même si elle avait pu s'organiser avec Kira pour lui laisser la barre en son absence; par chance, ses boutiques n'ont subi que des dégâts mineurs pendant l'attaque de l'Ordre, sinon je pense qu'on aurait fini sur la paille en un rien de temps, avec un salaire en moins pour couvrir les factures et les frais de réparation. Il ne me restera plus qu'à trouver un petit boulot temporaire ou parcourir le panneau des missions au QG, mais tout ça peut bien attendre.

Pour l'heure, nous nous dépêchons plutôt de quitter le port de la ville, pas pressé d'y retourner si ce n'est pour revoir Luna et m'assurer qu'elle va toujours bien malgré les horreurs de la prise d'otages, quand bien même tout le monde avait pris soin de lui en épargner certaines visions. Enfin, robuste comme elle est, je ne me fais pas trop de souci non plus: elle a de qui tenir, sans doute plus du côté de sa mère d'ailleurs. Il faut dire que, hormis plusieurs blessures, nous n'étions pas de ceux qui avaient le plus perdu suite à ces évènements, si l'on s'attardait sur le nombre de pertes humaines. Laissant l'air marin emporter au loin ces pensées désagréables, je reporte finalement mon attention sur l'employé chargé de nous escorter avec nos bagages jusqu'à notre chambre. C'est qu'on aurait tôt fait de se perdre, mine de rien.

Bien arrivés au numéro de chambre correspondant à nos billets, le bagagiste nous abandonne enfin pour un peu d'intimité, amplement méritée avec autant de passagers à bord. Le déballage des affaires est ainsi laissé en suspend, le temps de voir Laelyss se rapprocher doucement et s'inquiéter au passage de ma sensibilité en mer, assez mal venue pour un trajet de quelques jours sans aucune échappatoire terrestre. Ça doit faire des années que je n'ai pas pris le bateau alors j'espère effectivement ne pas me découvrir un malaise au fil des vagues, sinon...

« Pas que je sache, sinon je me réserve le côté du lit avec le hublot. »

À ces mots, je me dirige déjà vers le lit de la cabine, parti pour prendre place du côté que la rouquine avait prévu de s'approprier à l'avance, histoire d'avoir l'océan en paysage en se levant chaque matin. Malgré sa main qui retient la mienne dans un très petit effort pour m'empêcher de mettre à bien mon plan diabolique, je finis par m'asseoir sur le bord en la ramenant devant moi, sa robe virevoltant légèrement dans le mouvement. Une main placée sur sa hanche tandis que l'autre s'entrelace avec la sienne, je ne cache pas un regard quelque peu concerné sur le plâtre à son avant-bras, parmi les séquelles restantes de ses multiples interventions pour protéger les personnes du centre commercial.

« Tu es sûre que tu n'aurais pas préféré décaler le départ de quelques jours ? On serait partis quoi qu'il arrive, tu sais. »

Maintenant ou plus tard, on n'allait certainement pas se priver de ce voyage. Elle était peut-être en fin de guérison, mais rien ne nous obligeait à embarquer avant l'heure en trimballant les dernières blessures dans nos bagages.
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyMar 23 Aoû - 18:33


 
A
près tout, ce serait dommage qu’il passe la moitié du voyage enfermé dans la salle de bains, parce que le bateau bouge un peu trop à son goût. Même si on ne reste que trois jours sur celui-ci et qu’il se trouve perdu au fin fond de l’océan, il y a de quoi profiter convenablement de tout ce qu’il a offert. Je doute qu’on ait simplement le temps d’y faire toutes les activités proposées. Mais au fond, la seule d’idée de rester blottit dans ses bras à ne pas sortir de la chambre me suffit amplement pour me sentir combler. Être aussi éloigné l’un de l’autre durant autant de temps n’était pas la chose la plus agréable à vivre. Et ce, malgré toutes les raisons évidentes qui nous entouraient. Mais maintenant que c’est derrière nous, je retrouve peu à peu ce qui m’a tant manquée. Lui en l’occurrence.

À sa remarque, je secoue négativement la tête, ne souhaitant pas lui laisser la meilleure place du lit. Observer la mer et voir le soleil se lever et se coucher depuis celui-ci est la chose plus agréable qui soit. Je tiens à en profiter tout autant. Je proteste légèrement en riant que c’est ma place, l’ayant vu en première, tirant un peu sur sa main pour qu’il abandonne. Au final, je me retrouve prise entre lui. Ce qui me convient parfaitement tant que personne ne prend le côté qui me revient de droit. En revanche, sa petite mine à observer mon plâtre me retire quelque peu mon sourire. Je comprends bien qu’il s’inquiète pour moi. Mais je vais bien. Et je n’aurais certainement pas tenu plus longtemps dans cette ville si on avait repoussé quoi que ce soit pour attendre que j’aille mieux. Je tiens convenablement sur mes jambes et mes plus grosses douleurs, on disparut. Il n’y a vraiment pas de quoi s’en faire.  

Non, ne t’en fais pas. Maintenant c’est parfait. J’en avais vraiment envie et besoin. Je ne veux pas te voir t’inquiéter.

Il n’est pas question que nos vacances se passent dans l’inquiétude. Et qu’il s’imagine que j’ai mal au moindre pas. Je n’aurais pas accepté si je ne me sentais plus mal que ça. Et nous n’aurions eu d’autres choix que de repousser ce voyage. Après tout, souffrir en silence ne ferait que gâcher plus qu’autres choses tout ça. Ma main valide va se perdre dans ses cheveux lentement, avant de redescendre pour aller caresser sa joue. Pour finalement allez me pencher au niveau de son oreille et y murmurer :

Les vacances seront agréables, même avec le plâtre je te le promets.

Les mots se voulaient rassurants, autant pour lui que moi pour aussi. Je n’ai jamais nié ne pas m’en faire, mais je préfère mettre tout ça loin de moi et profité de l’instant présent qui nous ait enfin offertes. Mériter serait plus exact. Déposant une bise sur sa joue, puis me détachant doucement de cette petite étreinte, je pars verrouiller la porte ne souhaitant pas être dérangé quelle qu’en soit la raison par un passant qui se trompe de chambre ou un service quelconque. C’est bien gentil, mais je pense avoir déjà d'idée en tête, en paix pour les appliquer n’était qu’un plus appréciable. En revenant sur mes pas, j’attrape la bouteille de vin ouvert et fraichement déposé dans la glace pour remplir deux verres. Il me faut faire un premier voyage pour apporter le sien, accompagné d’un retour pour récupérer le mien avant de faire demi-tour et prendre place sur le lit juste à côté.

Et pour preuve, à la seconde où on a posé un pied sur le bateau, celles-ci ont débuté. Alors tu vas me faire le plaisir de boire ce verre de vin pour te détendre et penser à autre chose. Sinon… Je m’en chargerai personnellement chaton…

Une petite pointe de sous-entendu avant d’entrechoquer légèrement nos verres pour trinquer. Un air malicieux traversant mon visage avant que je n’aille me noyer avec une première gorgée.


 


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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyDim 28 Aoû - 17:38

Attention, ça va secouer !
C'est qu'il fallait voir dans quel état on avait extrait la rouquine du bâtiment, sans compter les récits de ses aventures qu'on m'avait rapportés par la suite pendant qu'elle récupérait à l'hosto, tant elle s'était exposée au danger. En bref, j'avais toutes les raisons du monde de vouloir la ménager au maximum, quitte à reporter le voyage pour ne pas gâcher celui-ci avec des douleurs non souhaitées. Et bien entendu, Laelyss était certainement la dernière à se soucier de ses maux, affirmant à nouveau qu'il n'y avait pas lieu de s'en faire, puisque les vacances tombaient à pic après tout ce temps. J'étais aussi pressé qu'elle, mais pas non plus au détriment de son bien-être, un point sur lequel elle prend soin de me rassurer:

« Les vacances seront agréables, même avec le plâtre je te le promets. »

Soit, après tout c'est elle la principale concernée, et elle est assez grande pour décider de ce qui est bon pour elle ou non. Ce sera surtout une excuse au poil pour me dissuader de la noyer à la plage, par égard à l'intégrité de son plâtre; encore que je ne serai pas moi-même à l'abri d'une vague plus grosse que toutes les autres pour me rembarrer suite à ce genre de tentative. Mouais, mieux vaut ne pas faire trop le malin en présence d'une telle quantité d'eau. Gracié d'une bise, je libère ensuite la rouquine qui a la bonne idée d'aller verrouiller la porte de la cabine, avant de s'attaquer à l'inauguration de la bouteille de vin. Sans perdre une miette de ses déplacements, j'accueille d'abord mon verre puis sa présence à côté de moi sur le lit.

« Et pour preuve, à la seconde où on a posé un pied sur le bateau, celles-ci ont débuté. Alors tu vas me faire le plaisir de boire ce verre de vin pour te détendre et penser à autre chose. Sinon… Je m’en chargerai personnellement chaton… »
« C'est tentant. »

À vrai dire, si ça ne tenait qu'à moi, je n'attendrais pas d'avoir terminé mon vin pour songer à la détente. Faisant choquer celui-ci avec la coupe de Laelyss, je me perds longuement dans ses yeux émeraudes tandis que nous buvons ensemble. Il m'a semblé une éternité depuis la dernière fois que nous avions pu profiter d'un moment rien qu'à nous, sans problème ou pensée négative pour nous faire de l'ombre, les précédents jours ayant été davantage consacrés aux préparatifs et au bon rétablissement de chacun. Quant aux mois précédents, n'en parlons pas. Mais toutes ces choses sont derrière nous désormais: passant une main dans son dos, je me penche légèrement vers elle pour aller trouver ses lèvres. Et pas à la volée comme on avait eu tendance à faire ces derniers temps, en raison de tout ce qui nous tracassait et nous éloignait progressivement. Comme pour rattraper ces occasions manquées, je l'embrassais avec beaucoup de tendresse, trouvant au contact de ses lèvres et de sa langue un goût plus agréable que n'importe quel vin de renommée, en plus d'un certain réconfort. Ce n'est que pour déposer mon verre sur la table de chevet à proximité que je mets fin à ce baiser, profitant ainsi de mes pattes libres pour réunir les cheveux de Lys et les écarter de son dos.

« Si je n'ai pas le droit de m'inquiéter, tu ne pourras pas m'empêcher de prendre soin de toi. »

Les mains sur ses épaules, je fais glisser les bretelles de sa robe pour les dénuder et commence à les masser doucement. L'envie est au rendez-vous mais il est hors de question de nous précipiter, je tiens au contraire à apprécier le moment, prendre le temps surtout de nous retrouver comme il le faut. Car même si je m'étais excusé d'avoir autant pris mes distances suite à son histoire d'ex pirate, je n'avais réellement eu l'occasion de me rattraper pour cette période, hormis ma présence à ses côtés pendant qu'elle se remettait de ses blessures. Pressant mes doigts et mes paumes le long de son dos, barré par le tissu de ses vêtements, j'attends qu'elle en ait tranquillement fini avec son verre de vin pour glisser un: « Je continue ? » au creux de son oreille, n'attendant que son bon vouloir pour la laisser se mettre plus à l'aise sur le lit et me permettre de poursuivre le massage dans de meilleures conditions. Dans l'idéal, avec un peu plus de peau mise à nue.
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyLun 29 Aoû - 18:44


 
J
e me chargerais volontiers de le détendre, sous toutes les mesures. Mais voilà quelque chose que j’aurais aimé partager depuis des lustres. Un simple et agréable moment en sa compagnie, une coupe de vin et partir loin. Très loin. On ne peut rêver de meilleures façons pour renouer convenablement une relation. Je n’en demande pas plus de toute façon. Au diable le froufrou est la luxure. La simplicité me convient parfaitement. Après avoir dégusté pleinement cette gorgée, je me perds dans son baiser et y répond avec joie. Comme si c’était la première fois qu’il m’embrassait de cette manière-là. La première depuis des mois. Et il n’y a de meilleure de sensation à s’y plonger dedans tête en avant, que celle qu’il me procure actuellement. J’aurais aimé qu’il ne s’arrête pas. Mais quand il me prend de court sur une envie de me masser, je ne le contredis pas. Non pas parce qu’il ne me laisse pas le choix, mais il n’est pas encore arrivé le jour où je n’aurais pas envie qu’il prête attention à ma personne. Les bretelles glissant le long mes épaules m’étirent un large sourire. Me laissant faire sagement sans bouger en répondant dans un murmure :

Je ne t’en empêcherai pas, j’adore quand tu prends soins de moi.

Et je n'échangerais ça pour rien au monde. Être à ses yeux la seule personne pour qui il offrira autant de tendresse et d'attention, est bien trop plaisant pour l'empêcher de faire quoi que ce soit. Les yeux fermés, je profite d'avoir ses mains qui passent de mes épaules à mon dos en ne pensant à rien d'autre. J'étais bien nouée après autant de stress et autres émotions accumulées en si peu de temps. Et pour une fois, l'impression d'avoir la possibilité de laisser couler tout cela au fin fond de l'océan. Un poids énorme me quittant. Remplacer en peu de temps par sentiment de plénitude qui m'envahi, comme une bouffée de chaleur au cœur et au cerveau. Un léger soupir d'aise s'échappant, je ne fais que hocher la tête en guise de réponse. Bien sûr, qu’il devait continuer, il était hors de question de me laisser avec si peu. Alors, le verre encore bien rempli, parti rejoindre le sien sur la table de chevet avant que je ne me mette debout. Lui offrant ainsi un peu plus d'accès au dos pour ce massage amplement mérité. Je fais donc descendre délicatement le reste des bretelles pour libérer mes bras. Puis continuant ainsi dans la lancée, la robe glisse le long de mon buste, j’en prends bien le temps de faire durer sur le spectacle, dans des gestes lent. Pour au final la retrousser en la gardant au niveau des hanches. Laissant dévoiler, un fin sous-vêtement en dentelle choisi avec attention. Malheureusement accompagné d'un petit restant de bleu sur mes côtes, mais qui disparaîtra encore de jour en jour. Puis, je me faufile entre ses jambes, le temps d'aller lui réclamer un baiser. Quasiment innocent a, en effleurer sur la surface de ses lèvres. Mais que je ne fais pas durer puisque je tiens à en obtenir davantage sur la si bonne lancée qu'il avait eue. Alors, je l'abandonne avec un petit sourire en coin, prenant place sur le lit.

M'installant confortablement, en le sentant prendre place au-dessus de moi, je me munis d'un coussin pour y déposer ma tête. Au contact de ses doigts qui retrouvent ma peau mise à nu, je frisonne instinctivement. Il est agréable, me parcourant le long de l'échine et je me détends. Si cela m'était possible je demanderais ce genre de massage tous les jours et pendant des heures. Et je ne bougerai sous aucun prétexte. À moins qu'il ne soit bien convaincant et là-dessus je n'en doute pas.

Une question me traverse l’esprit et, dont j’ai déjà un avis pour ma part, mais que je ne manque pas de partager pour autant :

Dis-moi, que veux-tu faire en premier une fois à Barcelone ? L’idée de flemmarder tranquillement sur un transat au bord de la mer me plaît beaucoup.

C'est même la meilleure idée qui soit. Sûrement la première chose que tout le monde fait une fois arrivé à destination. Et en deux semaines je pense que nous avons largement le temps de profiter de tous les lieux incontournables à visiter en tant que touriste. J'ai déjà préparé ma petite liste de ce que j'aimerais voir, mais il est hors de question pour moi de me lancer à l'assaut de tous les coins et recoins de la ville dès le premier jour. Doré paisiblement sur un transat, près de la mer avec un cocktail fruité à la main me paraît idéal pour bien attaquer la semaine convenablement. Déjà que je ne pourrais pas entièrement visiter les profondeurs de la mer comme je le souhaite avec ce foutu plâtre, même avec la protection, autant profiter d'autres aspects tout autant intéressant. Au fond, tant qu'il est là, on peut bien rester enfermer à dans la chambre que je n'y verrais même pas d'inconvénient. Enfin, pour l'heure il nous faut d'abord supporter trois jours de bateau avant d'avoir la possibilité de faire quoi que ce soit. Néanmoins, j'ai déjà une idée de comment occuper ces jours en mer :

Je crois que je vais t'exploiter pour les 72 heures à venir. T'embauchant comme masseur. Je suis sûr qu'on peut s'arranger pour le paiement.

 


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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyDim 25 Sep - 18:52

Attention, ça va secouer !
Loin de vouloir s'opposer à mon offre, l'impatience fait qu'elle ne prend même pas la peine de terminer la dégustation de son verre. C'est donc avec un petit sourire accroché au coin des lèvres que je la regarde se lever, puis l'admire tandis qu'elle s'effeuille lentement devant moi. Sa peau se dévoile progressivement, et aucune lésion à sa surface ne saurait porter atteinte à la beauté du spectacle qu'elle me donne. Je suis d'ailleurs presque déçu de ne pas en voir davantage, mais je sais que je peux prendre son baiser, aussi léger et taquin soit-il, comme une promesse à laisser en suspend pour le moment. Aussi je la laisse s'allonger sur le lit avant de me placer à califourchon sur elle, tâchant de ne pas lui peser sur le dos et risquer de relancer ses douleurs aux côtes. Une fois installé, mes doigts commencent d'abord par l'effleurer délicatement, à l'aventure sur son dos fraîchement découvert.

« Dis-moi, que veux-tu faire en premier une fois à Barcelone ? L’idée de flemmarder tranquillement sur un transat au bord de la mer me plaît beaucoup.
-Pourquoi pas, ça fait un moment que je n'ai pas pu te voir en maillot de bain... Il y aura des envieux sur la plage. »

Se baigner à la piscine dans le jardin, c'est bien, mais profiter du sable chaud et du bruit des vagues l'est encore plus. Et je mentirais en disant que je n'éprouve pas une certaine fierté à sortir à la plage avec Laelyss à mon bras, même si ce n'est pas mon genre de fanfaronner. Après tout, elle est d'une grande beauté et ne l'ignore pas, et puis j'ai toujours droit à la petite compilation des approches les plus ridicules qu'on lui ai faites pour me divertir un peu, ou m'affliger le plus souvent. Ce n'est pas comme si je me faisais du souci au point de la couvrir et de la cacher aux yeux du monde, du moment que je suis le seul à pouvoir la dorloter avec sa robe à moitié enlevée. Mains placées sur le bas de son dos, je les remonte en appuyant autour de la colonne vertébrale avec mes paumes, allégeant toutefois le geste pour ne pas lui faire mal là où c'est encore sensible. En soit, je ne devais pas trop mal me débrouiller puisqu'elle m'annonce son projet de me reléguer à la tâche de masseur personnel pour toute la durée du trajet, avec une certaine idée de la nature de ma rémunération pour mes bons efforts. Arrivé à ses épaules, je m'y attarde avec un peu plus de fermeté tout en me penchant sur elle.

« Je te préviens, mes services ne sont pas donnés. »

La grosse tête ? Allons, j'ai tout de même des factures à payer et une rouquine à combler pendant ce séjour, alors il se pourrait que mes prix subissent une légère inflation pour les jours à venir. Enfin, il sera toujours temps d'engager des négociations, trouver un terrain d'entente autour de ce que chacun pourrait donner à l'autre en échange de ses attentions. Un commerce auquel il n'est jamais déplaisant de prendre part, en particulier lorsque tout le monde finit par y trouver son compte. Pour l'heure, je m'applique donc à mon travail, déliant par le biais de mes massages les nœuds que ces dernières semaines avaient créé. Il faut dire que j'avais eu tendance à les laisser s'accumuler trop longtemps au lieu de m'occuper de tout ça plus tôt. Mais je suis là maintenant. Envoyant les bras derrière mon dos, j'interromps momentanément le massage pour retirer mon t-shirt avant de revenir auprès de Laelyss, afin de me coller tendrement contre elle. J'inspire ensuite profondément pour m'imprégner de son parfum, sans cesser mes caresses qui se poursuivent le long de ses bras.

« Tu m'as manqué, Lys. »

La chaleur de son contact, la douceur de sa peau, le réconfort que me procure son odeur lorsqu'elle est au plus près de moi; autant de choses qui me font regretter la distance que j'ai été assez con de laisser croître, pour des raisons plus ou moins valables, et que je suis heureux de pouvoir retrouver petit à petit. Enfoui dans son cou, je dépose une série de petits baisers en remontant jusqu'à sa nuque et en descendant à la naissance de ses omoplates, puis cède finalement la place à mes mains. Je la veux, mais je veux également l'entendre, qu'elle me raconte tout ce que je n'avais réellement eu l'occasion d'écouter, au-delà des secrets qui avaient été difficiles à avouer. Et parce que le contexte se prêtait naturellement à ces souvenirs d'époque, je ne pouvais m'empêcher de l'encourager à me faire part de ses sentiments. Mes doigts impriment de lents mouvements de cercles au niveau de ses épaules, à peu près au rythme des vagues qui me sont données de voir à travers le hublot.

« Est-ce que tu es contente de passer quelques jours en mer ? J'ai l'impression de ne pas avoir vraiment pris le temps d'être à ton écoute. Parle-moi de tes voyages, de ce que tu as vu. »
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptySam 1 Oct - 20:11


T
rois jours à rester ainsi en se faisant masser par l’homme qu’on aime. Qu’est-ce qu’on pourrait globalement demander de mieux ? Qu’on m’approche la coupe de champagne d’un peu plus près, une petite musique d’ambiance en fond et se sera parfait. Quoique même sans ça, je me sentirais comme sur un petit nuage. Profitant pleinement de ses mains qui passent et repassent le long de mon dos. Si cela ne tenait qu’à moi, je pourrais être égoïste et en demander bien plus que seules 72 heures. Et bien que ce soit une idée des plus intéressantes, je ne compte pas la mettre en pratique pour le moment. Au fond, ce serait assez dommage qu’il ne puisse pas en profiter autant. Et, je ne peux m’empêcher de sourire quant à la somme qui devra être versée pour satisfaire son intervention. Me doutant bien que je n'ai d'autre alternative que de donner de ma personne pour rentrer convenablement dans ses prix. C’est qu’il risque d’être dur en affaires le bougre. Une partie de négociation des plus tentantes. On trouvera bien un arrangement à l’amiable. Dans le cas contraire, il me faudra user d’autres arguments plus convaincants. Et ce n’est pas réellement ce qui manque à l’appel en soi.

Pour l’heure, j’en avais presque oublié à quel point tout son corps m’avait terriblement manqué. Laissant échapper un petit soupire de satisfaction quand je sens la chaleur de celle-ci coller ma peau. Trop de temps s’était écoulé avant de pouvoir revenir à des choses aussi simples mais quasi primordiales. Et non pas seulement ça, lui tout particulièrement. Tout ce qu’on avait pu entreprendre jusqu’à présent, mis en pause suite à divers évents et dont la retrouvaille tombée à point nommé. C’est dans un faible murmure que je réponds qu’il m'a manqué aussi. Mettre autant de distances entre nous, fait partie d'un des faits les plus insupportables qu'il y a pu avoir dans la vie. Entre d'autres, quelque chose que je ne souhaite pas recommencer également. Mais je laisse ceci très vite de côté. Ses caresses ainsi que ses baisers ayant le don de m'apaiser. Quoique, je suis condamnée à rester dans cette position, je ne peux pas nier que je m'y sente bien. Les yeux mi-clos à deux doigts de me laisser m'endormir, sa question à au moins l'effet de me ramener sur terre. J'y réfléchis un instant. Est-ce que cela m'avait manqué ? Oui. Bien plus que je ne l'aurais imaginé et que j’aurais pu l’admettre à vrai dire. Ce n'est pas non plus au point de m'obséder tous les jours. Mais si j'en avais le choix, il est fort probable que peu de temps me suffise pour trancher. Tête finalement tournée en direction de la mer, j’observe les vagues aller et venir. Cela fait bien quelques petites années maintenant que je n’ai pas repris celle-ci depuis mon retour. C’est que le temps à filer à toute vitesse. Moi-même, je me suis surprise à ne pas avoir envie de tout jeter et reprendre le large. Il faut dire qu’il y avait eu de nombreuses occasions pour le faire.

Je dois bien admettre que la mer m’avait quelque peu manqué ces derniers temps. Pour le simple fait de voyager dessus et de se laisser porter. N’importe où dans le monde. Je crois que je pourrais prendre un bateau et me laisser allez, guider par celle-ci sans réellement de destination précise.

Tenir le mat et naviguer droit devant. C’est une perspective qui n’est pas déplaisante. Sans destination prédéfinie, s’arrêtant sur le premier continent qui se dessine au loin. De quoi faire un tour du monde manière assez amusante. Je garde ça dans un petit recoin. Peut-être que j’en ferais une lubie pour ma crise de la quarantaine. Enfin, encore faut-il que je tienne une dizaine d’années supplémentaires. Et ça c'est une autre histoire. Ramenant mes cheveux au-dessus de ma tête d’un geste de main pour offrir un plus de libre accès. Tout en répondant au reste :

Tu sais… J’ai vu tellement de choses que je ne saurais pas par où commencer. Les peuples différents et leur culture. Les civilisations avec leurs règles qui sont littéralement à l’envers de celle de Quederla. J’aurais surement la possibilité d’en faire un livre un jour, dis-je en riant légèrement. Il y en a une qui m’a quand même marqué et que j’ai particulièrement appréciée. J’ai passé quelques jours dans un peuple indigène. Le temps de faire un peu le plein de ressources et je me suis donc mêlé à leur culture. J’ai trouvé les Navajos formidables. Ils sont si simples. Ils ont besoin de si peu pour être heureux.

Ils sont littéralement l’opposé de tout le reste du monde. Même en ayant autant de chose à notre disposition comparée à leur peuple, nous arrivons à ne pas être satisfaits. Je ne sais pas si la plupart en échangeant leurs places arriveraient à voir les choses de manière différente. Ils prenaient un tel plaisir à croquer la vie tel quel est qu’il y avait de quoi être à deux doigts de les envier. Quoi qu’il en soit, cela reste une expérience des plus formidables. En particulier pour ce que j’ai pu y apprendre.

J’ai vu leurs fameuses montagnes Sacrées. Si on en croit la légende, celle-ci refuse qu’on l'on construise quoi que ce soit à leur sommet, parce que chaque montagne a son chant de sommet. Avoir un chant de sommet signifie que ces montagnes sont des êtres Sacrées. Des êtres existent dans les rochers, dans les montagnes et dans les profondeurs de la Terre. C’était une histoire vraiment fascinante. Si j’avais pu, je serais resté pour en apprendre davantage. Mais bon, du à certaine obligation le séjour a été de courte durée.

Bien dommage. Mais à cette époque-là, je n’avais pas vraiment le choix d’en faire autrement que de suivre le mouvement. Ce qui était des obligations dont, à mon humble avis, ni lui ni moi n’avons réellement envie d’en remettre le sujet sur le tapis. Loin de moi l’idée d’enfoncer le couteau dans la plaie encore un peu. Bien que celui-ci, devrait être refermé depuis le temps. Et même si cela paraît presque normal que je partage toute cette vie agitée avec lui – ce serait assez vache de le laisser en dehors – mieux valait ne pas tenter le diable pour autant. Alors pour la peine, je dérive rapidement avant que cela n’en devienne malsain.

Et puis il y a eu le reste. L’Atlantique, la Tunisie, l’Inde. La Chine. L’endroit le plus commercial du monde. C’est vraiment hallucinant. Et j’en passe. J’ai visité pas mal de chose, mais au fond il en reste encore plein à découvrir. Les petites villes reculées de tous. Mais de base, je retournerais voir tout cela avec le plus grand plaisir.

Un oui sans hésitation. Même en sept ans ce n’est pas suffisant pour réellement connaitre tous les coins et recoins de ce monde. Il reste encore tant de choses à voir. Il y a de quoi se demander si une seule vie suffit amplement. Sûrement qu’il faudrait en rajouter deux ou trois pour pouvoir faire ça convenablement. Tout en ayant le temps de connaitre chaque culture différente. Si je n’ai plus, les moyens de bouger ou que ce soit, je pourrais toujours me lancer dans une encyclopédie complète de ces trouvailles. De quoi faire plaisir au passionné, mais néanmoins loin d’être de grand aventurier. Tournant la tête dans sa direction pour l’avoir plus moins en face, au point de m’en faire un torticolis. Une main glisse entre nous deux pour aller se poser délicatement sur sa joue, que je caresse légèrement en me perdant dans le fin fond de ses yeux. C’est dans un faible murmure, tendre que je laisse échapper une chose qui me tenait à cœur.

Si un jour l’opportunité de faire un tour du monde se présente, peu importe la raison, c’est une chose que j’aimerais faire avec toi. Tenir des boutiques n’était pas mon premier désir, je pense que tout le monde s’en doute. Et, bien que ça me plaise et que je m’y sente à ma place, j’aimerais partager quelque chose qui me reflète vraiment. Qui, même, aujourd’hui, peut toujours me faire rêver. Et je veux que tu en fasses partie. Loin de la peur et de la tristesse qu’on peut connaitre ici. Juste nous deux…




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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyLun 31 Oct - 18:51

Attention, ça va secouer !
Bien sûr, à ma décharge, je n'étais tout simplement au courant de rien par rapport à ses péripéties sur les sept mers, enrôlée dans un navire de pirates, qu'elle avait pris soin de garder pour elle ; et ce n'était pas réellement ce dont j'avais le plus envie d'être abreuvé tous les soirs en rentrant du travail, entre deux coups de fourchette, pour découvrir à quel point Laelyss avait brillé au cours de sa carrière. Malgré tout, bien au-delà des attendus pillages et autres joyeusetés propres à cet univers, il devait sûrement se trouver un certain goût pour le voyage et la liberté qu'un séjour de trois jours en bateau devait faire ressurgir. C'est justement cet aspect-là que je souhaite explorer plus en détails par le biais de ses propres mots, autant que cet aspect de sa personne en général.

« Je dois bien admettre que la mer m’avait quelque peu manqué ces derniers temps. Pour le simple fait de voyager dessus et de se laisser porter. N’importe où dans le monde. Je crois que je pourrais prendre un bateau et me laisser aller, guidée par celle-ci sans réellement de destination précise. »

Forcément, il ne devait y avoir de plus paisible en ce monde pour elle que de voguer sur son élément, celui qui définit si bien sa personnalité. Si rien ne la retenait à Quederla et sur la terre ferme, sans doute ne perdrait-elle pas un seul instant pour embarquer et aller renouer avec son passé -sans le côté piraterie, bien sûr-. Elle commence finalement à me raconter quelques-unes de ses histoires, de façon anecdotique puisqu'elle n'aurait certainement pas assez de ce séjour pour m'en faire le récit complet, et mes massages remontent progressivement à ses épaules, sa nuque et ses bras afin de me tenir au plus près d'elle, comme pour m'assurer de ne pas en louper une miette. Des peuples aux coutumes et aux croyances on ne peut plus divergentes de ce qui régit Quederla, instructives pour ceux qui ne connaissent que cette ville déchirée par le conflit, et une liste non exhaustive des nombreux lieux qui lui étaient donnés de visiter, bien remplie mais toujours à compléter, tant le monde est vaste. J'écoutais le tout en embrassant doucement sa peau, avec suffisamment de légèreté pour ne pas bousculer son discours.

Elle ne fait jamais que me parler, pourtant j'ai l'impression qu'elle est en train de me charmer, comme une sirène avec un matelot qu'elle s'apprête à emporter dans les fonds sous-marins. Probablement parce qu'elle n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle est passionnée, avec les étoiles d'un ciel de nuit tout entier dans les yeux tandis qu'elle s'ouvre à propos de sa vie fortement mouvementée. Aucun recueil de ses récits d'aventure ne saurait autant me captiver que de les entendre de sa propre bouche, le ton chargé de nostalgie et d'émerveillement à se les remémorer les uns après les autres afin de m'en faire part. Sa voix a le don de me transporter, mais également de me ramener sur terre au moment de sentir sa main me caresser le visage, tournée autant qu'elle le peut vers moi pour exposer ses projets:

« Si un jour l’opportunité de faire un tour du monde se présente, peu importe la raison, c’est une chose que j’aimerais faire avec toi. Tenir des boutiques n’était pas mon premier désir, je pense que tout le monde s’en doute. Et, bien que ça me plaise et que je m’y sente à ma place, j’aimerais partager quelque chose qui me reflète vraiment. Qui, même aujourd’hui, peut toujours me faire rêver. Et je veux que tu en fasses partie. Loin de la peur et de la tristesse qu’on peut connaitre ici. Juste nous deux… »

Ma main vient couvrir la sienne tandis que je lui adresse un sourire tendre. Son histoire ne serait plus gardée sous silence: il y avait cette fois une invitation à en faire partie, la possibilité d'écrire la suite ensemble, et surtout de la vivre ensemble. Son regard profondément plongé dans le mien m'empêche bien de formuler la moindre opposition à ses ambitions. Après tout, Laelyss est faite pour s'épanouir en mer, et tôt ou tard, comme l'indomptable océan qu'elle était, elle finira par m'emporter sur son passage. Amenant le dos de sa main à mes lèvres, je tiens alors la promesse la plus rapide que j'avais jamais faite à ce jour.

« Je sais que c'est quelque chose qui compte beaucoup pour toi, et ce serait avec grand plaisir. »

Évidemment, je n'ignore pas toutes mes responsabilités qui me retiennent à Quederla, en particulier en ce qui concerne Luna. Mais il n'est pas non plus prévu que l'on décolle dès notre retour de vacances, n'est-ce pas ? Il sera toujours temps de m'inquiéter au moment opportun de ce que j'aurai à laisser derrière moi pour une durée indéterminée, et pour ce qu'il en est de ma fille, il n'en sera question que lorsque je me serais assez fait à l'idée qu'elle peut se débrouiller sans moi -et moi sans elle-. Autant de détails qui ne seront préoccupants qu'en temps voulu, aussi je balaie tout ça rapidement de mon esprit, avisant plutôt la rouquine dont je lâche la main avant de la prendre par l'épaule et de la retourner sur le dos. L'enlaçant aussitôt qu'elle me fait face, je nous fais rouler sur nos flancs du côté opposé à ses côtes encore endolories pour la serrer ensuite tout contre moi, le front collé au sien.

« En attendant, je pourrais essayer de te faire un peu oublier la morosité de Quederla... »

C'est aussi le but de ce voyage, alors d'ici qu'on puisse le vivre pleinement, autant prendre les devants. Parti quérir ses lèvres dans un premier temps, j'y retrouve toute la ferveur de ce contact prolongé, qui n'avait laissé aucun de nous indifférent. Au contraire, les massages n'ont qu'amplement préparé les choses ; pour cette raison, mes doigts entament une agréable randonnée sur le profil de ses courbes en vue de saisir la robe blanche qui restait enroulée au niveau de ses hanches, afin de la faire glisser le long de ses jambes, au plus loin pour ne plus en être incommodé par la suite. M'obligeant donc à descendre un instant du balcon de ses lèvres écarlates pour aller trouver refuge dans son cou, libre de le parsemer de baisers jusqu'à ce que je me sois complètement débarrassé de cette robe en trop. Une fois fait, je me penche davantage sur sa gorge pour n'en épargner aucune parcelle, tout en logeant une jambe entre les siennes. Ma main quant à elle remonte doucement dans son dos, en destination de sa chevelure dans laquelle elle disparaît pour jouer avec quelques mèches rousses, le temps que je me délecte de sa peau, m'enivre de son odeur ainsi que de la moindre de ses réactions.
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Laelyss Hamilton

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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyMer 2 Nov - 20:55


L
ui, moi, un tour du monde des plus complets. Que peut-on vraiment rêver de mieux ? C’est loin de la guerre, de la peur et de la souffrance. Ce n’est qu’aventure et découverte sous un voile de l’amour. Je le voulais, je le désirais comme je n’avais jamais réellement désiré quoi que ce soit de toute ma vie ainsi. J’avais déjà partagé un voyage de manière à être assez libre, cette fois-ci, je le voyais par passion, par la simple envie de lui offrir volontairement une part de moi. Une première, effrayante, mais c’était sans aucun doute. Sans aucune crainte de faire marche arrière. Nous deux et rien d’autre. Bien sûr, je ne me voyais pas l’obligé à tout claquer pour moi du jour au lendemain, en laissant derrière lui beaucoup de choses. Bien plus que je n’en avais de toute évidence. Mais c’était là, dit et posé dans un coin. Une porte de sortie a emprunté à n’importe quel moment. Il n’avait qu’un mot à dire. Ce n’est pas comme si j’avais le besoin de m'enfuir loin d’ici au plus vite, quoique sans mentir, j’y avais bien pensé à plusieurs reprises quelques mois plus tôt. Cependant, je pouvais bien attendre quelques petites années supplémentaires avant que la liberté ne devienne à nouveau une nécessité. Mais d’ici à ce que ceci se réalise un jour - ce que j’espérais grandement - je pouvais au moins me réjouir de sa promesse, qui me fit sourire de plus belle. Un soulagement que ce ne soit pas quelque chose qui puisse le rebuter. Après tout, tout le monde ne souhaitait pas forcément partir pour une durée indéterminée. Tout le monde n’en avait pas la force de dire au revoir à tout un train de vie pour en découvrir un autre. La curiosité n’était pas donnée à tout le monde.

Plus que détendu, je le laisse disposé de moi à sa guise. Me plongeant au final avec joie entre ses bras, ne doutant pas une seconde que la vie de Quederla sera bien la dernière de mes préoccupations d’ici peu. Et c’est ce dont j’attends avec impatience, les mains déposées délicatement autour de sa nuque, tandis que je me perds dans son baiser. La sienne me donnant d’agréable sensation à la sentir glisser doucement sur ma peau. Même quand elle traverse légèrement ma blessure, j’y retrouve une décharge qui est à mille lieux de la douleur. Et je ne veux pas que cela s’arrête à si peu, au fond de moi, j’en veux plus. Beaucoup plus. Alors, quand cette robe a entièrement disparu de la surface de mon corps et qu’il se penche pour de bon avec ses lèvres qui s’envolent sur ma gorge pour les prendre d'assaut, je ne peux retenir les premiers faibles soupirent qui m’échappent. Pris au dépourvu de redécouvrir de tels plaisirs, je me mords la lèvre pour contenir les autres qui tentent de prendre la fuite. Me tenant fermement à sa nuque au point que ma vie pourrait en dépendre au même moment.

Il me faut finalement prendre sur moi, de façon qui me semble quasiment surhumaine, pour aller le chercher, le décrochant de ma gorge qu’il se retrouve à nouveau à mon niveau. Je sens les battements de mon cœur qui pour une fois a bien du mal à s’en remettre, et cette sensation d’être à peine essoufflée. Mais avant qu’on ne s’engage sincèrement sur cette route semée de plaisir au goût bien divers, j’ai un besoin impérial de lui avouer une chose ; caressant doucement sa joue, cela m’échappe dans un faible murmure :

- Je t'aime.

Voilà ce que je n'avais pas dit depuis bien trop longtemps et qui avait le droit d’être exprimé à voix haute. Ceci était pourtant là, rien n'avait changé en ce qui concernait mes sentiments envers lui. Néanmoins, j'en avais été incapable de le prononcer avant, ni même de le montrer tout simplement. Comme bloqué entre un tas de choses qui ne faisaient que s'accumuler de jour en jour. J'en mourrais d'envie, en particulier de peur qu'il ne s'imagine le contraire avec cette distance qui avait pris place. Mais au final, j'étais toujours aussi muette, bien que cela me rongeât intérieurement. Voilà que cela avait enfin pris fin en cet instant. Moi-même rassurer, j'avais l'impression de le lui dire comme la première fois ; quelque chose d'aussi doux que romantique, et pourtant légèrement effrayant. Un bien fou que de le laisser sortir. Je rapproche finalement mon visage du sien pour l'embrasser de manière à ponctuer mes mots. C'était sincère sans aucun doute. Je l’aimais… Non, je l’aime et je pourrais le crier sur tous les toits à jamais.

Maintenant, je me sentais mieux. Je me sentais moi.
Ma langue allant chercher la sienne, J'avais mes raisons pour ne pas me laisser aller à, ces plaisirs charnels bien auparavant. Mais celle-ci n'existait plus à la seconde ou mon pied avait foulé le bois de ce bateau. Je n’étais plus emprisonné par celle-ci et je pouvais admettre pleinement que j'avais envie de lui. Sous toutes les mesures possibles et inimaginables. Autant par la douceur que son contraire. Je voulais qu'il me possède pleinement ici et maintenant. Être là sienne à jamais. Ce baiser n'était qu'un appel de plus vers la voie que nous voulions emprunter. Celle-ci, parmi tant d'autres, qui manquait tant. Mais aussi, une ouverture a une idée qui vint me chatouiller l'esprit. Profitant de ce contact si ardent pour emmener nos corps à rouler, me servant de cette jambe si gentiment placée entre les miennes, de façon à ce que ce soit moi qui prenne le dessus. Détachant mes lèvres des siennes, je me redresse en prenant appui sur son bas-ventre, le regardant avec un petit sourire en coin taquin. Glissant lentement mes mains le long de ses bras amoureusement.

- Désolée de contrecarrer les plans que tu avais en tête, mais, j'ai décidé de prendre les choses en main. Et comme je sais que tu adores ça, tu vas me faire le plaisir d’être un gentil soumis quelques minutes.

Moqueuse au vu de son caractère qui ne laissait clairement pas la place à la soumission, encore moins au lit. J'occupais plus ce rôle que l'inverse. Mais pour une fois, pour un court instant le choix n'était pas au rendez-vous. Ma main valide agrippe alors son poignet que je place au-dessus de sa tête, suivit de la deuxième. Pour finalement attraper la robe en bordure du lit et m'en servir pour en faire un nœud, l'accrochant ainsi au barreau. Même en faisant de bons nœuds de marin bien solide, il n'aura certainement pas de grandes difficultés à s'en défaire. Alors il ne me reste plus qu'à espérer qu'il se laisse prendre au jeu sans broncher. M'assurant qu'il soit provisoirement bien attaché, je fais glisser le bout de mes doigts lentement sur son torse. Traçant un chemin jusqu'au bas de son vendre, partant ensuite déboutonnait son vêtement restant et gênant pour les événements qui allaient suivre.

Quittant cette position pour plus de facilité, je le fais glisser le long de ces jambes avant de le jeter au sol. Admirant un instant ce que j’avais mis de côté depuis tout ce temps, et ravi que les retrouvailles soient déjà aussi agréables à la simple vue. La nuit risquait d’être longue et agitée, mais la mer n’en serait pas la seule responsable. J'en profitais pour attraper un glaçon avant de reprendre ma place à califourchon sur lui. J’avais dans l’idée de m’amuser un peu, le temps que les rênes soient en ma possession. Me penchant donc à son oreille, j’y laisse un léger avertissement « Ne bouge pas. Ou je mords ». Me doutant bien que ce n’est pas réellement ça qui allait l’en empêcher, il était prévenu dans tous les cas. Mordillant tout de même le lobe de celle-ci, de manière encore bien soft à mon goût, mais il serait dommage d’aller trop vite et de ne pas savourer chaque chose comme il se doit.

Le glaçon fini donc dans ma bouche tandis que je descends sur sa gorge, traçant un chemin parsemé de baiser glacé, prenant mon temps pour le dévorer avec gourmandise. Je n’oublie rien, remontant même jusqu’à ses lèvres, sauf que je n’en fais que le tour, le privant sans regret d’y coller les miennes. Je cherche la petite bête et ça ne fait que commencer, me délectant avec plaisir de cette petite torture, aussi sadique qu'érotique soit-elle, ma route continue en descendant davantage pour aller me perdre sur son torse. Avec douceur, je travaille la forme de ses pectoraux, longeant chaque courbe minutieusement. Voir ce que produit mon passage et certainement l’une des nombreuses choses les plus intéressantes que je n’avais pas faites depuis des lustres. Ma course finit par prendre fin au niveau le plus sensible de son bas-ventre, m’arrêtant ainsi à la lisière de son caleçon, je m'amuse à y passer encore et encore, laissant fondre mon glaçon. Et quand celui-ci disparaît entièrement, je reste là à le regarder, me réjouissant sans honte de ce que je lui ai imposé.

- On recommence ?



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MessageSujet: Re: Attention ça va secouer ! {PV le chaton}   Attention ça va secouer ! {PV le chaton} EmptyMar 22 Nov - 19:03

Attention, ça va secouer !
C'est dans ses bras, tout contre elle, que je me sens le mieux, comme libéré pendant un temps du poids des problèmes de la réalité -et à Quederla sans doute plus qu'ailleurs, ils sont nombreux-. Son odeur a le don d'apaiser mes sens, et c'est au moment de m'en imprégner que je comprends la principale raison pour laquelle ces dernières semaines avaient été aussi infernales. Le manque d'elle me pesait, bien au-delà du plan sexuel, il y avait ce besoin de son contact, sa chaleur, sa tendresse... une véritable dépendance. Si je m'écoutais, la peau de son cou serait d'ors-et-déjà comblée de marques d'amour, comme un territoire que je n'aurais revendiqué qu'avec sa permission. Mais avant que je puisse seulement me l'accaparer, ses mains me détournent de cette conquête avide pour me ramener devant elle; pour autant, je ne peux lui en vouloir de m'avoir interrompu, en particulier lorsque ses lèvres s’entrouvrent pour me parler, sur un ton bas:

« Je t'aime. »

Bon sang, et moi donc. J'ai l'impression de ne pas avoir entendu ces mots depuis des lustres. Et ils ont beau être familiers, ceux-là donnent la sensation de briser la routine et de revêtir une sonorité unique, propre à ces retrouvailles que l'on scelle à nouveau par un baiser, moins sage, plus fiévreux que ses prédécesseurs. Chavirant, au même titre que nos corps lorsque la rouquine me fait tout à coup basculer sur le dos pour me surplomber ensuite, une étincelle dans son regard émeraude qui annonçait déjà ma défaite. Avouant avoir quelques projets divergents de ceux que je prévoyais, elle décréta que j'allais devoir lui laisser le contrôle pour la suite. C'est qu'en plus on s'accorde des privilèges ! Je feins donc l'indignation face à cette prise de liberté.

« Je savais que j'aurais dû me méfier de tes mots tendres... »

Fourbes, à moins que je n'ai été moi-même trop naïf pour ne pas la voir venir et prendre le dessus. Non, très franchement, ce n'est pas du jeu de me rouler ainsi dans la farine, pourtant j'accepte de la laisser continuer de me cuisiner un instant, la voyant récupérer la robe dont je l'avais débarrassée un peu plus tôt pour venir ligoter mes poignets ensemble et les attacher à la tête de lit. Soit elle n'a pas peur pour ses vêtements, soit elle compte justement là-dessus pour me dissuader de rompre mes liens. Aussi, par égard à sa tenue, je fais en sorte de me tenir tranquille pendant qu'elle me déshabille, avant de m'abandonner brièvement pour aller plonger une main dans le seau qui gardait la bouteille au frais. Armée d'un glaçon, ses intentions se dessinant progressivement, elle a encore l'audace de chercher à me discipliner une fois installée sur moi. Qu'elle en profite, d'ici à ce que je ne réponde plus de rien, si ce n'est de l'appétit de la chair... et puis je mentirais en prétendant que ça ne m'excite pas de la savoir aux commandes.

Le premier contact glacé se veut saisissant, en un surprenant contraste avec la tiédeur de mon cou sur lequel Laelyss s'exerça dans un premier temps. Dès lors, il était inutile d'être particulièrement frileux pour frissonner à chaque effleurement à basse température qu'elle s'amuse à infliger. Sa visite du côté de mes lèvres, très artificielle, me tire un soupir de frustration alors qu'elle se gardait bien d'y joindre les siennes, visiblement décidée à se jouer de moi jusqu'au bout. La vague de froid vient ensuite se répandre sur mon torse, alors que mes muscles se tendent en vue d'accuser les baisers réfrigérés qui en parsèment la surface. Le ballet gracieux de sa langue gelée attisant à la fois mon désir et mon corps, je peux sentir le tissu de la robe frotter sur mes poignets au moment de tirer dessus, en raison de ma tendance à ne pas tenir rigoureusement en place lorsque ses lèvres s'amusaient ainsi à border le bas de mon ventre avec une malicieuse retenue. Autant dire que l'effort pour ne pas la déchirer était prodigieux, car il me démangeait de plus en plus d'aller chercher moi-même ces attentions qu'elle ne faisait que sous-entendre. Sa bouche, sans doute défaite de son pouvoir givrant, quitta finalement ma peau pour arborer un sourire enchanté.

« On recommence ? »

Ai-je l'air de me délecter de son petit manège sur fond de domination ? Malheureusement pour moi, il devient sacrément délicat de lui dissimuler ce que je ressens vraiment lorsque ce genre de détail se manifeste plus bas. Et de toute façon, le rythme de ma respiration aurait eu autant de mal à la convaincre à ma place du contraire. Je réplique enfin, avec un air joueur:

« Seulement si tu me laisses essayer aussi. »

Puisqu'elle a l'air d'apprécier cette mauvaise posture dans laquelle elle m'a mis, il n'y a pas de raison de m'empêcher de participer, du moment que je reste sagement allongé. C'était là le deal, n'est-ce pas ? J'attends donc que la rouquine accepte de me rapporter un petit cube de glace, que je prends entre mes dents avant de lui faire signe de se rapprocher. C'est alors à elle de se pencher sur moi et de mettre à ma portée chaque partie de son anatomie qu'elle voulait bien soumettre aux caresses glaciales, garant de la satisfaire sous sa tutelle. En me hissant légèrement avec les mains sur le barreau du lit qui me retient, j'accède plus amplement à sa gorge et à la naissance de sa poitrine dont j'emporte la chaleur avec mes baisers. Malgré tout, ma langue se lasse quelque peu d'escalader uniquement les courbes de ses seins, comme si un détail manquait pour combler ce voyage.

Alors, aussi discrètement que possible, je force sur mes bras pour détendre la robe et me libérer d'une main, aussitôt expédiée dans le dos de Lys pour s'attaquer à l'attache de son soutien-gorge. L'opération commando est certes exposée, mais autant que sa poitrine pouvait l'être en se libérant de la lingerie, et je lui adresse un sourire narquois lorsqu'elle constate ma tentative d'évasion. Évidemment, je me repens bien vite de cet affront en venant titiller le bout de son sein avec la langue, après avoir longuement jonglé avec le glaçon dans ma bouche pour garantir cet effet délicieusement glacé au moment de la goûter. Une fois ma cause rachetée, je reprends possession de ma seconde patte pour pouvoir enfin me redresser tout en l'asseyant sur moi, déterminé à fêter ma libération comme il se doit: tenant donc d'une part la rouquine par la hanche, je retire ce qu'il me reste du glaçon de l'autre main pour revenir à la charge sur sa poitrine, afin d'aller faufiler ce cube au niveau de sa nuque. Du bout de mes doigts, celui-ci glisse lentement en suivant sa ligne dorsale dans une descente gelée, tandis qu'à l'avant l'ardeur de mes baisers veille paradoxalement à la réchauffer. Nos bassins en contact ne font que m'encourager à persévérer dans cette voie, rien que pour la sentir se déhancher agréablement sur moi, une valse sensuelle que j'accueille dans un souffle rauque contre sa peau.
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