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 Commerce des indulgences [Alaric J.R Watson]

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MessageSujet: Re: Commerce des indulgences [Alaric J.R Watson]   Lun 21 Nov - 21:22


Commerce des indulgences

Comment ne pas se sentir concerné ? Ce malheur avait rempli les couloirs et les chambres de l'hôpital, d'où il pouvait assister au défilé des blessés graves et aux premières loges. Il avait tôt fait de lier les agissements de ce groupe à l'impuissance de la population, causée par sa vanité d'espérer transcender les secrets ancestraux des clans alors qu'il n'en grattait guère la surface. Comme si tout ce qu'il entreprenait finissait un jour ou l'autre par se retourner contre lui ; ou, dans ce cas précis, contre les habitants que le Gouvernement était censé soutenir face à l'autorité des Familles. Aussi craignait-il naturellement la réaction de celui qui avait autrefois fait le serment de protéger et défendre les innocents, ceux qui avaient généré des records de fréquentation dans les différents centres médicaux. Les dégâts n'auraient pas été aussi lourds si les personnes pourvues d'un élément ou d'un animal avaient été en mesure de riposter. Peut-être même que l'Ordre serait resté à ce jour dans l'ombre, si ce n'était pour cette occasion en or que le petit scientifique leur avait inconsciemment délivrée sur un plateau.

Néanmoins, même si ses paroles avaient laissé à penser qu'il se résignait au sort que le consultant était en droit de lui réserver, il déchanta bien vite lorsque celui-ci se maudit de ne pas y avoir pensé avant, se jurant qu'il se rattraperait la prochaine fois. Sans doute l'expression terriblement sérieuse du blond, couplée à l'image que Wilson en gardait de la dernière fois qu'il s'était mis en colère, avait fini par le convaincre du danger encouru, figé comme une biche acculée par un prédateur. Sa gorge avait eu le temps de faire un remarquable nœud marin avant qu'Alaric n'admette finalement le faire tourner en bourrique, reconnaissant que son collègue avait au moins fait l'effort de corriger ses fautes, ce qui n'était pas le cas de tous. Pourtant, si l'erreur se voulait instructive, le petit Higgsbury ne peut s'empêcher de penser que la torture avait été un bien meilleur professeur, encore qu'il n'était pas certain des bienfaits de son enseignement ni qu'il souhaiterait apprendre de nouveau. Il hocha toutefois la tête avec un léger embarras à l'incitation de se référer préalablement au consultant lors de ses futurs projets, afin d'éviter que l'histoire ne se répète. Encore et toujours là pour lui tenir la main.

Son verre de sirop toujours servi, il s'accorda enfin à en prendre une gorgée pour se rafraîchir de ces émotions, tandis que son voisin retourne le désordre de la table basse à la recherche de ses cigarettes. Par la suite, ce dernier évoqua son inquiétude vis-à-vis du petit brun à le savoir seul, au-delà des limites imposées par sa convalescence, avant de lui suggérer de recourir à la colocation. Les yeux baissés sur sa boisson colorée, il tripotait sa couronne de fleurs sur la tête en y réfléchissant, faisant occasionnellement tomber un ou deux pétales :

« Je ne sais pas... qui aurait envie de vivre en colocation avec un névrosé qui parle à son ombre ? Sans compter que mes horaires sont anarchiques, et... Il faut en plus que je fasse extrêmement attention au profil de la personne, pour éviter de tomber sur un membre d'une Famille... surtout un Élémentis ! »

Certes, beaucoup de gens s'accordaient à cohabiter avec des ennemis, les mentalités variant considérablement d'un individu à un autre par rapport au conflit. Mais dans son esprit, il était devenu l'ennemi de tous en ville. Les Élémentis avaient de bonnes raisons de le haïr, quant aux Domae, il leur avait fait perdre le précieux lien que ces gens partagent avec leurs animaux, quand bien même sa culpabilité ne soit pas visible de tous en caractères imprimés sur son front. De manière générale, il n'était pas non plus à l'abri de rencontrer quelqu'un, ou seulement un proche, qu'il avait eu l'occasion d'étudier dans son laboratoire. Pour lui, la cité n'était pas si grande que cela, et n'importe qui d'un tant soit peu attentif serait en mesure de le démasquer, comme Alaric et Harley l'avaient fait. Il lui faudrait clairement remuer ciel et terre pour trouver la perle rare, sous la forme d'un habitant sans histoires, sans affiliation ni préférence politique. Un ermite, donc... voilà qui allait considérablement affiner les critères de recherche. Malheureusement, si les inconvénients se bousculaient, la décision finale avait déjà été prise pour lui.

« Mais que je le veuille ou non, il va bien falloir que je m'y résigne. Mon salaire va être revu à la baisse pour les mois à venir et ce ne sera plus suffisant à couvrir les factures. »

Parce que son travail n'avait pas été à la hauteur de ce qui était escompté, ou bien en dédommagement pour les dégâts causés par l'incendie qui avait ravagé son laboratoire -le soupçonnaient-ils de la supercherie ?-, peu importaient vraiment les raisons. Tout ce que le petit chimiste savait, c'était qu'il ne fêterait pas noël dans sa petite maison cette année. Non pas qu'il le fêtait habituellement, mais il est évident que le sapin allait devoir trouver un nouveau salon dans lequel trôner, avant de finir en décoration sur le trottoir avec lui en dessous comme cadeau dont personne ne voudrait. Remerciant intérieurement ses médicaments, initialement prévus pour soulager son genou mais qui atténuaient également tout ce stress dans la foulée, lequel l'aurait déjà dévoré autrement, un rapide passage en revue de sa situation le fit ensuite s'enfoncer dans le canapé ; peut-être essayait-il de s'y cacher, comme un mollusque dans sa coquille, pour se soustraire aux yeux du monde.

« Je crois bien qu'ils m'auront tous à l'usure... Penses-tu qu'il y aurait de la demande en ville pour un gigolo de mon acabit ? Promis, je n'empièterai pas sur ton secteur. »
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Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Commerce des indulgences [Alaric J.R Watson]   Mer 23 Nov - 18:35

B R E F

Un colocataire en voilà une idée qu'elle est bonne. L'option du chien avait traversé ton esprit durant une fraction de seconde. Mais, ne connaissant pas sa délicatesse envers les animaux mieux valait éviter de les mettre dans une situation embarrassante. Qui sait s'il ne l'aurait pas pris comme cobaye histoire d'en faire des expériences pour la science ? Il faut dire que, mise à part une tortue et un poisson, tu ne l'as jamais vu en compagnie d'un animal qui pourrait répondre à ses besoins. Comblant un trou béant en manque d'affection. Alors il est éclair qu'engendrer un risque non mesuré, ne paraissait pas une si bonne chose. D'un autre côté il t'était difficile de prétendre savoir s'il était adorable ou non envers une petite boule de poils. En particulier si tu ne te bases que sur ton ressenti. Rien n'exclut le fait qu'il puisse être un amour avec eux. Même si l'image avait de quoi être très amusante. Mais dans le doute, avec un être humain il était plus simple de savoir à quoi s'attendre et d'agir en conséquence.

La chasse finit par payer, te voilà en possession d'un briquet qui allait faire un heureux. Il n'y a aucun doute sur le fait qu'il faut vraiment que tu reprennes tes esprits et passe un bon coup de balai dans tout ce bazar. À vrai ce dire conseille s'applique autant dans l'état de l'appartement que dans le tréfonds de ta caboche. Un bon coup pied dans le derrière ne ferait pas mal. Et, à attendre le petit scientifique, tu n'es pas le seul à qui on en offre gratuitement. Quoique lui, comparait, à toi n'en demandais pas tant. Voilà que le gouvernement se met à jouer les justiciers héroïques, en privant les coupables d'une prime qui, mêmes s'ils ne la méritent guère elle reste des plus essentielles. En particulier pour pouvoir continuer à "vivre" plus ou moins normalement. C'est à croire qu'ils ne se rendent pas compte que la moitié de la population de Quederla ne peut se permettre de vivre sur une richesse qui a la possibilité de les sauver en cas de besoin. Tout le monde ne descend pas d'une famille aisée. Un fait qui passe littéralement au-dessus de leur tête. Si le petit scientifique pouvait perdre autant d'argent en si peu de temps, pour des raisons valables certes, mais qui avait été commandé contre son gré. Tu oses à peine imaginer ce que le gouvernement pourrait faire contre le reste de ses employés. Fallait-il commencer à craindre le pire ? Même pour un homme qui ne travaille que partiellement pour eux ? Une éventualité qu'ils pouvaient mettre en pratique à tout moment, et qui en cet instant était bien mieux de côté.

Tu soulignes sait paroles en hochant la tête. C'est qu'il avait bien plus de critères importants à mettre dans une recherche de colocataire, que n'importe quel habitant lambda. Ça ne doit vraiment pas être facile tous les jours d'être une personne autant recherchée par une famille. Encore quelque chose que tu ne souhaites pas vivre. Allumant cette cigarette tant attendue, aspirant une longue et agréable bouffer avant de la rejeter au loin. Tu farfouilles au fond de ta mémoire si tu n'as pas quelques personnes en recherche d'un toit sur la tête et qui pourraient par le plus grand des hasards s'entendre avec le petit nain. Des gens de confiance et qui se moqueraient littéralement de son passé. Malheureusement ce sont souvent ce genre de personne qu'il est bien plus difficile à trouver que les autres. Quelqu'un qui a la possibilité d'être aussi muet qu'une carpe, ou dans l'idéal qui se moquerait concrètement de son travail. Tu as beau chercher de long en large et en travers personne ne semble sortir du lot. À croire que tout le monde a besoin de trouver son compte. Pourtant, si on enlève les quelques petits défauts de Wilson. Il est un homme tout à fait charmant, avec qui il fait bon de vivre et serviable qui plus est. Mais c'est un simple conseil donnait ainsi, même s'il n'est pas dans l'obligation de le suivre à la lettre, rien n'empêche qu'il y pense de temps à autre, pour son bien en tout cas.

« Je suis sûr qu'on peut te trouver une petite place. Par contre, je ne peux pas garantir sur qui tu tomberas en tant que clientèle masculine. C'est à tes risques et périls. »

À ton tour tu t'enfonces dans le canapé. Prenant soin de laisser la fumée sans aller de l'autre côté de sa personne, pour ne pas l'asphyxier par mégarde. Les temps sont durs, mais tu n'imaginais pas que cela pouvait le devenir au point qu'un petit scientifique veuille donner de son corps pour gagner un peu d'argent. En particulier de son plein gré. De quoi ne rien présager de bon. Mais si réellement il tenait à prendre une place au sein de cette petite communauté, que ce soit par choix ou par obligation tu pouvais toujours t'arranger pour tirer les ficelles ici et là entre les divers contacts que tu avais gardés. Bien que cela paraisse facile et accessible de tous, on ne devient pas gigolo du jour au lendemain en un simple claquement de doigts. Même en étant à son propre compte, il y avait beaucoup de choses à gérer comme on gère une entreprise. Rien n'est facile de toute façon.

« En attendant que tu décides de savoir de ce que tu feras de ton entrejambe. Ça  te dit une pizza ? Je commence à avoir les crocs. »

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MessageSujet: Re: Commerce des indulgences [Alaric J.R Watson]   Mer 23 Nov - 21:15


Commerce des indulgences

De tristes mesures pour de tout aussi tristes temps. Non pas qu'il dénigrait ce genre d'activités, surtout en étant aussi proche de quelqu'un d'impliqué, mais la prostitution n'avait pas exactement l'allure d'une évolution de carrière réussie. Ce n'est pas comme si le petit brun envisageait sérieusement cette reconversion professionnelle de toute manière, car même poussé dans ses derniers retranchements, il aurait du eu mal à se projeter dans de telles mesures drastiques. Peut-être pourrait-il donner de son intellect, à défaut de son corps, par le biais de cours à domicile entre autres ? Décidément, il se déplorait lui-même d'en venir à réfléchir à des moyens détournés de toucher quelques petits derlas supplémentaires, comme si ces efforts se serait révélés suffisants à maintenir son train de vie, aussi modeste soit-il. Il faut dire que les consultations avec le Dr Hammerman, tous avantages en terme de remise compris, représentaient dans son budget une dépense non négligeable, autant que pouvait l'être leur importance au quotidien. Il préférait sauter un repas que de manquer à son traitement, ce qui lui était arrivé plus d'une fois pour être parfaitement honnête ; aussi les chances qu'il finisse à la rue, à moins de se résoudre à cohabiter avec quelqu'un d'autre ou bien de trébucher sur un sac rempli d'argent, étaient vertigineusement élevées. Quoi qu'il advienne, le petit Higgsbury pouvait se dire qu'en ultime recours, le consultant serait là pour le guider dans le joyeux univers du plus vieux métier du monde... qui sait s'il n'allait pas s'en découvrir un don inattendu et abandonner la chimie derrière lui ! Laissant tout de même son C.V. alternatif de côté, il se mit plutôt à chercher l'heure du regard lorsqu'Alaric lui proposa d'aller manger un bout, et s'excusa alors :



« Oh, je n'ai pas vu l'heure filer... je ne voulais pas m'imposer aussi longtemps. »

Au-delà de la politesse élémentaire, il fut passablement ennuyé d'avoir laissé au soleil la liberté de se mettre au lit, et de devoir rentrer chez lui dans la nuit noire. Un rapide coup d’œil du côté de la fenêtre ouverte lui confirmation qu'il était déjà trop tard pour espérer échapper à l'obscurité. Il ne s'était pas attendu à rester chez le blond pour discuter davantage, pensant qu'il se contenterait de ses excuses et des boissons apportées avant de le congédier sans plus de formalités. Songeant d'abord à s'extirper du terrier qu'il commençait à creuser dans le sofa, il se vit interrompu par des gargouillements en provenance de son estomac, comme s'il avait attendu le signal de l'hôte pour se manifester à son tour, soudainement charmé par l'appel de la nourriture. L'invitation tombait donc à point nommé, d'autant plus que faire descendre le consultant de sa montagne de travail ne pouvait que lui rendre service. Amusé d'être, entre tous, celui qui se permettait ce genre de réflexion, Wilson termina finalement son sirop avant de récupérer sa béquille et de s'y appuyer pour se remettre debout.


« Maintenant que tu en parles, il se pourrait que j'ai un creux, moi aussi... Je te suis. »

Patientant dans son coin le temps qu'Alaric s'arrange rapidement, histoire de donner un peu moins l'impression d'avoir végété sur son canapé toute la sainte journée, il clopina ensuite vers la porte, en se trouvant nettement plus léger qu'à son arrivée ici. Une pause dans les problèmes de chacun ne serait pas du luxe, et le petit scientifique se doutait que son collègue se ferait également une joie de venir à bout de la pizza qu'il ne saurait finir à lui tout seul.
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