Des prédéfinis n'attendent que vous pour être pris !
Le forum dispose de Discord !
Vous pourrez y accéder en suivant ce lien.
N'hésitez pas à nous rejoindre !
Nous sommes actuellement à la recherche du Maire de Quederla.
Si ce poste vous intéresse, faites-le nous savoir !
Félicitation à Vilmos Desgoffe und Taxis, Kira Seryk, Newton I. Mørk et Nashoba Dreiden !
Leurs RPs respectifs étant à égalités (Vilmos/Kira et Newton/Nashoba) sont élus meilleurs RP du mois !

Partagez | 
 

 Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Jeu 1 Sep - 11:00


    Lorsque ses yeux s'ouvrirent elle se trouvait dans un endroit inconnu mais qui lui semblait familier. Elle chercha à gauche à droite des indices qui pourraient lui indiquer où elle était et en même temps elle cherchait à savoir comment elle était arrivée là. Son cerveau passa tous ses souvenirs en revu, voilà tout ce dont elle se souvenait: l'attaque au centre commercial, elle y était entrée avec Arias et un autre homme, ils avaient été attaqués par des miroirs dont elle était sortie, elle avait laissé Arias se débrouiller et avait commencé à monter avant de se faire attaquer, un crocodile lui avait chopé les jambes, elle avait donc pris de plein fouet une attaque de feu et son corps s'en était retrouvé brûlé à de nombreux endroits. Au momen où elle était redescendu pour aller soigner ses blessures, les choses s'étaient compliquées, elle avait été attaquée par l'arrière par la femme avec ses miroirs qui s'était amusée à la torturer et puis sous la douleur, elle s'était évanouie et ensuite c'était le trou noir. Elle ne souvenait plus de rien, elle ne savait pas ce qui s'était passé, si ses pouvoirs étaient revenus.

    Tout doucement, elle tenta de se mettre en position assise, une fois fait, elle inspecta ce qui se trouvait à côté d'elle: une table de chevet et une armoire, à côté il y avait une fenêtre. Alors qu'elle allait se lever, la porte de ce qui lui servait de chambre s'ouvrit sur un homme, elle chercha rapidement ses affaires mais tout ce qu'elle trouva était sa rapière posée contre une chaise. L'homme se présenta comme un docteur dont elle ne retint pas le nom, il lui expliqua tout ce qu'elle devait savoir, qu'elle était restée inconsciente pendant un mois, son corps avait eu le temps de se remettre de toutes ses blessures, il ne lui restait plus aucune trace comme si tout ce qui s'était produit n'avait été qu'un rêve, il l'informa qu'une personne l'avait amenée ici à l'hôpital pour qu'ils la soignent durant sa période d'inconscience. Abigail se laisse retomber dans son lit, on lui préconisait quelques jours de repos à l'hôpital pour se remettre de sa période de coma. Elle restait dans un état second qui ne lui avait pas paru si long pourtant, pour elle, cela ne faisait que quelques heures qu'elle s'était endormie. Elle sentit la fatigue l'envahir et elle se laissa porter par les bras de Morphée.

    Après plusieurs jours de repos, les médecins voulurent la garder encore un peu pour effectuer des examens médicaux, cela commençait à énerver la jeune fille mais si elle devait passer par là pour pouvoir sortir, elle s'y soumettrait. C'est comme cela que passèrent les trois jours suivants, elle passa examen sur examen. Ne demander pas à quoi ils servaient, elle n'en avait aucune idée. Le quatrième jour, après avoir passé la matinée à courir et à faire fonctionner sa mémoire avec un jeu de cartes, elle reçut de la visite: sa voisine venait prendre de ses nouvelles. C'était une femme de cinquante ans, une peu rondelette qui aimait les gens et la vie mais qui était surtout la bonté même, elle ne refusait jamais de prêter main forte quand il le fallait, s'il fallait chacher quelqu'un vous pouviez être sûr qu'elle proposerait sa demeure pour le faire. La dame s'enquérit donc de son état et Abigail la rassura, elle allait bien mieux et c'est alors qu'une idée germa dans son esprit. Elle lui demanda s'il lui était possible de lui ramener des affaires car elle ne se voyait pas rentrer chez elle dans la tenue de l'hôpital. Sa voisine accepta tout de suite et lui promit de revenir dans quelques heures avec un sac d'affaires. Chose promise, chose faite, trois heures plus tard, la femme revint avec un petit sac de voyage contenant une trousse de toilette et quelques affaires appartenant à la demoiselle, elle lui rendit égalament ses clés et Abigail la remercia chaleureusement.

    Le lendemain, Abigail passa encore des tests qui étaient pour elle toujours les mêmes, elle était convaincue que les médecins ne voulaient pas la laisser partir mais elle n'avait pas prévu de se laisser faire, ce soir même, elle quitterait l'endroit qui lui rappelait trop de mauvais souvenirs. En fin de soirée, elle était encore dans les jardins, son sac prêt et sa rapière cachée dans un arbre pour quand elle sauterait par dessus le mur d'enceinte en passant par cet arbre justement. Elle avait remarqué aue l'un des branches les plus solides arrivait jusqu'au mur gardien de la sécurité des patients. Elle n'avait aucune envie de remonter dans sa chambre mais il faudrait bien qu'elle fasse croire au fait qu'elle dorme pour pouvoir quitter les lieux tranquillement. En même temps, elle voulait partir tout de suite avec son sac en passant par la porte principale. Elle resta donc assise sur son banc, les yeux levés vers le ciel aux couleurs pastels à réfléchir pendant encore plusieurs dizaines de minutes.


Dernière édition par Abigail Valverde le Sam 10 Sep - 15:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Jeu 1 Sep - 13:53







E
ncore une journée d'examens, encore une journée redondante. Je commençais à en avoir marre de toutes ces batteries de tests que l'armée me forçait à subir. Je ne suis ni un cyborg, ni un prototype. Je suis juste un Soldat normal, ayant affronté des personnes un peu moins normales. Alors pourquoi me forcer à me présenter chaque semaine à l'hôpital ? Cela commençait légèrement à me taper sur le système, cette sensation de perdre une journée par semaine à servir de cobaye. Je veux bien venir d'ailleurs, posséder un corps légèrement différent de la norme, je veux bien avoir subis des blessures et m'en être remis bien trop vite pour être normal. Je comprends que cela puisse attirer les intérêts des plus hautes sphères. Mais ce n'était pas mes propres capacités qui ont créé cela, qui ont permis cela. Je le savais, au fond de moi, ce qu'ils pouvaient potentiellement chercher, c'était les capacités de cette élémentis de sang. Ma récupération et l'évolution de mes blessures étaient grandement accélérée par le sang qu'elle m'avait fait boire. Et en rien par mon propre sang. Même si ces scientifiques, ces médecins, faisaient tout pour essayer de l’interpréter différemment. Après tout, un étranger bien docile, affilié à l'armée, qui possède des capacités de régénération avancée, ils avaient envie de travailler dessus, de l'utiliser comme cobaye, jouant aux petits chimistes.
Tout ce qu'ils avaient obtenu de moi jusqu'à présent, c'était des chiffres records en terme de réaction physique. Mais je me doutais très bien qu'ils n'avaient rien trouvé d'anormal dans mon sang, ni où que ce soit d'autres. Je n'avais qu'une hâte, arrêter d'être convoqué chaque semaine en ces lieux, ayant pour obligation de m'y rendre. Cela commençait à devenir lassant. Même si je ne restais pas inactif, je perdais littéralement mon temps. J'ai bien mieux à faire ces jours-ci. L'entraînement physique continue d'occuper une grand part de mon quotidien, mais mes pensées sont toutes tournées vers l'entraînement de mon pouvoir. Ce nouveau venu dans ma vie, qui élargissait mon champ de vision, de possible, d'action. Je préférerai y consacrer ma journée, plutôt que d'être en compagnie de ces pseudos-médecins cherchant à comprendre ce qui n'existe pas. J'aurai très certainement pu éviter toute cette situation en donnant les informations que je possédais sur la personne maîtrisant le sang, mais mon honneur me l'interdisait. Si j'étais encore en vie, aujourd'hui, c'était bien grâce à elle. Je me devais de cacher son existence auprès du Gouvernement, de façon générale. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour la remercier de son aide.



J
e venais d'accomplir mes dernières tâches en ces lieux. J'étais toujours présent dans l'hôpital, torse-nu, pieds-nus, portant un simple pantalon. Je regardais par la fenêtre, lentement, tandis que les dernières personnes présentent dans la pièce me saluaient tout en sortant. J'observais quelques temps le temps crépusculaire, à l'extérieur. Il semblait y avoir un peu de vent. Je ne pense pas avoir l'occasion de partir entraîner mon pouvoir après cette journée, je me contenterais de faire des heures supplémentaires les jours suivants.
Je me dirigeais doucement vers où mes affaires se trouvaient, prenant le temps de m'essuyer d'une serviette propre. J'insistais au niveau du visage, frottant avec un peu plus d'insistance. Peut-être que je me réveillerai loin de cette ville, de cet hôpital.
Retour à la réalité, j'étais bien présent en ces lieux. Et tout ce que je pouvais faire pour l'instant, c'était me rhabiller rapidement et fuir ce bâtiment.
Je m'exécutais, j'étais habillé de façon assez simple, je portais un pantalon noir avec une ceinture orné de parures métalliques, une chemise blanche légèrement ouverte au niveau du col, une veste de costume assez moderne noire et des chaussures en cuir, marron foncé. Mes cheveux étaient détachées, surplombants mes oreilles, me descendant dans le dos.
Je pris le temps de vérifier qu'il ne me manquait rien, tant bien dans le placard que dans mes poches. Tout semblait être en ordre, je pouvais enfin y aller. Le pas lent, je descendais les escaliers de l'établissement, traversais les grandes pièces vides, les rares personnes que je croisais semblaient être le personnel de nuit, commençant son service. Peu de patient étaient autorisé en dehors des pièces communes et de leurs chambre, à cette heure-là.
Me voilà dans le hall d'entrée. Plus qu'à passer les portes, traverser les jardins et sortir. Je laissais échapper un long soupir interminable à l'image de ma journée en ces lieux, bien maussade. J’entrouvrais la porte, suffisamment pour m'échapper de ces lieux.



U
ne fois dans le jardin, après avoir fait quelques pas sur le gravier, je profitais de la brise fraîche et de l'air extérieur, bien différent de celui qu'on peut respirer dans l'hôpital, pour m'étirer lentement. Cette fois-ci, c'était un soupir de soulagement qui s'échappait de moi.
M'étirant la nuque, vers la gauche, puis vers la droite, mon regard se figea. Il n'y avait personne dans le jardin, personne d'autre que moi et cette jeune-femme, sur ma droite, en tenue de patiente. Elle était là, assise, fusionnant avec le banc, la tête littéralement perdue dans les nuages, regardant fixement le ciel. Cette scène me semblait bien triste, sur l'instant. Cette femme ne semblait pas être à sa place, comme figée dans le temps, perdue et oubliée sur ce banc.
Un très fin sourire se figea sur mon visage tandis que je m'avançais dans sa direction. Elle semblait ne pas se décider à rabaisser son visage, pour me voir arriver. Elle me prenait très certainement pour le personnel hospitalier venant la ramener à sa triste réalité, la forçant à rejoindre l'établissement, voulant éviter cet instant le plus possible, même si ce n'est que quelques précieuses secondes de plus.
Je n'étais plus qu'à quelques pas d'elle, avant de prendre la parole, d'un ton calme, articulant du mieux possible, étant incapable de masquer mon accent Russe :


« Vous risquez d'attraper froid, en restant assise ici.
Je peux peut-être faire quelque chose pour vous ? »


Je me contentais de regarder dans sa direction, attendant sa réaction, voir si elle redescendrait son visage des nuages, ou si elle m'ignorerait, tout simplement.
Le vent se joua de mes cheveux, me rappelant dans quel état j'étais. Fouillant de ma main droite dans ma poche, je vins y trouver de quoi attacher mes cheveux. De mes deux mains, assez rapidement, je me fis une queue de cheval assez haute, libérant ma nuque, je serais peut-être un peu plus crédible, ainsi.

(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Jeu 1 Sep - 20:21

    Abigail était toujours assise, le vent soufflant doucement et faisant virevolter ses cheveux, l'air lui faisait du bien, cela lui était plus agréable que de rester dans une salle enfermée à subir une batterie de test qui ne servaient à rien. Elle ne comprenait toujours pas ce qu'ils cherchaient, ils lui avaient dit qu'elle avait eu une récupération des plus rapides, ses blessures s'étant résorbées beaucoup trop vite au goût des médecins mais elle ne voyait toujours pas ce qu'ils pouvaient essayer de trouver, elle-même ne savait pas comment s'était possible et pour cause, elle était restée inconsciente durant tout ce temps.

    Des bruits de pas se firent entendre, du coin de l'oeil, elle vit un homme arrivé, elle laissa sa tête toujours à fixer le ciel, après tout ce n'était pas un membre du personnel, il passerait son chemin comme tous ceux qui étaient passés devant elle durant l'après-midi, tous sans exception étaient passés devant elle, sans faire attention à la demoiselle, comme si elle n'était pas là, comme si elle n'était qu'un fantôme. Et puis il s'arrêta… La jeune femme rebaissa alors sa tête et fixa le nouvel arrivant après qu'il eut parlé : ses cheveux rouges flottant au vent se retrouvèrent vite attachés en une queue de cheval. La jeune Valet lui fit un petit sourire avant de ramener ses jambes sur le banc et de les maintenir de ses deux bras.


    - Veuillez croire très cher qu'attraper froid est le dernier de mes soucis. Pour ce qui est de faire quelque chose, à moins que vous ne soyez en mesure de me faire quitter ce fichu hôpital je ne pense pas que vous puissiez m'aider.

    La jeune femme lui fit un nouveau sourire, elle laissa ses jambes revenir à leur position initiale et finit par se lever d'un bond, elle s'étira et se tourna vers l'homme qui était venu la voir et avant qu'il n'aie eu le temps de dire quoique ce soit, elle prit de nouveau la parole :

    - Laissez tomber ce caprice égoïste de ma part, vous avez certainement d'autres choses à faire en cette soirée que de passer du temps avec quelqu'un qui commence à perdre la tête à force d'être cloisonnée entre quatre murs. Je sais – ajouta-t-elle – vous pouvez toujours me dire ce qui s'est passé pendant la prise d'otage mais surtout après. J'ai été trop longtemps dans les vapes dirons-nous et je n'ai aucune idée de ce qui a pu se produire. Vous acceptez ?

    La jeune femme lui fit son plus grand sourire. Il lui faudrait aussi passer au QG en sortant, il lui faudrait savoir ce dont seuls les membres étaient au courant, elle avait entendu des bruits de couloir avant la prise d'otage, certaines personnes se trouvaient déjà en mauvaise posture mais n'avait jamais su de qui il s'agissait et puis il lui faudrait aller voir Arias pour le rassurer sur sa santé et savoir si ses proches allaient bien. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait apprendre mais elle voulait palier à son moins d'absence le plus vite possible. Elle espérait profondément que cet homme qu'elle ne connaisse pas accède à sa deuxième requête, la première, elle la mènerait à bien toute seule, comme une grande, comme le second Valet qu'elle devait être. Enfin Valet, c'était beaucoup dire vu que dernièrement, elle était inapte à assumer ses fonctions, elle finissait toujours dans des états assez pitoyables lors des trois quarts de ses affrontements face à des adversaires coriaces et surtout plus fort qu'elle. La demoiselle se retrouvait vite dépassée et perdait tout sens de la réalité et du danger, c'était ce qui s'était produit durant la prise d'otage, une situation avait fait dérapé son présent et la blonde avait perdu tout sens des responsabilité, elle avait été incapable de se défendre, c'étaient ses coéquipiers qui avaient du se charger de sa défense. Abigail n'avait servi à rien et cela ne devait plus jamais se reproduire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Ven 2 Sep - 11:09







L
entement, je prenais le temps d'observer les réactions de la jeune femme suite à mes propos. Dans un premier temps, elle daignait finalement abaisser son visage du ciel, afin de permettre à nos regards de se croiser réellement. La demoiselle blonde, qui me faisait -sans conteste possible- penser aux jeunes femmes présentent à la cours impériale de Russie, de longs cheveux blonds couplés à des yeux bleus-gris arborant son fin visage. Cette pensée me rendit quelque peu nostalgique, même si je n'avais jamais réellement approché ces femmes peuplant la cours. Elles restaient des personnes que j'avais du, une fois dans ma vie, protéger.
Je ne pouvais m'empêcher de répondre à son sourire de la même façon. Quelque peu dépité lorsque je la voyais prendre une posture légèrement boudeuse, ramenant ses jambes contre elle, comme si elle désirait se faire plus petite qu'elle ne l'était, comme si elle désirait disparaître de cet endroit. Je ne pouvais m'empêcher de songer que cette enfant avait besoin d'un petit coup de pouce. La voilà qui prenait la parole, me répondant. J'écoutais, dans le calme, chacun de ses propos.
Après sa première phrase, mon sourire s'amplifia quelque peu. Certes, attraper froid n'est pas forcément une priorité aux yeux de quiconque, mais dans sa tenue et en ces lieux, ce serait tout de même une évidence. Et attraper froid en été, quelle idée !
Ce qu'elle ne savait point, c'est que j'étais effectivement capable de la faire sortir de cet hôpital. Mais je me taisais, pour l'instant, elle semblait ne pas avoir finit de parler. Il y a de bien nombreuses façons de sortir d'un hôpital. Du moins, de nombreuses façon me venaient à l'esprit. Je pourrais tout simplement la faire sortir de force. Si les gardes de l'hôpital sont aussi performant que ceux de l'hôtel de ville, ce serait un jeu d'enfant. De façon plus diplomatique, il me suffirait de sortir mon insigne prouvant mon appartenance au gouvernement et l'hôpital serait obligé de coopérer. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, son visage ne me disait rien. Elle ne faisait pas partie des criminels répertoriés, c'était déjà un bon point pour elle. En dernier recours, je m'imaginais même forcer le portail métallique de l'hôpital avec mon pouvoir, en pleine nuit. Cette hypothèse là me plaisait quelque peu, même si elle était bien éloignée de la façon dont je devrais me comporter réellement.
Je ne connaissais pas la cause de sa présence en ces lieux, peut-être qu'elle n'était pas capable de marcher, peut-être qu'elle était atteinte d'une maladie grave, peut-être... Je ne sais pas, mais si je peux lui offrir une soirée en dehors de tout ceci, ce serait déjà ça.



L
a jeune blonde me souriait de nouveau, avant de reprendre une posture plus normale, se levant finalement promptement, s'étirant et se retournant dans ma direction.
Elle venait de me prouver là, qu'elle était capable de marcher, et plutôt en bonne santé, aux primes abords. Avant que je ne puisse prendre la parole, elle s'empressa de la récupérer, continuant sa tirade. J'écoutais, l'observant, un sourire aux lèvres, toujours.
J'avais déjà renoncé à m'entraîner, ce soir. Les journées passées à l'hôpital avaient le don de me démoraliser totalement. En ce sens, je ne pouvais qu'éprouver de l'empathie envers mon vis-à-vis. Passer ses journées enfermées dans ce bâtiment, avec pour seule compagnie le personnel hospitalier, quelle plaie. Pour peu que ce soit une personne n'ayant pas l'habitude de rester seule, n'ayant pas l'habitude d'une routine si pesante, effectivement : Il y a de quoi en perdre la tête.

Comment ?..
Elle me quémandait des informations sur ce qui s'était déroulé depuis la prise d'otage ?
Cette jeune femme était en ces lieux depuis tout ce temps ? Cela fait plus d'un mois, maintenant.
Suite à ses propos accompagné d'un sourire plus large que les précédant de sa part, je haussais un sourcil.
Les informations concernant la prise d'otage et les alentours avaient été classées secrètes, et surtout, bien trop peu avaient pu réellement filtré. Et pour cause, j'étais la preuve même que le Gouvernement cachait des informations dans les dossiers qu'ils ont transmis à leurs membres : J'en savais bien plus que ce qui était écrit sur ces petits bouts de papiers.
Je laissais échapper un léger soupir, suite aux propos de la blonde, maintenant debout face à moi.
C'est très certainement une civile qui s'était retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Intérieurement, je la plaignais quelque peu. Si ils la gardent à l'hôpital, c'est très certainement pour la même raison qu'ils me font venir chaque semaine depuis la prise d'otage. C'est une cobaye. Ils la testent sous toutes les coutures. Elle aussi s'en était certainement remis bien trop facilement comparé aux blessures qu'elle avait subit. Il ne m'en fallait pas plus pour deviner la nature de sa récupération : Un élémentis de sang l'avait aidé, l'avait soigné à sa façon. Et en y réfléchissant un peu plus. Si la dernière chose dont elle se souvient en dehors de cet établissement est bien la prise d'otage. C'est peut-être le même élémentis de sang qui m'a aidé. La jeune femme aux cheveux argentés qui m'a permis de recouvrer de mes blessures et de terrasser les membres de l'Ordre qui s'étaient présentés à nous. De ce fait, je ne pouvais pas lui révéler la nature de sa guérison miracle. Je m'étais déjà dis que je me devrais de protéger cette petite tête argentée.
Je secouais rapidement le visage, de droite à gauche, avant de prendre la parole, mon accent Russe se remarquant toujours très facilement :


« J'accepte. »

Mon visage semblait quelque peu perturbé, je me perdais dans mes réflexions. Je ne pouvais pas laisser cette jeune femme en ces lieux plus longtemps. Que moi, je serve de cobaye à toutes sortes de tests pour le gouvernement, c'est une chose. Qu'un civile vive la même chose, c'en est une autre.
D'un pas décidé, tout en me défaisant petit à petit de ma veste, me rapprochant dangereusement de la Demoiselle se trouvant à mes côtés, reprenant la parole :


« Je vais vous faire sortir d'ici. »

J'étais plus qu'à deux pas de la blondinette, mon visage se trouvait relativement proche du sien. Je lui infligeais à mon tour un bien plus large sourire que les précédant.
Au même moment, je vins apposer ma veste sur ses épaules, sans trop lui laisser le choix, ni même le temps de réagir. Alors qu'elle n'avait pas spécialement eu le temps de passer ses bras à travers les manches de ma veste, de mon côté, je me hâtais de la boutonner de façon quelque peu brouillon, ne souhaitant pas vraiment toucher le corps de la jeune femme se trouvant face à moi.
Opération terminée. Ma veste était sur ses épaules, ses cheveux se trouvaient étouffés entre sa nuque et le col de la veste. Elle lui arrivait presque jusqu'aux genoux. Ce serait amplement suffisant pour la faire sortir d'ici instantanément.
Je fis un pas en arrière, le visage amusé, analysant quelques secondes la personne qui se trouvait face à moi. On aurait pu la comparer à un paquet cadeau très mal emballé. Je ne pus pas m'empêcher de lâcher un bref rire étouffé.


« Essayez d'agir normalement, au moins quelques instants. »


A
vouais-je, tout amusé de la situation. Tandis que je m'avançais dans sa direction, passant mon bras gauche autour de ses épaules, l'entraînant en avant avec moi, la forçant à marcher. Bien qu'elle me semblait un peu réticente au départ, elle finit par plier contre ma motivation.
Elle se trouvait donc sur ma gauche, emboîtant mon pas, sans grande difficulté.
Quelques instants plus tard, nous voilà devant le portail d'entrée et de sortie de l'hôpital. Le garde qui s'occupait de gérer les allers et venues se trouvait à ma droite, comme à son habitude. Il ne voyait qu'à peine la Demoiselle présente à mes côtés.
Une fois arrivé à son niveau, je laissais volontairement échapper un rire un peu trop naturel, faisant croire à une conversation entre les deux personnes présentent face à lui.
La faible luminosité nous aida quelque peu et le garde ne réagit pas vraiment. Du coin de l’œil j'observais sa réaction, qui semblait plus être de la jalousie qu'autre chose.
Comme quoi, c'était bien simple de faire sortir quelqu'un de ces lieux.
Une fois les grilles de l'hospice passées, nous tournâmes directement sur le droite.
Quelques pas plus tard, je délivrais finalement la jeune femme de mon emprise, m'éloignant d'un pas de plus ou deux.
Je laissais échapper un profond soupire, audible. Après tout, c'était la première fois de ma vie que j'approchais un membre du sexe opposé d'aussi prêt.
Ma tête se tournait dans sa direction, un regard inquisiteur. Je ne l'avais pas plus observé que ça depuis le moment où je venais de poser ma veste sur ses épaules. Je ne lui avais pas laissé le choix et je m'étais totalement détaché de ses réactions. Peut-être aurais-je affaire à un regard assassin ? Peut-être que je me prendrais une gifle ? Peut-être que... ? Ces hypothèses m'amusaient quelque peu.
L'essentiel avait tout de même était atteint : Elle était sortie.
Tandis que nous avancions dans la rue, je repris finalement la parole :

« Vous aussi, ils vous font subir toutes sortes de tests qui n'ont ni queue ni tête ? Ont-ils essayé de vous blesser, afin d'observer vos capacités de récupération ? »

Je marquais un temps d'arrêt, l'air songeur, toujours en regardant mon vis-à-vis.

« La première chose que j'ai fais en quittant l'hôpital, c'est manger un bon plat chaud. Et je peux vous garantir que ça m'avait manquer de manger autre chose que de la purée. Je vais vous emmener manger, si vous me le permettez. Je vous raconterai tout ce que je sais, pendant ce temps-là. »
(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Ven 2 Sep - 17:28

    Le coeur d'Abigail s'apaisa quand il lui déclara qu'il acceptait, elle allait savoir ce qui s'était passé mais elle remarqua assez rapidement qui était parti dans ses pensée, elle voulait lui demander si tout allait bien mais son attitude la déstabilisa au plus haut point, il se rapprochait dangereusement d'elle et de son visage : « c'est quoi ce bordel ! » étaient les pensées de la demoiselle mais à vu d'oeil, elle ne laissait rien paraître, elle semblait être d'un calme olympien, ce ne fut que lorsqu'il qu'il rajouta qu'il allait la faire sortir de là et qu'il déposa sa veste trop grande pour elle et ferma les boutons que le cerveau d'Abigail se mit à fumer, son visage pâlit rapidement, comment allait-il faire ? Et alors tout se passa sans qu'elle ne comprenne rien à la situation, l'homme à ses côtés riait en la regardant, elle voulait bien croire qu'habillée comme elle était la scène était drôle. Au moment où il lui demandait d'agir normalement, il passa ses bras autour des épaules de la demoiselle et la fit avancer, elle reprit bien vite contenance et se mit à marcher d'une manière décontractée, elle ne disait mot, le cerveau trop occupé à trier les informations. Et ils passèrent les grilles, les voilà maintenant en dehors de l'hôpital, plusieurs pas plus loin il la lâcha et se recula, il parla ensuite et ce fut là que le cerveau d'Abigail se remit en marche.

    - Mes affaires !

    Ni une ni deux, elle déboutonna la veste de l'homme et la lui rendit, elle avança de quelques pas et se stoppa, le voici l'arbre dans lequel se trouvaient ses vêtements. Trop haut pour qu'elle monte toute seule, en même temps elle avait prévu de rentrer mais de sortir par là. Elle se tourna vers son compagnon d'infortune et lui demanda :

    - Pourriez-vous me faire la courte échelle pour que j'atteigne ce mur s'il vous plait ? Pour ce qui est du repas, je vous invite chez moi en contre-partie de toute votre aide, alors qu'en dites-vous ?

    Avait-elle eu raison ou non de l'inviter, elle ne le savait pas, tout ce qu'elle voyait c'est qu'il était serviable, il ne savait rien d'elle mais il l'avait aidé à sortir, son honneur et son sens du devoir lui disait de lui rendre la pareille, bien sur un repas ne suffirait pas mais c'était déjà un bon début. Il lui fit la courte échelle et Abigail se rattrapa au mur qu'elle escalada très rapidement, ça aide de devoir se faufiler partout pour sa famille, on a de bons réflexes ensuite elle se mit debout et marcha en équilibre jusqu'au bout de la branche, là elle récupéra son sac et sa rapière, la dernière elle l'accrocha à sa taille et son sac, elle le tint bien en main avant de faire demi-tour, arrivée au mur, elle fit signe à son comparse de se pousser afin qu'elle ne lui retombe pas dessus et elle sauta après avoir lancé son sac à terre, elle passa ses mains autour de sa tête et atterrit en une roulade avant pour éviter les chocs trop violents à ses jambes, son haut avait été abîmé dans la chute mais ce n'était rien. Le principal était qu'elle était à présent libre comme l'air. Et puis elle se souvint qu'elle n'avait pas vraiment répondu aux questions qu'il lui avait posé.

    - Veuillez m'excuser, je ne vous ai pas répondu, ils m'ont en effet fait une batterie de test allant des exercices de mémoire à la course rapide afin de mesurer mon souffle, en passant par la case de prise de sang. Et tous les jours pendant une semaine cela a été ça. Je veux bien que le fait que je reste dans le coma pendant un mois est quelque chose de rare mais me demander de me souvenir si quelqu'un est venue me voir entre le temps où je suis arrivée pour aider à faire les gens lors de cette prise d'otage et le moment où j'ai été amené à l'hôpital alors que j'étais inconsciente, avouez que c'est stupide. Comment puis-je me souvenir de quelque chose dont je ne peux me souvenir n'étant pas consciente ? J'ai eu beau le leur dire tous les jours, rien à faire. Je tiens donc à vous remercier, monsieur… ?

    C'est à ce moment qu'elle ne savait comme il s'appelait et remarqua qu'elle ne s'était pas présentée. Elle lui tendit la main et lui fit un sourire.

    - Enchantée, je me présente : Abigail Valverde.

    Quand ils lâchèrent la main l'un de l'autre, elle passa devant lui, son sac sur épaule et lui fit traverser la ville pour l'emmener jusqu'à chez elle, elle ouvrit la porte et le fit passer devant elle, elle déposa la rapière à sa place sur le mur et le conduisit à la salle principale qui servait de salon, de salle à manger et de cuisine à la fois.

    - Faites comme chez vous, je vais me changer, je reviens dans peu de temps.

    Et sur ce, elle fila à l'étage, ouvrit la porte de sa chambre, ouvrit son sac et en retira son pantalon marron ainsi que son maillot à manche longue bleu qui laissait voir ses épaules. Elle se dévêtit de la tenue d'hôpital qu'elle jeta dans la poubelle près de son lit et se rhabilla à la vitesse de la lumière, elle attrapa un élastique et noua ses cheveux en une queue de cheval, ses chaussons aux pieds, elle redescendit et demanda d'une voix claire :

    - Que voulez-vous manger ? – Tout en parlant, elle s'était dirigée vers la partie cuisine et regardait ce qui lui restait de comestible : elle avait de la chance, sa voisine semblait être passée et avoir fait les courses pour elle, Abigail ne put retenir un sourire franc s'installer sur son visage, il faudrait qu'elle la remercie convenablement– Je vous propose un poulet basquaise avec des pâtes à la sauce carbonara. Qu'en dites-vous ? Pour ce qui est de la boisson j'ai de l'eau mais vous préférez peut-être du vin ou autre chose ?

    Après s'être mise aux fourneaux, et avoir mis l'eau à chauffer et le four en marche, elle attaqua le poulet, le mettant dans un petit plat, elle fit chauffer une poêle, pendant ce temps, elle dressa la table avant de repartir au coin cuisine pour peaufiner le tout, les légumes avaient été saisis, les pâtes étaient prêtes, les lardons et la crème étaient prêts et réchauffaient, le poulet venait de sonner, en deux temps trois mouvements, tout était dans l'assiette et elle servait.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Sam 3 Sep - 20:54







J
e remettais doucement ma veste sur mes épaules, je n'avais pas encore eu le temps de rentrer mon second bras que la blondinette que je venais de faire sortir de l'enfer de l'hôpital se ressaisissait, quémandant ses affaires. Bien sûr que je l'aiderais à la récupérer. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je réalisais qu'elle avait caché ses affaires dans un arbre, proche du mur de l'enceinte de l'établissement.
Après tout, elle avait elle-même prévu de sortir de ce schéma journalier, quitte à attendre la nuit tombée, grimper aux arbres et sauter par-dessus le mur. J'étais assez amusé de la situation. Elle n'en avait pas spécialement l'air jusqu'à présent, mais cette jeune demoiselle semblait bien débrouillarde. Elle n'aurait pas spécialement eu besoin de mon aide. Je ne lui faisais que quelques heures, comme une petite tape sur l'épaule vous donnant le courage de passer à l'acte, alors que l'on vient de passer la journée à hésiter.
C'est le visage apaisé, un léger sourire aux lèvres que je vins lui faire la courte-échelle, lui permettant d'escalader le mur sans efforts.
Légèrement troublé par sa proposition de l'escorter jusqu'à chez elle et de manger en sa compagnie, je me résolus à acquiescer, quelque peu intimidé. Depuis toujours, tout ce que je connaissais n'était que les casernes de l'armée. Je n'avais jamais été invité à manger chez qui que ce soit. Même si je possédais un certains grade, à Moscou, je n'étais pas vraiment considéré comme un être humain. Je n'étais pas de ceux que l'on invite à manger chez eux afin d'être en bonne compagnie, profitant d'un repas pour avoir une bonne conversation. J'étais plus du type qui ne parle peu et qui se contente de recevoir les ordres, et surtout : de les appliquer.
Si elle souhaitait réellement me récompenser du petit coup de pousse que je venais de lui fournir, je me devais de répondre favorablement à son invitation.
Tandis que la jeune femme faisait sa petite séance d'escalade, un long soupir s'échappait de moi : Dans quoi est-ce que je m'embarquais, au final ?
Secouant légèrement le visage, pour changer ces pensées, le plus important était donc, maintenant, de la ramener chez elle en un seul morceau. Le reste, j'y penserais plus tard.
En vérité, je n'avais plus vraiment le temps d'y songer, la voilà déjà revenu, sac en main, une arme accrochée à la taille. Je me retrouvais à hausser un sourcil. C'était donc une combattante ? Qui sait se battre au corps à corps ? Au vu de son arme, une rapière, le style de combat est agile et précis, le but est de porter des estocs aux points vitaux de vos ennemis. Cela m'arracha un nouveau sourire. Elle devait être confiante quant au fait de m'inviter chez elle : La jeune femme en équilibre sur le mur devait se sentir capable d'affronter n'importe quel adversaire. Malheureusement pour elle, l'homme que je suis, forgé dans le combat, n'avait que peu d'estime pour un combattant de la sorte, sur le champ de bataille. Certes, l'escrime était un art noble, voué a pratiquer des duels. Mais il était bien trop faible, au milieu de centaines d'ennemis, pour sortir son épingle du jeu. Heureusement pour elle, je n'étais pas son ennemi.
Je me déplaçais quelque peu sur le côté, la laissant lancer son sac et bondir en dehors du mur, retombant avec grâce. Ce fut plaisant à regarder, m'avouais-je. Comme prévu, elle était agile, d'où le choix de son arme. C'est lorsqu'elle se releva, que je vis l'état de son haut, légèrement abîmé, certainement la faute aux arbres. Quelle idée de cacher ses affaires dans un pareil endroit. Enfin, elle ne pouvait pas deviner que quelqu'un aurait accepté de l'aider. Et elle ne savait pas, non plus, que dans ma poche se trouvait mon insigne d'appartenance au Gouvernement. En y repensant, même si toutes ses affaires seraient restées dans sa chambre, il m'aurait été bien simple de les réquisitionner. Un regard froid au personnel hospitalier, couplé à mon insigne, et le tour aurait été joué. Mais soit, sur l'instant, cette jeune femme venait de me prouver qu'elle était bien capable de se débrouiller par elle-même. Peut-être même qu'elle souhaitait m'avertir de ne rien tenter de déraisonner, ou que sais-je.



M
on vis-à-vis prit finalement la parole, je l'écoutais, attentivement.
Elle avait passé le mois dans le coma... La prise d'otage avait eu des effets bien notable sur la ville. Sans prendre en compte tous les morts qu'elle a apporté, la situation de cette femme avait du être une des pires vécues. Ils n'en étaient qu'au premier stade de tests, envers elle. Apparemment, sa guérison était donc elle aussi miraculeuse, défiant les données de la science. Ils souhaitaient la transformer en petite souris, l'affaiblissant volontairement afin de remplir leurs documents d'analyses. Je me surprenais à soupirer de nouveau en entendant ses propos. Par chance, elle n'était pas resté plus longtemps en ces lieux. La suite logique des événements aurait été de reproduire des blessures, voir même les blessures qu'elle a subit, afin de confirmer ou non le taux de guérison du patient, qui était dans le premier cas anormalement élevé. Uniquement dans le but de retrouver cet élémentis de sang. On peut dire, que d'une certaine façon, elle venait d'échapper à un nouveau mois de coma. J'arborais un léger sourire complaisant aux lèvres. J'avais un peu de peine pour elle, mais elle ne s'en sortait plutôt bien, échappant au pire qui était à venir.
J'acceptais de serrer sa main, sans hésiter, prenant soin de ne faire que l'effleurer, par peur de la broyer. Ce n'est pas tous les jours que j'avais l'occasion de serrer de si petites mains. Et habituellement, comment dire... Je n'ai pas l'habitude de serrer des mains, tout court. À l'armée, cela n'arrive jamais. Et sur le champ de bataille... Non, ne parlons pas de ce que nous faisons des mains de adversaires.
Le sourire aux lèvres, entendant son prénom, je pris la parole calmement :


« Enchanté, Abigail Valverde.
Je suis Stèphen.. Stèphen Shinta. Vous pouvez cependant m'appeler Stef sans trop de soucis. »



A
vouais-je, tout en lâchant sa main.
La jeune femme semblait pressée et décidée, elle m'invita a la suivre, menant la marche, jusqu'à ses quartiers.
Nous traversions la ville, rapidement, sans grand encombre. Depuis peu, même s'il n'y a pas de couvre-feu officiel, les habitants quittent vite les rues dès le coucher du soleil. La ville n'est pas si sûres que ça, en ce moment. Nous étions les deux seuls marginaux à zigzaguer entre les rues, à cette heure-là.
Elle m'emmenait vers l'Ouest de la ville. Lorsque je m'en rendis compte, je vins apposer une main contre mon visage, le secouant légèrement, laissant échapper un petit soupir.
Une jeune femme présente lors de la prise d'otage, ayant subit de sévères blessures, possédant une arme, habitant dans le quartier Ouest... Comment dire ? Les chances qu'elle fasse parti de la famille Elementis étaient tout de même assez élevées. Je m'en mordillais très légèrement la lèvre inférieure. Repensant de nouveau à ce qui m'avait déjà traversé l'esprit plusieurs minutes auparavant : Dans quoi est-ce que je suis entrain de m'embarquer ?
Nous arrivions tout juste devant sa demeure, semblant assez modeste dans un premier temps. Elle ouvrit la porte, m'invitant à entrer. Après être arrivé aussi loin, j'aurai juste pu lui dire au revoir, la sachant en sécurité, mais je ne voulais pas importuner mon hôte. C'est assez déstabilisé que j'entrais finalement chez elle. Me conduisant jusqu'à la pièce principale, ayant rangé son arme entre-temps, elle me dit de faire comme chez moi, le temps qu'elle prendrait pour se changer. J’acquiesçais, un léger sourire aux lèvres.
Me voilà donc seul, dans ce grand salon. Je me sentais bien petit, pour le coup.
Je regardais lentement autour de moi, analysant la pièce. Il y avait de nombreuses fenêtres, les décorations étaient simple, presque inexistantes. C'était une pièce de vie assez dénuée de vie. Tout le nécessaire était présent pour y passer un bon moment. Cependant, il semblait n'y avoir que très peu de vie, entre ces murs. C'était certainement mieux qu'à l'hôpital, mais pour le coup, cela eu le don de m'attrister, légèrement. Même si la vie à la caserne n'est pas quelque chose d'agréable pour le commun des mortels, au moins, il y avait toujours du bruit, du monde se mouvant dans les bâtiments, même des entraînements nocturne. Il y avait toujours de la lumière et des personnes à croiser, même si je n'étais pas spécialement du genre à engager la conversation.
Je me mordillais de nouveau la lèvre inférieure, avant d'enlever ma veste. Je vins la déposer sur la chaise la plus proche de moi. J'étais donc plus qu'habillé d'une chemise blanche et d'un pantalon noir, avec une ceinture accompagnée de parures en métal.
J'entendais de nouveau du bruit, venant des escaliers, mon hôte était donc sur le chemin du retour. Je me retournais, dans sa direction. Après la tenue d'hôpital, je la voyais maintenant en chausson. Un sourire amusé aux lèvres, m'empêchant de faire tout commentaire. C'était agréable de la voir se mettre instantanément à l'aise, une fois rentrée chez elle, qu'elle en chassait le léger malaise que j'avais, d'être en ces lieux.



S
uivant la jeune femme du regard, lorsqu'elle me demanda ce que je souhaitais manger, la voyant gagner la cuisine. Pour être franc, je n'étais pas bien difficile. Un simple plat chaud, peu importe ce que c'est, je serais preneur. Mon hôte surenchérit, me proposant un poulet basquaise avec des pâtes à la sauce carbonara... Puis, elle me proposa du vin, à la place de l'eau.
Elle dut voir mon air ahuri. Je n'avais jamais bu de vin de ma vie, et elle aurait très bien pu me proposer un poulet carbonara avec des pâtes à la sauce basquaise que... Bref. Mes compétences culinaires sont proches du néant, à tel point que je ne saurais nommer un plat ou le reconnaître.
Difficilement, je rassemblais mon courage, dans le but de prendre la parole :


« Je.. euh... J'accepte votre proposition !... Même si.. je ne sais pas vraiment ce que c'est : Je ne vous serai d'aucune aide, je crois bien... »


Définitivement, j'étais gêné. Je n'étais pas dans mon élément, je ne me sentais pas spécialement à ma place. Je regardais de nouveau autour de moi. Je ne comptais pas m'enfuir, mais je ne voulais pas pour autant l'observer de trop, entrain de cuisiner. Quelle idée de vouloir garder ce petit bout de femme plus longtemps en observation à l'hôpital. Cette scène me semblait surréaliste, tant bien que l’hyperactivité de la jeune demoiselle en cuisine me faisait me sentir littéralement inutile. Ce n'était clairement pas mon domaine de prédilection, et cela se voyait clairement, j'imagine. Même si elle ne me le montrait pas, le fait de me voir autant mal à l'aise devait l'amuser légèrement. Comme si nous avions échanger les rôles, d'un peu plus tôt dans la soirée, où je m'amusais de sa situation. Cela prenait encore plus de sens, après coup, voyant de quoi elle était capable.
J'étais debout, derrière la table, à côté de la chaise où se trouvait ma veste alors qu'elle venait nous déposer les assiettes, c'était prêt. Je la regardais avec de grands yeux, d'un air de dire : Vous êtes sûre ? C'est pour moi ? J'étais complètement désarçonné. Ce n'était certainement pas son intention, et vu la facilité d’exécution, il était peut-être même possible qu'elle juge que ce qu'elle nous avait préparé n'était pas suffisant. Je m'en mordillais de nouveau la lèvre inférieure, l'odeur des préparations culinaires gagnant mes narines, une odeur agréable.
Cependant, j'étais comme paralysé, je n'osais pas m’asseoir à cette table. Je n'osais même pas regarder l'assiette qu'elle m'avait préparé.
D'une petite voix, je pris finalement la parole :


« … C'est pour moi ? Je.. vous êtes sûre que je peux ? »

Je regardais pour la première fois, l'assiette présente sur la table, détournant mon regard de mon hôte, comme si j'avais envie de fuir le sien, lorsqu'elle me répondrait.

« Je suis.. désolé. Je n'ai pas vraiment l'habitude d'être dans ce genre de situation... »

Mon embarras pouvait clairement se lire, sur mon visage.
Et dire que j'avais réfléchis tout le long de notre trajet à ce que je pourrais lui dire au sujet de ce qui s'est passé en ville depuis la prise d'otage, me voilà bien dépourvu. J'étais incapable d'aligner une phrase, d'une seule traite. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour être téléporté en plein milieu d'un combat, chasser ces pensées, ce malaise. Qu'est-ce que je n'aurai pas donné pour avoir été attaqué par des bandits de passage, lors de notre traversée de la ville.
Je laissais échapper un bref soupir, relevant mon visage en direction de la jeune femme. Je n'osais toujours rien faire, je ne savais pas quoi faire. Et disparaître serait une bien forte insulte, pour mon hôte. Je n'avais rempli que la moitié de mon engagement, après tout.
Finalement, je m'assis devant mon assiette, sans pour autant la regarder, je m'en tenais bien loin, enfoncé le plus possible dans ma chaise. J'étais littéralement entrain de me décomposer sur place.

(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Sam 3 Sep - 21:44

    Il s'était présenté en tant que Stèphen Shinta, pour ce qui est du nom de famille, la jeune fille n'était pas certaine que ce soit son véritable nom vu qu'il avait hésité mais en même temps, il semblait plutôt désemparé qu'autre chose. Enfin bref, elle le guida jusqu'à chez elle et le fit entrer. Elle le laissa quelques minutes le temps de se changer et d'enfiler sa paire de chausson qui lui avaient manqués pendant son séjour à l'hôpital.
    Elle enchaîna ensuite sur le repas : un poulet basquaise et des pâtes carbonara, ce n'était pas de la cuisine haute gamme mais elle voulait manger rapidement, la réponse de son invité la fit sourire. De toute façon même s'il avait put lui être d'une quelconque aide, elle ne l'aurait pas accepté, les invités ne doivent jamais aidé en cuisine, c'est ce que sa mère lui avait toujours dit et c'est ce qu'elle appliquait depuis. Pour ce qui était du vin ou de l'eau, n'ayant pas eu de réponse, elle avait mis un broc d'eau et une bouteille de vin sur la table, il choisirait lui-même. Et puis elle déposa les assiettes, voilà tout était prêt, il ne leur restait plus qu'à passer à table et à discuter de ce qui s'était passé devant ce repas.

    La réaction de Stèphen surprit Abigail à tel point qu'elle ne put émettre le moindre mot. Se fichait-il d'elle ? Trouvait-il que c'était un repas modeste ? Non, ce n'était pas ça, elle pouvait le sentir au fond d'elle-même, il semblait ne pas être à sa place dans ce cadre. Des milliers de questions tournaient dans sa tête quand il l'interrompit, déclarant ne pas être à sa place et donc se sentant mal à l'aise. Son visage se teinta d'embarras ce qui fit rire de bon cœur la jeune femme.


    - Je suis désolée. Ce n'est pas contre vous Stèphen, c'est juste que vous faisiez une de ces têtes, je n'ai pas pu m'empêcher de rire. Pour répondre à votre question précédente : l'assiette qui se trouve devant vous est bel et bien pour vous. Je ne l'ai pas empoisonnée si c'est ce qui vous inquiète, j'ai beaucoup de défaut mais j'ai horreur de la tromperie et ne l'utilise qu'en cas de nécessité extrême.

    Elle lui fit signe qu'il pouvait s'asseoir tandis qu'elle tirait sa propre chaise afin de s'attabler devant son repas qui lui criait de le manger rapidement. Elle s'était assise et se servit un verre d'eau, alors qu'elle le portait à ses lèvres, elle s'arrêta un instant et le fixa tristement. Tous les problèmes avaient commencés par l'eau, pouvait-elle en boire sereinement ? Pouvait-elle poser la question à son compagnon ? Si elle le faisait elle montrerait faire partie d'une des deux familles mais en même temps ne l'avait-elle déjà pas fait en l'emmenant chez elle ? Ses sourcils se froncèrent quand elle réalisa ce qu'elle avait fait. Elle reposa son verre sur la table et entama son repas, le visage défait par sa propre stupidité, comment allait-elle amener ses questions maintenant ? Si elle avait réalisé cela un peu plus tôt, elle aurait toujours put se rendre dans un restaurant et payer elle-même le repas en prétextant une fuite chez elle ou autre chose mais maintenant le mal était fait.
    Abigail poussa un profond soupir et le tout pour le tout, gardant la tête baissée sur son assiette, elle demanda :


    - Dites-moi Stèphen sauriez-vous si le problème de l'eau a été résolu ?

    Elle avait peur, énormément peur. Elle se ferait probablement taper sur les doigts, rappeler à l'ordre et que sais-je pour tout ce qu'elle allait faire. Comment pouvait-elle dire qu'elle était une élémentis à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas ? Étrangement, même si son devoir de famille la poussait à se ronger les sangs pour les conséquences qui surviendrait de la situation présente, elle ne se sentait pas menacée par Stèphen, c'était un peu comme lorsqu'elle s'était retrouvée face à Roxane lors de la prise d'otage de l'hôtel de Ville ou encore tout membre des Elémentis. Elle n'avait pas peur de lui mais des autres, peur de perdre leur confiance. Et si Stèphen était un Domae ou encore pire un membre du Gouvernement ? Ce qui était certain c'est qu'il n'était pas un Elémentis à moins qu'il ne soit entré durant son moins d'absence, elle ne l'avait jamais vu au QG.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Sam 3 Sep - 22:27







L
e rire de mon hôte eut le mérite de me faire redescendre sur terre. De me ramener à la réalité, de me détendre quelque peu. Pour être franc, je n'avais jamais ne serait-ce qu'imaginer que l'assiette soit empoisonnée. Après tout, elle l'avait préparée presque devant moi, sous mes yeux. Je n'imaginais pas, non plus, une personne en remercier une autre tout en lui servant un plat empoisonné. Ce serait des pratiques tout de même bien étranges.
Quelques instants plus tard, un léger sourire retrouvait sa place sur mes lèvres, elle m'avait invité à m'asseoir ainsi qu'à prendre mes aises. Ce serait quand même bien compliqué, mais j'essayerais de prendre sur moi. Ce n'est pas tous les jours que je me retrouvais à dîner en compagnie d'une jeune et jolie femme. Je secouais légèrement le visage, chassant mes pensées, me concentrant sur l'assiette qui était face à moi.
Osant finalement relever le visage, je la voyais, là, tenant son verre d'eau proche de ses lèvres, le fixant comme s'il était la source de tous les malheurs. D'une certaine façon, cela accompagné mes hypothèses, faites un peu plus tôt dans la soirée. Mon hôte n'était pas une habitante normale. La personne qui m'avait invité chez elle, celle qui se trouvait maintenant face à moi était quelqu'un possédant ces fameux pouvoirs surnaturels. Ce n'était qu'une hypothèse de ma part, et je ne comptais pas la forcer à avouer pour autant. Mais mon petit bout d'idée avait trotté, et j'en étais maintenant presque persuadé.
Et voilà qu'elle confirmait mon hypothèse, fronçant les sourcils et reposant son verre sur la table. Pour le coup, on arrêtait pas d'échanger les rôles, depuis notre rencontre dans la cours de l'hôpital. Cette fois-ci, c'est moi qui ne put pas m'empêcher d'afficher un large sourire amusé, suite à cette action.
Comme si la Demoiselle souhaitait fuir ma réaction, elle plongea son nez dans son assiette, afin de commencer à manger. Cette fois-ci, c'était à son tour d'être totalement déstabilisée ! Je l'observais, quelques instants, avec amusement. Je n'avais pas encore porté d'intérêt à mon assiette. Je n'arrivais pas pour autant à décrypter ce qui se tramait dans la tête de la blondinette face à moi. Mais, même si elle mangeait de façon assez élégante, son soupir et l'expression de son visage continuait de me faire sourire.
Finalement, elle prit la parole, sans pour autant oser me regarder. Comme si elle était entrain de m'avouer un crime contre l'humanité qu'elle aurait commis dans une vie antérieure, de peur de mon jugement. Elle manquait d'assurance, pour le coup. Définitivement, nous avions encore une fois échangé nos rôles.
Je me sentais plus à l'aise, notamment grâce à l'intervention de ma partenaire de repas, un peu plus tôt. Maintenant, ce serait à mon tour d'essayer de la rassurer.
Prenant finalement la parole, d'une voix calme, un léger accent Russe toujours présent dans mes paroles, inclinant le visage sur la droite, un sourire aux lèvres :

« Le problème de l'eau a été résolu. Il n'y a plus eu de soucis avec l'eau depuis la prise d'otage du centre commercial. Je pense aussi être en capacité de vous avouer que, cela ne risque pas de se reproduire, dans l'immédiat. »

Je ne comptais pas développer la fin de ma phrase, après tout, je ne comptais pas non plus divulguer des informations classées secret d'état. Le fait que l'Hôtel de ville ait été attaqué par les familles est un fait qui s'est répandu dans la ville. Cependant, le lieu qu'ils visaient en particulier et l'objectif de cette attaque, c'était autre chose. Le Gouvernement avait fait en sorte d'essayer de cacher le fait que les recherches, qui avaient été menées dans le but d'annihiler les pouvoirs des familles, aient disparues.
J'orientais ma tête vers la gauche, maintenant, reprenant la parole :

« Ce jour-là, ce 13 Juillet, vu que vous y étiez... Vous devez vous douter qu'il y a eu de nombreux morts et blessés. »

Je marquais un temps d'arrêt dans mes propos. Mon ton était un peu plus grave, et mon sourire s'était également effacé.

« Un groupe qui œuvrait jusqu'alors dans l'ombre s'est révélé. Ils se font appeler l'Ordre.
Comme vous le savez, ils ont profité de la disparition des pouvoirs des membres des deux familles, à cause de l'eau empoisonnée, pour apparaître au grand jour. »


Prenant ma fourchette, de ma main droite, regardant mon assiette quelques instants, avant de finalement relever le visage afin de regarder de nouveau la jeune femme.

« De ce que j'en ai entendu... Ils auraient réussi à atteindre leurs objectifs, sortant vainqueur de cette prise d'otage. Je n'en sais hélas plus sur le sujet. Je ne connais pas leurs objectifs, même si j'en ai ma propre hypothèse.
De ce que je sais, et de ce que je peux affirmer : Ils ont perdu énormément d'homme, dans leurs rangs. J'ajouterai même, j'insisterai aussi sur le fait que tous ces hommes... étaient en possessions de pouvoir complètement.. aberrant, comparé à leur réel niveau de combat. »


Cette fois-ci, je prenais le couteau, de ma main gauche, regardant une nouvelle fois mon assiette.

« Les grands perdants, de cette journée, est le Gouvernement. Qui a été complètement incapable de protéger la population comme il se doit, obligé de s'en remettre aux actions des familles. »

Mes paroles étaient lourdes de sens, étant moi-même un membre du Gouvernement. Cela ne me faisait pas plaisir de l'admettre, mais c'était un fait réel. Et mon supérieur direct partageait exactement le même point de vue.
Je commençais donc finalement à manger. Prenant une première bouchée.
Le goût, la texture, tout était parfait. Comparé à ce que je mangeais habituellement, à la cafétéria de la caserne, c'était un chef d’œuvre culinaire. Une fois ma première bouchée terminée, je restais sur mes impressions, quelques instants, avant de prendre finalement la parole :


« Vous.. vous cuisinez bien. »

Avouais-je, timidement.

(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Lun 5 Sep - 13:30

    Ainsi il faisait bien parti de l'une des deux hypothèses du Valet puisqu'il était au courant, ce qu'il lui apprit la rassura : tout avait été réglé, elle pouvait donc de nouveau boire de l'eau sans se soucier de quoique ce soit, c'est pourquoi tout en l'écoutant attentivement, elle porta son verre à ses lèvres et but plusieurs gorgées.

    Et puis alors qu'elle allait lui demander certaines choses sur ce qui s'était passé au centre commercial, il prit lui-même la parole pour répondre à ses interrogations silencieuses. Il y avait donc eu de nombreux morts et des blessés, à dire vrai, elle s'en était douté mais elle espérait que ses peurs ne prennent pas vie. Hélas… Abigail s'était arrêtée de manger, elle regardait l'homme qui se trouvait face à elle, son sourire s'était effacé, la jeune femme devait faire la même tête que lui, leur sujet de conversation n'avait rien de joyeux et elle aurait voulu s'excuser de lui faire se rappeler de mauvais souvenirs. Les propos qui suivirent, elle les affirma d'un simple mouvement de tête : oui, elle savait parfaitement que l'eau empoisonnée n'avait pas été faite au hasard, qu'ils avaient fait exprès d'attendre peu de temps mais suffisamment pour que tous les pouvoirs soient inaptes.

    Abigail était figée sur sa chaise, le regard vide, le visage défait : l'Ordre avait gagné ? Non, c'était impossible. Elle ne voulait pas le croire, ils ne perdaient rien pour attendre, voilà ce qu'elle pensait à cet instant précis, elle irait les trouver seule s'il le fallait, les chasserait les uns après les autres mais elle leur ferait payer ce qui s'était produit. Ils avaient perdus de nombreux hommes ? Ce n'était pas assez pour elle, ses poings se serrèrent rapidement et ses jointures commençaient à devenir blanches au fur et à mesure des paroles prononcées par Stèphen. Leur pouvoir était au dessus de leur niveau de combat ? Oui, elle s'en était rendue compte mais ce dont elle se souvenait c'est qu'ils étaient beaucoup plus fort et sournois qu'elle-même.

    Les dernières paroles de Stèphen la firent sourire malgré elle et elle ne put se retenir d'ajouter à la fin de sa tirade.


    - Merci mais vous savez Stèphen, ce n'est pas la première fois que le Gouvernement montre qu'il ne sert à rien. Qui a secouru les pauvres hommes prisonniers lors d'une prise d'otage ratée par groupe de trois personnes il y a de ça plusieurs mois ? Ce n'est pas le Gouvernement mais les familles. Ne vous en déplaise Stèphen mais je ne pense pas que les hauts membres de Gouvernement en ai vraiment quelque chose à faire du peuple. Pour moi, ils ne s'occupent de leur carrière, de faire croire qu'ils sont là pour la sécurité de tous mais il suffit d'une petite attaque pour qu'ils perdent pieds et ne savent plus quoi faire. Et pendant qu'ils cherchent à savoir s'ils doivent sauver la population ou se sauver eux-mêmes, ce sont les familles qui elles n'ont pas peur de se battre qui sauvent les miches du Gouvernement et bien sur après c'est lui qui en retire toute la gloire.

    Elle avait dit tout ça après qu'il l'aie complimenté sur sa cuisine, ce n'était peut-être pas très gentil mais c'est ce qu'elle pensait et puis comme ça elle serait fixé sur l'identité de son interlocuteur, s'il acquiesçait ses propos sans broncher il n'en faisait pas parti mais si le moindre signe sur son visage ou son corps le trahissait elle le verrait. Elle s'était calée sur sa chaise et attendait, ses couverts en main, elle s'attaquait à son poulet, le désossant comme elle imaginait tuer les uns après les autres les hauts gradés de la ville qui ne pensaient plus à ceux qu'ils devaient protéger. Pourquoi était-ce toujours pareil ? A bien y réfléchir, elle se demandait si les familles n'avaient pas vu le jour lorsque les premiers dirigeants avaient perdus l'esprit afin de protéger la ville d'une attaque extérieur. Elles avaient servis de défense immunitaire pour se débarrasser des virus mais malheureusement la lutte n'était toujours pas finie. Cette image la fit sourire et elle ne put cacher le sourire franc et rieur qui se dessinait sur son visage a cet instant là.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Lun 5 Sep - 14:32







J
e ne pus cacher mon sourire, lorsque je vis mon hôte finalement céder à l'idée de boire plusieurs gorgées d'eau. C'était un élément tellement essentiel à la vie, tellement précieux. Ceux qui étaient à l'origine du plan visant à priver les familles de leurs pouvoirs étaient de vrais démons. S'en prendre à la chose la plus naturelle et la plus cruciale pour la vie était un acte qui dépassait clairement les limites de l'acceptable. Cependant, c'était aussi typiquement le genre de chose où l'on ne demandait pas vraiment l'avis de qui que ce soit. Outre le maire et le scientifique responsable de cet exploit, certainement personne d'autre n'avait été au courant de ces manigances.
Dès mon premier jour, sur cette île, j'avais remis en cause l'autorité du Gouvernement auquel je suis censé appartenir : Il est lâche, faible, sournois et plus que tout, absent. Cependant, cela ne me changeait pas réellement de Moscou. Les hauts gradés se contentent de donner des ordres dans leurs propres intérêts, quitte à sacrifier de nombreuses vies pour accomplir leurs méfaits. C'était une réalité qui ne se limitait pas juste à Quederla, c'était une réalité absolue. Le petit peuple n'est rien d'autre que du bétail servant à remplir les caisses de l'état. Bien que mes pensées différées des agissements frappant de mes supérieurs, ce n'est pas pour autant que je n'écouterais pas les ordres qui me seraient donnés. Si je devais défendre une nouvelle fois l'hôtel de ville, ou un autre lieu, je le ferais et m'y rendrais sans hésiter. Si mon sacrifice peut sauver quelques civiles, comme le jour de la prise d'otage du centre commercial, j'accepterais mon sort sans broncher. Même si cela sert en réalité des plans dont je n'ai même pas conscience.
Dans mon malheur, la chance que j'avais, était d'avoir été assigné aux ordres du Général Min Jae Pioh, un homme qui semble bien détaché des hautes sphères qui régissent notre Gouvernement, les fuyants quelques peu, agissant pour ce qui semble être le bien de la ville. Mais ce n'est que mon appréciation instantané. Comme tout homme de pouvoir, il doit posséder certains vices. Au vu de la façon dont il m'utilise depuis mon arrivée, il semble tout de même assez détaché de la vie active de la cité. Je ne sais pas si c'est par flemme ou par désintérêt. Ce qui est sûr, c'est qu'en ne m'usant pas, il me laisse développer mon libre arbitre, il me laisse juger et prendre des décisions par ma propre personne. Chose qui m'était jusqu'alors, presque inconnu.



L
a Demoiselle, qui se trouvait face à moi, s'était arrêté de manger, se concentrant sur mes propos. Celle-ci me semblait bien émotive. Je haussais légèrement un sourcil, la voyant serrer ses poings, ne bougeant plus en dehors de cela, le visage terne.
Ce que je venais de lui conter lui déplaisait particulièrement. La femme qui se trouvait face à moi, pour ressentir de tels sentiments, suite à mes propos ne pouvait définitivement que faire parti d'une famille. Un habitant n'aurait exprimé que de la déception, en apprenant la situation, jetant du sel par dessus son épaule, priant que ça ne se reproduise pas. Cependant, la blondinette qui se trouvait dans mon champ de vision, elle, semblait vouloir en découdre. Elle semblait dégoûtée par ce qui s'était produit, elle semblait vouloir prendre les choses en main. Mon sourcil se rabaissa, laissant apparaître finalement un léger sourire. Ce n'était pas une mauvaise personne. C'est l'impression que j'en avais, maintenant. Mais agir sous l'impulsion de la colère ou de la haine est le meilleur moyen de se perdre. Et malheureusement pour moi, j'avais eu un avant-goût de la puissance des ennemis qu'elle pourrait affronter un jour, si elle décidait de poursuivre cette hypothétique voie. Ce serait du suicide.
Je n'avais pas encore retouché à mon assiette, que la jeune femme prit la parole, je l'écoutais, attentivement, toujours un fin sourire apposé sur mes lèvres.
La jeune femme semblait mettre un point d'honneur à descendre le Gouvernement, mettant en avant des faits antérieurs à mon arrivée. En toute franchise, je ne m'étais strictement jamais renseigné sur ce qui s'était réellement produit avant mon arrivée sur cette île. Bien que j'ai pu poser quelques questions, aux agents des renseignements, ils ont bien eut vite fait de les balayer du revers de la main. Je n'ai jamais pris, non plus, la liberté de consulter les archives, ou quoi que ce soit d'autres. Je ne savais même pas si j'en aurais l'autorisation. Un étranger, fraîchement débarqué entrain de fouiller les archives ? Peu importe comment on le tourne, aux yeux du Gouvernement je ne serais qu'un espion envoyé par un autre pays.
Je soupirais, légèrement, la laissant terminer sa tirade, avant de prendre la parole, ce léger sourire vite revenu sur mes lèvres :


« Vous savez, Abigail, vous vous en êtes certainement rendu compte aux vues de mon accent. Mais je ne viens pas de Quederla. Le bateau qui me transportait a accosté avec un jour de retard. Je suis arrivé en ces lieux, le 13 Juillet. Je suis un des miraculeux rescapés du 3ième étage. »

Marquant un temps d'arrêt, dans mes propos, mon sourire s'effaçant.

« Miraculeux.. si on veut. Ce jour là, je n'ai pas vu de miracle. Tout ce que j'ai vu, c'est des aberrations de la nature opprimant les otages. Si cet étage a survécu, c'est tout simplement parce que nous nous sommes battu pour rester en vie, coûte que coûte. »

Je marquais de nouveau un temps d'arrêt, pesant mes mots, essayant de m'exprimer de la façon la plus claire possible.

« À mes yeux. Tous les partis sont en tord. Tant bien le Gouvernement, que les Familles, que l'Ordre. »

J'inclinais légèrement le visage sur la droite, affichant un léger sourire attristé.

« Est-ce pour autant une raison d'exterminer tout le monde ?.. Je vous rassure, d'où je viens, la situation était plus ou moins similaire. Outre le fait qu'il n'y avait pas ces pouvoirs surnaturels, rentrant dans les rapports de force. Mais les personnes qui dirigent se contentent généralement de donner des ordres dans leurs propres intérêt. Je ne connais pas suffisamment bien cette ville afin d'avoir un jugement correct. Mais de ce que j'ai pu lire et apprendre, avant qu'un Gouvernement essaye de rétablir une certaine logique sur cette île, c'est l'héritage de deux frères, incapable de coopérer qui créait des bains de sang. Les deux familles sont donc à blâmer, aussi, non ? Si des habitants de Quederla ont fait appel à des forces externes, ce n'est certainement pas sans raison. Si aujourd'hui, alors que les familles dominent toujours la ville, certes de façon moins visible, l'Ordre est apparu, c'est clairement la faute de ces deux frères, préférant se déchirer, plutôt que de cohabiter. »

Mes paroles semblaient tout droit sortie d'un livre d'histoire. Pourtant, c'était bien la réalité et la base de tout ce qu'était devenu Quederla, aujourd'hui.
Je ne cherchais en aucun cas cacher mon identité, si elle me le demanderait, je lui répondrais honnêtement ce que je suis. Même si je serais incapable de lui répondre dans quel but ai-je été envoyé en ces lieux : Je ne le sais pas moi-même. Je n'ai pas honte de faire parti d'un Gouvernement fantoche. Et j'en ai moi-même conscience. Mais je fais parti de ceux, qui pensent que pour que la ville puisse continuer d'évoluer convenablement, il faut que tous les camps qui y résident soient de puissance égales. C'était aussi l'avis de mon supérieur direct, qui faisait son bout de chemin à sa façon. Je ne savais pas très bien sur quel genre de situation tout ceci déboucherait, je ne savais pas non plus quel genre de camp je finirais par choisir. Peut-être que mes anciens démons finiraient par me rattraper, faisant de nouveau de moi une bête sanguinaire assoiffée de champ de bataille. Tout ce que je sais, c'est qu'actuel, je ne suis qu'un simple spectateur, officiellement aux arrêts, officieusement entrain de gagner en puissance. Mais dans quel but ? Dans le but de ne flancher devant aucune famille, ni même devant l'Ordre, ni même -dans des cas extrêmes- devant le Gouvernement. Le chemin dans lequel mon supérieur nous avait engagé semblait semé d'embûche, en définitive, et bien loin d'être paisible, dans l'avenir.
Peut-être que je finirais par trouver ma propre voie, un jour, qui sait ?

(c) Lae/Matena


Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quederla :: Archives~ :: Les Archives :: Les RPs 2016-