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 Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]

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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Jeu 8 Sep - 16:29

    Abigail s'était assise sur le canapé et du coin de l'oeil, elle avait vu Stèphen s'asseoir à son opposé, elle détourna alors les yeux ne sachant ni quoi dire ni quoi faire. Pourquoi s'être assis aussi loin? Et puis de travers? Elle ne pouvait pas du coup mettre sa tête sur son épaule. Et elle se sentait seule. Seule? Oui, c'était bien de la solitude qu'elle ressentait à cet instant, c'était comme si elle était de nouveau seule dans cette grande maison. En plus, elle commençait à avoir froid. C'était elle qui s'était éloignée de sa source de chaleur et elle se plaignait. La jeune femme commençait à déprimer quand elle pensa à prendre la parole avec une question bâteau.

    Elle avait légèrement tourné sa tête vers l'homme pour l'écouter parler, il commençait à s'y habituer, voilà qui était une bonne nouvelle pour elle, la demoiselle se sentait revivre. Elle aurait aimé lui demander s'il comptait rester, si elle pourrait le revoir après cette soirée mais elle avait peur d'entendre la réponse. Alors elle se taisait et buvait ses paroles tout en portant sa tasse à ses lèvres. Il s'arrêta ensuite, il ne parla plus. Etait-il perdu dans ses pensées? Elle ne savait pas. Son cerveau et son corps étaient en contradiction totale, elle était perdue elle aussi. Elle secoua la tête et envoya bouler toutes ses incertitudes, elle regretterait peut-être plus tard tout ce qu'elle avait fait durant cette soirée mais tant pis. Petit à petit, elle se rapprocha de Stèphen et se posta juste face à lui, ses jambes touchant les siennes, elle continuait de le regarder. De l'inquiétude se peignit sur son visage: elle voulait savoir, tant qu'elle ne saurait pas elle n'arriverait pas à trouver le sommeil cette nuit.


    - Stèphen, ça va ?

    Elle s'était encore plus rapprochée et avait posée sa main droite sur le bras gauche de Stèphen, elle était de plus en plus inquiète, il ne lui avait rien répondu, la demoiselle prit son courage à deux mains et planta son regard dans le sien.

    - C'est de ma faute ? J'ai fait quelque chose qui t'a déplu et tu n'oses pas me le dire ? Stèphen, s'il te plaît parle-moi. Dis-moi ce qui ne va pas, je t'en prie.

    Abigail le fixa et le détailla, c'était la première fois qu'elle avait affaire à un homme aux cheveux longs, elle avait beaucoup de questions à lui poser: d'où venait-il exactement ? Comment était la vie là-bas ? Son pays ne lui manquait-il pas trop ? Et d'autres choses encore comme: Pensait-il rester ici ? Pensait-il pouvoir vivre à Quederla ? Mais tout ça n'avait pas d'importance pour l'instant, tout ce qu'elle voulait c'était qu'il lui parle, elle voulait entendre sa voix encore, encore et encore.
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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Jeu 8 Sep - 17:14







J
e venais tout juste de terminer mes paroles et... Plus rien, le silence. Le noir, le néant, le vide absolu. Je ne savais même pas si j'avais ou non répondu à sa question. Je ne savais plus ce qu'était sa question. J'étais là, dans mon coin, enfoncé dans le canapé, la tête ailleurs. Je devais me ressaisir, et plus vite que ça. Je n'avais pas l'habitude d'être désarçonné de la sorte. Je ne l'avais jamais été, en fait. La première période de doute et de questionnement de ma vie avait eu lieu lors de ma traversée en bateau, lorsque je réalisais que je ne reviendrais plus jamais en Russie, lorsque je comprenais ce qui m'arrivait réellement. La seconde période de doute et de questionnement de ma vie... Elle, c'était encore autre chose. C'était le jour où j'avais posé les pieds à Quederla, lors de la prise d'otage, lorsque je me suis retrouvé avec ces êtres aux pouvoirs surnaturels. Je n'avais pas eu le loisir de douter bien longtemps. Si j'avais pris mes aises, je serais mort. Ma troisième période de doute, c'est tout ce qui s'en était suivi. Pourquoi ? Qui sont-ils ? Que puis-je faire ? Que dois-je devenir ?... Alors que je commençais à en sortir, à comprendre ce que je pouvais faire, de quelle façon, et à qui j'avais à faire, me voilà maintenant plongé dans une quatrième période de doute. Elle était cependant bien singulière. Totalement différentes des précédentes. Et pourtant, elle m'entraînait bien plus loin dans mes songes que les autres. Ici, il n'était pas question de vie ou de mort. Ici, il n'était pas question de survivre. Ici, il était juste question de comprendre ce qui se passait à l'intérieur de moi. De l'analyser, de l'assimiler, de me l'expliquer : Et Dieu sait que c'est compliqué. J'en suis incapable. Je m'en mordis la lèvre inférieure. Si je continuais, j'étais bon pour me l'ouvrir, encore une fois.
J'étais plongé dans les abysses de mes pensées. Qu'est-ce qui pourrait bien m'en détacher ?

Rien d'autre qu'Abigail. Et c'est ce qu'elle faisait. Me repêchant, comme elle pouvait. Je ne m'en étais pas rendu compte, mais elle était maintenant collée contre moi. Non jambes se touchant, légèrement penchée vers moi, pour ne pas dire, sur moi, étant donné que j'étais quelque peu enfoncé dans le canapé.
La main de la jeune femme se posa rapidement contre mon bras. Elle me regardait, me fixant, me dévisageant, scrutant chacune de mes réactions. Si cela avait été quelqu'un d'autre, je me serais senti terriblement mal à l'aise. Je me serai tourné, j'aurai fuis les regards, j'aurai changé de trottoir, je sais pas. J'aurai tout fais pour que cette situation s'estompe.
Pourtant, j'étais là, je ne réagissais pas, j'en arrêtais de me mordre la lèvre. Ses jambes me touchaient. Sa main était contre mon bras. Son visage était prêt de moi. Elle me regardait. Elle me regardait... Je me perdis dans son regard quasiment instantanément.
La jeune femme à mes côtés pris la parole, me demandant si ça allait. Qu'est-ce que je pouvais donc bien lui répondre ? Un léger sourire s'afficha sur mes lèvres.
Qu'est-ce que je pouvais répondre à cette question ? Je n'étais pas blessé, donc en théorie, ça allait !.. Cependant, ce n'était pas là la réalité de cette question. Et je le savais très bien. Je ne pouvais quand même pas lui répondre que depuis qu'elle s'était rapprochée de moi, que depuis qu'elle était contre moi, ça allait mieux ? Que je me sentais mieux ? Je ne pouvais pas lui avouer cela, pas comme ça. Je me contentais de sourire. Cela ne suffirait bien évidemment pas à balayer son questionnement ni son inquiétude.
En nous regardant droit dans les yeux, la Demoiselle reprit la parole.
Je me taisais, enfin.. ça n'avait pas vraiment changé. Je me contentais de l'écouter parler. Inquisitrice, elle se remettait en question sur ce qui venait de se passer. Elle me suppliait de lui dire si j'avais mal pris ou mal vécu quelque chose...
Alors.. d'un côté, cela sous-entendait qu'elle passait, elle aussi, son temps à se battre contre sa propre personne, dans ses pensées.. et qu'elle s'en accusait. D'un autre côté, cela voulait aussi dire que je devais avoir l'air tout bonnement pitoyable, depuis qu'elle avait quitté mes bras.

J'inclinais le visage sur le côté, seulement quelques centimètres séparaient nos deux têtes. Je ne pouvais m'empêcher de sourire tendrement, de la regarder dans les yeux, ses yeux avaient le dons de me laisser m'y perdre, si facilement.
Je laissais échapper un léger soupir. Mon corps ne bougeait pas. Si ce n'est mon bras droit. Ma main vint rapidement gagner la joue de la jeune femme, reprenant sa position, celle qu'elle avait occupé plusieurs dizaines de minutes plus tôt. Cela me semblait maintenant tellement lointain, que c'était peut-être même plus d'une heure auparavant. Je ne savais pas vraiment quelle heure il était, et je m'en fichais éperdument.
Je retrouvais tout doucement le contact de ma peau contre la sienne, lui caressant quelques instants la joue. Je ne répondais toujours pas.
Et puis, plus rien. Plus de contact avec sa joue. Ma main en était partie.
Légèrement maladroit, mais tout en essayant de ne pas trop surprendre la jeune femme, dégageant mon bras gauche de son emprise, je vins la prendre de nouveau dans mes bras, l'obligeant à s'écraser de nouveau contre moi. Je l'entourais de mes bras. Mon visage était dans la direction du sien, observant ses réactions.
D'un voix faible, douce et calme :


« Non.. tu n'as rien fait qui m'ait déplu. »

Mon visage se teintait d'intimidation et d'hésitation.

« C'est plutôt.... l'inverse.. je... »

M'arrêtant dans mes paroles. Reprenant ma respiration, avec difficulté. Je m'apprêtais à dire la suite d'une traite. Même si je n'y arriverais certainement pas.

« Je voulais te reprendre dans mes bras. »

Je l'avais fais !... Enfin, que la moitié de ma phrase. J'avais prévu d'en dire plus. Mais c'était déjà un bon début. Respirant de nouveau, avant de reprendre la parole.

« Je.. je me suis senti... froid, après que tu les aies quittés. »

J'expirais mon souffle, en même temps que mon soulagement. Je l'avais dis.
Maintenant, je fuyais le regard d'Abigail. Je n'avais nul part où me cacher. Je l'avais faite venir contre moi. Je l'avais même dans mes bras. C'était de ma faute, je ne m'étais pas ouvert de porte pour fuir. Alors je ne faisais que fuir son regard. Mon teint devait certainement être entrain de rougir. Même si je ne pouvais me voir.

(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Jeu 8 Sep - 18:19

    L'Elémentis le regardait toujours, elle s'était perdue dans ses yeux rouge. Une grande chaleur s'empara du corps de la demoiselle quand elle se rendit compte qu'il n'y avait que quelques centimètres qui séparaient leurs visages et leur corps. Elle attendait une réponse qui ne venait pas et puis sa main vint se poser sur la joue d'Abigail avant de la caresser légèrement, la jeune femme pencha sa tête pour en savourer un peu plus la douceur avec laquelle il s'y prenait. Elle rompit le contact qu'elle avait établi par leurs yeux pour savourer encore plus. Et puis plus rien, sa main s'était retirée et la Abigail rouvrit les yeux, décontenancée. Il se dégageait de sa joue et de son bras mais il continuait de sourire, c'était quoi le problème, parce qu'il y avait forcément un problème.
    Et là, elle ne comprit plus rien à ce qui se passait sous ses yeux, il l'avait pris dans ses bras et la retenait contre son corps, aucune échappatoire possible puisqu'il la retenait de ses bras mais ce n'était pas un souci, de toute façon, elle n'avait aucune envie de se détacher, au creu de ses bras elle se sentait apaisée. Elle avait fermé les yeux, les joues légèrement rougies, elle profitait de l'étreinte qu'elle n'avait pas osée lui faire quelques instants plus tôt.

    Les yeux clos, elle écoutait Stèphen prendre la parole, elle pouvait enfin l'entendre, il lui parlait de nouveau, un grand sourire vint s'afficher sur son visage. Elle n'avait rien fait? Que voulait-il dire? Elle avait rouvert les yeux et le regardait, au moment où elle allait lui poser la question, c'était Stèphen qui prenait la parole, avait-il lu dans ses pensées ? Dans tous les cas, il lui précisa sa pensée, lui déclarant que c'était l'inverse qu'il avait désiré la ravoir dans ses bras. Abigail ne put que lui faire un petit sourire mais ses joues étaient maintenant bien plus rouges. Ainsi, lui aussi avait aimé cet proximité entre eux deux.

    Abigail ne répondit rien, elle l'avait vu rougir tout comme elle l'était elle-même depuis plusieurs secondes et puis sans rien dire, elle se mit à réfléchir. Pourquoi se sentait-elle si bien quand elle se trouvait dans ses bras ? Elle ne le connaissait pourtant que peu ? Etait-ce le fait d'être restée à l'hôpital sans voir qui que ce soit, sans avoir aucun contact physique, qui la mettait dans cet état ? Non, c'était autre chose, elle en était sûre mais quoi? Un seul coup d'oeil pour voir Stèphen suffit à la faire chavirer, même s'il fuyait son regard, elle, elle pouvait toujours voir ses yeux si profond. Elle aurait put y nager ou s'y noyer qu'elle s'en ficherait. Elle ne pouvait croire ce que son esprit venait de lui mettre devant les yeux, non ce ne pouvait être de l'amour. Non pas que le personnage n'était pas séduisant mais on ne tombe pas amoureux en quelques secondes. Mais à bien y réfléchir, elle n'avait jamais ressenti ce qui se passait en elle pour qui que ce soit alors il fallait qu'elle se fasse une raison. Elle était tombée amoureuse de Stèphen, elle était tombée amoureuse d'un homme qu'elle ne connaissait que très peu mais elle ne pouvait rien faire pour lutter contre cela.

    Elle voulait qu'il la regarde et tout ce qu'elle trouva à faire c'était de venir poser sa tête au niveau de son cou et d'y déposer un léger bisou. Elle put de nouveau se plonger dans ce regard qui l'attirait sur des pentes dangereuses, si elle se laissait guider par son corps, il ne resterait probablement rien de la situation actuelle et de la gentillesse de Stèphen, il la repousserait certainement. Alors non, elle ne le ferait pas, elle laissa son regard se perdre dans cette mer rouge et se mordit fortement les lèvres. Elle souhaitait qu'il ne remarque pas l'emballement de son coeur ou tout serait terminé avant même que cela aie put commencer. Les mots "Je t'aime" résonnaient elle, dans sa tête et son corps mais elle se refusait à ce qu'ils dépassent ce qui lui servait de lèvres.
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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Jeu 8 Sep - 21:01







L
es réactions de la jeune femme partageant le canapé, à mes côtés, ne pouvait que m'encourager à plus. Lorsque je me décidais finalement à venir lui caresser de nouveau la joue, celle-ci s'abandonna totalement suite à cette caresse, l'amplifiant comme elle le pouvait, fermant les yeux, inclinant son visage. Cette vision me troublait, dans le bon sens du terme. Ce spectacle qui m'était présenté me plaisait. Plus que tout. J'aurais pu rester là, de nombreuses minutes, continuant de la regarder tout en lui caressant la joue. Après tout, c'était de la faute de cette main, si nous en étions là, maintenant. C'était aussi de la faute de sa petite joue. C'était elle qui avait tenté ma main, lorsqu'elle était encore couverte de larme. C'était cette action qui avait tout déclenché. Je ne pouvais pas imaginer l'idée de reproduire le fait de la prendre dans mes bras sans commencer par lui caresser la joue. Et cela semblait lui plaire au moins tout autant qu'à moi. Je ne pouvais pas rêver de meilleurs encouragements, pour passer à l'acte, pour la prendre de nouveau dans mes bras, contre moi. Lorsque j'arrêtais mes méfaits, afin de pouvoir la prendre dans mes bras, j'eus le droit à une petite mine déconfite de la part de ma partenaire. Comme si elle ne comprenait plus rien à la situation, comme si elle voulait me dire qu'elle souhaitait que je continue mes actes, encore. Ce n'était qu'une nouvelle source de motivation supplémentaire pour venir la nicher dans mes bras, sans lui laisser le choix. C'était sa place. Depuis qu'elle l'avait quitté plusieurs minutes plus tôt, malgré ces silences, c'est là que je la voulais, maintenant, tout de suite : Dans mes bras.
Nous étions finalement réunis. Et maintenant que je sentais de nouveau son corps contre le mien, que je me rendais compte que mon envie, depuis tout ce temps, était partagée, je me sentais légèrement soulagé. Même si je n'avais pas encore repris tous mes moyens, même si je n'avais pas encore répondu à ses inquiétudes, peut-être qu'en l'ayant dans mes bras, cela me donnerait le courage de prendre la parole.
Et c'était le cas, difficilement, j'arrivais à lui avouer la raison de mon silence. J'arrivais à lui confier que je n'avais pas voulu qu'elle se détache de moi, qu'elle reste dans mes bras. Cette sensation avait été si électrique, si plaisante. Même si c'était la panique qui nous avait guidé dans les bras, l'un de l'autre, le fait de ne plus savoir quoi faire, ni comment, je ne pouvais plus me chasser l'idée de la tête qu'elle devait s'y retrouver de nouveau. Si j'avais du quitter son domicile, après cette courte étreinte, sans qu'elle n'ait jamais regagné mes bras, je m'en serais très certainement toujours voulu. Même si... même si dans le futur, nous nous serions rencontré de nouveau, même si nous nous serions de nouveau pris dans les bras, même si... Je voulais que ce soit ce soir. Je voulais que ce ne soit pas uniquement dut aux larmes de mon hôte. Je voulais savoir si j'avais été le seul, ou non, à réellement apprécier cet instant, à vouloir le répéter. Et elle venait de me demander la réponse, la réponse à tout ce qui me tourmentait depuis lors. Abigail aussi, n'était pas contre l'idée de se remettre dans mes bras. Je ne pouvais pas expliquer pourquoi, ni comment, mais je me sentais bien, je me sentais satisfait, je me sentais heureux de cet instant.

Après avoir finit mes paroles, je fuyais son regard. Je ne savais pas ce qu'elle allait me répondre, certes. Je venais de faire ce que je venais de dire. Et elle l'avait accepté. Mais je ne savais pas, peut-être qu'elle se moquerait de moi, peut-être qu'elle le tournerait en ridicule, peut-être qu'elle en jouerait ? Je n'en avais aucune idée. Mais maintenant, le mal était fait, je ne pouvais plus qu'assumer sa réaction. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle allait me dire en retour. Je ne voulais même pas y penser, je voulais me contenter de l'avoir dans mes bras, contre moi, profitant de nouveau de cette situation. Peut-être que quand elle m'aura répondu, j'oserai de nouveau glisser une main au niveau de sa nuque ou..
Elle ne me répondit jamais. Du moins, avec des mots. Sa réponse était tout autre, et quelque chose que je n'aurai jamais pu imaginer. La jeune femme était venue, de nouveau, nicher sa tête dans mon cou. Et cette fois-ci, ce n'était pas pour y éclater sa respiration, ni y faire couler ses larmes, c'était pour m'y déposer un petit bisou. Je ne m'y attendais pas du tout, et en plus de me surprendre, elle me fit frissonner légèrement. Mon cou n'avait jamais rien porté d'autre que mon armure, il n'avait jamais reçu de blessure, il n'avait jamais été caressé par autre que moi, il n'avait jamais été touché. Le vent l'avait quelque fois malmené, un peu plus tôt dans la soirée, c'était le souffle chaud de la jeune femme qui venait s'y écraser, et maintenant, c'était ses lèvres.
En réponse à ce léger baiser, à cette provocation, je me décidais finalement à incliner mon visage en direction du sien, cherchant son regard du mien. Ils se retrouvèrent bien vite. Et tant bien pour Abigail que pour moi, on se retrouvait de nouveau hypnotiser l'un, l'autre, dans nos regards respectifs. C'était ça, c'était cette sensation que je recherchais. C'est ce que je voulais recréer. Je voulais la sentir contre moi, je voulais me plonger dans son regard, m'y perdre, y perdre la raison. Je voulais sentir son souffle contre ma peau, je voulais.. Doucement, ma main droite se détachait de la jeune femme, la libérant quelque peu de mon emprise, venant à nouveau se positionner contre sa joue. Au même moment, je la voyais entrain de se torturer les lèvres à son tour. Je voulais sentir de nouveau ma peau contre sa peau. Et c'était chose faite, je lui caressais de nouveau, doucement la joue. Mon regard était infidèle. Maintenant que j'avais remarqué ses mordillements, j'hésitais entre me replonger dans ses yeux ou l'attirance que ses lèvres me procuraient. Je souhaitais l'empêcher de continuer de se mordre les lèvres. Je souhaitais lui en passer l'envie.
Lentement, emplis d'incertitude, j'inclinais un peu plus mon visage. Très rapidement, nos front se heurtèrent, délicatement. Nos visages n'avaient jamais été aussi proche. Front contre front, nez contre nez. Tandis que ma main continuer d’œuvrer contre sa joue, tandis que mon autre bras l’entourait, tandis que nos jambes étaient collées.. je laissais échapper, dans un très léger soupir :


« Arrête... »

Je ciblais ses morsures, même si elle ne s'en était pas forcément rendu compte, même si elle ne s'en rendrait peut-être pas compte... Décollant légèrement mon front de celui d'Abigail, mes lèvres vinrent se poser contre les siennes, lui rendant ce tout petit bisou qu'elle venait de me voler, dans mon cou.
Cela ne dura qu'un bref instant, dans l'unique but de l'empêcher de continuer à se mordre.. et de recevoir sa punition, pour avoir osé l'embrasser.

(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Ven 9 Sep - 12:59

    Elle avait déposé un léger bisou dans le cou de Stèphen, elle s'en était voulu aussitôt, non mais qu'elle idée sérieusement ? Si jamais, elle survivait à cette soirée, elle risquait de partir pour faire des hostérités dans les montagnes. Toute seule, elle apprendrait à contrôler ses pulsions et ses envies. Le regard de cet homme lui fit tout oublier jusqu'à sa propre identité, un seul sentiment se trouvait encore présent en elle : celui de l'embrasser, de le garder près d'elle jusqu'à la fin de ses jours. La séquestration devenait une excellente idée à dire vrai.

    Et puis elle se mordit les lèvres, c'était la chose qu'elle n'aurait pas du faire mais elle l'avait faite pour s'empêcher de dire des choses qu'elle aurait regrettée. Tandis qu'elle se torturait la tête, la main de Stèphen était revenu au contact de sa joue. Des frissons la parcoururent de nouveau, elle était dans un état second si l'on peut dire, elle ne remarqua même pas que son compagnon du moment rapprochait sa tête de la sienne, elle ne voyait plus rien, trop prise avec ses sentiments qu'elle essayait de cacher comme elle le pouvait. Et puis elle l'entendit dire "arrête" mais arrêter quoi ? S'était-il rendu compte de ce qu'elle souhaitait garder secret pour le moment ? Voulait-il qu'elle arrête de le charmer ? Qu'elle arrête de le torturer mentalement ? Elle n'en avait aucune idée mais cela lui avait ouvrir de grands yeux et puis ce qui se passa ensuite la tétanisa.

    Il avait déposé ses lèvres sur les siennes, non ce n'était pas possible, elle devenait folle, elle ne pouvait y croire. Non, ce n'était forcément qu'une méprise mais et si... et s'il l'aimait lui aussi ? Et s'ils avaient eu le coup de foudre l'un pour l'autre ? Et s'il n'attendait que ça depuis le début ? Et s'il attendait maintenant qu'il lui donne une réponse ? Qu'elle fasse un geste ? Abigail ne comprenait plus rien, elle qui était d'habitude si vive et qui comprenait beaucoup de choses, qui remarquait les choses qui échappaient aux autres, elle était aujourd'hui totalement dépourvu d'arme face à Stèphen, elle ne savait jamais ce qu'elle devait faire ou dire, elle ne voulait pas le blesser, elle ne voulait pas le rendre malheureux mais elle avait passé tant de temps seule, dans son antre dans la forêt, depuis qu'elle était revenue, tout s'était enchaîné si vite. A l'heure actuelle, elle n'était plus maîtresse de sa vie ni de ses gestes.

    Pourquoi ? Pourquoi l'avait-il embrassé ? Elle n'avait qu'une envie lui rendre ce baiser qui lui avait plut mais qui avait été trop court à son goût. Pourtant quelque chose l'en empêchait, une petite voix dans sa tête qui lui murmurait qu'il ne partageait pas ses sentiments, qu'il avait eu un autre but en l'embrassant que de simplement l'embrasser. Rien n'y faisait, elle ne pouvait s'en défaire, il se devait de savoir. Alors pour toute réponse à son baiser, elle ne put que le regarder fixement et murmurer:


    - Pourquoi ?

    Elle n'était pas capable de mettre de l'ordre dans sa tête mais elle savait que la question comme ça ne voulait rien dire alors elle se força à reprendre la parole pendant qu'elle cherchait une réponse dans les yeux de Stèphen.

    - Pourquoi m'as-tu embrassé ? Je veux dire, tu n'as pas de sentiments pour moi, si ?

    Des larmes commençaient à revenir à ses yeux, elle ne voulait pas de cette éventualité, sans laisser le temps à Stèphen de comprendre ce qu'il se passait, elle déposa ses mains au niveau de ses épaules et se hissa jusqu'aux lèvres de l'homme où elle posa les siennes dessus, passant une main dans ses cheveux, l'autre n'ayant pas bougé, elle accentua la pression de ses lèvres contre les siennes et en savourait les moindres secondes, elle ne relâcha son emprise que lorsqu'elle manqua d'air. En revenant à sa position initiale, elle avait baissée la tête et déclara d'une petite voix:
    - Ça se sont mes sentiments à ton égard. Je...

    Non elle ne pouvait en dire plus, elle avait déjà succombé à ses désirs, elle devait éviter de se rajouter d'autres problèmes, elle se mura alors dans le silence et fuyait le regard de l'homme qui se tenait toujours près d'elle, s'il voulait partir, elle comprendrait sa réaction et n'essayerait pas de le retenir mais elle risquait vivement d'y laisser sa vie.

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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Ven 9 Sep - 16:28







Q
uelle idée. Que m'était-il passé par la tête, pour l'embrasser ? Pourquoi est-ce que je l'avais fais ? Comment avais-je osé ?.. Je.. j'étais là, près d'elle, je regardais son visage, nous étions proche... Et puis, elle s'était mordu les lèvres. Elle se les mordait, je voulais que ça cesse, je ne voulais pas qu'elle se fasse mal. Je ne voulais pas qu'elle continue de se mordre les lèvres ainsi, face à moi. Je.. la vision de ses actes m'avait fait tourner la tête. J'avais perdu la raison, de brefs instants, afin d'appliquer les envies qui me rongeaient. C'était une torture, d'avoir son visage si proche du mien, de la voir se mordre les lèvres, d'alterner entre ses yeux et ses lèvres. J'avais succombé, je l'avais embrassé.
Je ne pourrais pas revenir en arrière. Je ne savais pas ce que cela allait engendrer. Je.. n'étais plus sur de rien, maintenant. La seule chose à laquelle je me raccrochais, c'était au fait que j'avais apprécié passer à l'acte, au fait que j'avais pris du plaisir à l'embrasser. Tout le reste ne m'importait plus, maintenant. Si je m'écoutais, je recommencerais, encore. Et encore.
La jeune femme qui se trouvait à mes côtés, à moitié sur moi, maintenant, même, me regardait fixement. C'était un début de douche froide. Je venais de faire quelque chose qui n'aurait pas du se produire. Même si elle avait accepté de revenir contre moi, de revenir dans mes bras.. lui prendre ses lèvres, c'était une toute autre histoire. J'avais été imprudent, j'avais oublié comment me comporter, l'espace d'un instant suffisamment long pour coller mes lèvres contre les siennes. Je... Je ne savais pas quoi faire pour me sortir de ce mauvais pas. C'était décidément ma journée des premières fois. C'était la première fois que je mangeais en compagnie d'une personne en dehors de la caserne, c'était la première fois que je caressais la joue de quelqu'un, c'était la première fois que quelqu'un pleurait contre mon épaule, c'était la première fois que je sentais le souffle d'un autre sur ma peau, c'était la première fois que je prenais quelqu'un dans mes bras, c'était la première fois que je subissais une étreinte en retour, c'était la première fois que je recevais un bisou dans le cou, c'était la première fois que mes lèvres effleuraient celles de quelqu'un d'autre.. et ce serait certainement, aussi, la première fois que je me ferais remettre à ma place, que l'on me calmerait mes ardeurs.
J'avais beau le tourner dans tous les sens possibles, je ne regrettais pas ce bisou. Ce qui me dérangeait, c'était la quasi-certitude d'avoir été le seul, à en ressentir l'envie. Je ne fuyais pas réellement son regard. Nous nous regardions, tous deux fixement. J'avais arrêté mes caresses, je ne bougeais plus. Je me préparais à subir des remontrances, lorsqu'elle prit la parole, me murmurant des explications. Elle me demandait pourquoi. Instantanément, je me sentis gêné, mon visage devint bien plus cramoisie qu'il ne l'était déjà. Il fait chaud, dans cette pièce.. ou peut-être que cela est du à la proximité de cette femme, et à nos états d'âme. Je ne savais pas quoi lui répondre. Je ne pouvais pas simplement dire : Parce que j'en avais envie ? Parce que je n'arrivais plus à détacher mon regard de tes lèvres ?.. Ce serait tellement plus simple, si j'avais eu le courage de lui répondre ceci, aussi-tôt qu'elle m'ait demandé pourquoi.

J'étais définitivement gêné, je ne savais plus où me mettre, je ne savais plus quoi penser, ni comment tourner mes pensées. Cependant, je ne rompais pas le contact visuel. Je continuais de la regarder, nous continuons de nous observer, scrutant les réactions, l'un de l'autre. Au moment où je m'apprêtais à bafouer quelque chose, en guise de réponse, Abigail reprit la parole, toujours sur des murmures, complétant sa question.
Je l'avais bien comprise, cette question, du premier coup. J'avais bien compris qu'elle me demandait pourquoi est-ce que j'étais venu poser mes lèvres contre les siennes. Cependant.. elle soulevait un point que je n'avais qu'à peine effleuré de mes idées. Je n'ai pas de sentiments pour elle ?.. Qu'est-ce que j'en sais, qu'est-ce que j'en savais... Je suis un homme ennemi des question. Ce soir, en sa compagnie, j'avais explosé le quota de questions. Je venais très certainement de me retourner le cerveau dans tous les sens de façon bien plus importante qu'au cours des quinze dernières années réunis.
Je ne savais pas quoi lui répondre. Tant bien à la première qu'à la deuxième question. C'était difficile de me l'admettre. Mais pour ce qui touche les sentiments, je ne suis rien de plus qu'un gosse incapable de se comprendre lui-même. Est-ce que j'en possédais, pour elle ? Qu'est-ce que je ressentais, pour la personne qui se trouvait à mes côtés ? Qu'est-ce que j'avais ressenti, tout au long de la soirée, en sa compagnie ?
Au début, j'étais intrigué. Elle était là, sur ce banc. Comme si elle ne faisait pas parti du tableau. C'était pour cette raison que je m'étais approché d'elle.
Par la suite, j'étais impressionné. Elle n'avait rien d'une malade, elle semblait agile et adroite. Quand elle rejoint sa cuisine, elle me semblait miraculeuse, s'activant dans tous les sens, multipliant les tâches simultanées, pour préparer au final, certainement le meilleur repas que je n'avais jamais pu manger.
Après, j'avais été contrarié. J'ai eu l'impression que peu importe ce que je disais, et peu importe ce qu'elle me disait, nous nous comprenions pas. J'avais eu l'impression que nous nous éloignions de plus en plus, alors qu'en réalité, nous ne faisions que nous rapprocher.
Par la suite, je ressentais, intérieurement, l'immense besoin de l'épauler, de lui apporter mon aide, mon soutiens. Ce n'était même plus un besoin, c'était une nécessité : Je me devais d'être à ses côtés.
Lorsqu'elle se sépara de moi, après cet épisode, je sentais un vide absolu, à l'intérieur de moi. Nous avions beau être dans la même pièce, nous n'arrivions plus à nous atteindre, l'un l'autre, comme si nous nous étions perdu. J'avais détesté cela. Et c'était pour ça, que je l'avais pris de nouveau dans mes bras. Je voulais goûter de nouveau à cette proximité, à la chaleur de son corps, à la douceur de sa peau. Je ne voulais plus sentir le froid qu'elle avait créé sur mon être, lorsqu'elle s'était détaché de mes bras.
Enfin, je ne pouvais pas m'empêcher de tomber sous son charme, d'oublier ma raison, d'écouter mon corps, de laisser tomber les réflexions, d'agir. Et c'était de sa faute ! Tout était venu du fait de ses lèvres, s'agitant sous mes yeux. Je n'avais pas pu me contrôler, je n'avais pas pu m'empêcher de les joindre aux miennes.
Maintenant que j'y pense. Au fin fond de mon être, je ne voulais plus que tout ceci s'arrête. Je ne voulais plus m'éloigner d'elle. Je ne voulais plus imaginer un lendemain sans l'idée de pouvoir de nouveau la prendre dans mes bras. Je ne voulais pas d'un futur où je ne pourrais pas reposer mes lèvres contre les siennes.
C'était donc ça, posséder des sentiments pour quelqu'un ?
Si c'est réellement ça, alors oui, j'en possède, des sentiments pour elle, pour la jeune femme à mes côtés sur le canapé, pour l'hôte qui m'avait reçut chez elle, pour la patiente que j'avais aidé à se sortir de l'hôpital, pour la femme que je venais d'embrasser.

Mais qu'est-ce que je pouvais bien lui répondre... Moi et les mots, on est pas très doué, et ce n'est pas d'aujourd'hui, ce n'est pas nouveau. Même me contenter d'acquiescer.. je ne savais pas si j'y parviendrais. Mon visage était bien plus communicatif que moi. L'air gêné supplantait tout le reste. Je réagissais comme un adolescent qui venait de recevoir son premier baiser, de la fille qu'il aime en secret depuis des années.
Je me devais de lui répondre. Lorsque je vis des larmes commencer à perler en ses yeux, je ne savais plus comment réagir. L'avais-je déçu à ce point ? L'avais-je mis aussi mal à l'aise que cela ? Comment est-ce que je pourrais me le pardonner ? Pourquoi venais-je de rayer ce future qui m'attirait tant, pour un petit bisou. C'était à mon tour de me mordre la lèvre inférieure. J'allais prendre la parole, j'allais lui répondre, j'allais lui avouer que si. J'en avais, des sentiments pour elle. Je me devais de le faire, je ne voulais pas la faire pleurer de nouveau.
Sauf.. qu'elle ne me laissa pas le temps de m'exprimer. Rapidement, les mains sur mes épaules, elle se hissa à ma hauteur. L'instant d'après, une main dans mes cheveux, l'autre qui lui servait de pilier sur mon épaule, elle m'embrassait à son tour. J'étais scotché. Je ne pouvais pas réagir. Je ne pouvais qu'apprécier l'instant présent, savourant notre second baiser. J'étais là, assis sur son canapé, je l'avais contre moi. Elle venait de répondre à mon bisou par un gros baiser. Je.. j'étais sonné. Définitivement.
Lorsqu'elle se désengageait, la tête baissée, retournant à la place qu'elle occupait de brefs instants avant. Me murmurant que c'était ses sentiments à elle. Que c'était ce qu'elle ressentait. Que c'était ce qu'elle voulait.
J'étais sous le choc. Mon regard suivait son visage. Elle commençait à le fuir. Elle voulait se cacher, disparaître, fuir, comme moi, quelques instants avant. Abigail ne disait plus rien. Elle avait le visage bas, elle ne me regardait plus. Elle venait de m'avouer ses sentiments. Pas avec des mots, mais avec des gestes, avec un baiser bien plus audacieux que le mien. Elle me surpassait de très loin, ce soir. Cette pensée me décrocha un léger sourire. La Demoiselle me montrait la voie. Elle éclairait mes pensées, je serais bien sot de ne pas prendre exemple d'elle.
Doucement, encore une fois, ma main droite vint de nouveau trouver sa joue, la caressant brièvement. Dans un murmure, je prenais la parole :


« Et ce sont les miens, pour toi, et rien que pour toi, Abigail. »

Avançant mon visage, la faisant incliner le sien de ma main présente sur sa joue, doucement. Je venais l'embrasser de nouveau, à mon tour, imitant son baiser à la perfection. Cette fois-ci, je ne la laisserais pas détourner son visage, je ne la laisserais pas fuir mon regard.
Une fois ce baiser terminé, je vins apposer mon front contre le sien, ma main lui caressant la joue, nos nez se touchant légèrement sur le bout.
Je me concentrais, afin d'essayer de faire sortir une nouvelle phrase de mon être. Prenant de nouveau la parole, toujours dans un murmure :


« Je.. je veux rester à tes côtés. Je veux pouvoir te prendre dans mes bras à chaque fois que je le désire, je veux pouvoir te caresser la joue, je veux.. je veux.. pouvoir t'embrasser. Je ne veux pas te quitter... J'y comprends rien.. mais c'est ce que je ressens, pour toi, là, de suite, en ce moment. Et je ne veux pas arrêter de ressentir tout ça, pour toi. »

Avouais-je, finalement, laissant échapper un léger soupire, mon souffle s'écrasant directement sur le visage de la jeune femme.
(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Ven 9 Sep - 21:34


    Abigail en était sûre, elle allait tout perdre, elle allait le perdre. Tout était fini avant même d'avoir commencé, comment avait-elle put être aussi sotte, aussi irréfléchie ? Ce n'était pas de sa faute, c'était celle de Stèphen, de ses yeux, de sa bouche, de son nez, de ses cheveux, de son corps. Tout l'attirait, le corps d'Abigail lui dictait des choses auxquelles elle n'aurait jamais pensé mais elle s'était laissée prendre au jeu, elle avait voulu brûler les étapes et elle allait le payer. Alors qu'elle était certaine qu'il allait se décoller, qu'il allait partir, elle eut le plaisir et la surprise de sentir sa main se poser de nouveau sur son visage. Abigail releva légèrement la tête vers Stèphen à ce contact, elle ne pouvait résister cet homme, elle allait encore faire une connerie mais tant pis.

    Il lui déclarait que c'était les sentiments qu'il éprouvait pour elle et rien que pour moi, cette simple phrase intrigua la jeune femme et lui redonna baume au cœur : était-il possible qu'elle se soit trompée ? Qu'il partageait ses sentiments ? Elle n'eut pas trop à attendre pour avoir sa réponse, elle le vit avancer son visage et faire une légère pression sur sa joue pour qu'elle incline son visage vers lui afin de l'embrasser. Si c'était un rêve, qu'on ne la réveille, mais les sensations étaient bien réels, c'était la réalité, Stèphen était entrain de l'embrasser tout comme elle l'avait fait quelques secondes plus tôt. Lorsque leurs lèvres se décollèrent, les larmes vinrent de nouveau aux yeux d'Abigail mais elle les refoulait, alors oui, c'étaient des larmes de bonheur mais elle ne voulait pas les lui montrer mais front contre front cela allait être compliqué. La jeune femme n'était plus consciente, ce baiser avait été divin, le ressenti exquis, elle pouvait encore sentir ses lèvres sur les siennes. C'était un visage à la fois heureux, perdu et décomposé qui se présentait à Stèphen.

    Et puis il reprit la parole, il souhaitait rester à ses côtés, la prendre dans ses bras, l'embrasser, ne pas la quitter. Il ne comprenait pas ses propres sentiments, oui, Abigail savait ce que c'était de ne pas les comprendre. On comprend souvent mieux ceux des autres que les siens, c'est comme ça, c'est une fatalité.Elle pouvait sentir son souffle lui caresser le visage, elle était si proche de lui maintenant, elle n'avait pas la prétention de dire qu'elle le connaissait mieux que quiconque mais elle ne voulait pas que tout s'arrête là, elle ne voulait plus qu'il parte. Elle avait peur d'être de nouveau seule dans cette maison. Elle avait proposé de louer une des chambres afin de ne plus être seule mais elle n'avait jusqu'à présent jamais vu personne venir pour lui parler de cette location. Et puis une idée fulmina dans son esprit.


    - Et si tu restais là ? Tu pourrais rester dormir ici au moins ce soir ? Ou pour toujours, la maison est bien trop grande pour moi et... je ne veux plus être toute seule ici. Je ne t'oblige pas à rester hein mais je dois avouer que cela me ferait très plaisir.

    Et voilà, elle l'avait dit. Vous trouvez qu'elle brûle les étapes ? Mais non, vous vous faites des idées, voyons. Elle lui ouvre seulement son coeur tout comme lui, l'avait fait. Une fois encore, leur rôle était inversé.

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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Sam 10 Sep - 10:48







P
our nous deux, dans cette maison, en cette soirée, le temps s'était arrêté. Il était disloqué. Les secondes que nous étions entrain de partager semblaient être des éternités, tandis qu'en réalité, ce que nous percevions, ce que nous vivions comme des secondes était en réalité de nombreuses minutes passant. Je serais incapable d'avoir une approximation concrète de l'heure qu'il était. Mais nous étions très certainement plus proche des minuits que de vingt heures. En toute franchise, cela n'avait que peu d'importance. Je m'en fichais. Il pouvait être même un autre jour, une autre semaine, un autre mois, le temps n'avait plus d'importance, en ces lieux, en sa compagnie.
Nous étions sur son canapé, dans le salon. Mon bras gauche l'entourait comme il le pouvait, ma main s'était petit à petit nichée contre sa hanche. Ma main droite était reposée contre sa joue et ne comptait plus la quitter de sitôt, à moins de venir se poser contre une autre partie du corps de la Demoiselle présente face à moi. Nos jambes étaient toujours collées l'une contre l'autre. Nos visages étaient proche, très proche. Mon front était contre le sien, ma tête légèrement incliné vers le bas, la sienne vers le haut. Mon nez reposait contre le sien, prêt à déraper s'il le faudrait, pour que nos lèvres se joignent de nouveau.
Cette proximité, bien plus importante que lors de notre première étreinte, ne me déplaisait en rien. Bien au contraire, je l'appréciais, je souhaitais rester à ses côtés, de la sorte. Je ne voulais plus m'éloigner d'elle, je ne voulais plus me passer de cette proximité. J'avais peur de prendre le risque de me détacher d'Abigail de nouveau, j'avais peur de sentir sa chaleur m'échapper, j'avais peur de sentir de nouveau ce froid me recouvrir, j'avais peur de me retrouver seul avec moi-même de nouveau. Nous venions de nous avouer la nature de ce que nous ressentions, l'un pour l'autre, suite à cette soirée. Mais qu'est-ce qui me disait que tout ceci ne s'estomperait pas aussitôt que cette nouvelle étreinte s'arrêterait ?... Non, c'était impossible. Dès qu'elle quitterait mes bras, dès que son visage s'éloignerait, dès que je n'aurai plus ma main contre sa joue, dès que je ne sentirai plus son souffle contre ma peau, dès que nos jambes se décolleront.. je n'aurai d'autres envies que de la retrouver encore une fois, contre moi. C'est triste à dire, mais je devrais m'en faire une raison : J'allais devoir apprendre à vivre avec cette idée de manque permanent, de vide laissé par la non-présence d'Abigail à mes côtés. Je devrais apprendre à me séparer d'elle afin de mieux la retrouver par la suite.. je ne voulais pas penser à tout cela, je voulais me contenter de savourer l'instant présent. Je voulais continuer d'apprécier toute cette douceur, toute cette tendresse à sa juste valeur. Mais la raison était parfois suffisamment forte pour nous remémorer qu'il serait certains que nous ne soyons pas ensemble, en permanence. Avant aujourd'hui, avant ce soir... Elle avait sa vie, son quotidien. Même si elle venait tout juste de sortir de l'hôpital, avant cela, elle avait des obligations. Des hypothèses que j'avais fait, elle faisait parti d'une famille. Je devais avouer que je n'y connaissais pas grand chose, à ce qui se passait à l'intérieur de ces familles. Mais cela lui demanderait certainement du temps. Quant à moi, je ne devais pas oublier ce que j'étais. Même si j'en avais bien envie.. en ce moment, je ne voulais plus penser à l'armée, je ne voulais plus penser à combattre, je ne voulais plus envisager de me rendre sur le champ de bataille, écraser mes ennemis. Je ne voyais plus de raisons de lever ma lame, si ce n'était pour protéger la personne qui se trouve à mes côtés. Cela sonne étrange. Ma lame n'avait jusqu'à présent subit que des ordres. On m'avait toujours dicté ses actions. On m'avait toujours dit quoi faire, qui tuer, de quelle façon. Et je m'étais toujours exécuté. Mais aujourd'hui, c'était différent. Je me surprenais à me dire, intérieurement, que je n'hésiterais pas une seule seconde à l'utiliser, dans le but de protéger Abigail, de la garder à mes côtés...

Tandis que je me perdais dans mes pensées, profitant de la proximité rassurante de la jeune femme, contre moi, dans mes bras. Je me sentais bien. Me perdre dans mes pensées, dans cette situation n'était pas désagréable. Je me projetais dans le futur, je me surprenais à me demander de quoi demain serait fait. Je ne pus cacher un léger sourire amusé.
Toutefois, la petite tête blonde dont le front reposait contre le mien me tira de mes songes, prenant la parole. Comment dire, elle avait gagné mon attention dès sa première phrase. Et si je restais là ? Pour cette nuit ? Ou pour toujours. Elle ne voulait plus rester seule dans cette maison. Je me surpris à imaginer le fait que quelqu'un d'autre pourrait vivre en sa compagnie, dans cette maison, sans moi. Je m'en mordis la lèvre inférieure. Je ne voulais pas que cela arrive. Je voulais être celui qui partagerait sa vie, son quotidien, son intimité. Je ne voulais pas que ce soit quelqu'un d'autre, qui que ce soit, quoi que ce soit. Cette phrase avait fait mouche. Bien plus que sa conclusion, qui était que cela lui plairait que je reste. Même si, le mélange des deux était plus que suffisant pour que je puisse me décider. Cela me ferait aussi plaisir, de partager sa demeure. Je pourrais être à ses côtés dès que possible, et ce serait moi.. et personne d'autre. Je continuais de m'en mordre la lèvre inférieure. Était-ce cependant une bonne idée ? De rester ici pour toujours ? D'assimiler cette maison comme la mienne ? Comme mon point de retour après chaque mission ?.. Je n'arrivais pas à me projeter, c'était soudain, c'était inattendu. Même si l'idée en elle-même ne me déplaisait pas. Abigail ne cessait de me surprendre. J'avais l'impression qu'elle accepterait tous mes pêchés, qu'elle accepterait mon passé, mon présent et mon futur. J'avais l'impression que je pourrais ne pas avoir de tabou, avec elle. J'avais l'impression que je ne serais plus jamais seul, si je restais en sa compagnie. Mais nous nous connaissions si peu. Tout ce que nous savions, tout ce dont nous étions persuadé, c'est que nous voulons la présence de l'autre dans notre vie.
D'une petite voix, je pris la parole, mon accent Russe toujours présent dans mes mots, serrant la jeune femme un peu plus fortement, de mon bras gauche, celui qui la tenait contre moi :


« Je veux bien.. je veux bien dormir ici ce soir. »

Je marquais un temps d'arrêt, reprenant ma respiration, essayant de trier mes pensées.

« Je ne veux pas te laisser toute seule, ici. Je resterai.. tant que tu voudras de moi. »

Ma main droite quittait lentement sa joue, mon bras venant se placer contre elle, le coude au niveau de sa hanche, ma main se posant contre son épaule dénudée. La caressant tendrement du pouce.

« Je veux apprendre à te connaître, je veux rester à tes côtés.. cela me ferait, à moi aussi, plaisir. »

Je marquais un temps d'arrêt, soupirant très légèrement.

« Mais.. je veux que tu m'apprennes à me rendre utile... Je ne sais pas faire grand chose, dans le quotidien d'une maison. »

Avouais-je, timidement, un peu amusé, un sourire sur les lèvres, remplaçant ma précédente morsure.
(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Un nouveau jour... Une nouvelle rencontre [TERMINE]   Sam 10 Sep - 14:47

    Elle lui avait proposé de rester dormir, de rester tout court. Si elle avait pris le temps de réfléchir, elle se serait rendue compte qu'elle précipitait les choses, au final elle ne savait rien de Stèphen, si ce n'est qu'il venait d'un autre pays et qu'il s'appelait Stèphen Shinta, qu'il était doux et prévenant, qu'il avait de longs cheveux rouges et des yeux de la même couleur et qu'elle se sentait bien en sa présence. Et lui, qu'en pensait-il de tout ça ? De sa proposition ? Elle n'eut pas le temps de penser à autre chose qu'il lui répondait : il acceptait.

    Le cerveau d'Abigail ne fonctionnait plus, c'était la première fois que son cerveau faisait face à autant de bugs, elle n'en croyait pas ses oreilles. Il acceptait de rester dormir cette nuit et plus encore car il lui disait qu'il resterait autant qu'elle le désirait. Son coeur manqua un battement et son ventre se noua : la perspective d'un avenir avec lui à ses côtés ne la dérangeait pas, au contraire, elle espérait qu'il resterait le plus longtemps possible dans sa vie. Ce fut sa main passant du visage à l'épaule qui la fit revenir sur terre. Il voulait apprendre à la connaître ? Quoi demander de mieux ? La jeune femme avait un sourire niais sur le visage mais elle ne pouvait l'enlever, même avec toute la bonne volonté au monde, Abigail n'aurait put se défaire de ce stupide sourire. Oui, elle l'aimait et ce qu'importe qui il était et ce qu'il puisse faire. L'amour rend aveugle ? C'était probablement le cas pour elle mais laissons-la être heureuse, après tout le calvaire qu'elle avait traversé, elle avait bien le droit d'être heureuse et de trouver quelqu'un qui pourrait la soutenir dans les moments difficile, non ?

    Une chose retint son attention : il voulait se rendre utile et notamment dans le quotidien d'une maison, la jeune femme se retint de lui exploser de rire à la figure mais acquiesça d'un signe de tête. Son regard s'attarda quelques instants sur l'horloge : il était minuit passé. Quel journée ! Il serait préférable d'aller dormir mais comment allait-elle faire vu qu'elle n'avait pas spécialement envie de se détacher de l'homme. Et pourtant, si elle ne dormait pas, cela allait poser des problèmes. En plus, le lendemain, il faudrait qu'elle retourne au QG pour savoir ce qui s'était passé. Elle devait aller dormir, c'était une nécessité. La question était comment allait-elle le dire à Stèphen, elle ne voulait pas lui faire de la peine, surtout pas après ce qu'il lui avait dit. D'une petite voix et tout en le fixant, elle déclara :


    - Stèphen… Il est minuit passé… Il serait peut-être temps d'aller se coucher…

    Ah les mots qui entraînent les maux, ce qu'elle pouvait les haïr, elle savait parler avec des supérieurs, avec des collègues, avec des enfants, avec ses voisins mais elle ne savait pas lui parler à lui, elle avait toujours peur de dire une bêtise, de dire quelque chose de trop qui le ferait fuir, qui le blesserait. Stèphen la lâcha alors doucement et elle l'invita à le suivre à l'étage, elle s'arrêta devant la porte du fond à droite et lui présenta sa chambre à lui, en lui désignant la première porte près des escaliers sur leur gauche en montant elle lui expliqua qu'il s'agissait de sa chambre à elle, il pourrait venir la déranger au moindre problème. Elle lui indiqua que la porte précédent sa chambre amenait à la salle de bain et aux toilettes. Et puis, elle le laissa là, repartant vers sa chambre, après lui avoir dit d'y entrer et de s'installer et qu'elle reviendrait dans quelques minutes. Elle prit une chaise et monta dessus pour atteindre le haut de l'armoire sur la pointe des pieds, elle attrapa l'un des cartons qui y étaient posés et le ramena sur son lit. Elle fouilla quelques instants et trouva ce qu'elle cherchait : un pyjama deux pièces : il serait peut-être légèrement petit pour Stèphen, mais pour le dépanner pour une nuit, cela devrait le faire. Elle retourna à la porte de Stèphen et toqua, elle attendit qu'il lui ouvre pour lui tendre le dit pyjamas.

    - Je suis désolée, mon père était un tout petit peu plus petit que toi, du coup ça ne sera pas probablement pas à ta taille mais c'est tout ce que j'ai pour te dépanner cette nuit.

    Elle fit un tendre sourire avant de venir effleurer les lèvres de Stèphen des siennes et de lui souhaiter une bonne nuit, repartant comme elle était venue en direction de sa chambre. La porte refermée derrière elle, la demoiselle remonta le carton sur l'armoire et se coucha, repensant à ce qui s'était passé durant la journée.
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