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 Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas

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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Lun 12 Sep - 22:22







C
almement, j'encaissais tout ce que ma petite amie avait à me dire, en guise de réponse. J'analysais et je stockais tout ce que je pouvais. Continuant de lui sourire, tout le long de sa tirade. Au moment où elle me faisait la promesse de me tenir au courant de tout ce qu'elle pouvait, ma main quitta une nouvelle fois son dos, pour venir trouver sa joue, lui infliger une légère caresse, avant de s'y poser. En définitive, c'était censé être ma personne, qui devrait la marteler de question. Mais je ne le souhaitais pas. Au fond de moi, je préférais lui laisser le temps d'amener les choses par elle-même. Ma priorité était tout de même sa sécurité, d'où ma précédente question. Tout le reste, elle me le confierait en temps et en heure. Comme, si elle a de la famille en dehors des Elémentis, ce qu'elle faisait dans la vie, avant, ce genre de choses qu'on se raconte, dans les bras l'un de l'autre, sur un canapé, en fin de soirée. Je ne voulais pas spécialement lui imposer ce genre de questionnement. Ce n'était pas ma priorité.
Dans son regard, je pouvais facilement discerner l'envie qu'elle possédait d'en savoir plus sur moi. Il est bien vrai qu'aux premiers abords, je devais lui semblait assez mystérieux. Je ne voulais pas le rester. Et les choses que je serais en position de dire ne serait certainement pas des plus flatteuses à mon égard. Cette petite tête blonde était à deux doigts d'apprendre que l'homme qui se trouvait maintenant face à elle est un chevalier sanguinaire. J'avais mis un terme à bien plus de vie qu'elle ne pourrait imaginer. J'étais resté debout, apathique, sur le champ de bataille, baignant dans le sang et zigzaguant entre les cadavres. Elle ne m'avait jamais vu mettre ma vie en jeu lors d'un match à mort. Mais j'étais très certainement à des années lumières de l'image qu'elle se faisait de moi, à cet instant précis. Je ne savais pas comment elle y réagirait. Mais ce n'est pas quelque chose que je pourrais lui cacher indéfiniment. Après tout, il lui suffirait de me voir me battre, que ce soit par surprise, ou pour la protéger, afin de voir avec quelle facilité je peux ôter de nombreuses vies en quelques fractions de secondes.

Et voilà qu'elle prenait finalement la parole, ayant réussit a trouver une première question. Avec les réponses que j'allais lui donner, cela entraînerait certainement bien d'autres questions. Mais ce n'était pas spécialement dérangeant. J'allais tout lui déballer, sur ce que je faisais ce jour-là, en ces lieux. Et sur pourquoi j'étais arrivé à Quederla.
Doucement, je me détachais de ma compagne, m'éloignant suffisamment afin de pouvoir m'asseoir en tailleur face à elle. Je la regardais droit dans les yeux, après m'être mis de la sorte, un léger sourire sur les lèvres. Mes cheveux me jouèrent un mauvais tour, venant se balader sur mon visage. De mes deux mains, je vins en bloquer la majeur partie derrière mes oreilles, afin de ne pas rompre notre contact visuel.
Je prenais calmement la parole, tout en gardant ce léger sourire au visage, tout en regardant ma partenaire :


« Je suis arrivé tôt, ce matin là, sur le port de Quederla. J'avais du temps à perdre, je me baladais dans les rues de la cité, jusqu'à arriver devant le centre commercial. C'était la première fois de ma vie que j'entrais dans un centre commercial en tant que simple passant. Je me suis retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, j'imagine. Je faisais parti des otages du troisième étage. Je me suis battu pour la survie du groupe d'otage. »

Je soupirais longuement. Je savais que je n'avais répondu que partiellement à sa question. Mais pour la suite de la réponse, des images ne seraient pas de trop. Je m'étais assis dans ce but précis.
Lentement, de mes deux bras, je venais retirer ce haut de pyjama, trop petit et maintenant bien déformé, tant bien par le simple fait d'avoir été aussi longtemps sur mon corps, tant bien par les larmes d'Abigail, tant bien par le fait qu'elle l'avait empoigné.
Je ne perdais pas le sourire que j'avais aux lèvres.
La jeune femme pouvait donc découvrir mon torse. De toute façon, elle l'aurait vu, tôt ou tard. Je ne faisais pas cela dans le but de mettre ma musculature en avant, loin de là, de toute façon, elle avait été suffisamment visible à travers ce haut de pyjama.
Si je l'avais retiré, c'était pour lui montrer ma collection de cicatrices. Et il n'y en avait pas qu'une dizaine. Des vieilles comme des plus récentes. Ne serais-ce que celles que je me suis faites lors de la prise d'otage, contre l'homme-squelette, qui m'avait transpercé en de nombreux endroits. On pouvait apercevoir des cicatrices dues aux tranchants de lames, d'autres dues à des perforations, ou encore même, certaines dues à des flèches. Cependant, le point le plus effrayant de tout ceci. C'était leurs emplacements. Aux niveaux de mes organes vitaux, je n'en possédais strictement aucune. Cela en disait certainement long sur mon style de combat, sur ma façon de se battre. J'étais le genre d'homme prêt à encaisser une blessure physique dans le but de mettre un terme à la vie de son adversaire. Cela ne m'importait peu.
Je reprenais la parole, un peu moins sûr de moi, gardant tout de même mon sourire aux lèvres :


« … Comme tu peux le voir. Je suis un soldat. »

Je marquais un temps d'arrêt, secouant légèrement mon visage, rompant donc le contact visuel que je m'empressais d'établir de nouveau, avant de reprendre la parole :

« Avant d'arriver à Quederla. Je vivais à la cours impériale de Moscou, en Russie. J'étais haut gradé, dans l'armée. Un bataillon avait été créé pour l'homme que je suis. »

Un nouveau temps d'arrêt. C'était mon passé. Je n'étalais pas forcément le but de ce bataillon auprès de ma partenaire. Je ne souhaitais pas lui faire peur en lui révélant que l'unique but de ce bataillon était de réprimer par le sang toutes traces de rébellion, ne distinguant plus ni les alliés, ni les ennemis. Elle n'avait pas besoin de savoir de suite que le style de combat que j'avais peaufiné au fil des années avait donné naissance à ce bataillon anti-armé.
Toujours un fin sourire aux lèvres, toujours torse-nu, je repris la parole :

« Comme pour la prise d'otage.. je me suis retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, en Russie. Et j'ai été évincé. On m'a d'abord emprisonné. Et quand j'ai quitté cette prison, j'étais sur le bateau qui m'a amené ici, le jour de la prise d'otage... Comme tu peux le deviner, j'ai été vendu au Gouvernement de cette île. Cependant, l'homme de qui je tiens mes ordres m'a mis aux arrêts, suite à un affrontement contre l'As Domae. Depuis, je n'ai plus reçu d'ordres. »

Avouais-je, finalement.
Concernant ma partie de vie sur Quederla, je n'avais rien à lui cacher. Je n'avais pas tué plus d'une dizaine d'homme ? Après tout.
On est bien loin du massacre que j'ai causé, seul, lors de mon dernier jour de liberté, en Russie. La cours impériale était remplie de piles de cadavres. J'avais beau le tourner dans tous les sens, je n'y voyais pas moi-même quelque chose de déplaisant. Après tout, je n'avais fais qu'obéir aux ordres. Cependant, je doutais que ma petite tête blonde soit heureuse d'apprendre qu'elle se trouve en ce moment-même face à l'homme le plus sanguinaire d'un empire.
J'inclinais le visage sur le côté, reprenant la parole :


« Veux-tu que je réponde à d'autres questions ? »
(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Mer 14 Sep - 20:21

    Alors qu'elle venait de lui poser une question, il s'éloignait d'elle. Avait-elle été trop brusque ? Trop vite en besogne ? Il s'était reculé pour s'asseoir en tailleur face à elle. Que se passait-il ? La question qu'elle venait de poser allait changer beaucoup de choses semblait-il alors elle se releva elle aussi pour s'asseoir sur ses tibias afin d'écouter très sérieusement son compagnon tandis qu'il remettait plus ou moins en place ses cheveux. Car, elle le sentait, ce qu'il allait lui dire serait quelque chose de très important.

    Ainsi il s'était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, en venant de débarquer il avait voulu explorer la ville comme tout le monde et s'était retrouvé coincé au centre commercial. Lorsqu'il lui indiqua qu'il faisait parti des otages du troisième étage, son cœur se serra tout comme ses poings sur ses jambes. Il s'était battu pour sortir de cet enfer et il en était sorti, à cette pensée, son coeur se serra encore plus, Stèphen devait être doué au combat car leurs ennemis avait été d'une puissance sans égale, d'une puissance qu'elle n'avait jamais vu. Et tandis qu'elle émettait des hypothèses sur ce qu'il pouvait faire dans la vie, son cerveau s'égara dans les gestes de son partenaire, il retirait son haut. Quoi ? Que diable avait-il l'intention de faire ? Et ce qu'elle y découvrit la glaça. Son torse était parsemé de blessure, Abigail remarqua rapidement que les blessures ne se situait jamais près des points vitaux. Cela ne pouvait dire qu'une chose mais le voilà qui reprenait la parole pour confirmer ces doutes : il était soldat. Pas étonnant qu'il soit sorti vivant du carnage d'il y avait un peu plus d'un mois.

    Abigail regardait Stèphen, elle ne voulait pas rompre leur contact visuel même si elle n'avait qu'une envie : se jeter dans ses bras pour qu'il arrête de parler, qu'il ne replonge pas dans un passé trop difficile mais le mal était fait. Encore une fois sa curiosité l'avait poussé trop loin, elle l'avait amenée sur une pente dangereuse. Stèphen lui racontait tout comme s'il parlait de la pluie et du beau temps, c'était incroyable qu'il puisse parler de son passé comme si de rien n'était. Il avait été arrêté à cause d'un combat face aux Domae, elle se demanda si c'était pour cela qu'il n'aimait pas les familles. Il avait terminé son récit et lui demandais si elle voulait qu'il réponde à d'autres questions.

    Des questions ? Elle en avait des dizaines en tête : comment se passait sa vie en Russie ? Avait-il pris part à de nombreuses guerres ? Y avait-il de la famille ? Des amis ? Était-il nostalgique de son pays ? Trop de questions auxquelles elle voulait des réponses mais elle ne voulait pas l'affliger davantage. Peut-être avait-il pris sur lui pour lui répondre, peut-être qu'il ne voulait pas se montrer faible devant elle ? Elle ne pouvait savoir la réalité, savoir tout ce qui se passait dans la tête de son petit-ami. Alors pour répondre à sa question, elle secoua négativement la tête et se rapprocha de lui. Elle posa une main sur le torse de Stèphen, elle passa ses doigts le long des cicatrices, comme si son toucher pouvait les faire disparaître.


    - Et toi, veux-tu savoir autre chose?
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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Mer 14 Sep - 21:41







N
ous étions donc tous deux assis, face à face. J'avais la tête légèrement inclinée sur le côté, un sourire léger aux lèvres, regardant ma partenaire dans les yeux. Cette fois-ci, Abigail avait de suite compris que je ne partais pas, me disais-je, amusé. Je n'aurai malheureusement pas le droit à sa petite bouille emplie de questionnement. Ce n'est pas grave, son côté sérieux ne me déplaît pas, lui non plus. Tandis que je continue de répondre à sa question, elle me semble tout de même quelque peu mal à l'aise, face à mes propres. D'une certaine façon, cela me rassurait dans le fait de ne pas entrer plus en détail sur mon passé de Soldat en Russie. Ce n'était pas spécialement pour moi, que je ne prenais pas la peine d'en dire plus, mais bel et bien pour elle.
Lorsqu'elle secoua son visage, tout en commençant à se rapprocher de moi, je ne pus m'empêcher de doubler mon sourire. Je ne parle même pas de la réaction qu'elle m'infligea lorsque ma petite amie posa sa main contre mon torse. Dans un premier temps, je fus surpris, dans un second temps, un léger frisson parcourait mon corps. J'avais beau l'avoir pris dans mes bras, l'avoir accepté dans mon espace vital, l'avoir accepté tout court, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de sensation. Ce n'était pas désagréable, loin de là, mais je me retrouvais tout de même à m'en mordre la lèvre inférieure.
Cette fois-ci, ce serait à mon tour d'inverser les rôles. Profitant du fait qu'elle commençait seulement à prendre la parole, de ma main gauche, je vins superposer la main de la jeune femme se trouvant à mes côtés. Comme elle l'avait fait, auparavant, lorsque j'avais ma main contre sa joue.
À y regarder de plus prêt, nous étions vraiment proche, l'un de l'autre, en ce moment présent. Il me suffirait de passer mon bras droit dans son dos, pour la forcer à s'écraser contre mon torse. Mais je ne le fis pas. Je réfléchissais à toutes les questions que je pouvais bien lui poser, tout en gardant le contact de sa peau contre la mienne, tant bien sur mon torse que sur ma main.
D'une petite voix, un peu intimidé, parlant dans ma barbe :


« Tu as.. déjà eu... Un petit ami ? »

… Elle ne pouvait s'en vouloir qu'à elle-même, de recevoir une question pareille ! C'est tout de même elle, qui m'avait qualifié de la sorte. Alors, maintenant, elle devrait assumer et y répondre ! L'air gêné sur mon visage pouvait facilement lui faire comprendre que de mon côté, c'était bel et bien la première fois que je me retrouvais qualifié de la sorte.
Même si, aujourd'hui, je ne voyais plus de futur sans. Hier encore, à la même heure, je n'y aurais jamais cru.
Mon visage s'inclina de l'autre côté, reprenant la parole, tout en continuant d'observer les réactions de la jeune femme, sans pour autant lui avoir réellement laissé le temps de répondre à la première question :


« Et.. Pourquoi rejoindre une famille ? »

Secouant légèrement mon visage, comme si la question me sonnait déjà faux à l'oreille, je me devais de la reformuler correctement. Même si, avec cette question, je risquais peut-être de réveiller les événements qui l'ont fait rejoindre cette famille. Je n'en savais rien, je souhaitais juste.. comprendre ? Après tout, je restais un homme qui n'avais jamais rien décidé par lui-même, si ce n'était de prendre Abigail dans ses bras, la veille.
Je voulais apprendre à la connaître et la comprendre.
Reprenant donc la parole :


« Je veux dire.. pourquoi est-ce que tu as rejoins une famille ? Qu'est-ce qui a provoqué tout ceci ?.. Je dois t'avouer que j'ai encore un peu de mal avec tout cela. Si j'étais natif de Quederla, je comprendrais certainement mieux.. mais là.. »

Un sourire se figeait sur mes lèvres. Je ne l'ajoutais pas, mais j'espérais qu'elle me questionne de nouveau. Peu importe le sujet.
Ma main était toujours tendrement posée contre la sienne.

(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Jeu 15 Sep - 9:14

    Alors qu'elle avait préféré se taire et poser une main sur son torse, main que Stèphen s'empressa de venir stopper dans sa course en y déposant dessus l'une de ses mains. Il ne pouvait voir son visage mais un sourire niais s'y trouvait. A voix basse, comme s'il parlait pour lui-même, il lui demanda si elle avait un petit ami. Elle resta interdite pendant quelques secondes. D'où venait cette question ? Elle était totalement désarçonnée, elle avait reculé son visage pour le regarder dans les yeux, cherchant le sens de sa question à laquelle elle ne s'attendait pas mais elle n'eut pas le temps d'y répondre qu'il lui posait déjà une seconde question beaucoup plus sérieuse : pourquoi avoir rejoint une famille ? N'étant pas de Quederla, il ne comprenait pas son choix, s'excusant presque de sa question.

    Alors que leur main n'avait pas bougé, le sourire qu'elle avait affiché quelques secondes plus tôt avait entièrement disparu, elle déposa son front sur le torse de Stèphen afin qu'il ne voit pas son visage totalement défait. Cette question l'avait replongé dans ses souvenirs : son enfance dans la famille, la disparition de ses parents, leur recherche, son retour dans la ville et son entrée dans la famille. Tout s'était passé si vite quelque part qu'elle n'avait rien compris à la situation et s'était retrouvée faisant partie des Elémentis, cela ne lui posait aucun problème vu qu'elle y avait grandi, au contraire elle en tirait une fierté. On lui faisait confiance : on l'avait laissé entrer dans la famille et maintenant elle était Valet. Elle réalisa alors qu'elle ne lui avait fourni aucune explication mais comment lui dire tout ça, comment donner une explication qui n'existait pas vraiment. Elle prit une grande respiration et commença à parler, de toute façon, il le saurait un jour ou l'autre, elle le lui aurait dit alors pourquoi pas maintenant.[/i]

    - J'ai toujours vécu au sein de la famille… Mes parents étaient tous deux des Elémentis… Je n'ai jamais pensé pouvoir être autre chose et aujourd'hui encore, je sais que je suis à ma place ici. Mais si tu veux une réponse plus précise alors… Alors je dirais que tout a commencé quand mes parents sont morts lors d'une mission d'espionnage sur un membre des Domae… Je les ai cherché pendant plusieurs jours ou semaines, je ne sais plus trop, le temps m'était devenu inconnu et puis j'ai fuit dans les montagnes, j'y suis restée pendant un an… Après avoir fait un rêve étrange, je suis revenu à Quederla pour tout retrouver dans l'état dans lequel je l'avais laissé. Et puis j'ai rencontré le Roi, j'ai été introduite dans la famille en échange d'information sur la disparition de mes parents… Mais ne va pas croire que je regrette d'en faire partie.

    Elle s'était redressée et le regardait de nouveau, non elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle regrettait d'être entrée dans la famille, alors oui quelque part elle avait été manipulée mais à ce moment-là, elle s'en fichait bien, tout ce qu'elle désirait c'était de savoir ce qui était arrivé à ses parents et maintenant elle le savait. Il ne lui restait qu'un tout petit détail pour qu'elle soit en paix : savoir qui les avait tués et qui avait commandité cela si ce n'était pas la même personne. Et puis posant ses lèvres sur celles de Stèphen, elle vint répondre à sa première question.

    - Je n'ai eu… aucun… petit-ami… avant toi.

    Stèphen n'avait pas eu besoin de la serrer contre lui, Abigail l'avait fait toute seule, elle avait collée sa poitrine au torse de con compagnon pour y chercher du réconfort et de la tendresse. Après ce baiser, elle vint déposer sa tête dans le cou de Stèphen et mettre sa main droite dans son dos où elle fit glisser ses doigts comme si elle touchait un tissu précieux. Elle n'avait pas besoin de lui demander s'il en était de même pour lui car son expression faciale lui avait déjà donné la réponse tout à l'heure. Elle préféra lui poser une tout autre question :

    - Regrettes-tu Moscou ?… Je veux dire : regrettes-tu d'en être parti ? Y as-tu laissé des gens que tu aimes comme de la famille ou des amis ?
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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Jeu 15 Sep - 11:00







T
andis qu'Abigail me répondait, je me contentais de l'écouter, attentivement. Un peu comme si ma vie en dépendait, que je me devais d'enregistrer la moindre de ses paroles au plus profond de mon être. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui afficher un petit sourire léger, dans le but de détendre quelque peu l’atmosphère. Mais ce n'était pas vraiment nécessaire. Alors que ma petite amie répondait à chacune de mes questions, elle vint se blottir contre moi, elle vint même me voler un nouveau baiser avant de déposer sa tête dans mon cou, une main m'infligeant de douces caresses dans le dos.
Tout naturellement, je venais l'envelopper de mes bras, la serrant contre moi, voulant la sentir à mes côtés. Alors, comme ça, elle avait toujours grandit au sein des Elémentis, ses parents étaient déjà membre de la famille. D'une certaine façon, c'était un peu comme moi. L'histoire des parents en moins, ceci dit. Je soupirais quelque peu, une fois qu'elle avait finalement de nouveau gagné mes bras. J'appréciais le contact de ses doigts, sur mon dos, c'était agréable. Je ne voyais pas, ce que je pouvais demander de plus, en cet instant. J'étais assis là, dans sa chambre, assis sur son lit, l'ayant dans mes bras. Elle venait de m'avouer que j'étais son premier petit ami, son premier compagnon... Nous étions donc encore une fois sur un pied d'égalité. D'un côté, cela me rassurait, tant bien pour elle que pour moi, nous ne précipiterons pas trop les choses. Ou du moins, c'est ce que j'essayais de me convaincre. Je ne souhaitais plus qu'elle quitte mes bras, en ce moment même.
La petite tête blonde nichée dans mon cou reprit la parole, me questionnant sur mon passé. Suite à ses diverses questions, je soupirais légèrement, me préparant à essayer de tout raconter. Je prenais profondément ma respiration, resserrant de nouveau mon étreinte avant d'oser prendre la parole :


« Je n'ai pas toujours vécu à Moscou. »

Je marquais un temps d'arrêt, histoire de me souvenir plus ou moins de comment s'étaient déroulés les événements, les recentrer le mieux possible :

« Je suis issu d'une tribu nomade du grand Nord de la Russie, là où il n'y a que l'Hiver. Là où il fait froid chaque jour, chaque nuit. Je n'ai pas vraiment de souvenir de ma vie en ces lieux, pour être tout à fait franc avec toi. Je me souviens juste que c'était.. compliqué. Alors, sans réfléchir, une nuit, un homme de ma tribu est venu me chercher, en me disant que c'était terminé, que nous partions. Que nous allions là où il ne fait plus froid. Je devais avoir six ou sept ans.. »

Un nouveau temps d'arrêt. C'était bien ça. Mais même aujourd'hui, je ne me souviens plus des visages. Je ne me souviens plus qui était mes parents, qui était cet homme pour moi, comment nous vivions dans cette tribu, comment nous survivions. Je me souviens juste que lorsqu'il m'avait proposé d'en finir avec cela, j'avais accepté instantanément.

« Dans un premier temps.. on a traversé le pays, à pied. Je ne sais plus vraiment dire ce qui était le plus simple. Vivre en tant que nomade dans le grand froid, ou traverser le pays entièrement à pied. »

Je soupirais suite à ces mots, un léger sourire sur mes lèvres, même si ma compagne ne pouvait pas le voir. Le souffle de celle-ci, s'écrasant sur ma peau, me réconfortait dans l'idée de continuer mon récit, ses doigts sur mon dos, eux aussi, me donnaient envie de continuer de parler.

« Et nous voilà donc finalement arrivé à Moscou. La capitale... J'ai été vendu. À l'armée. Je venais d'avoir neuf ans. »

Avouais-je, timidement. Pour moi, ce n'était pas spécialement dérangeant, mais je me doutais bien que pour ma compagne, ce serait bien plus difficile à entendre, que ce que cela me demandait à le prononcer.

« J'étais.. content ?.. Tous les jours, j'avais droit à un repas chaud, je n'avais plus besoin de traverser le pays, je n'étais plus dans le froid Sibérien... Rapidement, j'ai oublié tout le reste. Et je me suis concentré sur la formation d'arts militaires qui était obligée. Je n'étais pas seul, on était plus d'une centaine. Chaque année, il y en avait des nouveaux, d'autres en moins... Enfin.. je me souviens pas très bien, des autres. »

Une nouvelle fois, je la serrais un peu plus contre moi. Je ne voulais pas l'écraser, ni l'étouffer, juste la sentir encore plus. Juste percevoir la chaleur de son corps contre le mien, juste percevoir les battements de son cœur de façon plus précise.

« J'étais major de promo... Ma place dans les hautes sphères de l'armée était assurée. Mais... Je n'ai jamais vraiment été accepté, ni aimé, dans cette armée. J'étais pas considéré comme l'un d'entre eux. Je n'avais pas de parents nobles, je n'étais pas issu d'une famille de renom. Je n'étais qu'un mioche qui avait écrasé les leurs et pris leur place. Alors... Je me suis.. concentré sur le repas chaud. »

Avouais-je, timidement, une fois de plus. Je ne pouvais pas m'arrêter là, après en avoir dit autant.

« Je recevais des ordres, je les exécutais et je recevais mon repas chaud.. je ne regrette pas vraiment Moscou... Je connais même moins bien la ville que ce que je connais Quederla aujourd'hui. Oui, j'ai mal vécu le fait d'avoir été forcé de quitter la ville.. comme une mauvaise histoire qui tourne en boucle.. Mais non, je n'y ai laissé personne, derrière moi... »

Mon visage était bas, et je ne souriais plus vraiment. C'était peut-être la première fois de ma vie, que cela me dérangeait de penser à tout ceci.
Et ce n'était pas vraiment pour moi, que ça me dérangeait, c'était plus pour la petite tête blonde qui se trouvait dans mes bras. Je ne voulais pas lui cacher ce passé, et encore, j'avais évité de parler de ma réelle fonction dans l'armée, mais je me rendais compte aujourd'hui, que ce que je venais de lui avouer n'était tout de même.. pas très glorieux.
Je me contentais de la serrer, contre moi. Je ne voulais pas qu'elle disparaisse. J'avais les yeux fermés.

(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Jeu 15 Sep - 12:09

    Après avoir tout déballé de son histoire, elle s'était elle-même lovée dans les bras de son compagnon mais elle n'avait pas prévu que sa question la chamboulerait elle à un point inimaginable. Stèphen commençait son récit et elle l'écoutait attentivement, ainsi il n'avait pas toujours vécu à Moscou, il venait d'une tribu nomade. La jeune femme se dit intérieurement qu'il serait bon un jour d'aller visiter le monde qui l'entourait. A plus de vingt ans, elle n'était jamais parti plus loin qu'aux alentours de la cité. Et pourquoi pas avec Stèphen si l'occasion se présentait ? Elle reprit le fil de l'histoire que Stèphen lui racontait, essayant de se mettre à sa place et d'imaginer ce qu'il avait put vivre. Il avait longtemps vécu dans le froid, pendant six ou sept ans, il n'avait pas vécu, il cherchait à survivre. Traverser un pays à pied ? Quelle idée, mais en même temps elle se doutait qu'ils n'avaient pas eu d'autre choix et puis il lui déclara qu'il avait été vendu. Encore ? Déjà dans son enfance on l'avait vendu et qui plus est à l'armée. Cela devait être une habitude pour lui, Abigail se sentit mal, à neuf ans, elle, elle était entourée de ses parents, de chaleur, de confort et d'amour. Elle n'avait pas eu à se débattre pour survivre, ses parents s'étaient occupés de tout pour qu'elle aie une belle vie et maintenant qu'elle était seule, elle le savait. Il lui faudrait chercher un travail afin de subvenir correctement à ses besoins, pour l'instant elle avait vécu sur ses économies et l'argent que ses parents lui avaient laissés mais elle ne pourrait pas toujours continuer comme ça.

    Son cerveau revint à Stèphen et à son passé : après avoir entendu ce qu'il avait vécu durant son enfance, elle pouvait comprendre que son entrée dans l'armée l'avait en quelque sorte sauvé, il était au chaud et suivait des cours. Bon d'accord c'était ceux de l'armée donc on apprenait à combattre et à tuer. A cette pensée, elle voulut lui poser la question mais se retint, non elle ne lui demanderait pas, elle le laisserait le lui dire lui-même. Il avait côtoyé beaucoup de monde mais personne n'était devenu un ami pour lui, elle se demanda alors comment elle, elle avait réussi à percer sa carapace pour qu'il lui laisse une place dans sa vie. Par quel moyen avait-elle réussi ? Bonne question mais elle n'en avait pas la réponse et s'en préoccupait peu puisqu'il venait de la serrer un peu plus dans ses bras. Stèphen s'était hissé en haut de l'armée, il avait monté les échelons mais sa valeur n'avait pas été reconnue à cause de son ascendance. Elle avait appris très jeune que certaines personnes n'étaient pas touchés dût à leur statut et à leur familles mais d'autres ayant le même rang se faisaient descendre en flèche quand ils commettaient une petite erreur car leur familles derrière ne pouvaient faire taire le scandale. Cela l'avait toujours dégoûté mais elle ne pouvait rien y faire.

    Il se concentrait sur le repas chaud ? Que voulait-il dire ? Après une autre pause, il reprit la parole pour expliquer sa pensée : il exécutait les ordres sans rien demander. Combien de missions avait-il reçu ? Combien de personnes avait-il tué ? Une chose la rassura tout de même, il ne regrettait pas l'endroit d'où il venait même s'il avait mal vécu le fait de devoir en partir. Après avoir été vendu étant enfant, une fois adulte il avait été de nouveau vendu. Abigail délaissa le dos de Stèphen et s’agrippa à son cou et sa main droite était passée dans la chevelure de son compagnon.


    - Je suis désolée…

    Elle avait envie de pleurer pour lui, elle n'avait jamais vécu tout ce qu'il avait traversé et elle ne savait même pas si elle était capable d'y survivre. Stèphen était quelqu'un de fort contrairement à elle et cela elle s'en était déjà rendu compte. La jeune femme, resserra un peu plus son étreinte et vint nicher son nez dans son cou où elle continua tant bien que mal à parler.

    - Tu sais, je suis heureuse que l'histoire se soit répétée une seconde fois car ça m'a permit de te rencontrer. Et je te promets que je ne laisserais pas l'histoire se rejouée une troisième fois, il en est hors de question. Tu ne partiras plus d'ici pour un endroit éloigné, en tout cas pas sans moi. Je ne laisserais personne t'emmener Stèphen. Personne…

    Abigail avait fermé les yeux, l'envie de pleurer était forte mais elle ne voulait pas craquer, pas maintenant. Une chose était certaine, il était entré dans sa vie, il avait réussi à briser sa carapace, on ne sait comment, alors elle ne le laisserait pas partir comme ça, sans rien dire, sans rien faire. Elle se défendrait bec et ongles pour qu'il reste et si jamais le Gouvernement ou la famille Elémentis se mettaient en travers de sa route, elle n'hésiterait pas à tous les éliminer si besoin était.
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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Jeu 15 Sep - 14:00







L
a jeune femme se trouvant contre moi, changeait doucement de position. Une main dans mes cheveux, l'autre agrippée à mon cou, le nez presque écrasé contre mon cou. Je n'arrivais pas encore à me faire réellement à cette proximité. Mais je ne voulais pas que ça cesse. Bien au contraire, je voulais que ça continue ainsi, pour toujours. Je voulais que cela devienne mon quotidien. Je désirai la retrouver chaque jour. Je désirai me réveiller à ses côtés et m'y coucher chaque soir. Je ne voulais plus la laisser quitter cette maison sans un câlin, ou de tendres baisers. Je commençais seulement à m'y habituer, mais j'y avais déjà pris goût. J'appréciais ces instants de douceur et de tendresse, réellement.
Je répondais assez facilement aux mouvements de ma partenaire, en changeant à mon tour mes bras de position. Je ne la serrais plus juste dans mes bras. Une main vint se faufiler tout doucement contre la nuque de la jeune femme, tandis que l'autre venait se nicher contre sa hanche. Ce n'était pas pour autant que je desserrais mon étreinte, loin de là. Je voulais la garder dans mes bras. En cet instant présent, c'est ce que je voulais plus que tout. La garder contre moi. Continuer de recevoir son souffle dans mon cou, lui caresser doucement la nuque, la laisser jouer avec mes cheveux.
Lorsqu'elle finit de parler, c'était moi, qui désirais me cacher dans son cou. Malheureusement, elle était déjà sur le coup. Tant pis, je me rattraperai une autre fois, une fois où nous échangerions nos rôles. Où ce serait à mon tour d'écraser mon nez dans le cou de la jeune femme présente à mes côtés. Où ce serait à son tour de sentir mon souffle sur sa peau. Où ce serait à mon tour de venir l'embrasser, ce petit cou qui me plaisait tant.
C'est vrai, qu'on pouvait voir les choses de cette façon, aussi. Si je n'avais jamais quitté Moscou, si je n'avais jamais été rentré aux écoles d'arts militaires.. je ne serais définitivement pas ici en ce moment même, je ne l'aurai pas dans mes bras, je ne la serrerai pas contre moi. Cette pensée me réchauffait. Était-ce donc dans ce but là que j'avais parcouru tout ce chemin ? Dans le but de cette rencontre et de cette étreinte ?.. J'ai quand même bien envie de me perdre et de m'abandonner à cette idée si plaisante.
Elle me faisait la promesse qu'il n'y aurait plus jamais de troisième fois, qu'elle ne laisserait plus jamais cela se reproduire. Ce petit bout de femme qui était venu à bout de ma raison et qui m'avait montré bien du courage dans les heures passées s'engageait à me protéger. Je ne pus m'empêcher de sourire. C'était la première fois que quelqu'un me disait qu'il me protégerait. Qu'il ferait tout pour me garder auprès de lui. Et ce, venant de ma petite-amie, cela me plaisait.

Doucement, je nous laissais tomber en arrière, entraînement ma partenaire avec moi, de sorte à se retrouver allongée, la jeune femme sur ma personne, mes bras l'entourant toujours. J'étais maintenant donc sur le dos, avec une petite tête blonde dans mon cou, le buste de la jeune femme était écrasé sur mon torse, sur ventre reposait sur le mien.
Tandis que je gardais ma main au niveau de sa nuque en place, continuant de lui infliger quelques caresses, celle qui se trouvait au niveau de sa hanche se déplaça quelque peu, pour venir se trouver au niveau du bas du dos d'Abigail, commençant à lui caresser tout doucement.
Je prenais finalement la parole, d'une petite voix, intimidé :


« Je ne souhaite pas devenir un poids supplémentaire, sur tes épaules, Abigail... Ne t'en fais pas, je te l'ai dis hier, déjà, non ? Je ne pars plus... Je reste et je ne te laisserais jamais seule. »

Resserrant quelque peu mon étreinte, même si cela deviendrait compliqué de la resserrer d'avantage, je ne souhaitais quand même pas l'écraser complètement contre moi.
Prenant ma respiration, avant de reprendre la parole :


« Moi aussi, tu sais.. je suis heureux de t'avoir rencontré. Ne t'inquiète pas de mon passé... Tant que tu restes à mes côtés, tout ira bien, maintenant. »

Avouais-je, timidement. Continuant mes légères caresses.
(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Jeu 15 Sep - 15:11

    Abigail se retrouva couchée sur le corps de son compagnon, sa main était venue se placer sur le bas de son dos. Ses caresses étaient une sensations des plus plaisantes pour la jeune femme. Il se mit alors à parler doucement, lui disant qu'il ne souhaitait pas devenir un poids pour les épaules de la Valet, cherchant à la rassurer sur le fait qu'il ne la laisserait jamais, qu'il ne l'abandonnerait. Il n'avait visiblement pas envie de la quitter, tout comme elle, ce qui la maintenait dans son idée de le protéger le jour où quelque chose arriverait. Bien sur qu'il était fort, elle n'en doutait pas, mais affronter les choses à plusieurs était toujours plus simple. Et que dire de sa dernière phrase ? C'était magnifique, elle en avait les larmes aux yeux : si elle restait près de lui, tout irait bien. Oui, pour elle aussi, c'était la même chose. Elle se laissa porter par les caresses de Stèphen pendant que sa main droite continuait ses allées et venues dans les cheveux de son compagnon quand soudain un petit bruit se fit entendre. Abigail se mit à rougir de honte : son estomac la rappelait à l'ordre, elle n'avait rien avalé depuis la veille au soir et lui voulait avoir sa nourriture quotidienne. Doucement, elle quitta la position pour se redresser et venir déposer un baiser sur les lèvres de Stèphen, elle le regarda tendrement avant de lui dire qu'il était grand temps pour eux d'aller manger quelque chose.

    Abigail attendit qu'il la relâche pour oser le moindre geste, en deux secondes, elle avait roulé sur le côté et enfilait ses chaussons avant de sortir de la chambre, Stèphen derrière elle. Une fois en bas, elle regarda la salle : tout était resté à la même place, le pain, le beurre et la confiture se trouvaient déjà sur le plateau. Abigail vérifia donc l'état du beurre, ce n'était pas la peine de se rendre malade : et au vu de sa tête, elle préféra le jeter à la poubelle. Elle n'aimait pas gâcher la nourriture mais là c'était un cas de force majeur. La jeune Valet remit la bouilloire sur le feu pendant qu'elle préparait la cafetière et son filtre. Mais ce fut sans crier garde que Stèphen choisit ce moment pour venir l'enlacer par derrière et lui déposer des baisers dans le cou. Des frissons et des fourmillements la parcoururent dans tout son corps. Abigail était désemparée, s'il agissait comme ça à chaque fois qu'elle cuisinait, ce n'était pas gagné pour faire les repas. Elle voulut lui dire que si c'était de cette façon qu'il voulait l'aider à tenir la maison, ce n'était pas la peine mais la possibilité qu'il arrête ses baisers sur cette partie sensible de son corps ne lui plaisait guère alors elle se tut et profita des agissements de son compagnon. Son bas ventre fourmillait, la bouilloire se mit à bouillir, elle l'attrapa avec le chiffon, coupa le gaz et versa l'eau fumante dans la cafetière et en attendant qu'elle fasse son boulot, elle se retourna et coupa court aux petits bisous qu'il lui infligeait, elle se mit sur la pointe des pieds et vint l'embrasser à pleine bouche, déposant ses bras de chaque côté de son cou. Une fois à court d'air pour ses poumons, elle se sépara à contre coeur de ses bras et de ses lèvres avant de lui dire de manière quelque peu sournoise :


    - On va peut-être pouvoir le prendre ce petit-déjeuner maintenant ?

    Sans lui laisser le temps de répondre, elle attrapa la cafetière, al déposa sur le plateau et emmena le tout dans le salon, où elle entreprit de tout poser sur la table basse en attendant que Stèphen vienne la rejoindre.
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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Jeu 15 Sep - 19:40







N
ous étions tous deux allongés, l'un sur l'autre, profitant de nos présences respectives. De mon point de vue, ce n'était que le début, je ne me lasserai pas de l'enlacer, chaque soir où j'en aurai l'occasion. Nous ne parlions plus, nous en avions plus besoin pour profiter de l'instant présent. On s'était raconté nos passés respectifs, et quoi que l'on en dise, nous étions tous deux entrain d'accuser le coup. On avait encore bien plus à apprendre, l'un de l'autre. Ce n'était que le début, le commencement. Mais ce n'était pas déplaisant, ces perspectives me plaisaient, même. Alors que je me perdais dans mes pensées, tout en appréciant notre contact, un petit bruit me ramena à la réalité. C'était l'estomac de ma compagne qui nous remémorait l'heure qu'il était, et ce que nous avions prévu de faire plusieurs heures plus tôt. Je ne pus masquer mon sourire amusé, narguant presque Abigail de mes lèvres, un peu comme quand elle s'était moquée de moi lorsque j'avais attrapé la bouilloire à main nue. Comme pour m'empêcher de continuer, la jeune femme se redressait doucement, amenant son visage au niveau du mien, m'embrassant. Mon sourire moqueur disparut quasi-instantanément, laissant place à un sourire attendri. Nous restions quelques instants dans cette position, nous regardant directement. Je ne m'en rendais pas encore bien compte, je ne commençais qu'à le réaliser, mais ce genre de situation, j'en voulais déjà plus, je ne voulais plus que ça s'arrête. Si je pouvais me réveiller, chaque matin, après avoir eu ma petite-amie dans mes bras, après avoir eu sa petite tête blonde dans mon cou, après m'avoir volé mes lèvres. Ce serait paradisiaque.
Elle me ramenait une nouvelle fois à la réalité, en laissant sous-entendre que c'était peut-être le moment de prendre le petit déjeuner. Je lui fis un sourire en retour, je ne voulais pas malmener son petit ventre. Tout doucement, je commençais à libérer la jeune femme de mon emprise sur elle, de notre étreinte. À peine commencé, que je commençais déjà à regretter mes faits et gestes. Je m'en mordis discrètement la lèvre inférieure.
Voilà, elle était maintenant libre de se mouvoir selon sa convenance. Et aussitôt libérée, aussitôt partie, sans oublier ses chaussons, évidemment. Je secouais légèrement le visage, attrapant le haut de pyjama quelque peu déformé, sur le côté, d'une main, tout en commençant à me relever. Même si je ne lui serais d'aucune aide en cuisine.. peut-être qu'elle me ferait couper des trucs, ou que sais-je encore.

Je me hâtais donc à rattraper cette chevelure blonde qui commençait à s'éloigner de moi, tout en mettant le haut de pyjama.
Au fur et à mesure que je descendais les marches, je le savais, nous allions rentrer dans son territoire. Nous allions rentrer dans la cuisine. Ce lieu étrange où ma compagne se transforme en véritable tornade d'efficacité. Cette perspective m'inquiétait légèrement. J'allais une nouvelle fois ne rien faire d'autre que de l'admirer entrain d'accomplir ses tâches. Je venais seulement d'apposer les pieds sur le sol du salon, qu'Abigail s'était déjà mise en route. Vérifiant que tout était encore en bon état, jetant ce qui devait l'être, reprenant là où elle en était, plus tôt dans la matinée, remettant la bouilloire sur le gaz.
C'est la main sur le front que j'avançais dans sa direction. Sans vraiment hésiter plus que ça, je ne voulais que la prendre de nouveau dans les bras, et cette fois, c'est moi qui m’emparerai de son cou. Cette fois, je comptai bien inverser les rôles. Doucement, j'arrivais à son niveau, l'entourant de mes bras assez rapidement, ayant tout de même vérifié qu'elle ne semblait rien tenir dans ses mains. Dans un premier temps, elle me sembla quelque peu surpris, ce qui me fit sourire avant de commettre mes méfaits. J'avançais légèrement mon visage, au niveau du sien, collant quelques instants ma joue contre la sienne. L'instant qui s'en suivit fut un peu plus délicat. Je reculais mon visage, tout en emportant ses cheveux de mon menton, afin de me laisser le champ libre sur son cou. Sans réellement réfléchir, j'y plongeais, tout simplement. Mon nez s'écrasait doucement contre sa peau, mes lèvres en firent de même. C'était aussi, une nouvelle perspective pour mes mains et mes bras. Mon bras gauche l’entourait au niveau de la taille, tandis que le droit se situait au-dessus de son buste, la main sur l'épaule de la jeune femme. Je me mentirais à moi-même, si j'essayais de me convaincre que je n'étais pas entrain de prendre du plaisir. C'était la première fois que je venais apposer mes lèvres dans son cou, mais ce ne serait certainement pas la dernière. Mes yeux étaient clos, mon nez était écrasé contre sa peau, mes lèvres se posaient ci et là. J'avais envie de recouvrir de baiser chaque partie de son cou. L'idée même de la mordre légèrement à ce niveau là me traversa l'esprit, mais je n'osais pas passer à l'acte.
Tout était prêt. Je me devais de la libérer de nouveau, malheureusement.
Cependant, la jeune femme s'empressa de se retourner dans ma direction, passant ses bras autour de mon cou et venait m'embrasser un peu plus fougueusement que les fois précédentes. Nous avions définitivement échangé nos rôles. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui sourire quelque peu niaisement, une fois cette action terminée.
Lorsqu'elle me proposa de finalement prendre le petit-déjeuner, l'idée de l'embêter restait tout de même présente. Mais les actions de ma partenaire arrivaient bien trop vite, pour me laisser le temps de réagir. D'un côté, je venais de me découvrir un nouveau pouvoir ! J'étais capable d'arrêter une tornade dans son terrain de prédilection. C'est le sourire aux lèvres que je partais rejoindre Abigail sur le canapé, cette fois-ci, m'asseyant juste à côté d'elle. Tiens, en parlant de pouvoir...
Mon regard alternait tour à tour entre le plateau petit-déjeuner et le visage de ma compagne. D'un côté, je ne disais pas non à un café, de l'autre, maintenant que je l'avais en tête, je me demandais bien quel pouvait donc être son pouvoir.
Je m'en mordis la lèvre inférieure. Si je lui demandais, elle me le dirait ? Je ne sais définitivement pas trop comment ça marche. Les seuls Elémentis que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent ne m'avaient pas caché leurs pouvoirs, mais les circonstances faisaient qu'ils étaient devenu mes alliés de force. La jeune femme qui se trouvait à mes côtés sur ce canapé était maintenant bien plus qu'un allié, à mes yeux. Je devrais lui demander.
J'arrêtais d'alterner entre le plateau et le visage de la blondinette à mes côtés, n'ayant d’œils plus que pour elle.
D'une voix légèrement intimidée, je prenais la parole, je n'avais pas spécialement l'envie de remettre la partie questionette sur le tapis, avant de finalement manger. Mais maintenant que je l'avais en tête, après tout !


« Dis... Je viens d'y penser que maintenant.. d'en faire le rapprochement. On est bien d'accord sur le fait que tu sois une Elementis.. mais, du coup... Tu es une Elementis de quoi ?... »

La tête légèrement inclinée, observateur, j'enchaînais :

« Jusqu'à présent... J'ai rencontré un Elementis d'eau, de son et de sang. »

D'un air pensif, marquant un temps d'arrêt avant de reprendre la parole :

« Je ne compterais pas les membres de l'ordre.... »

Lâchais-je finalement.
(c) Lae/Matena


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MessageSujet: Re: Du Paradis à l'Enfer, il n'y a qu'un pas    Jeu 15 Sep - 21:35

    La blondinette s'était assise sur le canapé et commençais à prendre son petit déjeuner, et tandis qu'elle prenait une tartine de pain avec de la confiture ; la voix de Stèphen se fit entendre. Il lui demandait quel était son élément, il avait semble-t-il déjà rencontré un Elémentis d'eau, un autre de son et encore un autre de sang. Quand il lui déclara avoir rencontré un Elémentis de son : elle se demanda s'il lui parlait de Nashoba Dreiden ou non mais à sa connaissance c'était le seul Elémentis de son qu'elle connaissait.

    Elle reposa sa tartine sur la table et joignit les mains, se concentrant sur son pouvoir. Et puis au bout de quelques secondes, elle les rouvrit et lui tendit un morceau de cristal tout en lui souriant. Avant de récupérer sa tartine. Le voilà son pouvoir à elle, c'est à ce moment qu'elle réalisa qu'elle ne savait pas comment fonctionnait le Gouvernement, elle avait comprit que les membres de l'Ordre avaient soit des pouvoirs soit des animaux tout comme les familles, mais pour ce qui était du Gouvernement, elle ne savait pas vu que jusqu'à il y a peu, elle se sauvait juste avant qu'ils n'arrivent pour ne pas se faire attraper.


    - Au fait… comment ça se passe pour le Gouvernement ? Je veux dire, ils n'utilisent que la force brute avec leurs armes ou il y a autre chose ?

    Elle avait bien marqué le « ils » voulant montrer ainsi à son compagnon qu'elle ne le mettait pas dans la même case que les autres soldats du Gouvernement. Pour elle, il n'était pas comme tous les autres, peut-être parce qu'il ne venait pas de Quederla et qu'il n'avait pas d'à priori sur les castes qui régnaient sur la ville. La jeune femme se sentait en sécurité près de lui, alors que ce n'était pas le cas avec les autres. C'était tout de même étrange l'amour : il rassemblait des personnes qui pouvaient être ennemis au départ, oui c'était étrange. Voilà ce à quoi elle pensait à cet instant, toute sa vie était étrange, alors un peu ou un peu moins. C'est aussi à ce moment qu'elle réalisa qu'elle devrait avoir une discussion avec madame Barnes mais aussi avec Arias, il lui faudrait apprendre ce qui s'était passé en interne et notamment savoir comment était mort Sephiroth. Elle ne laissa rien paraître pour que Stèphen ne s'inquiète pas mais elle, elle était inquiète : et si elle était totalement inutile, qu'elle n'était pas assez forte pour protéger le peuple de Quederla ? Et s'il s'était trompé en la nommant ? Était-il possible qu'on lui retire son rang de Valet ? Peut-être… Que ferait-elle si cela arrivait ? Serait-elle heureuse, délivrée ou bien triste ? Parce que depuis le temps, elle commençait à s'y faire à ses fonctions, à ses allers et venues discrètes du QG.

    Bien trop de choses tournaient dans sa tête mais elle n'en laissait rien paraître et continuait de prendre son petit-déjeuner.
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