Des prédéfinis n'attendent que vous pour être pris !
Le forum dispose de Discord !
Vous pourrez y accéder en suivant ce lien.
N'hésitez pas à nous rejoindre !
Nous sommes actuellement à la recherche du Maire de Quederla.
Si ce poste vous intéresse, faites-le nous savoir !

Partagez | 
 

 A la fin de l'envoi, je touche

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
AuteurMessage
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: A la fin de l'envoi, je touche    Mer 14 Sep - 20:54


♦ A la fin de l'envoi, je touche  ♦

♣  Anae Ginko & Jace Xetros
~ Le principe même d'une botte secrète
c'est justement de le rester, secrète... ~


L'aube n'était pas encore levée lorsque j'avais quitté mon domicile, Arsen perché calmement sur mon épaule. Il est impatient car il sait ce qu'il attend et il en à hâte. Oui, cela faisait longtemps n'est-ce pas? J'avance à travers la Cité avant de rejoindre la forêt. Dans laquelle je laisse mes pas me guider, presque me perdre même. Je sais pourtant où je vais mais ce lieu est éloigné de tout et c'est en cela qu'il me plait. D'autres surement l'on déjà découvert ais si peu s'y rendent, d'autant plus en ces temps incertains. La crainte de l'Ordre à donné un nouvel élan d'effroi à la ville déjà en deuil.

J'arrive à destination alors que le soleil darde ses premiers rayons sur le petit élan présent au pied de cette cascade abrupte. Une falaise naturelle, perdue là au milieu de nulle part. Une exilée, perdue loin de ses frères et sœurs de pierres. Pas si haute que cela mais si pleine d'une puissance naturelle qu'elle en impose. Un force calme et tranquille, inébranlable. Ce que je me suis jurée d'être et ce que je ferais tout pour devenir. Un roc, une barrière protectrice, un force de la nature, inatteignable. C'est pour cela que je suis venue ici aujourd'hui. Pour un retour au source.

Mon programme est déjà tout tracé. Je laisse Arsen s'amuser à sauter d'arbre en arbre, profitant de cette liberté offerte tandis que je me lance à l'assaut de la cascade. Tenue minimum pour la première escalade, puis un plongeon de son sommet avant de revenir sur la terre ferme et de recommencer, avec le poids des vêtements que je me rajoute au fur et à mesure. La puissance ne peut se forger que dans l'effort, la douleur n'est rien de plus qu'un seuil à apprendre à apprivoiser et à dépasser. Alors, peu importe la brûlure dans mes muscles, les tiraillements de ma peau et le sang de mes mains ou d mes pieds écorchés vifs, je ne m’arrêterais pas.

L'ascension est de plus en plus lente et difficile, la descente toujours aussi rapide et impressionnante. Cependant, il est aussi temps de passer à autre chose. La persévérance est une qualité, sauf quand elle tourne à l'obstination. Alors, environ une heure avant le zénith, je m'octroie une pause. Mon primate revient partager ce temps en compagnie, partage d'une complicité qui m'étonnera toujours. Je n'ai jamais apprécié réellement la compagnie et les animaux ne sont pas ma tasse de thé pourtant, il a su se faire sa place, dans mon histoire et dans ma vie. Étrange boule de poil à la fois attachante et fatigante quand il s'y met.

Mais la récréation ne dure qu'un temps et, après un repas frugal et léger, je me remet au travail. Cette fois, je me contente d’enchaîner des mouvements, me forçant à améliorer ma technique pour acquérir une précision optimum et un geste aussi proche que possible de la perfection. Je ne me concentre plus que sur le mouvement de ma lame, le son du vent qu'elle tranche et le cristallin de sa résonance tout en vérifiant mes appuis, en prenant conscience de chacun des muscles mis au travail, de mon souffle que je force à rester au plus bas tout en affirmant ma prise d'arme et ma vision périphérique.

Vision qui finit par noter une présence dans les environs, encore dissimulée mais bien présente. Cependant, je décide de faire comme si je n'avais rien remarqué. Si cette personne tente quoi que ce soit à mon encontre, elle sera bien accueilli. Sinon, qu'elle passe son chemin. Je n'en ai pas fini avec mon entrainement et qu'importe mes vêtements encore humides et les quelques traces de poussières ou de sang qu'il pourrait apercevoir. Je n'ai pas besoin d'aide et ma solitude me convient parfaitement. Je reste aux aguets, attentive, sans pour autant cesser mes mouvements. Ainsi, il saura à quoi s'attendre...


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Jeu 15 Sep - 17:37

Cela fait quelques temps qu'il a pris cette habitude: marcher dans la forêt, fréquemment, mais sans réelle organisation. Non pas qu'il ait un besoin de se ressourcer en évoluant parmi les arbres centenaires, le long des ruisseaux, aux pieds de quelque amas rocheux, ou bien même de humer le doux air pur de mère nature. Sa raison est bien plus importante, quoique bien plus fantasque. Bien plus ancrée en lui, quoique bien plus abstraite. Une quête d'identité, la recherche d'un destin glorieux tout tracé, le rêve d'être plus qu'il n'est, d'être plus qu'il ne sera jamais, d'être plus que quiconque ne sera jamais. Douce chimère que le parfum sylvestre ne fait qu'exalter.

 Le soleil vient de finir sa longue et oisive course ascendante, la chaleur se fait ressentir, quoique sous l'ombre des chênes et des châtaigniers, cette chaleur devient agréable, la légère brise aidant. Il s'enfonce dans la forêt depuis à peine quelques heures, mais déjà il est empreint de cette ambiance qu'il a appris à aimer lors de ses excursions. Sans réel espoir, il poursuit son périple éphémère. Il a entendu parlé d'une cascade qu'il n'a encore jamais visité. Qui dit cascade dit grotte, qui dit grotte dit vie humaine éventuelle, qui dit humain, dit dessins ou bien marques. Enfin des réponses éventuelles sur cette marque qu'il porte à l'épaule, marque radicalement différente de son signe d'élémentis? Il n'y croit plus trop. Mais qui sait ?

 La chaleur est de plus en plus présente, et de plus en plus pesante. Comme il en a pris l'habitude lors de quelques-unes de ses précédentes expéditions, il ôte se cape qu'il parvient à plier et rentrer dans son sac. Dommage, plus rien désormais ne saurait cacher sa rapière dont il est si fier. Mais qu'importe, qui ne le menace pas n'aura rien à craindre de lui, pourvu qu'il ne soit ni Domae, ni membre de l'ordre. Il a bien mieux à faire. Et puis qui pourrait-il croiser cette heure-là, à cet endroit là alors que la ville est encore ébranlée par les évènements survenus quelques temps plus tôt ?

 Il entend enfin une cascade. Il aperçoit un piton rocheux à-travers les branchages. Une centaine de mètres, tout au plus. Une lumière surgit alors de derrière un buisson. Non, pas une lumière. Un éclat. Un miroir peut-être qui reflèterait le soleil? Mais comment aurait-il pu atterrir là? Non, c'est purement ridicule. Il doit donc s'agir de métal. Du métal! Des traces de vie! Aurait-il trouver un ermite ou une tribu ? Son esprit s'envole, libre de toutes rationalité, allant de fantaisies en fantaisies, son imagination stimulée comme jamais. Et pendant ce temps, il avance, comme un zombie, comme hypnotisé par cette lumière entraperçue, mais dont il a le besoin de connaître la provenance.

 Heureusement, il reprend ses esprits à la lisière des arbres, sur le pas de la clairière. Ce reflet métallique, ce n'est que celui de la lame d'un couteau. Un couteau manié par une jeune femme aux gestes froids et déterminés, tranchant l'air d'une manière si nette et précise qui ne fait aucun doute que s'il le pouvait, l'air aurait fuit depuis longtemps en une bourrasque. Paniquant de peur d'être repéré par quelqu'un qu'il n'avait eu le temps de jauger, que ce soit au niveau du potentiel au combat ou des intentions potentiellement belliqueuse, il se plaqua au sol, sans parvenir à étouffer tout les bruits de qu'il avait provoqué.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Jeu 15 Sep - 20:03


♦ A la fin de l'envoi, je touche  ♦

♣  Anae Ginko & Jace Xetros
~ Le principe même d'une botte secrète
c'est justement de le rester, secrète... ~


La forme se rapproche, sans faire de gestes brusques ni tenté de se dissimuler. Donc, peu de chances qu'ils s'agissent d'un assassin ou d'un réel assaillant. Mes mouvements n'ont pas cessés mais mon attention toute entière est tournée vers cette silhouette qui avance encore. Avant de soudain... Se jeter par terre. Comme s'il ne prenait qu'à présent conscience de ma présence en ces lieux. Pour le coup, je crois que j'aurais presque envie de rire tellement cette tentative de dissimulation est pitoyable. Mais je reste concentrée sur mon enchaînement, complexe bien que maîtrisé.

Ce dernier terminé, je range mon arme avant de me tourner ostensiblement dans la direction d'où provenaient les bruits. Arsen est perché sur une branche du côté du lac est intrigué et traverse en courant la distance qui me séparait de lui. Il est curieux et aimerait avancé davantage mais une fois ce dernier revenu se poster sur mon épaule, je le caresse doucement, espérant qu'il comprendra que je ne veux pas le voir trop se rapprocher de cet inconnu. Pas tant que ses motivations ne me seront pas aussi limpides que le flux de la cascade.

"- Si vous n'avez rien à vous reprocher, vous pouvez avancer. Sinon, passez votre chemin.
Cela sera mon seul et unique avertissement. "


Mon expression est neutre, de marbre mais empli de sérieux. Ma voix est claire et posée, presque tranchante dans le silence qui nous environne. Mon regard ne le lâche plus tandis que j'attends sa réaction. Je ne tiens pas à me battre inutilement, je ne suis pas venue pour cela. Mais je suis toujours prête malgré et rien ne m'empêche de venir changer mes plans en fonction de ce qu'il se présente. Et puis, je suis parfaitement échauffée à présent. Et comme je n'ai pas toute la journée devant moi, si il ne se dépêche pas, c'est moi qui irait le chercher. Mais dans ce cas, il risque de le regretter.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Jeu 15 Sep - 21:00

La jeune femme semble poursuivre ses enchaînements, comme si de rien était. Puis après un très bref instant, la froide chorégraphie s'arrête, l'arme se range, et cette si étrange personne se tourne. Sans grand étonnement, il a été repéré. Une espèce de boule de poil court dans sa direction. Un écureuil? non, la bête n'est pas rousse... Elle vient d'un arbre pourtant... Peut-être l'un de ces animaux que l'on peut apercevoir au zoo, quand on est enfant. Quoiqu'il en soit, cela ne sent pas bon. Probablement une domae. Qui d'autre serait accompagné par une bête sauvage? Se concentrant, il utilise son pouvoir, ce qu'il n'a pas eu l'occasion de faire depuis quelques temps maintenant. C'est bon, il pourra toujours faire disparaître cette étrange bête si elle ose s'approcher.

 C'est alors qu'il l'entend l'invectiver. Une voix froide, cassante impassible. Il sait désormais à qui il a affaire. Une femme déterminée. Il en a déjà connu et il sait à quel point elles sont redoutables si vous devez les affronter. Elle ne semble toutefois pas agressive. C'est ce qu'elle veut dire. Mais est-ce ce qu'elle pense? Il se relève, il est inutile de rester dans cette position inconfortable alors qu'il est d'ors et déjà repéré. Hésitation. Une hésitation l'étreint. Elle ne peut être qu'une domae, sinon pourquoi cette bête serait-elle ici, posée sur son épaule? C'est l'évidence même. Après quelques secondes, l'esprit tiraillé entre ce qu'il considère comme son devoir et sa quête, il répond, de manière toute aussi froide, d'une voix qu'il veut assurée.

"-Vous parlez comme si cette clairière était vôtre. Aux dernières nouvelles, les domae n'ont aucune prétention sur la forêt."

 Sa fibre patriotique s'est réveillée. Il ne peut s'en empêcher, celle qu'il prend pour une domae n'a rien à faire ici, elle doit préparer encore un mauvais coup. Que ferait une "domae" au milieu de la forêt, autrement? Toutefois, plutôt que de se battre, il est peut-être plus intéressant de tenter de glaner quelques informations en la confrontant. Même les personnes les plus froides peuvent lâcher des bribes d'informations. Puis il reviendra plus tard avec des renforts, pour régler leur compte à cette famille qui a un jour fait l'erreur de se croire aussi puissante que les élémentis.

"-Que faites-vous ici ?"
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Jeu 15 Sep - 22:05


♦ A la fin de l'envoi, je touche  ♦

♣  Anae Ginko & Jace Xetros
~ Le principe même d'une botte secrète
c'est justement de le rester, secrète... ~


"-Vous parlez comme si cette clairière était vôtre. Aux dernières nouvelles, les domae n'ont aucune prétention sur la forêt."

Pour le coup, j'avoue que j'hésite sur la conduite à tenir. Car si l'envie de le tuer sur place, de façon lente et douloureuse pour oser venir me comparer à cette famille de pourriture me ferait diablement plaisir, d'un autre côté, j'ai l'avantage. Qu'il saute sur ses conclusions hâtives, il n'en sera que plus faible et vulnérable face à moi. Il n’est donc pas Domae en tout cas, sinon il saurait que je ne fais pas partie de leur famille. Et il parle comme s'il se sentait en froid avec moi, du fait de cette appartenance. Donc possiblement à minima un sympathisant de l'autre camp. Ou un membre de l'Ordre puisqu'il n'est pas du Gouvernement.

Au final, je me contente de venir croiser les bras sur ma poitrine tout en l'observant. Il ne parait pas spécialement dangereux mais pourrait cacher un pouvoir ou des armes de distances. Il est entraîné, au moins un peu mais ainsi je ne peux pas jauger de son niveau. par contre, il est nul en dissimulation, c'est une certitude. A peine une esquisse d'ébauche de sourire alors que je le laisse reprendre la parole. Au final, qu'il croit ce qu'il veut, cela m'arrange. Car plus j'en sais sur toi, moins tu auras de chance de m'échapper, si un jour tu deviens ma proie.

"-Que faites-vous ici ?"

"- Je m'entraîne, pourquoi? C’est interdit? Désolée, je n'avais pas vu la pancarte signalant que ce territoire vous était réservé."

Oui, du mauvais esprit. Je suis très douée à ce jeu-là. Arsen se contente d'observer notre échange, curieux car en effet, il n'a pas l'habitude de me voir échanger avec d'autres personnes de ma race. Personne ne vient jamais à la maison et les rares fois ou nous sortons, nous ne croisons personne car je fais tout pour. Enfin, l'homme ne parait pas spécialement agressif non plus mais je reste sur mes gardes. Il n’est pas né celui qui arrivera à me surprendre. Tous, ils ont déjà tentés d'avoir ma peau et résultat, ce sont eux qui y sont restés. Alors non, il ne me fait pas peur.

"- Moi au moins, je n'espionne personne. Et je ne me cache nullement. Avant de faire des remarques aux autres, apprenez à être irréprochable de votre côté."

Comment ça, je ne suis pas sociable? C'est lui qui a commencé après tout. Et puis, je ne suis pas là pour faire la conversation. Après, si il la lance, pourquoi pas. De toute façon, je n'ai rien à perdre, si ce n'est du temps.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Sam 17 Sep - 15:27

"- Je m'entraîne, pourquoi? C’est interdit? Désolée, je n'avais pas vu la pancarte signalant que ce territoire vous était réservé."

 Il pouvait paraître évident qu'elle s'entrainait. Mais du peu qu'il avait entendu sur cette partie de la forêt, elle n'était que peu fréquentée du fait du temps qu'il fallait pour y accéder. Or, il pouvait paraître étrange qu'une jeune Domae accompagnée de sa petite bestiole rappelant plus une peluche qu'un féroce prédateur se soit aventurée aussi loin pour un simple entraînement. Effectivement, l'environnement offert par cette trouée parmi les arbres, par cette cascade dévalant les rochers avec fracas sous les doux rayons du soleil, par ce sol tendre, presque sablonneux aux environs de l'eau, était parfait pour garder toute sa motivation lors d'un entraînement. Mais ce type d'entraînement, il le savait n'avait pas pour but de s'épanouir physiquement. Il s'agissait plutôt d'une entraînement aveugle, froid, acharné, dont le seul but était de rendre redoutable lors d'un affrontement, de combattre la moindre de ses faiblesse jusqu'à la terrasser impitoyablement, de rejeter tout ce qui fait de soi un être sensible aux émotions et aux sensations pour ne plus devenir qu'un monstre, quoique même les monstres  éprouvent des émotions, puisqu'ils se satisfassent du mal. Il comprenait ainsi beaucoup mieux cet accueil austère, froid, presque violent sur le plan psychologique, de part l'affrontement tacite qui se jouait.

"- Moi au moins, je n'espionne personne. Et je ne me cache nullement. Avant de faire des remarques aux autres, apprenez à être irréprochable de votre côté."

 Comme s'il n'avait que ça à faire que d'espionner... Quoique son attitude pouvait laisser planer le doute. Oui, bien plus que le doute. Mais après tout, quel mal y a-t-il à se méfier d' une inconnue maniant savamment un couteau en plein milieu d'une clairière au beau milieu d'une forêt vierge de toute autre présence humaine ? Bon, il est vrai qu'elle ne semblait pas être agressive au premier abord, seules ses répliques sont redoutables, à l'instant présent. En même temps, il n'y a pas marqué sur son front que c'est un élémentis, alors qu'il semble évident qu'elle est une domae. L'habileté au combat, le compagnon, tout correspond...


" -Chacun est dans son droit en s'entrainant. En revanche, les fruits de celui-ci sont bien plus compliqués à récolter en restant sur le chemin tracé par la légalité. Comprenez ainsi que je trouve assez louche et suspect que vous vous entrainiez à une aussi grande distance de la ville... Encore un plan bancale et tordu, voué à l'échec, sans doute ? D'ailleurs si vous ne vous cachez pas, pourquoi autant de distance par-rapport à Quederla ? Le bruit, peut-être?
Et si être irréprochable était nécessaire pour pouvoir accuser, croyez-moi, plus personne ne serait ni au gouvernement, ni au palais de justice."


 En revanche, tout cela l'éloignait irrémédiablement de sa quête initiale, mais la famille prime. Oui, c'est comme ça qu'elle vaincra, c'est comme ça qu'elle s'élèvera, c'est comme ça qu'elle rayonnera, et ce, sur tout Quederla.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Dim 18 Sep - 11:57


♦ A la fin de l'envoi, je touche  ♦

♣  Anae Ginko & Jace Xetros
~ Le principe même d'une botte secrète
c'est justement de le rester, secrète... ~


"- Chacun est dans son droit en s’entraînant. En revanche, les fruits de celui-ci sont bien plus compliqués à récolter en restant sur le chemin tracé par la légalité. Comprenez ainsi que je trouve assez louche et suspect que vous vous entraîniez à une aussi grande distance de la ville... Encore un plan bancale et tordu, voué à l'échec, sans doute ? D'ailleurs si vous ne vous cachez pas, pourquoi autant de distance par-rapport à Quederla ? Le bruit, peut-être?
Et si être irréprochable était nécessaire pour pouvoir accuser, croyez-moi, plus personne ne serait ni au gouvernement, ni au palais de justice."


Attention, Môssieu est d'humeur à jouer à la rhétorique. C'est incroyable quand même, pas moyen d'être tranquille même en pleine forêt pour simplement s'entraîner. Bientôt, il va falloir demander des autorisations écrites aux familles pour avoir le droit d'oser fouler cette Terre qu'ils détruise pour leur simple bon plaisir. Non mais franchement, il n'y en a vraiment pas un pour racheter l'autre. Il est vraiment grand temps que mes supérieurs se décident à frapper pour de bon. Remettre ces imbéciles à leur place ne leur ferait pas de mal. Quel dommage que leurs pouvoirs soient revenus si vite...

"- Votre discours n'a d'intérêt que celui que vous lui donnez. Votre avis ne m'intéresse pas, pas plus que vos réflexions stériles et tronqués. Mais on ne peut pas attendre d'un aveugle qu'il soit clairvoyant."

Simple remarque, posée sur le ton du constat. J'ai sorti mon katana cette fois et je reprend mes enchaînements sans plus me soucier de l'importun. Arsen est reparti s’installer du côté de la cascade, nous gardant ainsi tous deux dans son champs de vision. Mais quel crétin celui-là, j'en ai rarement vu d'aussi définitif. Et le pire, c'est que je suis persuadée qu'il se croit dans son bon droit et prêcheur de la bonne parole. Grand Dieu, ce que les hommes peuvent être stupides. Sans m'arrêter dans mes mouvements, je reprend la parole.

"- Personnellement, j'aime le calme et la solitude, deux données dont il est quasiment impossible de profiter dans la Cité. Et mes plans ne sont jamais bancals, tous exécutés à la perfection. Mes employeurs comme mes cibles n'ont jamais émis la moindre remarque quand à mon travail."

Tiens, mange ça mon cher. Personne n'a jamais eu le dessus sur moi et la seule qui a failli me faire la peau n'est plus de ce monde. Je ne suis pas de ces donzelles frivoles ou de ces hommes qui préfèrent se pavaner et se perdre en parole. Je suis silencieuse et discrète certes, mais je suis reconnue pour être efficace et sans histoires. Alors, si tu veux continuer cette joute verbale, prépare-toi simplement à ne recevoir aucun cadeau de ma part.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Lun 19 Sep - 17:54

"- Votre discours n'a d'intérêt que celui que vous lui donnez. Votre avis ne m'intéresse pas, pas plus que vos réflexions stériles et tronqués. Mais on ne peut pas attendre d'un aveugle qu'il soit clairvoyant."


 Son caractère était à l'image de son apparence, il lui semblait: rigoureux, froid, austère, fermé à toute manifestation extérieure. D'ailleurs, ses réponses le faisait doucement sourire. Un aveugle...  Lui du-moins acceptait les avis d'autrui. Ainsi une sourde et un aveugle se confrontait au-milieu d'une clairière, le spectacle devait être bien risible. Mais qu'importe, il n'allait pas la laisser s'en tirer aussi facilement sans même pouvoir glaner une quelconque infirmation sur le plan, qu'il aurait qualifié de machiavélique si ça n'avait été un compliment pour eux, des domaes.


"- Personnellement, j'aime le calme et la solitude, deux données dont il est quasiment impossible de profiter dans la Cité. Et mes plans ne sont jamais bancals, tous exécutés à la perfection. Mes employeurs comme mes cibles n'ont jamais émis la moindre remarque quand à mon travail."


 Le calme et la solitude ? Effectivement, s'entrainer contre le vent était bien moins périlleux que contre un vrai guerrier. Probablement une gamine dans un corps de femme se croyant capable de devenir une redoutable guerrière en commençant l'entraînement bien des années après l'âge raisonnable. Il l'avait probablement sur-estimé, et sa confiance arrogante sonnait davantage comme une volonté de paraître farouche plutôt que comme un constat objectif. Et quand bien-même eut-elle était efficace pour sa famille, elle restait une vulgaire Domae dont le trop plein de confiance allait probablement lui nuire un jour ou l'autre.

 Cependant, il savait qu'il devrait insister encore et encore, car si elle apparaissait comme glaciale et stoïque, il savait que comme tout un chacun derrière ces apparences se cachait un véritable esprit humain, prêt à bouillonner sous la bonne impulsion. Il n'avait plus qu'à provoquer l'étincelle qui l'embraserait, car, il le savait, la haine et l'énervement annihilait toute prudence, et pourrait éventuellement lui révéler de précieux indices. Il le savait car lui aussi avait adopté cette attitude, auparavant, il avait lui aussi refoulé toute forme d'émotion dans son esprit, se croyant plus faible en les dévoilant. Mais il avait finalement abandonné cette idée, s'étant rendu compte que ses émotions le poussaient au surpassement quand il les libérait enfin.


" -Calme et solitude, vous dîtes ? Cette dernière ne m'étonne pas vraiment, je ne sais pourquoi... Peut-être est-ce votre amabilité qui m'induit en erreur ? Quand à vos employeurs... La valeur de ceux-ci se reflète sur leurs laquais, ainsi, comprenez bien que j'ai du mal à vous prendre au sérieux. Mais plusieurs employeurs... Seriez-vous un "agent double" ? Vous êtes infiltrée chez les domae ou vous travaillez pour eux ? Peu m'importe, quoiqu'il en soit, l'opprobre reste la même."  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Lun 19 Sep - 19:39


♦ A la fin de l'envoi, je touche  ♦

♣  Anae Ginko & Jace Xetros
~ Le principe même d'une botte secrète
c'est justement de le rester, secrète... ~


"- Calme et solitude, vous dîtes ? Cette dernière ne m'étonne pas vraiment, je ne sais pourquoi... Peut-être est-ce votre amabilité qui m'induit en erreur ? Quand à vos employeurs... La valeur de ceux-ci se reflète sur leurs laquais, ainsi, comprenez bien que j'ai du mal à vous prendre au sérieux. Mais plusieurs employeurs... Seriez-vous un "agent double" ? Vous êtes infiltrée chez les domae ou vous travaillez pour eux ? Peu m'importe, quoiqu'il en soit, l'opprobre reste la même."

Je l'écoute sans pour autant me laisser déconcentrer, mon entraînement valant bien plus que tout ce flot de paroles qu'il pouvait bien me lâcher. Il s'y croit vraiment cependant. Il ne pourrait pas simplement passer son chemin? Si même ici il n’est pas possible d'avoir la paix, je me demande bien ou je pourrais la trouver. Plus profondément dans les bois? Hypothèse à tester.

Je n'accorde ni importance ni crédit à ses mots bien que l'une de ses dernières phrases m'interpelle malgré tout un peu. Il est donc réellement persuadé que je suis une Domae. Quelle bonne blague, vraiment. En même temps, de sa part, ce genre d'erreur ne m'étonne pas. Eh bien qu'il plonge dedans à plein nez, je n'irais pas le contredire.

"- Personne ne vous a demandé de me prendre au sérieux, surtout pas moi. Après, si vous n'êtes venu que dans le but de me déranger, vous avez réussi votre coup. Bravo! Alors à présent, comme rien ne vous retient ici et certainement pas ma légendaire amabilité, je vous en prie, partez donc."

Il est évident qu'il déteste ma compagnie. Et bien qu'il s'en aille. J'étais là la première et je ne compte pas bouger avant d'en avoir terminé avec ce que j'ai de prévu. Mon enchaînement terminé, je range mon arme dans son fourreau avant de lui tourner ostensiblement le dos, comme s'il n'existait pas. L'indifférence est bien plus tranchante et douloureuse que la violence. personne n'aime se faire ignorer. Mais je me contrefous de ce type, bien qu'il commencerait presque à m'amuser.

"- Arsen, dis au revoir au gentil monsieur. Montre-lui ce qu'est la politesse."

Oui, je me fous de sa gueule, clairement. Elle cela m'amuse. Je suis irrécupérable, je le sais bien, mais je ne changerais mon comportement de garce contre rien au monde. Mon capucin m'observe, sans vraiment comprendre ce que je lui demande. Il se contente de venir réclamer quelques attentions que je lui offre avant que je ne m'agenouille au bord du ruisseau frémissant pour venir m'asperger d'eau fraîche.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    Lun 19 Sep - 20:46


"- Personne ne vous a demandé de me prendre au sérieux, surtout pas moi. Après, si vous n'êtes venu que dans le but de me déranger, vous avez réussi votre coup. Bravo! Alors à présent, comme rien ne vous retient ici et certainement pas ma légendaire amabilité, je vous en prie, partez donc."

Toujours rien. Coriace, pour une domae. La bataille sera plus rude à remporter que prévu... Qu'importe, il a tout son temps, il a prévenu la famille qu'il ralentirait ses "activités" pour affaires personnelles. Toutefois, ce n'est pas pour autant une raison pour laisser tramer des complots sans tenter de les contrarier. Oui, toute cette histoire est loin d'être limpide, et son interlocutrice lui semble bien trop mystérieuse pour être un ange immaculé de tout pêché.

Elle se tourne alors, ne montrant plus que son échine, un peu comme une gamine boudant parce qu'elle n'a pas eu de bonbon, ou qu'elle a perdu à chat perché. Amusant. Il ne peut s'empêcher d'en sourire, devant même se mordre l'intérieur des joues pour ne pas rire carrément. Il est définitivement trop bon public pour ce genre de chose. Va-t-il réussir à ne pas repenser à la cocasse situation qui pourrait achever de lui faire perdre toute forme de crédibilité ? Il l'espère. Il déteste perdre la face. Surtout devant l'ennemi, car il ne faut pas oublier que celle qu'il a en face de lui est sûrement une ennemie. Dommage qu'il ait pour principe élémentaire de ne pas attaquer une femme, sans quoi un véritable combat se serait déjà initié. Enfin bon, il se bat avec ses armes, et cela lui convient.

"- Arsen, dis au revoir au gentil monsieur. Montre-lui ce qu'est la politesse."


Arsen... elle doit s'adresser à cette horrible boule de poil. Hmm... si seulement il pouvait approcher suffisamment pour pouvoir exercer son pouvoir à son niveau, il pourrait enfin être sûr à cent-pour-cent qu'elle est une ennemie. Seulement, elle serait alors avertie qu'il est un Elementis. Mais elle ne semble pas idiote, elle doit se douter qu'il est soit du gouvernement, soit un Elementis, voire de l'Ordre si elle est une Domae. Quoiqu'il en soit, elle sait sûrement qu'il lui est hostile de part sa faction, mais elle ne l'a pas attaqué... Toutefois elle pourrait prendre comme une attaque la disparition de son animal. Cependant, dans ce cas, il pourrait toujours se défendre, voire même la capturer pour la ramener au Roi. Non, trop risqué, il y aurait trop de risque de se faire repérer. Il devrait soit la tuer, soit l'assommer. Ou alors elle ne sait rien du néant. Ce qui n'est pas impossible. Ce qui est fort probable.

C'est alors qu'un léger gargouillis émanant de son ventre retentit à ses oreilles, sans pour autant être assez audible pour qu'un autre ne le perçoive. Il est temps d'aller manger. Il se dirige vers le cours d'eau, où il a repéré un rocher à l'ombre d'un arbre sans esquisser un mot. Il prend bien garde de passer à portée de la bête, et utilise alors son pouvoir. Rien. Il sait qu'il l'a bien utilisé. Il sait l'effet que cela fait. Cette...chose...n'est pas un animal invoqué. Étrange... Il laisse malencontreusement échapper l'espace d'un court instant une expression de surprise sur son visage, marquant un court arrêt, avant de continuer sa route vers son beau rocher ombragé.

Il sort sa viande séchée, sa gourde remplie de vin rouge, ainsi que sa gourde d'eau, avant de commencer à festoyer non sans cogiter, absorbé par ses pensées, oubliant presque que l'objet de ses réflexions ne se trouve qu'à quelques mètres, armée. Seul un geste familier tenant presque de l'habitude le pousse à garder sa main droite posée sur le pommeau de son couteau, sa position assise lui empêchant de pouvoir se servir de sa rapière en cas d'urgence.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: A la fin de l'envoi, je touche    

Revenir en haut Aller en bas
 
A la fin de l'envoi, je touche
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 6Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quederla :: Archives~ :: Les Archives :: Les RPs 2016-