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 Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']

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Nashoba DreidenMessages : 442
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MessageSujet: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Lun 10 Oct - 17:49






Un toit sur la tête


Encore une dispute qui a éclaté à la maison mais cette fois mon père ne s'est pas arrêté à de simples menaces puisqu'un petit carton m'attendait dans le salon avec une dizaine de minutes pour remplir les choses essentielles. Je ne saurais dire précisément pourquoi il a décidé de me mettre à la porte, sûrement une accumulation de tout ce qu'il s'est passé ces derniers mois et une énième dispute à propos de mon frère et de son pouvoir qui était trop dangereux pour lui. Ayant eu marre que je critique sans cesse de son autorité, il m'a demandé de faire mes affaires et d'aller emménager dans mon appartement "puisque tu veux tant partir".

Malheureusement pour moi, ma demande est encore en train d'être traitée et j'aurais la réponse d'ici quelques semaines... Ma mère a bien tenté de le convaincre mais mon père est devenu tellement fou à ce moment-là que j'ai cru qu'il allait lever la main sur tout le monde, alors pour éviter un quelconque geste de travers j'ai prit mon petit carton que j'ai remplis d'affaires chaudes et du journal d'Eisuke avant de partir, ma polaire sur le dos. Le froid de l'autonome me fait aussitôt regretter mon choix et les pleurs de ma mère me déchire le cœur mais puisque Monsieur autorité a décidé que je n'avais plus ma place dans la maison, je n'ai pas le choix. J'ai marché pendant quelques minutes d'un pas rapide pour m'éloigner de la maison, avant de finalement me laisser tomber contre le mur d'un immeuble dans une ruelle.

Je laisse couler quelques larmes me rendant compte que la situation est vraiment catastrophique... J'ai été mit à la porte avec aucun endroit où dormir puisque Nayati et Onyx sont partis en vacances avec leur famille hors de la ville et je me vois mal débarquer chez Lyana pour lui demander si je peux passer la nuit chez elle, c'est un coup à me faire tuer par son père ; déjà qu'il me tient pour responsable de la perte de mémoire de sa fille si en plus je me ramène avec mon petit carton je ne donne pas cher de ma peau. Essuyant d'un revers de la main les larmes qui coulent le long de mes joues, je laisse tomber ma tête en arrière contre le mur le temps que mes yeux soient moins rouges.

Je renifle péniblement et tente de me calmer mais à chaque fois que j'essaye de trouver une solution, il y a quelque chose qui m'en empêche ; énervé de cette situation, je finis par donner un coup de pied dans mon carton qui tombe sur le côté, ça ne me donne aucune solution mais ça m'a permis de me défouler quelques secondes pour évacuer la colère que j'ai accumulé ces dernières semaines. Peut-être que je pourrais aller dormir à la salle des Fêtes ? Avec un peu de chance, il y a toujours quelqu'un même si je doute qu'elle soit encore ouverte. La nuit tombe bientôt et je ne sais pas vers qui me tourner pour passer la nuit loin du froid, peut-être que je pourrais aller dans un bar et rester là-bas ? Quitte à dépenser mon argent là-dedans pour rester à l'intérieur.

Avec un peu de chance, je vais voir mon père marcher dans la rue pour partir à ma recherche mais ça fait déjà 10 minutes que je suis dehors et personne n'est venu me chercher pour me demander de revenir ; malgré tous les arguments du monde, je pense que ma mère n'arrivera jamais à le convaincre et je pourrais revenir la journée histoire de manger et passer du temps avec elle mais il faudra faire ça dans le dos de mon père. Mon frère ne pourra pas non plus le convaincre, une vraie tête de mule au point que je me demande pourquoi ma mère est toujours avec ; laissant échapper un long soupire, je reste encore contre le mur pour réfléchir avant de prendre ma décision finale.



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Laelyss ReissMessages : 955
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Mer 12 Oct - 19:53


Je vous remercie d'avoir fait le déplacement pour si peu. Vous me sauvez la vie. Je vous payerai en fin de semaine.
Profité bien de cet anniversaire de mariage.
Ne vous en faites pas pour ça ! Mon mari sera ravi de voir votre gâteau. À bientôt !

Des dernières salutations et voilà que je quitte cette petite maison pour retourner à mes occupations. Il n'était pas rare qu'on nous demande à la boutique quelques préparations de dernières minutes à déposer chez le client même. Du travail supplémentaire certes, mais qu'on ne refuse pas pour autant. Pour cette fois, j'eus la chance que ce ne soit rien de plus qu'un gâteau de mariage le plus simpliste au monde, fêtant ainsi leurs 20 ans d'union. Voilà ce qui a entraîné mon retard, jusqu'à 21 h. Quoi qu'à vrai dire, depuis quelques semaines ce n'est pas vraiment inhabituel de me voir rentré tardivement. Étant engagée dans les petites préparations d'Halloween pour la pâtisserie qui se rapproche de plus en plus à grands pas, j'avais pris cette mauvaise habitude de ne pas vraiment être à l'heure pour la maison. Mais pour une fois que j'y participais, c'était réellement plaisant de créer des viennoiseries qui allaient être dans le thème durant quelque temps. De quoi satisfaire le palais des petits et des grands.

Dans un soupir, je réajuste correctement mon manteau en traversant l'une des rues du quartier Ouest. Ce petit froid de début d'automne me donnant quelques petits frissons, qui remonte le long de l'échine. On approche déjà de l’hiver, c’est fou comme je ne vois pas vraiment le temps passer en ce moment. D’ici quelque temps, il me faudra déjà réfléchir au cadeau à offrir à tout le monde. La dépense risque de faire mal. En tout cas, je sais que je ne pourrai pas offrir de meilleurs cadeaux à Vilmos que la mort de son policier. À ce niveau-là, je pense que je bats déjà tous les records. Une petite carte devrait faire l’affaire. Quoiqu'un peu radin sur les bords. Une bouteille de vin dans ce cas. Même si j’imagine bien qu’il doit en avoir une cave remplie avec tout son argent. Une de plus à mettre dans l’entrepôt. Secouant la tête pour chasser ça, j’aurais tout le temps de me pencher sur la question au moment venue. Quand le marché de Noël sera de retour et que les soldes tomberont à point nommé pour fracasser les prix. Le moment idéal pour sortir le porte-monnaie.

Tournant au coin d’une rue, je manque de tomber au sol quand deux chats errant se jettent sur mon chemin pour se battre. M’obligeant à me rattraper de justesse au mur en pestant légèrement. Ce n’est pas vraiment le jour où j’ai envie de me casser une jambe et un bras. Par simple vengeance, je donne un bon coup de pied sur le sol pour les effrayer. Les voyants se disperser rapidement, j’affiche un sourire satisfait, avant de faire un petit tour des yeux de la zone. C’est bien vide, calme. Peut-être trop calme d’ailleurs. La population a tôt fait de ne plus traîner dans les rues jusqu’au petit matin. Et puis, en continuant à en faire le tour, j’aperçois au loin quelqu’un au sol. Il m’est difficile de savoir de là où je suis, avec si peu de lumière, s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. En tout cas, il semble bien courageux pour avoir la foi de rester dehors, ainsi, en cette saison bien fraiche. Un coup à prendre froid en moins de deux si cette personne ne décide pas à mettre un nez à l’intérieur. Enfin, ceci n’était guerre mes affaires, puisqu’il devait bien avoir des raisons qui le concernent pour être-là, je reprends ma route gentiment. Pressant le pas, en ayant le ventre qui crie doucement famine. Cependant, plus j’avance et moins je décroche mes yeux de cette silhouette. Elle devient de plus en plus claire et j’en viens même à douter de son identité. Au final – tout en restant de l’autre côté du trottoir – et en ayant grandement réduit la distance qui nous séparer, je reste bêtement sur place. L’étudiant longuement, avant de lâcher la première chose qui me vint à l’esprit :

Nashoba ?

Le doute n’était plus, c’était bien lui. Mais pourquoi ? Pourquoi était-il tout seul à cette heure-ci, dans la rue et triste ? N’était-il pas au courant que les rues n’avaient rien de sûr, en particulier dans cette ville. À moins d’être fou, il allait prendre froid en peu de temps à camper à cet endroit. Je pris donc la décision de traverser la petite route, pour le rejoindre. Me présentent face à lui, je percute alors qu’il dispose d’un carton à ses pieds. Le genre de petite chose qui ne présager rien de très bon en général.

Hey… Mais qu’est-ce que tu fais-là ? Tu vas attraper un rhume ! Pourquoi est-ce tu as un carton avec toi… Tu ne t’es quand même pas enfui… ?




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Nashoba DreidenMessages : 442
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Jeu 13 Oct - 22:37






Un toit sur la tête


Éternuant une première fois dû à la fraîcheur, ça me motive un peu pour faire fonctionner mes méninges et me dire que je devrais rapidement trouver un endroit où dormir si je ne veux pas attraper un rhume voire pire. Recroquevillé sur moi-même, les genoux repliés vers moi et la tête dans les mains, je tente de trouver un endroit à peu près confortable où je n'aurais pas à dépenser tout mon salaire pour passer la nuit ; l'hôtel serait sûrement la meilleure solution mais je n'ai strictement aucune idées des prix. Et si c'est surchargé ? Et si ils ne prennent plus à cette heure-là ? Je vais me retrouver bien idiot si on me dit à l'accueil que je devais réserver ou qu'on ne donne plus de chambre passée une certaine heure.

- Nashoba ?


Relevant la tête d'un coup pour me tourner en direction de la voix qui m'a interpellé, je remarque qu'il s'agit de Laelyss qui s'approche de moi me forçant à me relever automatiquement comme un ressors ; je n'avais pas vraiment envie qu'elle me voit dans cette situation mais maintenant je sais qu'elle ne passera pas son chemin. Donnant un coup de pied en arrière pour tenter de cacher le carton avec moi, je pense qu'il est déjà trop tard pour éviter toutes sortes de questions surtout qu'en soit le carton n'est pas vraiment très bien caché et qu'il n'est seulement qu'à quelques centimètres de moi. Ridicule.

- Hey… Mais qu’est-ce que tu fais-là ? Tu vas attraper un rhume ! Pourquoi est-ce tu as un carton avec toi… Tu ne t’es quand même pas enfui… ?

C'est assez délicat à expliquer la situation même si elle connait un peu les tensions qu'il y a à la maison mais pour une raison que je ne saurais expliquer, je n'avais pas envie de l'embarquer dans cette histoire. Me disant que je devrais pouvoir me débrouiller tout seul et que je n'ai pas envie de l'embêter avec les petits détails ; mes meilleurs amis auraient accepté de me prendre pour la nuit, je connais leur parents depuis tellement longtemps qu'ils me traitent comme un membre de la famille maintenant. Mais je ne voudrais pas mettre Laelyss dans une situation où elle se sentirait obligée de m'héberger chez elle... Je crois que ma réponse a été un peu longue à être formulée, le temps de trouver quelque chose de cohérent.. Enfin "cohérent".

- Oh non, t'en fais pas ! Je.. J'aide un ami à emménager et j'attends qu'il revienne, donc je fais une pause là.

Oh le vilain mensonge... Surtout que cet ami débarqué de nul part n'est pas prêt de revenir puisqu'il n'existe pas et cette histoire de déménagement est tellement gros qu'elle ne me croira jamais. Alors, je suis finalement démasqué d'un simple regard qui me fait comprendre que ça ne sert à rien de m'enfoncer dans ce mensonge grotesque et que je ferais mieux de passer aux aveux tout de suite ; lâchant un soupire, je me rends compte que ça ne sert strictement à rien de trouver des explications et que le mieux est tout dire maintenant.

- Bon très bien.. Je me suis disputé une nouvelle fois avec mon père et il a décidé de me flanquer à la porte en me laissant prendre quelques affaires avant de partir.

Très généreux de sa part... Donc voilà, la vérité est enfin sortie et je me sens légèrement idiot de me retrouver dans une merde pareille, presque à la limite du ridicule. Ce ne sont pas tous les enfants qui se retrouvent flanqués à la porte par leurs parents énervés, en général on trouve toujours un moyen de se réconcilier pour éviter ce genre de situation mais pas dans ma famille.

- Ma demande d'appartement est en train d'être étudiée donc c'est vrai que je ne sais pas trop où aller ce soir, mais j'irais faire un tour à l'hôtel. Je pense qu'il doit y avoir des chambres de libres.

C'est ce que j'espère... Et surtout pas trop chères. Quitte à me refiler la plus petite et la plus sale, tant pis je ferais le ménage et je dormirais dans un coin de la pièce mais au moins j'aurais quatre murs et un toit m'évitant de me chopper une bronchite ou autre maladie dû au froid que je pourrais passer dehors. Me raclant la gorge comme pour faire disparaître le malaise, je me doute que j'ai dû poser un froid dans la conversation avec ces histoires familiales qui ne sont pas des plus amusantes ; je préfère donc lancer sur autre chose.

- Et toi alors, qu'est-ce que tu fais par ici ?



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Laelyss ReissMessages : 955
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Dim 16 Oct - 11:05


F
ace à lui, je ne peux m’empêcher de passer mon regard plusieurs fois entre son carton et sa personne. Me posant énormément de question sur ce qu’il fait ici, à cette heure et seul. J’aurais aimé lui demander à la place comment il allait, et partir sur quelque chose de bien plus joyeux. Mais à en voir son visage et cette peine qu’il tente tant bien que mal de cacher, cela risque d’être un peu plus compliqué. Quand j’y repense, il faut dire que cela avait de quoi intrigué de le voir ainsi. Il ne serait pas mieux au chaud, chez lui en compagnie de sa famille ? Ou bien venait-il encore de se disputer avec son père ? Je ne pouvais pas nier, je connaissais quelques-uns de ses problèmes familiaux, puisqu’il nous arrivait de temps en temps d’en parler durant nos entraînements. En particulier quand il n’avait ni le moral, ni la tête à être concentré. Néanmoins en cet instant précis, il y avait des faits qui étaient différents, et ce n’était pas la peine d’être un génie pour le constater. Alors, quand il tente vainement de me dire qu’il n’y a rien, que ce n’est rien et que c’est entièrement normal qu’il se retrouve ici, j’ai bien du mal à le croire. De mon simple regard, il n’est pas bien difficile de comprendre que les mensonges ont bien du mal à passer avec moi. Il est clair qu’il ne risque pas de m’enrouler aussi simplement. Mais c’est bien essayer, je ne lui en veux pas pour autant. Alors je croise les bras en attend qu’il veuille bien me dire la vérité. Aussi sauvage soit-elle, j'en tomberais presque de haut surprises d'apprendre que son père a finalement osé le mettre à la porte. Avait-il perdu l’esprit ? Ou bien était-il devenu fou ? Son propre fils ! La moindre peur qu’il lui arrive quelque chose ne lui traversait pas l’esprit ? Il avait l’air d'être un homme bien difficile à comprendre et peu agréable à vivre au quotidien. C’est sur que je n'apprécierais pas d'être à sa place. Mais tout de même, n’y avait-il pas une certaine limite ? Qu’est-ce que je pouvais bien y répondre à tout cela ? Dire que les choses iront mieux d'ici quelque temps et que cette histoire sera oubliée est un peu vaste. À ce niveau-là, seul lui pouvait savoir si les choses allaient s’arranger rapidement ou non. Ce que j'espérais au fond pour lui. Déjà qu’il n’avait toujours pas d'appartement où est-ce qu’il allait dormir ? Avait-il assez pour passer au moins une nuit à l’hôtel ? Je me pince l'arrête du nez en soupirant légèrement, j’avais l’impression de me faire plus de soucis en l’espace de quelques secondes où ce qu’il pouvait en avoir pour lui-même. S’il aurait été mon enfant, ce n'est sans aucun doute que j’aurais préféré mettre son père à la porte, que l’inverse. Même pour la pire bêtise du monde, de mon point de vue, le choix était vite faite à ce niveau-là. Mettant cela de côté un instant je reporte mon attention sur cette conversation et finit par lui répondre :

J’avais une commande à déposer chez une cliente. Un gâteau de mariage de dernière minutes. Et là, j’allais rentrer chez moi et retrouver mon compagnon qui doit m’attendre depuis un petit moment.

J’ai pu l’avertir que j’allais avoir un peu de retard, quand il est passé à la boutique quelques heures auparavant, mais loin de là j’avais imaginé que cela prendrait au final autant de temps. Et que quelques clients en ont profitaient pour grappiller un peu plus de viennoiseries. Enfin, de là à m’en plaindre certainement pas, au moins nous avons pu épuiser entièrement notre stock de la journée. Une assez bonne nouvelle en soi. Et puis le travail en plus ne m’a jamais fait réellement peur. Maintenant que j’avais répondu à sa question un silence s'installa et je ne pus m’empêcher de repenser dans le merdier dans lequel il était actuellement. Même s’il était grand, majeur, vacciné et en droit de faire ce qu’il désirait, j’avais une trop grande conscience qui me poussait à ne le pas le laisser seul.

Écoute… Je sais que je te l’ai déjà proposé plusieurs fois et que tu as refusé. Mais j’aimerais vraiment que tu viennes à la maison. Au moins ce soir, cela t’évitera de passer la nuit dans un endroit peu approprié ou pire sous un pont. Cela me ferait vraiment de la peine de savoir qu’il t'est arrivé quelque chose en te laissant seul.

Tout simplement parce que je l'apprécie beaucoup et en sachant désormais qu’il est seul à l'extérieur, si je décide de continuer mon chemin en l’ignorant et qu’il lui arrive quoi que ce soit je m’en tiendrais en partie responsable. Alors, mieux valait qu’il vienne et qu’il se retrouve au chaud. Sans aucun doute ça ne vaudra jamais la même chaleur et douceur que son foyer, mais n’était-ce pas plus convenable que d’être au froid, sursautant à chaque moindre bruit ? Peut-être avait-il simplement peur de déranger, malgré le nombre de fois où je l’ai proposé ces derniers temps. Dans le doute, je tente de la rassurer sur ce fait-là si ceci était réellement le problème à pouvoir accepter mon énième proposition.

Une nuit ne te coûte rien. Et puis comme ça, tu pourras partir tranquillement demain te chercher un endroit où te loger pour le reste du temps. S’il te plaît, je ne te le proposais pas si c’était vraiment quelque chose de gênant.




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Nashoba DreidenMessages : 442
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Mar 18 Oct - 12:37






Un toit sur la tête


Je vois bien que ma situation ne lui fait pas plaisir et qu'elle ne comprend pas comment un père peut traiter son fils de la sorte mais quand ça fait 21 ans qu'on supporte ce genre de choses, ça n'étonne pas vraiment. Alors avant qu'elle ne s'énerve ou qu'elle se sente coupable, je préfère lui demander la raison de sa présence dans ce Quartier ; je sais qu'elle habite dans les Résidentiels donc il est normal que je sois étonné de la voir par ici.

- J’avais une commande à déposer chez une cliente. Un gâteau de mariage de dernière minutes. Et là, j’allais rentrer chez moi et retrouver mon compagnon qui doit m’attendre depuis un petit moment.

Je souris. Je ne voudrais pas qu'elle reste encore plus longtemps dehors pour moi au risque d'inquiéter son compagnon qui doit s'inquiéter maintenant, enfin je pense... Je ne l'ai rencontré qu'une seule fois et le peu d'échange de mots ne m'a pas donné assez d'informations sur son caractère, ou seulement quelques petites idées. Un silence s'installe durant lequel je commence à regarder mes chaussures comme si elles allaient me donner une solution à tous mes problèmes, malheureusement une chaussure ça ne parle pas et ça n'aide pas dans ce genre de situation... C'est bien tenté.

- Écoute… Je sais que je te l’ai déjà proposé plusieurs fois et que tu as refusé. Mais j’aimerais vraiment que tu viennes à la maison. Au moins ce soir, cela t’évitera de passer la nuit dans un endroit peu approprié ou pire sous un pont. Cela me ferait vraiment de la peine de savoir qu’il t'est arrivé quelque chose en te laissant seul.

Je baisse de nouveau les yeux, assez gêné qu'elle se sente obligée de m'héberger cette nuit... Je sais que ça part d'une bonne intention et qu'elle veut vraiment bien faire mais que va penser son compagnon de me voir débarquer chez lui ? Pas comme si c'était quelque chose de prévu depuis plusieurs semaines ; c'est quand même une bouche de plus à nourrir, un endroit où loger et mettre de côté sa vie un peu privé pour moi... Après tout, il y a des sujets qu'on ne veut pas évoquer devant des inconnus et je le comprends bien, je ne voudrais pas perturber leurs habitudes.

- Une nuit ne te coûte rien. Et puis comme ça, tu pourras partir tranquillement demain te chercher un endroit où te loger pour le reste du temps. S’il te plaît, je ne te le proposais pas si c’était vraiment quelque chose de gênant.

De toute façon je pense que je n'ai pas le choix. J'ai la sensation que Laelyss ne me laissera pas loger une nuit à l'hôtel ou ailleurs, voulant que je passe ma première nuit chez elle afin d'être rassurée sur mon état de santé. Alors c'est vrai que je me sentirais mieux chez quelqu'un que je connais un minimum que d'aller dans un endroit mal fréquenté ou totalement inconnu ; je regarde un peu partout autour de moi, réfléchissant sur ce que je devrais faire. Mais en soit, je crois que je ne peux pas refuser... De toute façon, je le saurais bien si je dérange en arrivant chez elle.

- Bon d'accord... J'espère simplement que ça ne dérangera pas ton compagnon de me voir débarquer chez vous. Dis-je avec un sourire. Merci beaucoup.

Je ne sais pas comment la remercier... Elle fait tellement pour moi, entre les entraînements, les fois où elle m'a remonté le moral et maintenant me proposer de rester chez elle, je me sens un peu coupable de ne pas lui rendre la pareil comme il faudrait. Je finis par frissonner après un léger coup de vent qui me rassure sur le fait que j'ai bien fait d'accepter l'invitation, je crois que je n'aurais jamais survécu toute une nuit dans les ruelles si l'hôtel et les bars n'auraient pas voulu de moi. Je me baisse pour ramasser mon petit carton et me tourne vers Laelyss, prête à la suivre.

- Dis-moi au moins comment je pourrais te remercier, c'est la moindre des choses pour tous les services que tu me rends !

C'est vrai que ce serait ingrat de ma part de ne jamais la remercier ou de lui rendre la pareil, en y repensant je ne serais peut-être même plus ici si elle n'était pas intervenue durant la prise d'otage. Je la laisse donc passer devant afin qu'elle puisse me montrer le chemin à suivre pour aller jusque chez elle, finalement impatient de retrouver la chaleur intérieure.



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Laelyss ReissMessages : 955
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Ven 21 Oct - 19:14


M
a conscience ne tiendra pas longtemps et je ne tiens pas avoir des remords pour l’avoir laissé seul à son triste sort. Alors, s’il faut que je le supplie pour qu’il me suive de son plein gré - enfin, plus ou moins - je le ferais au cas où mes arguments ne seraient pas suffisants à la convaincre. Néanmoins, j’aimerais éviter d’en arriver-là. Dans le cas contraire, si vraiment, je ne pouvais pas le ramener à la maison, car ceci n’était clairement pas possible, je lui aurais trouvé un endroit où loger, quelque chose de réellement sûr et suffisamment confortable. Où donner de quoi tenir une nuit tranquillement une nuit à l’hôtel. C’est que plus on a de l’argent et mieux deviennent les chambres. Je vois bien que cela le dérange à son simple regard. Mais il fallait bien qu’il admette le bon côté de la chose. Une bonne assiette, un lit et des draps tout chauds. Et puis, un peu de compagnies pour ne pas se laisser sombrer dans la morosité de la situation. Au final, il avait bien plus à y gagner qu’à y perdre, alors qu’est-ce qui pouvait bien le retenir de dire non ? Peut-être que la simple présence de Bigby l'intimider à ce point-là. Il n’était pourtant pas méchant, simplement un peu grognon sur les bords quand on le “chatouille” dans le mauvais sens du poil.

C’est en fin de compte après un petit moment de silence que sa réponse tombe enfin. Je lui souris ravie de voir qu’il accepte. Il n’avait rien à craindre, ce n’est pas comme s’il allait le chasser de la maison une fois qu’il aurait franchi le seuil de la porte. À la limite je vois venir d’ici, il offrira une grimace peu contente de cette nouvelle mais je doute fort que les choses aillent plus loin. Donc, une fois qu’il a récupéré son carton, nous prenons la route en direction de la maison. Lui répondant au passage sur ses questions qui le tracassait d’un peu trop.

Tu sais, il est père aussi. Lui-même ne mettrait pas son enfant à la rue, je suis sur qu’il comprendra. Ne t’en fais pas pour ça. En revanche, si tu tiens vraiment à me remercier, fais-moi le plaisir de te trouver un logement stable de manière définitive. Et se sera parfait. Je ne demande rien de plus.

Je ne demande pas à ce qu’il me fasse des cadeaux, qu’il dévalise une banque ou bien une bijouterie pour le simple fait de me montrer sa reconnaissance et de me remercier. Des fleurs à la limite et encore, je m’en passerais sans soucis. Qu’il se trouve un toit sur la tête  est amplement suffisant. Rien de plus. Je ne suis pas sa mère pourtant cela suffirait à me rendre heureuse vis-à-vis de lui.

On traverse tranquillement le reste des quartiers, d’un pas assez rapide avec le froid qui se ramène petit à petit. Arrivant dans la zone résidentielle, je salue brièvement mes quelques voisins qui passent jeté leur poubelle. Préférant accélérer le pas en voyant la maison se dessinait au loin.

Quelques enjambés plus tard, passant le portail du jardin, je vois un peu de lumière allumée dans le salon mais n’y voit clairement pas sa silhouette. Peut-être que la journée a été plus dure que prévu est qu’il a fini par faire un somme sur le canapé en m’attendant ? Quoique très sincèrement j’en doute. Sortant les clés de ma poche, je m’avance jusqu’à la porte d’entrée, l’insère avant de l’ouvrir en grand. J’allais le prévenir de faire attention au chien qui risquait de lui faire une petite fête pour l’accueillir, quand en fin de compte celui-ci ne fut pas au rendez-vous. Tout le rechausser été d’ailleurs bien calme, jusqu’à ce que les aboiements de Twister provenant de l'extérieur m’interpellent. J’abandonne donc mon manteau à l’entrée, ouvrant la petite penderie pour que Nashoba puisse y mettre la sienne, avant de lui demander de m’attendre dans le salon. Le temps d’aller saluer et prévenir mon cher et tendre que nous avons un invité improviser. Allant en direction de la terrasse, je me faufile à l’extérieur où je le retrouve en train de profiter tranquillement de sa cigarette tandis qu’une bête à quatre pattes court après un petit os. Tiens, je me demande pourquoi est-ce qu’on n'a pas pris la version qui couine ? Surement qu’il n’aurait pas la patience de l’entendre plus de deux fois mâché dedans avant de le jeter au feu. À moins que ce ne soit moi s’il avait eu l’audace de le manger en pleine nuit. Enfin, ceci n’étant pas le cas, une fois à sa hauteur je glisse mes bras autour de lui déposant un léger baiser dans le creux de sa nuque.

Bonsoir mon petit chaton.

En douceur. On y va en douceur. Ce serait assez mal vu de lui en parler directement sans prendre la peine de lui offrir un moment. Et puis il fallait bien que je réfléchisse à la manière dont j’allais aborder la chose sans que pour autant ce soit un non catégorique qui en ressorte. Quoique même avec, il soit fort probable que je me passe de son consentement, pour des raisons qui me paraissent évidentes. Même s’il est possible que ce ne soit pas le cas tout le monde. Je passe devant lui pour retirait la clope qu’il avait entre les lèvres et la maintient au plus loin derrière moi, comme ce que je fais d’habitude pour l’embêter, y déposant mes lèvres à la place un bref instant.

Excuse moi du retard j’ai eu un petit contretemps.

Petit contretemps. Est-ce qu’on pouvait vraiment l’appeler ainsi ? A vrai dire j’en avais eu deux. Mais le second n’était pas prévu à la dernière minute. Au final c’est en montrant du doigt le salon désignant notre invitée surprise que j’explique brièvement les choses :

J’espère que tu ne m'en voudras pas mais… j’ai invité Nashoba à venir à la maison. A vrai dire, je l’ai trouvé tout seul dans la rue avec son carton après que son père ait décidé de le mettre à la porte. Il allait prendre froid le pauvre… alors, je me suis dit qu’on pouvait bien lui offrir au moins une nuit au chaud. Ça me ferait de la peine de laisser ainsi et il n’a nulle part où aller...




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Bigby RawlinsMessages : 1093
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Lun 31 Oct - 18:51

Un toit sur la tête
Halloween approche, et avec lui toutes les folles dépenses pour tenir la route en matière de décorations et de déguisements, sans oublier les grosses réserves de bonbons à faire en vue des petits -et aussi des grands- monstres qui viendront bientôt cogner aux portes pour en réclamer. Une aubaine pour le centre commercial, il faut le dire: on n'en est pas encore à cracher sur les rentrées d'argent qui permettent d'achever les travaux, en plus de soulager les dédommagements versés à tous les commerçants dont la boutique et les stocks avaient été détériorés cet été. Mais aussi et surtout, nous autres petit personnel soumis aux vacances forcées en attendant que le centre commercial se soit suffisamment fait ravalé la façade pour être de nouveau en mesure d'accueillir la clientèle. Pour ces raisons évidentes, la paye s'était quelque peu allégée ces derniers temps. Aussi le rehaussement de la fréquentation ne peut être que de bonne augure pour tout le monde après les attaques de l'Ordre ; les choses reprennent tranquillement leur cours, en quelque sorte.

Évidemment, je ne suis pas le plus à plaindre pour ce que les festivités d'Halloween infligent à l'emploi du temps. Très emballée et donc très impliquée, Laelyss se perdait régulièrement en heures supplémentaires pour préparer des commandes variées et confectionner des recettes en accord avec ce thème. Rien d'accablant cela dit, puisque ce n'est pas dans l'optique de repousser volontairement l'heure du retour à la maison ou pour dissiper sa peine. Au contraire, elle prend plaisir à participer aux préparations d'Halloween et de décorer sa vitrine de gâteaux plus originaux les uns que les autres. Alors ces soirs-là, à moins d'être particulièrement crevé, je fais en sorte de préparer le repas ou de mettre les restes à chauffer en attendant qu'elle rentre. Bon, je reste coupable de ne pas pouvoir l'attendre avant de manger ma part, mais je veille malgré tout à être à table quand vient son tour, ce qui revient presque au même finalement.

Profitant de la fraîcheur de la nuit qui tombe progressivement, Twister de son côté mâchouille un os qu'il me ramène à l'occasion pour animer sa dégustation tandis que je m'enchaine une seconde cigarette. La rouquine se fait désirer ce soir, mais rien qui ne puisse entamer l'humeur du chien, toujours ravi de partager son bout de jardin avec moi. Pas de quoi m'inquiéter outre mesure, car entre le retour de nos pouvoirs et le silence radio que nous offre son ex-fiancé censé être à ses trousses, la savoir dehors tardivement me dérange bien moins qu'auparavant. Et voilà que je sens sa présence sur le perron, bien avant que Twister ne dresse l'oreille au moment d'entendre la clé tourner dans la porte d'entrée ; néanmoins trop passionné par son jouet pour s'en éloigner pour l'instant, celui-ci se contenta de remuer vivement la queue depuis sa place. Bientôt des bras m'enlacèrent de dos, accompagnés d'un baiser et de salutations drôlement mielleuses pour le crime que je pouvais lui reprocher. Elle me subtilisa ensuite la clope qui pendait à mes lèvres afin d'y apposer les siennes, et c'est en l'ayant ainsi de face que j'aie la confirmation qu'il y a anguille sous roche:

« Excuse moi du retard j’ai eu un petit contretemps. »

Ça je m'en doutais déjà, mais il faut que je me retourne en direction du salon pour mieux visualiser l'origine de ce fameux contretemps. Un jeune homme muni d'un carton apparût dans mon champ de vision, que Lys présenta comme le gamin qu'elle entraînait régulièrement depuis leur rencontre lors des événements du centre commercial. Pas un mauvais bougre donc, même si on n'a jamais franchement tapé la discussion, quoi que ça ne légitimait pas pour autant sa présence à cette heure chez nous. La rouquine eût tôt fait de m'exposer l'affaire dans les grandes lignes, qui avait su la bouleverser suffisamment pour l'encourager à le faire venir à la maison. C'est qu'à l'entendre, on aurait presque dit qu'elle l'avait sorti de la boue. Une main sur la nuque, je rétorque:

« Tu ne crois pas que tu dramatises un peu les choses ? À 20 ans, je suis sûr qu'il pouvait se débrouiller pour quelques nuits à l'hôtel. »

Pas que je veuille contester cet acte de charité, mais de ce que je sais de Nashoba, il n'est pas vraiment un enfant sans défenses et dépourvu de tout. Après tout, s'il travaille à la salle des fêtes, et à moins que son père ne l'ait dépouillé avant de le mettre à la porte, il devait bien avoir le minimum d'économies nécessaires pour se payer même la plus économique des chambres, et je l'ai assez occupée pour savoir qu'on y survit amplement. Il y a toujours matière à négocier un toit pour la nuit, tant qu'on a deux bras et deux jambes en état de marche. Enfin, je me doute que ce serait peine perdu de négocier avec Laelyss, autant qu'il serait idiot maintenant d'aller le mettre dehors une seconde fois. J'encaisse donc cette pseudo défaite avec un soupir, tout en prenant son bras pour le ramener devant moi et récupérer la cigarette qui fume à son extrémité.

« Du moment que tu ne me ramènes pas un orphelin sans abri chaque soir après le travail. Pour ta peine, tu peux aller promener le chien. »

Pour l'imprévu de son invité surprise, et un petit peu parce qu'à cette heure j'y vois plus rien dehors alors autant qu'elle s'en charge à ma place. Graciant quand même la condamnée d'un baiser sur la joue, je la laisse emmener le chien à l'intérieur pour aller prendre sa laisse et lui offrir sa sortie du soir, le temps que j'aspire une dernière fois sur ma clope avant de l'écraser dans un cendrier. Je rentre ensuite pour rejoindre le jeune homme et venir lui serrer la main.

« Bonsoir Nashoba. Laelyss m'a fait part de ta situation. C'est assez précipité mais bon, on devrait pouvoir t'aménager une chambre à l'étage. »

L'histoire d'une housse de couette et d'oreillers à mettre en place, et peut-être débarrasser quelques affaires encore stockées dedans, puisqu'elle servait rarement. Sauf si Lys décide de l'installer dans celle que Kenji avait l'habitude d'occuper quand il venait dormir ici, puisqu'elle est intacte ; dans tous les cas, c'est à elle de s'organiser là-dessus. De mon côté, je m'en vais tourner la molette du four dans la cuisine pour augmenter la température, de façon à ce que ce soit bien chaud lorsqu'elle reviendra de sa promenade avec Twister. Songeant à la présence de Nashoba, je demande finalement, tout en prenant une bière au frigo:

« Il y a des lasagnes qui réchauffent au four pour Lys, est-ce que je sors une deuxième assiette pour toi ? »



« Je vous grogne dessus en sienna »

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Nashoba DreidenMessages : 442
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Mer 2 Nov - 0:01






Un toit sur la tête


Trouver un simple logement stable en guise de remerciement me paraît tellement peu mais j'hoche quand même la tête, il est clair que je vais tenter de trouver un vrai logement où je ne me ferais pas mettre à la porte pour un oui ou pour un non. Le reste du chemin se fait assez rapidement et dans le silence et je peux enfin respirer lorsque je vois la demeure se dessiner au loin, la chaleur intérieure me manque et je commence à avoir un peu faim. Il est vrai que je m'attendais à voir le chien me sauter dessus, ayant un peu l'habitude avec le mien mais Twister ne fut pas au rendez-vous, cependant les aboiements m'indiquent qu'il se trouve dans le jardin d'où je distingue la silhouette d'un homme.

Je pose donc le carton à mes pieds afin de me débarrasser de ma veste et laisser Laelyss saluer son compagnon, légèrement mal à l'aise et ne voulant pas m'immiscer dans leur vie privée je préfère faire le tour du propriétaire d'un simple regard et les mains dans les poches. Je me doute de quoi il parle et je redoute quelque peu la réaction... Voir débarquer quelqu'un aussi tard et surtout pour squatter une nuit ne mettrait pas forcément tout le monde de bonne humeur ; je pourrais bien sûr utiliser mon élément afin de me donner une idée de la réponse mais je la saurais bien vite lorsque tout le monde sera revenu dans le salon.

La rouquine revient dans la pièce afin de passer la laisse au chien et sortir ensuite avec, elle ne m'a pas dit de reprendre mon carton pour sortir moi aussi de la maison je peux sûrement en conclure qu'il a accepté de me garder une nuit le temps de trouver quelque chose de stable pour les prochaines semaines. Légèrement stressé de me retrouver seul avec son compagnon, je suis de nature un peu timide lorsqu'il s'agit de faire de nouvelles rencontres surtout dans des endroits totalement inconnus ; je lui tends cependant ma main afin de serrer la sienne lorsque je le vois s'approcher de moi pour me saluer.

- Bonsoir Nashoba. Laelyss m'a fait part de ta situation. C'est assez précipité mais bon, on devrait pouvoir t'aménager une chambre à l'étage.

- Bonsoir et merci, c'est vraiment sympa de votre part à tous les deux.

Même dormir dans le canapé me conviendrait au final... Tant que je peux dormir dans un endroit chaud à l'abri du vent, je dirais que tout me convient, mais je vais me faire tout petit et accepter ce que l'on me propose sans rechigner. Je le suis du regard en me demandant ce que je pourrais faire et me sens légèrement ridicule à rester planter comme un poteau dans le salon sans pouvoir aligner un mot ou alors proposer de faire quelque chose ; je le vois tourner la molette du four et se diriger vers le frigo quand d'un coup sa voix me ramène à la réalité.

- Il y a des lasagnes qui réchauffent au four pour Lys, est-ce que je sors une deuxième assiette pour toi ?

- Euh oui, s'il vous plait.

Je n'imagine pas comment le repas doit être tendu à la maison, je me demande même si ils ont mangé... Je secoue la tête afin d'oublier toute cette histoire et me dirige vers le compagnon de Laelyss afin de l'aider à mettre l'assiette et les couverts, rien ne m'oblige à me tourner les pouces et je débarque déjà à la dernière minute que je ne suis pas obligé de me comporter comme un Roi chez les gens.

- Je suis désolé de débarquer comme ça à l'improviste et surtout aussi tard... J'irais voir demain à l'agence si ils n'ont pas quelque chose à me prêter en attendant d'avoir mon propre appartement.

Même si il s'agit d'une colocation ou je ne sais quoi encore mais je pense que je ne partirai pas de l'agence sans avoir trouvé de quoi me loger. Je me vois mal rester ici plusieurs mois, ce n'est pas chez moi et ils ont leur vie... Pas besoin d'avoir un ado de 20 ans les pattes. Un petit silence s'installe entre nous durant lequel je me demande si les minutes ne seraient pas passer en heure, maudissant ainsi ma timidité qui m'empêche de trouver un quelconque sujet. A vrai dire je ne connais pas grand chose de lui et je ne sais de quoi je pourrais parler, je ne l'ai vu qu'une seule fois.

- Vous.. Vous avez pu vous en remettre de l'attaque du Centre Commercial ?

Il est vrai que je n'arrive pas à replacer ses blessures dans leur contexte. J'évite de penser à ce jour même si il revient des fois sous forme de cauchemar, j'ai surtout été marqué par l'explosion du dernier étage et de la femme au miroir... Je crois que tout le monde a été blessé mais impossible de savoir à quel niveau il l'était.



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Bigby RawlinsMessages : 1093
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Lun 21 Nov - 21:21

Un toit sur la tête
L'heure du diner est plus que passée, mais dans l'éventualité que le gamin s'était vu mettre à la porte juste avant de passer à table, lui faire assister au repas de Laelyss sans rien lui proposer n'aurait pas été ce qui se fait de plus correct. Et puis je ne fais jamais que couper l'herbe sous le pied de la rouquine, qui lui aurait probablement cuisiné un petit quelque chose elle-même pour le nourrir. Pas réticent à l'idée de manger un bout, il vient donc aider à disposer la table pour deux, tout en s'excusant du dérangement occasionné.

« Je suis désolé de débarquer comme ça à l'improviste et surtout aussi tard... J'irais voir demain à l'agence si ils n'ont pas quelque chose à me prêter en attendant d'avoir mon propre appartement. »

Ce serait donc un départ du nid familial qui se veut définitif. Jetant un œil au carton déposé dans le coin, je ne peux m'empêcher de trouver tout ça un peu léger pour voler de ses propres ailes, même si j'imagine qu'il sera toujours temps pour lui de venir récupérer le reste de ses affaires une fois installé officiellement. Bière décapsulée, je m'installe ensuite à une place libre à table pour en prendre une gorgée. L'avantage, c'est qu'il m'a l'air suffisamment motivé à déménager pour ne pas risquer de le voir s'éterniser ici pour une durée déraisonnable. Rien de personnel, pour le peu que je le connaisse; mais maintenant qu'on a retrouvé un bon équilibre avec Lys, j'apprécierais que cela puisse continuer ainsi, avec le moins de perturbation extérieure possible. À moins que ce ne soit le côté territorial qui tende à se manifester, d'autant que les raisons seraient valables: il y a plus confortable que d'héberger un Élémentis en activité, quand bien même j'en ai toujours été entouré. La voix de la "menace" m'extirpe alors de mes réflexions:

« Vous.. Vous avez pu vous en remettre de l'attaque du Centre Commercial ? »

Au final, ces événements sont bien les seuls à nous avoir concernés tous les deux, en plus de remonter. On fait mieux comme contexte de rencontre, quoi qu'en de telles circonstances, il faudrait déjà se féliciter d'avoir pu se rencontrer en premier lieu et non s'avoisiner dans les casiers d'une morgue. Et bien que Laelyss l'ait revu plusieurs fois par la suite dans le cadre de ses entraînements, il n'en a pas vraiment été de même pour nous une fois sortis de l'hôpital. Sans doute parce que leurs exercices de perfectionnement d'éléments sont loin de me concerner, aussi loin qu'eux-même se rendaient pour pouvoir travailler en paix, réduisant davantage les possibilités de se croiser. Je résume donc les dernières lignes de mon carnet médical, la bouche à quelques centimètres du goulot de ma bouteille.

« Dans la mesure où on était arrivés parmi les derniers sur les lieux, je m'en suis sorti avec seulement quelques coupures et des brûlures, rien d'insurmontable. »

Dérisoire, comparé à l'état dans lequel j'avais retrouvé Laelyss ou mes compagnons de fortune qui s'en étaient moins bien sortis que moi. Cela n'aura pas empêché les médecins de me les casser malgré tout à cause des brûlures sur mon dos, comme si du deuxième degré avait la moindre importance face à des os brisés. Les cas autrement plus sérieux se bousculaient assez dans les couloirs pour ne pas avoir à se préoccuper de ces légères indispositions. Rafraîchissant ce souvenir un poil trop chaleureux -dans le sens littéral du terme-, je finis par reposer ma bière sur la table avant d'interpeller notre nouvel invité.

« Tu as le droit de t'asseoir. »

Sauf bien sûr si la position du piquet lui convenait mieux. Peut-être que je ne mets pas à l'aise, mais ce n'est pas une raison pour s'obliger à rester au garde-à-vous comme à l'armée. L'enjoignant donc à poser son cul d'un geste de la main, j'attends qu'il ait pris place à table pour reprendre ensuite:

« À ce sujet, il me semble que je n'ai jamais eu l'occasion de vous remercier de vive voix, toi et tes amis, de vous être occupés de Laelyss mais aussi de ma fille. Elle m'a dit que vous aviez été la pour la rassurer, alors... merci d'avoir veillé sur elle. »

Pour une flopée de raisons, les remerciements n'avaient pas été ma priorité sur le moment, trop hâtif de retrouver celles qui avaient été prises au piège dans le centre commercial puis d'évacuer la rouquine vers l'hôpital; et ma reconnaissance s'était quelque peu exprimée à la volée sur le trajet. De ce que Luna m'avait rapporté, leur petite bande avait agi au possible pour la préserver des spectacles de violence gratuite, et la mettre en sûreté lorsque la situation s'envenimait. Il s'agit clairement du détail qui jouait en faveur de Nashoba pour son hébergement, car un tout autre blanc-bec se serait tout juste vu offrir la monnaie nécessaire à régler une nuit à l'hôtel, ce qui est déjà pas mal en soi. Enfin, tout ça appartient au passé et il est aussi bien là où il est, aussi j'en reviens après un temps à ce qui nous préoccupait dans l'immédiat.

« Sinon, je peux savoir pourquoi on t'a mis dehors ? »

Aucune indiscrétion, si ce n'est de savoir s'il fallait que je me méfie des motifs de son expulsion du domicile familial. Puisque c'est à mon tour de l'accueillir chez moi, autant être mis au parfum.



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Nashoba DreidenMessages : 442
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Dim 27 Nov - 15:32






Un toit sur la tête


- Dans la mesure où on était arrivés parmi les derniers sur les lieux, je m'en suis sorti avec seulement quelques coupures et des brûlures, rien d'insurmontable.

Les mains dans les poches, j'hoche simplement la tête en me disant qu'il est sûrement celui qui s'en est le mieux sorti... Je me souviens encore de l'état dans lequel s'est retrouvés les Valets, mais on a eu de la chance de s'en sortir ; pas tout le monde a eu cette chance malheureusement et des familles ont sûrement été brisées mais il est temps de passer à autre chose et d'apprendre à vivre avec. Perdu dans mes pensées, je suis ramené à la réalité par Bigby qui m'invite à m'asseoir aussi bien par les mots que par un geste de la main ; ne voulant donc contrarier personne dans cette maison, je m'assois face à lui et écoute attentivement la suite de la conversation.

- À ce sujet, il me semble que je n'ai jamais eu l'occasion de vous remercier de vive voix, toi et tes amis, de vous être occupés de Laelyss mais aussi de ma fille. Elle m'a dit que vous aviez été la pour la rassurer, alors... merci d'avoir veillé sur elle.

- Oh c'est normal... Est-ce qu'elle va bien ? Enfin, elle n'en est pas trop sortie traumatisée ?

On a fait de notre mieux pour l'occuper durant cette attaque mais avec ce qu'il se passait, il était des fois compliqué de lui faire oublier tout ce qu'il y avait autour de nous... Entre les otages qui passaient à l'attaque et les preneurs qui nous disaient de nous taire, elle a sûrement eu le droit à quelques visions d'horreur. Plus les fois où je n'étais plus là pour m'occuper d'elle, je ne sais pas avec qui elle a décidé de rester à ce moment-là ; mais le principal aujourd'hui est sûrement qu'elle est en vie et en bonne santé.

- Sinon, je peux savoir pourquoi on t'a mis dehors ?

Oui bon, c'est vrai la question est légitime. On n'a pas vraiment envie d'accueillir chez soi le petit trafiquant de drogues qui a été mit dehors un coup de pied au cul par son père lorsqu'il a découvert toute la cargaison sous le lit ; heureusement pour moi, ni drogue ni autre truc illégaux font partie de mon expulsion mais un trop pleins de disputes qui s'est soldés par une décision plutôt radicale du chef de famille. Tout de même, je suis assez mal à l'aise de devoir dresser ce tableau me faisant sûrement passer pour une tête de mule qui dit toujours non à son père qui n'a pas trouvé d'autres solutions que la porte... Essayons d'être le plus clair possible pour éviter de quelconques embrouilles.

- Une énième dispute avec mon père... Lui et moi sommes rarement d'accord sur certains sujets et c'est compliqué de discuter avec lui sans élever la voix. Dernièrement il a prit une décision qui a mit en danger la vie de mon frère donc je lui ais dis que je cherchais un appart' pour m'y installer avec mon lui et il n'a pas vraiment apprécier... Donc comme je voulais à tout prix partir de la maison, il a décidé de me mettre dehors plus tôt que prévu.

J'aurais aimé qu'il me mette dehors à une autre période ou bien avoir la gentillesse d'attendre mon appartement mais j'ai sûrement dû trop jouer avec sa patience pour qu'il ferme les yeux une fois de plus... Mais bon, ce n'est pas grave. J'irais à l'agence demain pour savoir si ils ne peuvent pas accélérer la procédure quitte à me donner le petit appartement pourrit, je n'y crois pas trop mais qui ne tente rien n'a rien... Je pourrais toujours tenter le coup des violons mais ça risque de faire un chouïa trop et si la réponse est non, j'aurais beau menacer, pleurer, crier ou me rouler par terre, la réponse sera toujours non.

J'évite donc de penser à la possible négation que je pourrais me prendre en pleine tête demain et me focalise plutôt sur l'instant présent, je ne suis pas dehors comme je me l'étais imaginé mais bel et bien au chaud pour la soirée. Je réfléchis quelques instants pour trouver un sujet sur lequel relancer mais à peine que le débat intérieur ait commencé que la porte d'entrée s'ouvre, laissant entrer Laelyss dans sa maison après la promenade du chien.



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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   

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