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 Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']

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Laelyss ReissMessages : 985
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Lun 28 Nov - 20:09


L
e pauvre a déjà été mis à la porte une fois. Une supplémentaire ce serait littéralement horrible. Et puis une nuit n’engage à rien. Ce n’est pas comme s’il allait emménager définitivement ici. Alors on peut bien se permettre de faire un acte de charité. Bien que cela n’enchante pas tout le monde, au fond j’avais déjà pris ma décision. Je ne fais que l’informer de la situation. Sans vraiment de possibilité de faire marche arrière. Je ne ferais pas ça avec n’importe qui, je me le permets car je le connais un minimum. Néanmoins, s’il s'agissait d’un orphelin totalement inconnu, ou du premier gamin qui passe par-là, bien que cela puisse me fendre le cœur j’irais le déposer là où il le faut. En attendant, puisque les choses on était mis au clair, il ne me reste plus qu’à exécuter ma punition si gentiment donnée, tandis qu’il s’occupera de son cas, en espérant qu’il ne le traumatisera pas trop.

C’est donc une fois que le chien cesse de jouer avec le bâton et percute qu’il est l’heure de la dernière promenade du soir, qu’il accepte volontiers de me suivre. Laisse en main et manteau à nouveau sur le dos, je les abandonne pour un temps.

Même si la balade n’est pas bien longue, un petit tour de quelques maisons avant de faire le chemin inverse, je me demande s’il compte l’effrayer histoire de le dissuader de rester ou s’il fera quand même un effort pour être plus ou moins agréable. Je le saurais tôt ou tard, si je rentre et qu’il y a une ambiance désagréable au-dessus de leurs têtes, c’est qu’il aura forcément fait quelque chose. Mais avant de pouvoir savoir ce qu’il retourne en approchant du portail, je me fais interpeller par une voix familière et désagréable :

Ah mademoiselle Reiss ! Justement je voulais vous voir.
Madame Mayfair quelle joie de vous voir…

Sarcastique ? Si peu. Comment dire, c’est la mère de famille parfaite qui n’a aucun défaut. Élevant quatre enfant, aisé. Celle qui tient sa vie dans une main de fer et qui n'a pas à se soucier à un quelconque débordement. Tout est orchestré au millimètre près. En plus d’avoir l’apparence d’une quadragénaire insupportable, il se trouve qu’elle est non seulement ma voisine, mais aussi la présidente d’un… comment ça s’appelle déjà… ce truc dont la moitié des habitants se fou littéralement et qui n’engage que les femmes qui se prennent pour les mères de l’année… Ah oui !

Vous savez, en tant que présidente du Comité du Quartier, je me dois de veiller à ce que chaque règle soit respectée pour que notre communauté puisse cohabiter en harmonie. Mais il se trouve que nous avons encore quelques brebis égarées dans le lot et je me dois de ralliés au rang sans qu’il n’y ait de débordement. Il se trouve que vous en faite partie.
Tiens donc quelle surprise.

Peu étonné je dois bien l’admettre. Je crois qu’elle doit avoir une dent contre nous. En tout cas c’est ce que j’en déduis quand je la vois lancer des petits regards - aussi discret soient-ils - envers Big. Sauf qu’il ne passe pas vraiment inaperçu quand je suis dans les parages. Allez savoir ce qu’elle lui trouve pour ne pas l’apprécier, moi par la même occasion comme je suis dans le lot. Ce qui se résume à nous emmerder par tous les moyens. Souvent pour des raisons qui sont vraiment de l’ordre de la gaminerie. Et là encore ça ne coupe pas.

Je ne vous rappellerai pas que les rendez-vous annuels sont obligatoires et que cela ne vous ferait pas de mal. En revanche après plusieurs votés il a été décidé que votre haie dépasse de cinq mètres la norme autorisée. Et cela gâche l’aspect du quartier. Il ne s’accorde pas aux autres maisons.
Je comprends que ce “comité” vous tient à cœur, mais… Non. Nous avons droit à un peu d'intimité grandement méritée.

Non pas que je tienne à défier l’autorité de sa grande Majesté. Mais honnêtement ses histoires me passent littéralement dessus. J’ai d'autres chat à fouetter que celle-là ce soir. Et puis franchement une haie n’a jamais fait de mal à personne. Tout le monde en à je ne vois pas où est le problème. Il est clair en revanche qu’elle peut toujours espérer pour nous voir participer à tout ce tintouin. Comme si de base nous n’avions que cela à faire, nous rendre à des réunions entourer de bonne femme toutes plus désespérer les unes que les autres et qui se console en rendant la vie des gens bien heureux dans le quartier invivable. Il est facile de les reconnaitres, elles sont pour une partie célibataire en charge d’enfant sans emploi. Tandis que les autres disposent d’une grande famille, mariée et avec qui il n’est pas bien compliqué de savoir qui porte la culotte à la maison. Je ne critique pas le fait qu’il y ait de bonnes intentions derrière. Comme le fait de faire une ronde alternée en cas de cambrioleur. Pour ceux qui n’ont aucun pouvoir cela donne un côté bien rassurant. En particulier vis-à-vis des enfants. Néanmoins il y a quand même des idées qui sont bien tirée par les cheveux.

Elle jacasse encore et sans fin, mais j’ai complètement abandonné l’idée de l’écouter. Surtout qu’elle me retiendrait pratiquement en otage pour avoir osé lui répondre non. Cependant, il fait froid, j’ai faim et je me demande si j’ai un cadavre ou non étalé dans le salon… Tant qu’il n’est pas sur le tapis. Ce qui se conclut rapidement en l’envoyant gentiment se faire voir avant de la laisser plan. “On en reparlera !” qu’elle me dit. Oui, et bien ce n’est pas demain la veille. Finalement débarrasser de celle-ci et enfin à l’intérieur, je constate avec plaisir que les choses n’ont pas dérapé. Les rejoignant je m’excuse au cas où j’aurais bien trop tardé à défendre ma cause devant le jardin. Pour ma défense, ce n’était pas ma faute :

Désolée, madame Mayfair s’est fait une joie de me tenir la jambe.

En particulier quand elle n’obtient pas ce qu’elle désir. Je m’en vais déposer un baiser sur la joue de Big, avant de mettre à table à mon tour. Bon sang j’ai faim.

J’espère que tu ne l’as pas traumatisé durant mon absence.

Ce serait regrettable. Mais il est entier et ne semble pas vouloir s'enfuir en courant. LA soirée peut donc se passer sans encombre.


**


Pour une journée de repos elle a été rentabiliser comme il se doit. La soirée de la veille a été assez tranquille en fin de compte. Après le repas je l’ai laissé se mettre dans une chambre disponible et se reposer de tout ce surplus d’émotion qu’il avait accumulé en une seule journée. Tout en lui souhaitant une bonne chance pour le lendemain. Tandis que de notre côté les choses on finit paisiblement, rien de bien extraordinaire, il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour finir dans les bras de Morphée. En revanche aujourd’hui, puisque ni lui ni moi ne travaillons et qu’il n’était pas là, j’avoue en avoir grandement profité pour rattraper tout ce temps perdu en beauté. Sans donné de détails, je dirais simplement que les murs de la maison ont tremblé et qu'avec une fenêtre ouverte, la voisine à dû être ravie. Esprit de vengeance pour m’avoir cassé les pieds hier ? Si peu. Je spécule simplement de plaisir sur des choses qu’elle ne peut avoir aussi souvent.

Ces détails-là mis à part, le reste de la journée a été raisonnable je le promets. D’ailleurs en cette fin d'après-midi, nous sommes tranquillement installés dans le canapé à bouquiner. La tête posée sur ses jambes et le reste étaler tout le long. Plongé dans mon petit roman d’amour, quelques lignes me font rire. Le personnage principal étant un peu nunuche et maladroite il met rapidement de bonne humeur. Mais sa fourberie me donne aussi une vague idée à mettre en pratique, glissant subtilement l’air de rien :

Oh, l'héroïne à eu un animal pour son anniversaire.

Oh tiens comme c’est étonnant. Voilà surement le plus beau mensonge que je n’ai jamais sortir de ma vie. Et que je ne cache pas des masses aussi. Faut dire que cela fait déjà un petit moment que cette idée me trotte en tête. Et que je tente en douceur d’en avoir un. Ce n’est que mon troisième essaie, mais qui dit qu’il allait forcément se terminer par un échec cette fois-ci ? J’ai des arguments de pointes. Et dont je n’ai pas peur de me servir. Laissant le livre de côté, je m’assois sur les genoux et histoire d’attirer son attention, je déboutonne doucement ma chemise avec précaution, tout en ajoutant d’une voix mielleuse :

Ce serait sympa tu ne trouves pas. Un petit chat tout mignon qui ronronne dans le coin. Tu ne seras plus le seul que j'appellerais chaton.

Aurais-je honte d’utiliser nos ébats comme une arme ? Absolument pas. Qui ne la jamais fait au moins une fois dans sa vie ? Et puis, il devrait se sentir flatter, un deuxième round après celui du matin. Il en devient gagnant sur tous les plans.

Et puis regarde Twister il s’ennui… tout seul… enfin, généralement.

Là en revanche il ne m’aide pas à plaider pour ma cause. S'amusant soudainement gaiement avec son os. Sale traître. J’allais continuer de bon cœur malgré ça, mais c’est autour de la porte d’entrée dans mon dos de faire du bruit. Très bien, j’ai compris, tout le monde se ligue contre moi aujourd’hui ! Au lieu de continuer de descendre après le cinquième bouton, je remonte, moins enthousiaste à coopérer avec lui.

Tu sais pas ce que tu rattes.

Le nirvana en personne qui te passe sous le nez mon grand. Ceci chasser, je salue quand même le nouvel arrivant, prenant des nouvelles qui je l’espère seront bonne à entendre. Quoique vu ça tête…

Alors ça été…  Oh… Tu m’as l’air bien triste.



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Nashoba DreidenMessages : 477
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Lun 5 Déc - 13:25






Un toit sur la tête


Laelyss revient à la maison excusant au passage la longueur de la promenade car elle a été retenue par une certaine Madame Mayfair... Aucune idée de qui peut être cette dame mais sûrement une voisine casse pied racontant sa vie au premier venu ou bien ceux qui font partie d'un certain comité pour les haies et les poubelles mal sorties ; bref, pas une partie de plaisir au vue de la tête de Laelyss. Je secoue négativement la tête lorsqu'elle demande si je ne suis pas traumatisé du temps passé avec Bigby, pourquoi, j'aurais dû l'être ?

Je mange le plat de lasagnes, content de pouvoir avaler quelque chose de bon et de chaud. Une fois mangé, Laelyss m'emmène à la chambre dans laquelle je vais passer la nuit ; je la remercie une nouvelle pour tout ce qu'elle fait pour moi et dépose mon carton dans un coin de la pièce. J'enfile mon pyjama et me glisse sous les draps sans pour autant trouver le sommeil tout de suite, pensant à la journée de demain avec une légère boule au ventre pour ce qui pourrait se passer. Et si ils n'ont rien pour moi ?

***

- Rien de rien ?

- Je suis désolée Monsieur Dreiden, mais aucun appartement n'est libre pour l'instant et votre demande n'aurait dû être traitée qu'après les fêtes de Noël.

J'essaye de lui expliquer à quel point la situation est problématique en ce moment et que pour l'instant je loge chez des personnes qui ont bien voulu m'accepter pour la nuit... Elle me regarde avec un sourire désolé en me disant à quel point la situation est regrettable mais ne donne aucune solution à mon problème. Je lui demande si elle ne pourrait pas appeler une personne qui s'y connait un minimum, non pas que je voulais vexer qui que ce soit mais je doute qu'une secrétaire s'y connaisse réellement en vente de maisons ou d'appartement ; peut-être que les agents immobiliers avaient reçu quelque chose ce matin et qu'ils n'ont pas eu le temps de prévenir la secrétaire ?

Mon regard désespéré a eu raison puisqu'elle appelle l'agent que j'ai rencontré le mois dernier et qui acceptait de s'occuper de ma demande. Une fois dans son bureau, j'explique de nouveau ma situation et appuis sur le fait que je ne peux pas rester indéfiniment chez les personnes qui ont accepté de m'héberger... Encore un sourire désolé et l'explication que ma demande n'aurait pas dû être traité avant Janvier et donc que mon dossier ne passait pas en priorité malgré la gravité de la situation, alors je lui demande si une coloc' ne serait pas possible ou d'autres solutions qui pourraient arranger tout le monde.

Il vérifie dans ses dossiers mais m'annonce que ce n'est pas possible et que d'autres personnes sont prioritaires par rapport à moi... Je laisse échapper un soupire et hésite à demander une nouvelle fois mais je sens que ma cause est perdue ; il tente un sourire désolé pendant que je me relève en lui souhaitant une bonne journée avant de déambuler dans les rues en me demandant ce que j'allais faire. J'ai marché une bonne partie de la journée sans savoir où aller, mais simplement pour me vider un peu la tête ; je n'ai pas eu envie d'aller mes amis pour leur expliquer la situation et suis resté dans le parc un long moment recroquevillé sur un banc avant de prendre le chemin de la maison dans laquelle j'ai passé la nuit. Il faut bien que je les prévienne.

Les mains dans les poches et la tête baissée, je me demande comment je vais leur apprendre la nouvelle ; mais en soit, est-ce que je suis obligé de leur dire ? Je peux très bien leur expliquer qu'un appartement est libre et je m'occuperais d'aller chercher une chambre d'hôtel ou je ne sais quoi encore. Arrivé devant la porte, je prends une grande inspiration avant de tourner la poignée et d'entrer dans la maison en tentant un sourire... Quoi que vu la question la remarque de Laelyss je comprends que je peux oublier une pseudo carrière d'acteur. A quoi mentir de toute façon ?

- Pas vraiment... En fait quand j'ai été les voir le mois dernier, je leur avais dit que je ne partirais pas de chez moi avant Janvier donc mon dossier n'est pas traité en priorité et apparemment ils ont plus urgent que moi pour l'instant.

Ça je peux le comprendre et si tout le monde faisait comme moi et changeait à la dernière minute ça pourrait être le bordel dans leur agence ; au fond, ce qui m'arrive est complètement de ma faute et je comprends qu'ils ne veuillent pas me faire passer avant tout le monde.

- Je vous remercie de ce que vous avez fait pour moi, mais je ne sais pas dans combien de temps ils voudront traiter ma demande alors je pense que je vais aller à l'hôtel d'ici là.

Je souris sincèrement pour les remercier de m'avoir hébergé la nuit dernière... Je crois que sous le coup de l'émotion je n'ai pas réussit à bien réfléchir sur ce que je devais réellement faire alors je suis resté dans le froid à attendre, maintenant que j'ai les idées claires le mieux serait d'aller prendre une chambre le temps qu'ils jettent un coup d’œil sur mon logement. Je souris une nouvelle fois et leur annonce que je vais aller chercher mon carton dans la chambre et la ranger ; je n'ai pas mis le bordel dedans mais j'ai peut-être laissé mon pyjama sur le lit.



Spoiler:
 


~ Je parle en darkviolet et signe en *italique* ~

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Bigby RawlinsMessages : 1104
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Jeu 8 Déc - 17:35

Un toit sur la tête
Autant essayer de savoir à qui j'ai affaire, ce n'est pas parce qu'il a été héroïque au centre commercial qu'il ne pourrait pas baigner dans des trucs louches malgré tout. Mais il s'avère finalement qu'un climat de tension entre lui et son paternel avait été la cause principale de ce départ forcé, ce qui corrobore effectivement avec les dires de Laelyss. Visiblement pressé de voir son fils s'émanciper avant l'heure prévue, le chef de famille avait donc pris les devants en l'expédiant prématurément à la suite d'une nouvelle dispute. Bien que ce ne soit pas la période la plus idéale pour finir dehors, c'est pas plus mal de ne plus avoir à supporter ce genre d'ambiance, pourrie si je m'en tiens au portrait du père qui m'a tout l'air d'être un sacré emmerdeur. Je lui épargne toutefois ce jugement en entendant la porte s'ouvrir, les griffes du chien frotter sur le sol et les talons de Laelyss qui s'en reviennent tous deux de la promenade.

« Désolée, madame Mayfair s’est fait une joie de me tenir la jambe. »

Encore elle ? J'en connais une qui aura droit à un petit cadeau de la part de Twister sur son paillasson si elle continue à nous courir sur le haricot. Me levant donc pour aller sortir les lasagnes du four et les ramener à table pour les deux affamés, je perçois les craintes de la rouquine heureusement envolées en constatant que son jeune protégé était toujours entier. Innocemment, je retrouve ma place puis ma bière, et réplique pour ma défense:

« Tu sais bien que je suis une crème. »

Et puis si Nashoba me posait un réel problème, il est certain qu'elle ne l'aurait pas revu au retour de sa balade puisque j'aurais pris soin de le raccompagner moi-même, les pieds devant dans le pire des cas. Mais c'est sans encombres aussi extrêmes que le repas se déroule, laissant ensuite Lae lui faire faire le tour rapide et arranger sa chambre avant de la retrouver dans la nôtre. En fin de compte, entre cette nuit et le lendemain que le gamin devait consacrer à son agence immobilière et à la recherche d'un nouveau toit, on ne l'avait pas tant que ça dans les pattes, une aubaine pour profiter d'une journée de repos à la maison et surtout ensemble, ce qui n'est pas toujours faisable avec le boulot de chacun.

Fin d'après-midi consacrée à un moment de lecture sur le canapé, tandis qu'elle m'utilise comme repose-tête au passage. Absorbé par l'enquête fictive de mon roman, je caressais machinalement la tête rousse sur mes genoux lorsque celle-ci se mit à commenter à voix haute un passage de son histoire.

« Oh, l'héroïne a eu un animal pour son anniversaire.
-Mmh. »

Je suis à peu près sûr du message qu'elle essaie de me faire passer en relevant ce genre de détail, mais là tout de suite, je suis aussi très pris par mon bouquin pour chercher à l'envoyer promener avec un tant soit peu de vocabulaire. Levant à peine le bras qui tenait ma lecture à son extrémité pour lui permettre de se relever, voilà que j'entends les boutons de son haut sauter l'un après l'autre alors qu'elle se lance dans une nouvelle tentative de corruption:

« Ce serait sympa tu ne trouves pas. Un petit chat tout mignon qui ronronne dans le coin. Tu ne seras plus le seul que j'appellerais chaton.
-Mmh. »

Bon sang, on est à peine à la moitié du livre et on arriverait déjà au dénouement de l'affaire ? Pas très subtil comme technique de la part de l'auteur, un peu comme celle employée par Laelyss pour me faire revenir sur mes trois dernières décisions, négatives à l'unanimité. Un chat, et puis quoi encore ? Elle sait pourtant qu'il y a toujours eu un mauvais feeling entre ces bestioles et moi, sans compter qu'il y a bien assez d'animaux comme ça à la maison. Prenant maintenant le cas du chien pour soutenir son argumentation, quoi qu'il illustrait assez mal l'ennui et la solitude qu'elle voulait lui attribuer, il lui faut encore le bruit de la poignée de l'entrée qui s'enclenche pour l'obliger à mettre enfin un terme à son petit manège.

« Tu sais pas ce que tu rates.
-J'en ai une vague idée. »

Quelque chose du niveau de ce matin j'imagine, mais ce serait un poil exagéré que d'avoir à vendre ainsi son corps dans le simple but d'obtenir l'animal que je lui refuse. J'espère que Kira et sa clique du Conclave ne se font pas offrir les mêmes types de services dans l'espoir d'accélérer les cérémonies ! Ma main libre levée au-dessus de la tête pour saluer Nashoba qui nous rejoint dans le salon, je me résous finalement à lever les yeux de mon chapitre au commentaire de Lys sur son humeur, et me tourne sur place afin de m'accouder au dossier du canapé. Apparemment, le changement trop soudain de sa situation ne collait pas aux dispositions prises par l'agence, qui ne pouvait donc donner suite à sa requête en l'absence de tout caractère urgent. Il fallait s'y attendre: la période hivernale fait passer la priorité aux foyers les plus précaires pour trouver un logement à l'abri des mauvaises conditions, et un jeune homme qui travaille et qui a la chance d'avoir une famille au complet n'est pas exactement une urgence.

« Je vous remercie de ce que vous avez fait pour moi, mais je ne sais pas dans combien de temps ils voudront traiter ma demande alors je pense que je vais aller à l'hôtel d'ici là. »

Je le regarde ensuite monter à l'étage pour aller réunir ses affaires et ranger un peu après son passage. Bon, c'est clairement pas de bol sur ce coup-là. Livre reposé sur la table basse, je finis par me lever et me faire craquer le dos le temps d'une brève réflexion sur ce qu'il était possible de faire, proposant donc à Lys tout en me dirigeant vers mon manteau pendu à l'entrée:

« Si tu y tiens, on peut toujours lui donner un peu d'argent pour qu'il puisse prendre une chambre pas trop miteuse. »

Un coup de pouce qu'elle allait très certainement vouloir lui donner de toute façon, ne serait-ce que pour l'aider à se remettre de cette nouvelle, et comme ça je contribue moi aussi à lui exprimer ma reconnaissance pour ce qu'il avait fait l'été dernier. Sauf qu'en revenant auprès de la rouquine avec mon portefeuille, je devine aussitôt ses intentions à la mine qu'elle m'adresse.

« N'essaye même pas de déboutonner ta chemise une seconde fois. »

Ouais parce que je la vois venir de loin avec ses gros sabots, comme si me séduire était devenu une méthode viable et efficace pour obtenir ce que bon lui semble. J'aime à me dire que j'ai un peu plus de résistance que ça, tout de même. Rangeant pour l'instant le portefeuille dans ma poche, j'essaye de me préparer mentalement à un argumentaire réchauffé de la veille, le problème étant que je n'avais pas signé à ce moment-là pour un quelconque hébergement prolongé, et tâche donc de le lui rappeler dans un soupir de lassitude:

« Lys, tu avais dit que ce serait l'affaire d'une nuit seulement. On ne va quand même pas se lancer dans une activité de maison d'hôte. »



« Je vous grogne dessus en sienna »

* I can't go to hell.
* I'm all out of vacation days.








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Laelyss ReissMessages : 985
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Dim 11 Déc - 1:48


J
e m’attendais à le voir plus joyeux en rentrant. Peut-être pas au point qu’il saute de joie partout, mais on va dire pas trop loin non plus. Là, il semblait littéralement dépité. Comme si le poids du monde venait de s'abattre d’un seul coup sur sa personne. Et c’est en entendant les raisons que je comprends mieux ce qui le tourmente. Décidément, il a une poisse incommensurable qui lui colle au basque. Alors qu’il remonte dans la chambre pour faire refaire son maigre carton, je réfléchis en silence. Bien que cela me fasse de la peine de le voir ainsi, je me doute bien que n’importe quel mot réconfortant ne pourrait résoudre son problème, ni même lui remonter le moral aussi sincère ne soit-il. Qu’est-ce qu’il était possible de faire d’autre ? Mis à part le laisser repartir et prendre une chambre d’hôtel qui avait la possibilité de le ruiner en seulement deux nuits là-bas. Si c’est là la seule option qui s’offre à lui, j’en conclus que d’avoir un ami qui l'héberge pour une durée indéterminée n’est pas possible. J’en viens donc à me demander si c’est vraiment une bonne chose de le laisser partir. Car à force d’y penser, d'évaluer la situation sous tous les angles, la conclusion final me semble la bonne : je sais que cette maison à suffisamment de place pour accueillir une personne supplémentaire. Plus encore après les enfants déchaînés de Kira. Des amours promis, mais une tornade à côté des trois réunis c’est de la rigolade. Sauf, qu’il se trouve que nous n’avons pas de liens de parenté et je ne peux le retenir contre son gré, mais avec une solution à son problème peut-être qu’il accepterait de rester.

Enfin, avant de m'avancer d’un peu trop et de m’imaginer rajouter un couvert sur la table, il me fallait des arguments suffisant pour convaincre le méchant loup de plaider en ma faveur. Et puisqu’il était déjà décidé à lui donner de l’argent, ce n’allait pas être une chose si facile. Une solution de secours que je gardais sous le coude si au final il n’y a vraiment pas d’autres moyens de procéder. Là oui, je tiendrais littéralement à lui donner une somme conséquence.

En attendant, c’est avec une petite mine que je le regarde. Cachant un air offusqué de croire que j’allais me mettre à nu pour développer mes arguments. Je veux bien utiliser ça à des fins personnelles, mais pas dans ce contexte-là. Ce serait mal me connaître et assez dégradant, j’en roule juste des yeux en laissant ça de côté, répondant plutôt à sa remarque :

Je sais. Et je suis d’accord, mais… une fois à l'hôtel, ce sera quoi, pour une nuit. Voir deux. Et ensuite ? Il va se retrouver une nouvelle fois à la rue, ou être ballotté de maison en maison sans que ce soit viable.

Ce n'est pas une vie ça. Même pour une simple attente d’un appartement, il y a quand même mieux. Il n'est pas dupe, je suis sur qu’il voit où je veux en venir. Je crois les bras en ajoutant plus sérieusement.

Chéri, je l’apprécie vraiment et cela me fait de la peine de le voir comme ça. Ce n’est pas quelque chose que je ferais avec n’importe qui à la rue. Même s’il s'agissait d’un orphelin et que ça me briserait le cœur, je ne le ramènerait pas à la maison. Mais là, il s’agit de Nash.

Un orphelin, je lui donnerais un peu d’argent mais puisqu’il s’agirait d’un inconnu je ne permettrais pas de le ramener à la maison. Là, ce n’était pas le cas, on s'est mutuellement aidée durant l’été pour notre propre vie. Puis, on a apprit à réellement faire connaissance. Et c’est naturellement humain de venir en aide à un ami. Forcément les liens entre Big et lui ne sont pas les mêmes, alors j’imagine qu’il ne doit pas voir les choses de la même manière. Pourtant si les choses étaient inversées et que ce serait l’un de ses proches qui serait dans une situation délicate, il ferait son possible pour donner un coup de main non ? Il n’est pas à ce point-là sans cœur., du moins j’ose l’espérer. En restant sur mes genoux sur le canapé, j’attrape ses mains et l’attire contre moi. Exposant la façon dont je voyais la situation :

On lui offre un toit, mais en contrepartie il participe au bon fonctionnement de la maison. Il travaille et touche un salaire, aussi maigre soit-il, donc il peut très bien mettre la main à la pâte. Ce ne sera l’affaire que de quelques tout petits mois. Tu te seras à peine fait à sa présence qu’il partira.

Il y avait là un moyen que tout le monde y gagne dans cette histoire en étant équitable. Qu’il me trouve donc une bonne raison de refuser cette fois. S’il donnait un coup de main ainsi, c’est comme si cela ne changeait pas grand-chose à notre propre budget. À part peut-être un quotidien un peu moins privé.              

S’il te plaît mon cœur… Sinon je déboutonne la chemise.




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Bigby RawlinsMessages : 1104
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Ven 23 Déc - 12:09

Un toit sur la tête
Ce n'est pas la place qui manque ici pour accueillir des gens, ça c'est une certitude, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut commencer à rentabiliser l'espace libre et se retrouver envahi parce que Laelyss a le cœur trop tendre. Il faut faire des compromis et s'accommoder à tout un tas de choses, un comble dans sa propre maison j'ai envie de dire, aussi j'espère qu'elle se rend bien compte de ce que ça pourrait impliquer et de l'impact sur nos habitudes. Quoi que pour l'instant, c'est surtout sur le sort du gamin qu'elle reste accrochée en priorité:

« Je sais. Et je suis d’accord, mais… une fois à l'hôtel, ce sera quoi, pour une nuit. Voire deux. Et ensuite ? Il va se retrouver une nouvelle fois à la rue, ou être ballotté de maison en maison sans que ce soit viable. »

On dirait qu'on parle d'un enfant orphelin que les services sociaux trimballeraient dans différents foyers en désespoir de cause, à défaut de lui trouver une famille adéquate. Il n'y a que moi qui le vois comme un jeune homme de 20 ans et donc qui a passé l'âge d'être ainsi infantilisé ? L'affection de la rouquine dépasse parfois les limites du rationnel. C'est ce sur quoi elle se répand à nouveau en explications, décidément trop touchée par la petite mine du sans-abri fixe pour penser à autre chose qu'à le tirer de sa misère, légèrement exagérée selon moi. Réticent, je me laisse malgré tout attirer vers elle tandis qu'elle ajuste les négociations.

« On lui offre un toit, mais en contrepartie il participe au bon fonctionnement de la maison. Il travaille et touche un salaire, aussi maigre soit-il, donc il peut très bien mettre la main à la pâte. Ce ne sera l’affaire que de quelques tout petits mois. Tu te seras à peine fait à sa présence qu’il partira. »

En somme, il passerait du statut de squatteur à celui de colocataire temporaire. C'est toujours une personne de trop dans les pattes au final, mais qui a au moins la décence de payer sa part au lieu de dépendre des autres occupants de la maison. D'une façon ou d'une autre, la rouquine ne lâche pas l'idée de l'accueillir chez nous, je la soupçonnerais même d'aller jusqu'à le cacher dans la niche du chien si je venais à persister dans mon refus. Passant outre son ultime argument -alors qu'elle semblait presque offusquée tout à l'heure lorsque je lui avais demandé de ne surtout pas toucher à son haut-, je lui rappelle plutôt, en croisant doucement mes doigts avec les siens:

« Tu n'es pas sa mère, Laelyss. »

Loin de moi l'envie qu'elle le prenne mal, mais je n'aimerais pas qu'elle s'enfonce dans cette tendance à jouer les parents de substitution parce que ça lui manque d'avoir un garçon à chouchouter et que Nashoba se trouve être le candidat idéal pour occuper ce rôle que Kenji avait laissé vacant. Secourir les gamins en situation critique ferait mieux de ne pas devenir une habitude, quand bien même il s'agisse réellement d'une exception dans ce cas-là. Peut-être que cette troisième présence à la maison lui manque de temps à autres et je la comprends parfaitement; sauf que Nashoba a déjà une famille pour prendre soin de lui. Du moins quand il ne vient pas au père l'idée de le mettre dehors. Poussant un soupir rageant, je secoue la tête au moment de déclarer forfait.

« Ton grand cœur te perdra. Et moi mon infinie bonté par la même occasion. »

De toute façon, j'ai compris depuis longtemps qu'il y avait des causes pour lesquelles raisonner avec Laelyss était perdu d'avance, et que sa décision l'emporterait peu importent mes choix. Je devrais sûrement songer à me montrer plus ferme à l'avenir avant que ça ne parte en cacahuètes et que je me retrouve transformé en descente de lit ! Pour cela, je me permets de rajouter quelques conditions histoire de ne pas me laisser complètement marcher sur les pieds non plus:

« On fait un premier mois d'essai, et je me réserve le droit de le jarter si c'est la merde, tu es prévenue. Va le chercher avant qu'il ne mette les voiles ou que je change d'avis. »



« Je vous grogne dessus en sienna »

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Laelyss ReissMessages : 985
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Dim 25 Déc - 22:24


C
e n'est pas la meilleure idée qui soit mais au grand remède, les grands moyens. Mais je m’en passerais grandement de devoir appliquer ça pour qu’il accepte. Mis à part ce détail, mes raisons sont assez bonnes, du moins je l’espère car je ne vais pas non plus le supplier à genoux. Dans le cas contraire on risque de débattre un bon moment avant que l’un des deux ne cède. Cependant, il faut croire que j’ai un peu plus de chance puisque ma proposition finit par lui convenir plus ou moins. Passant outre à la remarque en affichant plutôt un sourire, je me sens un peu plus rassurée. Avec un grand cœur et bonté on aura fait une bonne action avant la fin de l’année. Même si cela ne dépasse pas la période d’essai pour le moment, mais c’est un début à tout non ? Et puis, il n’y a vraiment pas de raisons que les chose se passe mal si quelques règles sont instaurées pour le bien de la cohabitation. Si en revanche les choses ne se déroulent pas comme prévu, je ferais en sorte de limiter les dégâts quand il le mettra dehors à coup de pied aux fesses, ce qui risque de lui faire un peu mal.

Enfin, ravie de pouvoir aller annoncer la bonne nouvelle - qui j’espère lui fera plaisir - je me détache de lui quittant le canapé pour remettre un pied-à-terre. Prête à mettre rendre, je reste néanmoins un instant devant lui sans bouger. En réfléchissant deux secondes à ce qu’il a dit, je finis par mettre ce point aux claires avant qu’il ne m ronge d’un peu trop :

Tu sais, je suis au courant que je ne suis pas sa mère. Et quand bien même je le voudrais pour combler un vide, je ne pourrais pas le remplacer. Il a beau être adorable et tout ce que tu veux, ce n’est pas lui. Et je ne souhaite pas qu’il le devienne en restant ici. J’ai simple envie de l’aider parce que ça fait plaisir. Mais aussi parce que j’en aie besoin. Alors ce genre d’allusion… S’il te plaît, ce n’est vraiment pas la peine.

J’ai beau sourire pour montrer que ça ne m’atteint pas, je préférais ne pas entendre ce genre de choses. Ce n’est pas forcément vexant, mais c’est bien loin d’être plaisant pour autant. C’est comme me rappeler qu’on ne pas appeler “maman” depuis des mois et que ce n’est pas prêt d’arriver de nouveau. Une sensation fort désagréable que j’aimerais littéralement oublier si c’était possible. Mais ne voulant pas m’attarder sur ce débat-là, je passe devant lui pour m’empresser de rejoindre l’étage avant qu’il ne soit trop tard. Une fois devant la porte, je frappe deux coups pour m’annoncer avant de l’ouvrir. Il n’y a pas de manière particulière pour apprendre la nouvelle alors autant ne pas tournée autour du pot durant des lustres.

Nashoba, ne range pas tes affaires. Tu restes ici. On en a discuté et comme c’est galère pour toi, on te propose un premier essai d’un mois, dit comme un colocataire. Si tout se passe bien tu pourras garder cette chambre jusqu’à ce que ton appartement soit disponible.

On ne sait pas vraiment combien de temps les choses vont durer, mais s’il en a pour quelques mois, il aura au moins un toit sur la tête. Et survivra sans crainte la période de l’hiver s’il se trouve toujours parmi nous. Ce qui semble le déranger, mais je ne l’aurais pas proposé si on n'avait pas finit par se mettre d’accord. Ou du moins, si je ne lui avais pas légèrement forcé la main. Mais ce sont quelques points qu’il n'a pas forcément besoin de savoir.

Allez vient, de toute façon je t’interdis de refuser.

Maintenant que nous avons l'approbation du grand méchant loup, or de question de dire non. Je l'empoigne par la main pour le faire descendre avec moi. Il y avait quelques détails avoir encore, mais rien de bien méchant. Simplement de quoi mettre tout le monde d’accord. Le laissant s’asseoir, je reprends ma place sur le canapé et commence puisque j’avais déjà ces choses-là en tête depuis un bon moment. Sûrement depuis la première fois que je lui aie proposée de venir ici :

Bon, comme nous n’avons pas de lien parenté… j’espère que tu comprends qu’une part de participation au frais serait la bienvenue. On t’offre un toit, de quoi te nourrir etc. Alors ça me paraît un compromis équitable. En revanche, il y a tout de même quelques règles à respecter pour que la cohabitation se déroule bien. Que tu invites des amies… ça ne dérange pas plus que ça, du moment qu’ils savent se tenir tranquille, que tu préviennes. Et bien qu’elle soit grande, ce n’est pas un palace pour une dizaine de personnes. Donc pas de fiesta ici. En ce qui concerne l’alcool… Tu es majeure donc je ne peux pas te l’interdire. Mais, c’est avec modération. En tout cas une fois que tu as franchi le seuil de cette maison. Une fois dehors ça ne me regarde pas. Il est hors de question que je passe derrière toi à nettoyer ce que tu n’as pas digéré. J’ai déjà donné là-dessus.

J’avoue avoir lancer un petit regard en biais en direction de Bigby. Je ne suis pas prête d’oublier ce pauvre canapé blanc d’il y a quelques années. Mais ce serait mentir de dire que Kenji ne m'a jamais fait pire que ça. J’en aie vu des vertes et des pas mûres avec lui. Entre les deux j’ai étais agréablement servi, alors si je pouvais éviter de devoir recommencer une énième fois à devoir me mettre à quatre pattes pour nettoyer leur saleté, je ne dis pas non. Au-delà de ça, je n’aie pas vraiment d’autre choix que de lui demandait de participer au frais. On s’en sort bien à deux salaires, surtout quand la maison est envahie d’enfant qui court partout, mais pas au point que ça dure plusieurs mois. Et puis, je ne m’attends pas à ce qu’il se ruine, dans ce cas-là ça ne vaudrait pas mieux qu’un hôtel.

Pas de défiler de petite copine qui change chaque semaine. Ce n’est pas motel à prostitué. Si tu en une et bien, je ne vais pas t'interdire de la voir, mais par pitié soyez discret. Une dernière chose. j’aimerais que tu n’entre pas la chambre du fond. Elle n’est pas accessible pour diverses raisons.

Un jour il faudrait que j’aie le courage de rentrer dans sa chambre pour la débarrasser et monter tout ça dans le grenier. De quoi offrir une pièce d’ami supplémentaire. Mais pour le moment la laisser fermée à clé est bien ce qui me convient le mieux. Avec tout ça, je ne pense pas avoir été trop sévère. Il sera toujours possible de relâcher un peu la pression si tout se passe bien. Tant que je ne retrouve pas de petites culottes, accompagnée de bouteilles de bière traînant un peu partout, le pire ne devrait pas arriver.

Ce sont mes seules exigences. Tu tiens à rajouter quelque chose ?




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Nashoba DreidenMessages : 477
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Mar 27 Déc - 18:52






Un toit sur la tête


Grimpant les marches des escaliers pour aller dans la chambre dans laquelle je suis resté hier soir, je regroupe mes affaires dans le carton que je dépose dans un petit coin le temps de refaire le lit correctement. Je ne pense pas avoir foutu le bordel hier soir puisque je n'ai pas presque pas déballé les affaires mais je vérifie quand même un peu partout si je n'ai rien oublié ; je regarde sous le lit, dans les tiroirs et tourne un peu en rond. Au fond, je crois que je faisais tout ça pour rester un peu plus longtemps dans la maison car j'aurais pu emballer le tout en l'espace de quelques minutes et repartir aussi vite que je suis venu.

Bon, puisque tout à l'air en ordre et qu'aucune trace ne pourrait laisser penser que je suis venu ici, je me baisse pour ramasser mon carton et m'apprête à sortir de la chambre quand quelqu'un vint toquer deux coups ; évidemment, il ne pouvait s'agir que de Laelyss ou Bigby mais la première était plus évidente. Ne passant par quatre chemins, elle m'annonce aussitôt qu'elle et son compagnon ont discuté et acceptent de me garder ici pendant un mois ; le temps d'un essai. Elle m'annonce ensuite que je peux rester ici le temps de trouver mon appartement mais comme les choses risquent de prendre plusieurs mois je préfère refuser en expliquant que je serais sûrement de trop dans cette maison.

- Allez vient, de toute façon je t’interdis de refuser.

Voyant que je ne peux donc pas refuser l'invitation, j'accepte de rester ici en lui disant que je payerai un part du loyer mais je n'ai pas le temps de développer que Laelyss m'empoigne déjà la main pour me faire descendre les escaliers et m'installer sur le canapé avant de la voir venir s'installer à mes côtés... Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais avoir le droit à une flopée de règles à respecter ; en même temps, ça paraît normal, je ne suis pas chez moi.

- Bon, comme nous n’avons pas de lien parenté… j’espère que tu comprends qu’une part de participation au frais serait la bienvenue. On t’offre un toit, de quoi te nourrir etc. Alors ça me paraît un compromis équitable. En revanche, il y a tout de même quelques règles à respecter pour que la cohabitation se déroule bien. Que tu invites des amies… ça ne dérange pas plus que ça, du moment qu’ils savent se tenir tranquille, que tu préviennes. Et bien qu’elle soit grande, ce n’est pas un palace pour une dizaine de personnes. Donc pas de fiesta ici. En ce qui concerne l’alcool… Tu es majeure donc je ne peux pas te l’interdire. Mais, c’est avec modération. En tout cas une fois que tu as franchi le seuil de cette maison. Une fois dehors ça ne me regarde pas. Il est hors de question que je passe derrière toi à nettoyer ce que tu n’as pas digéré. J’ai déjà donné là-dessus.

J'hoche la tête sans réellement savoir quoi répondre à tout cela. Je ne comptais pas inviter mes potes puisque je ne suis pas chez moi et nous sommes suffisamment grands pour nous voir en dehors de la maison ; surtout que nous passons le plus clair de notre temps à répéter. Comme je ne voudrais pas imposer ma musique ici malgré le fait que j'ai un élément qui permet de contrôle, je vais plutôt demander à Onyx et Nayati de se rejoindre à la Salle des Fêtes ; ainsi je ne dérange personne et ils n'ont pas à supporter mes amis. Quant à l'alcool, le problème est réglé : je ne bois pas. Ou alors très rarement durant les soirées mais je ne prends pas plus d'un verre.

- Pas de défiler de petite copine qui change chaque semaine. Ce n’est pas motel à prostitué. Si tu en une et bien, je ne vais pas t'interdire de la voir, mais par pitié soyez discret. Une dernière chose. j’aimerais que tu n’entre pas la chambre du fond. Elle n’est pas accessible pour diverses raisons.

Rougissant quant au défilé de petites copines, je suis bien loin d'être ce genre de garçon... Pour le soyez discrets, ce n'est pas vraiment un soucis puisque encore une fois mon élément me permet bien des choses mais je ne pense invité Lyana pour ce genre de choses... Déjà que nous ne sommes même pas ensemble. Enfin ils n'ont pas de soucis à se faire à ce niveau-là. Et pour la chambre au fond, j'aimerai bien en connaître la raison mais je sais à quel point ce n'est pas bien de poser des questions aussi indiscrètes ; je le saurais peut-être un jour et si personne ne me tient au courant c'est qu'il doit y avoir de bonnes raisons.

- Ce sont mes seules exigences. Tu tiens à rajouter quelque chose ?

Mmh... Je me vois mal imposer mes conditions de toute façon et puis je n'en ai pas vraiment. La plupart sont des règles de bienséance qui me paraît logiques à appliquer ; je secoue donc négativement la tête pour indiquer que je n'ai rien d'autres à rajouter en ce qui concerne tout ceci. Je pense qu'en un mois d'essai, on verra bien comment ça se passe et si il y a des choses que je fais mal je le saurais bien tôt ou tard.

- Je vous remercie encore de me laisser une chance et je vous promets de ne pas vous causer de problèmes.



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Bigby RawlinsMessages : 1104
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MessageSujet: Re: Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']   Mar 3 Jan - 19:48

Un toit sur la tête
Un seul pas de travers et je serai prêt à accueillir le retour de la vie à deux à bras ouverts, une fois que ceux-ci auront transporté notre ancien colocataire sur le pas de la porte d'entrée. Tant que je n'aurai pas vu comment il se comporte au quotidien, autant rester un minimum sur ses gardes. La nouvelle sied visiblement à Laelyss qui se lève déjà pour aller quérir son petit protégé à l'étage, non sans revenir au préalable sur ma remarque de tout à l'heure concernant l'absence de lien de parenté entre les deux, et dont je m'excuse avant qu'elle n'emprunte les escaliers.

Du moment que les choses soient claires, c'est tout ce qui importe: je ne voudrais pas que son élan de générosité soit "mal placé" et qu'elle finisse par se faire du mal en devant laisser un autre garçon la quitter plus tard, après s'y être un peu trop attachée. Enfin, j'espère qu'elle a compris mes intentions derrière mon tact légendaire; et pourtant, sitôt le jeune homme installé sur le canapé, la rouquine lui assène le règlement intérieur avec une autorité quasi-parentale. Bras croisés dans mon coin, mes hochements de tête approuvent tout de même les différents points abordés censés garantir la tranquillité ainsi que la salubrité des lieux... avec une discrète référence à ma personne sur ce dernier sujet. Des années après, il serait quand même temps de déclarer prescription, non ? Il me semble avoir assez participé financièrement à l'achat du canapé de remplacement pour m'épargner des reproches à vie.

« Pas de défilé de petite copine qui change chaque semaine. Ce n’est pas motel à prostitués. Si tu en as une et bien, je ne vais pas t'interdire de la voir, mais par pitié soyez discrets. Une dernière chose, j’aimerais que tu n’entres pas dans la chambre du fond. Elle n’est pas accessible pour diverses raisons. »

La raison pour laquelle, entre autres choses, je tiens encore à prendre des précautions avec Laelyss et les effets de la disparition de Kenji persistant sur elle. On ne passe jamais complètement à autre chose dans des cas comme celui-là, mais ranger les affaires du gamin aurait été un pas en avant qu'elle n'avait encore eu la volonté d'entreprendre. Évidemment, je n'irai pas la presser non plus de débarrasser la chambre, on ne manque pas d'espace ici au point de devoir me montrer aussi insensible : c'est une résolution qu'il faut lui laisser prendre à son rythme. Une main plongée dans la poche de mon pantalon, je m'empare d'un paquet de cigarettes et de mon briquet tandis que la maîtresse de maison s'enquiert de l'avis du nouveau résident, quoi que tout avait été suffisamment explicité pour ne pas y trouver grand-chose à rajouter.

« Je vous remercie encore de me laisser une chance et je vous promets de ne pas vous causer de problèmes.
-Alors tout est entendu. On te filera une clé quand le mois sera passé, d'ici là je pense que tu pourras t'adapter à nos horaires. »

Rien de bien difficile en soit, puisqu'on s'est assez arrangés avec Laelyss de façon à ce que l'un de nous deux puisse rentrer plus tôt que l'autre le soir pour la sortie de Twister. S'il travaille aussi, il n'a logiquement pas de raison d'avoir à traîner à la maison en journée, sinon il trouvera certainement de quoi s'occuper en attendant qu'on sorte du boulot. Dans les premiers temps, je préfère ne pas accorder un libre accès à la maison à n'importe qui, même si Nashoba n'est pas un inconnu, question de principe et de sécurité. Il aura donc son double de clé quand il se sera montré suffisamment responsable.

Ce détail réglé, je loge une cigarette entre mes lèvres avant de me tourner vers la porte de la terrasse pour prendre congé, de quoi laisser Laelyss exposer nos emplois du temps et convenir du programme du jeune homme le temps de m'en fumer une dehors. En tout cas, le chien qui me tourne autour dans le jardin sera sûrement le plus gagnant de tous, avec une troisième personne pour le promener et jouer avec lui.



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Un toit sur la tête [PV Lae' et Big']
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