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 [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖

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MessageSujet: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Mer 19 Oct - 0:28

Au coin de la rue, il y a des inconnus
Qui surgissent des poubelles pour vous faire peur

Harley & Wilson
» Approchez approchez bande de morveux. Posez vos petites fesses bien dodues sur le sol et écouté. Je vais vous conter une histoire, depuis trop longtemps oubliée ...

Harley se baissa pour être à la hauteur du petit attroupement d’enfant sans parent qu’elle venait de créer. Puis, se mit à raconter l’histoire de manière la plus terrifiante qui soient.

» On raconte que par une nuit d’Halloween, pareille à celle-ci, emplit de brumes lourdes et épaisses, qu’un homme est mort dans cette rue. Le diable lui-même serait venue le chercher depuis les limbes. Philippe déambulait dans une rue très sombre, comme chaque nuit. Il était SDF et insomniaque, fort heureusement très sympathique, aimé de tous dans le quartier. Mais cette nuit-là était différente. Cette nuit-là le pauvre homme se trouvait bien mal. Il était pris d’une chaleur qui l’étouffait intérieurement. Une chaleur qui dépassait grandement la norme, alors qu’en cette période de l’année la fraîcheur était maître des lieux. Au plus profond de lui, il avait cette horrible sensation de sentir chaque parcelle de son corps brûlé. Cela le rendit fou petit à petit, jusqu’à ce qu’il s’en cogne à plusieurs reprises violemment le crâne. S’imaginant qu’une douleur plus forte calmerait la seconde. Malheureusement pour lui, les choses aller de mal en pi lorsque sa pensée fut interrompue par le sol, il devenait brûlant lui aussi... ses chaussures... ses semelles... il se retrouva ainsi collé au macadam qui fondait de plus en plus sur une distance énorme et à une vitesse terrifiante. Quand tout d’un coup, une sorte de siphon se forma au centre et aspira toute la chaussée jusqu'aux pieds du pauvre Philippe. Une lueur orangée en jaillit, suivie d'une chaleur encore plus intense... Philippe sentait sa peau fondre sur ses joues, ses doigts se transformèrent en gelée noircie, ses yeux coulèrent des orbites, son nez disparu, comme aspiré par le reste du visage... Et subitement sans crier gare, ce fut son corps entier qui se transforma en bouillie humaine enfouie sous un fin amoncellement de vêtements ! Satan lui-même avait décidé d’en faire sa proie.
À ce jour, la route a été reconstruite et l'histoire de Philippe oublié.
Mais, une chose est sûre il ne faut jamais se promener seul dans les rues la nuit du 31. Car sinon…

» Sinon quoi ?

Harley penche la tête sur le côté et sourit légèrement au petit garçon qui venait de poser la question. Il l’observait avec de grands yeux bleus, impatient de connaître la suite. Mais, était-il prêt à l’entendre ? Au fond, soyons honnête, elle n’en avait strictement rien à faire. Seule une chose l’intéresser dans tout cela. Subitement, une silhouette bien sombre et terrifiante apparut au-dessus de sa personne et les sept petits nains devant elle prirent une grande inspiration sans bougé d’un pouce. Une main prit le chemin en direction de la gorge de notre protagoniste et l'enroule d’un geste si brusque qu’elle en finit debout, prise au piège contre un corps qui en fait bien deux fois sa carrure. Elle se débat en vain alors que le visage des enfants devient de plus en plus apeuré. Et une voix rauque brise le silence qui s’était installé :

» J’arrache vos boyaux à mains nues encore vivant… En commençant par celle-ci comme exemple.

La pointe d’un couteau caresse sa joue avant de descendre sur son ventre et de prendre le geste dangereux comme s’il allait s'abattre d’un coup sec. Mais les cris des enfants l’en empêchent, ils se redressent tous comme un seul homme et disparaissent dans la rue en un rien de temps. Leur voix s’estompe de seconde en seconde, tandis que celle de la blonde prend le dessus. Enveloppé d’un fou rire qu’elle ne peut contrôler. Est-ce que c’était prévu ? Bien évidemment ! Tout le monde sait que dans le cas contraire c’est un Home-run direct qui se serait déroulé sous ces petits yeux innocents. Alors que là, tout ce qu’elle désirait ce n’était rien d’autre que des bonbons gratuits sans avoir à faire le tour des pâtés de maisons. Disons plutôt que madame était prise d’un petit élan de flemmardise. Il faut dire que cela fait bien deux bonnes heures que la moitié de la ville a été passée au peigne fin. Tout ça pour finalement tomber sur des radins la plupart du temps. Alors, l’idée suivante fut de changer concrètement de méthodes. Ce qui venait de marcher à merveille avouons-le.

» Tu vois, je t’avais dit que ça marcherait. Tu peux éloigner ce couteau en céramique mon biquet.

Le biquet… Enfin, le pauvre Éddie, déguisé en créature de Frankenstein ne semblait pas de cet avis. Il faut dire que pour une fois qu’il avait l’occasion d’avoir un réel alibi aux yeux de tous pour lui faire mal, il ne risquait pas de s’en priver d’aussitôt. L’une des raisons pour laquelle il avait acceptait aussi facilement de se prendre au jeu, le simple fait d’essayer de la tuer. Il en profitait donc en cet instant, alors que l’histoire était terminée, que la rue était à nouveau calme pour l’étrangler de plus en plus, passant outre à ses supplications et sa tentative assez ratée de desserrer sa poigne. Mais il n’était pas question de rendre l’âme ce soir. Moi-même cela m'emmerdait grandement de ne plus existait parce que mademoiselle a rendu l’âme aussi bêtement. Alors, le seul moyen qu’elle a en possession pour rivaliser avec telle brute, c’est de m’utiliser à toute vitesse, frappant un bon coup sur le sommet de son crâne. De quoi relâcher la pression un instant et en profiter pour se dégager de là, avant de redonner un second coup, cette fois-ci en pleine face. L’assommant légèrement. Il faut dire qu’avec la dose de Risperdal qu’il avait eu droit bien avant en début de soirée pour qu’il se tienne plus ou moins tranquille et accepte de la suivre un peu partout comme un petit toutou, ajouté à cela un bon coup de batte de baseball, n'arrangeait en rien les choses, loin de là. Il vacille un peu et finit par se laisser glisser contre un lampadaire, ce qui a le don d'affoler la petite blonde qui ne perd pas une seconde pour aller à sa rescousse. Tâtonnant doucement la plaie qu’elle venait de créer.

» Poussin désolée… Mais tu l’avais cherché !
Et moi ? J’souffre aussi !

» Roh ça va tu saigne pas toi.
Si, là ! Ça coule !

» Mauviette.

Je fais tout le boulot et voilà qu’on me traite de mauviette ! Peut-être aurait-il dû la tuer finalement. Une merdeuse en moins dans ce bas monde. Si c’était aussi simple. L’amour de sa vie ayant bien du mal à reprendre ses esprits correctement, elle rassemble dans un seul sac tous les bonbons oubliés par les marmots, puis aide difficilement celui-ci à se remettre debout. Un bras passé dans son dos pour le soutenir, c’est dans un pas lent que la route est reprise. Malgré ce petit incident, cela n’enlève en rien la joie de vivre d’Harley qui fredonne gaiement. Ayant néanmoins une pensée pour son petit homme qui ne tiendrait peut-être pas la route jusqu’à l’apparemment, un endroit au calme été la bienvenue. Ses talons plus hauts qu’à l'accoutumée qui allait avec son costume de veuves - maquillage noir, cheveu exceptionnellement teint en noir et teint encore plus pâle - martèlent le sol et brise le silence qu’installe la nuit à cette heure. La plupart préfèrent les quartiers plus animés, chaleureux pour partir à la chasse de bonbon. Pour le plus grand bonheur de cette dévergondé qui n’a pas vraiment de patience à supporter les enfants. Bien qu’ils soient mignons pour certain, cela n’allait certainement pas au-delà de ça. Dans sa route, Harley cherche un petit endroit pour déposer son soldat blessé en guerre et lui prodiguer quelques petits soins, le laissant récupérer un peu avant de reprendre sa chasse. Les douze coups de minuit n’avaient pas encore sonné et le quota à atteindre en nombre de bonbons étaient encore bien loin du compte. Il fallait profitait de cette nuit qui n’était pas prête de prendre fin. Et il n’était pas question de s'ennuyer seul, alors ce pauvre homme n’avait guère d’autre choix que de la suivre aveuglément. Disons surtout que celle-ci n’était pas prête de le lâcher aussi aisément.

Quand tout à coup, après avoir tourné dans une rue quelconque, des pleurent agaçant ne cesse de surplomber la zone un peu plus animées que le quartier précédent. Cherchant d'où cela provient, c’est en fin de compte une petite silhouette qui se dessine sur le palier d’une porte. Petit de premier abord… quoique plus elle avance et moins celle-ci s’agrandit. Menu. Avec une touffe sur le haut du crâne qu’il est littéralement impossible de louper. L’illumination se déclenche dans sa petite caboche et la reconnaissance du nain de jardin tombe pour une fois à point nommé. Monsieur étant apparemment devenu père entre-temps. Voilà qu’il allait avoir une réelle utilité alors que pour une fois Harley n’allait pas tentait de le torturer. Certes, Kira avait mis l'interdiction de l'approcher jusqu'à nouvel ordre. De peur que ce soit sa tête qui manque au lieu d'un simple doigt. Mais en cet instant, de son point de vue - que pour une fois j’approuve entièrement - elle n’était pas fautive. Elle ne l’avait pas cherché volontairement pour le martyriser. En soi, elle n’avait absolument rien fait. Ce n'était rien de plus qu’un heureux hasard. Un hasard qui avait le don de faire les choses comme il se doit au bon moment. Une opportunité a saisir avant qu’elle ne s'échappe. Qui avait-il de mal à lui dire bonjour après tout ? Rien. Une simple formule de politesse. Et un certain intérêt à pouvoir poser son derrière un instant, soignant un blessé. Sans oublier un détour par la cuisine pour se servir à boire. Elle était persuadée qu’il devait y avoir de l’alcool dans son frigo depuis leur première rencontre. Un nouvel alcoolique.

Pressant le pas malgré les protestations de la perche, elle traverse la route en marchant sur la pointe des pieds pour faire taire ces talons. Remontant avec prudence son aller et se poste sagement derrière la demi-portion. Penché par-dessus son épaule, à quelque centimètre de son oreille, elle y murmure un simple :

» Bouh

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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Lun 31 Oct - 18:52


L’étrange Halloween de Mr Higgsbury

Déchirants. L'étrange créature poussait des cris déchirants dans le silence de la nuit, cognant de ses membres potelés et de sa voix tonitruante contre l'aluminium de la poubelle sur laquelle elle trônait, visiblement en colère de l'état lamentable de son siège. En effet, elle couchait sur un coussin d'ordures ménagères et alimentaires, uniquement préservée de leur contact insalubre par le linge qui enveloppait son corps, somme toute une bien maigre protection contre la fraîcheur de la fin octobre. L'ombre de trois grosses mèches de cheveux pointées vers le ciel vient alors surplomber le petit animal en détresse, afin de l'étudier d'un peu plus près ; et le verdict, ô combien dérangeant, tombe enfin :



« C'est... un bébé ? Q..qui aurait bien pu le... »


« Non, mais non ! Laisse-le là où il est ! On sait pas où ça a traîné. »

Les sermons de Percy, bien que dépourvus de toute sensibilité humaine, ne manquaient pas de légitimité. Hormis les immondices qui pouvaient avoir trouvé refuge dans la poubelle qu'il habitait, ce bébé venu de nulle part avait le potentiel d'une collection complète de problèmes à venir. Le petit scientifique qui faisait face à son ombre projetée sur le mur, moins partisan de la politique de l'autruche adoptée par cette dernière, se tripota longuement les doigts avant de finalement les employer à soulever le petit être fagoté, sous les nombreuses protestations de sa propre voix d'un ton plus grave. Pour quelqu'un d'aussi habitué que lui à manier des substances susceptibles de lui exploser au visage, entre autres manipulations nécessitant moult précautions pour éviter d'y laisser un morceau de son anatomie ou de son espace de travail, il eût l'air extrêmement empoté en cherchant de quelle manière le porter. Ne fallait-il pas soutenir la tête en priorité, tant elle était disproportionnée par rapport au reste du corps ? C'est en tout cas ce dont il se rendit compte rapidement au moment de lui trouver une position à peu près correcte dans ses bras, malgré le porte-document qui pendait désormais par le creux de son coude et qui tendait à peser ainsi. Néanmoins, le petit brun fut soulagé d'être parvenu à un minimum d'équilibre, jusqu'à ce que Percy revienne à la charge.

« Et maintenant, Mère Teresa ? Tu vas faire quoi... l'allaiter ? N'importe quoi qui le fasse taire, il me casse les oreilles que je n'ai même pas ! »

Pour sûr que l'enfant était anormalement bruyant, quoi qu'il n'avait la moindre connaissance dans le domaine pour en connaître les raisons, au-delà du fait que finir aux ordures n'était pas exactement l'expérience la plus agréable qui soit. Dans ce cas de figure, hurler de vive voix était relativement justifié, et sans doute aurait-il geint autant que lui s'il avait fini à sa place. Par chance, l'heure était assez tardive pour recevoir encore la visite impromptue des jeunes gens déguisés en quête de sucreries à se mettre sous la dent ; après tout, c'était ce pour quoi le scientifique avait fait en sorte de rester à l'hôtel de ville, histoire de ne pas se heurter aux différentes créatures de la nuit qui n'avaient en tête que de le dépouiller des bonbons qu'il ne possédait même pas. En revanche, il ne se serait certainement pas attendu à trouver à la place un bébé en pleurs dans une poubelle de son quartier. À comparaison, le racket légalisé d'Halloween se serait révélé être un programme bien plus accommodant.



« Il faudrait le remettre à quelqu'un. Les autorités ou... ou l'orphelinat... mais il fait très noir. »

Partout où son regard se posait autour de lui, l'obscurité se faisait toujours plus menaçante que l'éventualité d'avoir à subvenir aux besoins d'un être humain par ses propres moyens. Non pas que ramener ce bébé à son domicile le charmait de quelque façon que ce soit ; au contraire, il se pourrait bien que la poubelle de la rue soit une alternative tout aussi viable à celle de séjourner chez le petit chimiste, où rien n'était fait pour l'accueillir efficacement, alors même qu'une partie de ses affaires avaient été déménagées. Or, un second abandon mis à part, que lui restait-il comme options ? Sonner à la porte d'un voisin le ferait paraître comme un parent coupable, le commissariat et l'orphelinat quant à eux n'étaient plus sur son chemin depuis longtemps, et il se voyait difficilement faire marche arrière envers et contre sa phobie dans le but de soulager sa soirée. Cela dit, réfléchir à tête reposée n'était pas possible tant que le monstre dans ses bras s'évertuait à brailler de la sorte, aussi s'obligea-t-il à prendre congé des ordures afin de reprendre sa route.

Quelle idée farfelue, et comme il la regrettait à mesure qu'il approchait de chez lui. Et s'il arrivait malheur à ce bébé sous sa responsabilité ? Ou que les parents lui avaient tendu un piège non loin, avec leur propre progéniture en tant qu’appât ? Son expression se décomposa progressivement, s'animant par moment sous la douleur provoquée par les mains minuscules de la créature lorsque celle-ci s'amusait à lui tirer de petites mèches de cheveux. Malgré ce mauvais traitement, Wilson gardait sa tignasse malmenée à la portée du monstre, puisque cela avait pour effet thérapeutique de le faire cesser de pleurer -et ses oreilles de bourdonner-. Voyant la porte de chez-lui se dessiner enfin, il se posta devant pendant plusieurs secondes, dans l'attente d'un miracle pour l'ouvrir à sa place, avant qu'il ne se résolve à chercher ses clés. L'indisposition de ses bras chargés se fit rapidement ressentir, lorsqu'il comprit la difficile entreprise que de partir à leur recherche dans le tréfonds des poches de son pantalon. Détacher l'enfant de la touffe de cheveux qui lui faisait office de hochet fut une première épreuve et non des moindres, alors que le concert de cris repartait déjà pour une nouvelle tournée, tandis que le scientifique luttait tant bien que mal pour se libérer d'un bras à envoyer à sa hanche.

Nulle doute que le spectacle devait être particulièrement risible : se balançant d'un côté comme de l'autre, Wilson avait l'impression de faire un numéro d'équilibre au sommet d'une boule, déconcentré par les pleurs dans son tympan, les différents poids à répartir pour éviter qu'ils ne dégringolent tous par terre, et surtout par les clés que ses doigts ne faisaient que frôler dans la poche, laquelle devait sûrement avoir gagné en profondeur depuis la dernière fois. Lorsqu'il extirpa enfin le trousseau métallique, un murmure dans le creux de son oreille le surprit avec violence. Le geste de main fut si brusque que ses clés lui échappèrent dans une pirouette, énervant dans la foulée le bébé qui n'offrit qu'un hurlement perçant en réponse. Désemparé, le petit brun eût à braver la pollution sonore pour essayer de comprendre la situation, et quelle ne fut sa terrible surprise de découvrir une certaine femme blonde, recolorée en brune mais néanmoins reconnaissable, dressée juste derrière lui. La stupeur le fit tomber en arrière, toujours solidement accroché au bruyant moutard, reparti de plus belle après cette nouvelle secousse.


« Oh non, vous... et vous aussi ?? Lai... laissez-moi tranquille, votre Reine vous a ordonné de ne p-plus m'approcher ! »

Ayant également reconnu l'ancien médecin légiste qui travaillait autrefois au même endroit que lui, le petit Higgsbury redouta subitement que son inquiétude à propos d'un couple usant de leur bébé comme d'un traquenard ne s'avère être la réalité.



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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Dim 6 Nov - 20:49

Au coin de la rue, il y a des inconnus
Qui surgissent des poubelles pour vous faire peur

Harley & Wilson
Il faut l’avouer, la période de Halloween est bien la meilleure qui soit pour faire peur à toute une ville, tout en étant dans l’égalité sans craindre de quelconques représailles. Le mois plus fabuleux qui soit. Ce qui permet à la fois de sortir en “amoureux” avec son poussin sans devoir faire attention à chaque coin de rue, la magie du déguisement dirons-nous. Tout comme le fait de retrouver de vieille connaissance qu’il est peu probable de fréquenter ces derniers mois, pour des raisons plus ou moins évidentes. Alors, la réaction du petit nain de jardin était tout ce qu’il y avait de plus beau à voir. Les émotions défilant sur son faciès une fois les personnages démasqués, donnèrent de l’émerveillement sur celui d'Harley. C’est comme un matin de Noël après la découverte des cadeaux sous le sapin. Des petits papillons dans le bide, des frissons sur le bras et le désir que cette frayeur ne disparaisse pas d’aussitôt. Oh oui, il n’y a vraiment, vraiment rien de plus agréables. Si ce n’est un bémol pour cette espèce de choses à quatre pattes qui ne cesse de brayer à la mort. La pensée de Harley fut de se demander si ce genre de choses n’avait pas un bouton off pour la mettre en veilleuse. Cela aurait été parfait. Il ne faut pas lui en vouloir, la fibre maternelle ne fait aucunement partie de ses gènes. Même dans ses rêves les plus fous où elle fondrait enfin une famille avec le monstre de Frankenstein, ce n’est certainement elle qui le met au monde et qui s’en occupe avant qu’il soit apte de faire quoi que ce soit par lui-même. Donc disons pas avant au moins une bonne dizaine d’années. Avant cela, ce n’est rien de plus qu’un horrible être humain sans cervelle qu’il faut surveiller constamment et endosser toutes les responsabilités. C’est dur d’assumer ses propres actes alors celui d’autrui d’un marmot n’est guère mieux. Cela mis à part, le silence fut brisé quand elle reprit enfin la parole pour le détendre légèrement.

» Relaxe le petit pois, nous venons en ami.

Dit-elle en formant le signe de la paix avec ses doigts et souriant habituellement de toutes ses dents. Car pour une fois ceci était bien vrai. Outre le fait que mademoiselle ne pouvait pas l’approcher à cause d’une rose qui endossait le rôle de la reine, et qu’il était sage comme une image depuis l’histoire de cet été, aucune raison n’était présent pour pouvoir lever la main sur lui. Quel dommage, je sais. Ça me manque aussi de ne plus entendre le bruit de ses os sous mon manche en bois et de les sentir se briser en deux à chaque nouvelle frappe. Il était si fragile que ça me manque déjà. Enfin, tout ça pour dire que le choix n’était pas là. Et que si elle ne tenait à se faire tirer les oreilles par sa chère et tendre supérieure aux allures de Barbapapa, mieux valait se tenir tranquille pour le moment. Ce n’est que le pur fruit du hasard s’il se trouve sur sa route. Le premier qui passait par-là et qui était suffisamment proche. C’est qu’elle aurait tout aussi bien abusé de l’hospitalité d’une vieille dame aveugle. Mais puisque celui-ci ne semblait pas plus bouger d’un pouce et que le manque d’explication à sa venue surprise manquer à l’appel, c’est dans un bref résumé qu’elle lui avoue les raisons de s’être permis de transgresser les règles :

» Mon poussin a pris un sale coup sur la tête. Mmh… bon d’accord j’avoue je l’ai frappé. Et nous sommes bien trop loin de la maison, je ne tiens pas à rentrer maintenant c’est Halloween et je veux encore m’amuser ! Il y a tellement de personnes à effrayer pour récupérer leurs bonbons. Alors tu vas me donner un peu d'aide et me permettre de le soigner un peu. Tu seras un amour sweety. Je ne demande qu’à avoir accès à ta salle de bain avec les soins et en prime de quoi boire un peu.

Parce que porté ce monstre n’est pas de tout repos. Et boire une gorgée de la première boisson qui passe dans son champ de visions ne serait absolument pas de refus. En parlant de celui-ci, il grommelle des mots incompréhensibles entre ses dents et tangue d’un côté comme de l’autre, rendant sa stabilité par le biais de la blonde bien compliquée. C’est que madame n’y est pas allé de mainmorte, pas le choix quand on fait plus d’un mètre de haut et qu’on a la tête aussi dur qu’une brique. La douceur n’est pas forcément le meilleur remède. Ajoutons à cela la chose qui fait office de gamin et qui n’est pas foutue de se taire cinq petites minutes, continuer ainsi commence à poser un certain problème. Eddie étant loin d’être un poids plume, la blonde n’a d’autres options que de finir par le déposer sur le sol, contre le mur de sa maison. Un long soupir de soulagement s’échappe, alors qu’elle en profite pour étirait les pauvres membres de son dos. Il faudrait peut-être penser à le mettre à la diète ? Ou bien qu’il cesse donc de prendre Harley comme punching ball, ses bras pourraient arrêter peut-être de doubler de volume. Et puis, il y aurait un peu de moins de trou dans le mur. C’est qu’à force cela coûte un peu cher en réparation et les questions vont bien vite devenir embarrassante à force de prendre les services d’un professionnel. Bah on va dire que d’ici-là, il y a encore le temps pour trouver une excuse valide. Ou bien de l’enterrer quelque part dans la forêt.

Craquant ses petites phalanges, elle fait face au petit scientifique apeuré qui n’a pas bougé le moins du monde. Toujours accompagné d’un être encombrant malheureusement. Puisqu’il ne semble pas vouloir se montrer d’humeur charitable à ouvrir la porte au premier venu pour mériter d’un peu de soin, il fallait donc le convaincre à l’ancienne. De quoi la réjouir par avance. Elle s’avance donc doucement vers lui, s'arrêtant au début de ses pieds pour s’y accroupir. Le bout de ses doigts parcourt le long de sa jambe, remonte doucement son torse et effleure légèrement sa gorge. Ils l’entourent quelque peu sans pourtant être oppressant, de quoi éviter de jolie trace rouge. Mimant donc un étranglement. De sa dextre elle se place sur le visage du bébé, bloquant de sa simple paume sa bouche et son nez. De quoi pouvoir penser enfin en paix. Cette chose semble se débattre durement, mais il faut dire qu’elle en a strictement rien à faire. Et pour une fois je lui en serais presque reconnaissant. C’est toujours aussi bruyant c’est machin-là ?

Le visage de la blonde se rapproche du sien, allant se coller contre l’oreille du Cactus, c’est une langue gluante qui a l’audace de sortir et de se faufiler lentement contre lui, avant qu’elle n’y laisse place à un murmure rempli d’avertissement ;

» Il vaudrait mieux que tu te fasses une raison mon petit ange, ce n’est pas parce que la reine protège tes miches que je ne suis pas en manque de ressources pour te faire mal. Tu ne devrais pas te sentir en sécurité parce qu’elle m'a mis une interdiction. Bien en contraire, car j’ai deux fois plus envie de te faire souffrir. Ça me hante jour et nuit, tu n’as pas idée du nombre de choses que je rêve de faire à ce petit corps tout frêle. Des cris que tu pourrais pousser une fois entre mes mains, de toute ta vie tu ne seras jamais allé aussi haut dans les aiguës. Mmh… C’est jouissif ! Elles sont toutes longues et terriblement douloureuses. Alors, je te conseille de ne pas trop me tenter, tu vois.

Elle en a torturé tout un beau petit paquet. Mais il y a quelquefois des cas qui sortent du lot. Des cas qu’on aimerait garder à vie pour pouvoir leur faire mal encore et encore tellement qu’ils sont plaisants à voir ainsi. Le genre assez regrettable de tuer en fin de compte. Si ce n’est dans une mort des plus longues. Alors qu’il soit mis sous la protection d’une reine n’y changerait rien. C’était son jouet, point final. Et rien ni personne ne pouvait vraiment l’empêcher de s’en occuper comme il se devait. Quitte à frôler un nombre de règles interminables. Un jour allait finir par craquer et franchir cette ligne rouge imposer. Oui, un jour une blonde sauvage tombera dessus sans crier gare et personne ne pourra rien faire pour lui. Même un conclave tout entier. Fort heureusement, cette folle tient encore à sa place et son grade, voilà qui lui laissait de quoi profiter d’un peu de répit durant quelques années. Ou quelques mois. Qui sait après tout ?

Les mains qui retenaient les deux en otages se rétractent sagement. Laissant à l’autre bestiole tout le plaisir de pleurer à nouveau. Sûrement ravit de respirer enfin. Dommage, ce ne fut pas assez long pour qu’il rende l’âme. Décollant son visage, elle se redresse. Main tendue en avant et faciès d’un petit ange comme si rien de tout cela venait d’arriver, c’est de nouveau joyeuse qu’elle ajoute :

» Tu seras libre une fois qu'il sera sur pied, Sweety.

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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Lun 21 Nov - 21:22


L’étrange Halloween de Mr Higgsbury

Un cauchemar, c'est ce qu'il espère vivre à cet instant précis. Rien de plus qu'une série d'images terrifiantes qui n'allaient pas tarder à le tirer violemment de son sommeil, si agité et pourtant si confortable, à l'abri au fond de son lit où il essaierait alors de se rendormir, en vain certainement ; mais le choc du réveil se fait attendre, pourtant ce n'était pas faute de se forcer à cligner des yeux à plusieurs reprises dans l'espoir de s'en extirper plus rapidement. Sur quelle diablerie du destin avait-il encore trébuché pour se retrouver confronté à une double menace ? À croire que cette alliance n'avait de raison d'être que pour lui porter atteinte, vraisemblablement à coups de batte et de couteau de boucher. Battu à mort puis découpé, éviscéré, et tout autre châtiment que la créature de Frankenstein et sa veuve pouvaient encore lui réserver entretemps. Le petit chimiste eût presque envie de laisser tomber l'appât infantile sur le trottoir et de prendre les jambes à son cou, encore aurait-il fallu que celles-ci se souviennent de la façon dont on s'y prenait pour aligner un pied devant l'autre. Il se contenta donc de rester par terre, à maudire les précieuses secondes qu'il avait perdu avec ce trésor sorti des poubelles et qui, restituées dans leur totalité, lui auraient assurément permis de rentrer chez lui en fermant la porte à clé dans son dos, à jamais préservé du regard de la blonde recolorée. Malheureusement pour lui, les choses se déroulent rarement comme il le voudrait : elles auraient même plutôt tendance à sélectionner les pires scénarios qui soient.

En cela, le message de paix d'Harley ne pouvait le tromper sur ses véritables intentions, forcément mauvaises au vu du personnage au déguisement endeuillé. Quelle ironie, pensa le scientifique, qu'elle soit d'ors-et-déjà vêtue comme il se devait pour sa mise à mort ! Le hasard faisait décidément trop bien les choses pour être honnête. Elle lui servit ensuite un résumé de leur situation, laquelle, par un concours de circonstances, nécessitait l'aide de celui qui était le plus à même d'accueillir le duo en quête de soins et de rafraîchissements. Tombant quelque peu des nues à cette histoire, il ne sut comment réagir de manière appropriée, si toutefois il en existait une. Il ne devrait s'étonner à ce point du culot dont faisait preuve la bougresse à lui réclamer ainsi l'hospitalité, alors qu'elle l'avait envoyé en morceaux à l'hôpital quelques mois plus tôt. Passer du statut de victime à celui de laquais ne lui paraissait pas être une promotion des plus valorisantes, quoi qu'il ne se trouvait pas réellement en position de contester son poste pour le moment. Ce sentiment se renforça en voyant la dame accompagner sa créature et la laisser à côté de la porte, sans attendre de réponse de la part de l'habitant. Dans la mesure où celui-ci osait à peine bouger une oreille en sa présence, il lui aurait été d'autant plus difficile d'exprimer un avis contraire. Une telle absence de réaction ne sembla pas au goût de la fausse brune, maintenant postée devant lui pour se mettre à son niveau. Son contact indésiré qui glissait sur lui et ce jusqu'à son cou débloque finalement sa mâchoire crispée, tout juste pour la supplier d'un "s'il-vous-plaît" bégayant, avant de pâlir à la sensation des doigts qui se referment sur sa gorge. Une seconde main était venue se poser sur le visage du bébé coincé dans ses bras, mais sa crainte, au risque de le faire passer pour un irresponsable, le laissait bien trop de marbre pour chercher à s'interposer. De son côté, l'enfant devait donc assurer sa propre défense contre la paume réductrice tandis que la femme à son extrémité s'en prenait à son porteur.

Aussi reconnaissant que Wilson pouvait l'être des précautions prises par la Reine Domae à son égard, du moins pour les semaines qui suivirent leur entrevue, il n'avait jamais possédé le luxe de se sentir en sécurité. À la décharge de Kira, la plus haute et la plus protégée des tours n'aurait été en mesure de le réconforter, de lui faire passer une seule journée sans qu'il ne finisse par surveiller ses arrières en s'inquiétant pour des courants d'air. Il ne s'était jamais particulièrement bercé d'illusions, alors pourquoi le discours d'Harley le faisait se sentir aussi mal que si elle venait seulement de déclencher sa paranoïa ? Le souffle chaud, chargé de mauvais présages contre son oreille contrastait avec la sueur froide qu'il pouvait sentir couler malgré les basses températures nocturnes ; le laissant presque fébrile lorsqu'elle le libéra enfin, physiquement tout du moins. Les cris de colère du bébé le tirèrent ensuite de sa paralysie, faisant au mieux pour se remettre sur les genoux et aller chercher ses clés égarées avant de se remettre debout, tout en balançant un peu maladroitement le petit être dans ses bras tremblotants pour essayer de le bercer. Comme sous hypnose, le chimiste se rendit à sa porte qu'il ouvrit mécaniquement, puis s'écarta afin de laisser la Domae ramasser son imposant compagnon et le faire rentrer à l'intérieur. Il ferma ainsi le cortège et la porte derrière lui, contre laquelle il s'adossa quelques secondes le temps de se rassembler. À trois personnes, sans compter le poupon geignard, son domicile déjà peu spacieux était vite devenu étouffant, même en laissant de côté la nature de ses invités forcés. Lorsque le claustrophobe en devenir rouvrit les yeux pour croiser ceux de la veuve, comme un brutal retour à la réalité désastreuse dans laquelle il se trouvait, il lui indiqua nerveusement la direction de la salle de bain d'un geste de la main.

Après s'être à nouveau démené avec le bébé, pour retirer son manteau cette fois-ci, il ne trouva le moyen de s'en décharger pour l'instant, et le garda finalement avec lui pour rejoindre le duo dans l'autre pièce, étroite au possible avec cette espèce d'armoire à glace assise sur le bord de sa baignoire et son infirmière improvisée face à lui pour constater les dégâts. Jetant un bref coup d’œil depuis sa position, il fut surpris de voir, à la lumière du néon, l'état du visage -pourtant relativement abîmé à l'origine- et du crâne de celui qui avait essuyé les coups de l'autre. Le sang qui s'écoulait justifiait l'urgence en fin de compte, mais également la force dont elle avait usé pour frapper son "poussin". Personne en ce bas monde n'était donc à l'abri de sa batte ?


« Ah, vous l'avez... sacrément amoché. Je ne suis pas sûr d'avoir tout ce qu'il faut ici pour... »

Le regard sombre qu'elle lui jeta au moment de tourner la tête dans sa direction eût pour effet immédiat de lui faire fermer son clapet, le temps de réfléchir à une reformulation qui lui siérait davantage :



« ... m-mais en cherchant bien, je devrais pouvoir trouver de quoi faire. »

Du matériel pour soigner les petits bobos du quotidien, de la brûlure causée par deux solutions faites pour ne jamais être mélangées aux coupures infligées en désespoir de cause, il y en avait certainement dans l'armoire ; mais quand il s'agissait de traiter des plaies ouvertes, peut-être même de réaliser des points, son diplôme de médecin du dimanche n'était plus tout à fait valide. Installant le bébé dans l'évier, le petit Higgsbury se mit ensuite en quête de tout ce qui pourrait servir, même s'il n'était pas très sûr de ce qui était nécessaire dans le cas présent. Il devrait probablement s'attendre à faire le tour de chez lui à mesure de ce que la dame lui réclamera, ce n'est pas comme s'il avait le choix de toute manière. Enfin, puisqu'il fallait désinfecter le tout dans un premier temps, il avait laissé à disposition de quoi improviser des compresses à imbiber d'alcool. Assez peu recommandé pour nettoyer une blessure sanguinolente, à moins d'être insensible à la douleur, mais il n'avait rien d'indolore en stock. Cela dit, le scientifique n'irait tout de même pas jusqu'à verser une larme en compassion pour le meurtrier blessé qu'il était, ne serait-ce que par égard à ses victimes qui devaient avoir souffert pire maux qu'une désinfection. Cependant, sans attendre non plus avec une sadique anticipation une réaction au minimum virulente, il fut extrêmement surpris de le voir à peine sourciller, si bien que son attention se détourna de l'enfant couché dans son évier pour s'accrocher au monstre impassible que la femme manipulait sans la moindre inquiétude.


« Est-ce... est-ce normal qu'il soit aussi amorphe ? Il ne semble même pas réagir à l'antiseptique. »



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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Mar 29 Nov - 1:47

Au coin de la rue, il y a des inconnus
Qui surgissent des poubelles pour vous faire peur

Harley & Wilson
Libre, libre, c’est un bien grand mot pour des promesses qui ne se réaliseront jamais. Ile ne connaîtra plus jamais cette agréable sensation que cela procure. Même à peine effleurer du bout des doigts, car elle sera toujours là pour l’épier attendant le moment idéal pour frapper un bon coup. Un jour ceci arrivera. Ce jour-là il est peu probable qu’on retrouve son cadavre. Harley espérait que toutes ces révélations étaient désormais bien ancrées dans sa cervelle de moineau. Et à en juger par l’expression de son visage, cela ne semblait pas être près de ressortir d’aussitôt. Bien, il comprend donc assez vite, son cerveau à bien une utilité. En attendant de voir des choses aussi joyeuse se produire, c’est avec une joie non dissimulée qu’elle retourne auprès du blessé et, tant bien que mal, le soulève pour le transporter. C’est dans ces moments-là qu’elle regrette de ne pas avoir la force d’un animal plus puissant. Un taureau par exemple de quoi porter sur ses épaules sans soucis, ou bien même une vachette aurait fait l’affaire. Non pas qu’elle se plaigne de sa hyène, loin de là. Mais ce n’est pas un tel domaine qu’elle peut se vanter d’avoir de l’avantage. C’est qu’il pèse lourd le bougre. Plus encore en étant dans un état aussi second. Qui plus est, il ne l’aide pas des masses durant le chemin. La traversée de la porte grande ouverte résonne comme une pseudo victoire, mais ce n’est pas encore entièrement gagner. Il faut voir le bon côté des choses, cela lui aura fait faire un peu de sport, de quoi éliminer la graisse qui a fini par se coincer sur ses hanches.

Il nous faut attendre que le petit gremlin cesse de rêvasser, un petit raclement de gorge pour lui faire comprendre que mademoiselle s'impatiente et qu’elle ne tiendra pas éternellement ainsi. Elle pourrait tout autant se débrouiller et se diriger vers une porte sans lui. Mais, quand bien sa maison - où son taudis au vu du bazar exposé - ne soit pas bien grande, s’amuser à aller de porte en porte avec un tel colis dans les bras non merci. C’est donc sans un mot, que nous suivons les indications finalement données. Prenant l’embranchement qui mène en direction de la salle de bain. Aucun remerciement ne se fait entendre. À quoi bon ? Quand il sera sur pied et seulement à ce moment-là cette éventualité pourrait être reconsidéré. Pour le moment, il faut faire avec les moyens du bord en guise de première trousse de soin. En plus d’une espèce d’alien à quatre pattes qui n'a toujours pas fini de pleurer. Ces choses n’ont pas de bouton on/off comme la lumière par exemple ? Il n’a aucun moyen de les mettre dans une sorte de “veille prolongée” ?  Parce qu’il ne faudra s’étonner si en cette nuit d'Halloween il pleut dorénavant des enfants par les fenêtres. Le poussin installé sur le rebord de la baignoire, la blonde plaça ses mains sur celle-ci, histoire que dans son peu de consciences restant il se tienne à quelque chose - et surtout tranquille - le temps de soigner ses plaies. Elle n’est pas médecin, mais les bases pour soigner ça, son connu de tous. En particulier après des années de psychiatrie c’est littéralement indispensable pour devoir faire face au petit bobo des patients. C’est comme revivre dans le passé, elle demande un certain nombre de choses que tout le monde devrait avoir dans sa maison, dans l’espoir de s’occuper de lui convenable. Malheureusement, si on en croit les paroles du nain… Rien de tout cela ne fait partie de ses affaires. La pensée d'Harley fut de se dire que c’était comme être dans un petit motel miteux ; il n’y a absolument rien si ce n’est un lit et de quoi faire grossièrement de la décoration. La salle de bain est tellement petite qu’elle pourrait en sentir son souffle effrayer passer au niveau de ses reins. Bah oui c’est un nain, ça ne risque pas d’être la nuque qu’il atteindra. Un simple regard noir suffit à ce qu’il revoit ses dires et se rappelle subitement qu’il a surement de quoi faire pour pallier ce problème. Comme quoi la menace est toujours un bon moyen pour obtenir ce qu’on désire. Même si là en occurrence ce n’est pas tout à fait le cas, elle pourra au moins prendre soin de son grand dadais avec du matériel badgame. C’est bien ce qui est plus important. Et c’est mieux que rien.

Munie donc des compresses imbibées légèrement d’alcool, elle disinfect avec une extrême douceur sa plaie. Si quelqu’un rêver de la voir avec un excès de coeur envers autrui c’était le moment idéal. Car les chances pour que cela se reproduise sur une tierce personne étaient infiniment mince. L’avantage à ce qu’il soit aussi réactif c’est qu’elle pouvait le manipuler à sa guise et donc le toucher sans qu’il ne tente un geste de rejet. Un pantin parfait sur qui il était bon de jouer les infirmières. Il ne manquait plus que la tenue adéquate pour entrer littéralement dans le contexte. Un fait qui n'échappe pas au scientifique présent. Il était pourtant logique que pour qu’il soit aussi “amorphe” il soit en plus d’un bon coup sur la tête sous l’effet d’un médicament. Et après ça se dit être un génie.

» Il est sous l’effet du Risperdal si ton petit crâne voit de quoi il s’agit, sans ça il en devient littéralement ingérable.

Comme tous les patients sortant d’un hôpital, il faut suivre une ordonnance avec un certain nombre de médicaments prescrit dessus. Pour le bien-être des patients et pour les aider dans leur voie de la guérison comme diraient tous les psychiatres. Une belle connerie en somme, Harley le sait. Même s’ils sont des vertus impressionnantes, cela ne reste en rien un véritable remède miracle. Ce n’est rien de plus que pour endormir les patients et les tenir suffisamment tranquille assez longtemps pour avoir la paix. Et ce n’est pas la raison qui lui donnait envie de faire ses études, elle voulait réellement aider les gens. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur lui et que les choses dégringolent. Mais dans le cas de ce pauvre Éddie, cela contient une grande partie de sa violence qu’il peut avoir en général, que ce soit envers elle - surtout même - ou dans ces états de crise. C’est marrant au-début de se faire taper dessus, mais au bout d’un moment ça fait mal quand même. Et les bleus prennent du temps à disparaître ce qui est assez désagréable. En particulier quand on porte une tenue aussi affriolante qu’à l'accoutumée. Mais pour un homme du gouvernement et qui travaille loin de son “bureau” si on peut dire, c’est étonnant qu’il ne connaît pas les raisons. Qui sait, peut-être que cela n'a pas fait le tour comme elle le pensait. Bah, j’ai envie de dire, tant mieux non ? Ah bah non puisqu’elle va cracher le morceau.

» Connais-tu les lignes de son passé, du moins les grandes ? Car au vu de son histoire, de ce qu’il a vécu et fait. Il n’est pas gérable sans traitement. C’est un détraqué. Violent. Aux antécédents psychiatriques. Comment dire, il rêvait d’une famille parfaite, marier, avec un enfant. Sans pour autant passer à l’acte. Donc la méthode la plus simple était d’ouvrir le bide d’une femme ou d’un homme et de l’engrosser de cette manière-là. Résultat final, spoiler, ça ne marche pas et il y a une longue traînée de cadavre derrière lui. Un peu comme tout le monde quoi. Alors crois-moi c’est bien mieux de le voir aussi lent qu’une limace, que pleinement conscient de tous ses faits et geste. Car si tu n’as jamais vu le diable, il en est sa descendance.

Bon, c’est peut-être un peu poussé dans les clichés, mais on n’en est pas vraiment loin. On ne peut pas dire que le petit canard est un enfant de choeur. Il en est même tout l’inverse. Et quand on parle de celui-là, son état s’améliore, dans le sens où il reprendre doucement conscience. Même si son premier geste est de tenter de gifler la blonde, qu’elle est vite sans mal. Un petit coup d’oeil sur la montre qui accrochait à son poignet. Un rapide calcul… Et c’est la merde.

» Hé le gnome, va me chercher un verre d’eau… Et vite !

Parce que accessoirement les effets du médicament prodige touchent à sa fin. Et une fois qu’il aura retrouvé tous ses esprits, la première chose qu’il fera c’est bien de tenter de nous tuer ! Oui on est un lot lier, elle meurt je meurs. Mais le dans le cas inverse ça marche pas. L’arnaque. Et même si l’habitude est là depuis belle lurette, ce n’est pas une raison pour recommencer. Surtout qu’avec le coup qu’il a pris, ça ne risque pas de lui plaire quand il s’en souviendra. Tandis que le nain parti chercher la commande, la blonde qui en avait terminé avec sa blessure, sortir de son décolleté - ne posez pas de question - un comprimé gardé bien au chaud. On ne sort pas dehors avec un homme aussi violent sans prendre de précaution au préalable. Le nain de jardin étant de retour avec son verre, la veuve qu’elle est aujourd’hui se permet de prendre un instant pour l’étudier en détail de la tête aux pieds. Pour en venir à la conclusion suivante :

» Tu sais, il aurait fait de toi une mariée splendide. Avant de t’arracher les entrailles et de mettre un fœtus dans le ventre, certes. Mais tu aurais fait fureur dans une robe élégante avec des petits talons. Je serais presque tenté de voir ça aujourd’hui. Et jalouse aussi.

Surtout jalouse que quelqu’un d’autre qu’elle puisse se permettre de revêtir une robe de mariée. C’est elle qui l’épouserait sans aucun doute. Quitte à abattre toutes la concurrence qui se dresse sur son chemin. En soi ce n’est pas comme si avoir du sang sur les mains pourrait la déranger. Mais il faut bien admettre qu’un petit nain comme lui dans un tel accoutrement devait aussi adorable qu’une fille de cinq dans une robe de princesse. À noter quelque part, voilà le prochain spectacle qu’elle veut voir de lui. Enfin, cachet dans une main et médoc dans l’autre, elle se tourne à nouveau face à Éddie et tant de lui faire prendre son cachet. “Poussin, on ouvre la bouche pour plaisir à maman… “ Oui, fait plaisir à maman et essaie de ne pas trop lui tenir tête. Sauf qu’on le sait tous, on l'a déjà dit et redit dans chaque situation qu’importe soient-elles; si les choses pouvaient être aussi simples, personne ne serait en train de prier secrètement pour qu’un malheur ne survienne pas au même moment. Faite par genre vous n'êtes pas concerné. On le fait tous ! Et comme ce qu’on raconte s'avérer toujours vrai, l'amas de muscle face à elle se rebelle. D’abord en la repoussant, ce qui ne marche pas puisqu’elle revient à la charge - comme à chaque fois telle une désespérée. Puis en faisant voler le cachet au loin d’un revers de la main. Son visage s’assombrit ne présageant rien de très bon. Le revers de la médaille en pleine action ! J’aurais juré l’entendre grogner comme des pitbulls enragés vous aussi ?

Elle aura beau essayer de le calmer avec des mots doux rien n’y fait. C’est à croire que plus il l’entend, moins cela le calme. Jetant un coup d’œil derrière pour demander un service, il est déjà trop tard pour se rendre compte que le gnome à quitter le navire que le premier des parias. La laissant ainsi gérer seule avec un bébé qui recommence à brayer. Comment voulez-vous qu’on gère deux situations aussi extrêmes ? … Disons qu’on n'a pas vraiment le temps de se poser la question que deux grosses mains se posent et enserrent violemment son cou. Pris par surprise, son cri s'estompe tandis que la poigne ne cesse d’augmenter. Pas le choix si elle tient à rester en vie, il faut riposter. Malgré le fait qui’il la surplombe de toute sa carrure imposante, Harley lui tient tête, envoyant pied et mains dans sa direction pour qu’il la lâche. Se poussant mutuellement contre les meubles présents, chaque objet qui passe est une arme éventuelle accepter avec joie. Même une fois à court de munitions, l’option de prendre le bébé comme arme est une idée fort intéressante. Malgré des os assez fragiles, une fois en pleine poire ça fait mal quand même. Et puis comme ça il la ferme définitivement… Sauf que coup de chance pour la bestiole, la blonde réussit un exploit. Le faisant trébucher par-dessus la baignoire. Ni une, ni deux elle l'assomme plusieurs fois avec le pommeau de douche en s'excusant à chaque coup qui s’écrase. Tout ça pour le mettre une fois plus hors d’état de nuire. À se demander si le soigner en valait réellement la peine. Étant cette fois-ci dans l'incapacité totale de riposter après cette lutte acharnée. Mademoiselle en profite pour retrouver ledit cachet le lui rentrer au fin fond dans le gosier. Voilà que ce sera plus simple quand il fera effet d’ici une demi-heure.

Remise de tant d’émotion, un petit coup d’œil dans la glace pour admirer l’étendue des dégâts sur sa personne ne fait pas de mal. Des écorchures ici et là, du sang, des traces de doigts sur sa gorge… Oui c’est bon elle est entière. Sortant de cette pièce qui ne ressemble plus vraiment à rien. Elle cherche d’abord le propriétaire des yeux. avait-il réellement prit la fuite ? Avant de le trouver caché sous la table. Un vrai gamin. Ce n’est pas à lui qu’on décernera la palme du courage.

» Je ne te remercie pas pour ton aide le lutin des mers. Par contre, je ne sais pas si tu pourras te servir convenablement de ta salle de bain. Boarf, tu te laveras dans l’évier de la cuisine, tu y rentre sans soucis.

Comment dire, pas mal de chose avait volé. D'autres on finit détruitent. C’est comme si un ouragan avait prit place en moins de dix minutes. La seule chose qui demeurait encore entièrement intacte n’était rien d’autre que l’espèce de marmot sur patte qui ne cessait toujours pas ses pleures depuis le début de ce grabuge. C’est à regretter qu’elle ne l’est pas utilisé pour le frapper avec. Une arme redoutable. Une arme qui était seule en présence du Gluskin à moitié dans les vapes. Pas de quoi s'inquiéter normalement. Harley s’avance pour aller l’obliger à sortir de sa petite cachette, mais quelque chose posté en hauteur attire son regard. De la confiture ? Qui aurait eu l’idée de mettre ça aussi haut alors qu’il ne peut l’atteindre ? Même une chaise il ne doit pas s’en sortir. Enfin, comme c’est poster là, sous son nez, ce n’est pas elle qui va s’en priver pour en prendre quelque peu. Surtout qu’elle peut se permettre de l’attraper sans soucis. Et que son estomac crie famine après tout ce sport. Reprenant le chemin en direction de la cuisine avec son pot, elle fouille dans les tous les placards et tiroir à la recherche d’une cuillère. Le bien finalement trouver, c’est en allant s’affaler sur son petit canapé qu’elle s’exprime:

» Relaxe tampax, il fait un somme. Il te touchera pas. Je veille avec soin sur ce point-là.

Et pour une fois c’est vrai.

Pavé dans laggle bitch !
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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Mar 29 Nov - 23:16


L’étrange Halloween de Mr Higgsbury

Quand bien même il aurait essuyé la force de mille homeruns en pleine caboche, et ce avec l'exploit de ne pas perdre connaissance, aucune batte aussi bien placée soit-elle ne l'aurait possiblement dépouillé d'une basique sensibilité à la douleur, à moins qu'il n'ait perdu l'usage de l'intégralité de son anatomie pour ne plus sentir la moindre affliction ; hypothèse rejetée puisqu'il avait déjà trouvé le moyen de se faire traîner jusqu'ici. Ses connaissances médicales s'arrêtant donc à ce qu'il pouvait observer, le petit chimiste nécessita l'apport d'un diagnostic supplémentaire afin de mieux comprendre la scène. Un médicament, dont il ne connaissait le nom que par le biais du Dr Hammerman, lorsque celui-ci lui avait apporté son expertise dans la conception d'une solution prévue pour maîtriser les membres des Familles capturés et soumis à interrogatoire, se trouvait être à l'origine de ce manque général de réaction. Il est vrai que cette femme douteuse avait prétendu être psychiatre fut un temps, bien qu'il se doutait qu'elle ne s'approvisionnait pas en médicaments en suivant la législation, de même pour ce qui en était de l'administration sur son colosse de compagnie. Pourtant, comme si elle l'avait entendu remettre ses méthodes en question, elle crut bon de justifier les raisons de ce traitement visiblement abrutissant. Et progressivement, le petit brun se dit au contraire qu'il s'en serait parfaitement tenu au strict minimum, plutôt que de supporter une visite guidée dans la démentielle cervelle de son patient. Après tout, comme le reste de ses collègues sans doute, il se complaisait dans le mystère qui entourait la créature de la morgue, et contraire à d'autres en revanche, il ne tenait pas particulièrement à en connaître davantage. Du moment qu'il pouvait éviter d'avoir recours aux services du légiste de l'hôtel de ville, il se portait presque comme un charme.

Du mouvement du côté de ce dernier empêche alors l'imagination du scientifique de résoudre l'énigme de la grossesse par césarienne préalable, avec des images bien peu agréables pour son état de nerfs, et pousse son médecin personnel à aboyer de nouveaux ordres. Un rapide passage dans la cuisine le fait ainsi revenir avec le verre d'eau demandé si gentiment, dont la moitié avait été perdue en chemin dans la précipitation mêlée à la crainte, avant de se faire longuement observer. Ses coutures détaillées, il apprit ses dispositions naturelles à devenir une épouse de choix, et déglutit le peu de salive qui lui restait. Que pouvait-il bien faire d'une telle qualité ? Une pensée, plus dramatique qu'il n'y pensait en fin de compte, émerge et se traduit ensuite comme un déclic :



« Il, euh... il me le disait aussi quand je descendais à la morgue... »

En se passant, bien entendu, de faire mention du sort qu'il aurait réservé à ses entrailles, autrement sa demande de mutation se serait glissée dans la minute qui suit sous la porte de ses supérieurs. Il ne se portait pas si mal de ne pas comprendre ces avances qui lui faisaient tout juste douter de l'état de la vision du légiste, à force d'être évoqué au féminin par celui-ci. Le fait que cela ne s'arrêtait pas seulement au fantasme de le travestir lui faisait voir d'un œil nouveau, nettement plus terrifiant aussi, les quelques entrevues professionnelles qu'ils avaient eu à partager à l'époque. Inconsciemment, ses mains s'étaient déplacées à hauteur de son abdomen, comme en protection de ses organes qu'il chérissait subitement plus que tout. Toujours plus que l'ensemble des habitants de sa salle de bain : sitôt la rébellion du tueur en marche, voyant qu'il commençait à échapper au contrôle de sa geôlière et de sa drogue, Wilson détala tel un lapin pour aller se réfugier dans son terrier. Ne trouvant que le dessous de sa table pour convenir à ce rôle, probablement l'un des seuls endroits de la maison à ne pas prendre la poussière tant il la soulevait à force de s'y cache à chaque émoi, il ne put ensuite compter que sur ses paumes pour boucher ses oreilles et essayer de retrouver un semblant de calme. Un vacarme de tous les diables échappait de la salle de bain, que ses efforts ne pouvaient filtrer aussi bien qu'il l'aurait espéré. Pourvu qu'ils s'entretuent ici et maintenant, se dit-il, cela aurait au moins le mérite de lui retirer deux des nombreuses épines qui l'empêchaient de poser le pied sans souffrir mille maux.

Constatant que le bruit de fond s'atténuait, le petit Higgsbury rendit enfin la liberté à ses esgourdes, taisant jusqu'à sa respiration et le claquement de ses dents pour mieux entendre les éventuelles manifestations, au-delà des pleurs d'enfant, à la recherche d'un signe de vie. Deux jambes perchées sur des talons en sortirent alors tandis que le dessus lui reproche sa passivité, et aussi peu charitable que cela puisse être, il regretta qu'Harley s'en soit sortie. Elle le déçut une seconde fois en écartant l'hypothèse d'avoir laissé un cadavre dans la salle de bain ; il n'avait donc plus qu'à ramper hors de sa cachette, bloquant un instant sur la nourriture que la dame avait déniché avant de lâcher un soupir contrarié. La confiture qu'il n'avait jamais eu la chance de goûter se trouve désormais entre les mains de l'ennemi ! Époussetant ses guibolles encore flageolantes, il se remémora tout à coup l'existence du bébé brailleur, bien qu'il n'ait jamais cessé ses vocalises, puis disparût dans la salle d'eau pour venir le récupérer. La pièce était devenue un champ de bataille, alors qu'un marin tabassé dérivait dans sa baignoire. Que voilà une vision réconfortante... refermant la porte en sortant, il s'en retourne au selon encombré de l'enfant, en conservant toujours une distance raisonnable avec l'ancienne blonde avachie sur son canapé. Elle témoignait également de la violence de la bagarre, mais avait néanmoins pour elle d'être encore consciente -pour ainsi dire-, un avantage qu'elle usa à bon escient pour le vider le contenu de son pot de confiture. Appuyé sur le bord de la table, Wilson reprit le manège de ses bras pour bercer le petit monstre et, lorsque le stress s'atténua suffisamment pour recouvrer la parole, se risqua à demander :


« Je ne comprends pas... que faites-vous avec cet homme qui ne songe qu'à vous... dépecer ? Ne vaudrait-il pas mieux l'envoyer à l'hôpital ? »

Un séjour pour deux avec la Domae incluse serait même de meilleur goût, mais comme à son habitude, une telle remarque ne fut pas donnée d'entendre à la concernée. On n'a pas idée de rester auprès d'un individu aussi dangereux, à se reposer uniquement sur les médicaments et les coups dans le crâne pour limiter les dégâts. Il arrivera forcément un jour où cela ne sera plus suffisant, ou bien négligé par inadvertance, et l'un de ces deux fous y laissera assurément la vie. Loin du petit scientifique la volonté de jouer à la thérapie de couple, ni au psychologue de manière générale : s'il pouvait seulement se prémunir de finir dans leurs jambes lorsqu'un drame éclatera, il se sentirait déjà un peu plus rassuré. Une main minuscule et agrippée fermement à ses cheveux met pourtant un terme à ses négociations avec le destin, alors que le bébé se met encore à le martyriser pour se divertir. Un bourreau de plus ou de moins dans cette maison, il n'était effectivement plus à cela près. Il marmonna finalement, entre deux mauvais traitements perpétrés sur sa tignasse :


« Et pourquoi le Gouvernement a employé un personnage aussi instable... on ne manque pourtant pas de médecins légistes en ville. »

À Quederla, toute carrière liée de près ou de loin à la mortalité et à la prise en  charge de cette dernière ne courait absolument pas le risque de se retrouver au chômage. Et dans la mesure où l'on redoublait désormais de précaution vis-à-vis du passif des employés, il paraît assez inconcevable que l'on mette l'embauche d'un patient psychiatrique au casier fourni sur le compte d'une erreur des ressources humaines. Le fonctionnement interne du Gouvernement dégageait pour de bon des relents de pestilence... à moins que cela ne provienne en réalité de l'enfant dans ses bras. Son nez soudainement chatouillé par une certaine odeur, plus forte que le parfum des poubelles dont le linge enroulé autour du petit être était imprégné, le chimiste sacrifia une poignée de cheveux noirs pour le détacher et l'allonger sur la table derrière lui, dans un silence religieux, avant de tourner les talons et de se rendre à l'autre bout de la pièce. Là-bas, il repassa son veston avec les mains à plusieurs reprises, de façon à se raccommoder un brin, puis croisa les bras en signe d'une intense et profonde réflexion, le regard projeté au mur plutôt que sur la chose qui recommençait à sangloter sans son hochet capillaire. Aussi, au terme de cette cogitation, osa-t-il entamer une manœuvre d'approche en direction d'Harley, cachant alors son désarroi derrière un masque grave.

« Auriez-vous, par le plus grand des hasards... quelque compétence dans la prise en charge et le renouvellement des... hum.. couches vraisemblablement usagées d'un bébé ?.. »



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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Jeu 1 Déc - 17:44

Au coin de la rue, il y a des inconnus
Qui surgissent des poubelles pour vous faire peur

Harley & Wilson
Pour une fois, oui madame est sincère. La perche qui repose sagement dans la baignoire ne touchera pas un seul de ses cheveux. Car tant que celle-ci était en vie il ne fallait pas y compter. Et puis quoi encore ? À la première occasion il en profiterait pour en faire de lui un époux digne de ce nom. Or il n'en était pas question. Personne n'allait prendre sa place auprès de l'autel. Même un petit navet aux cheveux porc et pic serait évincé du chemin en moins de deux. Voilà qu'il pouvait se sentir rassurer sur un point. Aucun homme ou bien une femme ne pouvait échapper à cette règle. De quoi faire plaisir par la même occasion à sa Majesté, puisque cela oblige la blonde à veiller à ce qu'il ne doit pas transformer en charcuterie par un boucher. C'est qu'on pourrait presque lui offrit une médaille pour une si belle action. Elle ne provient pas du cœur et le choix n'y est pas. Mais c'est un début pour ne pas trop s'en plaindre.

La blonde est si bien avachie sur le canapé, qu'elle en finit le pot de confiture sans honte. Raclant avec soin les bordures, que ce soit par la cuillère ou le bout des doigts quand la zone n'est pas accessible convenablement. Une petite affamée qui n'aurait guère mangé depuis trois jours. Alors qu'en réalité le petit amuse-bouche était bien trop succulent pour en laisser une miette. Le nain jardin n'aurait pas eu l'immense opportunité d'y tremper au moins les lèvres. Mais quelle idée aussi de mettre ça à une si grande portée pour sa personne. Du point de vue d'Harley il devait vraiment apprécier à se faire du mal. Alors que du mien… bah il a complètement un grain parce qu'il en rate quelque chose. Le pot terminé et déposé sur la table, elle le voit revenir en présence de la bête à quatre pattes. Toujours aussi bruyant en l'espace de quelques instants. Ne faut-il pas en règle générale les divertir avec des jouets ou des bêtises comme ça pour qu'ils taisent ? Ça ne fonctionne pas ainsi un bébé. À moins qu'il ne braille depuis des heures parce qu'il a faim... À cette idée Harley se redresse vivement en croisant les bras sur sa poitrine. Comme de peur qu'il lui demande s'il pouvait lui emprunter un peu de lait. Et pourquoi pas lui faire manger directement au sein tient. Ayant écouté d'une vague oreille ses plaintes, elle y rétorque :

» Ce serait trop long à expliquer pour ta cervelle de moineaux. Mais il est bien mieux dehors qu'à l'hôpital. Il serait un cobaye et constamment sous médicaments !

En d'autre termes comme avec toi, mais on ne jugera pas sous peine de se faire taper les doigts. Néanmoins il y a de quoi se demander s'il est réellement mieux sous sa "protection" ou celle d'un hôpital . Dans les deux cas il passerait son temps à être sous l'effet d'un comprimé puissant pour le maintenir tranquille. Sauf que dans l'un des deux, aucun esprit tordu ne s'en servirait à des fins personnelles... Enfin, c'est ce qu'on dit. Parce qu'après tout, quoi de mieux qu'une grosse brute épaisse pour user de multiples tests ? C'est pour la science comme dirait certain. C'est pour son bien comme on dirait dans ce cas précis. En fin de compte il ne serait peut-être pas forcément mieux traiter ailleurs qu'entre ses mains. Non pas que je tienne à lui donnait raison mais il faut voir le bon côté à rester auprès d'un taré ; appartement confortable, nourrit à souhait, l'autorisation de sortir à son bon vouloir - et surtout le sien - en plus le droit de passer ces nerfs sur tout ce qui bouge. Qu'est-ce qu'il pourrait bien demander de mieux ? Autant de privilège qui n'existe pas cloîtrer dans une chambre grise a seulement quatre murs et une fenêtre à barreaux. Bon il y a certes des inconvénients, mais ils ne sont pas tous aussi dramatique. Ou du moins elle fait de son mieux pour que cela ne paraît pas ainsi.

Détachant ses mains qui l'enserrent fortement. La dévergondée qui s'étirait tranquillement en baillant comme une vache, si vous espériez de la féminité celle-ci est morte et enterré, soupire avec un air désespéré aux mots du gnome. Défendant la cause de son bien-aimé. Ou plutôt abrège toute nouvelle tentative à ce sujet :

» Mais que tu en poses des questions s'est barbant ! Secret professionnel, je ne dirais rien.

Simplement parce qu'elle ne sait pas grand-chose. Si ce n'est peut-être les grandes lignes qu'elle a sue lui sortirait. Encore faut-il savoir si elles sont vrais. Et comme son recrutement s'est déroulé durant sa période à l'autre bout du pays, mademoiselle n'était de toute façon même pas présente au moment des faits. " Pouah mais ça chlingue!" Lâche-t-elle subitement alors que l'odeur désagréable flotte en direction de son nez. Le scientifique lui-même avait quitté le navire de la table pour s'enfuir au loin. Quand l'idée qu'un bébé pouvait être une arme redoutable traversa son esprit ce n'était pas tant un mensonge. L'odeur était si forte plus encore pour son nez qui en décuple la sensation, qu'elle en tournerait volontiers de l’œil. Un cadeau empoisonné qu'il serait possible de déposer devant la porte du roi ennemi. Un geste bien affectueux, en signe de reconnaissance et prompt aux négociations si nécessaire. Une idée a gardé sous le coude. En attendant c'est d'un bon qu'elle se redresse et d'en éloigner à son tour. Protégeant son nez enfui sous ses vêtements.

» Est-ce que j'ai une tête à simplement apprécier les marmots ? Tu penses vraiment que je sais changer une couche... Prends un torchon et enroule le dedans. Même un journal ferait l'affaire. Toute façon il finira à l'orphelinat non ? Tu n'as pas plus d'instinct maternel que moi.

Il fallait le voir lui et ses gestes. Un novice aurait été plus sur de ce qu'il comptait faire. En revanche au vu de comment celle-ci avait tenté d'y mettre fin à des jours il était clair qu'aucun "instinct de mère" n'était dans son ADN. Sinon le monde ne tournait clairement plus rond. Mais puisqu'il ne comptait pas se décider à bouger, voilà qu'elle n'avait d'autres choix que de jouer les nourrices improviser. De plus il en valait autant pour des esgourdes que son odorat. Jurant entre deux en se plaignent qu'elle n'était pas récompensée pour un tel travail. Elle prit une grande inspiration, du courage et retourna auprès du bébé. Entre les mains elle l'emmena en direction de l'évier, fit couler de l'eau à basse température et retire rapidement vêtement et la couche pleine où elle là tandis en direction du nain avant de le laver du mieux que possible, munie de l'éponge. C'est qu'il fallait bien nettoyer ce débordement, sinon changer quoi ce soit n’avait que très peu d’utilité. Cette histoire n'avait pas intérêt à sortir de cette maison. Il valait de sa réputation tout entière. Il faut l'avouer elle a bien tenté une ou deux fois de le noyer subtilement. Voire même de le laver à la javel. Mais ce fut des tentatives honteusement échouées. Jusqu'à ce que ce bébé retrouve une propreté intégrale. Déposé sur un espace libre, elle l'enroule avec le premier torchon à sa disposition. Formant un nœud papillon. Ce n'est certainement pas comme ça qu'on enfile une couche mais l'essentiel actuellement c'est que ce gosse est quelque chose entre les jambes et la boucle.

C'est donc une fois fin près elle s'empresse de le rendre à son propriétaire et recule aussi loin que possible comme s'il était porteur de la peste. Préférant faire un tour de sa maison. Bien évidemment en mettant doigt et nez un peu partout sur tout ce qui ne lui appartient pas. Le respect et l'intimité d'autrui… AH ! Non désolé on ne connaît pas. Un cahier de notes en main en train de l'éplucher soigneusement, c'est le fond de sa pensée qui finit par s'exprimer

» Tu sais, je suis sur que si on se serait connu il a des années de ça on aurait pu être ami. Quand je travaillais encore comme psychiatre. Sur le plan professionnel s'entend, tu te serais bien entendu avec le “moi” précédent. Et peut-être que j'aurais pu t'épargner bien des souffrances.

Ou peut-être pas. Après tout on n'en sait rien. Mais il faut dire qu'elle était dévoué corps et âme à son travail. Un peu comme lui quand on voit l'étendue du bazar dans la pièce. Papiers importants et autres traînant partout. Alors il se peut que bien des années auparavant ils auraient pu se trouver un point commun. Avant qu'elle ne face le malheur des autres son bonheurs. D'ailleurs en parlant de bonheur, est-ce que le nain en connaissait-il ? Une question surgit de nulle, mais à y réfléchir plusieurs fois et malgré le peu qu'elle connaît de lui en plus de ce qu'elle a pu lui faire subir, elle ne l'a jamais vu autrement qu'un petit être apeuré à la moindre situation. Qu'il soit trouillard de nature ne serait pas vraiment une surprise, cependant c'est comme si le simple reflet de son ombre ou voir une mouche volante pouvait littéralement le mettre hors d'état. Un fait que mademoiselle ne perd pas de temps à partager.

» Tiens, ça fait un moment que je me demande quelle expérience traumatisante tu as bien pu vivre pour être aussi... Effrayé d'un rien. Tout le monde a peur de quelque chose mais ton cas... Ça dépasse largement la normalité. Simple curiosité, est-ce que tu as déjà vécu un traumatisme. Sexuellement, ou autres ? Une violence Quelconque ? Hormis celle que je t'ai infligée elle ne compte pas.

Nul doute, nous ne sommes pas responsables de son état aussi avancer. Si ce n'est à la limite pour en avoir rajouté une bonne couche. Réellement curieuse d'en connaître la nature, elle s'assoit de nouveau sur le canapé. Jambe élégamment croisée et de servant de son cahier pour prendre des notes. Accompagné du premier stylo qui passait par là.

» Ça fait bien longtemps que je me suis pas penché sur un cas autre que le poussin. Allez joue avec moi s'il plaît, je veux voir si je n'ai pas perdu la main. Ce sera marrant ! Et puis je promets de partir après ça. Croix de bois croix de fer. Si je mens je vais en… enfin Satan m'attend déjà de toute façon.

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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Lun 5 Déc - 19:06


L’étrange Halloween de Mr Higgsbury

Aux mille choses qui dépassaient les compétences du petit scientifique, au bon nombre d'un point de vue uniquement social, il fallait désormais songer à en rajouter une nouvelle à la liste, et cela se trouve être le changement de la couche d'un bébé geignard et malodorant. Sa crainte des germes n'était pourtant pas plus développée que celle du commun des mortels, mais ses efforts pour prendre à peu près soin d'un enfant voué au recyclage avec le reste des ordures se stoppaient nettes à l'apparition de matières qu'il ne pouvait décemment envisager de traiter. Ainsi, même en la présence de celle qui lui faisait dresser les cheveux sur la tête, du moins plus qu'à leur habitude, il n'aurait pu être forcé sous la menace anciennement blonde à mettre ses mains sur les fesses sales d'un bébé. Bien que cette dernière se révolta à cette requête, encouragée par la croyance populaire de l'existence chez les femmes de gènes supplémentaires adaptés à la puériculture, le père improvisé demeurait de marbre, comme s'il avait tout simplement cessé de fonctionner depuis cette désagréable découverte. Évidemment que cet enfant n'allait pas rester en sa possession au-delà d'une nuit d'hébergement, le minimum de courtoisie à l'égard de ceux que l'on trouvait dans une poubelle, mais il aurait été inconvenant de le remettre ensuite à un quelconque service alors qu'il baignait dans ses propres fèces, sans parler du trajet qui aurait probablement eu raison de lui avant qu'il n'arrive à destination.

Sa maladresse et sa tendresse inexistante envers le marmot avaient été autant de signes à trahir l'absence de lien de parenté entre les deux, si bien qu'Harley accepta finalement d'aller traiter son cas dans l'évier de la cuisine. Légèrement soulagé, le petit brun la suivit, manqua de prendre la couche sale en pleine figure, puis réfléchit un instant à la possibilité de mettre le feu à cette arme quasi-bactériologique afin de contenir tout risque potentiel. Au lieu de cette décision pyromane, il dut se contenter de la jeter du bout des doigts dans le premier sac poubelle à sa portée, avant de le refermer de plusieurs et solides nœuds pour une garantie hermétique optimale. Il eût ensuite à rappeler à l'ordre la volontaire forcée lorsqu'elle avait tendance à manquer de délicatesse, quoi que vouloir attenter de manière éhontée aux jours du bébé serait une plus juste formulation, jusqu'à ce qu'elle le lui remettre entre les bras, propre comme un sou neuf. Un problème de réglé pour un second à venir, à savoir le nourrir. Y avait-il seulement quoi que ce soit d'adapté à une petite bouche sans dents parmi ses placards et son frigo ? Le chimiste commença donc ses recherches dans ce qu'il restait de nourriture chez lui, tandis que la veuve se permettait de faire elle aussi le tour du domicile dans son dos.

Une brique de soupe de légumes fut selon lui ce qui semblait convenir le mieux au régime approprié pour le petit monstre, aussi il s'en libéra en l'installant sur une chaise le temps de récupérer une casserole et d'allumer sa gazinière. Concentré sur la mixture mise à chauffer, Wilson se retourna alors avec un air ahuri sur le visage, qui alla de pair avec le bond qu'il fit en direction du bébé sur le point de ramper hors de son siège, lorsqu'il entendit l'hypothèse d'une joyeuse complicité professionnelle ratée à quelques années près. Avait-elle vraiment besoin de lui dire cela ? Il n'était pas sûr de trouver agréable l'éventualité de s'être entendu avec une telle personne du temps où celle-ci avait un travail plus honnête que ce qu'elle fait actuellement. Préférant ne pas y répondre, il replaça le bébé dans un bras pour venir touiller la soupe fumante, lancé dans un nouveau numéro d'équilibre laborieux au moment de la verser dans un bol à côté, avant de pouvoir enfin s'asseoir à table avec le tout. Par chance, l'enfant avait assez l'estomac dans les talons pour ne pas broncher à chaque cuillerée de soupe que le petit brun parvenait à lui donner. La tâche était certes ardue, mais il espérait trouver à terme une certaine tranquillité, notamment avec la tant attendue sieste pour la digestion.

La Domae reprit alors la parole, et la cuillère alla trouver le sol dans un tintement métallique. Son intérêt soudain et non moins appuyé avait pris le concerné de court, dont le malaise se voulait grandissant à mesure des réflexions de l'ancienne psychiatre pour trouver une raison à ce qui clochait chez lui. Le fait d'écarter ses propres actions laissa au petit scientifique un goût assez amer, comme si elle se dédouanait dans la foulée des maux qu'elle lui avait pourtant bel et bien infligé. Ramassant sa cuillère pour l'essuyer rapidement sur son pantalon, il s'efforça de reprendre le cours du repas, en ignorant les piques de curiosité qui menaçaient de le transpercer de toutes parts.


« ... vous m'avez enlevé et séquestré, nourri de force, pris pour cible à fléchettes puis roué de coups avec une batte. Et... »

Yeux baissés sur la main qui tenait l'ustensile de ses quatre derniers doigts valides, il lui paraissait difficile de passer au-dessus de ce qu'elle devait considérer comme des broutilles, comparé à ce qui l'avait affecté auparavant ; lui n'avait pas ce luxe. Cependant, écouter la criminelle en remettre une couche et l'inviter à "jouer" à la consultation médicale l'empêcha pour de bon de se focaliser sur sa tâche, et il serrait les dents en la voyant prendre la pose sur le canapé. Ses troubles n'avaient rien d'un jeu et il ne les trouvait pas amusant non plus. Au contraire, ils lui gâchaient la vie au quotidien, le poussaient au suicide dans des périodes où ils se faisaient plus oppressants et que ses nerfs le lâchaient les uns après les autres pour éviter de couler avec l'épave humaine qu'il était devenu. Et la dernière chose qu'il voulait, c'était bien de se répandre sur ses expériences passées auprès d'une femme qui ne cherchait qu'un peu de divertissement à son détriment.

« Il y a quelques minutes à peine, vous vous étiez montrée extrêmement claire quant à la satisfaction que vous éprouviez à me faire souffrir, alors pourquoi vous intéresser subitement à ce que j'ai vécu ? Vous jouez déjà suffisamment avec moi sans avoir à vous fournir d'autres moyens de me nuire. »

Le petit Higgsbury n'avait jamais été une force de la nature, aussi bien physiquement que mentalement, aussi veillait-il à sceller et à mettre en sûreté les éléments qui le l'affaiblissaient que davantage, en particulier face à un individu déterminé à lui vouloir du mal. Autant dire que de son point de vue, ils étaient légion à attendre le moment opportun pour l'attaquer. Constatant la somnolence du bébé sur ses genoux, extrêmement calme depuis plusieurs minutes, il se leva finalement afin de décrocher son manteau et de l'emballer dedans, puisque la fraîcheur de l'hiver n'épargnait pas son petit foyer. Après quoi il alla le caler dans un fauteuil du salon, bien au fond de celui-ci pour qu'il n'en roule pas cette fois-ci, et souffla à l'idée d'avoir un souci de moins sur les bras. Quant au second, qui espérait toujours faire office de psy, il évita tout aussi soigneusement son regard au moment de retourner à la table pour commencer à la débarrasser, dans l'optique de se montrer occupé plus que par volonté d'apporter du ménage à la pièce.

« Ne pourriez-vous pas juste... me laisser tranquille ? Prendre ce qui vous chante ici, emporter votre monstre d'ami et m'oublier. Vous savez pertinemment que je n'oserai jamais vous signaler à qui que ce soit, inutile d'avoir recours à vos soi-disant qualifications en psychologie pour le savoir. »





Dernière édition par Wilson P. Higgsbury le Dim 25 Déc - 11:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Lun 12 Déc - 23:59

Au coin de la rue, il y a des inconnus
Qui surgissent des poubelles pour vous faire peur

Harley & Wilson
Satan lui a réservé une place d’honneur à sa droite. Ou bien pendu au-dessus de son lit comme décoration. Quoi qu’il en soit il l’attend de pied ferme à la première occasion où elle dérape au point d’y laisser sa vie. Sauf que cette blonde est tellement coriace qu’une explosion météorite n’en viendrait même pas à bout. Increvable sur tous les points. Ce qui en cet instant lui donne envie de reprendre un passe-temps bien agréable. S’occuper d’Éddie c’est bien, même très bien. Mais il n’y a que lui comme patience, en voir d’autre avec des problèmes différents ne serait pas de refus. Autant pour s’amuser que parce que cela pouvait légèrement lui manquait de temps à autre. Oui, massacrer des innocents n’est pas son seul plaisir. Étonnant, hein ?

Sauf qu’il se trouve que tout le monde ne voit pas de la même manière. Le scientifique ne semblant pas être du même avis que la blonde. Au point que ce petit “jeu” ne soit pas à son goût. Pourquoi pas d’ailleurs ? Hormis le fait que ce ne soit pas forcément quelque chose de marrant pour tous les deux, cela permet d’apprendre à se connaître sans devoir passer par la torture . À moins qu’il ne soit réellement devenu maso entre-temps et que cette méthode soit devenue la meilleure d’entre toute. Non pas qu’elle souhaite utiliser ses informations obtenues contre son gré - quoiqu'on ne sache jamais - mais plus pour le comprendre. Il est spécial dans son genre, apeuré de tout. Il est possible qu’une souris à le faire sursauter. Et c’est justement ça qui le rendait intéressant. Qu’en était donc la raison ? Quelque chose qui fallait exploiter et découvrir. Pour son simple plaisir personnel avant tout. Harley n’avait pas besoin de passer par-là pour lui nuire. Il y avait quand même des moyens bien plus faciles pour l’atteindre. Mais elle lui répondit en souriant de manière sincère :

» Que veux-tu je suis quelqu’un de contradictoire. Mais j’aime bien apprendre de mes victimes. ça crée des liens.

Ou pas d’ailleurs. Faut dire que jusqu’ici, le nombre de personnes passées entre ses mains n’en est pas vraiment ressorti vivant. Alors créé des liens de cette manière n’est pas tout à fait une chose possible. Mais c’est bien beau de rêver on ne lui en voudra pas. Ce pauvre petit Wilson faisait partie des rares… Non pardon le seul est unique à être encore de ce monde. Alors autant le garder précieusement jusqu’à ce qu’elle s’en lasse, le jetant violemment à la poubelle comme une ordure qui aurait fini par pourrir. Cependant, un fait sortant de sa bouche la piqua comme un moustique. Et bien qu’elle se tînt tranquille jusqu’à présent, elle ne put s’empêcher de froncer sévèrement les sourcils. Le dévisageant de la tête aux pieds alors qu’il prenait soin dé d’éviter son regard. C’est ça fait donc du ménage ça ne t’épargnera pas pour autant. Se levant d’un bon, munie du cahier, celui-ci fut envoyé avec brutalité contre sa personne. Se cognant contre l’arrière de son crâne. Mains sur les hanches elle resta un moment ainsi à l’observer. Se demandant s’il valait peut-être pas mieux lui fracassait le crâne dès à présent histoire de ne plus entendre parler. Elle secoua ensuite la tête, soupirant d’un air exaspéré. Pour qui ce simple petit nain de jardin se prenait-il ? Jugée sans savoir ! C’est honteux. Mais c’est surtout les mots employés qui restaient en travers de la gorge. Et elle ne perdit pas de temps à remettre les choses en place :

» Soi-disant qualification ? J’espère que tu plaisantes. Comparer à ce que tu crois. À la manière dont tu me vois aujourd’hui, j’ai réellement travaillé pour l’obtenir ce diplôme. Des années d’études interminables. Des heures à réviser à la bibliothèque pour tout connaître à la perfection sans omettre aucun détail important. Des séances dans un asile en présence de personnes de la pire espèce. Et je ne parle pas que d’Éddie. Alors n’ose pas dire que j’ai de “soi-disant qualification” alors que c’est ce que j’ai toujours voulu être. Traite-moi de tous les noms. Frappe moi. Mais n’insulte pas mon travail. Compris ?

Il y a des limites. Elle peut encaisser pas mal de choses sans que cela ne l’atteigne réellement, néanmoins son travail ou du moins ancien, en plus de quelques petites choses n’avaient pas droit d’être si ouvertement critiquer. Or de question de dire que ceci est faux, qu’elle n’a rien et qu’elle ne sait rien. Elle ne s'est pas tué à la tâche pour que des merdeux dans le genre du gnome se permettent de telle remarque. Quelque chose qu’elle défendra toujours qu’importe ce qu’elle est ou deviendra futurement. Après tout ce n’est pas tout le monde qui peut se vanter d’être fier de son passé. Il y a de forte de chance que lui-même ne puisse en faire autant.

» Franchement ça t’arrive de te dire que tu bosses dans un domaine qui te passionne réellement. Quelque chose que tu as toujours voulu faire, sans corruption, menace et personne près à te tuer pour obtenir ce que tu fais ? Simplement te dire que tu te sens bien dans ce domaine-là et qu’avec un peu de chance ceci viendra en aide à quelqu’un parce que tu es doué ? Tu devrais pas te fier aux apparences elles sont souvent trompeuses. Je voulais vraiment aider ces pauvres âmes qui ont étaient honteusement abandonnée. Qui n’avait plus rien à quoi se raccrocher alors que la plupart des gens les laisser sombrer sans peine. Mais au fond, pourquoi je te raconte ça, je m’attends pas à ce qu’un homme qui vend ses services au diable pour exterminer toute une population puisse comprendre. Et après c’est moi la sans cœur. Non mais je rêve. Regarde-toi dans un miroir nabot.

La blonde se demande donc une seconde s’il connaissait ce sentiment. Le fait d’avoir fait - ou du moins d’essayer - quelque chose de suffisamment bien et important pour une personne autre que la sienne ? Il est clair qu’aujourd’hui penser qu’à sa propre vie et amplement plaisant. Mais avant, avant que tout ça ne change c’était gratifiant. Voir ces petites âmes égarées tenter tant bien que mal de les remettre sur le droit chemin. Y arrivait quelques fois lui procurer un sentiment où aucun mot ne serait à même de le qualifier convenablement. Mais ça c’était il y a quelques années maintenant. Et ce n'est pas plus mal. Ce n’est pas pour autant qu’elle en oublie ce qu’elle avait pu faire de bien ou le ni. Après tout c’est elle qui a décidé d’être comme ça dès à présent. Lâchant le stylo sur la table et roulant des yeux, elle fait le tour du canapé pour commencer à se diriger vers la salle de bain. À mi-chemin elle s’arrête néanmoins et ajoute :

» Enfin, tu sais à ta manière tu es un petit être arrogant et blessant. Ok, je n’aie pas toujours été un ange avec toi, je l’admets. Mais quand même. Pour une fois que je veux être gentille et y mettre du cœur du moins approximativement… Tu me donnerais presque envie de pleurer ! Mais soit. On va dire qu’avec ce que je t’aie fait c’est peut-être un peu trop tôt pour discuter sincèrement. Non pas que je m’en excuse. Disons que pour cette fois je veux bien être conciliante et te laisser en paix. Un joker qui se présentera pas deux fois. Mais la prochaine fois que tu en parles comme si j’avais obtenu ça dans un paquet de choco pop's je te réduis en poussière.

Littéralement. Un tas de cendre qu’un simple coup de balayer suffirait à effacer de la surface de la terre. Et on sait tous qu’elle ne manque absolument pas de moyen pour y arriver. Il était prévenu et aurait tôt fait de la remercier de ne pas vouloir insister aujourd’hui. C’est tout même vexant que les gens pensent que ces diplômes sont des leurres pour se rendre intéressante. Il lui suffirait de se mettre entièrement nue, ce serait tout autant efficace. Voir même davantage. Ne s’attendant à obtenir une réponse elle reprend sa route et s’enfonce là où son petit homme l’attendait sagement

» Tu m’as plombée le moral, je vais rentrer. J’espère que tes contents j’aurais plus de bonbons !

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Wilson P. HiggsburyGouvernementMessages : 140
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MessageSujet: Re: [Event] L’étrange Halloween de Mr Higgsbury ❖ Pv le Nain ❖   Mar 3 Jan - 19:48


L’étrange Halloween de Mr Higgsbury

Comme si, d'une façon ou d'une autre, la terrifiante blonde trouverait le moyen d'être alertée au moindre mot de travers que Wlson aurait eu le malheur de formuler à son sujet. Au même titre que les insectes des Domae que la Reine avait dépêché pour sa sécurité, à l'affût de ses faits et gestes, il se disait que le tout finirait tôt ou tard par venir aux oreilles de celle qui ne perdrait pas une seconde pour lui faire regretter de l'avoir dénoncée. C'est donc soucieux de ne pas perdre plus de doigts que nécessaire qu'il gardait pour lui seul l'existence de ce minuscule démon à couettes constamment perché sur son épaule, quand bien même celui-ci avait parfois tendance à lui peser. Néanmoins, le petit scientifique réalisa, un peu tardivement, la teneur de ses propos à l'égard de la carrière ô combien chérie par son ancienne praticienne -pour en avoir déjà fait les frais la dernière fois qu'il s'était permis de la discréditer-, il n'eût malgré tout le temps de rectifier son erreur qu'un coup le frappa subitement derrière la tête, à lui en faire lâcher sa vaisselle sur la table. Courroucée par ces reproches à peine voilés, Harley avait abattu son propre carnet de notes sur son médisant détracteur, sans manquer de l'incendier ensuite n bonne et due forme pour ce préjudice, vantant la somme astronomique de ses efforts passés en vue d'obtenir son diplôme. Probablement plus à cheval sur son ancien travail que sur quoi que ce soit d'autre, l'intello à cornes se jura, tout en se frottant le crâne, de stocker dans un coin de sa mémoire cette susceptibilité à ne plus jamais titiller. Qui sait s'il ne s'en sortira qu'avec un autre coup de cahier la prochaine fois...

À l'enthousiasme exprimé par la veuve vis-à-vis de sa filière, Wilson s'y vit comme dans un miroir déformant de fête foraine : sa passion était bien là mais elle s'en trouvait difforme, tordue de façon grotesque par les conditions de travail et l'immoralité de ceux qui l'exploitent jusqu'à la moelle pour leur profit personnel. Drainée progressivement, ainsi que son énergie, au point de le vider de toute substance, d'envie, du plaisir de s'épanouir dans l'unique domaine dans lequel on voulait bien le reconnaître. Peut-être qu'il avait aussi laissé derrière lui sa carrière depuis des années, avant de devenir cette espèce de coquille vide et cassée. Si la science devait servir l'homme, ses derniers exploits l'avaient plutôt fait passer pour une dangereuse nuisance, et un regain de culpabilité le prit aux reproches énoncés par son interlocutrice. Une dose de courage supplémentaire lui aurait probablement permis de relever à voix haute le fait que les Familles n'aient spécialement attendu la malheureuse intervention du Gouvernement à leur encontre pour s'exterminer entre elles depuis des siècles, mais c'est là le genre de substance dont il a toujours manqué pour assumer ses opinions. Alors il laissa dire sans broncher, en ramenant sa vaisselle dans l'évier avec sa mine de six pieds de long, n'attendant que la retraite de ces envahisseurs pour espérer aller mieux.

Elle trouva encore quelques défauts à lui imputer, comme si la responsabilité du petit scientifique entrait en ligne de compte dans les rapports tendus qui existaient entre eux, avant de le menacer d'un sort peu enviable. L'interdiction de sous-estimer les études d'Harley allait sûrement devenir son mantra du réveil, afin de s'assurer de ne plus reproduire une telle erreur. C'est donc avec une déception qui n'appartenait qu'à elle que la blonde recolorée annonça son départ imminent au moment de repartir dans la salle de bain, en quête de son compagnon naufragé dans la baignoire et qui risquerait fort de peser dans le cas où sa dérouillée aurait été trop sévère pour reprendre ses esprits. Malheureusement, le soulagement de Wilson était amoindri par le discours précédent, laissant entendre qu'il croiserait encore le chemin de la Domae, bien qu'il ne s'était jamais convaincu du contraire. Une chance, du moins il l'espère, qu'il partirait bientôt d'ici pour aller habiter avec le consultant et son colocataire, et réduire ainsi le risque de la trouver sur son paillasson en fin de journée pour une nouvelle visite surprise ! Des bruits dignes d'un déménagement sortirent de la pièce d'eau, suivis d'un duo qui repartait comme il était venu : une créature de Frankenstein groggy et une veuve endeuillée pour lui servir de béquille. Le nez dans son évier de cuisine, le petit Higgsbury demeura immobile et silencieux le temps que ces deux bêtes de foire débarrassent le plancher, ignorant les derniers échanges jusqu'à ce que le claquement de la porte décrispent enfin ses membres. Ni une ni deux, il alla rapidement fermer les verrous de l'entrée, puis vint s'échouer dans un fauteuil avant que la gravité ne finisse par avoir raison de ses guibolles instables ; il se leva toutefois d'un bond en se souvenant du bébé emmitouflé qui y dormait déjà au fond, et ce tragique oubli fut puni de geignements colériques pour l'audace qu'il avait eu d'interrompre sa sieste digestive.



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