Des prédéfinis n'attendent que vous pour être pris !
Le forum dispose de Discord !
Vous pourrez y accéder en suivant ce lien.
N'hésitez pas à nous rejoindre !
Nous sommes actuellement à la recherche du Maire de Quederla.
Si ce poste vous intéresse, faites-le nous savoir !

Partagez | 
 

 Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 282
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Sam 12 Nov - 2:08

Qui que tu sois, je te souhaites une bonne lecture du pavé - 6 pages maggle ! Razz -
Kira : je l'ai rangé dans le répertoire ♥

Il n'y a rien de plus traître qu'un sentiment sincère

 
Le truc à Quederla, c’est qu’on ne sait jamais ce qu’on va trouver derrière une porte, le danger est si immense qu’on peut s’attendre à tout. C’est ce que tu penses en arrivant devant le bâtiment en question. Cependant, tu savais en revanche que la porte anodine du caviste cachait une déco tout en rouge et ocre se voulant imité l’intérieur d’une cave, où les bouteilles s’empilaient dans les niches ornées de pierres. Sur le trottoir d’en face, la porte d’une ancienne boutique de fleurs donnait sur un escalier en colimaçon qui descendait vers une immense salle de base-ball envahit les samedis et dimanches soir par les jeunes, où les bières ne cessaient jamais de s’entasser et où les quelques voisins présents crier quelquefois au tapage nocturne. Pourtant, cette nuit-là, la plus banale de ces portes - celle en verre dépoli sans la moindre enseigne, avec juste un numéro autocollant rouge et noir acheté chez le quincaillier pour indiquer l’adresse au-dessus - restait un grand mystère. Minuit était passé, les éclairs se bataillaient le ciel et la pluie s'acharner sur la ville, le froid de novembre chatouille les oreilles et tu n’as d’autres choix que devoir travailler. Tirer de force du lit, on t'a à peine laissé le temps de prendre un café qu’il fallait se mettre en route sans attendre. Et tu te sentais horriblement fatigué, le manque de celui-ci se faisant sentir dans tous les moindres recoins de ton corps, pourtant la semaine n’a pas été aussi rude que cela. À moins que ce ne soit à cause du déménagement ? Il faut dire que celui-ci a eu la bonne idée de s’étendre davantage, toi qui pensais qu’en deux semaines l’affaire serait résolue, les choses se sont honteusement retourné contre toi. À ne pas oublier qu’il y avait le boulot à prendre en compte, qui lui aussi était capricieux sur les horaires. En particulier quand il décide de se montrer ainsi à l’improviste.

Le policier posté devant la porte dansait d’un pied sur l’autre pour se réchauffer, tandis que quelques habitants curieux bravaient la pluie derrière la banderole jaune d’avertissement, en quête de petites informations croustillant à se mettre sous la dent. Typiquement le genre de personnes qui, selon toi, il était impossible de comprendre. À moins d’en faire son métier, comment pouvait-on rester-là à attendre avec impatience l'arrivée du cadavre ? Comment pouvait-on en être pratiquement émerveillé ? Dans une ville aussi folle que celle-ci, c'était un lot quotidien on ne peut plus normal, quoique bien étrange, voire dérangeant selon les situations. Dans un soupir, tu laisses ces réflexions sur le trottoir avant de te diriger vers ce qui constitue la scène de crime. À l’entrée on te demande de bien vouloir laisser ton parapluie et d'enfiler des sur-bottes en guise de protection envers les preuves restantes. Puis c’est au moyen d’un rapide coup d’œil de la pièce que tu t'aperçois que pour le moment ce n’est rien de plus qu’un dépôt de carton en tous genres. Il n’y avait pas de bouteilles vertes rangées dans un sanctuaire voué à l’œnologie, pas plus qu’on ne pouvait entendre résonner des battes en aluminium heurtées par des balles atterrissent ensuite avec un bruit sourd dans les filets. La musique, où des crie entre jeunes doucement éméchés été tout aussi inexistant. Le calme plat été maître des lieux. Suivant donc sagement le mouvement, en descendant un escalier quelque peu caché dans le coin, tu fus pris à la gorge par une odeur d’encens mêlée aux vapeurs d’un puissant solvant de nettoyage qui montaient du sol. Pour une personne avec un odorat plus développé que la moitié de la population, l’odeur est si prenante que tu pourrais te croire perdu au fin fond d’une boutique de Sephora un jour de soldes. De quoi en perdre la tête à la première occasion. Tu prends donc une grande inspiration est surtout sur toi pour rester le plus apte possible. La première conclusion était fondée avant même d’avoir prêté attention au corps ; le tueur avait pris grand soin de ne laisser aucune trace, quitte à passer plusieurs heures pour cette simple tâche.

Arrivée au sous-sol, tu prends le temps d’étudier chaque détail de la pièce, fort heureusement il n’y en avait qu’une seule et celle-ci ne paraissait pas plus grande que la précédente. Chaque emplacement d’objet avant de jeter un coup d’œil sur le corps. Dans l’ordre : des bougies placées dans tous les recoins. Une table recouvrant divers instruments bien tranchants, d’une propreté qu’on pourrait qualifier d'irréprochable et une chaise en bois poli au centre. Autour, il y avait quelques policiers ici est là, alternant entre notes, photographie et la relève de maigre emprunte.

« Bienvenue dans le donjon du Christ. »

Un petit rictus s’affiche sur ton visage, alors que l’inspecteur Cooper te salue rapidement, au moyen d’un jeu de mots assez bien trouver. Il se place près de toi, te laissant juger et te faire un avis. La victime était devant cette fameuse chaise, suspendue à une croix comme l’était Jésus autrefois. La représentation se voulait similaire, les clous plantés sur les quatre zones spécifiques. À la différence que celle-ci était nu comme un verre et qu’une inscription “Menteur” d’une couleur rouge avait pris place sur le haut de sa poitrine. Il t’était pour le moment difficile de savoir s’il s’agissait simplement de peinture ou si le sang recueilli de sa gorge tranché et introuvable dans tout le reste de la pièce avait servi. Plusieurs traces étaient on ne plus visibles sur le corps. Laissant penser non seulement à des traces de luttes, mais que le tueur a pris un malin plaisir pour à la voir souffrir. Son poids, tu l’estimais entre 40 et 60 kilos à vue de nez, sa silhouette était-elle qu’il était bien impossible qu’elle puisse en faire plus. Croisant les bras, tu tournes la tête en direction d’un énième policier qui faisait des vas et vient, s’arrêtant pourtant à à hauteur de ton voisin pour lui offrir quelques notes récoltées, posant l’habituelle question dans ce genre de scène “Qu'est-ce qu’on a ?

« Pas grand-chose pour l’instant. Voyez plutôt. D’un grand geste du bras il indiqua l’intérieur de la pièce. Ni vêtement, ni pièce d’identité, rien. Ce sont deux agents de ménages bénévoles, qui l’ont découvert après fermeture. Ce petit bâtiment est loué pour des futurs entrepreneurs, leur permettant pendant un temps de développer leurs projets, de stocker leurs affaires, prendre les rendez-vous avec des futurs employés etc. Ils ont un bail d’un mois. Mais de ce qu’on sait, pour le moment la dernière personne en date n’a rien signer au-delà de cinq jours. »
« Est-ce qu’on a un nom ? »  
« Négatif. Demande anonyme. Ils acceptent. Répondit Cooper en se passant une main sur la nuque, perdu dans ce qui semblait être une pensée. »

Bien, voilà le genre d’affaire que tu adores avoir sur le bras à une heure aussi tardive. Aucune, preuve, aucun nom que ce soit autant pour la victime que pour le tueur. C’est toujours difficile avec les inconnus. Encore un qui allait prendre plaisir à te faire tourner en bourrique avant que tu n’arrives à le coincer. Sans rien à se mettre sous la dent, l’enquête piétinait au démarrage, perdant un temps précieux à simplement faire une première identification. D’un hochement de tête, tu les abandonnes pour te rendre auprès du légiste, qui a la bonté de te faire un petit résumé de ce qu’il a pu en tirer jusqu’à présent, tout en cochant les cases sur la liste de son rapport :

« Bon alors, on a une inconnue approchant de la trentaine. Masse corporelle d’environ cinquante cinq kilos. Non fumeuses. On dénoté une trace d'alliance à son doigt. Le tueur a bien utilisé les outils présents. Mais à des intervalles différents. Certaines blessures sont plus récentes. Il aura fini par la tuée en lui tranchant la gorge. Je dirais une lame à dent, de 66 cm. On a aussi retrouvé sur sa jambe des traces de liquide séminal, alors il y a de forte chance pour qu’un malheureux viol ait eu ici. Pour ce qui est de l’heure du décès entre neuf heures et dix heures ce matin. »

Tandis que le légiste sortait plusieurs cotons-tiges de sa trousse pour reprendre l’examen du corps, comme d’habitude, les mains croisées dans le dos, tu arpentes la scène de crime pour l'observer sous tous les angles. Sans hésiter a t’accroupir ou te pencher de temps à autre. Plus qu’un rituel, cette manière de procéder était devenue quasiment indispensable pour se clarifier les idées et éviter toute conclusion ou estimations hâtives. Il s'agissait là un moyen de s'ouvrir l’esprit afin d’être réceptif à la moindre impression, de laisser venir se voulait venir et surtout prendre note de ce que tu remarquais. La victime était une femme active, les quelques muscles au niveau de ses bras et celui finement visible à son ventre en témoignent grandement. Mais ses mains n’étaient pas abîmées par de gros efforts physiques, bien entretenues et manucurés, alors tout travail demandant une certaine force de celle-ci, un métier manuel exigeant du mouvement tel que celui du bâtiment était à exclure. Comme la plupart des gens, elle avait la peau plus blanche au niveau des épaules que sur les avant-bras, mais le contraste n’était pas très marqué. De quoi en déduire qu’elle ne travaillait pas dehors, son activité sportive ne semblait pas être faite à l'extérieur. Soit elle portait essentiellement des manches longues, soit elle ne s’adonnait ni aux joies du jardinage ni à celles du golf. Même si l’été était depuis longtemps terminé, des traces de bronzages seraient encore un peu visibles. Son visage était fin, les restes de maquillages étaient encore présent, étalé un peu partout. Elle avait dû pleurer à plusieurs reprises. Si on enlevait cela, elle avait l’expression d’une jeune femme qui venait il y a peu de rentré dans le monde des affaires. Peut-être un élan pour le goût des choses raffinés. Partout, elle présentait des contusions, des traces de flagellation et des écorchures : devant, dans le dos et sur les flancs, ainsi que sur le torse, les jambes et les bras. L’éventualité d’un peu de sadomasochistes effleure ton esprit - une éventualité fortement envisageable compte tenu du contexte, mais pas incontestable. Malgré ce que le légiste avait dit, l’acte en lui-même n’avait pas peut-être pas eu lieu. Les résultats était la seule réponses fiable à ce niveau-là. Le mot inscrit au-devant, n’avait pas était fait minutieusement avec un pinceau. Il était bâclé, comme quand on bâcle une oeuvre d’art à la vite pour s’en débarrasser. Le tueur avait peut-être était prit de cours sur son temps ?

Pour une pièce qui ressemblait plus à un donjon de torture qu’autre chose elle était trop propre. Peut-être qu’après un tour au labo des traces suspectes seraient enfin visibles mais là il n’y avait absolument rien. Ni mégot de cigarette ni, ce qui aurait été bien commode, de pochette d’allumettes publicitaires abandonnée avec un numéro de chambre d’hôtel dessus, comme dans les vieux romans noirs. Rien de plus ne semblait vouloir sauter aux yeux pour aujourd’hui, alors il allait falloir passer au reste du travail. Approchant d'une petite équipe de nuit constituée de trois personnes, à qui il t’était possible de donner des directives, tu les charges donc de chercher une pièce d’identité ou portefeuille appartenant au moins au cadavre.

« Vérifiez poubelles, bennes à ordures, grilles, ruelles délaissées, perrons et autres endroit habituel pratiquent pour se débarrasser vite fait de ce genre de choses. Il n’y a pas beaucoup d’immeubles avec des portiers dans le coin, mais si vous en voyez un interrogez-le. Et allez voir dans les planques de jeunes qui traînent dans le coin, certain était peut-être debout et ils ont pu voir ou entendre quelque chose.  Ils hochèrent la tête en guise de réponse et tu leur demandes: Où se trouve les personnes qui ont découvert le corps ? »
« Ils ont étaient ramenés au poste. Si tu veux les interroger, il ne te reste plus qu’à faire un demi-tour. »

Tu lâches un long soupir désespéré, la chaleur de ton lit te manque déjà, la nuit allait être longue. Horriblement longue avant de pouvoir prendre une pause. Et les allers et venues risquer de devenir interminable. Premier arrivé premier servit comme on dit. Tourner vers Cooper, qui te sourit gaiement, tu prends les notes qu’il te tend sans broncher.

« Pour un consultant tu passes beaucoup de temps dans nos pattes je trouve. Si ton insigne officiel et non trouvé dans un happy-meal te manque, tu sais ce qu’il te reste à faire. »

Et ne pas pouvoir décider par toi-même ? Non merci. Tu étais toujours rattaché au gouvernement, mais avec beaucoup plus de liberté. Et ce malgré les quelques inconvénients, il n’était pas questions de changer cela pour avoir de meilleurs privilèges. Et une insigne plus “propres”. Elle provenait peut-être d’un Happy-meal comme il aimait le penser, elle te convenait parfaitement. En attendant à ce genre de réflexion de sa part, tu avais de quoi rétorquer en bonne et due forme.

« Peut-être, mais en attendant j’ai coffré plus de tueurs en série et de malfrat que toi. Donc c’est bien gentil, mais faire les toutous ce n’est pas mon truc. Oh, et si tu lisais la description de “consultant”, j’ai tout à fait le droit d’être là. Mais je comprends que tu aies peur d’un peu de concurrence. »

L’endroit n’était pas réellement approprié pour la plaisanterie. Mais il en fallait bien de temps à autre pour ne pas devenir dingue à force de découvrir autant de cadavres à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Avec le temps on arrive assez facilement à faire obstruction autant à l’odeur qu’à leur position désagréable. Tous les deux, vous n’êtes pas les meilleurs amis du monde. Il est souvent casse-pied, se prenant pour un être irrésistible et un air de “je sais tout” planter sur son faciès qui te sort littéralement des yeux. Mais ce n’est pas pour autant que tu le détestes. Après tout, il n’y a pas à nier, il fait du bon boulot. Et il sait détendre l’atmosphère quelquefois. Ne cherchant pas plus loin autant dans la conversation que sur la scène de crimes qui ne peut malheureusement allait plus loin, il ne te reste plus qu’à te rendre au commissariat pour interroger toi-même les deux seuls témoins pour le moment trouver. Au moyen d’un détour à l’hôtel de ville pour déposer ce que tu tiens entre les mains. Et puis c’était de toute manière sur le trajet, autant en faire une pierre deux coups. Sans un mot de plus, tu passes donc devant lui celui-ci, t’apprêtant à remonter les marches, sa dernière pique t’arrête dans l’élan :

« Ce n’est pas ta scène de crime Watson ! »
« On est venue me chercher, il y a fort à parier qu’elle le deviendra. Un de plus pour moi. »

À ces mots, offrant ton plus beau sourire sarcastique, tu dévales les escaliers rapidement. Puisque ce sont eux qui viennent te chercher à chaque fois qu’il se passe quelques choses dans cette ville, ce n’est certainement pas pour que tu prennes la place d’un simple piquer dans un coin de la pièce. Ce serait l’hôpital qui se fout de la charité. Récupérant tout ce qui t’appartient, avec le maigre d’information qu’il y a à tirer en bas, mieux valait pour l’instant passait aux interrogatoires disponibles. Une fois à l'extèrieure, tu peux constater que le monde n'a pas disparu, bien au contraire, il aurait même tendance à s’être agrandie. De même pour la pluie, celle-ci n'a pas eu dans l’idée de se calmer un peu. C’est donc sans prêter attention au murmure et regard pesant, que tu quittes lentement ce quartier. Dans l’idéal tu prends un trajet quelque peu plus long, mais qui avait peut-être sur une partie été emprunté par le tueur. Dans l’espoir infiniment mince de trouver quoi que ce soit laissé derrière lui.

Malheureusement tout ce que tu gagnes en fin de compte après quelques minutes de marche, ce n’est rien d’autre qu’un chien qui a cru bon de pourchasser un chat dans une flaque, au moment même où par le plus grand des hasards tu passais par-là. En ce moment, tu demandes si le destin ne te renvoie pas tes actes passés en pleine poire. Un karma qui ne te lâche pas depuis plusieurs mois. Et il prend un malin plaisir à te rappeler de toutes les façons aussi diverses et variées que possible. Mais, cela au moins le mérite de te donner de quoi réfléchir. L’esprit à nouveau vide pour un temps et débarrasser des images et de la scène précédente. Autant l’avouer un instant, tu te comportes bien trop différemment depuis cette “altercation” entre toi et elle. Et la liste de ces raisons en est tellement longue que tu pourrais sûrement en faire un roman. Mais il y a des signes bien plus flagrant qui ne trompe personne. En particulier quand on te voit moins traîner dans ton bar habituel depuis quelque temps. Que tu passes pratiquement plus de temps dans ton bureau le nez dans des papiers à prendre de l’avance sur pas mal de choses, c’est à se demander si le petit scientifique n’aurait pas gravement déteint sur toi. Et très certainement le pire, le défilement de clientes n’a jamais été aussi bas. La caisse aussi d’ailleurs.

Qu’on se le dise. Les mots ont été vaches, blessant, sûrement autant pour elle que pour toi. Pourtant il ne reflétait que la stricte vérité. Et c’était ça le pire à encaisser. Car au plus profond de toi tu ne voulais pas admettre que sur certain point elle avait peut-être, potentiellement, une infinie partie... raison. Tout comme jusqu’à présent tu ne pouvais considérer que tu avais aussi ta part de fautes sur les événements passaient. Après tout, si tu n’avais pas été stupide et que tu aurais fait le pas pour lui dire la vérité les choses auraient pu être différente. Mais à quel point ? Ou quel prix ? Est-ce que simplement elle aurait pu comprendre… Une chose qui n’a littéralement pas pu être possible lors de cette dispute. Mais au moyen d'une discussion posée… Comment savoir après tout ? Ceci était dorénavant trop tard. Voilà quatre mois qui venaient de s’écouler et rien n’avait changé entre vous. Les regards étaient à peine échangés comme les paroles. S’il n’était pas sur un point de vue professionnel qui force le contact, ils étaient concrètement ignorés. Combien de fois tu t'es fait violence pour ne pas exploser. Pour ne pas crier et taper du poing une bonne fois sur la table. Simplement pour évacuer. Lâcher prise. On pourrait qualifier cela comme un record que tu ne sois pas encore devenue fou. C’est que cette chère mademoiselle Rothschild à le don d’être aussi imprégnant qu’une cigarette ancrée dans la peau. Plus celle-ci est consommée, plus celle-ci devient désirable. Les souvenirs restent là, s’amusant à te hanter bon comme mauvais. Et à moins d’un bon coup de pied, tu n’as toujours rien fait.

Sortant d’une ruelle, tu restes là un peu dans l’ombre à fixer l’hôtel de ville dessinait devant toi. Une cigarette de ta poche, tu observes de cette place la fenêtre. Sa fenêtre. La lumière n’est pas allumée, tu en déduis qu’elle a dû rentrer il y a un moment. Au vu de l’heure inscrit sur ta montre approchant à grands pas dès une heure du matin ça ne serait pas étonnant. Quand subitement, la grande porte du bâtiment s’ouvre à la volée, brisant le silence que la nuit avait installé. Et tu ne bouges pas d’un pouce. Tapis dans ce petit coin d’ombre, seule la faible lueur de quelques réverbères l’entoure. Comme paralyser sur place, tu ne peux ordonner à tes jambes d'obéir. Ou peut-être est-ce simplement parce que tu ne sais pas par quoi commencer une fois que tu seras face elle. Un simple “bonjour” comme si de rien n’était, à peu de chances d’être réellement approprié. Alors, tel le costume d’imbécile que tu portes en ce moment, tu t’apprêtes à faire demi-tour. Refaire une ronde sur les immeubles aux alentours avant de pouvoir t’y rendre sereinement. Pathétique n’est-ce pas ? Mais, un petit cri perçant à le don de te faire revenir sur ta décision. Suivie de la vue de cette dernière au sol. Jurant entre les dents, tu te maudis pour être aussi stupide et rangeant la clope à sa place, tu traverses sans tarder la rue pour la rejoindre. Faisant néanmoins une halte à mi-chemin pour récupérer la broche qui avait volé au loin. Ce n’était pas n’importe laquelle. C’était la tienne. Celle que tu lui avais offerte. Elle était toujours-là, en sa présence. Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas comprendre plutôt. Tu as cessé de croire il y a bien longtemps que le temps efface la souffrance. Il est impossible d’oublier, car nous sommes condamnées à vivre avec. Certes, il permet de réfléchir, de peser le pour et le contre. De connaître un sentiment de regrets et de se sentir littéralement con une fois l’acte irréversible commis. Cependant, par expérience, tu sais qu’il n’aide pas à aller de l’avant. Qu’il n’est pas clair. Ce n’est pas lui qui décide quand les choses vont mieux. Ce n’est pas lui qui dicte à quel moment il faut cesser de fuir comme un lâche et de prendre les choses en mains. Le temps est traître. Il n’appartient qu’à l’être humain de choisir. Et à ce moment précis, tu fais le choix d’arrêter de te trouver des excuses et de faire ce que tu aurais dû, confronté la réalité.

C’est donc munie de la broche, que tu t’en rapproches. Posté au-dessus d’elle pour la protéger de l’eau, tu tends la main avec son bien pour le lui rendre. Et d’une voix qui se voulait tendre, tu laisses échapper les premiers mots qui te passent par la tête.

« Je crois que ceci est à toi. »
©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'


 


L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Sam 19 Nov - 12:13

Après tout ce temps...... Toujours

 




Quel jour sommes nous ?
Au final... Comme si ça m'importait, plus les minutes, les heures, les journées passent, plus tous se ressemble comme une vieille rengaine quotidienne. Je suis là, dans ce bureau... Mon bureau... Avec tous le confort que je peux espérer et pourtant, depuis des mois, il m'est juste "supportable". Bien plus que la maison. Mon domestique, m’amène les repas au travail puisque je boude cette dernière qui me rappel des moments trop intime, des souvenirs agréables passé avec lui...

Alors depuis...
Je suis plongée dans mon travail, j'enchaine les dossiers mécaniquement, sans état d'âme. Mes collègues disent que mes yeux ont perdus de leurs éclats, mon visage est plus terne, fatiguée par les heures. C'est qu'une mauvaise passe selon mon psy, tous le monde vie des échecs amoureux... Pourtant c'est pas comme si il avait été mon premier amant ! Mais cette passion... M'a clairement dévoré, possédé... Je me suis embrasée avec lui, consumée et pour finir, le seau d'eau froide, cette impression de creux dans ma poitrine me fait mal quotidiennement.

Le son de la pluie dehors...
Ça m'atteint à peine, tant je suis concentrée sur ce que j'écris pour ne pas penser à autre chose. Un énième rapport pour un énième accusé... Bien sûre, j'ai essayé de passer à autre chose, de paraitre digne, forte... Comme si rien de tous ça ne s'était passé, cependant... Le croiser quelques fois dans les couloirs, presque l'ignorer comme si son regard haineux glissait sur mon uniforme noir de lin... Noir comme le deuil... Non ! Je ne suis pas en deuil, en deuil de quoi ? Des histoires d'amour qui fiche le camps, y'en a des milliers chaque jour et pour une fois, je ne ferais pas exception.

Pourtant...
Je ne peux m'empêcher de baisser les yeux, d'éviter son regard. Parce qu'au fond de moi, je le sais... Pire que de la méchanceté, j'ai comme à mon habitude dit la vérité... Ma sincérité que je déteste plus que tous en fin de compte. Aurais-je mieux fais de faire ma blonde ? Fermer les yeux sur sa double vie ? Comme ma mère a de nombreuse fois fermé les yeux sur les maîtresses de papa ? Juste pour garder cette image de femme parfaite, intouchable... Non... Alaric c'est...

Ma force...
Ma motivation pour venir chaque jour travailler, et avant ça, étudier et aimer ce que je faisais en tant que stagiaire pour lui. Il m'inspirait pour écrire des rapports haut en couleur et mener des enquêtes, parfois dégueulasse mais je n'avais pas peur avec lui. Je râlais quand j'allais lui chercher du café, car je n'ai jamais eu l'habitude de servir qui que ce soit, c'était bien plus l'inverse au cours de ma vie... Mais ce café, je ne l'aurais servie pour personne d'autre, car au final, il me le rendait bien. Je pose un regard sur la broche qu'il m'a offert, elle est toujours là, sur le coin de mon bureau... Je ne la porte plus, de peur qu'il s'enflamme et me l'arrache de mon haut. Comme si je lui avait volé, elle m'est précieuse... Un autre souvenir partagé avec lui... Un souvenir avant cette foutue dispute qui m'a détruite.

J'ai l'air d'une zombie.
Décoiffée... Je ne me parfume même plus car je sais que... Personne n'y fera attention. Je me sens en faite, dérivé sur l'océan de la ville Quederlienne. J'ai beau me dire, que ça sera plus jamais comme avant, qu'il me hait, que je l'ai blessé, humilié par mes mots... Lui aussi remarque... Avait de chouette stéréotype sur moi...

J'ai essayé de me dire aussi... Que ça n'aurait jamais pu marcher entre nous. La preuve ! On s'est déçu mutuellement donc... ... .... ..... Alors... Pourquoi suis-je encore attaché à un homme comme lui ? Merde ! Y'a donc aucun autre célibataire capable de me faire oublier ce grand singe ?! Et de toute manière... Le voudrais-je réellement... L'oublier... A quoi je m'accroche, c'est pas comme si on avait eu dix ans de relations ! Peut-être dix heures... Dix jours... C'était peu... Mais c'était les meilleurs moment de ma vie...

Eh merde... Voilà, je retourne dans la mélancolie... Clélia, fout toi une baffe, et remonte en selle ! Prouve au monde entier que ta vie continue et très bien, que tu es maîtresse, dominante, implacable ! Et... ... Et moi qui plaignait Kira et son imbécile de mari menteur... Elle au moins elle est mariée, a des enfants. Oui mais c'est avec un salaud, alors ça compte pas.... Si, ça compte... Un peu... Bon... Beaucoup... Car je l'ai vu ce soir là, dans son regard, même si elle était profondément déçu de son mari... Elle l'aime, ils se pardonneront... Du moins, je l'espère, elle m'a dit qu'elle chercherait une alternative. Si elle est toréro, moi, je ne peux qu'approuver...

Et moi ? Comment on fait pour apprivoiser un gorille ? Jane n'a pas laissé un manuel "Apprivoiser, aimer Tarzan, pour les nulles ?". Pff, Alaric en Tarzan... N'importe quoi. Il est bien meilleur... RAH !! Arrête de lui trouver des qualités ! Il t'a fais mal !! Il t'a blessé ! Craché à la figure ! Toi ! Miss Rotschild ! Il te condamne à n'aimer que des hommes de ton rang, aussi merdique soit-il... Parce que je ne veux pas d'un milliardaire, je ne veux pas d'un PDG... ... .... Je veux quelqu'un de sincère, qui m'apprécie vraiment, m'accepte tel que je suis... Je veux...

_ Alaric...

Des larmes...
S'écrasent sur son dossier. Elle referme ce dernier et tend la main pour attraper un mouchoir. La boite est vide. Elle essuie du revers de sa main, ses chaudes larmes, comme chaque soir. Puis, elle lève la tête. Il est si tard... Si tôt en fait. La blonde, tourne la tête vers l'extérieur et il fait nuit noir. Son soupire retentit dans la pièce, silencieuse... Pas tant que ça, la pendule de la rouge, donne une ambiance régulière, et à la fois lourde. La juge, range le dossier dans son sac. Elle prends d'autres effets personnels, la broche, surtout la broche...

La juge...
Se lève, s'étire et comme un fantôme, traverse son bureau, le quitte, le ferme sans plus d'état d'âme, et elle mit simplement sa veste sur son dos. L'hôtel de ville est sombre, froid lorsqu'on y est seul. Le cliquetis de ses talons résonnent dans le bâtiment de marbre. A l'extérieur... Ah oui, il pleut ! Elle avait déjà mit ce détail de côté, détail non négligeable quand même... A ce mois ci, prendre une douche froide dehors, c'est jouer avec la pneumonie. Soufflant sur une de ses mèches blondes pour l'écarter de son visage, son chignon, presque défait, sera achevé par la pluie. Quel misère !

La blonde...
Prend son reste de courage entre ses mains déjà froide, elle ré-hausse son sac à main sur son épaule et affronte, le vent, la pluie... La fatalité de la vie, ce temps qui reflète un peu trop son propre état d'esprit et surtout... Cette chute qui illustre le tout !

_ Merde, merde, merde !!


Rageait-elle sur le sol froid.
Trempée de la tête au pied en un rien de temps. Clélia, se mordillait la lèvre pour ne pas exploser en larme. "On ne peut pas faire pire", se disait-elle, "c'est ça toucher le fond", c'est une certitude.

C'est alors...
Que la pluie, se fait moins violente sur sa personne. Dans son propre désarroi, Clélia n'avait pas remarqué l'arrivée d'une personne. Pas n'importe qui... L'Homme de LA situation, de SA situation. Elle se ressaisit, relie à nouveau son corps à son esprit et contemple la broche tendu, elle fait petite, dans cette main familière et...

« Je crois que ceci est à toi. »

Clélia..
Eu l'impression de sentir un électrochoc sur tout son être. Elle relève son regard, et croise son unique oeil. C'est lui ! Aucune méchanceté, aucune haine ou rancœur visible dans ses traits, la blonde, tremblait comme une feuille. Il fallait dire quelque chose, répondre ! Mais quoi ?? Après tous ce temps à avoir juste échangé de brève politesse, c'est comme si elle ne savait plus lui parler autrement. Son corps entier est ébranlé, stupéfait et clairement dépassé par ce contact de sa part inespéré.

_ B-bonjour, oui, ça l'est.

...
MAIS QU'ELLE TANCHE ! Sous la panique, cette phrase simple, bégayé en plus, bidon, était sortie de ses lèvres avant d'être passé en commission consultative des réponses à lui dire. Le ton de sa voix avait été doux, presque comme lui. Il faut dire, déjà qu'elle est tombée, elle est trempée jusqu'au os... On va pas en rajouter une couche. Alaric en avait au moins la décence de ça. Clélia, approchait sa main, un peu hésitante et la posait sur la broche... Cette broche, intermédiaire entre eux... Elle n'arrivait plus à se détacher de son regard et tout en se relevant, doucement... Son chignon lâchait à cause du poids de la pluie, lâchant ses cheveux blonds, mi longs en cascade dans le dos. Tout fout le camps ! La raison, l'attitude, les certitudes.

_ Merci.

Glisse t-elle à nouveau.
Refermant ses doigts sur la broche, sans arriver à lui retirer de sa main. Parce qu'elle ne veut pas qu'il parte, pas encore une fois. Mais quoi ? Elle avait le souffle court, ses jambes lourdes comme le reste de son corps. C'est une forme de paralysie des plus impressionnante... Le dossier avait valsé à peine plus loin qu'eux et la pluie commençait déjà à ronger les pages... Sur le coup...

Clélia en avait plus rien à foutre.

 

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 282
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Lun 21 Nov - 22:06

Il n'y a rien de plus traître qu'un sentiment sincère

 
Quelles étaient les coïncidences pour que tu tombes sur elle a une heure pareille, un tel soir après un début d'enquête aussi perturbant ? Très mince, il faut l'avouer. Tu n'es pas du genre à y croire, faut dire aussi qu'avec ton métier en règle générale ce n'est pas vraiment ce qui aide, ni vu d'un très bon oeil. Et à l'heure actuelle penser que ce soit le fruit du "destin" n'est pas non plus plausible à tes yeux. En somme il y avait une explication comme tout le reste. Cela devait arriver. Mais au fond n'était-ce pas une bonne chose ? Un moyen de forcer pour vous obliger à communiquer, cesser l’inévitable et l’affronter de plein de fouet avant qu’il ne soit trop tard ? Dans le cas contraire, qui aurait osé faire le premier pas, l’aurais-tu réellement laissé faire cela, comme le premier des crétins qui n’est pas doté d’un tant soi peu de courtoisie et surtout de politesse à son égard ? Non, bien sûr que non. Mais le temps aurait fini par te manquer, aussi traître soit-il. Et en fin de compte tout aurait été trop tard.

Malgré la pluie, le froid et ce qui pèse au-dessus de vous, tu as l’impression qu’elle n’a jamais était aussi belle qu’en ce jour. C’est comme la revoir pour la première fois après un long voyage à l’autre bout du monde qui aurait duré une éternité. Elle avait beau avoir fait un petit plongeon sur le sol, être trempé et déconcerté de la situation, en cet instant il n’y avait rien de plus agréable à contempler. Le reste n’ayant aucune importance. Si seulement les choses étaient différentes c’est sans gêne que tu te serais empressé pour la prendre dans tes bras et la réchauffer. Et Dieu sait que cela était en train de te démanger de la voire légèrement trembler ainsi. Mais que faire ? Ce n’est pas comme si les choses étaient revenue à la normale en un simple claquement de doigt. Ce n’est pas comme si tout avait disparu et qu’on pouvait appeler cela du passé, quand bien même tu en rêves au même moment, cela relève littéralement de l’impossible. Parce que tu sais au fond de toi que la discussion ne fait pas partie de celle qu’on peut se permettre de contourner, de retirer d’un coup sec telle une épine dans le pied. De quoi faire mal sur l’instant, mais qui en devient vite un soulagement. Oui, si seulement c’était aussi simple ceci serait fait depuis des lustres. Admettons le une seconde, tu es effrayé. Tu as peur de connaître la réponse, son choix ainsi que son désir que tu disparaisses définitivement de sa vie. Le mal que cela pourrait te causer accompagnée de l’horrible douleur de là voire aussi loin de toi. Une crainte si bien dissimulée qu’elle ne laisse pas de trace sur ton visage. Pour ça, tu as toujours été le plus doué.

Que pouvais-tu bien dire en la voyant, elle semblait si perturbée de ta présence à ses côtés qu’il en serait difficile de juger. Même sa voix avait perdu toute confiance. Prudente envers toi, peut-être même un peu trop. Mais comment lui en vouloir de toute manière. N’était-ce pas légitime ? En restant dans le plus grand des silences, tu l’observes se relever sans pour autant y prêter main-forte. Dans le recoin de ton esprit, il y a une multitude de choses qui tournent et retournent et tu ne sais quoi utilisait pour engager la conversation. Chaque phrase te paraissant inapproprié, mais c’est pourtant avec ce genre de dialecte qu’ils te permettent de t’offrir une discussion avec sa personne. Et même si tu pourrais rester ainsi à simplement la contempler durant des heures, à profiter de la maigre chaleur qu’offre sa main contre la sienne, il n’est malheureusement pas possible d’en faire autrement. En particulier si tu ne veux pas la voir te filer entre les doigts une nouvelle fois. Alors, tu brises l’atmosphère pesante de la façon la plus simple qui soit:

«  Tu veux peut-être un peu d’aide pour rassembler tes affaires… »

Loin d’une question, ceci était concrètement une affirmation. Sans prendre la peine de savoir ce qu’elle pouvait bien en penser, si elle le voulait ou bien si elle aurait aimé t’envoyer sur les roses. Tu romps ce petit contact entre vos mains, lui offrant le parapluie dans l’autre et sans un mot de plus, tu t’empresses sous la pluie pour récupérer les feuilles gorgée d’eau. On dirait l’un de ces petits gamins du lycée, qui accourt auprès de la fille la plus populaire qui soit, prêt à faire toutes les tâches les plus ingrates simplement pour pouvoir obtenir un peu d’attention. Tu es tombée bien bas. Néanmoins tu ne t’en plains pas. Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Pour gagner du temps, ou pour avoir l’opportunité d’y aller en douceur ? Les deux seraient surement une option des plus logiques, mais prendre des pincettes n’est pas toujours la meilleure des solutions. Quoi que te comporter comme le pire des enfoirées en lui faisant dû rendre dedans non plus. Toute la paperasse en main, tu reviens auprès d’elle en un rien de temps, échangeant une nouvelle fois ses biens contre le tien. Et maintenant ? Tu te passes une main sur la nuque quelque peu mal à l’aise. Il y a vraiment peu de choses qui puissent te mettre dans un tel état. Et celle-ci en faisait partie. Elle avait tout pour déstabiliser même le plus saint des hommes, à ton humble avis le Pape lui ne saurait autant rester de marbre. C’était comme se laisser envoûter par la plus sublime des créatures. Il t’aurait été possible de te noyer dans ses yeux… si seulement… si seulement la moitié du nom de ce cher Vilmos n’apparaissait pas sur l’une de ses feuilles.

«  Encore à travailler tard sur le dossier de monsieur Desgoffe und Taxis…? Tu vas finir par te tuer à la tâche… »

Mieux valait que ce soit cette tâche qui la consume que ce que tu pouvais bien lui faire ressentir, non ? Quoique les deux paraissent aussi ignobles l’une que l’autre.

«  Je ne pensais pas que… que tu l’aurais gardé, dis-tu en désignant la broche du regard  »

Non pas que tu aurais aimé qu’elle la jette au plus loin, qu’elle la brûle ou bien qu’elle l’offre au premier SDF qui croiserait sa route. Mais tu n’avais pas imaginé le fait que celle-ci puisse la garder aussi près. Une boîte à bijoux scellé à double tour, cachée dans un trou sous le plancher histoire de pas l’avoir sous le nez, voilà la place que tu lui avais donnée, bien loin de croire que cet objet pouvait avoir autant de valeur à ses yeux. Enfin, si encore c’était le cas. Car même si les signes faces à toi pouvait être convaincant, c’est comme s’il restait un gros doute à accepter la vérité. Après tout, il pouvait y avoir tellement de raisons différentes à ce qu’elle souhaite l’avoir en sa présence… Disons surtout que c’est tellement plus simple de se convaincre avec si peu.

«  À ne pas penser que ce soit une mauvaise chose mais… C’est étonnant. »
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'


 


L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Dim 27 Nov - 22:19

Après tout ce temps...... Toujours

 



La pluie...
S'abat sur la ville et surtout, rend la juge des plus pathétique en face de l'homme envers qui elle avait toujours voulu briller. Clélia, était clairement dépassé par la situation et noyée dans tous les sens du terme... Trempée jusqu'au os, une boule à l'estomac et son regard... Perdu, dans le sien, comme une re découverte. Avait-il ce trait sous son œil, la dernière fois qu'elle a pu le détailler ? Elle se sentait comme une gamine amoureuse, incapable d'aligner trois mots devant le garçon rebelle de sa classe pour qui elle a un faible mais... Un fossé bien présent, douloureux les tenaient à la gorge. Qu'est-ce qui les retenaient ? Tant de chose et pourtant, franchir le pas n'était qu'à un battement de cil... L'atmosphère est lourde, intense et Alaric, trouve tout de même la force de lui parler... En toute simplicité envers cette femme qui l'a torturé.

« Tu veux peut-être un peu d’aide pour rassembler tes affaires… »

Clélia...
N'eut le temps de répondre qu'elle se retrouvait avec le parapluie de ce dernier en main. Un moment de répit dans cette averse sans fin. Alaric ramassait les documents de la jeune femme, ils étaient aussi en piteux état. Elle récupérait son dossier et Alaric, retrouvait son parapluie en ajoutant un commentaire.

«  Encore à travailler tard sur le dossier de monsieur Desgoffe und Taxis…? Tu vas finir par te tuer à la tâche… »
_ C'est pas ça qui me tuera.

Répondit-elle spontanément.
Convaincue que ce serait bien la fatigue mêlé à la solitude qui s'en chargerais avant. Pas question de donner à Vilmos le plaisir de la tuer. C'est alors que le consultant ajoutait en désignant la broche doré que Clélia avait ramené contre elle.

«  Je ne pensais pas que… que tu l’aurais gardé »

La blonde.
Posait son regard sur la broche en question, un peu surprise par cette observation.

«  À ne pas penser que ce soit une mauvaise chose mais… C’est étonnant. »
_ Je l'ai toujours, si ce n'est pas sur mon bureau, c'est dans mon sac.

Affirmait-elle.

_ J'osais pas la porter sur mon uniforme de peur que tu te fâche, que tu me trouves indigne de la porter... Quelque chose comme ça.

Expliquait-elle.
Avec une pointe d'hésitation et de crainte sur le visage. Après tout, si lui pensait qu'elle l'aurait jeté, elle, pensait qu'il la lui reprendrais. La blonde, rangeait les dossiers dans son sac, et elle y glissait la broche également en ajoutant.

_ Elle m'est précieuse, n'en doute pas un seul instant.

Une preuve...
Que ce souvenir de lui, compte et qu'elle n'a pas fait une croix sur ce qu'ils ont vécue. Clélia, releva son regard bleuté, un peu plus soucieuse désormais, et elle osait lui demander.

_ Que... Fais tu dehors à une heure pareille ? Tu allais au bureau ?

Supposait-elle.
Écartant de suite... D'autres hypothèses moins plaisante. C'est bien à cause de ces idées là qu'elle la perdu, alors, plus question de remettre ça sur le tapis, ni même d'y songer une seule fois. D'ailleurs, elle se corrigeait aussi tôt sur cette curiosité le concernant

_ Enfin... Non, ne dit rien je sais que... Ça ne me concerne pas ce que tu fais. Je dois juste savoir... Une chose.

Aïe...
C'est important, d'une importance vital et pourtant, la blonde avait l'impression d'avoir mis les pieds dans un nid de scorpion. Elle passait une main dans ses cheveux blonds et se mordillait la lèvre inférieur. La peur au ventre, son coeur, battant à tout rompre... C'est pire que quitte au double, car là... Alaric venait d'entrouvrir une gentille porte, pour une discussion simple certes, mais qui aurait peut-être pu évoluer vers de bonne chose... Mais c'est trop tard. Elle doit le faire... Mais est-ce qu'elle pourra ? Elle n'ose déjà plus le regarder en face...

_ Me détestes tu... Toujours autant ? Je veux dire... Suis-je réellement si... Dégoutante pour toi ?

C'est dit !
Plus moyen de faire marche arrière. Sans introduction, elle faisait bien allusion à leurs dernières dispute. La plus violente selon Clélia. Ca réponse, allait probablement être des plus difficile à entendre, bien plus dur que la question qu'elle venait de formuler... Mais elle devait le demander, c'était plus fort qu'elle. Car la dernière fois, il a peut-être dit ça sur le coup de la colère... Et... Ou alors...

Ça n'a peut-être pas changé ?


 

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 282
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Sam 3 Déc - 16:30

Il n'y a rien de plus traître qu'un sentiment sincère

 


Ce qui est réellement étonnant et surement que tu puisses croire qu’elle l'ait balancé au loin d’elle après votre terrible dispute. Comme si tout le monde devait réagir de manière aussi excessive après s’être pris le bec. Pourquoi dramatiser les choses alors que sous tes yeux il y avait de quoi espérait du bon dans cette histoire. Pas le meilleur qui soit, certes, mais tu dois bien reconnaître que l’entendre annoncer que cette broche ne la quitte jamais te fait chaud au cœur. de quoi balayer tous les doutes naissant d’un revers de la main. Voilà une chose qui était bien rassurante, néanmoins que dire sur sa peur ? Elle était justifiée, certes, mais jamais tu ne te serais permis de la lui enlever de gré ou de force. Ce serait ignoble. Même avec toute la peine que cela avait pu engendrer. Elle n’était pas indigne de la porter, bien loin de là, celle-ci avait quasiment été faite pour elle et personne d’autre.

Des mots qui auraient sûrement pu être agréable de prononcer et ainsi la rassurer, cependant ils étaient subitement impossibles à prononcer. Autant parce qu’il reste coincé en travers de la gorge, que tu n’as guère le temps de lui expliquer. À croire que cela en devient une manie chez toi quand il s’agit d’elle. Les mots prennent la fuite à la première intersection possible, te laissant connement en plan comme le premier larbin du monde. Tu as beau rester-là à l’observer, tu sais que dans tous les cas tu ne pourras pas rester indéfiniment muet. Ouvrir la bouche pour laisser sortir un son s’échapper ne devrait pourtant pas être une chose si compliquée à faire. Même un aveugle y arrive. Arrête donc de te cacher, tête à claques ! D’autant plus qu’il y en avait des choses à dire ; tu pourrais très bien lui répondre que non. Non tu ne pars pas voir une “cliente” en plein milieu de la nuit sous ce temps de merdique. À moins que celle-ci fasse partie de la famille de la victime, tu n’as guère de raison d’en contacter une. Surtout que celles-ci se font bien plus rares ces derniers temps. Mais en tant que “flic” c’est ton boulot d’intervenir jour et nuit qu’importe si tu avais bien mieux à faire. Comme dormir par exemple. Elle pouvait largement mettre toutes ses suspicions à la poubelle au bout de la rue là-bas. Mais tu n’en fais rien, tu te terres au fin fond de ta carapace. Tu aimerais bien le voir celui qui a dit que l’amour était simple, tu lui donnerais volontiers le fond de ta pensée au moyen d’un bon coup de poing dans la gueule.

Tu te passes une main en te frottant la nuque, prenant le temps de réfléchir et… Sérieusement ! Pourquoi perdre le temps là-dessus, il est assez précieux comme ça. Ce n'est pourtant pas compliqué de dire simplement ce que tu as sur ton putain de cœur. Ça ne risque ni de la tuer, ni toi par la même occasion. Pas de quoi tourner en rond indéfiniment. En particulier quand elle pourrait croire de telle horreur venant de toi. De quoi rectifier le tir rapidement :

« Je ne te déteste pas. Et tu n'es en aucun cas dégoûtante, loin-là. C’est juste… Juste que la vérité est bien plus dure à encaisser que tu ne le crois. »

Il faut l'admettre, qu'elle pensait à mal ou non, les mots étaient à la fois aussi vrai que réellement blessant. Mais au fond ce n'est pas ça qui te dérange le plus. C'est surtout la manière dont elle a était mise au courant, par des rumeurs. Il n'y a vraiment pas de pire moyen que d'apprendre une vérité que de cette façon. Tu as été trop con à vouloir retarder les choses. Trop con pour ne pas vouloir affronter tout ça avant qu'il n'en soit trop tard et que cela en dégrade davantage. Voilà où vous en êtes maintenant. Elle belle est la solution de la facilité, pauvre andouille !

« Ce n'est pas à toi sur j'en veux mais à moi. J'aurais dû être honnête sur ce qui m'entoure bien avant que les choses aillent plus loin. Mais... J'en aie jamais eu le courage. Parce que j'ai toujours cru que tu me détesterais pour ça. Que je serais un être bien trop répugnant à tes yeux… et quand je vois comment les choses ont tourné … j'en était pas si loin. »

Dans tous les cas tu ne t'attendais pas à ce qu'elle saute de joie après une telle annonce. Ou que cela lui passe au-dessus comme le port-salut. À moins qu’elle ne soit pas aussi proche de ta vie, peu de personnes auraient réagi autrement. Mais est-ce que les choses auraient été tout autant dramatiques si tu avais osé parler ? Est-ce qu'elle aurait compris ? Ou dans tous les cas c'était voué à un échec. Tu ne le sauras jamais, sûrement mieux.

« J’étais tellement en colère à ce moment-là que discuté été bien le dernier de mes soucis. Pourtant je regrette vraiment de ne pas en avoir pris le temps. J'aurais voulu que tu comprennes que ce n'était pas un choix fait par plaisir. Que si j'aurai eu d'autres possibilités je les aurais prise… mais me tuer à la tâche ailleurs alors que j'en bave déjà tous les jours avec le gouvernement… autant me tuer littéralement. »

Ce qui est vache avec la colère c'est que les mots dépassent souvent la pensée. Au point qu'aujourd'hui tu en payes salement le prix. On n’a pas idée de comment on se tue à la tâche pour le gouvernement, aussi pourri soit-il, pour un salaire des plus misérables. Ce n’est pas une vie. L’enfer à côté doit réellement être un paradis. Mais tu es une putain de fierté qui t’empêche de demander un coup de main à ce niveau-là. Préférant te débrouiller à ta manière même si les conséquences finales n’en sont pas aussi joyeuses. Et c’est toujours mieux ça que les personnes commencent à te prendre en pitié. Parce que ça, c’est bien plus horrible que n’importe quel critique. Tu poses une main délicatement sur son épaule puis ajoute :

« Je me moque éperdument des jugements… Mais pas quand il vienne de toi. Tu n'es pas une cliente de plus ou un trophée… »
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'


 


L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Jeu 8 Déc - 16:28

Je tourne en rond...... Sans toi !




La tension...
Était à son paroxysme pour Clélia, qui, pour la première fois de sa vie... Attendait un jugement. Elle avait peur de sa réponse, et à la fois, aussi peur qu'il ne réponde pas. C'est dans son droit, après tous, cette dispute n'est pas un de ces meilleurs moments de sa vie probablement, ni de celle de Clélia, mais à ce propos... Que sait-elle de sa vie ? Il en dit peu à ce sujet. Les jambes de la blonde étaient comme paralysés ou trop lourdes, comme si le poids de cette réponse allait l'écrasé.

« Je ne te déteste pas. Et tu n'es en aucun cas dégoûtante, loin-là. C’est juste… Juste que la vérité est bien plus dure à encaisser que tu ne le crois. »

Un mince soupire.
S'échappait des lèvres de la blonde. Un soulagement ? Oui et non... Soulagée qu'il ne la déteste pas, ouaw, c'est une sacré victoire. Clélia aurait hurlé de joie si la suite de la phrase n'était pas si... Triste ? Encore cette vérité, celle qui dérange, qui blesse implacablement, les ennemis mais les êtres chers aussi. Clélia, contenait donc son soulagement car tout était loin d'être finit. Non, parce que se contenter de "C'est bon il me déteste pas, tout va bien, à demain alors !", c'est largement insuffisant.

« Ce n'est pas à toi sur j'en veux mais à moi. J'aurais dû être honnête sur ce qui m'entoure bien avant que les choses aillent plus loin. Mais... J'en aie jamais eu le courage. Parce que j'ai toujours cru que tu me détesterais pour ça. Que je serais un être bien trop répugnant à tes yeux… et quand je vois comment les choses ont tourné … j'en était pas si loin. »

Les lèvres de Clélia...
Demeurent entrouverte, stupéfaite ! Lui ? Répugnant ? Mais c'est bien parce qu'elle le trouve trop génial, trop séduisant, trop parfait pour le voir réduit à ce genre d'activité ! Décidément, il y a un réel manque de compréhension et de communication entre eux. Néanmoins, il avait raison, Clélia n'avait pas sauté de joie en entendant ses activités extra gouvernemental... Loin de là. C'est bien parce qu'elle l'idéalise, l'aime qu'apprendre qu'il s’apprêtait à ce genre d'activité l'avait fâché et la suite... On la connait. Alaric reprit, sous l'attention de Clélia, qui n'en perdait pas une miette.

« J’étais tellement en colère à ce moment-là que discuté été bien le dernier de mes soucis. Pourtant je regrette vraiment de ne pas en avoir pris le temps. J'aurais voulu que tu comprennes que ce n'était pas un choix fait par plaisir. Que si j'aurai eu d'autres possibilités je les aurais prise… mais me tuer à la tâche ailleurs alors que j'en bave déjà tous les jours avec le gouvernement… autant me tuer littéralement. »

Il n'en est pas question.
La mort n'est pas une option, elle n'en n'est jamais une. Sauf si on est menacé par le plus grand mafieux de la ville. Elle comprenait la fierté d'Alaric, et à la fois... Non. Il est trop fier pour demander un coup de main, c'est une chose, mais il "troc" cette fierté pour allez ici et là dans les lits des dames malheureuses... C'est délicat. Pour Clélia, il manquait un chapitre dans ce récit... Un ou deux... Y'a tellement d'autres solutions possibles, selon elle, et Clélia est certaine qu'il le sait aussi, donc... Qu'est-ce qui le pousse à prendre ce chemin ?

La main...
Qu'il pose sur son épaule, la fait sortir de ses réflexions. Elle relève alors son regard sur lui.

« Je me moque éperdument des jugements… Mais pas quand il vienne de toi. Tu n'es pas une cliente de plus ou un trophée… »

Boum !
Comme une flèche qui traverse son cœur. Clélia, tressaillit devant cette déclaration. Elle avait raison... Cet homme est différent en tout point, il lui dit ce qu'elle avait toujours voulu entendre et elle, en retour... Lui dit les pires choses qu'il n'a pas besoin d'entendre. Elle porte une main à ses lèvres, se sentant monstrueuse et le regard brillant elle reprend.

_ Alaric... C'est bien parce que tu es... Un idéal à mes yeux que je n'ai pas apprécié tes activités. Je veux dire... Tu travail dur, tu es efficace, tu...

"Tu m'attires vraiment". Ça ne sortira pas, il ne veut pas entendre ça.

_ Tu n'as jamais été dégoutant, bien au contraire... C'est ces femmes que je méprises... Par jalousie... Bizarrement.

Clélia ?
Jalouse de celles qui partagent des heures avec ce cher Alaric.

_ Oui, même celle que je suis... Qui peut tout avoir... Il m'arrive d'être jalouse. Non, pour être sincère, je n'ai été jalouse qu'une fois dans ma vie, et c'est que depuis que tu en fais partie.

Avouait-elle.
Posant sa main doucement sur la sienne, qui reposait toujours sur son épaule.

_ Je veux dire... Tu es aussi honnête que moi, tu ne me traites pas en diva, en princesse et... Tu m'as accepté, tel que j'étais, tel que je suis aujourd'hui encore... Et c'est encore toi qui vient me réconforter après tous ce que je t'ai dis. Alors, que je sais que j'en avais aucun droit, car je ne sais rien en fin de compte...

Elle déglutie et ramenait ses bras contre elle, le froid de la pluie commençant à se faire sentir par de là ses vêtements trempées. Dépassée par ses émotions, elle pleurait de joie d'enfin s'expliquer avec lui. C'est une pression, un poids qui s'estompe.

_ Je m'excuse... Je suis profondément désolée pour ce que je t'ai dis ce jour là, et je veux que tu saches que... Je suis bien capable de passer outre ta vie privée, ce que tu en fais, si ça me permet de rester à tes côtés, peu importe la manière, tu décideras. Je pourrais bien te surprendre et je veux que tu saches, que... Je t'aiderais.

Parce que...
Tous comme le mythe du roi Salomon, des deux prétendus mères et du seul bébé. Clélia, était capable de renoncer à lui, pour prouver à n'importe qui d'autres, que c'est bien elle qui tient le plus à ce dernier. Et si il estime que c'est cette vie là, celle qu'il mérite, ou qu'il doit vivre... Elle l'accepterait.

Pour ne plus le perdre.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 282
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Mar 13 Déc - 6:56

Meeeh... vu l'heure tu m'en voudra pas si a qualité est médiocre ? D'un autre côté j'étais inspirée pour le rédiger malgré la fatigue  Razz

Mon cœur est en repos quand il est auprès de toi, c'est son état naturel, et le seul qui lui plaise

 


Aller, dit le bordel ! Elle est plus que ça. Beaucoup plus que ça. Arrête de le nier, tu le sais. C’est justement pour ça que ça te ronge de l'intérieur depuis bien trop longtemps. Parce que tu sais que tu tiens à elle. Et ce n’est pas qu’une simple relation d’amitié. Bien pour cela que les jugements venant de sa part sont aussi douloureux. Si cela venait d’une personne quelconque, d’un ami, tu pourrais t’en accommoder sans aucun problème. Mais-là… Justement là ! Les choses changent. Et ça te perturbe. Tu ne pourrais jamais te permettre de la qualifier comme étant un trophée. Ce serait honteux, dégradant pour la personne qu’elle est. Injuste alors qu’elle pourrait représenter bien plus. Et il faut que tu lui dises avant que ce ne soit trop tard. Avant que cette chance ne soit perdue à jamais. Tu vis avec ça depuis bien trop longtemps pour le garder encore si profondément enfouis. De plus, tu l’entends bien. Elle ne déteste ni pour ce que tu es ni pour ce que tu fais. Tu n’es pas un monstre ni un être répugnant. Elle comprend même, ou du moins, plus ou moins. Mais jamais tu n’avais imaginé avoir une telle place. C’est qu’elle te met sur un piédestal, un exemple sans défaut à suivre. Alors qu’au fond tu ne te voyais pas comme ça. Tu n’es en rien un idéal, tu n’es pas parfait. Tu passe ton temps à faire des erreurs en particulier quand cela la concerne.

Cependant, il claire que la prendre comme une princesse n’est pas possible. Non seulement parce que tu ne supportes pas ces êtres qui se pense supérieure parce que leur compte en banque dépasse de vingt fois le tiennent, que cela n’a strictement aucun intérêt de les aduler comme s’ils étaient des Dieux vivants. Ils sont riches et alors ? Est-ce pour autant que leurs argents permettent de stopper une guerre, ou de venir réellement en aide aux personnes dans le besoin ? Non, ils se pavanent avec comme s’il s’agissait d’un trophée sans se soucier du reste du monde. Clélia quant à elle était peut-être aussi riche, elle n’était pas ainsi. Elle avait la décence de se montrer civilisé et de vouloir réellement changer les choses en cette ville. Ce qui était tout à son honneur. Et de ce fait, tu ne pouvais la blâmer. Au contraire, elle était même en droit de t’en vouloir. Et ce n’est pas elle qui te devait des excuses. Tous les mots du monde ne pourraient certainement pas effacer les horreurs que tu lui as dites. Quoique ce qui te perturba fût sa soudaine jalousie. Il n’y avait pourtant pas de quoi l’être. Ce n’est pas comme si elle pouvait les envier d’avoir quelque chose qu’elle n’avait pas… Bougre d’idiot ! Si tu écoutais par deux fois ses paroles tu comprendrais mieux. C’était évident, non . Aussi gros qu’une maison. Pourtant tu sembles ne pas comprendre du premier coup. Tes un petit génie mais sur ce domaine tu as toujours été une vraie bille.

« Ne t’excuse pas. Et puis…. Je ne vois plus de “clientes” depuis… depuis un bon moment à vrai dire. »

D’abord elle se faisait plus rare. Puis inexistantes depuis le dernier mois. C’est comme s’il t’était impossible de continuer ce genre de chose pleinement depuis votre dispute. Comme si cela n’avait désormais plus sa place. Bien que le trou dans le budget lui demeurait encore intact et bien réel. Elle n’avait donc aucune raison de devoir s'accommoder à ce que tu faisais, à ton “mode de vie”, il n’en faisait plus partie. Après un choix interminable à pesait le pour et le contre, c’était ce qu’il y avait de mieux à faire selon toi. Passant une main nerveusement dans les cheveux, tu hésites à continuer sur la voie de l'honnêteté ou couper court pour ce soir ? Non ! Qui sait quand ce genre de choses sera à nouveau possible. Il fallait mettre les choses à plat maintenant ! Il fallait que tu lui parles tant que cela te paraissait encore possible.

« Clélia je… Il faut que je te dise quelque chose d'important. Mais… Je ne sais pas comment… Cela fait des années maintenant que je me suis refusé à ça. Non pas à cause de ce que je fais, loin de là. Mais… Bordel mais je suis pire qu’un gamin de 16 ans ! »

Haha, le stresse ! Ouais, même les hommes de ta trempe en connaissent quelquefois. Les mots sont embrouillés, n’ont guère réellement de sens, pourtant tu veux vraiment bien faire. Un enfant de 16 ans arriverait mieux à parler de ce qu’il éprouve que toi. C’est pour dire ! Prenant une grande inspiration, tu te lances quand même, en douceur à avouer un trait de ton passé que tu préfères en général garder seller à double tour, mais qui pour le coup devait être important.

« J’ai perdu celle avec qui j’aurai du passer ma vie. Celle qui allait me donner un enfant. Et tout ça par ma faute. Je n’ai jamais su me pardonner ça, au point que je me suis refusé à m’attacher à qui que ce soit. Tu peux pas savoir à quel point c'est horrible. Et les remords ne s’effacent jamais. »

Il reste là, ancré au fond de toi à te hanter jour et nuit. C’était étrange, car tu n’en avais pas reparlé depuis ce qui te semblait des lustres. Le nombre de personnes au courant de toute l’histoire se résumait au nombre de deux. Maintenant trois. Et c’était d’ailleurs suffisant pour quelque chose qu’il valait mieux oublier. Quoiqu'en réalité on ne peut se permettre de nier, ou de le refuser. Il fallait simplement se résoudre à vivre avec. Et savoir avancer, tourner la page. Il t’aura fallu de longues années pour y parvenir. À moins que ce soit le fait de tomber sur celle qui a réussi là ou toutes les autres ont vainement échoués.

« Néanmoins, quand je suis avec toi… Bon sang ! Je me sens vivant ! T’exclames-tu. C’est comme si j’étais dans la capacité de gravir une montagne enneigée. J’ai une irrésistible envie de te prendre dans mes bras. Je veux pouvoir te toucher, te protéger. Te réconforter. Et surtout te rendre heureuse. Être l’homme que tu mérites d’avoir. Même si la fortune n’est clairement pas au rendez-vous. Alors j’avoue, j’ai essayé de m’éloigner il y a un bon moment de ça, discrètement. De garder des distances strictement professionnel, pensant que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Sauf que j’en étais incapable. J’avais besoin de ta présence comme un homme a besoin d’air pour survivre. Je me sentais coulé sans ça. Tu fais une pause, le temps d’inspirer, maintenant que tu as avoué, avoue jusqu’au bout : Tu as transformé ma vie grise et terne en quelque chose de coloré, de magnifique. Ce que je ressens pour toi est plus grand que tout ce que j’ai pu ressentir jusqu’à présent... »

Voilà c’était dit. Peut-être n’était-ce pas la plus belle déclaration qui soit. Loin d’être la plus romantique d'ailleurs. Faut qu’il y ait mieux. Avec des fleurs, un endroit romantique et une tension qui n’est pas palpable. Mais elle en restait on ne peut plus sincère. Il n’était plus question qu’elle soit interdite comme si c’était un fait proscrit dans la Bible. De toute façon, qu’avais-tu de plus à perdre désormais ? Tu ne sais si elle éprouve la même chose à ton égard. Si elle pourrait te voir autrement que son simple maître de stage qui a fini une fois dans son lit. Peut-être un ami alors ? Qu’importe. Enfin, non. Tu as pris une décision. Tu as été honnête et ce que tu pouvais éprouver à son égard. Et là tu n’as plus qu’une envie, la sentir tout contre toi. Laissant le parapluie tombé au sol, tu t’approches d’elle d’un seul pas, une main posée sur sa hanche pour l’approcher contre ton corps et l’autre glissant délicatement sur sa joue. Tu te penches pour déposer tes lèvres sur les siennes. Un tendre baiser échangé malgré la pluie qui s'abattait sur vous. Il n’avait rien à voir avec celui-ci échanger il y a des années. Les choses étaient différentes. Elles étaient vraies. Il y avait en celui-ci tous les sentiments que trop bien gardé envers elle. Libre de s’exprimer à leur gré. Elle pouvait te repousser si ce n’était pas ce qu’elle désirait. Bien que ta poigne ne soit pas trop ferme, tu ne voulais en aucun cas l’obliger. Mais la laisser partir n’était pas une option désirable. Pas maintenant. Pas encore une fois.

Dans un effort qui pourrait littéralement te tuer, tu t’obliges à rompre ce baiser, ne serait-ce que pour poser ton front contre le sien. Du bout des doigts tu replaces une mèche derrière son oreille doucement, laissant échapper un faible murmure. Comme de peur d’être entendu :

« J’ai simplement peur de te perdre toi aussi si Tu m’autorises à t’aimer... »

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'


 


L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Mer 14 Déc - 18:11

I have died everydaywaiting for you




L'heure...
Était aux explications sincères et à la réconciliation. Même si le décor, l'environnement, le choix du lieu en somme était spécial, particulier... Ils avaient besoin de parler, maintenant de ce qui les bouffes réciproquement au quotidien. Ils ne peuvent plus attendre, c'est comme ça, et Clélia, s'en fichait. Le monde pouvait s'arrêter de tourner maintenant, elle ne s'en rendrait même pas compte tant cet instant, elle l'avait rêvé ! Plus de dispute, juste, des cœur qui s'ouvre à l'autre. Elle ne voyait qu'Alaric, ne jurait que par lui... Il y aurait pu avoir une foule, la blonde ne l'aurait pas remarqué !

« Ne t’excuse pas. Et puis…. Je ne vois plus de “clientes” depuis… depuis un bon moment à vrai dire. »

Oh.
Premier point important à ne pas négliger. Clélia, ne savait pas quoi dire quand à cette nouvelle. Après tout, si il faisait ce "job", c'est par besoin. Donc si il ne le fait plus c'est qu'il n'en a plus besoin en théorie ? Pourtant, elle voyait dans son regard, que tout n'étais pas si simple encore, et facile. Alaric reprend, nerveux, hésitant et la jeune femme le laisse se dévoiler, à son rythme, ça pourra prendre la nuit entière, aucun problème.

« Clélia je… Il faut que je te dise quelque chose d'important. Mais… Je ne sais pas comment… Cela fait des années maintenant que je me suis refusé à ça. Non pas à cause de ce que je fais, loin de là. Mais… Bordel mais je suis pire qu’un gamin de 16 ans ! »

La blonde..
Penchait un peu la tête sur le coté, les sourcils légèrement froncés. De quoi parle t-il ? A quoi se refuse t-il ? Le cœur de Clélia rate un battement, car elle sait qu'elle va enfin connaître une partie de lui, importante. Inconsciemment, sa respiration se calque sur lui, et elle en devient aussi stressée.

« J’ai perdu celle avec qui j’aurai du passer ma vie. Celle qui allait me donner un enfant. Et tout ça par ma faute. Je n’ai jamais su me pardonner ça, au point que je me suis refusé à m’attacher à qui que ce soit. Tu peux pas savoir à quel point c'est horrible. Et les remords ne s’effacent jamais. »

Le souffle coupé.
Stupéfaite, sans détour. Non, jamais Clélia n'aurait imaginé ce scénario pour lui et pour cause, il n'en a jamais parlé ! Aucune évocation d'une relation amoureuse sérieuse qui à donc viré au drame, ni même de son enfant. Quel malheur, quel... Souffrance. Clélia déglutie, ca doit lui arracher le cœur encore, que de parler de ça, voilà pourquoi pas un mots et donc... Cette réticence qu'il explique. Surtout si il se sent responsable de la perte de sa famille.

Non...
Clélia ne pouvait pas imaginer le quart de sa peine quotidienne. Elle s'en voulut même, sur le coup, car elle, elle était là, connement et simplement amoureuse de lui sans voir, imaginer ses épreuves passés. L'amour rend aveugle dans tous les sens du terme. Aveuglé par le bonheur, elle n'en a jamais imaginé qu'avant tous ça, il était passé par un malheur... Et que surtout, il avait été destiné à une autre. Sa vie avait été tracé en quelque sorte. Alors que s'est il passé ? Les questions se bousculaient dans son esprit, le puzzle d'Alaric se complétant doucement, mais en prenant son courage à deux mains, le consultant reprit son attention.

« Néanmoins, quand je suis avec toi… Bon sang ! Je me sens vivant ! C’est comme si j’étais dans la capacité de gravir une montagne enneigée. J’ai une irrésistible envie de te prendre dans mes bras. Je veux pouvoir te toucher, te protéger. Te réconforter. Et surtout te rendre heureuse. Être l’homme que tu mérites d’avoir. Même si la fortune n’est clairement pas au rendez-vous. Alors j’avoue, j’ai essayé de m’éloigner il y a un bon moment de ça, discrètement. De garder des distances strictement professionnel, pensant que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Sauf que j’en étais incapable. J’avais besoin de ta présence comme un homme a besoin d’air pour survivre. Je me sentais coulé sans ça. Tu as transformé ma vie grise et terne en quelque chose de coloré, de magnifique. Ce que je ressens pour toi est plus grand que tout ce que j’ai pu ressentir jusqu’à présent... »

Les lèvres entrouvertes, le regard brillant.
Ça... C'est une déclaration comme on ne t'en a jamais faite. La plus belle. La sienne. C'est comme un électrochoc qui réanime tout ton être. Ces mots, ce qu'il ressentait, Clélia avait l'impression que c'était les siens, et irrémédiablement, ils étaient ramenés à chaque fois, l'un vers l'autre. Le parapluie tombe, la suite est comme une évidence, un dénouement attendu comme si ça faisait des années. Alaric la rapproche et échange avec elle un baiser des plus doux qu'il soit. Clélia y répond, instantanément, comme si ses doutes se dissipait au simples contacts de ses lèvres. Son corps se réchauffe, elle savait qu'elle avait besoin de lui, mais, en sentant à nouveau son être revivre, cette pression s'envoler. C'était d'une puissance incommensurable, comme si, depuis leurs disputes elle n'avait que vivre, survivre, sur un mode de batterie faible. Clélia, savoure cet instant qu'elle jugeait court, beaucoup trop court car déjà, il rompt son contact et la peur que cet instant soit un souvenir prend le dessus.

Jamais.
Clélia, à nouveau enivrée par Alaric, ne bougeait pas d'un millimètre. Front contre front, il n'était plus question de se séparer. Il replaçait une mèche folle derrière son oreille, et elle, elle ne le quittait pas des yeux, ses mains accrochés aux siennes.

« J’ai simplement peur de te perdre toi aussi si Tu m’autorises à t’aimer... »


Soufflait-il.
Clélia, était dépassée par ses émotions, son corps bouillant. Par où commencer ? Comment ? Ses mains tremblaient sur les siennes, d'excitation, de joie, de bien être. Le froid ? Quel froid ?

_ Alaric... Je.. Eh bien...


A son tour...
Les mots se dérobaient ou arrivaient tous en même temps dans sa bouche. Les lèvres tremblantes elle reprit après s'être giflé mentalement.

_ Je n'aurais jamais imaginé le quart de ton histoire et... Et bien sûre que tu peux m'aimer ! Tu le dois même, c'est mon exigence première parce que... Parce que je t'aime aussi ! Et que tu me rends folle ! Pire que ça, je suis obsédée je crois.

Avouait-elle, lâchant un peu ses bonnes manières.

_ Si tu savais comme j'en ai rien à foutre de l'argent. Ça me pourris la vie et je l'ai compris dès l'instant où toi et moi, on s'est rapproché... J'ai jamais voulu que ça soit une barrière entre nous et résultat, j'ai tous fait maladroitement et...

La suite on la connait.
Pas question de revenir sur les accidents de parcours, pas maintenant, voir jamais si possible.

_ Je peux pas te garantir, qu'on ne se perdra jamais... Si déjà on arrive à tenir un mois sans se disputer ou que le Gouvernement explose.

Taquinait-elle.
Avec un sourire amusée. En y réfléchissant, leurs chamaillerie lui manquait aussi beaucoup. L'inverse de l'amour, ce n'est pas la colère ou la haine... C'est l'indifférence. Et voir Alaric, l'ignorer et réciproquement, c'était ça le plus dur ces derniers mois.

_ Avec les métiers qu'on a... Toi les criminels, moi les mafieux qui m'en veulent... Simplement... Je peux pas les laisser diriger ma vie, non, je ne peux pas laisser la peur me diriger et vivre caché ! Cependant, je ne peux pas concevoir ma vie, sans que je n'ai pas tenté le tout pour le tout avec toi, pour toi.


Comprenait-il ?

_ Je peux pas. Après notre dispute, j'aurais très bien pu quitter la ville, changer d'horizon... Mais non, car ce n'est pas ailleurs que je trouverais Alaric Watson... C'est ici.

Autrement dit.
A sa première question de ce soir, si il avait répondu qu'elle était effectivement bien une femme dégoutante, odieuse... Clélia, aurait abandonné tout espoir de le reconquérir. Elle le regardait doucement, tendrement dans les yeux.

_ Je veux vraiment faire partie de ta vie... On ira... A ton rythme. Et je prendrais moins de risque inconsidéré comme sortir des bureaux avec des talons, sous une pluie battante, au risque de tomber lamentablement.

Elle se moquait-elle dans un rire franc.
Avant de l'embrasser à nouveau. Comme pour s'assurer que tout ce qu'elle venait de dire, ce n'était pas un pseudo Alaric d'un rêve quelconque, mais bien le vrai qu'elle avait en face de lui. Ses lèvres, si douces, son haleine, son corps, fort et sécurisant... Pas de doute, c'est lui... Elle sourit, aux anges, avant de rompre à son tour, son baiser et de demander à son attention.

_ Enfin... Si tu me l'autorise...


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Alaric J.R WatsonMessages : 282
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Jeu 15 Déc - 14:22

Mon cœur est en repos quand il est auprès de toi, c'est son état naturel, et le seul qui lui plaise

 


L’amour c’est mortel. Du moins, c’est là ce que tu imagines en ce qui te concerne. Et de ce fait tu as peur qu’elle ne te file entre les doigts. Si elle te laisse partager ce que tu pouvais éprouver à son égard, comme si tu étais maudit, combien de temps avant que l’irréparable ne soit commis ? Mais avant d’imaginer le pire peut-être fallait-il déjà s’assurer que les choses étaient réciproques, non ? De quoi ne pas trop s’emballer si à la première occasion, où il serait possible qu’elle te rejette comme un moins que rien. Ce qui serait bien triste, mais tu ne peux la forcer à ressentir à ton égard les mêmes choses. Elle n’a pas repoussé ton baiser, mais il faut dire que l’a pris de cours. Quoique tu aies l’impression l’espace d’une seconde que la demoiselle y avait répondu. Une bonne chose non ?

Soucieux de ce qu’il adviendra désormais, tu attends en silence qu’elle trouve les mots adéquats pour t’offrir une réponse. À vrai dire, elle avait le temps, bien qu’une impatience grandît littéralement en toi, il n’était pas question de la forcer à faire un choix. Il fallait qu’elle le désire aussi. Et si pour cela le temps était de mise pour réfléchir, peser le pour et le contre tu le lui accordais sans problème. Qu’importe si celle-ci ne tombait que dans un jour, une semaine, un mois tant qu'elle soit était sincère. Tu préférais largement te prendre un refus que la voir regretter d’ici peu à avoir brûlé les étapes. Mais, un sourire finit par naître au coin de ta bouche et ton cœur en avait même raté un battement tant cela te semblait irréel. Ce mot tu ne l’avais pas entendu depuis des lustres, mieux encore tu en avais oublié ce qu’il déclenchait. Des petits crépitements dans le creux de ton estomac en plus de frissons non désagréables qui te parcourent tout le long du corps. Bon sang qu’est-ce que cela avait pu te manquer ! Aucun mot n’est suffisant pour qualifier toutes les émotions qui se bouscule à l’intérieur de toi. Même si elle avait des réticences et elles étaient compréhensibles cela ne gâcher visible en rien ce moment pour ta part.

Il faut dire qu’entamer une relation en plein milieu de cette guerre qui ne semble ne jamais avoir de fin, n’est peut-être pas la meilleure chose qui soit. De plus votre place au sein du gouvernement ne vous met pas en meilleure position comme elle le dit si bien. Alors une part de toi se demandait si ce réellement raisonnable d’en courir le risque ? Ni elle, ni toi n’avait la possibilité de tout plaquer pour aller vivre ailleurs et paîx une idylle parfaite. Ce serait bien trop égoïste, même si la vie n’a pas toujours été tendre envers vous. Mais quelquefois cela ne faisait pas de l’être. De penser à soi au lieu des autres en premier. Enfin, d’ici à y réfléchir sérieusement, il était clair pour toi aussi que cette vie ne valait pas la peine d’être vécu si tenté le tout pour le tout n’avait pas été fait au moins une fois. Alors tu comprends parfaitement. Et tu chuchotas faiblement entre deux : « Cela m’aurait brisé si tu avais pris la décision de partir… » Littéralement. Un monde et des opportunités manquait qui s’effondre sous tes yeux. Dieux soient loués elle était encore là. Avec et auprès de toi, que demander de plus ? Si la situation n’aurait pas été aussi dramatique il est possible que tu aies ri - gentiment s’entend - à la voir glisser au sol, alors à sa remarque où elle se moquait ouvertement de sa propre personne, tu l’accompagnas d’un petit soupir moqueur avant de lui rendre avec joie son baiser.

Caressant doucement sa peau, tu écartes toutes craintes possibles sur ce que tu désirais ou non, et en reprenant un air très sérieux, tu lui répondis ;

« Mademoiselle Rothschild ce n’est pas une autorisation mais une obligation. Votre présence et exigée auprès de moi. Vous n’avez pas le droit à un avocat, mais celle d'un consultant, aussi charmant soit-il, vous ai commis d’office. »

Tu t’envoies des fleurs ? À peine. Tu lui offres un clin d’oeil en abordant un visage plus doux.

« Je serais là quoi qu’il arrive. Pour te soutenir, t’épauler, te faire rire mais surtout pour te rendre heureuse. Du mieux que possible à en oublier la guerre qui flotte au-dessus de nous. Je ne peux pas te promettre que je ne ferais pas d’erreur et que je serais parfait, ou que je te couvrirais d’or… Mais je ferais en sorte d’être ce qui s’en rapproche le plus. »

Il n’est clairement pas possible de la couvrir d’or. Autant parce que celui-ci fait déjà partie de son élément, qu’elle a tout une fortune derrière elle. Mais ce que tu entendais par-là c’est qu’il n’était pas possible pour toi de la recouvrir jour et nuit par une montagne monstrueuse de cadeaux. Autant par manque de moyen, que part le fait que ce n’est pas ainsi que tu souhaites construire votre relation. Si elle se basait sur les biens, elle n’avait guère d’importance aux yeux du cœur. Tu souhaitais quelque chose qui, pour une fois, pouvait se construire jusqu’à son terme sans la perdre en cours de route. Il n’était pas question de faire marche arrière maintenant.

« Il faut juste que tu me fasses confiance. J’ai simplement besoin de faire les choses en douceur. Je tiens vraiment à ce que ça marche. Et je n’ai pas eu de relation sérieuse depuis très longtemps alors… J’ai l’impression de me sentir rouiller sur ce domaine-là. »

La relation la plus sérieuse que tu aies vécue date de ta défunte fiancée. Et depuis ce jour, malgré quelques aventures ici est là, cela ne ta jamais donner envie de quoique de plus. Et les sentiments n’étaient pas aussi précieux que ceux pour Clélia. Il fallait te souvenir comment les choses marcher quand on était amoureux. Quoique cela ne devrais pas être plus compliqué que le reste. Comme le vélo, ça ne devait pas se perdre en claquement de doigt. Bien évidemment tu ne tiens pas à oublier ta première femme, un fait non concevable, mais il est certain qu’elle aurait voulu te voir enfin heureux. Finir auprès de quelqu’un qui pouvait te compléter autant qu’elle le faisait auparavant. Et pour une fois en regardant cette jolie blonde, dont la couleur de ses yeux était hypnotique, tu pouvais te dire que tu l’avais enfin trouvé. Te détachant un instant de celle-ci, le temps de récupérer le parapluie même si la pluie ne vous a guère  épargnée, tu ajoutes d’un petit ton joueur :

« En revanche, je ne suis pas contre l’idée de te voir tomber une nouvelle fois du haut de tes talons. Juste pour avoir le rôle du prince charmant qui vient à ta rescousse. Le costume me va à merveille tu sais. »

Le rôle de Roméo est fait pour toi, un cache-œil en plus. Ce qui donne un air de grand combattant. Blague à part, ce serait dommage d’utiliser de tel moyen pour avoir le meilleur rôle auprès d’elle. Mais la voir en tenue de Juliette n’est pas déplaisant à imaginer. Bien au contraire.

« Plus sérieusement faudrait qu’on en discute au calme de tout ça, en prenant le temps pour. Et bien que ça me plait te voir trempé, je m’en voudrais que tu attrapes un rhume par ma faute. Aussi parce que j’ai un interrogatoire sur le feu. »

© ASHLING DE LIBRE GRAPH'


 


L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
darC.png





   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://laelyss.imgur.com/
avatar

InvitéInvité

MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   Mer 8 Fév - 16:09

Trempée...... Mais heureuse !

 


Le froid...
Ou bien le son de la pluie indifférait complétement Clélia, tant elle était absorbée par le moment présence. Cet instant qu'elle avait rêvé tant de fois, au delà d'une simple réconciliation... C'est allée jusqu'à la déclaration et la promesse d'un nouveau départ, pour eux deux. C'était si fort, si intense, qu'elle n'avait d'yeux que pour lui, elle n'entendait que son cœur, qui vivait, battait à nouveau. Sa place, était bien près de lui, et la chaleur de sa présence pouvait contrer l'effet des pires hivers. Cet homme, Alaric, c'est une certitude pour elle, même si l'avenir est flou, leurs tempéraments fort... Mais rien n'est impossible, car elle le sait, au fond d'eux, c'est ce qu'ils souhaitent vraiment. Alors, il faut donner sa chance à cette histoire, peu importe le temps, la manière, elle s'écrira d'elle même.

D'un air très sérieux.
Alaric, après avoir caressé la joue de sa juge, déclarait.

« Mademoiselle Rothschild ce n’est pas une autorisation mais une obligation. Votre présence et exigée auprès de moi. Vous n’avez pas le droit à un avocat, mais celle d'un consultant, aussi charmant soit-il, vous ai commis d’office. »

Elle souriait à son clin d'oeil.
Il est plus que charmant, c'est une évidence à ce stade là.

« Je serais là quoi qu’il arrive. Pour te soutenir, t’épauler, te faire rire mais surtout pour te rendre heureuse. Du mieux que possible à en oublier la guerre qui flotte au-dessus de nous. Je ne peux pas te promettre que je ne ferais pas d’erreur et que je serais parfait, ou que je te couvrirais d’or… Mais je ferais en sorte d’être ce qui s’en rapproche le plus. »

Ouaw...
Ces mots qui sonnait comme des vœux de mariage, rendait Clélia rouge. C'est vraiment lui qui dit ça, non pas un de ces fantasme nocturne. Il est vraiment comme ça, non pas qu'elle en ai douté un jour, mais vivre en vrai ces mots, cet instant... En rêve, c'était tellement fade !

« Il faut juste que tu me fasses confiance. J’ai simplement besoin de faire les choses en douceur. Je tiens vraiment à ce que ça marche. Et je n’ai pas eu de relation sérieuse depuis très longtemps alors… J’ai l’impression de me sentir rouiller sur ce domaine-là. »

Les yeux de Clélia.
Était brillant et son visage arborait de la tendresse, de la compassion... Elle comprenait ce qu'il disait et ce n'est pas comme si elle avait elle même vécue des histoires sérieuses à ce point. Lui au moins, avait été fiancé ! Doucement, elle hochait positivement la tête pour lui montrer son accord plus qu'évident. Elle n'avait pas de mots à ajouter, car ils étaient sur la même longueur d'onde.

« En revanche, je ne suis pas contre l’idée de te voir tomber une nouvelle fois du haut de tes talons. Juste pour avoir le rôle du prince charmant qui vient à ta rescousse. Le costume me va à merveille tu sais. »
_ Ah ! Je vais devoir travailler mes chutes et mes cris de femme en détresse alors...

Rejoignait-elle dans sa boutade.
Même si elle ne s'était jamais vraiment vu comme une princesse et lui un prince, très jeune, elle a vite apprit que les contes de fées ne s’apprête pas à la vie réelle. La plupart des princes sont des salauds avide de conquête ou de femme plus riche qu'eux et les princesses, des filles superficielles elles aussi à la recherche d'un homme riche. On ne mélange pas les torchons et les serviettes, c'est ce que son père lui avait apprit... Et c'est ce que Clélia, ne voulait surtout pas retenir ou faire. Préférant de ce fait, être toute seule ou accompagné, pas très longtemps... Jusqu'à l'arrivée de ce cher Alaric du moins.

« Plus sérieusement faudrait qu’on en discute au calme de tout ça, en prenant le temps pour. Et bien que ça me plait te voir trempé, je m’en voudrais que tu attrapes un rhume par ma faute. Aussi parce que j’ai un interrogatoire sur le feu. »
_ Oh... Euhm... Oui, il est tard aussi, tu as raison. On... On se voit demain au Gouvernement ou... Ou tu passes quand tu veux chez moi ?

Proposait-elle.
Avec un timide sourire. Lui proposer de se revoir, c'était très agréable après ces mois de silence, d'ignorance et de souffrance surtout. Clélia, avait la conviction qu'elle allait passer une très bonne nuit. Doucement, elle se séparait de lui, en reculant... De quelques pas... Avant de revenir rapidement contre lui et de le serrer fort contre elle, respirant encore une fois son odeur.

_ Je sais... Ce que je viens de faire peut paraitre idiot mais... J'en avais besoin, pour être sûre que... Tout ça... C'est pas un de mes fantasmes... J'en aurais trop mal si c'était le cas.

Justifiait-elle.
Un peu gênée, le regardant dans les yeux. "Pourvu que ce n'est pas la dernière fois". La dernière fois qu'elle lui parle, qu'elle le voit. Clélia, caressait sa joue avant de se séparer à nouveau, cherchant à se rassurer intérieurement... C'est Alaric ! Pas n'importe qui ! Il est fort, personne n'oserais s'en prendre à lui. Il n'y a pas de raison spécifique pour que quelque chose lui arrive spécialement ce soir ou les jours suivants.

_ A bientôt, Alaric.

Déclarait-elle avec tendresse.
Le regard tendre et ramenant ses affaires contre elle, avant de filer sous la pluie vers son domicile. Clélia n'en revenait pas, de tout ce qu'il s'était dit et passé.

La suite ne peut-être... Qu'intéressante !
 
❀ L A E

Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}   

Revenir en haut Aller en bas
 
Harder than you know {Clélia mon amûûûûr}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quederla :: Archives~ :: Les Archives :: Les RPs 2016-