Les groupes "Gouvernement" et "L'Ordre" sont à la recherche de membres.
veuillez les privilégier, si cela vous convient bien sûr !
Ou bien choisir un prédéfini !
Le forum dispose de Discord !
Vous pourrez y accéder une fois qu'un membre du Staff vous aura validé et qu'il vous aura envoyé un MP avec l'adresse de notre Discord ! N'hésitez pas à nous rejoindre !
Nous sommes actuellement à la recherche du Maire de Quederla.
Si ce poste vous intéresse, faites-le nous savoir !

Partagez | 
 

 Âme en perdition [PV Haiko]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Habitant
avatar

Mazikeen DeckerHabitantMessages : 36
Date d'inscription : 04/06/2017


MessageSujet: Âme en perdition [PV Haiko]   Dim 20 Aoû - 17:15

ft. Maze

ft. Haiko

「Âme en perdition」
Me voilà à l'entrée de la gare.. pourquoi j'en suis arrivée là ? Pourquoi tout cela doit m'arriver ? Peut-être je devrais me replonger dans ma mémoire histoire de vraiment savoir la raison de ma présence ici et surtout, si je fais le bon choix. Devant l'entrée de la gare, fixant l'horloge de la gare, je me plonge dans mes souvenirs. C'est plutôt flou il faut dire, mais je crois que tout à commencer dans la fissure, ce fichu jour où j'ai été surprise par ce tremblement de terre qui a eu conséquence de faire tomber sous la terre. J'ai eu la chance de rencontrer Roxane là bas, donc c'est quand même un peu positif, mais le reste par contre. Devoir manger des vers, devoir boire de l'eau, pas toujours très claire, le froid, la maladie, la fatigue, la faim, bref, tout ça était absolument horrible pour moi et pourtant j'ai quand même survécu. Par contre, comment je suis sortie de sous terre ? C'est une bonne question.

Après avoir quitter Roxane, j'ai réussi à vagabonder dans les tunnels, je ne sais absolument pas combien de temps, peut-être quelques heures, peut-être quelques jours, absolument impossible de le dire. À force de marcher bêtement devant moi, je crois que j'ai dû m'évanouir, surtout avec la douleur dans mon bras, d'ailleurs il me fait encore bien souffrir malgré le fait qu'il a été soigner. Ah oui, c'est vrai, je me suis réveiller à l'hôpital. Même si je suis assez frêle, ils ont dû s'y mettre à plusieurs pour me bloquer contre le lit à force que je gesticulais tellement, me débattant pour sortir d'ici, j'ai dû faire un cauchemar durant mon sommeil, enfin mon évanouissement. Je ne me souviens de rien du tout en fait. Sous terre, le noir total, puis ensuite je me réveille dans une chambre d'hôpital, cela a de quoi faire exploser n'importe qui. En tout cas j'étais dans une chambre d'hôpital, en tenue de patient, mon bras parfaitement soigner mis dans plâtre ; normalement je ne devrai pas le garder très longtemps d'après les médecins, mais j'allais devoir le garder une petite semaine quand même. J'étais vraiment paniquée, mais on m'a très vite rassurer et expliquer la situation, enfin qu'une équipe de secours m'avait retrouver inconsciente et qu'on avait réussi à me ramener à l'hôpital pour me soigner.

Je n'avais pas grand chose, alors on me laissa repartir chez moi, mon mal était absolument pas physique, donc ça devait aller pour les médecins, puis ma mère devait s'inquiéter de mon absence.. En rentrant, j'ai eu le droit au plus gros câlin de ma vie. Ma mère, et moi également, on était en pleure toutes les deux, mais c'était tellement bon de retrouver ma mère. On a passé le reste de la journée à discuter, se faire des câlins, manger.. enfin un véritable repas, je crois que j'ai rattraper mon temps dans la fissure, ça c'est sûr. Ce fut agréable, mais la suite était horrible, dès que je me retrouvais seule, et surtout la nuit dans le noir, c'était sûre que je me remettais à penser à la fissure, les cadavres que j'avais vu, tout ce que je pouvais voir et surtout je ne sais absolument pas comment Roxane s'en est sortie, si elle s'en est sortie.. Cauchemar sur cauchemar, impossible de trouver le sommeil, pourtant il faudrait, mais je ne peux pas dormir à cause de tout ça.

Dans la nuit j'ai pris une décision, partir de Quederla pour échapper à l'horreur de cette ville et surtout de la fissure qui est encore bien présente en ville. J'ai écris absolument tout ce que j'ai sur le cœur, m'excusant absolument tout le temps pour ce que j'allais faire. Dès que tout fut écrit, je fis mon sac avec tout ce que j'aurai besoin, un peu d'argent, des affaires, des provisions, bref, de quoi survivre et dès qu'il fit jour, dès que je savais qu'il y avait des trains qui allaient partir, je sortais de chez moi direction la gare, la tête pleine de dépression dans l'idée de partir on ne sait où, je voulais juste fuir de tout ça et être en paix. Du coup me voilà devant la gare, prête à prendre le premier train qui vient afin de partir loin, mais est ce que c'est une bonne idée ?.. Si je pars je dois dire adieu à ma mère, mes amis, Nashoba, Lana, Nemeroff, Trixie, tout le monde, ils vont me manquer et je risque de passer pour une lâche et ils vont me détester.. mais je ne supporte absolument pas tout ça, personne ne peut me comprendre. Maman a essayé de me réconforter, mais elle ne comprend pas tout ce que j'ai pu vivre dedans.

Je vais rentrer, et je verrai bien dans la gare ce que j'en fais, puis je ne sais même pas si je vais pouvoir le prendre, je ne sais rien, tellement peur de tomber à nouveau dans la fissure ou qu'il se passe quelque chose du genre. Je changerai peut-être d'avis au dernier moment, mais pour le moment il faut le faire, enfin pour le moment c'est la seule idée qui me vient en tête. Je commence enfin à marcher au milieu de la foule, qui devait sûrement me prendre pour une tarée à rester immobile à regarder l'horloge pendant plusieurs minutes sans rien faire, mais bon, je ne suis plus à ça près, surtout avec mon bras en plâtre ; enfin, mon bras reste assez caché car je porte un pull, je suis quand même une bonne dépressive pour porter un pull comme ça alors qu'il fait chaud, mais bon, je m'en fiche, pas envie d'être draguer par des vieux lourds en ce moment. Je fini donc par marcher au milieu de la foule, tête baissée, sans faire vraiment attention où je vais, du moins jusqu'à bousculer une personne. Je suis vraiment une cruche, je pourrai faire au moins attention aux gens pour éviter que ça arrive.. Maintenant c'est trop tard, plus qu'à m'excuser.

« Pardon Monsie.. Madame ? Monsieur ?... Désolé, de vous avoir bousculer. C'est de ma faute, je ne regardais pas où j'allais. J'espère que je ne vous ai pas fais trop mal... Dites, vous savez quand le prochain train part ? »

Dur de dire qui est la personne en face de soit, surtout quand on a limite les larmes aux yeux et principalement quand on est tellement mal qu'on ne veut juste pas réellement avoir des interactions avec d'autres personnes, mais maintenant que j'ai fais la bourde avec cette personne, je n'ai plus trop le choix. Avec un peu de chance ça sera une personne sympathique qui arrivera à me réconforter et m'éviter de faire une bêtise, parce que je sais que c'est bête ce que je fais, mais je n'ai pas le choix.. En tout cas, si la personne sait quand part le train, je prend le premier train en espérant qu'il n'y ait pas de contrôle, sachant que je n'ai pas de ticket, juste mes papiers, si je me fais arrêter, je suis bonne pour me faire engueuler par maman, déjà quand elle va voir le mot, j'aurai le droit à la pire engueulade de ma vie. J'essuie rapidement mes larmes avec mon bras valide quand je lui demande pour le train histoire de mieux voir, mais j'avoue que j'aurai dû mal à dire si c'est un homme ou une femme en face de moi, ce n'est pas le plus grave, j'espère juste que cette personne ne se vexera pas pour l'utilisation du madame et du monsieur dans la même phrase. De toute façon je ne suis pas douée quand je veux.



Je m'exprime en Orchid
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Haiko ArekusuHabitantMessages : 30
Date d'inscription : 13/08/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Lun 21 Aoû - 20:14

Mes pas m'avaient amené malgré moi près de la gare. Je ne savais pas pourquoi ils m'avaient conduit ici. Peut-être parce que je pensais à la personne que j'aimais et à son dépars, j'étais allé en ce lieu où tout le monde partais. Ou arrivait... J'aurais tout aussi bien pu aller me recueillir en un lieu saint, mais non, c'est ici que mes pas m'avaient amené.

J'avais beau partir, j'aurais beau aller, courir, est-ce que j'irais plus loin que ma peine, est-ce que je la dépasserais ? Qu'est-ce que je faisais encore ici, qu'est-ce qui me retenais ?

Immobile devant le grand édifice, je levai les yeux pour contempler les hauteurs de la gare, les petites sculptures qui l'ornaient et qui me rappelaient des gargouilles des églises, la grande horloge. L'aiguille des secondes défilait doucement.

Sans trop savoir ce que je faisais, je fis un pas puis un autre. J'avançai doucement. Je croisai des inconnus. Leurs paroles, je ne savais pas d'où elles venaient et où elles allaient; elles me frappaient simplement, me heurtaient, elles n'avaient pas de sens pour moi.

Je me retrouvai à l'intérieur de l'édifice sans savoir comment j'y étais entré vraiment. Une foule se heurtait, se bousculait. Je restai là à regarder un train à l'arrêt, puis celui-ci s'en alla et un autre pris sa place. Les voyageurs descendaient, montaient. Je vis un homme aux cheveux blonds et aux yeux bleu argentés. Il portait une épée ceinte dans son dos, et un bouclier, mais n'avait pas de bagage. Allait-il loin ? Je regardai cet homme à distance, je le vis monter dans le train et partir. L'avais-je vraiment vu ou l'avais-je rêvé ? Une nouvelle fois le quai devant moi et les rails furent vides.

Je regardai le bord du quai et j'imaginai qu'un autre train allais arriver. Il passerait en un souffle, à toute vitesse, sans s'arrêter; et si à ce moment... ?

Soudain je sentis un choc contre mon corps osseux. Une voix douce et claire, une voix de jeune fille, s'excusa doucement, m'appelant monsieur, puis madame, comme ne pouvant se décider, et finalement m'interrogea. Savais-je quand partait le prochain train ?

La jeune fille avait heurté mon côté. Je me tournai doucement vers elle... Je la regardai sans rien dire pendant un instant. Je n'avais pas vraiment la force de parler... Enfin j'esquissai l'ombre d'un sourire.


- « Ce n'est pas grave. Non, je suis désolé, je ne sais pas quand part le prochain train. »

Lorsque je posai doucement mon regard sur elle, je remarquai que ses yeux bleus et doux étaient pleins de larmes. Larmes qu'elle essuya d'un geste, nous laissant face à face...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Mazikeen DeckerHabitantMessages : 36
Date d'inscription : 04/06/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Ven 25 Aoû - 20:23

ft. Maze

ft. Haiko

「Âme en perdition」
Je peux être vraiment stupide quand je le veux quand même, obliger de bousculer une personne de la sorte et surtout pleurer à moitié devant lui. Une chance on va dire que j'arrive vite à me remettre histoire de lui parler normalement sans paraître pour une personne stupide, si on peut dire que j'ai de la chance. En tout cas ce n'est pas ma priorité des choses, je m'excuse gentiment et lui rapidement en fonction de ce qu'il va me dire, puis je l'abandonne pour faire ce que j'ai à faire ; je l'ai bousculé, la moindre des choses est de rester un peu avec afin d'être sûr de n'avoir rien fais de mal en plus de ce qui s'est passé. En tout cas il avait l'air d'aller bien, puis il ne savait pas quand partait le prochain train. Il ne me donna pas vraiment grand chose à faire et tout semblait être bien, donc je ne vois pas pourquoi je resterai d'avantage.. Enfin, bien trouver de quoi parler rapidement en attendant. Sauf qu'une personne hurlait sur le quai pour annoncer que le prochain train allait partir, donc tout le monde devait monter à bord. Je m'essuya les larmes correctement afin de faire un petit sourire à la personne pour lui dire au revoir.

« Je suis désolée, je dois prendre ce train. Peut-être qu'on se reverra un autre jour. Au revoir. »

Sur ces mots là, je tournais les talons afin de me rendre vers le train, mais surtout faisant attention qu'il n'y ait pas d'agents de sécurité, après tout, je n'ai pas de ticket et je n'ai rien à faire dans ce train, mais il faut bien que j'y aille, pas trop le choix après tout. Dès que je vois une ouverture, je me glisse à l'intérieur, difficilement, c'est que c'est assez haut, sûrement un train de cargaison, où du moins un wagon de cargaison pour le coup, mais ça sera largement suffisant pour moi après tout, je ne mérite pas la première classe après tout. Le temps me semble être une éternité dans ce wagon, surtout que l'autre personne avait annoncé qu'il allait partir, pourquoi il ne part pas ? Chose que je compris très vite en voyant une personne montée également à l'intérieur avec les tenues des agents de la gare. Je fis de mon mieux pour tenter de me cacher là où je pouvais, mais en vain, surtout vu le bruit que je faisais. Il n'avait pas beaucoup à faire pour me retrouver et m'attraper par le col. Je tentais de me défendre bien sûr, mais je n'avais aucune chance contre un homme bien plus grand et bien plus fort quoi.

On se rapproche du bord du wagon où il me força à descendre avec lui, il ne voulait pas que je me blesse sûrement, en tout cas il reste très gentil, même s'il a très bien vu que j'étais montée en clandestine. Dès qu'on est au sol, il se mit cette fois-ci à me pousser dans la foule en m'engueulant et de ne surtout pas remonter dans le train, surtout qu'il commençait à rouler désormais. Pourquoi le sort s’acharne contre moi de la sorte ?.. À moitié en pleure, je me rapprocha, la tête baissée, du banc de la gare, enfin, l'un des bancs de la gare, pour venir m'y asseoir et mettre ma tête entre mes mains. Pourquoi tout cela se passe ainsi ? Je n'en peux plus, tout foire dans ma vie en ce moment surtout et personne ne veut me comprendre.. Assise sur mon banc, alors que tout le monde s'en foutait de moi, sans me contrôler je me mis à chialer.. heureusement que je me cache un peu la tête avec mes mains, je n'ai pas vraiment envie que tout le monde me voit chialer de la sorte.. c'est une honte pour moi...



Je m'exprime en Orchid
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Haiko ArekusuHabitantMessages : 30
Date d'inscription : 13/08/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Sam 2 Sep - 15:15

Tandis que la jeune fille et moi étions face à face, quelqu'un annonça en criant très fort que le train allait partir, et que les voyageurs devaient monter à bord. Mon interlocutrice m'adressa alors un petit sourire, et me dit qu'elle était désolée, qu'elle devait prendre ce train, et que peut-être on se reverrais un autre jour. Après quoi, elle me dit : « au revoir » et tourna les talons. Je restai immobile, la regardant se perdre dans la foule. Je la perdis rapidement de vue, il y avait tant de voyageurs.

Pensive, j'abaissait mon regard vers le sol, laissant mes longs cheveux sombres glisser de chaque côté de mon visage et le dissimuler. Je n'avais plus des pensées aussi tristes que tout à l'heure. Je restai sur place, sans trop savoir ce que j'allais faire. Je crois que je passai un certain temps sans bouger, les gens passaient autours de moi avec leurs valises et leurs sacs de voyages, et je ne faisais rien.

Quelques minutes plus tard, pourtant, des éclats de voix me tirèrent de ma torpeur. Je tournai mon regard dans cette direction, et je vis la jeune fille de tout à l'heure, qui se faisais réprimander fortement par un contôleur; il lui disait de ne surtout pas remonter dans le train. Sans doute qu'elle avait essayer de monter sans ticket. La pauvre jeune fille paraissait à deux doigts de mettre ses bras au dessus de sa tête pour se protéger des paroles qui pleuvaient sur elle. Elle s'éloigna de l'homme; dans le même temps, le train, qui s'était mis doucement en marche, commençait à avancer un peu plus vite; bientôt il se serait éloigné.

Je reportai mon regard sur l'inconnue. La tête baissée, elle se rapprochait d'un banc. Elle s'assit et mis sa tête entre ses mains. Je vis ses épaules s'agiter en un mouvement convulsif et je compris qu'elle pleurait. Sans même savoir ce que je faisais, je me mis en marche. Je me rapprochai d'elle doucement. Je la voyais à travers la foule aussi clairement que s'il y avait eu une bulle autours d'elle. Arrivée devant elle, je tendis la main vers elle, presque à l'effleurer, mais je ne la touchai pas.


- « Heeeh... Qu'est-ce qu'il t'arrive ? » lui demandais-je avec douceur. Elle semblait vraiment souffrir d'un désespoir profond. Je me sentait emplie de compassion pour elle, et toute la douceur dont j'étais capable était en moi et autours de moi comme des ailles d'ange. J'étais prête à l'aider et à la protéger. Peut-être était-ce pour cela que mes pas m'avaient conduit ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Mazikeen DeckerHabitantMessages : 36
Date d'inscription : 04/06/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Lun 4 Sep - 15:14

ft. Maze

ft. Haiko

「Âme en perdition」
Pourquoi je ne peux rien faire de ce que j'aimerai faire ? Ce n'est pas compliqué pourtant d'aller bien, je l'ai fais durant toute ma vie, et depuis que je suis tombée dans cette fissure, c'est l'horreur. Je n'ai plus vraiment de contact, je n'ai même plus vraiment de contact avec mes amis, aucune nouvelle de Lana, je ne sais même pas si Roxane s'en est sorti, ma mère ne me comprend pas, je fais des cauchemars toutes les nuits, enfin bref, c'est la merde dans ma vie depuis plusieurs jours. C'est vraiment horrible toute cette situation quand on y repense. Maintenant que je voulais partir et être tranquille, voilà qu'on m'en empêche tout simplement pour une histoire de ticket, on ne veut pas que je sois heureuse, c'est horrible et pourtant je devrais vivre comme ça je crois.

Je me retrouve donc assise sur mon banc, entrain de chialer à cause de toute cette histoire, n'importe qui à le droit de craquer de la sorte après tout ce que j'ai vécu d'abord ! De toute façon, tout le monde s'en fiche d'une gamine comme moi, la preuve, tout le monde passe à côté de moi, m'entendent, mais m'ignore complètement pour continuer leur route comme si de rien était ; les gens sont vraiment nul et ne s'intéressent aux autres que quand ça les arrange, pourtant moi je veux aider tout le monde, même quand ça ne m'arrange pas.. Je suis peut-être simplement idiote à penser ça, mais je suis comme ça et je ne suis pas prête de changer, préfère que les gens m'apprécient pour ce que je suis que pour ce que je ne suis pas ! Mais ce n'est comme pas ça qui va me réconforter en ce moment, cette fissure était horrible, puis j'ai bouffé que de la merde là bas en plus, encore heureux que maman est une très bonne cuisinière et que j'ai pu manger correctement en revenant, mais cela ne doit pas être la même chance pour tout le monde.

« Hein ?! Oh.. Pardon.. »

Une voix vient me remettre les pieds sur terre, mais avec toutes mes pensées et mes larmes, je n'ai pas vraiment bien compris ce qu'il disait, ni même qui s'était du coup j'étais vraiment perdue. Je m'essuya rapidement les larmes dans mes mains et mes manches pour voir que c'était la personne que j'avais rencontré avant d'essayer de monter dans le train qui était revenu me voir. C'est sûrement la seule personne qui accepte de me parler tient, ou la seule qui voit la peine chez une autre personne. Mais si les cours, et les livres que je lis, disent vrai, généralement c'est ceux qui souffrent qui remarquent la souffrance des autres donc ça voudrait dire que lui aussi souffre ? Je vais peut-être trop loin, il est juste venu me parler après tout, mais comme d'habitude, je veux aider et quitte à ce que moi je suis mise en second plan ou bien triste. Je vais essayer pour une fois de vouloir prendre soin de moi et faire ma égoïste...

« Euh.. Pardon... Je ne sais pas si mes histoires vont vous intéresser. Je ne suis pas vraiment intéressante vous savez.. Je pensais simplement que c'était une bonne idée de fuir la ville à cause de la fissure.. J'ai vécu dedans pendant une semaine environ et c'était très dur, vous ne pouvez pas imaginer à quel point.. »

C'est vrai que la fissure est dur, mais apparemment je n'étais pas la seule à y être tombé, il y avait Roxane également après tout, pourtant j'ai quand même réussi à remonter par miracle, par contre les autres je ne sais pas, beaucoup ont dû mourir.. C'est horrible de penser à tout ça, mais c'est le cas, sûrement pour cela que je fais des cauchemars tous les soirs depuis cette aventure. J'ai beau avoir été forte pour Roxane dedans, je crois que le mental en a prit un coup violent, mais je ne dois pas me laisser abattre, du moins ça c'est la théorie, parce que en pratique, je suis battue depuis bien longtemps. Regardant les passants devant moi, perdant mon regard dans les mouvements de foule, je me perdis également dans mes pensées au point de ne penser plus à rien, bizarrement, j'étais bien à ce moment-là, perdant un peu mes résolutions égoïstes, retrouvant mon vrai moi l'espace d'un instant.

« Dites Monsieur, pourquoi vous souffrez vous ? On vous a fait quelque chose de mal ? »



Je m'exprime en Orchid
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Haiko ArekusuHabitantMessages : 30
Date d'inscription : 13/08/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Mer 13 Sep - 13:55

- «Hein ? Oh... Pardon... » Me dit la jeune fille.

En face d'elle, je me tenais immobile, ayant entrelacé mes poignets avec mes mains. Je me sentait empreint d'un calme profond; toutes mes pensées avaient disparu pour laisser place à un silence intérieur. Le silence de l'écoute. Celui qui se fait en moi lorsque je suis dans la nature : j'adopte, alors, naturellement une attitude qui ressemble à celle d'un animal. Je deviens discrète, silencieuse, agile; mes mouvements ne font plus aucun bruit, je ne dérange rien inutilement, pas une feuille au sol, pas une plante. J'écoute, comme tous les animaux, dans cet univers où les sons sont rares; j'écoute sans y songer, inconsciente, parce que ce sont mes oreilles qui me renseignerons les premières sur ce qu'il se passe. Les heures s'écoulent; mon cœur et celui des bois se retrouvent, se règlent l'un sur l'autre et ont le même battement.

Ici, je suis dans la ville, à la gare, ce n'est pas pareil, mais je porte toujours ce calme et cette paix en moi, et je suis à présent silencieux et à l'écoute de cette jeune fille, de la même manière que lorsque je suis sous une voûte végétale. Penser à cela me rappelle mon vrai prénom. De là, je pourrais penser à mon passé, et à la personne que j'ai aimée. Je m'y refuse.

J'avais baissé mon regard et je ne regardais plus rien de précis; je le relevai, et le reportai sur l'adolescente en face de moi. Je vis des larmes couler rapidement le long de ses joues. Elle fit le mouvement d'essuyer ses pleurs, avec ses mains et ses manches. Son visage était tout éprouvé d'avoir pleuré, ses yeux étaient encore gonflés et rougis de tant de larmes, et tout pleins de leur émotion. Mais je m'interdisais de la regarder vraiment; je ne voulais pas la dévisager, même si l'artiste en moi ne peut s'empêcher d'aimer détailler les visages, et de relever, souligner intérieurement les courbes, les harmonies, l’esthétique de chaque détail de la construction.

Comme je suis face à une jeune fille; je me sens hésitant, un peu gêné. Peut-être parce que les jeunes filles sont sacrées : elles portent en elle la pureté de Notre Dame. Je sais que je dois être délicat, plus que jamais, lorsque je me trouve face à une adolescente. Quelque part, ça m'enlève un peu mes mots, ça me rend maladroit. Peut-être que mon embarras vient aussi du fait que je suis un homme. J'ai beau désirer être pur, peut-être ne parviendrais-je jamais à l'être totalement. Mais peu importe ce que je suis, seul compte ce que je dois être face à elle : quelqu'un de droit; une personne sur laquelle elle pourra s'appuyer. Je pense soudain à Joseph, l'artisan, le charpentier. Face à la plus grande des puretés, il a su être celui qu'il devait être. Lorsque je suis confronté à l'innocence,  je dois le laisser me guider; je dois être comme le bois entre ses mains, et le laisser sculpter ma matière. Est-ce que je ne suis pas orgeuilleux de souhaiter cela ?  En tout cas, si je suis de bois, je suis d'une essence capricieuse, sensible comme une peau écorchée, et pleine de noeuds : il suffirait de manquer de concentration un instant, en me taillant, pour que je vole en éclats. Mais je sais que lui, Joseph, peut récupérer même le bois au fil le plus torturé.

La jeune fille interrompt le cours tumultueux de mes pensées, en reprenant la parole, et je me rend compte que j'ai un peu dérivé, emporté par le flot de mes réflexions, loin de la paix que je ressentais et que je... je crois... que je pourrais lui offrir.

- « Euh... Pardon... Je ne sais pas si mes histoires vont vous intéresser. Je ne suis pas vraiment intéressante vous savez... Je pensais simplement que c'était une bonne idée de fuir la ville à cause de la fissure... J'ai vécut là dedans pendant une semaine environ, et c'était très dur, vous ne pouvez pas imaginer à quel point... »

Je l'écoute, mon cœur se serre, parce qu'il me semble que je ne pourrais pas l'aider, que cela dépasse mes capacités, malgré qu'un instant auparavant, j'aie pensé que mes pas m'avaient peut-être conduits ici pour l'aider. Je soupirai légèrement, désemparé. Je posai les yeux sur elle.  Elle regardait la foule à présent, son regard semblait lointain et songeur, mais aussi, un peu plus doux et apaisé. Aucun de nous deux ne parla, pendant peut-être quelques minutes. Mon cœur était douloureux. Mon sentiment présent était autant fait d'un élan d'espoir que d'un désespoir tourmenté. Comme un seul feu où dansent et s'affrontent des flammes bleu et jaune. Elle s'était un peu confiée à moi, est-ce que je trouverais des mots pour l'aider ? Je le désirais, il m'est vital... Il m'a toujours été vital, toute ma vie, de venir en aide à autrui. Et en même temps, sur le moment, je me sentais impuissant dans cette situation.

Je ne sais pourquoi, tandis que nous restions silencieux tout les deux, certains mots de la personne que j'aimais me revenaient en tête. On dirait qu'aujourd'hui mon passé ne veut pas m'oublier, il me frôle sans cesse, malgré que je le repousse violemment. Je m'étais mordu la lèvre et j'avais le gout métallique du sang dans la bouche. Je serrai les poings sans m'en rendre compte, parce que mes souvenirs venait envahir mon âme tandis que je restais face à elle sans parler.

- « Dites Monsieur, pourquoi vous souffrez vous ? On vous a fait quelque chose de mal ? » Me demanda t-elle tout à coup.

La question soudaine chasse en partie mes fantômes, mais me coupe le souffle sur le coup également. Je m’aperçoit que j'avais à nouveau baissé mon regard vers un point lointain, quelque part sur le sol, dans la gare; dans mon champs de vision, je voyais sans les voir vraiment les pieds des voyageurs qui continuaient de passer en tous sens. Je relève les yeux et croise le regard bleu de l'inconnue; son expression est innocente, elle m'interroge tout simplement. J'aurais souhaité qu'elle ne me pose pas cette question. Je me coupe brusquement de mes sentiments, je les chasses au loin, je refuse... je refuse. Cependant je dois lui répondre quelque chose, et de penser à mon passé, j'ai l'impression que je suis en train de devenir fou. Je prend une inspiration. Que vais-je lui dire ? Mieux vaut que nous parlions d'elle que de moi. Pourtant la question s'échappe quand même de mes lèvres.

- « Pourquoi... Pourquoi tu dis ça ? » Lui demandais-je finalement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Mazikeen DeckerHabitantMessages : 36
Date d'inscription : 04/06/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Dim 17 Sep - 21:13

ft. Maze

ft. Haiko

「Âme en perdition」
Le monsieur semblait être aussi perdu que moi, et en même temps ça peut se comprendre, pourquoi une personne voudrait écouter mes problèmes, c'est des problèmes de merde comparé aux problèmes de la ville ou bien des grandes personnes. Il y a la guerre en ville, le gouvernement a sûrement d'autre problème, les grandes personnes doivent gagner de l'argent pour vivre, ma maman passe son temps à écrire, même si elle trouve  un peu de temps pour moi, puis les gens ont d'autre chose à faire que de m'écouter et je les comprends, on n'a pas forcément envie de s'occuper des problèmes des autres alors qu'on en a plein également. Je ne peux pas lui en vouloir, c'est normal après tout, du coup impossible de lui en vouloir. Même si j'étais perdue dans mes songes, la personne à côté de moi semblait être aussi perdu dans les siens, mais je voulais savoir pourquoi il avait ce genre de regard, ce regard triste, mélancolique ; pour ma part, je sais ce que j'ai, mais lui, pourquoi il est comme ça ? Il lui ai arrivé quoi pour avoir ce genre de regard ampli de solitude et de tristesse ?

Je le sortis de ses pensées, il ne s'attendait peut-être pas qu'une autre personne s'interroge à son sujet, en même temps vu le peux d'intérêt qu'il doit poser aux autres, cela doit l'étonner qu'une personne pose un intérêt sur lui. Mais maintenant je venais de poser la question, il ne pouvait pas s'en sortir de la sorte, disons que je suis assez tenace quand je veux quelque choses. Je ne suis pas violente pour autant et si une personne se rechigne à me refuser quelque chose, je ne vais pas forcer certes, mais je vais essayer au maximum pour obtenir les informations ce que je désires. Il s'interrogea du coup sur la raison de ma question. Mais il faut avoir une raison pour savoir si une personne va mal ? Non, c'est humain de vouloir que les gens soient heureux, il ne faut pas penser qu'une personne a toujours une idée dans la tête quand on désire prendre soin de quelqu'un, prendre des nouvelles, non, je veux juste savoir pourquoi la personne va mal et si je peux l'aider, j'aiderai, mais je n'ai pas une idée dans la tête, genre pour demander un service, non, je risque de ne jamais le revoir par la suite, alors pas comme si j'avais une idée derrière la tête, puis je ne le connais pas.

« Vous avez un regard plein de tristesse, remplis de douleur. Une personne comme ça à dû rencontrer des grandes douleurs dans la vie. Sûrement bien plus grande que moi et pourtant vous êtes là. Mes problèmes ne sont peut-être pas si horrible que je le pensais... »

Cela peut paraître stupide, mais relativiser en fonction des problèmes des autres, on peut remarquer que nos propres problèmes ne sont pas si gravissime qu'on pourrait le penser. Je peux paraître pour un monstre, mais je me dis que si une personne a rencontrer de plus gros problèmes que moi, et pourtant que cette personne arrive à gérer et vivre une vie normale, c'est que finalement je peux vivre normalement et me dire que ce qui m'est arrivé n'est pas bien grave et que je devrai réagir différemment, peut-être même aider les autres. Beaucoup de gens aident, dont le commissaire Hammerman, il est très connu, psychologue et en plus il aide beaucoup les gens et il est super célèbre. Je devrais peut-être essayer de voir pour travailler avec lui, même si j'ai peu de chance qu'une personne aussi importante que lui désire aider une pauvre gamine comme moi, mais si c'est pour les études, peut-être que j'aurai une chance qui sait..

« Désolé si je vous embête avec tout ça. Je vous dérange sûrement avec mes questions, puis vous avez des choses plus importante sûrement à faire. Je voulais surtout savoir pourquoi vous êtes triste, je suis trop curieuse, désolé. »

Je lâchais un petit rire en disant cela, pas que je me moques, simplement un rire jaune, c'est vrai que je suis bien trop curieuse, mais je suis comme ça, je n'y peux rien, je veux aider les gens, surtout les personnes tristes, et ça même si je le suis moi-même. Il faut savoir trouver de quoi rendre heureux, même dans les plus grandes périodes noires de nos vies et il le faut si je veux aider les gens. Je le ferai toujours, je suis comme ça après tout.



Je m'exprime en Orchid
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Haiko ArekusuHabitantMessages : 30
Date d'inscription : 13/08/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Jeu 12 Oct - 0:58

- « Vous avez un regard plein de tristesse, remplis de douleur. Une personne comme ça à du rencontrer de grandes douleurs dans la vie. Sûrement bien plus grandes que moi, et pourtant vous êtes là. Mes problèmes ne sont peut-être pas si horribles que je le pensais... » Me répondit la jeune fille.

Je ne savais pas trop quoi dire. Quelque chose se bloquait dans mon cœur. Je voulais que mes douleurs restent loin. Le plus loin possible de moi. Je fis un mouvement qui laissa mes longs cheveux sombres cacher mon visage et restai silencieuse.


- « Désolé si je vous embête avec tout ça. Je vous dérange sûrement avec mes questions, puis vous avez des choses plus importantes sûrement à faire. Je voulais seulement savoir pourquoi vous êtes tristes, je suis trop curieuse, désolé. »

Pourquoi j'étais triste ? La réponse brûla un instant dans mon esprit. Mais j'avais taillé tel un chirurgien dans mon être. J'avais tranché quelque chose. Ce qui me reliait à mon passé. Tout cela resterais loin, très loin, tout cela ne me concernait plus. C'est pourquoi je n'étais rien d'autre qu'Haiko, désormais.

La jeune fille rit légèrement, comme si elle était un peu gênée de sa curiosité. Je pris une grande inspiration pour m'aider. Je trouvais ça très bien de discuter avec cette jeune fille, mais si nous devions parler, je préférais que l'on parle d'autre chose. Je regardais un point fixe sur le mur derrière elle, je ne me sentais pas pour le moment de la regarder. Il me fallu un peu de temps avant de réussir à lui parler. S'approcher un peu de mon passé, si peu que ce soit, je ne le voulais pas pour le moment. A un autre moment, peut-être je ressentirais le désir d'en parler, mais surtout pas présentement. Je finis par lui dire :


- « Non, ne t'inquiètes pas, tu ne me déranges pas, et je n'ai rien de plus important à faire. Je suis venu ici sans but précis. »

Je réfléchis encore un peu avant d'ajouter :

- « Je suis content en tout cas que tu aie cessé de pleurer, et que tu sembles aller mieux.»

Je lui adressai un léger sourire. Je ne savais guère quoi dire d'autre, mais si elle le souhaitais, je voulais bien continuer de parler avec elle. Je croisai mes bras sur mon corps trop mince et laissai un petit silence calme s'installer un instant entre nous, en regardant sans y penser quelque chose dans les hauteurs de la gare. Une sorte de fenêtre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Habitant
avatar

Mazikeen DeckerHabitantMessages : 36
Date d'inscription : 04/06/2017


MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   Jeu 12 Oct - 21:08

ft. Maze

ft. Haiko

「Âme en perdition」
Je crois que j'ai encore fais une bourde, une qui me caractérise tellement, celle où je me mêles des affaires de tout le monde dans le but d'aider, mais que je fais tellement mal que la personne pense principalement que je me fiche d'elle ou bien je la braque encore plus. C'est à ce demander si je pourrais faire une bonne psychologue par la suite, je suis toujours entrain de merder et de rendre les personnes encore plus fermer et triste. Même si je me suis excuser, il me semble que cette personne n'est pas pour autant plus soulager de ce que je lui ai dis juste avant, en même temps, j'ai peut-être été un peu trop directe, mais bon, je n'y peux rien, maintenant que c'est fait du moins, je n'ai pas la possibilité de remonter le temps pour me dire de me taire alors bah il faut faire avec, s'excuser et espérer que ça ira mieux pour l'autre personne également.

Il sorti enfin du silence, exprimant que ça allait bien, mais je l'entendais bien que ce n'était pas le cas, mais je ne vais pas m'amuser à lui faire dire ce qu'il  ne veut pas, s'il ne veut pas, c'est qu'il ne veut pas après tout. Du coup si c'est son désir, c'est entièrement son droit, ce n'est pas comme si je pouvais plus ou moins le forcer comme durant une séance réelle, ou bien dans un cadre un peu plus privé, parce que là, au milieu de la foule, avec tout le bruit, dont ceux des trains, ce n'est pas choses les plus simple d'avoir une conversation sensible comme celle que j'ai aborder avec cet homme. Il reprit très vite pour me dire qu'il était content que j'aille mieux. C'est vrai, ça va un peu mieux, pas forcément pour les bonnes raisons, mais c'est vrai que ça va quand même beaucoup mieux qu'avant. C'est quand même grâce à lui mine de rien, même s'il n'a rien fait, juste voir qu'il pouvait avoir des personnes plus tristes et qui arrivent à vivre tout de même peut dire que ce que j'ai affronté n'est pas si terrible non plus, vu que j'arrive à en parler, c'est que j'ai passer outre ma douleur et que je peux continuer à vivre également.

« Oui ça va un peu mieux. Merci pour tou... »
« Maze ? Tu fais quoi là ? »

La personne, la voix féminine, qui me coupa dans ma discussion me fit tourner la tête, lâchant du coup l'homme à côté de moi des yeux. Une blonde, attend, mais que fait Trixie ici ? Normalement elle n'avait rien à faire ici. D'ailleurs, pourquoi elle est là ? Pourquoi il faut qu'elle se trouve ici alors que je vais mal ? Enfin, ça va mieux quand même, mais j'aurai aimé qu'elle ne me voit pas comme ça. Certes, c'est ma meilleure amie, mais ce n'est pas une raison, je n'ai pas envie réellement de me montrer aussi faible devant elle, sûrement pour ça que j'ai rien pu dire à maman, juste lui faire un mot pour dire que je pars et rien d'autre. Mais maintenant elle est là, et la connaissant, ça m'étonnerait qu'elle ne me lâche aussi facilement avant m'avoir fait tirer les vers du nez. Elle est gentille, mais quand elle a une idée en tête, surtout me concernant, elle ne lâche pas cette idée tant que je n'ai pas craqué, chose que je fais facilement d'ailleurs quand c'est elle.

« Trixie ? Tu fais quoi là ? »
« C'est ta mère qui m'envoie. T'es folle ou quoi ?! Tu viens là, je vais te faire changer tes idées moi ! »

Je n'ai même pas eu le temps de répondre à ce qu'elle me disait qu'elle m'attrapa le poignet et commença à me tirer vers elle. Je me débattis un peu, je n'aime pas vraiment abandonner une personne comme ça sans au moins lui dire au revoir quoi, c'est la moindre des choses. Après m'être battue un peu avec elle, et après lui avoir expliquer que je devais au moins lui dire au revoir. Elle finit par me lâcher, venant rapidement avec moi, me restant à distance, me laissant le temps de dire au revoir à cet homme qui m'a quand même remonter le moral. Je me place devant lui, alors qu'il était encore assit, me penchant légèrement pour lui faire une petite révérence afin de lui montrer le respect que j'ai quand même pour lui.

« Merci pour tout. Je suis désolée, mais je dois y aller. On aurait peut-être l'occasion de se revoir une prochaine fois. Au revoir ! »

Je me relevais en faisant un petit sourire pour le remercier complètement de son action. Il n'a peut-être pas fais grand chose, mais ça m'a beaucoup aider de me confier un peu à une personne, même si l'autre personne ne voulait pas se confier, au moins j'ai pu me libérer d'un poids que je n'avais pas forcément envie de faire avec ma mère ou bien Trixie, du coup, ça fait du bien. Je tourna donc les talons, prenant la main de Trixie afin de partir de la gare et surtout sans la perdre, parce qu'il y a beaucoup de monde dans cette gare quand même, c'est horrible, de quoi avoir peur de la foule à ce rythme ; heureusement que je n'y passe pas mes journées, sinon je pourrai devenir très vite folle. Étant encore non lui de la personne qui m'avait aidé, je ne sais pas s'il pouvait encore nous entendre, j'espère qu'il ne pouvait plus nous entendre, mais à tous les coups, vu ma chance, il devait pouvoir l'entendre ; c'est la honte si c'est le cas, mais bon, c'est toujours comme ça avec Trixie après tout.

« Dis Maze, elle est plutôt jolie la femme à qui tu parlais. »
« Femme ?.. Je croyais que c'était un homme moi ! »



Je m'exprime en Orchid
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Âme en perdition [PV Haiko]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Âme en perdition [PV Haiko]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quederla :: RPG Ξ Entrée de la ville :: La Gare-