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 Previously, on Alaric's shit {Moi+Moi}

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Alaric J.R WatsonMessages : 258
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Previously, on Alaric's shit {Moi+Moi}   Sam 14 Oct - 18:44

Le voilà ton drama ! Au bout de 7 pages


   
O
n ne peut pas dire que la remontée de la fissure fut de tout repos. À peine sort de notre snack surpris, tandis que les uns retrouvés tranquillement leur proche et autre bonne nouvelle, de mon côté, il fallait déjà que je reprenne du service. Pas le temps soufflé qu'il y avait de quoi se remettre dans le bain. Entre les caprices des uns, les problèmes des autres et les quelques bretelles remontées pour avoir laissé Ishikawa partir, j'étais loin d'avoir de quoi m'ennuyais. Mais après tout ce remue-ménage, une pause était de mise et largement méritée. Plus encore avec cette blessure que je pus enfin faire soigner convenablement. Elle n'était pas bien méchante comme l'avait dit le docteur. Et par chance encore moins infectée. Mais la gêne qu'elle posait dans les mouvements et les quelques douleurs lançaient, allez être insupportable durant les premières semaines, le temps de s'habituer à la cicatrisation. Néanmoins, durant les quelques heures où j'ai dû patienter derrière des cas bien plus urgents, l'arrivée de William à l'hôpital donna enfin un réconfort après cette journée merdique. Lui aussi avait souffert, sa chute n'ayant pas été de tout repos en lui brisant une côte en plus de multiples fractures superficielles. C'était une chance inouïe qu'il en soit revenu vivant. Il m'a fallu attendre deux jours, pour qu'il reprenne conscience et se retrouve en état de “parler”. Je n’ai pas perdu de temps à son réveil pour connaître tous les détails de sa survie. William n’avait pas eu autant de chances que nous en se retrouvant entièrement seul. Personne pour lui donner un coup de main, même son familier n'avait fini par être trop épuisé pour lui tenir simplement compagnie. Il avait eu droit à tout un tas de merde causer par mère nature et se retrouvant déjà en difficulté de marcher avec la chute qu’il avait faite. Celle-ci n'avait fait qu’en rajouter davantage à la liste. En soi, ce fut une chance inespérée que l’équipe de recherche est pensé à fouiller sa zone, sans elle, il n’aurait très certainement pas tenu quelque jour supplémentaire.

Les médecins ont tenu à le garder en observation quelques jours supplémentaires, de quoi être sûr de ne pas être passé à côté de quelque chose d'important. Un ordre qui était loin d'être à son goût puisqu'il avait essayé à deux reprises d'enfreindre celle-ci en sortant de son lit après avoir fait peur à la jeune infirmière. Une tête de mule bien dure à résonner, qui n'a pas hésité à envoyer son poing valdingué un peu partout tant il tenait tant à vouloir rentrer. William n'a jamais su apprécier les hôpitaux et maintenant qu'il avait une force nécessaire pour répliquer, cela n'allait pas en s'arrangeant. À cela, les médecins n'avaient eu d'autres choix que de le maîtriser à grands coups de sédatif. Une loque qui a fini simplement au sol, alors que je pouvais le voir jurer comme une charogne. Une situation bien amusante au final, même si les blessés ne pouvaient en dire autant. Mais, l'agitation ne faisait que commencer. Au même moment toute une foulée de blessé à débarquer avec des dégâts plus ou moins importants, avant d'être pris en charge sans plus attendre. Dans le lot, elle y était. Ce fut la première qu'il avait su reconnaître et identifier rapidement et la seule qui portait de toute manière le nom de Rothschild. Mon cœur ne fit qu'un bon. Dans un état aussi critique que le sien, j'ai vite compris qu'il n'y avait d'autre solution que l'opération. Un stress immense m'envahit et je n'avais jamais autant fait les cent pas en l'espace de quelques heures. L'attente fut horriblement longue, plus encore quand il fallait attendre qu'elle se réveille. J'avais pris la décision de rester à son chevet jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux. Quitte à ne pas dormir de la nuit, mais je tenais à être la personne rassurante qu'elle pouvait voir en rêvant à elle. Ce n'était qu'aux alentours de trois heures du matin qu'elle reprit connaissance et la voir sourire à nouveau avait ce petit quelque chose de si apaisant que tout ce qui pouvait se trouver aux alentours n'avait plus aucune importance. Néanmoins, il fallait bien que je lui laisse un temps pour se remettre de ses mésaventures, en plus de prévenir son majordome que sa maîtresse était saine et sauve. Aussi, je lui promis que j'allais revenir le lendemain à la première heure et que nous aurions tout le loisir de discuter.

      Maintenant que j'avais la certitude que tout le monde était entier et en seul morceau, c'était comme si tout le poids du monde m'avait quitté d'un seul coup. Un soulagement qu'on ne peut imaginer à se sentir aussi léger. Même la peur avait fini par disparaître. Et, je n'avais qu'une hâte depuis cette nuit, qui n'était autre que de la retrouver au plus vite. Peut-être que son majordome aura été plus rapide que moi, en espérance qu'offrir des fleurs n'aient pas traversé son esprit. À l'arrivée à l'hôpital, je me suis permis un arrêt à l'accueil pour connaître sa chambre maintenant qu'elle n'avait plus besoin d'être en salle de réveil. Un petit étonnement traversa mon visage quand la demoiselle parut surprise de voir un deuxième membre du gouvernement demander après elle. Je n'avais pas encore fait parvenir la nouvelle au collègue, mais il faut croire que cela n'était pas la même chose dans le personnel médical. Une fois les deux étages montés, il y avait cette petite boule au ventre qui ne voulait pas partir. L'anxiété, comme s'il s'agissait de notre première rencontre alors que celle-ci n'avait pas lieu d'être. Sûrement, parce que nous ne nous étions pas vues depuis des semaines. Chassant cela au plus loin, je voulais profiter de sa présence sans avoir à me préoccuper du reste.
Une grande inspiration de prise avec un sourire d'un adolescent content s’affichant sur mon visage, ma main partie sur la poignée avant d’ouvrir la porte.

Il faut savoir que, les petits moments de bonheur, aussi court soient-ils, sont toujours les plus merveilleux. Un instant qu'on aimerait voir perdurer durant l'éternité et dont on se souvient à jamais. Mais ces petits moments de plaisir ont tendance à voler en éclats en une fraction de seconde. Et la répercussion est telle qu'il en est difficile de l'éviter. En soi, je me suis toujours dit que je pouvais m'attendre à tout, que je me sentais même prêt à encaisser n'importe quoi. Une belle connerie, parce qu'une fois qu'on est face à la réalité, les réactions peuvent rapidement varier. Dans mon cas, j'eus un tel choc qu'aucun mot n'a daigné sortir de la bouche. Je suis resté planté là comme un pantin, à passer mon regard d'un à l'autre en espérant fortement ne vivre qu'un cauchemar. Je ne sais à qui j'en voulais le plus ; lui qui était censé être un collègue de travail avec un minimum de respect. Ou elle, pour qui je pensais compter suffisamment. Leur baiser avait été si tendre, que j'eus cette horrible sensation que Clélia ne m'avait jamais regardée comme ça. Comme si je n'avais jamais compté de cette manière-là.

« Je vois que je dérange. »

Ma voix avait finalement transpercé le silence oppressant qui planait au-dessus de nos têtes. Toute bonne humeur qui pouvait m’habiter encore deux minutes auparavant venait de disparaître et s’enfuir, laissant place à une colère que mon regard savait parfaitement transmettre. Dans ses yeux à lui, je pouvais voir une nuance de peur à mon égard mélanger à la pitié. Mais qu'est-ce que j’en avais à foutre de sa pitié, il pouvait littéralement se la caler au fin fond du fion. Mon poing l’accompagnerait volontiers, mais il me restait encore un minimum de diplomatie pour ne pas réduire sa gueule d’ange en bouilli. Quant à elle… Bon sang, sa tristesse me faisait bien plus mal qu’un quelconque mot prononcé. Moi qui me demandais justement comment les récents événements pouvaient être pires, voilà que j’eusse une réponse parfaite à cette question. Son compagnon semblait vouloir mettre des mots sur la situation, mais, une main levée à plat en signe de silence l'arrêta net dans son élan. Ce n’était pas lui que je voulais entendre.
Clélia lui murmura gentiment d’attendre à l’extérieur en assurant que tout irait bien le temps de discuter. Comme si j’allais oser m’emporter au point de lever la main sur celle-ci. Je ne cache en rien la douleur soudaine et la haine qui monte, mais, de là à lui faire du mal, ce serait dépassé les limites. Lui en revanche avait intérêt à faire profil bas. Les règles n’étaient pas les mêmes le concernant. Il ne fit d’ailleurs que hocher la tête avant de disparaître rapidement. Fermant soigneusement la porte derrière lui.

Et maintenant ?
Je pouvais tout aussi bien déposer ce que j’avais à lui donner, lui dire au revoir et ne jamais me retourner. Une solution parfaite qui n'engage pas plus de souffrance. Pourtant, j'avais besoin des réponses aux questions qui ne cessaient de tourner en boucle dans ma tête. Ne serait-ce que pour comprendre et savoir d’où venait la faute. Elle pouvait bien m’offrir ça, non ?

« Une explication peut-être ? Par pitié, évite les “ce n’est pas ce que tu crois“. J’ai passé l'âge de ces conneries. »

Parce que c'est toujours plus simple de se persuader du contraire quand on est plus jeune. Les premières relations et tout ce qui s'ensuit. ━ Alors qu'au final, on a simplement peur d'admettre que sa moitié a tirer un trait sur nous d'une vitesse phénoménale. C'est beau l'amour. Mais qu'est-ce que ça rend con.

« Je suis désolée. Murmura-t-elle
Sérieusement ? Soufflais-je. C’est là tout ce dont j’ai droit, un simple “désolée” ?
━  Je… Je voulais t’en parler hier, mais… Je n’ai pas eu le courage.
Un petit, “J'me tape ton collègue de bureau”, entre deux, c’était si compliquer à annoncer ?
Je n’ai jamais voulu que ça se passe comme ça…! »

Évidemment, personne n'a envie que les choses se déroulent ainsi. Mais était-ce une raison pour me laisser dans l'ignorance après la peur que je me suis faite pour elle ? De me laisser croire que tout aller bien entre nous alors que c'était loin d'être le cas ? Qu'est-ce que j'avais bien pu lui faire de si horrible pour qu'elle décide de partir voir un autre comme ça ! Je n'ai jamais été mauvais avec elle, j'ai toujours fait au mieux pour lui donner tout ce que je pouvais. Et je ne lui avais jusqu'à présent jamais montré que je désirais être avec elle simplement pour son argent. Un tout qui ne cessait de remuer sans cesse et qui me laissait un putain de goût amer dans la bouche. Alors, pourquoi ? M'approchant auprès de son lit, bras croisés, je laissais sortir tout cet amas de rancœur qui me consumait salement.

« Je me suis fait un sang d'encre pour toi. Je ne suis pas resté chez moi à me tourner les pouces en attendant que tu viennes frapper à ma porte. Personne n'a eu de tes nouvelles depuis des jours, que ce soit au boulot ou bien chez toi. J'ai eu peur d'imaginer le pire à ton égard. Est-ce que tu t'en rends compte au moins ? Tu crois vraiment que j'aurais sauté de joie si on m'avait appris que tu n'étais plus de ce monde ? J'ai déjà perdu la première femme que j'ai aimée, il était hors de question pour moi de refaire les mêmes erreurs. Mais tout cela pourquoi au final ? Pourquoi aurais-je dû me faire un sang d'encre pour toi, puisqu'une fois retrouvé, ce sont les bras d'un autre que tu désirais ! »

Si j’avais su… Si j’avais compris plus tôt… À qui je pourrais bien faire croire ça ? Même avec toute la bonne volonté du monde et tous les arguments en ma faveur, je n’aurais pu la laisser. Même en comprenant qu’elle ne voulait plus de moi, je serais quand même partie à sa recherche, j’aurais remué ciel et terre pour la retrouver vivante ! Mais est-ce que cela aurait changé quoi que ce soit ? Non. Est-ce que cela aurait sauvé notre couple ? … Dans un rêve oui.
Il n'y a pas à nier, après ce que je venais de voir, il est clair que notre situation ne fera qu'aller de mal en pis. À ma remarque, elle ne fit que ce renfermer sur elle-même, bien qu'elle tente de garder un peu de contenance en croisant à son tour les bras. Elle me regardait presque de haut, avant de finalement laisser tomber en affichant cet air désolée qui allait de toute manière rien changer. Ce n'est pas ce qui allait m'amadouer et la pardonner comme si de rien n'était. À cela, on pouvait littéralement faire une croix dessus. Mais, il n'y avait pas que ça, il n'y a jamais que ça, il restait des choses que je voulais savoir.

« Depuis combien de temps.
Pardon ?
Depuis combien de temps ça dure entre vous deux ?
Alaric… Ce n’est pas aussi simple que ça…
Répond. »

Ma voix avait été d'une dureté au-delà de ce que j'avais imaginé. Elle avait tressailli et, si le silence ne s'était pas à nouveau installé dans la chambre, je pense que son nouveau compagnon aurait déboulé dans celle-ci affolée. Il avait beau être discret, je savais parfaitement qu'il était derrière la porte à guetter le moment opportun pour intervenir comme un valeureux chevalier qui sauve sa dulcinée. Il était pathétique, tout comme cette situation. Tout comme moi qui aurait mieux fait de partir sans vouloir tant m'accrocher à ce qui était désormais du passé. Clélia déglutis mal à l'aise, comme si elle savait que la nouvelle allait être aussi violente qu'un coup de couteau dans le cœur. Mais je ne comptais pas partir d'ici sans l'avoir entendu de sa bouche.

« Deux mois. Et…  je compte déménager…  d’ici quelques semaines. »

La nouvelle fut telle qu'y croire paraissait inconcevable. Il fallait que je me repasse l'information plusieurs fois en silence pour être sûr de l'avoir bien comprise. Je ne sais ce qui était le plus dur à encaisser, sa relation ou son départ. L'un comme l'autre, elle avait su le cacher merveilleusement bien pour qu'aucun soupçon ne fuite sous mes yeux. Ce qui lui offrait un talent inné dans le mensonge pour une juge. Peut-être que le peuple ne devrait pas lui donner une trop grande confiance, qui sait sur quoi d'autre elle avait pu mentir. Je me faisais violence pour ravaler la bile qui montait et ne pas pester comme un chien, bien que j'étais en droit.

« Deux mois. J’espère que tu as pris ton pied avec deux hommes.
Tu voulais que je fasse quoi ? Je n’ai jamais voulu cesser notre histoire ! Se défendit-elle
Mais y inclure une troisième personne, oui ? On n'a pas la même conception de couple alors.
Parce que tu l’avais peut-être ?! »

Une gifle. Voilà ce que je venais de prendre sans qu'elle n'ait a lever la main. Une putain de gifle qui dégageait tout un tas de haine, de mépris et de reproche envers moi. Tous ses beaux discours sur le fait qu'elle pouvait comprendre et qu'elle ne comptait pas juger davantage venait littéralement de voler en éclats.

« Tu veux vraiment mettre ça sur le tapis ? Combien de fois il faudra que je m'excuse ? Est-ce qu'il faut aussi que je te demande pardon pour ce que je suis ?! »

Ne me suis-je pas assez excusé auprès d’elle ? Est-ce qu’il fallait en plus que je me mette à genoux à lui baiser les pieds pour qu’elle comprenne que tout ce que j’ai fait depuis le début était on ne plus sincère ? À quoi bon, de toute manière, elle avait gardé cette idée en tête depuis qu’elle connaissait la vérité et ne semblait toujours pas l’avoir digéré. Bientôt, il allait falloir que je m’excuse d’être venu au monde sans une cuillère en or dans la bouche ! Sauf que j’en avais plus que marre de demander pardon pour des choses dont je n’avais aucunement honte. Où est-ce qu’elles étaient ses excuses à elle, hein ? Secouant la tête agacer, si ce n’est déçu, je mis les fleurs dans la poubelle sans le moindre remords. J’aurais pu demander un remboursement, mais cela n’en valait même pas la peine.

« Dis-moi pourquoi. Qu'est-ce que je t'ai fait de si horrible qui justifie ça ?
Ça ne venait pas de toi, mais de moi..
Oh, je t'en prie ! Je ne suis pas né de la dernière pluie. »

Par pitié qu'on cesse de tourner autour du pot et qu'elle me dise pourquoi elle désirait un autre. Nous ne sommes pas dans un roman à l'eau de rose ou enfin compte les amants perdus allaient se retrouver à la fin de l'histoire. La fin été écrite depuis que j'avais franchi le seuil de sa chambre. Du revers de la main elle essuya quelques larmes qui coulaient le long de sa joue et j'en détournais le regarde pour ne pas m'y mettre moi aussi. Il y avait toujours cette petite part de moi qui voulais la consoler, mais c'était plus me faire du mal après ce qu'il venait de se passer. Je l'entendis prendre une grande inspiration avant de finalement se lancer.

« On passe plus de temps au travail qu’ensemble. J’ai envie de dire qu’au vu de nos boulots respectifs, ça semble logique. Mais… j’ai l’impression ne pas avoir d’avenir avec toi. Que notre vie ne se résumerait qu’à ça. À cette routine, sans que les choses n’évoluent. Que tu n’évolues pas. Je me suis convaincu que je pouvais être patiente, te laisser le temps que tu désires, mais au final… Plus on avance plus je dois reculer de deux pas avec toi... Je n'en peux plus de cette situation. Et puis cette ville… Je me suis trop battu pour elle pour le peu qu’elle m'a rendu. J’ai besoin de penser à moi cette fois-ci. De ce que je veux. Et quand j’essaie de t’inclure à l’intérieur… Je n’arrive pas à me sentir à ma place. Ni même heureuse. »

Si mon cœur pouvait émettre un son, il aurait fini par se fendre littéralement en deux pour terminer au sol en plusieurs morceaux. Un coup dont je ne m'attendais pas à prendre et dont l'encaissement et bien plus difficile que je ne l'imaginais. Qu'est-ce que j'imaginai d'ailleurs ? Qu'elle me trompait simplement par plaisir, par l'envie de quelques de plus frais, pour le goût du risque ou du danger ? Quelque chose qui aurait été bien plus concevable que de remettre tous les sentiments en question. Il fallait que je me fasse violence pour ravaler toute cette peine qui voulait sortir. Qui plus est, je venais d'en entendre suffisamment pour vouloir connaître davantage les détails. Une main farfouillant l'intérieur de ma veste, j'en sorti une petite boîte que je laissai soigneusement sur sa table de chevet. Loin de lui offrir une bague de fiançailles, j'avais simplement voulu lui offrir un présent pour célébrer nos mois ensemble. Mais celui-ci perdait littéralement en valeur. Il ne m'était d'aucune utilité et je n'avais personne d'autre à qui le donner. Il lui appartenait à la seconde où je l'avais vu et elle était libre d'en faire n'importe quoi. S'il devait finir à la poubelle, cela n'était plus de mon ressort. Aussi, après avoir pris mon courage a deux mains, je me suis approché suffisamment de son lit pour déposer un baiser sur son front. Elle aurait pu me repousser, m'envoyait balader, mais à aucun moment elle ne l'avait fait. Voilà, la dernière fois où je pouvais me permettre de la toucher, sentir son parfum avant d'effacer son sourire et tout ce qui m'avait jusqu'à présent donné une raison de croire à ce foutu destin. Après quoi, il ne me restait plus qu'à simplement tourner les talons. Mais, sa main agrippa à la mienne, la serrant légèrement comme une demande silencieuse de ne pas partir comme ça. Ce qui était bien plus dur en m'infligeant cela. Et pour la dernière fois, je brisais ce silence, mais certainement pas de la manière dont elle l'espérait.

« Tu as raison. Peut-être qu'au final ta vie avec moi ne t'aurait guère apporté grand-chose. Je ne suis qu'un ancien gigolo qui trime encore dans son boulot de flic et qui se tape les mêmes colocataires depuis des années. Rien de quoi faire rêver. Il n'y avait aucune certitude sur le fait d'avoir un jour, une grande maison et trois enfants qui courent dans le jardin. Et pourtant, je serais allé sans aucun doute au-delà de mes craintes pour t'offrir ce que tu méritais. Non pas pour te faire plaisir, mais tout simplement ce que je voulais imaginer avec celle qui allait partageait ma vie. Mais à quoi bon, hein ? Si clairement, tu ne voulais plus de moi parce que tes sentiments n'étaient plus-là, tu pouvais me le dire. Certes, je n'aurais pas sauté de joie. Mais, à la différence… J'aurais compris. Je ne vais pas me battre avec toi pour savoir qui aura le fin mot de l’histoire, qui avait raison et qui avait tort. Tout ce que j’ai toujours voulu, c’est que tu sois heureuse. Alors, si ça doit être avec lui, je n’irais pas mettre entre vous. Mais comprend bien une chose. Tu as fait ce choix, je ne doute pas qu’il t’ait forcé et je ne suis pas quelqu’un qu’on peut s’amuser à reprendre et jeter comme une vieille chemise. J’amènerais tout ce qui est à toi à ton majordome avant ton départ et après ça… Je ne veux plus entendre parler de toi, ni même te voir devant ma porte. Je t’ai sincèrement aimé Clélia. Et il se peut que je t’aimerais toujours. »

Un simple “au revoir” fut vaguement glissé avant de quitter sa main, puis la chambre. Son nouvel amant m’attendait d’un pied ferme de l’autre côté. J’aurais pu le cogner suffisamment fort pour lui briser le nez et le mettre K.O durant un bon moment. Ce n’est pas l’envie qui me manquait. Mais, je me suis abstenu. Il n’en valait pas la peine que je me salisse pour lui.
Même, en sortant de l'hôpital, j’avais encore du mal à réaliser l’ampleur de la situation. Pourtant, je me suis mis à pleurer. Et plus les larmes coulaient, plus la haine et la colère a fini par me revenir dessus. Ce n’était même plus elle que je détestais, mais simplement moi.
Moi pour avoir réussi à merde pour la deuxième fois.
L’amour n’est pas compliqué, c’est tout bonnement quelque chose de cruel.  

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'


   


L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
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