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 Il n'est pas encore l'heure / Exuld

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Elementis
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Zeraya MerwynElementisMessages : 28
Date d'inscription : 04/09/2017


MessageSujet: Il n'est pas encore l'heure / Exuld    Mar 14 Nov - 21:06

Zeraya marchait dans la forêt, ressassant les évènements qu’il avait vécu ces derniers jours. Enfin libéré de l’emprise qu’avait son pouvoir sur son esprit, il redécouvrait le monde avec un œil nouveau. Il s’interrogeait particulièrement sur sa capacité à percevoir l’énergie qui l’entourait. Est-ce que tout le monde ressentait le monde comme il le ressentait lui, comme un ensemble d’énergies qui émanent et qui s’entrechoquent ? Il n’avait jamais entendu de pareil chose. Peut-être était-il le seul à être aussi sensible. Mais alors pourquoi ? Il avait conscience que son propre pouvoir y était intimement liée. S’il se concentrait, il pouvait sentir toutes ses fluctuations de magie pure. Si quelqu’un d’autre était aussi ouvert à ces énergies, Zeraya devait paraître comme un phare éclatant au milieu des autres tant son énergie rayonnait.

Le jeune homme s’adossa à un arbre pour se concentrer. Abaissant ses dernières barrières mentales, il ouvrit timidement son esprit au monde qui l’entourait.

Pour son esprit, les arbres de cette forêt possédaient une vie spectrale quasi animale, comme s'ils avaient acquis une sorte de conscience par la seule vertu de leur âge ; mais c'était la conscience du vaste monde de la lumière, de l'humidité, de la terre et de l'air : ils ne s'intéressaient nullement à sa présence et, l'après-midi venu, il avait le sentiment de n'avoir pas plus d'importance qu'une fourmi. Il n'aurait jamais imaginé être un jour dédaigné par un arbre. Il comprit alors l’étendu du pouvoir qui lui avait été accordé. Il était fasciné par cette expérience. Calmement, comme bercé, il se laissait guider par les douces émanations des arbres. Le jeune homme oubliait toutes ses craintes et ses problèmes et se plongea dans cet océan serein. Il ne ressentait plus son corps mais atteignait, en cet instant auquel il n’aurait pas su associer de durée, un état de plénitude apaisante. Une paix qu’il n’avait jamais connue l’habitait.

Venant troubler sa quiétude, une entité vint toucher son esprit... Zeraya la repoussa, comme une mouche agaçante. Il ne se demandait pas même qui était-ce. Il était ici et rien d’autre n’avait d’importance. Sa réaction eut l’effet désiré, le fin filament qui les reliaient se rompu et il replongea dans ce profond sommeil flegmatique.
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Exuld DrakerzUnité GhostMessages : 52
Date d'inscription : 02/09/2017


MessageSujet: Re: Il n'est pas encore l'heure / Exuld    Mar 14 Nov - 21:32

Exuld
Drakerz


「 Il n'est pas encore l'heure 」
Après une dure journée de travail, je rentrais chez moi. Soudain, il m’a semblé entendre une voix, une voix familière… une voix suppliante. Sans mot précis, mais j’avais l’impression qu’il s’agissait d’une demande. Je ne percevais rien avec certitude. Je reconnus cette douce voix. Une voix perdue depuis longtemps. Je ne bougeais pas plus qu’une statue. Lentement, je pivotais pour découvrir Irelia, debout au milieu des passants, immobile. Nul ne fit geste dans la direction de l’autre, nul ne parla. Je croisais son regard et j’y vis une résignation teintée de fatalisme. Les passants ne lui accordaient pas la moindre importance, pas le moindre regard. Elle portait les mêmes habits que le jour où elle m’avait quittée. Une fleur de sang tâchait ses vêtements là où elle avait été blessée. Son regard me transperçait.

-Irelia ? Avais-je murmuré Que t’a-t-on fait ?

Ses yeux se braquèrent aussitôt sur les miens et je tombais à genoux près d’elle. J’avais la respiration hachée. Elle prit ma main. D’une voix douce, en s’adressant plus à elle-même qu’à moi, elle dit :

-Ce qu’on m’a fait Exuld ? Grands dieux, et toi, que t’a-t-on fait pour te marquer ainsi ? Que m’est-il arrivé pour que je ne te reconnaisse pas du premier regard ?

Hésitants, ses doigts frais caressèrent mon visage. Elle posa soudain son front contre le mien.

-Quand je pense combien tu étais beau ! chuchota-t-elle d’une voix brisée avant de se taire.

Elle ne parlait pas de la beauté physique et je le savais. Elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. J’avais tué, voilà ce qui m’étais arrivé. Elle se redressa soudain, s’éclaircit la gorge, puis s’essuya les yeux de sa manche en un geste enfantin qui acheva de m’émouvoir.

-Tu as changé, murmura-t-elle.

Je pris une profonde inspiration et me ressaisis.

-Ah ? oui, sans doute. Comment en aurait-il été autrement ? Je te croyais morte et ma vie anéantie. Et aujourd’hui, te vois revenue en même temps que le but de mon existence… Quand j’ai ouvert les yeux sur toi, j’ai cru que mon cœur allait cesser de battre, que la folie avait fini par me gagner ; et puis tu as prononcé mon nom. J’ai changé, dis-tu ? Plus que tu ne l’imagines. Ce soir, je me reconnais à peine moi-même.

Jamais je n’avais parlé ainsi à tort et à travers. Je repris mon souffle, mais ma voix se brisa sur les paroles suivantes :

-Pendant sept ans je t’ai cru morte, Irelia. Pendant sept longues années !

Délicatement, Irelia caressa ma joue :

-Je suis morte, Exuld, je suis morte. Le temps presse, suis-moi.

Et avant que je n’aie pu contester, elle se faufilait à toute allure entre les différentes ruelles du quartier. Je m’élançais à sa suite sans perdre plus de temps.
Après une course effrénée à travers la ville, elle me conduisit dans la forêt Silva. Haletant, je m’arrêtais à sa suite dans une petite clairière qu’éclairaient les derniers rayons du soleil couchant. Sans parler, elle me désigna un homme adossé à un arbre, immobile et pâle comme la neige. Je m’approchais de lui à pas lents. Au fur et à mesure que la distance entre nous deux se réduisait, je me résignais. Cet homme était mort, il ne montrait plus aucun signe de vie. Garder une telle immobilité n’est possible que pour un corps inerte. Sa poitrine ne se soulevait même pas. La voix de ma sœur résonna dans ma tête : « sauve-le ». Alors que je me retournai vers elle, elle avait disparu. Stupéfait, je me penchais tout de même vers le cadavre pour tâter son pouls. Son cœur ne battait plus. Je gardais ma main en place quelques instants pour en être certain et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris la lenteur à laquelle battait son cœur et la faiblesse de la pulsation. Soudain, tout s’arrêta. Avec précipitation, je déchirais les vêtements qui couvrait son torse et appliquait ma main en contact avec sa peau glaciale. Alarmé, je ne pris pas le temps de vérifier la position exacte de mon placement et je projetais une décharge puissante. Le corps tressaillit mais il ne revint pas à lui. Sans perdre plus de temps, je renvoyais une décharge, plus puissante cette fois-ci. Lentement, il ouvrit ses yeux bleus sur moi.
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Elementis
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Zeraya MerwynElementisMessages : 28
Date d'inscription : 04/09/2017


MessageSujet: Re: Il n'est pas encore l'heure / Exuld    Dim 19 Nov - 21:28

Zeraya ne se souciait plus de rien. Il n’avait plus besoin de rien. Soudain, il sentit un faible tiraillement qui le tira de cette léthargie. Sans en être pourtant revenu à la réalité, il commençait à ressentir une légère sensation de froid. Le tiraillement revint, cette fois de manière plus puissante, et il fut de retour dans son corps.
Il reprit ses esprits. Le soleil était bas dans le ciel. Il avait pourtant l’impression de n’avoir passé que quelques minutes à exercer cette expérience. Ouvrant les yeux, il aperçut devant lui un homme aux cheveux noirs, la main tendue dans sa direction. Ce devait être celui qui l'avait tiré de sa transe. Zeraya était désorienté et gelé. Il avait froid. Sa chemise était d’ailleurs déchirée. Il resta silencieux quelques instants, étourdit, puis d’une voix rauque il dit :

-Merci.

Il comprenait maintenant, tout cela aurait pu le tuer, son âme aurait pu se séparer de son corps. Que ce serait-il passé alors ? Zeraya préférait l’ignorer. Levant les yeux vers son sauveur, il lui adressa un sourire reconnaissant. Puis il se releva prudemment et sentit des crampes. Il était resté immobile trop longtemps. De ce fait, il avait aussi extrêmement faim. Titubant, il parvint à faire quelques pas. Rentrer chez lui allait lui prendre longtemps. Levant les yeux au ciel, il aperçut les premières étoiles qui apparaissaient. Leur froide lueur éclairait la clairière. Il ne lui restait plus qu’à espérer que personne ne l’attaque en chemin. Quederla n’est pas une ville sûre la nuit. Ni le jour d’ailleurs. Il avait encore l’esprit embrumé et ne désirait plus que rentrer et s’étendre sur son lit afin de remettre les choses au clair.

-Merci de m’avoir aidé, je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

Et il s’engagea sur le chemin du retour, épuisé, affamé et glacé.
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MessageSujet: Re: Il n'est pas encore l'heure / Exuld    

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Il n'est pas encore l'heure / Exuld
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