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 Des maux et des mots | Big

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Laelyss ReissMessages : 984
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Des maux et des mots | Big    Ven 30 Mar - 17:02


La nuit commençait à tomber, les rues devenaient plus calmes et les quelques commerçants présents dans le quartier prirent la décision d'éteindre petit à petit leurs lumières. Bientôt, seule la devanture de la pâtisserie accompagnerait les lampadaires pendant encore un temps avant que celle-ci ne disparaisse aussi. Il était temps de fermer boutique et de rentrer à la maison.

La journée n'avait pas été mauvaise, les clients furent au rendez-vous maintenant qu'un semblant de calme et de tranquillité avait retrouvé sa place et que les beaux jours du printemps faisait leur apparition. Il y avait les nouvelles têtes et les habitués qui avaient affiché un sourire de satisfaction à la vue de la rouquine derrière le comptoir. Oui, Lae était revenue de ses congés maternités en reprenant du poil de la bête.

      Le chemin avait été long et sinueux, mais elle avait durement retrouvé sa confiance en soi tout en ayant fait disparaître l’angoisse et la peur qui l’avait habité à la venue de la petite Winter. Comprenant enfin qu’être maman c’était quelque chose qui n’était pas inné et qui s’apprenait de jour en jour, quand bien même elle n’avait pas à se plaindre de l’éducation fournie à Kenji, jamais elle n’avait eu à affronter cela depuis le début. Une expérience qui avait failli lui coûter beaucoup tant elle se pensait capable de tout surmonter seule sans avoir à demander un simple coup de main. Néanmoins, elle avait fini par comprendre que déléguer n’était pas une mauvaise chose et que ça ne faisait pas d’elle une personne immonde. Avec un peu de temps, la demoiselle avait fini par trouver la note idéale pour coordonner vie de famille et travail. Et maintenant, elle se sentait capable de gérer comme elle avait toujours gérez-le rester. Sans abuser et se tuer à la tâche, quelques heures entrent ici et là, une fermeture de temps à autre et de quoi ne pas revenir trop tard pour prendre la relève du baby-sitter – oui elle avait décidé que ce serait un homme, étrangement les jeunes filles qui cherchaient à se faire quatre sous lui paraissait bien trop immature pour confier la garde de la prunelle de ses yeux et, jusqu’à preuve du contraire Benoît avait été excellent durant ses deux derniers mois.
Ce furent les conditions pour retourner dans les boutiques. Hors de question de travailler à plein temps et de louper les moments importants de Winter, mais il fallait bien que le marché continue de tourner.

      Laelyss plia son tablier avant de le ranger à sa place initiale, elle vérifia une dernière fois que la cuisine était bien éteinte, que les ingrédients étaient bien à leur place et que la commande du lendemain était bien en évidence pour que personne ne l'oublie. Elle était sur le point de se rendre au vestiaire pour récupérer son sac quand la clochette de la porte se fit entendre. Encore un qui voulait très certainement prendre une commande de dernière minute alors que l'heure de fermeture était dépassée. Ses talons résonnèrent au loin alors qu'elle s'empressa de rejoindre le devant de la pâtisserie, suivi de sa voix qui intercepta l'individu.

Bonsoir, je suis désolée, mais la pâtisserie est fermée. Vous pouvez repasser demain, sauf s’il vous fallait une commande indispensable, je peux faire une exception ?

Légère exception, mais elle ne pouvait dire non si cela relevait d'une question de vie ou de mort dans un terme culinaire. Quelque peu exagéré, mais elle était bien trop gentille pour dire totalement non ce qui la perdra très certainement un jour. L'homme prit le temps de faire un tour des lieux du regard. Il était imposant de sa posture et par sa taille, l'âge semblait l'avoir rattrapé mais, cela n'empêcha pas à l'élégance se dégageait de lui, même aussi bien caché sous un grand manteau, il marchait avec une canne qui donnait l'impression d'avoir été faite sur-mesure, il ne manquait plus que quelques diamants ici et là pour le prendre pour un Duc. Il reflétait le genre de client assez rare et pourtant le type parfait qui se croyait tout permis parce qu'il avait les moyens. Le genre intéressant pour les affaires, mais compliqué à satisfaire et de quoi mettre la patience à rude épreuve. Néanmoins, il n'avait pas l’attitude de l'homme qui allait passer commande et que celle-ci soit faite dans un temps imparti. Il prit la peine d'avancer un peu plus, souriant faiblement ce qui fit apparaître plusieurs rides sur les coins de ses yeux et s'appuya de ses deux mains sur sa canne.

À vrai dire, je ne viens pas pour commander. Mais pour discuter. Je m'appelle Arthur Rawlins. J'ose espérer que ce nom n'est pas inconnu.

Laelyss resta figé dans son sourire. Comme si l'espace d'un instant tout ce qui fut autour s'arrêta d'un coup net, même une mouche semblait inexistante. La surprise était de mise et elle se dut de cligner les yeux plusieurs fois avant d'arriver à formuler le moindre mot. Merde alors, il est encore en vie.

Pardonnez-moi, mais... vous êtes plutôt bien conservé pour un défunt.
Je pense que je n'en suis plus très loin. Puis-je m'asseoir, j'aimerais m'entretenir avec vous un moment.

Elle hocha simplement la tête.
Etre en face de son « beau-père » était pour le moins étrange. Il y avait un millier de questions qui se bousculaient dans sa tête et dont certaines se disputaient le choix d'être judicieuse ou non à poser. Laelyss eut la délicatesse de prendre un verre et de le remplir d'un peu d'eau avant de le rejoindre à sa table. Elle prit place prudemment comme si le moindre geste brusque pouvait le faire fuir ou disparaître telle une illusion, et fit glisser le verre dans sa direction tout en prenant le temps de l'étudier, comme ce qu'il avait sûrement dû faire à son égard. Il était facile de retrouver chez lui des traits appartenant à Bigby et en même temps elle y voyait une large différence comme si ce n'était qu'un parfait inconnu.

Je ne suis guère étonné qu'il ait parlé de moi en tant que mort, reprit-il, j'aurais probablement fait la même chose à sa place, ou au moins, d'une manière plus subtile, ce n'est pas son point fort.

Arthur lâcha un petit rire et Lae se dit que sur ce point, il était loin d'avoir tort. La subtilité n'était l'un des points forts qui caractérisaient son compagnon.

Je n'ai pas toujours été en accord avec ses choix, mais je dois bien lui reconnaître celui-ci. Je n'ai rien à redire sur son goût en matière de femme. Il sait les choisir avec soin.
Merci... M-Monsieur Rawlins... balbutia-t-elle
Je vous en prie, vous pouvez m'appeler Arthur, après tout, nous sommes de la même famille.

Le mot « famille » eut un drôle d'effet, comme s'il sonnait faux, peut-être parce qu'elle ne l'avait jamais rencontré auparavant, peut-être parce que les histoires racontées sur lui étaient bien loin d'être aussi plaisant qu'un souvenir qu'on aime se faire d'un père et fils. Mais elle avait bien du mal à l'entrer dans l'équation de la famille, quand bien même elle serait la plus heureuse de partager cela, offrant a Winter la possibilité d'avoir un grand-père.

Je suis désolée, c'est assez étrange de vous voir là. Qui plus est, vous me paraissez bien loin du portrait qu'il a rédigé. Mais... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi soudainement, vous apparaissez. Pourquoi à moi particulièrement.
La question était là, pourquoi, il prit le temps de boire une gorgée, puis rectifia le tir rapidement :
Vous m'en voyez désolé de vous perturber autant. Néanmoins, j'arrive à un stade de ma vie, où les jours qui me restent ne sont pas les plus glorieux. J'ai vu et vécu beaucoup de choses. Et s'il s'avère que si, je devais quitter ce monde d'ici peu, j'aimerais revoir mon fils.

Eh bah merde alors, si elle s'était attendue à ça. Ses lèvres se rétractèrent légèrement laissant filer un faible « oh », à la fois désolante et compatissante. Ceci expliquant bien des choses et cela lui donnait de quoi imaginer les raisons de sa venue. Elle espérait se tromper, peut-être qu'il souhaitait simplement faire un don de bonne foi avant de disparaître comme ce qu'il avait fait jusqu'à présent ? Pourtant, elle resta campé sur sa première idée et l'exposa clairement, au pire il ne ferait que lui dire qu'elle avait faux sur toute la ligne.

Laissez-moi deviner, vous espérez passer par moi pour pouvoir revenir dans sa vie. J'imagine que vous vous êtes mis en tête qu'il m'écoutera bien plus, que si vous débarquez soudainement à sa porte ? Une tentative intéressante, mais qui est perdue d'avance.
Belle, intelligente et qui ne se démonte pas. J'ai peut-être réussi à lui apprendre comment choisir ses compagnes au final, au moins une victoire quelque part. Mais dites-moi donc pourquoi ceci serait perdu d'avance ?
Votre fils vous hait. Lâcha-t-elle simplement aussi neutre qu'un bonjour. Il vous hait suffisamment pour vous offrir une droite à la première occasion où il vous verra. Or, lui annonçait du but en blanc que vous êtes encore en vie et que vous désirez le revoir, ne vous fera que vous confrontez à un mur qu'il sera impossible de briser. Mais, si vous tenez tant que ça à goûter à sa poigne, autant s'y rendre dès maintenant.

Sa main désigna la porte comme si elle était prête à lui montrer qu'elle avait entièrement raison. Mais ça, il devait déjà s'en douter. Elle se permit de prendre un temps de réfléchir à la situation, ses doigts pianotaient le bord de la table, tandis que son regard était perdu dans les yeux de son beau-père. Elle se devait de peser le pour et le contre. Il était facile de comprendre sa situation, qui après plusieurs années de réflexion n'avaient pas envie d'effacer ses erreurs ? Quand bien même il était difficile d'effacer le poids du passé, rien n'empêcher d'aller de l'avant en repartant d'un bon pied.

Écoutez, commença-t-elle avec toute la compassion du monde, je comprends que vous ayez envie de le revoir, de remettre les pièces en ordre, c'est légitime aucun parent n'aimerais avoir des regrets face à son enfant. Mais... au-delà de son côté rancunier... j'ai sincèrement des doutes sur votre retour. Vous courez le risque de le perdre une deuxième fois s'il ferme la porte. Est-ce vraiment ce que vous voulez ?

N'était-ce pas un enjeu aussi risqué que ne rien faire, si ce n'était plus ? À sa place sûrement aurait-elle fait la même chose. Mais, ils étaient complètement différents, d'un monde différent. Et les raisons en allaient de paires. Peut-être que ce n'était qu'une question de ce racheter une bonne conscience avant de mourir, à moins que les sentiments ne soient entièrement sincères. Ça, seul Arthur le savait.

Je vois bien vos craintes à mon égard et, après ce qu'il a sûrement dû vous dire à mon sujet, je serais presque touché que vous ne me voyez pas comme un monstre. Cependant, j'ai quelque regret le concernant. Il est peut-être trop tard, certes, mais je peux me permettre d'essayer au moins une fois. Et comme vous l'avez si bien deviné, j'ai effectivement besoin de vous. J'ai pensé que nous pourrions organiser une rencontre partiellement à l'improviste, dans un lieu où il sera possible de discuter. Il sera peut-être moins enclin à faire un scandale devant tout un monde qui profite de son après-midi. Puis-je vous demandez votre soutien, s'il vous plaît ? J'ai conscience des risques, mais, il s'agit de mon fils.

Il avait de la suite dans les idées et il était loin de venir la voir les mains dans les poches. Laelyss grinça des dents alors qu'elle réfléchissait sur le fait de donner son aval. Bigby était heureux ainsi et elle s'en voudrait de venir gâcher ça. Mais en même temps, elle n'était pas dans sa tête, rien ne disait qu'il celui-ci ne pouvait pas lui manquer ne serait-ce qu'un petit peu. Où dans le cas contraire, peut-être que lui dire ses quatre vérités avant que ce ne soit trop tard soit aussi une bonne chose. L'un comme l'autre essayé n'était pas le problème, c'était les répercussions sur sa personne qui la dérangeait. Elle n'avait pas envie d'une dispute alors que tout allait bien dans leur vie. Et en même temps... Sa conscience lui en voudrait de ne pas avoir pris l'initiative au moins une fois. Qu'est-ce qu'elle risquait de pire à moins que celui-ci ne décide de lui faire la tête durant une semaine tout au plus ?

D'accord. Annonça-t-elle finalement vaincu par sa bonne volonté. Mais que les choses soient claires, s'il refuse de vous parler, je ne lui force pas la main. Ceci sera de son plein gré que cela vous plaise ou non. Ce que je compte bien respecter.
Évidemment. C'est une conclusion qui me convient. Que pensez-vous d'un café dans le quartier Lyctis ? Pourquoi pas demain ?


      Laelyss verrouilla la porte de la pâtisserie quarante minutes après. Au vue de l'heure, Benoît avait largement rendu les rênes de la maison au propriétaire et avec un peu de chance l'un ou l'autre avait pris de l'avance sur le fait de lui changer les couches. Un détail en moins avant la prochaine dans quelques heures.

Elle avait trouvé un compromis avec Arthur, un lieu de rendez-vous et une heure. Aux alentours de quatorze, ce qui lui permettait d'avoir un semblant de repas famille normale avant que les choses ne dérapent. Elle aurait voulu lui poser encore tant de question, mais ce n’était pas elle de le faire, mieux valait laisser le soin à Bigby de s’expliquer en bonne et due forme. Quand bien même elle n’avait pu tenir sa langue en lui demandant comment est-ce qu’il l’avait trouvé en sachant que c’était bien elle sa nouvelle compagne ? Après, celui-ci aurait pu être encore avec Blanche, à cela, Arthur avait répondu par un simple sourire. Soit ça restait un grand mystère.  
À aucun moment la rouquine n'avait énoncé le fait qu'il était grand-père. Il fallait déjà qu'elle se fasse à l'idée qu'il soit encore de ce monde avant d'apprendre les bonnes nouvelles. Et puis, mieux valait éviter les bonnes choses si tout ne se déroulait pas comme il le souhaitait. S'il s'imaginait pouvoir passer du temps avec elle alors que le premier concerné le lui interdisait, qui sait si son cœur – où Dieu sait quoi d’autre –  survivrait à un autre échec ? Hors de question d'avoir sa mort sur la conscience, elle était déjà bien remplie pour en ajouter davantage. Elle se permit un détour pour une petite course puis pressa le pas pour rejoindre sa maison. Maintenant que les réparations étaient terminées, c'était une joie de retrouver son toit et de dire au revoir au voisin de palier de l'hôtel qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Lui aussi semblait ravi de ne plus jamais avoir affaire à eux, quoi qu'il rase encore les murs en présence de Bigby. Sage décision.

Arrivée sur le perron de sa maison, elle eut à peine le temps de déverrouiller la porte d'entrée que Twistter lui fit part de sa joie d'être enfin arrivé. Au moins un qui ne perdait pas de temps à le faire savoir. Elle laissa ses affaires dans un coin, se débarrassa à vitesse grand V de ses talons pour sauter dans ses pantoufles - un soulagement sans nom qu'elle laissa échapper - puis partie rejoindre le petit bruit de gazouillis dans le salon. Winter en train de rire dans les bras de son père était un spectacle qui lui décrocha un grand sourire. De quoi lui faire oublier l'espace d'un instant la conversation quelque peu perturbant auparavant et comment elle allait devoir se dépatouillé avec ça.

Désolée pour le retard. Mais, pour me faire pardonner, j'ai trouvé ça.

Elle sortit de sa poche un paquet de cigarettes, le brandit fièrement comme s'il s'agissait de l'épée Excalibur, puis le déposa sur la table basse. Elle enjamba Praline qui avait trouvé bonheur en jouant avec la chaussure de Bigby et s'installa près d'eux. Déposant une bise sur la joue du dernier, ses doigts partirent caresser les petits cheveux de la première.

Ça va vous deux ? Tout s'est bien passé aujourd'hui, avec Benoît y compris.




~L Y S~



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Bigby RawlinsMessages : 1102
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MessageSujet: Re: Des maux et des mots | Big    Dim 10 Juin - 20:00

Des maux et des mots
« Doucement avec ton museau, Sharp. C'est pas un filet de bœuf. »

Quand on a la gueule plus grande qu'un bébé de quelques mois, c'est toujours difficile de doser sa force face à tant de fragilité. Assis devant le canapé et nous, le loup qui trône au milieu du salon inspecte longuement la très petite créature que je lui présente. Ce n'est pas la première qu'il rencontre, mais il faut veiller malgré tout à ce qu'il se familiarise un maximum avec celle-ci, ce que j'avais tendance à faire dès que je disposais d'un tant soit peu de temps libre, et surtout seul. Je ne suis pas entièrement convaincu que la maman serait à l'aise de voir la chair de sa chair se faire renifler et pousser du bout du museau par un loup dix fois plus grand qu'elle ; même si j'ai bien l'intention de les faire jouer ensemble aussi souvent que possible pour qu'il finisse par développer autant d'instinct de protection à son égard qu'il en avait fait pour Luna. Une louve aurait immédiatement eu cet élan maternel, mais pour un mâle, il s'agit de lui induire ce comportement de manière plus progressive, en introduisant Winter dans cette sphère comme le serait un louveteau. L'avantage étant que Sharp en avait déjà fait l'expérience et qu'il ne lui faudrait pas bien longtemps avant de l'adopter pour de bon. De toute façon, tant que je supervise le tout, rien ne peut arriver à la petite.

L'odeur de Laelyss approchant, je m'empresse de faire disparaître le loup noir du milieu et me replace au fond du canapé comme si de rien était, Winter sautillant sur mes genoux en attendant que la rouquine passe la porte et vienne nous rejoindre. Pour le coup, et bien que je n'avais pas spécialement prêté attention à l'heure jusque-là, elle était rentrée assez tardivement au bercail. Arriver avant elle à la maison était plutôt rare, car même avec ses multiples commerces à gérer, elle avait fini par trouver un bon équilibre dans l'organisation de son emploi du temps, avec l'aide supplémentaire et non négligeable du baby-sitter. Le frottement des pantoufles sur le sol annonça ensuite sa venue dans le salon :

« Désolée pour le retard. Mais, pour me faire pardonner, j'ai trouvé ça. »

À la vue du paquet de cigarettes neuf, je pris les minuscules poignets de Winter entre mes doigts afin de lui faire faire une holà victorieuse. Gloire à mon cancer si tendrement entretenu d'ici qu'il se manifeste enfin ! En humant le parfum de ma douce, dans un mélange de sa personne et d'une pointe de sucré, je captai une odeur qui me rappelait quelque chose de trop vague pour m'en faire une idée, aussi je m'attardai plutôt sur les nouvelles qu'elle désirait prendre de notre petit duo en l'attente de son retour.

« Il se trouve que nous étions dans une intense réflexion sur le morceau de Winter que j'allais manger pour le dîner, j'hésite encore entre ce petit bras qui dépasse ou bien cette jambe toute potelée. »

Tout en manipulant les membres en question, je me penchai en avant pour venir mordiller le mollet de la fillette par-dessus sa grenouillère, sous les gloussements et de vaines tentatives d'échapper à ma faim dévorante. Nulle petite main ne saurait me tenir tête, mais exceptionnellement, je laissais celle-là me repousser gentiment et en profitai ensuite pour me remettre droit. C'est vrai que le baby-sitter était parti depuis longtemps, et Laelyss n'avait donc pas eu droit à son compte-rendu sur les faits et activités trépidantes de la journée. Honnêtement, du moment qu'il ne soit rien arrivé et qu'elle se porte bien, je ne m'attarde pas réellement sur les jeux qu'ils ont pu faire ou les éventuelles bêtises de Winter. Asseyant cette dernière correctement sur mes genoux avant qu'elle ne roule et n'en tombe, j'ajoutai à l'attention de Lys :

« Rien à déclarer pour Benoît, même si je pense que le môme ne s'attendait pas à ce que ce soit moi qui rentre le premier : il a fait un bond de deux mètres avec sa bière quand je me suis faufilé derrière lui. C'est pourtant pas faute de l'avoir encouragé plus d'une fois à se servir dans le frigo à la fin de sa journée. Enfin, tout ça pour dire qu'il aura une chemise à me rendre. »

Pire qu'un gamin pris la main dans le sac, bien qu'avec la vingtaine passée. Allez savoir pourquoi, il restait assez coincé en ma présence comme s'il craignait de faire une connerie. On sait tous pourtant que je suis une vraie petite crème, n'est-ce pas ? La bière renversée partout avait au moins eût pour effet bénéfique d'amuser la petite pendant un temps, tandis que le pauvre Benoît s'était dépêché de passer la serpillère sans même oser me réclamer un change, histoire de ne pas rentrer trempé et puant le fût de bière. Toutes ces terribles mésaventures parce que la maîtresse de maison était rentrée plus tard que prévu, un point dont je voulais notamment m'assurer qu'il ne présage rien d'ennuyeux ; quoi que la concernée ne laissait rien paraître de tel pour le moment.

« C'est pas mon genre de chipoter des clopes gratuites, mais j'imagine que ce n'est pas à cause d'elles que tu as autant de retard. Ne me dis pas que tu as encore eu un client de dernière minute ? Il faudrait vraiment que tu apprennes à leur dire de repasser à une heure convenable, personne ne va crever pour un gâteau remis à plus tard. »



« Je vous grogne dessus en sienna »

* I can't go to hell.
* I'm all out of vacation days.










Dernière édition par Bigby Rawlins le Mer 20 Juin - 20:21, édité 1 fois
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Laelyss ReissMessages : 984
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MessageSujet: Re: Des maux et des mots | Big    Lun 11 Juin - 1:16


Mot & Maux

C'estl à où ça commence et où ça ne fini jamais

Elle aimait connaitre les détails des journées manquaient avec sa fille. Même le petit rire échappé pour avoir renversé une fourchette au sol, c’était comme pour se rassurer qu’elle ne fût pas si mauvaise à louper quelques heures loin d’elle. Rattrapant par un résumé ce qui avait était au programme comme si elle avait été là. Ce qui n’était pas forcément au gout de tout le monde, mais elle avait besoin de sa pour se tenir bien. De quoi ne pas trop compter sur les détails de son compagnon qui se contentait réellement de l’essentiel. Ce qui lui semblait perturbant, mais peut-être pas tant que ça.
Laelyss observa la scène entre sa fille et son père et apprécia le moment aussi habituel soit il. De son petit rire enfantin à sa vaine tentative de l’éloigner des parties de son corps qu’il désirait croquer. Combien de fois n’avait-elle pas déjà essayer de la manger entièrement à son tour ? En particulier ses petites joues toutes roses qu’elle aimait tant.

Elle écouta finalement le récit de la journée, tandis qu’elle tenta vainement en parallèle de sauver la chaussure qui avait roulé à ses pieds entre les griffes de son chat. Vainement, car, une fois entre les mains, elle renvoya les lacets vers elle en les agitants dans tous les sens. C’est une vielle paire, ce n’est pas bien grave si elle souffre un peu plus de son état actuel. Ce qui n’était pas le cas du pauvre Benoit. « Il n’y a que toi pour faire peur à se pauvre garçon. » Décidément, il n’y avait que lui – parmi tant d’autre, mais lui principalement – pour ne jamais se détendre en sa présence. Avouons aussi qu’il n’était pas facile de savoir si Bigby était réellement tendre dans un bon jour ou dans un mauvais. Néanmoins, si le jeune homme avait finalement craqué pour prendre une bière, c’est qu’il commençait à se sentir à l’aise avec la petite famille. Quoique Laelyss ne l’avait jamais vraiment trouvé si renfermé et distant. Quoiqu’il en soit, cette dernière ne pu échapper à la fameuse question qu’elle redoutait en sortant du boulot. Et au vu de l’heure il aurait été difficile de ne pas en faire mention ne serait-ce qu’une fois. Le fait était là, mais elle ne désirait pas gâcher sa petite soirée avec cette nouvelle. Les choses risquaient déjà d’être compliqué le lendemain et encore lui fallait-elle une bonne raison pour l’emmener jusque-là. Cela n’en valait pas la peine d’en ajouter une couche. Qui plus est, avant que les choses ne le reviennent dessus, autant profiter de ce moment paisible.

Alors, sans réellement chercher à mentir elle haussa négligemment les épaules et répondit de manière la plus honnête et la plus neutre qui puisse exister :

« Qu’est-ce que tu en sais ? Si les clients venaient à faire une crise cardiaque parce que je n’ai pas pu les aider, ce serait très mauvais pour notre karma. Et tu aurais ça sur ta conscience. Elle se pencha sur le nez de sa fille et le frotta légèrement avec le sien. N’est-ce pas Winter ? Papa aura un mauvais Karma à ne pas vouloir laisser maman travailler.  »

Trouver du soutien auprès de celle-ci qui ne peut pas argumenter le débat ? Évidemment. De plus, son petit sourire en disait suffisamment long pour le prendre pour accord à ses dires. Mais, elle voulait bien admettre qu’il n’avait pas entièrement tort. Pas entièrement, mais un petit peu quand même. Pour la forme.

« Je sais, je sais, je suis trop gentille, c’est un vilain défaut. Mais … c’est l’une des nombreuses raisons qui font que tu m’aimes, non ?  Demanda-t-elle en s’approchant doucement pour lui voler un baiser… En plus du fait que je sois intelligente et irrésistiblement séduisante et la femme de ta vie pour qui tu ne peux pas dire non ? Ose dire le contraire »

Rien que ça ? Oui, rien que ça. Après tout, sur tous ces points – en plus des nombreux autres non cité – il devait n’en avoir qu’un légèrement excessif. Ou peut-être que deux qui sait. Elle se mit légèrement à rire et déposa un autre baisé sur ses lèvres avant de reculer dans le fond du canapé.

Elle était trop gentille avec les clients, ça elle le savait déjà, néanmoins il fallait voir le bon coté des choses et en tirait quelque peu profit ; en général c’étaient les retardataires qui n’avaient pas peur de payer le prix fort avec supplément d’honoraire. De ce fait, cela ajoutait à leur retraite et aux futures études de Winter une belle économie. Un bon moyen de penser à tout. Quand bien même, la petite fille était encore bien loin des cours et de la majorité, elle la voyait déjà faire de grandes études. Qu’importe le domaine du moment qu’elle en ressortait diplômer avec l’obligation de poursuivre son rêve ailleurs. Simplement de quoi s’assurer qu’elle ne passerait pas toute sa vie à Quederla et ses rues peu fréquentables. C’était un bon moyen de la « chasser » comme tous les parents, mais avec des raisons bien plus compréhensive. Quoi que Laelyss espérait aussi ne pas finir ses jours dans cette ville. Autant profiter de cette fameuse retraite pour partir loin. Suffisamment loin pour que le simple nom « Quederla » soit inconnu de tous. Que de beau rêve, qui avait un faible pourcentage de se réaliser.

Winter abandonna progressivement son petit visage d’ange pour laisser place à des sanglots qui se transformèrent bien rapidement en pleurs stridents. Un petit coup d’œil à sa montre et Laelyss sourit en se levant, partant dans la cuisine. A force, cette petite était réglé comme une horloge et, comme toute bonne mère qui se respecte, elle différenciait les cries alarmant d’une couche pleine à celle d’un début de faim. Elle attrapa un torchon le plaçant sur son épaule, puis, en revenant auprès de sa petite famille, elle attacha le bavoir autour du cou de sa fille, déboutonna ensuite son chemisier de soi avant de la prendre entre ses bras. S’adossant convenablement, elle laissa Winter manger, cessant ainsi les petits pleurent qui s’échappaient. Voilà ce que mademoiselle réclamait à en faire saigner les oreilles.

« Dis-moi mon coeur, comme tu ne bosses pas demain et que j’ai pris ma journée, est-ce que ça te tente de manger en ville ? J’ai une envie de malbouffe qui me poursuit depuis quelques jours… des frites bien grasse que je n’aurais pas eu à éplucher... Pas de vaisselle… Le pied. On pourrait aussi profiter du début de l’été pour se balader avant que le soleil ne soit trop violent pour imaginer la sortir. Mmh ? »

@feat Bigby Répertorié le 25 Juin pour la logique
Awful



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Bigby RawlinsMessages : 1102
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MessageSujet: Re: Des maux et des mots | Big    Lun 25 Juin - 14:15

Des maux et des mots
En tout cas, personne de mentalement stable n'irait se jeter du haut de la falaise parce que la pâtisserie a l'audace de fermer ses portes une fois l'heure venue. Il ne manquerait plus qu'on assure un service de garde nocturne pour répondre aux envies tardives des camés du coin en manque sévère d'éclairs au chocolat. Certaines personnes sans gêne doivent penser que les professionnels vivent H24 dans leur commerce et n'ont clairement pas le moindre besoin autre que celui de servir la clientèle ; ou des abrutis finis, pour les nommer plus familièrement. Bien sûr, la rouquine ne manqua pas d'exagérer ses responsabilités vis-à-vis de ces retardataires, des fois que l'un d'eux viennent à lui claquer entre les doigts à l'annonce qu'aucun gâteau ne pouvait être préparé avant le lendemain. Non contente de se servir de Winter pour appuyer ses histoires farfelues de karma, elle me fit également porter le chapeau, ce à quoi je ne pouvais répliquer qu'avec un air faussement dramatique :

« Je crois qu'avec un peu de temps et d'effort, je devrais pouvoir surmonter la perte tragique d'inconnus à la santé bien trop fragile pour supporter un refus. »

Le soutien psychologique sera essentiel mais, au bout de ce parcours parsemé d'embuches, j'espère finir par retrouver un jour le goût de vivre et ce en dépit de mes péchés. Soit ça, soit je me contenterai de passer au-dessus des bêtises que peut me sortir Laelyss, le choix reste difficile à faire. Le pire dans tout ça, c'est probablement que je l'aime quand même et surtout lorsqu'elle s'amuse à me faire tourner en bourrique.

« Je sais, je sais, je suis trop gentille, c’est un vilain défaut. Mais… c’est l’une des nombreuses raisons qui font que tu m’aimes, non ? En plus du fait que je sois intelligente et irrésistiblement séduisante et la femme de ta vie pour qui tu ne peux pas dire non ? Ose dire le contraire.
- Forcément, quand on marche en terrain conquis... »

Elle en abuse assurément. Enfin, comme pour le chaton de noël, il arrive toujours un moment où elle obtiendra ce qu'elle veut de moi. Occupé à maltraiter une chaussure, l'animal en question se permettait une fois encore de faire des siennes sans recevoir de sermon. Pour sûr que s'il avait s'agit de Twister, ce pauvre bougre aurait déjà entendu son nom résonner dans les murs pour ses conneries. Un bien triste traitement de faveur de la part de celle qui ne peut se résoudre à crier sur sa précieuse Praline. Mais bon, du moment que ce n'est pas de ma godasse dont elle se délecte, je reste peu concerné d'ici qu'elle en vienne à décimer la population de chaussures de femme de la maison. Au milieu de ce génocide en préparation, les pleurs d'une malheureuse petite fille me ramenaient déjà dans le présent alors que sa mère venait prendre la relève pour s'occuper d'une grosse faim en approche. Tandis qu'elle s'attelait à la tâche, je décollai du canapé pour me rendre du côté cuisine, le temps de préparer un verre de limonade bien fraîche pour l'apporter ensuite sur la table basse devant elle. Voilà quelque chose que je ne peux clairement pas donner à Winter et ne voulant pas déranger ces demoiselles dans leur moment à elles, je me contente plutôt de passer derrière le canapé afin de masser un peu ses épaules.

« Dis-moi mon coeur, comme tu ne bosses pas demain et que j’ai pris ma journée, est-ce que ça te tente de manger en ville ? J’ai une envie de malbouffe qui me poursuit depuis quelques jours… des frites bien grasses que je n’aurai pas eu à éplucher... Pas de vaisselle… Le pied. On pourrait aussi profiter du début de l’été pour se balader avant que le soleil ne soit trop violent pour imaginer la sortir. Mmh ? »

C'est vrai que nous n'avions pas énormément de journées entières à passer ensemble ces derniers temps entre le travail, le bébé et les responsabilités liées aux Domae, suite à l'alliance inattendue du Gouvernement et de l'Ordre, sans compter l'enquête suivant le cambriolage de la boutique d'antiquités. Autant d'événements dont on pourrait prendre ne serait-ce qu'une journée de vacances pour ne plus y penser, à ne se préoccuper que de nous, pour une fois que nos emplois du temps sont en parfait alignement. Autant profiter de ce privilège pour passer un bon moment en famille, et pourquoi pas mettre Laelyss en boîte dans la foulée :

« Oh là, "malbouffe" et "été" dans la même phrase ? Je me souviens de quelqu'un qui n'osait plus enfiler son bikini juste après l'accouchement. Tu es sûre de vouloir remettre ta jolie silhouette en péril ? »

Pas facile d'arborer fièrement un maillot de bain 2 pièces quelques semaines à peine après la naissance du bébé, du moins pas avant d'avoir perdu le surplus de kilos de grossesse ainsi que cette dépression post natale ; ni l'un ni l'autre ne l'aidait vraiment à se sentir resplendissante pour se pavaner gaiement sur la plage en assumant ses formes -ce n'est pourtant pas faute de l'avoir pourrie de compliments pour la rassurer-. Enfin, une petite pique de temps en temps, ça ne fait de mal à personne si ce n'est à mon karma, déjà mal en point d'après la rouquine dans tous les cas. De toute façon, aucun bourrelet ne saurait gâcher son physique, c'est même à se demander si la grossesse a réellement eu lieu ou si le bébé ne lui est pas directement arrivé dans les bras sans le moindre encombre.

« Une petite balade en famille, ça me dit bien. On pourrait marcher un peu sur la plage ensuite pour digérer tranquillement. Comme ça, maman aura la possibilité de brûler les calories en trop. »

Et en plus, ça profite des mains prises de sa douce pour ne pas risquer de s'en prendre une en retour, c'en est presque déloyal et même Winter en conviendrait. M'excusant donc au détour d'un baiser sur sa nuque, je me décale ensuite pour m'accouder sur le dossier du canapé et me pencher sur la petite. Les températures ne sont pas encore excessives au point de la couvrir au maximum pour la garder au frais, et elle se tient relativement bien en public pour pouvoir nous accompagner tout en évitant les grosses crises de nerfs et de larmes. Qui sait, peut-être qu'elle aussi aura droit à une petite part de malbouffe à titre exceptionnel.

« Où est-ce que tu aurais envie d'aller manger ? »



« Je vous grogne dessus en sienna »

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Laelyss ReissMessages : 984
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MessageSujet: Re: Des maux et des mots | Big    Mar 26 Juin - 20:00


Mot & Maux

C'estl à où ça commence et où ça ne fini jamais

C’est ce qu’elle craignait, un été trop « violent » pour la peau fragile de Winter. Pour le peu qu’elle avait profiter du premier avec les difficultés qu’avaient eu sa mère, autant se rattraper sur celui-là. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer le pire. Un coup de soleil, un coup de chaud… quoique ce soit qui la forcerait à prendre ses affaires pour courir directement à l’hôpital. Mais c’était se faire du souci pour rien, parce qu’il s’agissait du premier enfant qu’elle avait porté, elle avait peur de beaucoup de choses quand cela la concernait. Ce qui n’était pas du cas de Bigby qui semblait déjà emballer par la nouvelle. Passer une journée ensemble en famille était l’idéal. Enfin, à quelques détails près si elle retirait toute cette pluie de piques qui tombaient sur le haut de sa tête. « Ho toi, si je n’avais pas les mains prises… » Qu’est-ce qu’elle lui ferait ? Peut-être une petite tape sur l’épaule à moins qu’un tour direct dans la piscine ne soit une solution tout aussi convaincante. C’est une idée qu’elle nota pour plus tard, ceci pouvait toujours servir après tout. Et même le massage et un baiser en nuque ne pouvait y changer grand-chose. Etait-ce une vengeance contre son histoire de karma ? Possible, certainement bien mérité, mais elle le prenait suffisamment bien en rigolade pour réellement y accorder plus de temps. Et puis, les petits bourrelets de grosses avaient disparu ; une fois qu’il était possible de tout coïncidé sans trop d’encombre le sport avait vite refait surface dans son petit train-train quotidien. Selon Laelyss, ils en restaient encore, ceci aurait était bien trop simple de tout perdre en si peu de temps, mais quand bien même elle avait repris une taille aussi proche de celui d’un mannequin, ça ne semblait pas suffisant. Rien ne semblait suffisant d’ailleurs depuis l’arrivé de Winter, au grand désespoir de son compagnon.

« Tu te souviens de Bay Sydala ? On avait fait un partenariat pendant les fêtes. Comme elle tient un petit restaurant, je me suis dit que ce serait sympa dit manger au moins une fois. Et puis elle est adorable, autant en profiter»

Sympa, oui, mais jusqu’à quel point ? Avant ou bien après l’arrivée du père ? Telle était la grande question. Un soupir pour elle-même s’échappa de ses lèvres et elle chassa cette pensé aussi loin que possible. Hors de question qu’il lui gâche entièrement sa journée. Un problème à gérer qui pour le moment n’était pas dans les priorités. Et puis, elle avait réellement envie de manger chez elle, au moins une fois, car elle n’avait pas pris le temps depuis la création de leur partenariat et que ce serait assez dommage de ne pas connaitre la gamme entière de ses collaborateurs. De plus, là au moins elle était sûr de trouver les frittes qui lui donnait envie. Ce qui lui fit répondre, sur un petit ton joueur :

« Je te suis très reconnaissant de te soucier de mes formes. Mais ne t’en fait pas, je compte simple te piquer trois frittes pour aller avec ma salade et passer une semaine de yoga intensif a les éliminés. Pour ton plus grand plaisir en rentrant du boulot j’imagine. »

Rien que ça. Sûrement le péché mignon de tous les hommes en rentrant du boulot de voir sa femme pliée en quatre sur la terrasse à faire ses exercices. Ces hommes et leurs esprits tordu.
Elle passa la petite de ses bras à son épaule et tapota légèrement le dessus de son dos pour aider à digestion. Il ne fallut guère attendre longtemps pour que cette dernière fasse entendre son petit rot, ce qui fit rire sa mère. Si jeune est déjà de si bonne manière, quelle éducation sagouin. C’est qu’elle n’avait guère de scrupule à ce sujet d’ailleurs. Le temps de la bercer un instant et elle sentit sa fille relâcher tous les membres de son corps lentement jusqu’à de venir aussi souple qu’un coussin. Voilà qui était bien plus rapide que d’ordinaire. Benoit avait-il enfin trouvé la parade idéale pour l’épuiser toute la journée pour le bien des parents ? Si c’était le cas, elle voulait bien connaitre son secret à exploiter de temps a autre. Simplement quand elle désirait un peu de paix après une longue journée éprouvante. Sa mère se leva avec délicatesse pour ne pas la sortir de son petit sommeil et la déposa gentiment dans son transat jusqu’à ce qu’’elle se manifeste à nouveau. Puis, elle se rhabilla correctement et glissa entre le canapé et son petit compagnon :

« Si tu es sage… Je mettrai peut-être mon plus beau bikini. Tu sais… celui que tu aimes tant… Elle fit glisser doucement ses mains sur sa chemise et les remontas jusqu’à sa nuque. Il y aura de quoi faire des envieux. »

Et des jalouses. Surtout des jalouses. Depuis le temps que cela lui manquait de faire des jalouses.

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Bigby RawlinsMessages : 1102
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MessageSujet: Re: Des maux et des mots | Big    Mer 11 Juil - 23:54

Des maux et des mots
L'établissement d'un partenaire commercial avait particulièrement retenu les faveurs de Laelyss, curieuse de voir ce que la nourriture valait là-bas. Le nom de Sydala me parlait vaguement mais sans plus, tout juste pour savoir qu'elle tenait un restaurant familial quelque part en ville. Quant à la future infidélité faite à son régime quasi draconien, il s'avérait en réalité qu'elle ne se limiterait qu'à la malbouffe présente dans mon assiette, probablement pour sauver ma propre silhouette de quelques calories en trop grâce à son sacrifice totalement désintéressé. Bon, d'accord, je n'arrive même pas à m'en convaincre moi-même, néanmoins j'espère qu'elle n'a pas l'intention de se cantonner à la salade verte uniquement à cause de mes petites piques. La mention des activités physiques si nécessaires à sa perte de poids envisagée me fit ensuite lever les mains en l'air, comme pour me rendre aux autorités :

« Coupable, madame la juge. Rien que pour ça, je pourrais te commander le burger le plus gras et le plus garni de la carte. »

Il n'y a rien de mal à se détendre sur sa terrasse au terme d'une longue journée de travail, une bière fraîche à la main, pour profiter paisiblement de la fraîcheur du début de soirée et, dans la foulée, des moult étirements de la rouquine dans sa tenue de yoga. Un homme simple aux goûts encore plus simple. Une fois Winter rassasiée, il ne lui fallut pas plus de temps pour s'endormir dans les bras de sa mère, éreintée de ce que je devine être une journée bien chargée. Voilà qui devrait annoncer une nuit plutôt tranquille, à l'abri des réveils intempestifs pour répondre aux caprices nocturnes de la petite. Quelques heures intensives de jeux sur la plage le lendemain et ce sera la garantie d'un week-end des plus reposants pour les parents exténués que nous sommes. Finalement de retour du coucher de Winter, Lys vint s'asseoir à mes côtés afin de me faire miroiter encore d'autres réjouissantes en cette fin de semaine.

« Si tu es sage… Je mettrai peut-être mon plus beau bikini. Tu sais… celui que tu aimes tant… Il y aura de quoi faire des envieux. »

C'est comme ça alors, on me prend directement par les sentiments ? Force est de reconnaître que le maillot de bain en question impose le respect et souligne impeccablement ses formes. Comme tous les autres maillots de sa collection, certes, mais mon cœur tend effectivement vers celui à pois, ce que je n'avais pas manqué de lui faire comprendre les fois précédentes. Faisant mine tout de même de réfléchir plus que nécessaire à son choix, en récompense à mon bon comportement, je passe ensuite le bras autour de ses épaules :

« C'est très tentant... si c'est une tactique pour me faire préparer le diner, alors elle marche du tonnerre. »

Au final, seule Winter avait eu droit à son repas du soir, et je ne me voyais pas vraiment manger dans mon coin d'ici que la rouquine ait réussi à se débarrasser des clients de dernière minute. Quoi que ce soit qui puisse m'aider à gagner ses faveurs, je ne risque pas de m'asseoir dessus. La consultant donc pour sonder ses envies en matière de nourriture, je m'attelais ensuite à la cuisine puis elle à la vaisselle lorsque le repas fut terminé ; même si mes mains légèrement baladeuses avaient fini par l'interrompre dans cette tâche, histoire de terminer la soirée sur une note plus torride.

Le lendemain matin consista en grande partie à réunir l'attirail dont la petite aurait besoin pour la journée, ainsi que sur l'essayage de multiples tenues dans le but de lui trouver la plus apte à la protéger du soleil sans pour autant l'étouffer sous la chaleur. Elle eût même droit à un petit chapeau pour coiffer sa tignasse rousse, et une paire de lunettes de soleil adaptées à ses yeux fragiles de bambin, de quoi affronter la plage en toute sécurité. Nos affaires, à côté, ne requéraient clairement pas autant d'organisation ou de temps. Par chance, nous étions parvenu à faire tenir le tout dans les espaces de rangement de la poussette et, une fois le chien corrompu à l'aide d'un os à moelle pour lui faire oublier qu'il n'était pas convié à cette sortie, nous pouvions enfin nous mettre en route vers le centre-ville.



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Laelyss ReissMessages : 984
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MessageSujet: Re: Des maux et des mots | Big    Jeu 19 Juil - 15:12


Mot & Maux

C'estl à où ça commence et où ça ne fini jamais

Voilà quelque chose qu’elle aurait dû y songeait plus tôt pour avoir l'honneur qu’on lui fasse à manger de bonté ; les maillots de bain affriolant. Une arme qui semblait apparemment redoutable et qu’elle penserait à utiliser plus souvent. Ne serait-ce que pour son petit plaisir personnel. Toute fois, il ne salut guère longtemps pour se décider d'un plat simple et qu'il soit ensuite préparé pour ses beaux yeux. Elle n'avait pas non plus chipoté sur la vaisselle qui pouvait attendre le lendemain au vu de projets pour la fin de soirée bien plus intéressants. De quoi en perdre la tête est oublier littéralement les petits points noirs du lendemain



Une fois le nécessaire en place et après avoir quitté la maison, le chemin jusqu’au centre-ville ne fut pas bien long. Elle s’autorisa une escale à la pâtisserie, dans le seul but d'exibier fièrement sa petite princesse en tenue d’été et d’entendre fièrement tous les petits compliments à son égard. Comme toutes les mères auprès de ses collègues de boulot, un peu de vantardise de temps à autre ne faisait jamais de mal. Elle pouvait bien se permettre d’en profiter quelquefois. Se petit point improvisé sur la route, elle précisa ensuite à son compagnon qu’elle irait bien manger maintenant avant que le restaurant ne soit envahi par les quelques touristes passant en ville et que le brouhaha soit si insupportable que même elle, et son ouïe loin d’être aussi fine que la sienne, n’en prenne un sacré coup. Et il faut dire que n’ayant rien manger le matin en préparant les affaires, elle avait un certain appétit qui commençait à se faire sentir.

Il suffisait de traverser quelques rues en partant de la pâtisserie pour rapidement tomber dans le bon quartier et voir l’enseigne du restaurant s’afficher au loin. De l’extérieur elle voyait bien un peu de monde qui s’installait en table, mais pas encore au point de devoir se marcher dessus. Une fois la porte passer, la demande d’un coin tranquille pour pouvoir s’y rendre avec la poussette accordée, il ne restait plus qu’à mettre Winter dans le siège pour bébé et prendre place à table. Elle voulait bien reconnaître que l’endroit était à l’image de sa propriétaire et que jusqu’à présent, elle n’avait pas de quoi se sentir déçu. Une serveuse vint prendre les commandes une dizaine de minutes plus tard une fois la carte épluchée et, pour sa part elle opta pour la salade de chèvre chaud et une portion de mini frite pour la petite. Il ne fallut pas attendre bien longtemps pour que les plats prennent place dans les assiettes. La serveuse avait à peine tourné les talons que Laelyss glissa subtilement ses doigts vers le plat de son compagnon pour lui voler deux frittes avec un grand sourire.

« Ne me regarde pas comme ça, j’avais prévenue que je te piquerai des frittes pour aller avec ma salade. »

Elle l’avait dit la veille. Et ce n’était pas des paroles en l’air. Il faut dire qu’elle appréciait sa ligne si durement retrouvé et que la perdre une seconde fois ne serait pas pour lui plaire. Winter quant à elle attraper avec une joie non dissimulée les frittes grasses et avait déjà bien compris comment les tremper dans le ketchup pour leur offrir plus de goûts. Cette fille était désormais perdue et allait réclamer de la malbouffe à longueur de journée. Dire qu’elle commençait enfin à aimer les haricots… tous ses efforts réduit à néant.

« Tiens, je discutais vacances avec une cliente, elle me racontait qu’à chaque Noël elle partait loin de la ville pour aller bronzer au soleil parce que la neige ce n’était pas possible pour elle. Mais, ça m’a fait réfléchir un peu, on pourrait envisager un voyage dans une station de ski cette hiver. Peut-être avant ou après les fêtes. Winter commence à marcher ce ne serait pas trop contraignant et puis, Luna pourrait venir avec nous. Ça lui ferait peut-être plaisir de skier et d'enmener une copine…. Ou un copain... murmura-t-elle faiblement à la fin. »

Les périodes de fêtes à la montagne restaient agréables à imaginer. Un Noël dans un chalet avait une connotation luxueuse. Quelque chose qu’il fallait s'offrir au moins une fois dans la vie. Mais cela demandait tellement de préparation que c’était peut-être trop demander de vouloir fêter ça cette année. Néanmoins, l’idée était posée, il ne restait plus qu’à faire un choix. Tout comme le fait assez subtil que sa belle-fille parte en vacances avec un « ami » et non « une amie ». C’est que la petite devenait petit à petit plus grande et le montrait assez bien. De ce qu’elle avait compris sur les histoires qu’elle appréciait lui racontait et Laelyss entendre, elle passait son temps à se chamailler avec un garçon, et comme disait le proverbe « qui aime bien châtie bien », après tout, ce n’était pas comme ça que commençait les histoires d’amours au collège ? Il était peut-être un petit peu tôt pour son père d’imaginer ça, pourtant mère nature commençait déjà à la gâté de nombreux cadeaux, que sa belle mère se contentait d’expliquer au mieux et simplement comme sa grande mère l’avait fait avec elle sans la traumatiser.

« Désolée de te l’annoncer comme ça mais ta précieuse Luna grandi à vue d’œil. Je te passe des détails croustillants, mais j’ai dû lui donner de nombreux conseils dans des domaines disons…  Particulier. On dira que ça prépare mentalement pour la deuxième mais j’avoue que c’était assez…  Déroutant. »

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