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 Des maux et des mots | Big

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Laelyss ReissMessages : 951
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Des maux et des mots | Big    Ven 30 Mar - 17:02


La nuit commençait à tomber, les rues devenaient plus calmes et les quelques commerçants présents dans le quartier prirent la décision d'éteindre petit à petit leurs lumières. Bientôt, seule la devanture de la pâtisserie accompagnerait les lampadaires pendant encore un temps avant que celle-ci ne disparaisse aussi. Il était temps de fermer boutique et de rentrer à la maison.

La journée n'avait pas été mauvaise, les clients furent au rendez-vous maintenant qu'un semblant de calme et de tranquillité avait retrouvé sa place et que les beaux jours du printemps faisait leur apparition. Il y avait les nouvelles têtes et les habitués qui avaient affiché un sourire de satisfaction à la vue de la rouquine derrière le comptoir. Oui, Lae était revenue de ses congés maternités en reprenant du poil de la bête.

      Le chemin avait été long et sinueux, mais elle avait durement retrouvé sa confiance en soi tout en ayant fait disparaître l’angoisse et la peur qui l’avait habité à la venue de la petite Winter. Comprenant enfin qu’être maman c’était quelque chose qui n’était pas inné et qui s’apprenait de jour en jour, quand bien même elle n’avait pas à se plaindre de l’éducation fournie à Kenji, jamais elle n’avait eu à affronter cela depuis le début. Une expérience qui avait failli lui coûter beaucoup tant elle se pensait capable de tout surmonter seule sans avoir à demander un simple coup de main. Néanmoins, elle avait fini par comprendre que déléguer n’était pas une mauvaise chose et que ça ne faisait pas d’elle une personne immonde. Avec un peu de temps, la demoiselle avait fini par trouver la note idéale pour coordonner vie de famille et travail. Et maintenant, elle se sentait capable de gérer comme elle avait toujours gérez-le rester. Sans abuser et se tuer à la tâche, quelques heures entrent ici et là, une fermeture de temps à autre et de quoi ne pas revenir trop tard pour prendre la relève du baby-sitter – oui elle avait décidé que ce serait un homme, étrangement les jeunes filles qui cherchaient à se faire quatre sous lui paraissait bien trop immature pour confier la garde de la prunelle de ses yeux et, jusqu’à preuve du contraire Benoît avait été excellent durant ses deux derniers mois.
Ce furent les conditions pour retourner dans les boutiques. Hors de question de travailler à plein temps et de louper les moments importants de Winter, mais il fallait bien que le marché continue de tourner.

      Laelyss plia son tablier avant de le ranger à sa place initiale, elle vérifia une dernière fois que la cuisine était bien éteinte, que les ingrédients étaient bien à leur place et que la commande du lendemain était bien en évidence pour que personne ne l'oublie. Elle était sur le point de se rendre au vestiaire pour récupérer son sac quand la clochette de la porte se fit entendre. Encore un qui voulait très certainement prendre une commande de dernière minute alors que l'heure de fermeture était dépassée. Ses talons résonnèrent au loin alors qu'elle s'empressa de rejoindre le devant de la pâtisserie, suivi de sa voix qui intercepta l'individu.

Bonsoir, je suis désolée, mais la pâtisserie est fermée. Vous pouvez repasser demain, sauf s’il vous fallait une commande indispensable, je peux faire une exception ?

Légère exception, mais elle ne pouvait dire non si cela relevait d'une question de vie ou de mort dans un terme culinaire. Quelque peu exagéré, mais elle était bien trop gentille pour dire totalement non ce qui la perdra très certainement un jour. L'homme prit le temps de faire un tour des lieux du regard. Il était imposant de sa posture et par sa taille, l'âge semblait l'avoir rattrapé mais, cela n'empêcha pas à l'élégance se dégageait de lui, même aussi bien caché sous un grand manteau, il marchait avec une canne qui donnait l'impression d'avoir été faite sur-mesure, il ne manquait plus que quelques diamants ici et là pour le prendre pour un Duc. Il reflétait le genre de client assez rare et pourtant le type parfait qui se croyait tout permis parce qu'il avait les moyens. Le genre intéressant pour les affaires, mais compliqué à satisfaire et de quoi mettre la patience à rude épreuve. Néanmoins, il n'avait pas l’attitude de l'homme qui allait passer commande et que celle-ci soit faite dans un temps imparti. Il prit la peine d'avancer un peu plus, souriant faiblement ce qui fit apparaître plusieurs rides sur les coins de ses yeux et s'appuya de ses deux mains sur sa canne.

À vrai dire, je ne viens pas pour commander. Mais pour discuter. Je m'appelle Arthur Rawlins. J'ose espérer que ce nom n'est pas inconnu.

Laelyss resta figé dans son sourire. Comme si l'espace d'un instant tout ce qui fut autour s'arrêta d'un coup net, même une mouche semblait inexistante. La surprise était de mise et elle se dut de cligner les yeux plusieurs fois avant d'arriver à formuler le moindre mot. Merde alors, il est encore en vie.

Pardonnez-moi, mais... vous êtes plutôt bien conservé pour un défunt.
Je pense que je n'en suis plus très loin. Puis-je m'asseoir, j'aimerais m'entretenir avec vous un moment.

Elle hocha simplement la tête.
Etre en face de son « beau-père » était pour le moins étrange. Il y avait un millier de questions qui se bousculaient dans sa tête et dont certaines se disputaient le choix d'être judicieuse ou non à poser. Laelyss eut la délicatesse de prendre un verre et de le remplir d'un peu d'eau avant de le rejoindre à sa table. Elle prit place prudemment comme si le moindre geste brusque pouvait le faire fuir ou disparaître telle une illusion, et fit glisser le verre dans sa direction tout en prenant le temps de l'étudier, comme ce qu'il avait sûrement dû faire à son égard. Il était facile de retrouver chez lui des traits appartenant à Bigby et en même temps elle y voyait une large différence comme si ce n'était qu'un parfait inconnu.

Je ne suis guère étonné qu'il ait parlé de moi en tant que mort, reprit-il, j'aurais probablement fait la même chose à sa place, ou au moins, d'une manière plus subtile, ce n'est pas son point fort.

Arthur lâcha un petit rire et Lae se dit que sur ce point, il était loin d'avoir tort. La subtilité n'était l'un des points forts qui caractérisaient son compagnon.

Je n'ai pas toujours été en accord avec ses choix, mais je dois bien lui reconnaître celui-ci. Je n'ai rien à redire sur son goût en matière de femme. Il sait les choisir avec soin.
Merci... M-Monsieur Rawlins... balbutia-t-elle
Je vous en prie, vous pouvez m'appeler Arthur, après tout, nous sommes de la même famille.

Le mot « famille » eut un drôle d'effet, comme s'il sonnait faux, peut-être parce qu'elle ne l'avait jamais rencontré auparavant, peut-être parce que les histoires racontées sur lui étaient bien loin d'être aussi plaisant qu'un souvenir qu'on aime se faire d'un père et fils. Mais elle avait bien du mal à l'entrer dans l'équation de la famille, quand bien même elle serait la plus heureuse de partager cela, offrant a Winter la possibilité d'avoir un grand-père.

Je suis désolée, c'est assez étrange de vous voir là. Qui plus est, vous me paraissez bien loin du portrait qu'il a rédigé. Mais... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi soudainement, vous apparaissez. Pourquoi à moi particulièrement.
La question était là, pourquoi, il prit le temps de boire une gorgée, puis rectifia le tir rapidement :
Vous m'en voyez désolé de vous perturber autant. Néanmoins, j'arrive à un stade de ma vie, où les jours qui me restent ne sont pas les plus glorieux. J'ai vu et vécu beaucoup de choses. Et s'il s'avère que si, je devais quitter ce monde d'ici peu, j'aimerais revoir mon fils.

Eh bah merde alors, si elle s'était attendue à ça. Ses lèvres se rétractèrent légèrement laissant filer un faible « oh », à la fois désolante et compatissante. Ceci expliquant bien des choses et cela lui donnait de quoi imaginer les raisons de sa venue. Elle espérait se tromper, peut-être qu'il souhaitait simplement faire un don de bonne foi avant de disparaître comme ce qu'il avait fait jusqu'à présent ? Pourtant, elle resta campé sur sa première idée et l'exposa clairement, au pire il ne ferait que lui dire qu'elle avait faux sur toute la ligne.

Laissez-moi deviner, vous espérez passer par moi pour pouvoir revenir dans sa vie. J'imagine que vous vous êtes mis en tête qu'il m'écoutera bien plus, que si vous débarquez soudainement à sa porte ? Une tentative intéressante, mais qui est perdue d'avance.
Belle, intelligente et qui ne se démonte pas. J'ai peut-être réussi à lui apprendre comment choisir ses compagnes au final, au moins une victoire quelque part. Mais dites-moi donc pourquoi ceci serait perdu d'avance ?
Votre fils vous hait. Lâcha-t-elle simplement aussi neutre qu'un bonjour. Il vous hait suffisamment pour vous offrir une droite à la première occasion où il vous verra. Or, lui annonçait du but en blanc que vous êtes encore en vie et que vous désirez le revoir, ne vous fera que vous confrontez à un mur qu'il sera impossible de briser. Mais, si vous tenez tant que ça à goûter à sa poigne, autant s'y rendre dès maintenant.

Sa main désigna la porte comme si elle était prête à lui montrer qu'elle avait entièrement raison. Mais ça, il devait déjà s'en douter. Elle se permit de prendre un temps de réfléchir à la situation, ses doigts pianotaient le bord de la table, tandis que son regard était perdu dans les yeux de son beau-père. Elle se devait de peser le pour et le contre. Il était facile de comprendre sa situation, qui après plusieurs années de réflexion n'avaient pas envie d'effacer ses erreurs ? Quand bien même il était difficile d'effacer le poids du passé, rien n'empêcher d'aller de l'avant en repartant d'un bon pied.

Écoutez, commença-t-elle avec toute la compassion du monde, je comprends que vous ayez envie de le revoir, de remettre les pièces en ordre, c'est légitime aucun parent n'aimerais avoir des regrets face à son enfant. Mais... au-delà de son côté rancunier... j'ai sincèrement des doutes sur votre retour. Vous courez le risque de le perdre une deuxième fois s'il ferme la porte. Est-ce vraiment ce que vous voulez ?

N'était-ce pas un enjeu aussi risqué que ne rien faire, si ce n'était plus ? À sa place sûrement aurait-elle fait la même chose. Mais, ils étaient complètement différents, d'un monde différent. Et les raisons en allaient de paires. Peut-être que ce n'était qu'une question de ce racheter une bonne conscience avant de mourir, à moins que les sentiments ne soient entièrement sincères. Ça, seul Arthur le savait.

Je vois bien vos craintes à mon égard et, après ce qu'il a sûrement dû vous dire à mon sujet, je serais presque touché que vous ne me voyez pas comme un monstre. Cependant, j'ai quelque regret le concernant. Il est peut-être trop tard, certes, mais je peux me permettre d'essayer au moins une fois. Et comme vous l'avez si bien deviné, j'ai effectivement besoin de vous. J'ai pensé que nous pourrions organiser une rencontre partiellement à l'improviste, dans un lieu où il sera possible de discuter. Il sera peut-être moins enclin à faire un scandale devant tout un monde qui profite de son après-midi. Puis-je vous demandez votre soutien, s'il vous plaît ? J'ai conscience des risques, mais, il s'agit de mon fils.

Il avait de la suite dans les idées et il était loin de venir la voir les mains dans les poches. Laelyss grinça des dents alors qu'elle réfléchissait sur le fait de donner son aval. Bigby était heureux ainsi et elle s'en voudrait de venir gâcher ça. Mais en même temps, elle n'était pas dans sa tête, rien ne disait qu'il celui-ci ne pouvait pas lui manquer ne serait-ce qu'un petit peu. Où dans le cas contraire, peut-être que lui dire ses quatre vérités avant que ce ne soit trop tard soit aussi une bonne chose. L'un comme l'autre essayé n'était pas le problème, c'était les répercussions sur sa personne qui la dérangeait. Elle n'avait pas envie d'une dispute alors que tout allait bien dans leur vie. Et en même temps... Sa conscience lui en voudrait de ne pas avoir pris l'initiative au moins une fois. Qu'est-ce qu'elle risquait de pire à moins que celui-ci ne décide de lui faire la tête durant une semaine tout au plus ?

D'accord. Annonça-t-elle finalement vaincu par sa bonne volonté. Mais que les choses soient claires, s'il refuse de vous parler, je ne lui force pas la main. Ceci sera de son plein gré que cela vous plaise ou non. Ce que je compte bien respecter.
Évidemment. C'est une conclusion qui me convient. Que pensez-vous d'un café dans le quartier Lyctis ? Pourquoi pas demain ?


      Laelyss verrouilla la porte de la pâtisserie quarante minutes après. Au vue de l'heure, Benoît avait largement rendu les rênes de la maison au propriétaire et avec un peu de chance l'un ou l'autre avait pris de l'avance sur le fait de lui changer les couches. Un détail en moins avant la prochaine dans quelques heures.

Elle avait trouvé un compromis avec Arthur, un lieu de rendez-vous et une heure. Aux alentours de quatorze, ce qui lui permettait d'avoir un semblant de repas famille normale avant que les choses ne dérapent. Elle aurait voulu lui poser encore tant de question, mais ce n’était pas elle de le faire, mieux valait laisser le soin à Bigby de s’expliquer en bonne et due forme. Quand bien même elle n’avait pu tenir sa langue en lui demandant comment est-ce qu’il l’avait trouvé en sachant que c’était bien elle sa nouvelle compagne ? Après, celui-ci aurait pu être encore avec Blanche, à cela, Arthur avait répondu par un simple sourire. Soit ça restait un grand mystère.  
À aucun moment la rouquine n'avait énoncé le fait qu'il était grand-père. Il fallait déjà qu'elle se fasse à l'idée qu'il soit encore de ce monde avant d'apprendre les bonnes nouvelles. Et puis, mieux valait éviter les bonnes choses si tout ne se déroulait pas comme il le souhaitait. S'il s'imaginait pouvoir passer du temps avec elle alors que le premier concerné le lui interdisait, qui sait si son cœur – où Dieu sait quoi d’autre –  survivrait à un autre échec ? Hors de question d'avoir sa mort sur la conscience, elle était déjà bien remplie pour en ajouter davantage. Elle se permit un détour pour une petite course puis pressa le pas pour rejoindre sa maison. Maintenant que les réparations étaient terminées, c'était une joie de retrouver son toit et de dire au revoir au voisin de palier de l'hôtel qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Lui aussi semblait ravi de ne plus jamais avoir affaire à eux, quoi qu'il rase encore les murs en présence de Bigby. Sage décision.

Arrivée sur le perron de sa maison, elle eut à peine le temps de déverrouiller la porte d'entrée que Twistter lui fit part de sa joie d'être enfin arrivé. Au moins un qui ne perdait pas de temps à le faire savoir. Elle laissa ses affaires dans un coin, se débarrassa à vitesse grand V de ses talons pour sauter dans ses pantoufles - un soulagement sans nom qu'elle laissa échapper - puis partie rejoindre le petit bruit de gazouillis dans le salon. Winter en train de rire dans les bras de son père était un spectacle qui lui décrocha un grand sourire. De quoi lui faire oublier l'espace d'un instant la conversation quelque peu perturbant auparavant et comment elle allait devoir se dépatouillé avec ça.

Désolée pour le retard. Mais, pour me faire pardonner, j'ai trouvé ça.

Elle sortit de sa poche un paquet de cigarettes, le brandit fièrement comme s'il s'agissait de l'épée Excalibur, puis le déposa sur la table basse. Elle enjamba Praline qui avait trouvé bonheur en jouant avec la chaussure de Bigby et s'installa près d'eux. Déposant une bise sur la joue du dernier, ses doigts partirent caresser les petits cheveux de la première.

Ça va vous deux ? Tout s'est bien passé aujourd'hui, avec Benoît y compris.




~L Y S~



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