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 [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane

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Le Chef Elementis
Caenn Drusdan

Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 124
Date d'inscription : 19/07/2018


MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Sam 18 Aoû - 5:37







C
'était... Quelque chose. Oui, c'est certainement le terme qui correspondrait le mieux à ce qui était entrain de se passer entre moi et Roxane. Ce n'était pas catastrophique, ce n'était pas extraordinaire. C'était quelque chose. On ne pouvait ni le qualifier de bon, ni de mauvais. Cependant, cela ne m'empêchait pas d'apprécier le moment présent. La jeune femme avait le visage baissé et se concentré sur ses pieds. C'était l'attitude de tous les débutants en danse de manière générale. Enfin, surtout dans les danses qui sont partagées avec un partenaire. On essaye de se concentrer sur la synchronisation en supprimant l'idée première d'élégance qu'est censée être la danse. Certains arrivent très rapidement à ajuster leurs liens jambes-pieds-cerveaux. Pour d'autre, c'est bien plus compliqué. Contrairement aux mains dont on fait usage dès l'enfance, la marche n'est pas quelque chose d'inné. C'est quelque chose que l'on développe et que l'on apprend. Alors certes, en vieillissant, cela nous paraît entièrement naturel et normal de savoir marcher. Mais lorsque nous n'étions que nourrisson, nous en étions bel et bien incapable. On peut faire le parallèle avec la nage, le vélo ou encore le ski. La danse rentre dans cette catégorie là. Et le fait de la jouer avec un partenaire rend la tache plus compliquée, étant donné que cela demande de la synchronisation plus ou moins avancée. Pour être franc, dans notre état actuel, elle était plus proche du moins que du plus. Mais au moins, la rouquine s'essayait et se prenait au jeu.

Je ne pouvais m'empêcher de regarder tout autour de moi, l'état de la salle. Du côté des ados présents, on peut dire qu'ils maîtrisaient leur sujet. Après tout, la valse était certainement la première danse que l'on apprend, et l'une des rares pratiquées en société. Je ne parle éventuellement pas des boites de nuit comme le Lux, où il s'agirait plus de gesticuler avec d'autres personnes, que de danser. Du côté des jeunes enfants, ils commençaient déjà à être fatigué par l'exercice qu'ils étaient entrain de réaliser. On ne pouvait pas leur demander de valser, l'air de rien, sans s'arrêter, pendant trente minutes. C'est pas pour rien, que ça se finit assez rapidement en farandole et autre drôlerie. Le but premier, étant de les faire bouger tout en leur donnant une simple initiation de ce que pourrait être la danse, après tout. De mon côté, je n'étais pas très aux faits de ce qui se pratiquait dans le monde, en terme de danse, de manière générale. Je m'étais limité à ce que j'avais pu voir pendant ces cours, ainsi qu'à ce que j'avais du apprendre à l'académie militaire. D'où ma maîtrise de la valse. Lorsque nous sommes quelqu'un de haut gradé dans l'armée et en activité, malheureusement, se faire bien voir des politiques et des notables de la société est un état de fait. Les banquets ne sont pas rare et nombreux sont ceux qui essayent de marier leurs filles à des généraux hauts gradés, afin de s'attirer le prestige sur leur famille, ou autre.

C'est avec ces connaissances de la valse que je rattrapais les petites erreurs de ma partenaire d'un temps. Elle se trompait de pied, ou bien bougeait les deux en même temps, ou n'était pas en rythme, manquait parfois de tomber. Mon rôle était simple, combler ces défauts et la rattraper en cas de nécessité. Cependant, elle commençait à se débrouiller, assez rapidement ! Pas au point de la faire tourner sur elle même ni d'introduire des rotations, mais pour une première fois, c'était pas trop mal. Et elle semblait s'en rendre compte. C'est le sourire aux lèvres qu'elle haussait la tête dans ma direction, avant de prendre la parole et de s'en féliciter. Je lui répondais par un simple sourire acquiesçant. Ce n'était pas une enfant, après tout, je ne pouvais pas me permettre de lui caresser les cheveux en guise de félicitation. Et je pense qu'en rajouter, avec des mots, n'était pas nécessaire dans le cas présent. Nous continuâmes quelques instants notre entreprise, bien conscient que cela ne pourrait plus durer plus longtemps, les enfants autours de nous avaient tous plus ou moins arrêté de danser et se contentaient de nous regarder, avec toute l'admiration que des yeux d'enfants peuvent avoir.


Malheureusement pour moi, et très certainement aussi pour la jeune femme qui s'était décidée d'apporter un carton d'objets pour les enfants, aujourd'hui n'allait pas être une journée comme toutes les autres, calme et tranquille. Quederla, cette île à double facette. Une facette très simple, où tout se passe bien dans le meilleur des mondes, qui fait que nous aimons tous cette île en tant qu'habitant. Et une facette bien plus sombre, gravée dans le cœur même de l'île. La facette des Familles de manière générale. Celle des situations inattendues et improbables. Nous n'en étions encore qu'aux prémices de la journée, personne ne pouvait encore dire ce qui allait se passer, de quelle façon cela allait évoluer.
Mais tout ce que je savais, à l'heure actuelle, c'était qu'une intrusion, en trombe, dans la salle qui sonnait le début des futures hostilités. La gouvernante en chef s'était introduite, toute paniquée, dans la salle réservée au cours de danse. Si elle venait en ces lieux, de cette façon, c'était inévitablement pour me trouver, moi. J'étais le seul surveillant présent en ces lieux, et au cours des dernières années, j'étais très certainement devenu une pièce primordiale de cet Orphelinat. Généralement, lorsqu'il fallait agir, c'était pour mon grade.

Nous avions arrêté de danser, évidemment, mais Roxane restait proche de moi, comme si elle s'attendait à se faire remonter les bretelles et à ce que je m'interpose pour calmer la situation. Cependant, le discours que tenait la surveillante ne visait aucunement cette petite tête rouge. Dans un premier temps, je ne bougeais pas et j'analysais correctement ce qui était rapporté, la vieille bique avait encore assez de souffle pour crier de longues phrases. J'haussais un sourcil en guise de surprise. Puis, rapidement, je me mis à froncer les sourcils. La jeune femme à mes côtés me regardait, d'un air questionneur. Il était assez difficile de cerner la situation, pour une personne de l'extérieur. Même si je n'avais pas encore ouvert la bouche, je pense qu'elle avait pu comprendre à l'expression de mon visage que ce qui se passait n'était absolument pas normal.
Si je résumais la situation : Des surveillants et des enfants voulaient absolument sortir de l'orphelinat, devenant violent si on tentait de les en empêcher. Une scène assez surréaliste. Les enfants n'essayaient plus de fuguer, encore moins en passant par la force, à plusieurs, et le fait que des personnes travaillant pour l'établissement agissent de même, c'était très préoccupant. D'une voix grave, je donnais mes directives :


« Regroupez toutes les personnes agissant normalement dans notre salle de danse. »


Marquant un très léger temps d'arrêt, me retournant vers la prof' de danse :


« Ne sortez de l'établissement sous AUCUN prétexte. N'entrez surtout pas en contact avec ceux qui essayent de sortir. »


Maintenant, c'est vers la petite tête rousse à mes côtés, que je me tournais. Elle était toujours restée près de moi, depuis l'arrivée de la surveillante, comme si elle cherchait naturellement une protection ou des réponses. Cette fois-ci, ma voix était plus douce et agréable :


« Roxane... Je suis désolé, mais nous allons devoir arrêter de danser. »


Avouais-je, un léger sourire aux lèvres, avant de reprendre la parole, dans les mêmes conditions :


« Je vais aller voir ce qui se passe à l'entrée de l'établissement. Si tu décides de me suivre, je m'occuperais de ta protection, ne t'inquiète pas. Tu peux aussi rester dans la salle avec les enfants, c'est toi qui vois. »


Je venais de passer du vouvoiement au tutoiement. J'étais quelqu'un, qui, de base, n'aime pas vouvoyer les gens. En fait, je devais avoir des origines anglaises et tous mes « tu » sont en fait des « you » !... Blague à part, ces marques de politesses, ce n'est plus fait pour moi. Surtout dans des situations où l'on ne peut pas se permettre d'en offrir. Je m'y étais obligé pendant toute mon éducation et mon entrée au Conclave Elementis, mais depuis que j'avais accédé au plus haut rang possible, c'en était terminé. En arrêtant de vouvoyer la jeune femme, en ajoutant mon visage légèrement crispé, les sourcils froncés, celle-ci devait comprendre la « Gravité » de la situation.
Je lâchais échapper un large soupir, avant de me donner moi-même deux claques simultanées, une de chaque main, comme pour me réveiller. L'heure n'était pas non plus à utiliser mon élément pour me trouver devant l'entrée de l'établissement en un claquement de doigt. Mais je ne devais pas traîner et voir de mes propres yeux ce qui était entrain de se passer.
Je ne faisais pas attention à si Roxane me suivait ou non, je le verrais bien assez vite, de toute façon. Assez rapidement, je pris le chemin le plus cours vers le hall d'entrée, et une fois sur place, je pus assister à une scène surréaliste. Des surveillants tentant d'en bloquer d'autre, le cuisiner entrain de bloquer la porte d'entrée et de se faire bousculer par des enfants... Cette scène ressemblait plus à une fermeture de bar, avec un public ayant un peu trop consommé d'alcool. À la fois incapable de ne pas se chahuter, mais à la fois incapable de se faire vraiment mal. Enfin, il suffisait que je me fasse cette comparaison à l'idée pour qu'une surveillante soit propulsée au sol, un enfant lui mordant la main jusqu'au sang. D'une voix grave et autoritaire, je prenais la parole :


« Arrêtez ! Ne les empêchez plus de sortir. Je m'occupe de les suivre et de résoudre la situation. Regroupez toutes les personnes normales dans la salle de danse ! »


Ma voix résonna dans le hall d'entrée. Mais au moins, le message était clair. Le cuisinier s'échappa rapidement de la porte d'entrée, la seconde qui s'en suivait, elle était déjà ouverte par une jeune fille.
Ala ala. Dans quelle merde nous retrouvions-nous ? L'expression sur mon visage s'était légèrement adoucie, un léger sourire joueur commençait à prendre sa place. Ce qui était entrain de se passer, là, maintenant, tout de suite. C'était clairement quelque chose d'anormal. C'était forcément lié avec les familles ou le gouvernement. Pas le choix, en tant qu'As ou en tant que Chef de Famille, je me devais de rejoindre la danse, obligatoirement.
Je sortais rapidement de l'Orphelinat, afin de pouvoir visualiser tous les enfants et personnels de l'établissement qui allaient prendre la direction de la sortie et fuir on ne sait où, pour l'instant. C'était une situation de crise. Et celle-ci touchait ce qui m'était le plus précieux. Je comptais suivre les enfants et ma Croisade ne s'arrêtera qu'une fois tous récupérés et en sécurités.

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Roxane S. Sharpe

Roxane S. SharpeMessages : 630
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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Sam 18 Aoû - 17:17

Caenn Drusdan & Roxane S. SharpeJ'vous cause en crimson (#DC143C)

Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres !

Aucune idée de ce qui était en train d'se passer mais si c'était un jeu de rôle ou une pièce de théâtre, j'note les efforts de la surveillante ! Elle a commencé à participer aux activités des élèves ! Sauf qu'à voir la gueule de toutes les personnes présentes, j'crois que c'n'est pas vraiment un jeu mais la réalité... Pourtant tout l'monde avait l'air d'aller bien c'matin et tout était normal ; enfin normal pour Quederla quoi. Mais bon, j'n'oublie pas que c'est Quederla et qu'on n'arriverait pas à passer un été normal. Pourtant, il avait bien commencé celui-là... T'façon, pas la peine de chercher bien loin, j'suis sûre que c'est un coup du Ténébreux. Y'a que lui qui fou la merde chaque été... Pas la peine de chercher le coupable pendant des plombes.

- Regroupez toutes les personnes agissant normalement dans notre salle de danse.

Perso', j'reste pas dans cet endroit. Si il s'passe des trucs chelous en ville, j'préfère encore rester chez moi au chaud ou bien m'cacher dans les jupons de mon papa adoptif qui saura trouver une solution à c'problème... J'devrais penser à partir pendant les vacances, j'éviterais les ennuis et j'laisserais la merde aux autres ; j'serais tranquille, j'verrais personne et je viendrais vers septembre ou octobre... En général, les valeureux guerriers ont résolu tous les problèmes donc j'peux promener pénarde en ville. Ouais, faut que j'économise pour les prochaines vacances.

- Ne sortez de l'établissement sous AUCUN prétexte. N'entrez surtout pas en contact avec ceux qui essayent de sortir.

C'n'était pas vraiment mon intention de toute façon, j'comptais me barrer loin d'ici et rentrer pour me fourrer sous ma couette... J'tiens pas spécialement à faire la conversation avec des personnes qui veulent à des endroits en particuliers. J'm'en fiche un peu ; ils ont p't'être une réunion importante après tout.

- Roxane... Je suis désolé, mais nous allons devoir arrêter de danser.

- J'l'avais compris ouais.

Facile à piger que personne n'avait la tête à danser, vu ce qu'il se passait actuellement, j'doute que l'on puisse continuer notre cours de danse oklm comme si il ne s'était rien passé et laisser le sale boulot aux autres. Moi, c'est ce que je ferais... Mais personne n'est autant égoïste que moi et y'a certaines personnes qui ont envie d'se bastonner. Moi je préfère être pépouse mais chacun son p'tit plaisir... Si vous aimez vous bastonner avec des enfants, grand bien vous fasse.

- Je vais aller voir ce qui se passe à l'entrée de l'établissement. Si tu décides de me suivre, je m'occuperais de ta protection, ne t'inquiète pas. Tu peux aussi rester dans la salle avec les enfants, c'est toi qui vois.

Haussant un sourcil, j'me demande bien la raison d'ce vouvoiement au tutoiement... 'fin on a juste partagé une danse, pas comme si on était devenu copains comme cochons pour le coup. J'suis rarement attachée aux règles d'bienséances mais y'a certains trucs pour lesquels j'ai un peu d'mal ; et j'avoue que me tutoyer d'un seul coup... Ça m'fait bizarre. Concernant c'que j'vais faire, moi j'reste sur mon idée de rentrer chez moi et d'aller sous ma couette, en sécurité ; j'vois pas pourquoi je devrais me mêler de c'qu'il se passe ici. J'n'y vis plus depuis longtemps. Le laissant donc partir sans moi, j'regarde la surveillante en Chef qui m'observait avec un drôle de regard, comme si elle attendait de moi que j'fasse quelque chose. Quoi ? J'suis pas devin et ni même magicien -'fin si un peu- donc j'vois pas pourquoi je devrais m'en mêler.

- Bon ben bon courage pour régler tout ça. Un plaisir d'vous avoir revu.


- Eh bien, toujours aussi courageuse toi.

- Et toi, toujours aussi gentille et pourtant on fait avec.


Lui faisant un dernier signe de la main avec l'espoir qu'on m'foute enfin la paix, j'sors par la première fenêtre qui croise mon chemin pour arriver dans le jardin et grimpe ensuite à l'arbre. J'avoue que depuis mon perchoir, j'vois ce qu'il se passe en ville et c'n'est pas très jojo... De ma vision, on dirait vraiment des zombies assoiffés d'sang et d'cerveau ; comme dans tous ces livres de SF de fin du monde. J'pensais pas que ça pouvait arriver. Le Ténébreux aurait réussi à faire une sorte de virus pour nous transformer en zombie finalement ? Ouf, j'l'ai échappé bel en fait... D'ailleurs, j'me demande pourquoi Korra n'm'a pas injecté de produit ou de truc comme ça sachant qu'elle m'avait sous la main pendant plusieurs mois. J'n'étais p't'être pas un bon cobaye au final ?

Jetant un autre coup d’œil vers le bas, j'remarque que Caenn a décidé de prendre en filature les fameux gamins et surveillants voulant se rendre à l'entrée d'la ville. Ils ne semblent pas si agressifs que ça pour le moment... M'enfin, il semble décidé à suivre les gens donc autant le laisser s'amuser. J'saute sur l'arbre juste en face d'moi avec dans l'idée que je pourrais rentrer chez moi de cette manière... Si j'reste perchée, il ne pourra rien m'arriver, on est bien d'accord ? Sauf si je m'arrête en si bon chemin lorsque je remarque une drôle de silhouette, cachée et qui prend le temps d'observer le tout... J'le trouve un peu bizarre pour l'coup et v'la t'y pas qu'il arrive à chopper Caenn à moment donné. Mon instinct m'dit de fuir mais ma moral m'dit que j'ferais mieux de descendre pour vérifier si tout allait bien.

J'attends quand même que l'autre tâche qui s'en est pris à lui s'en aille puis qu'il ne fait pas grand chose une fois Caenn mit à terre, juste fuir... P't'être un accident ? Mouais, c'était chelou pour un accident quand même. J'attends encore un peu puis descends de mon perchoir en prenant quand même le temps d'observer les alentours ; personne. A part des gens zombifiés et d'autres qui s'battaient contre ces personnes.... Ouais, autant dire que le Ténébreux avait fait fort sur ce coup-là. J'sais pas comment il a fait pour rendre les gens aussi chelous mais j'ai presque envie d'l'applaudir. Posant une main sur l'surveillant, je le secoue doucement pour tenter d'le réveiller ; j'sais pas si il s'est cassé quelque chose ou quoi alors on va y aller avec douceur quand même.

- Eh ça va ? Rien d'cassé ?










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Le Chef Elementis
Caenn Drusdan

Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 124
Date d'inscription : 19/07/2018


MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Dim 19 Aoû - 11:54







J
e me contentais de scruter et d'imprimer tous les visages que je voyais sortir de l'Orphelinat. Mine de rien, pas mal de monde semblait être touché par ce mal inconnu. Ils semblaient vide, d'une certaine façon. Physiquement, ils semblaient tous être en bonne santé, mais ils avaient un regard vide. Ils ne parlaient pas, ils se contentaient de marcher, dans la même direction. Plus tôt, lorsqu'ils étaient toujours dans l'établissement et qu'on avait essayé de les empêcher de passer, ils semblaient déterminés à passer peut importe la personne se trouvant face à eux ou la situation dans laquelle ils se trouvaient. De mon côté, j'étais assez calme. Je ne savais pas de quelle façon je pouvais intervenir, directement. Je ne pouvais que me contenter de mémoriser tout le monde et de les prendre en filature, ce que je faisais. Sur mes gardes, je l'étais, quand même. Cependant, j'étais entouré de personnes zombifiées que je connaissais. Je ne me sentais pas spécialement en mauvaise posture. J'avais pu remarquer que l'Orphelinat n'était pas le seul endroit touché, d'autres personnes, dans les rues, semblaient agir de la même façon que nos enfants et notre personnel. Je dois avouer que je commençais à ne plus vraiment savoir où en donner de la tête. Essayer de suivre du regard toutes ces personnes n'était pas si simple que ça, surtout en essayant de le faire de la façon d'un simple humain. C'est peut-être quelque chose que je regretterai plus tard, mais j'aurais très certainement du commencer à utiliser mes pouvoirs, me placer sur les toits de la ville et gérer cette situation en tant que membre des familles.

Une personne se rapprochait dans ma direction. C'était une des personnes livrant l'orphelinat assez régulièrement, avec de la nourriture. Je n'étais absolument pas sur la défensive, devant ce visage familier, même si lui, ses yeux semblaient être normaux, sont cerveau semblait même fonctionner à pleine allure, vu les expressions qu'il affichait sur son visage. Je ne me méfiais pas de cet homme, et c'était là mon erreur. Il était arrivé à mon niveau, et m'adressait la parole d'un air apeuré. Ce qui était normal, personne ne pouvait rester de marbre à ce qui était entrain d'arriver, surtout un simple humain... Simple humain ? Quel naïf, j'avais fais, pour le coup. De sa voix apeurée, il m'appelait par mon prénom : « Caenn.. qu'est-ce qui se passe ? » tout naturellement, je lui répondais que je comptais bien le savoir, et je lui conseillais de se mettre en sécurité le temps que la situation soit réglée. Aussitôt mes paroles terminées, mon attention se détacha complètement du livreur. Quelle erreur. Je reçu un choc. Un choc physique, dans un premier temps. L'homme m'était rentré dedans, de tout son poids. Cela me renversa, je chutais, j'allais m'écraser au sol, j'étais à deux doigts d'utiliser mon pouvoir pour éviter cette situation et me remettre sur mes deux pieds. Cependant, l'homme me parla, pendant cette chute. Ses mots avaient paru bien distinct à mon cerveau, même si mon oreille avait eu bien du mal à les comprendre. Il m'avait ordonné de rejoindre, comme les autres, l'entrée de la ville. Cependant, c'était déjà trop tard, et mon regard avait déjà changé, quelle ironie. Maintenant, j'étais réduit au même stade que les autres employés et enfants de l'établissement... Quoi que, non. Je continuais de chuter. Je m'écrasais contre le sol, l'épaule droite encaissant le choc. Je restais au sol, un temps. Certainement le temps nécessaire pour que mon état de lobotomisé finisse de se mettre en place. L'homme qui m'avait 'contaminé', quant à lui, s'enfuit aussitôt qu'il le put.

Roxane se posa à mes côtés, se dirigeant vers moi, gisant toujours au sol, puis vint me secouer légèrement en prononçant quelques mots que je ne comprenais pas, sur l'instant. Mon regard vint se poser sur son visage... Je ne la reconnaissais pas non plus. Enfin, c'était temporaire. Rapidement, ma vision me revint et je pus enfin comprendre ses paroles. Elle m'avait demandé si, de mon côté, ça allait et si je n'avais rien de cassé. Rapidement, je regardais autour de moi. Qu'est-ce que je faisais au sol ? Je devais rejoindre l'entrée de la ville, absolument. Alors, pourquoi est-ce que je perdais du temps inutilement ?
Je me dégageais assez facilement, me relevant. Mon regard était devenu vide, la rouquine se trouvait juste à côté de moi, je ne lui avais pas répondu, difficilement, j'articulais :


« Je.. dois rejoindre.. je dois.. m'y rendre. »


Et voilà que je me mettais en marche, comme tous les autres.
Pour Roxane, ma phrase et mon comportement aurait éventuellement pu, ne pas lui paraître suspect. Enfin, je ne sais pas vraiment qu'elle image je dégageais. Peut-être qu'elle avait de suite compris que je n'étais plus en mode surveillance de ce qui était entrain de se passer et que j'étais, moi-même, devenu une de ces personnes complètement possédées.

Je marchais lentement, mais sûrement, comme tous les autres. Cependant, la ville semblait s'être rendu compte de ce qui était entrain de se passer, et plusieurs dispositifs du Gouvernement semblaient avoir été mis en place. Un peu plus loin, devant moi, se trouvait un barrage de policier, qui tentait d'essayer de stopper toutes les personnes contrôlées. Ce n'était pas sans difficultés, évidemment. Ils se concentraient sur les femmes et les enfants, laissant généralement passer les hommes sans trop de difficultés. C'était bien plus simple de maîtriser la première catégorie que la seconde. Ils avaient réussi à arrêter plusieurs enfants de l'orphelinat ainsi qu'à les attacher, de sorte à ce qu'ils ne puissent plus continuer leur chemin. J'arrivais au niveau de ce barrage bien après eux, et aux yeux des policiers, je semblais être un surveillant normal, venant récupérer ses enfants.
Deux hommes de police se dirigèrent rapidement dans ma direction, m'adressant la parole, me demandant si la situation s'était calmée à l'orphelinat et si je venais récupérer les enfants.
Cependant, je ne cherchais même pas à répondre, et je voulais juste continuer de marcher dans cette direction. En direction de la sortie de la ville. Les bousculant légèrement, je passais entre les deux fonctionnaires. Leur manquant évidemment de respect. Cependant, cette fois-ci, ce n'était pas vraiment volontaire.
Le plus grand et baraqué des deux s'empressa de m'attraper par l'épaule, me beuglant un « minute, papillon » aussi has-been que ma tenue de travail pour l'orphelinat. Voilà qu'ils m'empêchaient de me rendre à la destination que je désirais. Cependant... Ils ne pourraient pas réellement me retenir. Même avec toute l'envie du monde.
Une pression incroyable se fit ressentir sur les épaules des deux policiers. Je n'avais pas bougé mon corps. C'était bel et bien mon élément qui s'exprimait. Comme si ces deux hommes avaient, chacun, une main posée sur chacune de leurs épaules. L'instant qui s'en suivit, la pression se fit insupportable pour ces deux humains normaux. On pourrait faire une comparaison avec une machine à compacter les déchets, au niveau des sensations de ce qu'ils devaient ressentir. Comme s'ils allaient être transformé en petit carré et abandonné au sol. Mais ils eurent une réaction humaine normale, leurs corps tombant en avant, les mains invisibles -les tenant par les épaules- les écrasèrent au sol. L'impact avait été lourd et un bruit de craquement d'os se fit entendre. Puis deux cris.
Quant à moi.. je repris simplement ma route, comme s'il ne s'était rien passé. Après tout, je n'avais touché personne directement.

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Roxane S. Sharpe

Roxane S. SharpeMessages : 630
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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Lun 20 Aoû - 21:20

Caenn Drusdan & Roxane S. SharpeJ'vous cause en crimson (#DC143C)

Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres !

- Eh ça va ? Rien d'cassé ?

J'espère qu'il n'a rien de cassé, je ne pourrais pas l'emmener jusqu'à l'hôpital. Même si on n'est pas très loin, j'n'ai pas assez de forces pour transporter quelqu'un jusque là-bas ; après, j'pourrais faire style que je n'ai rien vu et laisser ça pour les autres... Une personne ayant plus de force pourrait passer ici par hasard et aurait une meilleure conscience que moi puisqu'elle voudrait bien l'emmener jusqu'à l'hosto. Non, c'n'est pas comme ça que la vie fonctionne ? Heureusement pour tout l'monde, Caenn semble toujours vivant puisqu'il commence à bouger et même articuler quelque chose que j'trouve bizarre ; tout comme ses yeux d'ailleurs. Ils étaient aussi vides tout à l'heure ?

- Je.. dois rejoindre.. je dois.. m'y rendre.

- Euh... Vous voulez aller où ? J'peux p't'être vous accompagner, non ? On n'sait jamais sur qui on peut tomber en ville !


Et v'la t'y pas qu'il ignore complètement ma proposition pour se mettre à marcher dans une direction, comme toutes les autres personnes qu'il avait décidé de suivre tout à l'heure. Toujours accroupie, à ma place, j'me demande quand même si c'est une bonne idée de le suivre finalement... Il avait l'air vraiment bizarre là et j'n'ai ni armes ni aucune putain d'idées de ce qui est en train d'se passer. P't'être que je devrais laisser ça aux professionnels ; j'vois des membres du Gouvernement un peu plus loin. Ils ont sûrement des moyens meilleurs que les miens... D'ailleurs, maintenant que le Gouvernement est poto avec le Ténébreux, pourquoi ils tentent d'arrêter toutes les personnes avec un comportement suspect ?

Bon. J'n'allais quand même pas restée dans la poussière et la terre pendant des plombes, autant que j'essaye de prêter mains fortes à la police, non ? En espérant évidemment qu'elle arrive à mettre de côté ses différents avec moi. Je me lève donc et m'approche doucement d'la scène avec dans l'idée que j'vais sauter sur le dos de Caenn ; faudra que j'prenne de l'élan mais ça devrait le faire... Avec un peu de chance et surtout beaucoup d'espoirs, j'pourrais le faire tomber en avant et puis je n'aurais plus qu'à m'asseoir sur lui histoire de l'empêcher de bouger. Aux grands maux les grands remèdes. Ce plan génial étant mit en place, je décide d'approcher petit à petit de Caenn tandis que deux autres policiers font de même mais me stoppe net lorsque je les vois tomber en avant sans aucune putain de raison... Il s'est passé quoi ?

Regardant les policiers agonisants puis regardant Caenn, j'suis en train de me demander si y'a pas un élément ou un psyché derrière tout ça... Ou alors il fait d'la magie de fifou mais à c'niveau-là, c'est plus de la magie noire. Il a intérêt à m'apprendre alors, parce que j'n'ai rien pigé à ce qu'il s'était passé. M'ôtant tout courage de vouloir intervenir... J'me demande plutôt si je ne devrais pas faire demi-tour... Je peux faire quoi moi contre quelqu'un comme lui ? Finalement, j'vais p't'être pas lui sauter sur le dos et réfléchir à faire autre chose. Et comme si on avait entendu ma prière, j'entends une voix derrière moi, là pour m'aider dans ce combat perdu d'avance si j'avais été seule.

- Un p'tit coup de main ?

- Ah bah, je dis pas non. Non mais, tu as vu ce qu'il s'est passé ! J'veux pas finir dans cet état, j'tiens trop à mes os.

- Normal, c'est un Elementis de Gravité. Alors fais très attention à ce pouvoir.

- Ah. Et sinon, j'peux pas te laisser régler ça tout seul ? Toi aussi t'es Elementis... J'peux pas faire grand chose avec mon raton laveur.


- Non, mais tu peux le distraire avec ça.


Dit-il en me tendant ma panoplie de magicienne. Merde, je n'allais pas pouvoir éviter le combat et j'crois que j'vais devoir faire l'appât pendant que Steven fait tout l'boulot... En même temps, autant le laisser faire non ? Lui au moins a un pouvoir plus utile que le mien. Steven m'explique donc rapidement le plan, je dois faire de mon mieux pour occuper Caenn et lui, il essayera de le plonger dans une illusion ; avec un peu de chance, il sera tellement perturbé qu'il arrêtera d'avancer ou de vouloir aller là où il veut. Comme je l'avais prédit, je dois jouer l'appât... Très bien. J'me prépare donc rapidement histoire de faire mes tours de magie et vois rapidement ce que Steven m'a rapporté ; des tours de gamins ça ! C'n'est pas comme ça que j'vais être très utile. Filant vers Caenn, j'me place devant lui et marche à reculons pour pas l'empêcher d'avancer et éviter d'me prendre un truc dans la tronche.

- Eh eh, vous voulez des fleurs ?

Oui, j'ai clairement fait mieux ces dernières années niveau introduction mais j'n'ai pas vraiment le temps. Faisant un bref mouvement des mains, j'sors un gros bouquets d'fleurs de ma manche et le tends avec un beau sourire à Caenn... qui a l'air de s'en foutre royalement.

- Bon ok, vous n'aimez pas les fleurs. Vous préférez p'être les papillons ?


Pile à ce moment-là, le bouquet disparaît pour se transformer en une nuée de papillons volant vers Caenn qui ne semble toujours pas réceptif à ce que j'fais... C'est dingue, d'habitude les enfants sont toujours impressionnés par ce genre de trucs.

- Vous êtes un public difficile mon bon monsieur ! Et un raton laveur volant, vous avez déjà vu ça ?

Chips me fera la gueule pour ce tour... Mais tant pis, p't'être que ça occupera Caenn pendant ce temps. Prenant un foulard dans ma manche que je balance devant moi, j'invoque Chips en même temps qui s'met à voler en direction de Caenn et v'la que Steven que arrive aussitôt pour utiliser son élément. On va voir si mon p'tit manège fonctionne.










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Le Chef Elementis
Caenn Drusdan

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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Mar 21 Aoû - 17:22







R
oxane se démenait afin d'obtenir mon attention. Cependant, cela ne marchait pas très bien. Non pas que ses idées étaient mauvaises, plutôt que la situation auquel nous avions droit me semblait totalement inoffensive et me permettait de continuer ma route comme si de rien n'était. Hors, c'est cette pensée qui occupait mon esprit, cette pensée unique. Effectivement, je restais de marbre auprès des fleurs ou des papillons. Cependant, elle m'avait caché ça, cette rouquine ! Si j'avais tous mes esprits, je l'embaucherai direct pour faire un p'tit spectacle aux enfants de l'orphelinat. Et si ça se trouve, je l'embaucherai même pour donner des cours de magie aux p'tits. Ouais, l'idée est pas trop mal, dommage que je ne puisse pas m'en accommoder. Je devais avancer, c'est tout, et ne penser qu'à avancer. Lorsque je récupérerais mes moyens, je ne me souviendrais pas de ses petits tours de magicien. Et je ne pense pas que l'envie lui reprenne de me jouer des tours de ce genre... Enfin, qui sait ?
Un raton laveur volait dans ma direction, par instinct, ma main droite s'éleva, face au raton. Il n'allait pas me gêner dans mon avancée, mais par réflexe ma main s'était levée. D'une certaine façon, cette action me donnait un très léger angle mort, dans mon champ de vision. Et c'est à cet endroit précis que Steven apparut, comme si tout avait été calculé. De mon côté, je ne me sentais donc absolument pas en danger, à mes yeux, ma progression allait donc pouvoir continuer. Une fois ce raton laveur éloigné de mon visage, je pourrais reprendre ma route à un rythme normal.

Enfin.. c'est ce que je pensais. Le monde autour de moi était entrain de s'écrouler afin de se reformer. Je n'étais plus dans les rues de Quederla. J'étais..
Je regardais autour de moi, c'était sombre, très sombre.
J'étais toujours dans Quederla. J'étais chez moi. Dans une pièce que j'avais moi-même scellée. J'étais dans le sous-sol de ma maison, là où j'avais passé une partie de ma vie enfermée, à essayer de contrôler mon élément. Enfin, à le subir plus qu'autre chose, aux premières années.
Qu'est-ce que je faisais là ? Qu'est-ce que j'étais entrain de faire, déjà, au départ ?
Dérangé, c'était ce qui était entrain de se passer dans ma tête, en ce moment. Un mal de crâne foudroyant fit son apparition. Ma main droite vint instinctivement se poser contre mon front.
Pourquoi est-ce que je devais me rendre à l'entrée de la ville, déjà ? Je n'en ai plus aucune idée.
Attends. Si je suis enfermé en ce lieu, alors que je l'ai moi-même verrouillé ?... Qu'est-ce qui se passe.. le mal de crâne s'intensifiait. J'étais à deux doigts de me mettre à vomir.
Cette situation était bien plus que désagréable, qu'on se le dise.
Mettant genoux à terre, main contre le crâne. Je me faisais assommer par tout un tas de mauvais souvenir, tout du moins, de mauvaises sensations.
J'avais les sourcils froncés, les yeux fermés, les dents serrées.. cette sensation...

L'espace temps s'était arrêté. Je ne pensais plus à joindre l'entrée de la ville, je ne pensais plus à sortir de cette pièce, disons plutôt : prison.
J'étais là, le crâne en feu, à genoux, comme si j'étais entrain d'implorer le pardon. Comme si j'étais entrain de supplier mon élément de ne pas m'écraser.
Lorsque cette idée me traversa l'esprit, justement, celui-ci s'activa, presque comme par réflexe.
Toute la zone -dans les rues de Quederla- fut soumise à mon élément, qui se déploya largement et très rapidement. Toutes les personnes présentes autour de moi, moi y compris, se retrouvèrent donc soumis à une très forte Gravité.
Ma main droite lâcha mon front, je me retrouvais les deux avants bras contre le sol, le front contre le sol. Quelle position disgracieuse !
Tous humains normaux pris dans cette zone, disons, arène élémentaire, se feraient facilement écraser au sol.
Quant à Steve et Roxane.. certainement que la rouquine avait ses chances...

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Roxane S. Sharpe

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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Jeu 23 Aoû - 17:55

Caenn Drusdan & Roxane S. SharpeJ'vous cause en crimson (#DC143C)

Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres !

Est-ce qu'il me pardonnera pour c'que j'ai fais ? Eh ça, je ne suis pas sûre... Il faut que je mette un petit post-it chez le frangin pour lui demander de rajouter un paquet de chips dans la liste de courses ; de quoi me faire pardonner auprès de mon animal qui est en train d'effectuer le saut de l'ange. D'ailleurs, j'eus quand même le réflexe de le faire disparaître quand je vois le surveillant de l'orphelinat lever sa main... Je ne sais pas trop si ça va changer quelque chose, je ne sais pas si il avait fait quelque chose mais je n'allais pas miser sur la chance. Déjà qu'il était en train de faire un vol plané par ma faute, j'allais éviter de le faire se transformer en boîte de converse... Puisque je ne sais pas vraiment à quoi peut ressembler la Gravité comme pouvoir, j'vais plutôt miser sur la sûreté et l'envoyer à perpète.

Je vois d'ailleurs que mon père adoptif a réussi à toucher le Maître de Gravité, l'empêchant ainsi d'avancer. C'est cool. Il l'a plongé dans une illusion, j'sais pas trop laquelle mais maintenant il n'avance nul part... D'ailleurs, en demandant à Steven ce qu'il a fait, il me répond qu'il a tout simplement préféré un endroit plutôt réconfortant ; comme sa maison. Ben j'espère que c'était réconfortant pour lui. Steven avait besoin de réfléchir histoire de voir comment, pourquoi et tout le bordel ; ce que l'on pouvait faire donc pour le sortir d'ici... Lui comme toutes les autres personnes présentes qui continuent d'avancer vers l'Entrée de la ville. J'tente de lui proposer des solutions mais l'agitation de Caenn m'inquiète un peu... Il a pas l'air bien là.

- Euh... T'es sûr que tu l'as transporté chez lui là ?

Pas vraiment le temps d'obtenir ma réponse que Steven me dit de courir le plus loin possible mais trop tard, me voilà aplatie au sol comme si on venait de me rouler dessus... Ou comme si je venais une planète dans la tronche. Ok, j'exagère un p'tit peu mais pour quelqu'un d'aussi fragile que moi, ça fait mal... Engueulant Steven pour ce phénomène -alors qu'il n'y ai est pour rien- j'le presse pour qu'il fasse quelque chose ; que l'on arrête d'être coincés comme des crêpes. Il me dit de fermer les yeux et sans réellement réfléchir, je le fais. Ça, ça veut dire illusion pas jojo sinon il m'dit rien... Alors avant de voir des monstres en tout genre ou de voir ma propre mort, je préfère fermer mes yeux.

J'entends des cris à tout va, certains plus aigus que d'autres et j'en viens quand même à lui demander si il a décidé de torturer tout l'monde d'un coup... Si c'était pour éviter que je ne vois un bain de sang, ça va, j'y suis habituée depuis. Bon évidemment, j'me fais traiter d'idiote puisqu'il m'explique avoir montré aux gens de toute la ruelle leur plus grande peur ; espérant que ça puisse faire des effets. Heureusement, tout ceci s'arrête au bout de quelques secondes et je sens moins cet effet de lourdeur sur mon corps... Aïe, ça fait mal. Bon, ben, au moins je sais ce que ça fait de se faire avoir par un Elementis de Gravité ; je note donc de ne plus croiser leur chemin. Me relevant, j'vois un peu tout le monde autour de moi en PLS... Quel massacre.

- Eh beh... J'espère que t'as une grosse boîte de mouchoir pour sécher toutes ces larmes.

- Tu n'as qu'à leur donner ta veste, depuis le temps qu'elle doit être jetée celle-là.

- Eh ! Elle est très bien cette veste. D'ailleurs ! C'est toi qui a mis ma peluche Bob l'éponge dans le carton pour l'orphelinat ?! Un mioche me l'a chourée !


Le voyant rire aux éclats, je n'ai le droit qu'à une vulgaire petite tape sur l'épaule... J't'ai grillé mon vieux et ma vengeance sera terrible ! Acceptant sa main pour me relever, nous nous dirigeons vers Caenn pour savoir comment il va... Comme tous les autres, c'n'est pas au mieux de sa forme mais il n'a pas l'air de vouloir utiliser sa gravité pour le moment. Enfin j'crois, je suis toujours pour le moment donc j'peux p't'être en conclure que ça va aller non ?

- Euh Caenn... Vous... Euh... Ça va ? Vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé ?










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Le Chef Elementis
Caenn Drusdan

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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Ven 24 Aoû - 10:20







M
e retrouver enfermé dans le sous-soul de ma maison n'est pas ma plus grande peur. Le déchaînement de mon élément pouvait s'expliquer de façon assez simple. Ayant  été transporté dans une illusion, au mauvais endroit, un état d'anxiété avait pris part sur mon mental. Je ne pouvais plus rejoindre l'entrée de la ville. Et cet état d'anxiété, ajouté finement au lieu où j'étais présent dans l'illusion avait forcément mené à ce que l'on appelle « syndrome PTSD ». L'unification de ces deux facteurs avait fait en sorte que mon élément se déchaîne, à sa façon, écrasant toutes les personnes de la ruelle. Et encore, nous avions eu de la chance. Si cela avait duré plus longtemps, les maisons présentes aux alentours auraient subis des dégâts et les pertes humaines auraient été réelles. Dans notre situation actuelle, j'avais peut-être broyé quelques os ou amené certaines personnes à perdre connaissance, sans le désirer, bien évidemment.
Pouvons-nous parler de chance ou de malchance ? Que cela se produise de la sorte, dans ce momentum, c'était une chance. De plus, en terme d'expérience personnelle, s'en serait une supplémentaire. J'avais eu la chance d'être confronté à une puissante hypnose ainsi qu'à l'illusion. C'était la première fois que cela m'arrivait, pour les deux. Malheureusement pour les personnes qui avaient du subir tout cela, heureusement pour mes futurs coéquipiers ou mes futurs duel, aujourd'hui j'avais gagné une certaine expérience. Une leçon comme seul la vie peut nous enseigner.

Bien évidemment, actuellement, je n'en pensais rien, j'étais encore écrasé au sol par mon élément, tout ce à quoi j'aspirais, c'était de sortir de cette illusion et de me rendre à l'entrée de la ville. Mais ma propre force se mettait en opposition à mes désirs. Comme si, à sa façon, il m'interdisait de m'y rendre, à l'entrée de Quederla, dans cet état là. C'était une façon comme une autre de l’interpréter ? Je n'avais plus perdu le contrôle depuis plusieurs années, voir dizaines. J'en avais même aujourd'hui une certaine maîtrise, assez agréable. J'arrivais à alterner rapidement des zones à forte gravité et des zones à faible gravité. Cela donnait des avantages non négligeables lors d'affrontements. Tous les humains possèdent un centre de gravité, chamboulez-le ne serait-ce qu'un instant et l'opportunité de porter un coup létal se présentera.
J'avais finis par abandonner l'idée de lutter contre mon élément et je m'en trouvais totalement allongé au sol, la pression était intense. Même pour quelqu'un qui s'était entraîné à la supportée durant des années. Ce n'était pas quelque chose contre lequel nous pouvions réellement luter, physiquement. Cela dépassait tout cela. Cet élément dépassait et transcendait toutes manières d'analyser chaque situation. En plus d'être relativement fort contre les êtres humains, il combinait avec la grande majorité des éléments de manière générale. Et c'est tristement ce que j'allais me remémorer, soudainement.

Une nouvelle illusion. Je disparaissais de notre sous-sol, je me retrouvais face à l'entrée de l'Orphelinat. Comme si c'était mon point de sauvegarde de la journée, que j'avais échoué ma mission, je m'y retrouvais une nouvelle fois. Petit à petit, la puissance de mon élément non contrôlée s'amenuisait.
Je m'étais trompé. Ce n'était pas du tout, un point de sauvegarde, c'était quelque chose d'autre, c'était quelque chose de terrible. C'était.. la pire vision qui m'était possible de voir.
Mon élément avait disparu. Il ne se prononçait plus.
Quant à moi, dans l'illusion, je me relevais. Lentement, doucement, sans aucune fougue, presque à bout de force, le visage crispé, fixant droit devant moi. J'avais chaud, cette illusion me donnait chaud. À côté de ça, hors de l'illusion, je restais totalement allongé, dans la ruelle où nous étions présent.
Dans l'illusion, j'avais réussi à me relever, tremblotant, sur mes jambes. Rapidement, je détournais mon regard de ce qui se trouvait face à moi, je regardais les personnes présentent. Un détachement des membres du Gouvernement bloquaient la zone. Étaient-ils présent dans le but de limiter la casse et de gérer la situation ? Ou l'avaient-ils déclenché ? Une personne se trouvait juste à côté de moi, elle m'ignorait. Elle ne devait pas me voir, dans cette illusion. C'était certainement le supérieur des forces présentent. Il tenait un zippo, dans sa main, jouant avec. De lui, un large déferlement de feu jaillit, en direction de ce qui se trouvait face à moi. Par réflexe, ma tête se retourna dans cette direction, et cette fois-ci, bien faiblement, j'avançais de nouveau mon bras droit en l'air, en direction de ma vision. On était loin de celui que j'avais brandi devant Chips, lorsqu'il volait vers moi.
Face à moi, l'établissement était barricadé et déjà en flamme, avant de recevoir cette nouvelle déflagration.
Je... J'étais incapable de réagir. Je ne pouvais pas défendre l'établissement des flammes. Si j'utilisais mon élément, je ne ferais qu'attiser le feu. Que ce soit en augmentant la gravité, je ne ferais qu'attiser les flammes, que ce soit en la réduisant, je ne ferais que transformer les flammes en quelque chose de bien plus destructeur. Le Feu, cet élément que je n'avais pas reçu, avait été un de mes premiers sujets d'entraînement, en le combinant avec la Gravité. J'étais impuissant.
J'entendais pleurer, crier, la fumée était noire. Le mec à côté de moi riait. Et moi, j'étais impuissant. Je ne pouvais rien faire que de subir cette vision.
J'ouvris la bouche, mais aucun son n'en sorti, mon bras droit finit par retomber contre mon corps, mes jambes me lâchèrent, je tombais à genoux. Ma visage fixait toujours l'orphelinat. Deux où trois larmes commencèrent à perler.

L'illusion prit fin. Steven l'avait lancée en zone, sur toutes les personnes présentent dans la ruelle, incapable de me viser directement dans la situation dans laquelle il se trouvait.
Je redescendais sur terre.
J'étais allongé au sol, au milieu de la ruelle. Mon corps ne me faisait pas spécialement mal. Le choc avait été plus psychologique que physique. Je restais allongé au sol, quelques instants. Comme si mes forces m'avaient abandonnées, que je n'avais plus la motivation de me relever.
C'était sans compter sur l'intervention de Roxane, qui éleva la voix en parlant de sa peluche Bob l'éponge. Un fin sourire prit finalement sur mes lèvres, et mes forces me parvenaient de nouveau.
Doucement, mais sûrement, je me relevais, étape par étape. J'étais actuellement à genoux. J'inspectais l'état de mon corps, par la même occasion. D'une certaine façon, il allait relativement bien. Quant à mon niveau d'énergie, je me sentais aussi d'attaque. La Gravité était un élément gourmand. Au cours des dix-sept dernières années, j'avais appris à débloquer une certaine endurance à l'utiliser, j'avais aussi appris à l'utiliser de façon la plus économe. Cependant, la vague que j'avais lâché sans la contrôler n'était pas finement préparée par mes soins. Cela avait consommé pas mal d'énergie, mais il m'en restait tout autant, si ce n'est plus. J'étais encore apte.
Mon rapide check-up terminé, je secouais légèrement le visage. Ma vision était floue. J'avais perdu mes lentilles bleutés, elles étaient au sol, quant à mes lunettes, elles étaient dans un piteux état, je les retirais donc, affichant mes yeux dorés à tous. Dans la continuité, je vins détacher mes cheveux, assez rapidement. Mon costume de travailleur à l'orphelinat venait de tomber, je n'avais plus besoin de le garder. Du revers de la main, je venais essuyer les deux ou trois larmes qui avaient coulées sur mes joues.
À ce moment là, le duo qui avait intervenu face à moi se rapprochait, afin de connaître mon état. Lorsqu'ils arrivèrent à mon niveau, je finissais de me relever, tout en retirant ma blouse affichant mon appartenance à l'orphelinat. Sous cette blouse, j'étais habillé assez simplement, un pantalon en lin marron et un t-shirt blanc. Le tout surplombé par mes cheveux détachés. Pliant rapidement la blouse, je la déposerai quelque part ou la jetterai dans une poubelle à la moindre occasion. Ce n'est pas comme si j'en avais une petite collection à la maison.
De mon regard doré, je scrutais les deux personnes qui se trouvaient face à moi, tandis que Roxane prit la parole afin de me questionner, mes yeux s'acharnèrent sur Steven. Je le reconnaissais. C'était un élémentis de Lumière qui avait profité de la création de l'alliance pour se retirer de la vie de la Famille, et mener une vie de simple citoyen. C'était quelqu'un de reconnu par les nôtres. Les utilisateurs de lumières sont très rares. Je ne pus pas m'empêcher d'arborer un léger sourire en coin, face à lui. Mon visage et ma prestance commençaient petit à petit à ré-enfiler un costume d'As. La jeune femme pouvait très facilement remarquer que mon regard n'était plus vide, je n'étais plus hypnotisé. Je prenais doucement la parole, avec une voix légèrement atteinte. D'une certaine façon, j'avais toujours une certaine boule dans la gorge :


« Ala, ala.. nous étions à l'Orphelinat... Et je m'y suis retrouvé une seconde fois, grâce à Steven. À cause, peut-être ? Mes souvenirs entre.. sont assez limité, j'ai surtout des sensations... physiques. »


Je pris le temps d'inspecter la ruelle autour de nous. Tout le monde était à terre. C'était de ma faute, inutile d'être ingénieur pour le deviner. Enfin, ce n'était pas que de ma faute. Physiquement, ça l'était. Les enfants pleuraient, les adultes avaient le visage figé de peur. C'était aussi de la faute de Steven qui avait surenchéri une attaque physique avec une attaque mentale. Cependant, un fait notable était à souligner : Plus personne ne semblait être possédé par l'hypnose, dans notre ruelle.
Le vent se levait, mes cheveux se baladaient. Je m'étirais lentement, afin de bien vérifier que je n'avais aucun soucis physique. Tout semblait allait pour le mieux.
Je ne me souvenais plus du fait que Roxane m'avait lancé son familier au visage. Je ne me souvenais plus avoir été transporté dans le sous-sol de ma maison lors d'une illusion. Je ne me rappelais plus avoir descendu les rues de la ville, je ne me rappelais plus avoir écrasé au sol deux membres du Gouvernement. Je me souvenais tout juste être parti en quête des enfants et des adultes de l'établissement hypnotisé. Et.. du choc que j'avais reçu avec le livreur. À partir de ce moment, trou noir, jusqu'à la vision de l'Orphelinat en flamme. Le Feu. Je devrais tuer tous les élémentis de feu et tous les membres du gouvernement usant du feu grâce au ténébreux. Si je n'avais pas, moi, cet élément, personne ne devrait le posséder.
Mon visage s'assombrit légèrement, j'avais l'air contrarié. Je repris la parole, ma voix s'étant stabilisée :


« Je me souviens du choc avec le livreur. À partir de ce moment là, je n'ai plus aucun souvenir, jusqu'à l'intervention hasardeuse de... Steven. »


M'inclinant respectueusement face à eux-deux, avant de reprendre la parole :


« Je suis désolé de vous avoir causé du tords... Je.. ne contrôlais plus rien. Ni mes actes, ni mes pensées, ni.. rien, quoi. »


Cette fois-ci, je pris une pause un peu plus détendue. Le vent continuait de souffler sur nous. Mon visage s'illumina légèrement, afin de retrouver sa prestance habituelle, reprenant mes mots :


« Nous avons été chanceux. C'est la première fois que je subissais ces états. Quederla aurait peut-être pleuré un Roi, ce soir, si Steven n'était pas intervenu. »


D'homme à homme, je venais amicalement poser ma ma droite sur son épaule, comme pour le féliciter ou le remercier. Ma main gauche tenait ce qui restait de ma blouse d'intervenant à l'orphelinat abîmée. Mon regard se redirigea vers Roxane. Apparemment, ces deux-là se connaissaient bien, au vu de leurs échanges précédant, on pouvait même deviner qu'ils vivaient ensemble. D'un ton légèrement interrogateur, c'était à mon tour de la questionner :


« Tu es Elementis ? Je ne t'ai jamais croisé ? Tu ne m'as pas reconnu ? »


Les personnes autour de nous commençaient à se relever, tant bien que mal. L'hôpital et les urgences de Sir Newton allaient être surchargées, aujourd'hui. La plus part des personnes présentent se questionnaient sur ce qu'ils faisaient là. Eux aussi, ils avaient oublié toute la partie où il étaient contrôlés par l'hypnose. Rapidement, j'identifiais les personnes présentent au barrage du Gouvernement que j'avais enfoncé. Tous les enfants de l'Orphelinat étaient présent, ainsi que les surveillants que j'avais en mémoire. Ils avaient récupérés leurs pensées, ils pourraient regagner l'établissement sans problème. De ce point de vu là, j'avais de la chance.
Personne n'avait idée que l'illusionniste ou le manipulateur de Gravité étaient les membres de notre petit groupe de trois.

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Roxane S. Sharpe

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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Lun 27 Aoû - 23:29

Caenn Drusdan & Roxane S. SharpeJ'vous cause en crimson (#DC143C)

Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres !

- Euh Caenn... Vous... Euh... Ça va ? Vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé ?

J'espère quand même qu'il se rappelait de mes magnifiques tours de magie que je m'étais cassée l'cul à faire ! C'n'est pas facile de capter l'attention de quelqu'un qui semble ABSOLUMENT vouloir aller quelque part. Pour l'instant, il semble aller mieux que tout à l'heure ; déjà, il n'a plus ce regard vide d'expression et il n'répète pas sans cesse d'aller à l'entrée de la ville. Et idem pour toutes les personnes aux alentours qui se relèvent doucement de leur plaquage brutal au sol ; tout et bien qui fini bien, non ? A moins que je ne crie victoire trop vite ?

- Ala, ala.. nous étions à l'Orphelinat... Et je m'y suis retrouvé une seconde fois, grâce à Steven. À cause, peut-être ? Mes souvenirs entre.. sont assez limité, j'ai surtout des sensations... physiques.

- Moi aussi j'dois dire...


J'me sens lessivée physiquement... Je n'en peux plus. J'en ai marre de courir et grimper partout pour arrêter des zombies ; j'voudrais juste aller me coucher et repartir sur mon idée de départ, c'est-à-dire rester cachée sous la couette pour éviter les mauvaises surprises. Apparemment, Caenn ne se souvient que du livreur et puis pouf, c'est le flou total... Ce serait lui qui serait à l'origine de ce bordel ? C'est peut-être lui que j'ai vu attendre dans un coin d'une ruelle. Dans tous les cas, Caenn fini par s'excuser de son comportement et j'lui explique que ce n'était pas d'sa faute ; les autres aussi avaient ce même comportement. C'était sûr que des coups allaient se perdre.

-  Nous avons été chanceux. C'est la première fois que je subissais ces états. Quederla aurait peut-être pleuré un Roi, ce soir, si Steven n'était pas intervenu.

Sourire un peu crispé, j'en viens à me demander Roi de quoi... De l'Alliance ? Newton n'est plus d'l'Alliance ? Pourtant j'me tiens encore au courant de ce qu'il passe et on n'm'a rien dit à c'propos. Roi des Elementis ? J'avais entendu dire qu'il y avait eu des Rebelles et que chacun avait décidé de faire sa popote à l'annonce de l'Alliance... Bon, en même temps, mes nouvelles dates de la s'maine dernière. Il faudra que j'aille redemander à Bloodyne et son roux si c'est toujours le même Roi ou si il a changé d'tête depuis quelque temps ? M'enfin si c'est l'cas, elle aurait pu m'le dire ! En plus, en y repensant, j'l'ai jamais vu dans le QG. Bon. En même temps, on est beaucoup aussi dedans... Dur d'se reconnaître.

- Tu es Elementis ? Je ne t'ai jamais croisé ? Tu ne m'as pas reconnu ?

- Hein ? Euh... Non.. Je... Euh...

- Elle est habitante. Je n'aime pas trop l'idée que ma fille aille fricoter avec les Familles, donc je la tiens éloignée des conflits de ce genre. Même si ce n'est pas toujours facile.


Dit l'homme qui m'a poussée au cul pour que j'entre chez les Domae. Mais j'vais me contenter de fermer ma gueule voire de bouder un peu, ça fera genre la gamine qui voulait entrer dans une Famille qui n'a jamais pu à cause de son père relou. Nan, en vrai, j'sais pas trop pourquoi Steven a répondu à ma place surtout pour dire un mensonge mais il doit sûrement avoir ses raisons... Heureusement, il est bon menteur et moi, j'préfère regarder aux alentours pour voir comment vont les autres personnes. Ils ont l'air dans les vapes, autant que nous tous ; bref, pas top.

- Et, euh... On fait quoi maintenant ? Y'a l'air d'avoir encore des gens dans un état second, y'a un livreur à retrouver et savoir pourquoi tout l'monde veut aller à l'entrée d'la ville ?

Non mais parce que c'est bien mignon de s'raconter nos vies et de savoir qui a des pouvoirs mais en attendant, y'a d'autres personnes en danger et les seuls qui peuvent faire quelque chose, c'est bien les deux gens devant moi. J'proposerais bien de retourner sous la couette mais j'me ferais engueuler... Perso', aucune mission ne me tente vraiment pour l'moment... J'sais pas ce que je pourrais trouver à l'entrée de la ville donc je laisse ça aux spécialistes, j'sais pas à quoi ressemble le livreur ni même ce qu'il est capable de faire alors...

- Moi j'vais arrêter les gens dans un sale état.


Autant se j'ter sur la mission la plus simple.










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Le Chef Elementis
Caenn Drusdan

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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Mar 28 Aoû - 11:00







I
l était maintenant temps de prendre du recul et d'analyser la situation, maintenant que j'avais en face de moi un autre papa-poule et sa petite fille protégée. À noter que pour une simple citoyenne, elle semblait tout de même assez courageuse, avoir du cran, pour avoir suivi le mouvement jusqu'ici. Rapidement, Roxane en venait à ses conclusions : essayer de retrouver l'homme qui m'avait mis dans cet état, aller voir ce qui se passe à l'entrée de la ville ou bien essayer simplement d'arrêter les passants contrôlés.
Tout d'abord, il me fallait comprendre réellement la situation. De ce que je me souvenais, donc, des personnes de notre quotidien étaient capable de jeter un sort assez puissant sur leur entourage, en les touchant. Ce livreur était définitivement quelqu'un qui ne possédait ni pouvoir ni appartenait à une famille. La capacité qu'il a déployé sur moi et sur les personnes de l'Orphelinat était impossible à prévoir, à prendre en compte, tellement elle semblait puissante pour un citoyen ordinaire. De plus, le nombre de personnes touchées par cette capacité était bien trop élevé pour que ce soit une seule et unique personne qui ait plongé toute la ville dans ce chaos.
Donc, si je résume bien, il y a des personnes qui ont reçu un moyen d'hypnotiser ceux qu'ils touchent. Ces personnes peuvent être le boulanger, le livreur ou encore le vendeur de clope. Bref. Tout le monde est potentiellement un ennemi. Même si le Gouvernement semble avoir mis en place des barrages assez rapidement, on peut prendre en compte l'idée que ce soit la décision d'une personne seule en son sein et qu'ils manipulent tout de même cette opération de grande envergure. Les familles, dont l'Alliance, n'est pas à écarté. Bref. Tout le monde est réellement un ennemi, mis à part Roxane et Steven qui sont à mes côtés.

J'avais bel et bien utilisé inconsciemment mon élément. Mais, ce n'était pas cela qui m'avait fait regagné mes esprits. C'était l'illusion lancée par l'Elementis de Lumière. Donc nous possédons un moyen d'annuler l'effet de cette capacité inconnue. Cependant, ce serait bien trop gourmand d'utiliser le pouvoir de Steven pour chaque passant. Si nous devons l'utiliser, ce ne serait que pour des proches ou des personnes potentiellement capable de nous venir en aide. Donc des personnes hypnotisées parmi nos proches ou faisait parti des Familles. Bon, nous possédons un mal inconnu, cependant, nous sommes capable de le faire disparaître. En soit, c'était déjà un assez bon point. Cependant, nous devons nous modérer et ne pas non plus outre-passer les capacités du père de Roxane. S'il s'était rangé, lui aussi, à la fusion des familles, c'est qu'il ne désirait plus vraiment être impliqué comme il l'était auparavant dans la vie active de l'île. Malheureusement pour lui, avant qu'il ne tire sa révérence, il devrait reprendre les armes une nouvelle fois. Objectivement, c'était la personne la plus utile à notre petit groupe de trois. C'était même la pierre angulaire qui rendait la coopération possible. C'est lui qui possédait le pouvoir d'annuler la capacité ennemie. Du moins, pour ce que nous savons, à l'heure actuelle. Le rôle de Roxane et le miens serait de l'assister du mieux possible, j'imagine. Enfin, ne nous emballons pas. Je cernais un peu mieux la situation dans laquelle nous nous trouvions. Les paramètres récents aidaient grandement à comprendre la situation. Maintenant, pour être franc, la seule chose que nous aurions besoin de savoir, c'est « Dans quel but ? » tout cela est-il mené, et par qui. Évidemment que la première idée qui puisse nous venir en tête est : Le Ténébreux !.. Mais ne soyons pas fermé, ce pourrait être beaucoup de monde. Même si, forcément, précédé par sa réputation, l'Ordre semble être l'ennemi de choix et rêvés de tous ceux qui n'en font pas parti.

Quand la jeune femme déclara qu'elle tenterait d'arrêter les gens dans un sale état, cela eut pour effet de me faire sortir de mes pensées quasi-instantanément. Du revers de la main droite, je faisais mine de balayer devant moi, comme pour chasser ses paroles, avant de moi-même, la prendre, d'une voix calme et relativement posée, assez basse, tout en restant bien audible :


« Mauvaise idée. C'est la tâche la plus risquée. Et je ne suis pas d'avis à ce que l'on se sépare, tous les trois. Si tu venais à essayer d'arrêter les passants et que tu tombes sur un utilisateur de pouvoir, tu prendrais des risques in-considérables. De plus cela nous avancerait à rien, d'arrêter de façon aléatoire des passants. Et tu t'exposerais bien trop aux personnes capable de te faire changer d'état. C'est catégorique. »


Je marquais un temps d'arrêt, le temps de reprendre ma respiration et d'éclaircir mes idées au maximum. Ce que j'allais proposer ne serait certainement pas très agréable à entendre pour eux.


« Nous ne sommes pas expert de la traque, rattraper mon livreur est aussi une mauvaise idée. Le pourcentage de chance de réussite est extrêmement faible. Ce serait un peu comme gagner au loto, quoi. Même si je gagne les hauteurs de la ville, le bougre peut se cacher n'importe où, et si mes raisonnements sont logique, les probabilités qu'il soit là où vont les personnes contrôlées me semblent plus réalistes. On en vient donc au troisième point : Aller à l'entrée de la ville. Nous devons découvrir à qui nous avons à faire et le but de leurs agissements. La première partie sera assez simple, j'imagine. La seconde sera plus corsée. Nous ne pouvons pas nous permettre d'exposer Steven, c'est pour l'instant la seule personne que nous connaissons capable de rompre le contrôle. Si nous devons utiliser un leurre, je pense que la meilleure personne serait Roxane. En cas de problème, je pourrais la rapatrier assez facilement. Quant à mettre de la distance entre nos opposants et nous, je ne me fais pas non plus de mouron à ce sujet là. »


Voilà. C'était dit et annoncé. Maintenant, c'était à eux de décider de ce qu'ils allaient faire. Je ne pouvais pas leur forcer la main, aucun d'entre eux était sous mes ordres, après tout. Nous pouvions très bien nous contenter de la première partie de l'opération et voir ce qui se tramait à l'entrée de la ville. Cependant, s'il y a bien des gens qui réceptionne les passants hypnotisés, il nous faudrait bien évidemment quelqu'un à envoyer. Si cette organisation est basée sur Quederla, il y a de grandes chances que je sois facilement reconnu rien qu'à mon physique. Nous ne pouvions pas nous permettre d'envoyer Steven en première ligne. La seule personne capable soit d'engager la conversation avec ceux que nous trouverons serait la jeune rouquine à nos côtés. Pour ce qui était de la rapatrier, tant qu'elle est présente dans mon domaine, je n'aurai pas de difficultés à la projeter dans ma direction en manipulant la gravité, tout comme je n'aurai pas de difficulté à écraser au sol la personne qui se serait approché d'elle.
Après, je m'avançais peut-être. La possibilité que nous ne trouvions que des personnes hypnotisées sur place était aussi à prendre en compte. Nous n'avions aucune information. C'était à nous, d'aller les chercher. Le choix n'existait pas, si nous souhaitons rester dans la partie.
Cependant, je ne leur en voudrais pas, de rebrousser chemin, maintenant. Je me rendrais tout de même à l'entrée de la ville, seul, pour essayer de comprendre quelle pièce s'y joue.

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Roxane S. Sharpe

Roxane S. SharpeMessages : 630
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MessageSujet: Re: [Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane   Mar 28 Aoû - 15:55

Caenn Drusdan & Roxane S. SharpeJ'vous cause en crimson (#DC143C)

Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres !

- Moi j'vais arrêter les gens dans un sale état.

Ou alors j'peux les attacher et après m'barrer... Bon t'façon, entre nous, j'ai dis ça histoire de laisser les deux zigotos faire équipe et que moi, je puisse me barrer dans mon p'tit coin et m'mettre à l'abris ; loin du bordel de la ville. J'ose quand même espérer que personne ne viendrait me chercher jusque chez moi ! Ce serait une violation de domicile et ça c'n'est pas vraiment pas cool.

- Mauvaise idée. C'est la tâche la plus risquée. Et je ne suis pas d'avis à ce que l'on se sépare, tous les trois. Si tu venais à essayer d'arrêter les passants et que tu tombes sur un utilisateur de pouvoir, tu prendrais des risques in-considérables. De plus cela nous avancerait à rien, d'arrêter de façon aléatoire des passants. Et tu t'exposerais bien trop aux personnes capable de te faire changer d'état. C'est catégorique.

- Pardon ?! Tu t'es pris pour qui ? Mon père ?


Très sèche dans ma manière d'parler, j'n'aimais pas spécialement le ton employé avec moi comme si j'étais un de ses gamins de l'orphelinat ou comme si j'étais un d'ses pions. J'crois que j'suis suffisamment grande pour pouvoir me débrouiller toute seule et j'peux prendre mes décisions également toute seule comme une grande ; déjà que je ne supporte pas quand Steven me donne des ordres ou utilise une pseudo autorité sur moi... Alors un inconnu ? Il peut clairement aller s'brosser pour l'coup.

- Nous ne sommes pas expert de la traque, rattraper mon livreur est aussi une mauvaise idée. Le pourcentage de chance de réussite est extrêmement faible. Ce serait un peu comme gagner au loto, quoi. Même si je gagne les hauteurs de la ville, le bougre peut se cacher n'importe où, et si mes raisonnements sont logique, les probabilités qu'il soit là où vont les personnes contrôlées me semblent plus réalistes. On en vient donc au troisième point : Aller à l'entrée de la ville. Nous devons découvrir à qui nous avons à faire et le but de leurs agissements. La première partie sera assez simple, j'imagine. La seconde sera plus corsée. Nous ne pouvons pas nous permettre d'exposer Steven, c'est pour l'instant la seule personne que nous connaissons capable de rompre le contrôle. Si nous devons utiliser un leurre, je pense que la meilleure personne serait Roxane. En cas de problème, je pourrais la rapatrier assez facilement. Quant à mettre de la distance entre nos opposants et nous, je ne me fais pas non plus de mouron à ce sujet là.

- Eh oh. J'ressemble à quoi, un jambon ?!


Non mais, déjà on m'donne des ordres sur ce que j'dois faire ou ne pas faire et après on veut m'utiliser comme appât comme si j'étais qu'un vulgaire bout de viande ? Y'a pas noté pigeon sur ma gueule. J'sais que je réfléchis un peu à deux de tensions mais y'a quand même des limites à pas dépasser ; Roi ou pas Roi, j'm'en balec, j'tiens pas à être mise sur le devant de la scène en priant pour qu'il n'y ait pas de pépins et qu'ils soient bien là à m'sauver le derch. En plus, j'vois venir Steven à 2km ; maintenant qu'il a dit que je ne suis pas d'une Famille, j'n'ai pas intérêt à invoquer Chips et j'n'ai pas non plus intérêt à jouer les acrobates sur les arbres ou d'autres trucs cool que j'peux faire en temps normal. Alors quoi, j'fais la demoiselle en détresse pendant qu'ils font tout l'boulot ?

- Roxane, s'il te plait, calme toi.

- Mais non ! J'suis pas une piñata que l'on secoue devant les ennemis à attendre que l'on vienne m'sauver. Il s'passe quoi si vous avez des blems et que je me retrouve capturée, les génies hein ? C'n'est pas parce que j'suis pas Elementis avec vos pouvoirs tout pété que je ne peux rien faire et que je dois être réduis à la demoiselle en détresse ! Et puis d'abord, j'n'ai pas d'ordre à recevoir, d'aucun d'entre vous d'ailleurs !

Ah ça, j'crois que Steven est habitué à cette phrase. L'nombre de fois où j'lui ai sortie "t'es pas mon père" et autres trucs blessants au possible pendant que j'faisais mes crises, il a l'habitude. P't'être pas Caenn mais il doit bien y avoir des sales gosses dans l'orphelinat avec des sales caractères également ; j'ai toujours haï l'autorité et ceux qui s'pensent supérieur avec leur pouvoir à deux derlas. Ben tant mieux si ils peuvent arrêter les gens en claquement d'doigt ! Mais moi, j'refuse de jouer l'appât sous prétexte que je ne suis bonne qu'à ça alors ils vont devoir se trouver quelqu'un d'autres parce que moi, j'préfère encore aller de mon côté tout seule.

- Z'avez qu'à y aller tous les deux à l'entrée de la ville vu que vous êtes si forts. Moi, j'vais de mon côté.


Tournant les talons sans même laisser le temps à qui que ce soit de s'expliquer, j'suis sûre d'avoir entendu Steven soupirer bruyamment ; mais c'n'est pas pour ça que j'vais faire demi-tour.










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[Event] Une journée - VRAIMENT - pas comme les autres ! | ft. Roxane
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