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 Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias

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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 89
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MessageSujet: Re: Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias   Lun 8 Oct - 15:39







I
l est vrai que, mon éducation, avait été faite ainsi. Dès le plus jeune âge, je me devais de rentrer dans le moule de mes ancêtres. Je me devais d'être conforme à ma lignée. Cela peut se découdre de plusieurs façons, cependant, l'une des plus flagrantes est la gestion de la vie d'autrui. Que se soit en tant qu'incendier aux services du Roi servant à faire le ménage, que ce soit en tant que Général des armées, la vie de nos adversaires ne pèse pas lourd, dans la balance. C'est dans ce moule précis que j'ai grandi et vécu. Même si au cours des dernières années, je m'étais détaché de ce milieu, le fait d'avoir renfilé les gants à la mort de mon père et d'avoir été nommé As de la famille Elementis avait inévitablement fait ressortir mes anciens penchants. D'une certaine façon, on se complaît dans la facilité. Et dans le cas présent, cette facilité, c'était mon éducation : Toujours regarder les autres de haut, ignorer leurs existences, prêt à sacrifier n'importe qui dans le but d'accomplir sa mission.
Avec mes nouvelles affectations et mon nouveau rôle, je me devais d'essayer de défier cette facilité, de voir les choses différemment, d'un angle nouveau. Et, à sa façon, même si à l'heure actuelle, j'étais assez loin de tenir tous les tenants et aboutissements de cette scène, le jeune Roi de Suède, Arias, me donnait une leçon. Une leçon de vie. Il me partageait, à sa façon, une partie de lui. Je ne le saisirais qu'entièrement avec le temps et en repensant à cet épisode, mais une chose est sûre, je lui serais redevable.

J'avais dérapé et j'avais blessé Arias en usant de mon élément. J'accusais toujours le choc, à genoux, arrivant à peine à m'exprimer, laissant quelques mots passer entre mes lèvres, afin de demander pardon ainsi que de clarifier la situation. Je m'étais emporté, j'étais fautif : Pas besoin d'épilogue.
Cependant.. quelque chose d'anormal se produisit. Non pas le fait qu'Arias semblait encaisser le choc avec bravoure, mais plutôt ce qui s'en suivit : Quand le jeune homme face à moi se releva, il n'avait plus aucun signe de blessure. Comme si mon coude ne l'avait jamais frappé, comme si son bras gauche été comme neuf. Pourtant, la sensation du choc m'avait fait très vite redescendre sur terre. J'étais partagé entre deux sentiments, le premier étant le plus simple : Je m'en voulais d'avoir agi de la sorte. Le second, un peu plus complexe : En plus de tout ce qui s'est passé lors de notre affrontement, mon état de fatigue général, le fait qu'Arias soit indemne aux premiers abords.. cela était assez perturbant. Complètement déboussolant, même. Comme si une force de la nature agissait, défiant toutes les lois de notre monde. C'était quelque chose de très perturbant, pour moi. Une de mes phrases fétiches est : Tout ce qui est soumis aux lois de notre monde est soumis à la Gravité. Bien évidemment, cela n'est pas entièrement vrai, il y a des éléments de notre monde qui ne sont pas soumis à la force de gravité. Et ce qui venait de se passer devant mes yeux ne l'était clairement pas. Rien que je connaisse n'avais pu créer cette situation.

Je me contentais d'écouter attentivement les paroles d'Arias. Oui, oui, tu as raison, hélas, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer l'idée que le jeune homme face à moi avait tout manigancé depuis le départ, et j'étais tombé la tête la première dans le ravin. Il avait tout de même raison, surtout dans mon cas. Je suis généralement un combattant solitaire, je me suis donc énormément entraîné à manier la gravité autour de ce facteur présent. Je me bats au corps à corps et par réflexe, la gravité accentue mes coups et mes déplacements, comme par instinct. Ayant été poussé dans mes derniers retranchements, mon corps avait répondu à sa façon, par pur instinct animal. Je fus tout de même soulagé d'entendre Arias accepter mes excuses, ainsi que de le voir me tendre son bras, anciennement blessé, dans ma direction. Un peu comme pour me repêcher de mes pensées et de mes analyses, un peu comme pour me faire revenir à la réalité.
J'acceptais volontiers, empoignant sa main, me relevant dans la foulée. Mes habits étaient sur le banc près de l'entrée, mais à l'heure actuelle, il y avait plus important que de me rhabiller, ma curiosité me piquait :


« Je dois vous avouer que.. oui, vous avez raison. Je ne peux pas le nier, même en réunissant toute la mauvaise volonté du monde. Je dois.. améliorer mon champ des possibles, j'imagine. Acculé, nos instincts primaires ressortent, sans que l'on s'en rende compte... »


J'avais beau être debout, je sentais mes jambes en difficultés. La fatigue était très présente au niveau des chevilles ainsi que dans le haut du dos. Cependant, je le gardais pour moi, essayant d'en effacer les signes extérieurs. Mais rien que rester debout me semblait être un chemin de croix.


« Merci.. »


Je ne savais pas vraiment ce que je pouvais dire de plus à sa dernière phrase, à part le remercier, en rajouter serait sur-joué et après la scène que nous venions de vivre, je n'avais pas vraiment la tête à cela.
Nous étions toujours présent au centre du ring. Je me permettais de dévisager le jeune homme de nouveau. Comment est-ce qu'il allait expliquer le fait qu'il ne possède aucune marque, aucun dégât physique ? Je connaissais les effets des potions de soin Elementis et strictement aucune d'elle ne permet de guérir d'un os fendu en deux. Je prenais un air perplexe, avant de prendre la parole, me contentant d'un simple :


« Comment ? Comment est-ce possible ? »


Je me doutais qu'Arias comprendrait le sens de ma question.

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Arias VeleMessages : 349
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MessageSujet: Re: Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias   Mer 17 Oct - 20:20



Joker y es-tu ? Que fais-tu ?


Caenn accepta volontiers ma main tendue vers lui et j’étais heureux de voir que les choses s’étaient calmées. L’entendre ensuite dire que j’avais raison, qu’il devait revoir sa vision du monde, me fit le plus grand bien. Savoir que j’avais pu éviter l'ascension d’un nouveau Roi qui voit ses sujets comme des pions et qui se fichait du prix à payer était pour moi la véritable victoire. Les Elementis on trop eut ce genre de Roi, j’espère que Caenn saura user de mes paroles dans le bon sens du terme. L’entendre me dire ça me fis sourire et je me tournais donc pour me rhabiller et l’invitais à faire de même en lui tendant ses affaires. Une fois tout deux habillés je lui répondis.

- Je suis heureux de vous entendre dire ça. Je suis sûr que vous ferrez un bon Roi si vous avez compris mes paroles. Pour avoir connus les précédents Roi, je peux vous dire que les Elementis n’ont pas besoin de sacrifices, mais de considération. La limite entre Roi et tyran est bien fine, je peux vous l’assurer, mais j’ai foi en vous, vous n’êtes pas un homme mauvais.

Je soufflais légèrement, reprenant mon souffle et essayant tant bien que mal à cacher mon maux de tête qui malgré tout commençais à s’atténuer. Je mettais ma main gauche sur le pommeau de mon épée pour la reposer et répondre plus calmement à mon homologue.

- Je ne peux vous expliquer tout cela car je n’ai pas vraiment de réponse. J’ai juste obtenus des capacités à un certains prix, des capacités que vous avez expérimentez. Je dois cependant vous laisser, je suis fatiguée et j’ai encore des tâches a accomplir. Vous devriez vous reposer aussi, je connais les effets de mon « pouvoir » et je pense que du repos vous ferra le plus grand bien. Cependant, on reprendra cette discussion ce soir si vous le voulez bien. Je vous laisse néanmoins avec cette réflexion : j’avais les vecteurs, mais à ce jour je suis bien incapable de les utiliser. A la place j’ai cette « malédiction » comme vous l’avez dit.

Et je le laissais à ses pensée pour aller me reposer, dormir me ferra le plus grand bien avant le conseil de guerre qi se tiendra plus tard dans la journée.



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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 89
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MessageSujet: Re: Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias   Ven 26 Oct - 10:35







A
rias me tendait mes affaires, j'acceptais bien volontiers, me rhabillant rapidement, enfin, aussi rapidement que l'état de mon corps me le permettait, les articulations n'étaient pas si fluides que cela, et une légère pointe dans le dos se faisait ressentir. Nous étions tous deux habillés de nouveau, le bras du jeune Roi de Suède était de nouveau camouflé. Ma respiration était revenue à sa normale, les battements de mon cœur s'étaient aussi stabilisés.
La limite entre Roi et Tyran est effectivement très mince. Un tyran est une personne qui utilise les autres à son unique profit, qui ne se soucis pas de son entourage. Un Roi, par définition est un Chef représentant, éminent. Et je correspondais relativement bien à cette définition. Devenir le Chef de Famille des Elementis n'avait jamais été mon objectif. Pour être tout à fait franc, je n'avais pas même songé à devenir As. Dans le meilleur des cas, je me serais contenté de combattre les Domae. C'était mon héritage familial et je n'avais pas pu y échapper à la mort de mon paternel. Après tout, c'était indéniable, j'avais cette volonté profondément gravée dans mes gènes. Toute ma lignée avait vouée allégeance au Roi Elementis et remplis ses devoirs. Leurs maîtrises de leurs éléments, le feu, était un atout obligatoire à posséder au sein des Elementis. Et quoi qu'on puisse en dire, au feu dévastateur, on ne lui fournissait pas les missions les plus resplendissantes. Tant que mon paternel était en vie, je pouvais me contenter de vivre ma vie de vilain petit canard niant son héritage. À sa mort et notre arme entre mes mains, mes aspirations changèrent et mon ascension fût fulgurante. J'avais présenté pour la première fois mon pouvoir au Roi anciennement en place, Newton Mork, et celui-ci a jugé que mon niveau de maîtrise et ma capacité physique correspondait à celle d'un As. Un pilier de la Famille, en soit. L'homme sur qui on peut se reposer et laisser faire le sale boulot. D'une certaine façon, cela correspondait bien à mon caractère à mon entrée dans ma famille : Revanchard et Solitaire. C'était deux adjectifs qui me qualifiaient plutôt bien à ce moment là.
Cependant, quelques mois plus tard, il y a eu ce changement drastique. Cette création d'Alliance avec nos ennemis jurés. D'une part mes convictions personnelles et mon éducation m'interdisaient une alliance à long terme avec les Domae, d'autre part d'un point de vue stratégique dut à mon éducation militaire, cela me semblait surréaliste d'abandonner notre monde de fonctionnement, la guérilla, et d'opposer une résistance affichée en tant que telle, au gouvernement, sous le nom de l'alliance. C'était une décision que je ne m'expliquais toujours pas. Le fonctionnement du Gouvernement, depuis qu'il avait voulu remettre la ville en ordre avait été assez simpliste : Importer des Commandants et des soldats de divers pays et tout nouvellement, les dotés de pouvoirs magiques grâce au Ténébreux. Même si les familles s'unissent et essayent de les prendre de front, rien n'empêche le Gouvernement de recommencer cette manœuvre encore et encore. Une guerre d'usure dont ils seraient forcément les gagnants. Je vois mal nos petits jeunots de vingt ans affronter des vétérans armés de pouvoir magique à leurs pleine puissance. Deux mois pour former un combattant puissant pour le Gouvernement, des années pour les familles. Le rapport de force était bien trop inégale. Le seul moyen de vaincre est de venir à bout du Ténébreux et d'empêcher les nouvelles arrivées de renfort par des missions de type guérilla.
Ces deux points de vues avaient fait de moi un Rebelle, le seul membre de l'ancien Conclave a n'avoir pas suivi la décision de l'ancien Roi. Mon rationalisme et mon ancien rang au sein de la Famille m'avait fait enfiler la casquette de leader, au sein des résistants Elementis. Je m'étais donc retrouvé Roi sans pour autant en posséder la volonté. Cependant, je ne fais jamais les choses à moitié. Et maintenant que j'occupe cette fonction, je me devais d'évoluer et d'apprendre. C'est en grande partie ce qui m'avait conduit ici, aujourd'hui, en Suède, aux côtés d'Arias. J'étais venu faire sa connaissance et partager avec lui. Certes, nous étions radicalement opposé lors de notre première discussion. Certes, nous en étions venu aux mains afin de se transmettre des messages. Mais tout ceci avait été bénéfique, pour moi, au sens large. Et d'une certaine façon, ce serait aussi certainement bénéfique pour Arias, dans le futur, de pouvoir compter à son tour, sur ma personne.

Arias Vele était donc un homme de secret. D'une certaine façon, il venait de confirmer mon point de vu lors de cet affrontement. Cependant, il restait assez évasif sur le sujet. La seule affirmation qu'il me donna, est qu'il ne possédait plus les vecteurs. Donc aujourd'hui, il maîtriserait un autre élément, ou une autre magie, comme un psyché. Je pouvais me contenter de cette conclusion. S'il ne souhaitait pas en dire d'avantage, je ne pourras pas l'y forcer. Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de me dire que cette nouvelle force, qu'il possède, serait extrêmement efficace sur Quederla. Contre tous les utilisateurs d'animaux, il ferait un sacré malheur. Cependant, contre des Elementis ou des personnes capable de l'abattre d'un seul coup, il semblait hors course. D'une certaine façon, c'était assez rassurant pour moi. Si un jour, nous devions nous affronter réellement sur le champ de bataille, mon élément usé à sa pleine puissance me donnerait certainement l'avantage. Après tout, je reste spécialisé dans les duels et les coups mettant un terme instantané à l'affrontement. Mon élément me correspond plutôt bien, quand il s'agit de se battre : Que ce soit lui, ou ma personne, nous n'aimons pas spécialement traîner en longueur. Un travail rapide et efficace. C'est de cette façon dont j'opère de manière générale.
J'inclinais légèrement le visage, face à Arias, prenant la parole :


« Ce serait avec plaisir. Je vous souhaite une bonne récupération et un bon courage pour vos activités de la journée. Si cela vous convient, nous pourrions éventuellement nous retrouver après le repas du soir, en fin de soirée. »


Je précisais bien, en fin de soirée, car je comptais bien partir roupiller d'ici là. Mon état de fatigue, anormal, pourrait me plonger un ou deux jours entier dans le sommeil, comme si j'avais abusé de mon élément.
Le jeune Roi de Suède me quittait afin de se rendre à ses occupations, de mon côté, je restais encore quelques instants dans cette salle de sport royale, observant de nouveau l'endroit de notre affrontement et les objets la composant. Cet endroit n'était pas spécialement désagréable et était à la pointe de ce qui se faisait certainement le mieux partout ailleurs dans le monde. Peut-être que je l'utiliserais comme elle se doit, un de ces jours, cette salle.
Puis, quelques minutes plus tard, je sortais à mon tour de cette pièce, afin de me rendre directement vers la chambre qui m'avait été allouée. Assez rapidement, je me changeais et me mettais au lit. À ce moment présent, pas réellement le temps de me replonger dans mes pensées, je m'endormais de façon quasi-instantanée.
Comme prévu, mon réveil se fit tardif. C'était l'heure du repas du soir.
Je me réveillais doucement, mais sûrement, faisant attention à chacun de mes membres. Tout mon corps semblait être revenu à la normale. J'étais de nouveau moi-même physiquement, celui d'avant l'affrontement contre Arias. Je soupirais légèrement.
Je m'habillais, assez simplement. Une simple chemise blanche surplombée par un large par-dessus noir, relativement chaud, accompagnée d'un pantalon en lin noir, de chaussures en cuir noir également. Quant à mes cheveux, ils étaient tout simplement lâchés au vent, librement.
C'est les mains dans les poches de mon par-dessus, l'air songeur, que je me dirigeais en direction du réfectoire. Parcourant lentement mais sûrement les couloirs, je n'avais pas vraiment d'appétit à ce moment présent. Pas fier de mon exploit de la matinée, je baissais légèrement le visage à chaque personnes croisées, me dévisageant très légèrement. Je ne le remarquais pas de suite, mais au détour du dernier couloir que j'empruntais, Arias était présent. Celui-ci se dirigea naturellement à mon contact, me retournant dans sa direction, un léger sourire gêné aux lèvres, j'écoutais la proposition qu'il me fit: Sortir en ville à ses côtés. Je ne pouvais qu'accepter, évidemment, visiter les rues de la capitale aux côtés d'un Roi est quelque chose d'inestimable. Peut-être me conseillerait-il des lieux à visiter, des restaurants traditionnels à essayer, voir même, essayer quelque chose dès ce soir.

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Arias VeleMessages : 349
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MessageSujet: Re: Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias   Lun 29 Oct - 18:24



Joker y es-tu ? Que fais-tu ?


Quand je me suis levé après mon court sommeil, je fus encore ne fois déboussolé de ne rien ressentir au niveau de la douleur. En effet, quelques fois je reste perturbé de ne pas ressentir de douleur après un combat comme celui que j’ai vécu. Enfin, je soufflais un coup puis je me levais pour affronter la suite des évènements de cette journée. Le « conseil de guerre » si je puis dire, puisque l’on n’est pas théoriquement en guerre, mais les tensions aux frontière se font ressentir. La guerre a laissée des cicatrices des deux côtés et la paix est fragile. Lors du conseil ont a décider de renforcer les frontières modérément, pour s’assurer la défense du pays. Cependant, craignant que les pays limitrophes pensent que nos intentions étaient moins pacifique, je décidais d’organiser des visites dans ces pays dans le mois prochain.

Le conseil se finit un peu plus tard que prévus et le temps que le repas soit prêt j’eu à peine le temps de prendre une douche. Le diner s’était bien passé, mais j’ai encore une discussion en tête, celle avec Caenn. Je me demandais comment cet homme avait prit mes paroles et surtout s’il avait d’autres questions. Je ne veux pas non plus trop m’avancer dans mes informations.

Dans les couloirs, je croisais justement le grand blond au cheveux détachés, sa tenue était d’ailleurs moins strict qu’a son habitude. Je l’accostais avec l’envie de poursuivre cette discussion plus posément. Je connaissais un bar plutôt sympathique et je décidais de l’y invité. J’ai réussis à convaincre ma garde de me laisser seul, arguant les qualités martial de mon invité qui pourrait aisément me protéger, mais aussi en rappelant que je ne suis pas qu’un Roi, mais aussi un homme de combat.

Nous partîmes donc dans les rues de la ville, on traversa quelques ponts et nous arrivâmes sur une île à la limite de la mer. La vue du bar donnait sur la mer du nord. Le propriétaire perdis ses mots en me voyant se présenter à lui. Le trajet avait été froid et la chaleur du bar me donnais du baume au coeur, j’étais bien ici. On s’installa près d’une fenêtre et j’entamais la conversation en attendant les alcools que nous avions demandés.

- Je suppose que vous avez d’autres questions me concernant, Caenn ?



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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 89
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MessageSujet: Re: Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias   Mar 30 Oct - 12:05







L
e trajet était agréable. J'en profitais pour observer les lieux, l'architecture particulière de ce pays, mélangeant divers styles de diverses époques. Nous semblions passer par ce que l'on peut nommer la vieille ville de Stockholm, dans un premier temps. Le style médiéval était prédominant, le cœur historique de la ville semblait avoir été épargné par le temps. C'était agréable de passer d'une petite rue à une autre, d'emprunter un pont, d'arriver dans un tout nouveau quartier avec une architecture complètement différente. D'une certaine façon, je me devrais de visiter la ville, à ma façon, en empruntant les toits, discrètement, un de ces soirs, avant ma date de retour. Durant le trajet, nous ne parlions peu, voir pas. À sa façon, Arias semblait lui aussi apprécier son escapade nocturne. Dans ce genre de moment, les mots ne sont pas spécialement nécessaire. Visiter la ville, visiter sa ville, en soirée, librement. C'était aussi simple que cela.

Finalement, notre destination était une petite île juxtaposée à la mer du Nord. Jusqu'à présent, je marchais au même rythme que le jeune Roi de Suède, cependant, en nous approchant du bar qu'il avait choisi, je le laissais prendre l'ascendant. Lorsqu'il se permettait d'entrer à l'intérieur de l'établissement, je pus précieusement observer la scène qui se déroulait devant moi. Un Roi et le propriétaire modeste d'un bar, face à face. Je ne pouvais m'empêcher de sourire, la réaction du maître des lieux était sans équivoque, il était plus que surpris de cette mise en scène. Ce n'est pas tous les jours que l'on reçoit le Roi de son pays dans son établissement.

Je suivais le pas, lentement, inclinant le visage face aux personnes travaillant au bar ainsi qu'au propriétaire. Les saluant poliment, sans en rajouter pour autant. Le contraste entre Arias et moi était assez frappant. Avec mes cheveux blonds, je passais certainement pour un garde du corps local, escortant le Roi. La chaleur de la pièce était agréable, après cette marche dans les rues fraîches de la ville. Arias me proposait une table près d'une fenêtre, donnant vue sur la mer. J'acceptais bien volontiers. J'en profitais pour retirer ma veste, la reposant contre le dossier de la chaise que j'allais emprunter. Après tout, il faisait suffisamment chaud pour n'être qu'en chemise, et l'alcool que nous venions de commander réchaufferait le corps et l'esprit, très certainement.

Je regardais à travers la fenêtre, lorsque le jeune Roi prenait la parole, me demandant directement si j'avais des questions, à son sujet. C'était assez brusque comme introduction, mais je me permettais d'imaginer que pour lui, cela faisait certainement assez longtemps qu'il n'avait pas parlé à quelqu'un sans posséder son titre royale au dessus de la tête. Je me permis de sourire largement, une nouvelle fois, avant de ne serais-ce que songer à répondre à sa question. Mon regard se détournait petit à petit de la fenêtre afin de se poser sur le visage de l'homme qui m'accompagnait, ce soir là, en ces lieux.
Tout en gardant mon sourire aux lèvres, je réfléchissais à d'éventuelles questions. Cependant, la plus prenante et la plus récurrente, dans mon esprit, était la même question que je lui avais posé cette matinée : « Comment est-ce possible ? »... Je n'étais pas un rustre, et je n'allais pas lui redemander la même chose. Il avait évité de me répondre, détournant le sujet, affirmant cependant une partie. Si il n'en avait pas dis plus, c'est qu'il ne comptait pas spécialement le faire. Peut-être qu'un jour, je serais mis dans la confidence, mais ce soir, je ne comptais pas m'avancer sur ce sujet précis.
Mon sourire s'effaçait légèrement, et je prenais la parole, d'une voix calme et posée :


« Est-il interdit de fumer, dans les bars, en Suède ? »


J'affichais un air amusé. Cette question était.. complètement à côté de la plaque. Cependant, j'aimerais bien que ce soit possible, rien de mieux que de ponctuer un bon alcool avec une bonne cigarette. Les petits plaisirs simples de la vie. Enfin, les miens.
Je reprenais la parole, assez rapidement, ne lui laissant pas le temps de répondre à cette première question :


« J'en possède, évidemment. Néanmoins, je ne suis pas certains que vous possédiez des réponses à me donner, à toutes mes questions. »


Je marquais un temps d'arrêt. De cette façon, je lui montrais que j'avais bien compris et que je n'aborderais plus le sujet de cette matinée.
Je reprenais la parole, sur le même ton, j'avais bien d'autres questions en têtes, bien différentes du sujet global de Quederla, des pouvoirs ou du Ténébreux...


« D'une certaine façon.. je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement entre nos deux personnes... Je me suis retrouvé dans une position de Chef, ou de Roi, ou de je ne sais quoi, par défaut et non pas par envie ou ambition... Et je ne peux pas m'empêcher de penser que ce soit la même chose pour vous, Arias. »


Marquant un nouveau temps d'arrêt, je portais de nouveau mon regard à travers la fenêtre. Cette fois-ci, je n'arborais plus de sourire ni d'air amusé. On pourrait même dire de moi, en ce moment présent, que je semblais mélancolique.


« Comment vous faites, pour réussir à porter cette casquette si facilement ? »


Ma voix semblait un peu plus fébrile qu'auparavant.

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Arias VeleMessages : 349
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MessageSujet: Re: Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias   Ven 9 Nov - 13:21



Joker y es-tu ? Que fais-tu ?  


Après réflexions, je m'apercevais que ma remarque avait été un peu brusque et sans autre forme de politesse, mais cela ne sembla pas déranger mon invité qui esquissa un sourire. Lui qui regardait au dehors à ce moment là reporta son attention sur moi sans lâcher son sourire et rapidement sa question m’abasourdit. Caenn avait montré un penchant pour les questions importantes dés son arrivée au palais et là… Je comprenais mieux son aire amusé et je ne pu retenir un léger sourire avant de dire non de la tête et de me retourner vers le barman pour lui faire comprendre ma demande. Quand celui-ci me compris il ramena le nécessaire pendant que Caenn continuait sur sa lancée.

A vrai dire, quand il me disait qu’il n’était pas certains que j’ai de réponses à ses questions, j’en avait une vague idée, mais nous ne somme pas assez proches pour qu’il en ai connaissance. Cependant, peut-être que dans le futur… Le cendrier arriva rapidement, répondant partiellement à la question précédemment posée par le grand blond. J’écoutais attentivement ses paroles et son impression que tout deux nous nous ressemblions. En effet, notre situation était assez similaire, mais on avait au final abordée la chose différemment lui et moi. Nous n’avons pas le même passé et ni le même vécu. Son regard se perdit de nouveau  et je sentais sa voix vaciller quand il me demanda comment je pouvais assumer ce rôle aussi facilement. Je perdais pour un temps mon sourire et regardait avec lui au loin.

- Ce n’est pas tout à fait la même situation, mais en même temps elles se ressemblent. Ne pensez pas que je porte aisément cette « casquette », c’est un lourd poids qui pèse sur les épaules. Je comprend que vous ayez des doutes. Peut-être que que vous pensez que je porte tout ça avec aisance, mais nous n’avons pas le même passé ni le même vécu. Quand je fais une promesse, je fais toujours en sorte de la tenir. Protéger mon peuple et ma famille sont peut-être les motivations qui font croire que je suis à l’aise dans ce rôle… Mais ce n’est pas le cas. Je m’inquiété de l’avenir et protéger la paix demande beaucoup d’efforts… Qu’est-ce qui vous faisait dire cela ?



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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 89
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MessageSujet: Re: Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias   Jeu 15 Nov - 13:30







N
ous regardions tout deux au loin, à travers cette petite fenêtre de ce petit café convivial. D'une certaine façon, cette situation n'était pas désagréable. Depuis l'annonce de la création de l'Alliance et le fait d'avoir perdu mon rang d'As au sein de la branche migratoire des Elementis, je m'étais plutôt concentré sur l'idée de ne pas laisser s'écrouler le QG principal de notre famille. Je n'étais certes pas seul et de nombreuses personnes au nom bien plus élogieux que le mien étaient restés à mes côtés, par chance, le grand Intendant était aussi resté. C'était devenu un pilier des lieux, depuis notre schisme, il me facilitait beaucoup les choses.
Dès la situation jugée assez stable, de mon côté, je m'étais empressé de rejoindre la Suède et.. son jeune Roi. Même si, à mon arrivée, je m'étais certainement mal exprimé, et que nous étions rentrés dans une lutte de suggestions, j'en avais tout de même retiré du bon. Même si nous en étions venu aux mains ce matin même, c'était sans réelle animosité. La situation actuelle le dépeignait bien : D'une certaine façon, nous étions un peu plus sur la même longueur d'onde en ce moment présent. Nous étions deux hommes sur qui le pouvoir et le devoir étaient retombés sur nos épaules sans que nous l'ayons réellement réclamé, et nous devions faire avec, du mieux possible. En nous isolant de la sorte, nous n'étions plus que deux hommes avec l'opportunité de discuter, tranquillement, sans mettre en avant nos rangs, nos titres, nos devoirs et notre pouvoir. Nous étions juste des hommes, assis à la même table, d'un petit café, avec une fenêtre en guise de tableau à scruter.

Tandis qu'Arias me répondait, le propriétaire des lieux nous apportait un cendrier, cela répondait à ma première question. Je ne pus pas m'empêcher de sourire de nouveau. Un bon alcool avec une bonne cigarette.
J'écoutais attentivement ce que le jeune roi de Suède me répondait. Il me répondait, que lui aussi, il souffrait de cette situation, mais différemment. Il mettait en avant le fait qu'il avait des personnes à protéger plus que tout, et qu'il agissait pour leur bien. D'une certaine façon, à mes yeux de général, établir le peuple d'un pays au même rang que sa famille semble.. délicat. Cependant, c'était bien ses paroles. Je les acceptais et je comprenais un peu plus facilement sa droiture quant à la gestion de son pays.
Mon visage et mon regard s'éloignaient de la fenêtre, afin de venir se porter sur notre table, où le cendrier fraîchement arrivé me faisait de l'œil. Rien à redire, un magnifique cendrier en cristal comme on n'en produit plus de nos jours. Je souriais.  
Tout en venant chercher mon paquet de cigarette ainsi que mon zippo, à l'intérieur du par-dessus qui se recouvrait mon assise. Je les posais lentement sur la table, au milieu, entre Arias et moi. Tout en venant chercher une cigarette, j'invitais Arias à se servir, ponctuant d'un léger :


« Si vous désirez ; »


L'instant suivant, j'allumais mon industrielle, avec mon zippo, dans un mouvement élégant, posant la cigarette entre mes fines lèvres, reposant le briquet au centre de la table et déplaçant légèrement mon corps massif, appuyant mon dos contre le dossier, de façon assez décontractée.
Après la première latte, je reprenais finalement la parole :


« Ce qui me faisait dire cela... Je pense que c'est l'hésitation, que je n'ai jamais perçu, chez vous, depuis mon arrivée. Même chez vos subordonnés, je n'ai perçu que très peu d'hésitation. Comme vous le dites, ce n'est pas la même situation et nos passés respectifs sont complètement différent. »


Je marquais un léger temps d'arrêt, comme pour réaligner mes pensées, avant de finalement reprendre la parole :


« Le devoir d'un As. C'est sûr ce point là, que je m'étais focalisé, jusqu'à présent. L'As se doit d'être la loyauté incarnée, de vaincre ou périr au nom de sa famille. C'est cette pensée et cette situation qui a fait de moi le nouveau Roi, j'imagine.. cependant, maintenant, mon rôle n'est plus de vaincre ni de périr au nom de ma famille. J'hésite en permanence.. je suis passé du rôle du bourrin de service à celui de soutenir quelque chose me donnant l'air de s'émietter en permanence... »


Je prenais quelques lattes de plus, de ma cigarette, avant de venir l'écraser au fond du cendrier présent au centre de la table.
Je voyais un peu mieux ce dont j'avais besoin et ce sur quoi je me devrais de travailler, à mon rythme et à ma façon... Mais ce changement me prendrait certainement du temps, j'imagine. Après tout, je ne pouvais pas me changer en un claquement de doigt, même avec toute la bonne volonté du monde. Après tout, on m'avait éduqué dans un seul et unique but : Brûler le champ de bataille.
Je secouais légèrement le visage. J'avais fuis ce destin à ma façon, en travaillant pour l'Orphelinat.. oh... L'Orphelinat...


« Je ne faisais même pas un bon As, en toute franchise. Maintenant que j'y pense, j'aurai pu quitter le champ de bataille pour me rendre à l'Orphelinat de Quederla, si quelque chose s'y passait... »


Je marquais un léger temps d'arrêt, balayant ces pensées, à ma façon, attrapant une nouvelle cigarette, tout en prenant la parole, de nouveau :


« Votre famille ? La royale de Suède, ou celle de Quederla ? »

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Joker y es-tu? Entends-tu? Que fais-tu? | ft. Arias
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