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 Que le spectacle commence | ft. Caenn

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Newton I. MørkMessages : 40
Date d'inscription : 23/02/2018


MessageSujet: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Mer 8 Aoû - 22:06



 
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Oh.





« Une babysitter, sérieusement ? Tu m'as pris pour un gamin de trois ans ou quoi ? » C'est ce dont Pandore s'était plaint quand son frère lui avait annoncé qu'il avait embauché quelqu'un pour le garder durant les quelques heures où il devait s'absenter. Evidemment, il savait son petit frère suffisamment apte à se garder tout seul sans mettre le feu à la maison entière. Cependant, avec ce qui se tramait en ville dernièrement et le comportement étrange de certaines personne, il préférait prendre des précautions légitime. À cela, il ne pouvait lui en vouloir bien longtemps. D'autant plus qu'une fois ladite « Babysitter » arrivé chez lui, Pandore avait littéralement oublié les raisons de son mécontentement. C'est qu'il avait frappé fort en demandant à la jeune femme du quartier - que beaucoup trop d'hommes célibataires, adolescents et surtout mariés admirer chaque jour - de lui rendre un service. Ce fut comme lui offrir le plus beau repas sur un plateau d'argent.

Newton s'était mis sur son trente et un quand il quitta la maison. Portant un costume qui lui sied à merveille, il fredonnait gaiment en marchant dans la rue et en se rendant à quelque rue plus loin vers la maison de sa petite-amie. « Petite-amie » un mot qui le fit rire intérieurement. Le terme ne le rajeunissait guère et, quand il faisait la comparaison entre son âge et celle de la jeune femme, le coup vieux était comme qui dirait fatal. Malgré son jeune âge, Iris était quelqu'un de très mature et c'est ce qui faisait partie des premières qualités qui avaient tapé dans l'oeil de Newton. En plus des traits habituels qui se constituait de son sourire, sa beauté et le tutti quanti. D'autre part, il la connaissait déjà bien avant que cette relation ne finisse par se concrétiser. Elle était devenue la nouvelle l'infirmière de son petit frère depuis sept mois. En sept mois, ils n'avaient fait que se tourner autour, avant qu'il ne décide de sauter le pas. Dans le pire des cas, un vent était un vent et il s'arrangerait pour ne pas être trop présent les jours de visites. Cependant, à sa grande surprise elle avait accepté son invitation et le petit manège était devenu plus sérieux. Et cela faisait officiellement un mois qu'ils étaient ensemble.
Pour l'heure il ne pouvait pas prétendre être fou amoureux d'elle, mais il y tenait, ce qui était bien le principal.

Newton remonta une rue à sa droite, il longea un trottoir en monté, puis face à une grande maison de deux étages, il traversa le portail, la petite allée de fleure jusqu'à atterrir sur le perron. Il pris une seconde pour remettre en place son noeud papillon, puis frappa trois coups contre la grande porte de marbre. Il ne dut attendre que quelque seconde avant que cette dernière ne s'ouvre et lui laisse entrevoir le doux sourire d'Iris. Elle portait une magnifique robe corail qui se mariait à merveille avec son costume. Elle avait attaché ses longs cheveux bruns en un chignon et son maquillage faisait ressortir autant le pourpre de ses joues que ses yeux bleutés.

« Tu es splendide ce soir.
- Seulement ce soir ?
- Non… enfin… tu l’es toujours ! Mais, j’aime simplement ce que je vois.
- Je te taquine . »

Newton se mit bêtement à sourire, comme un enfant qui venait de recevoir tout un sac de friandise. Le compliment était sincère et en même temps, cela le rendait presque gaga, ce fut comme perdre tout moyen en sa présence, un sentiment qu'il appréciait beaucoup. Il s'avança vers la jeune femme, passa une main autour de sa hanche et déposa un baiser léger sur ses lèvres. Elle se mit à sourire et essuya délicatement sa lèvre inférieure qu'elle venait de teinter de rouges. Au fond, il la soupçonnait d'avoir mis un rouge à lèvre qui laissait des traces pour empêcher quiconque de l'approcher. Un stratagème bien fourbe connu que des femmes. Mais il n'allait certainement pas s'en plaindre. Il attendit sagement qu'elle verrouille sa porte d'entrée, retira la main de derrière son dos et lui proposa son bras comme un parfait gentlemen et bien élever pour marcher jusqu'au théâtre.

Ce soir, Newton se sentait l’homme le plus chanceux du monde, marchant dans la rue avec à son bras une femme resplendissante, la soirée s’annoncer merveilleuse. Il avait invité la jeune femme à manger au restaurant, mais, cette dernière l’avait convaincu à se rendre à une représentation au théâtre bien avant. Une pièce qui semblait lui tenir particulièrement à cœur et dont il n’aurait pu refuser tant elle avait eu les bons mots pour l’obliger à dire oui et acheter les billets. Les femmes quand elle désirait quelque chose elles étaient douées.

« Dis-moi, cette pièce, combien de fois l'as-tu vu ?
- Eh bien, ce sera la quatrième.
- Je vois, tu ne mentais pas quand tu disais que tu l’appréciais beaucoup. Répondit-il en riant. »

Elle hocha la tête et farfouilla à l’intérieur de son sac à main. Une dizaine de seconde plus tard elle en ressortit le prospectus parlant de la représentation, tendant le morceau de papier en direction de Newton. Celui-ci entre ses mains il se mit à lire le synopsis :
« Marc est invité par son ami Serge à venir voir le nouveau tableau qu’il s’est acheté : un monochrome blanc. Marc, complètement atterré par cet achat, va retrouver leur ami commun, Yvan, pour lui faire part de son incompréhension et connaître son avis. Yvan ira lui-même voir le tableau pour se forger une opinion. S’ensuivra toute une discussion autour de cette œuvre, et qui ira plus loin même que la question de l’art, puisque c’est l’amitié entre les personnages qui est en jeu » De Yasmina Reza.
Quelque chose qui avait de quoi traiter sur les biens faits de l'amitié et les opinions différentes en quelque somme. Pourquoi pas. Au moins elle ne lui avait pas sortit un classique tel que Roméo & Juliette, qu'il connaissait d'ailleurs plus que par coeur. Il était toujours agréable de voir de nouvelles choses. Et puis qui sait, cela apportait peut-être de vrai questionnement sur le sujet.

Une petite dizaine de minutes plus tard, après avoir traversé de nombreuses rues, le Théâtre se dessina enfin sous leurs yeux. À l'entrée il déposa les billets parmi le petit attroupement qui s'était formé et suivi la file jusqu'à sa place. Quelque chose d'adéquat, d'un peu plus haut dans les gradins et qui accueillait bien moins de monde aux alentours. Il laissa la demoiselle s'installer, pris place à ses côtés et déposa les prospectus donnés à l'accueil et sa veste sur le siège voisin. Du temps qu'il n'y avait personne, il pouvait bien se permettre de s'étaler un chouilla. D'en haut, il pouvait entendre les petits chuchotements des spectateurs qui se formaient tel un brouhaha au fur et à mesure qu'ils arrivaient. Il se félicitait d'avoir réservé en avance, il n'aurait pas cru que celle-ci attirait autant de monde.









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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 44
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Mer 15 Aoû - 4:30







R
aaah. J'avais décidé de prendre un peu de temps pour moi, depuis tous ces changements dans mon quotidien. Il était bien loin où mon seul centre d'intérêt était l'Orphelinat et mon petit nombril. On ne peut pas dire que j'avais chômé depuis la mort de mon père, et d'une certaine façon, c'est un peu triste à dire, mais en quelques mois, j'avais fait plus que lui et son frère réunis en leurs deux vies.
Je venais de passer mon premier jour de « repos » à faire la larve toute la journée dans la villa familiale, m'endormant sous un arbre en pleine après-midi, regardant les étoiles, allongé sur le toit la nuit.. rien de très productif, en somme. Mais d'une certaine façon, ce n'était pas désagréable.
Le second jour, je m'étais finalement décidé à trouver une activité qui me changerait de mon quotidien, dont je n'ai pas spécialement l'habitude. C'était aussi une bonne excuse pour partir papillonner dans les rues de Quederla. Une fois le journal récupéré, je n'aurai plus qu'à fouiller une quelconque activité à l'intérieur. Bien évidemment, je ne pus pas y résister, une belle terrasse et un petit café-clope dans le Quartier de Nereis, c'était forcément un de mes points faible.
Pendant ce moment de décontraction, j'en profitais pour lire le journal que je venais de récupérer.
Apparemment, une soirée observation était prévue à l'Observatoire de Lyctis.. c'était une piste, mais en ces nuits d'été, on voyait parfaitement les étoiles, à l’œil nu. Et de surcroît, je peux me permettre d'être en caleçon sur le toit de ma villa, personne ne me dira rien ! Non, ce n'était pas de ce genre d'activité dont j'avais besoin. La piscine semblait faire des portes ouvertes, rendant les entrées gratuites.. mouais... Si c'est pour se retrouver à quatre par mètre carré, c'est même pas la peine d'y penser. Sur la page suivante, les mêmes pubs auquel nous pouvons avoir droit tous les jours : Le bowling, le billard et le Lux. Très peu pour moi. Même pour me changer les idées, ce n'est pas le genre d'endroit où l'on se rend seul et, de surcroît, je n'apprécie pas spécialement le bowling ni le billard. Bon, qu'est-ce qu'il me reste, dans ce journal ? Une réception au Grand Quederla Palace. Classique. Mais ce n'est pas le genre d'endroit où l'on se pointe sans partenaire. Et une partenaire, je n'en ai pas. Et je ne compte pas y aller pour jouer les mondains friqués de la ville. Même si c'est le cas depuis peu.. je préfère mon costume de membre de l'Orphelinat, il me sied mieux.
Dernière page, une page entière, sur une pièce de théâtre. Hmm.. cela fait plusieurs années que je ne me suis pas rendu au théâtre, pour dire vrai, cela semble la chose la plus envisageable, après tout ce que je viens de lire...

La pièce avait lieu demain, en fin d'après-midi. Bien évidemment, ils préconisaient de réserver une place à l'avance, ce que je ferais en abandonnant ma petite terrasse de café.
J'étais quelque peu coupé du monde de l'art, de manière générale, sans y être fermé, pour autant. D'après les critiques présentent dans le journal, cette pièce avait superbement bien marché en occident. Elle aurait été traduite et reprise dans de nombreuses langues. Le thème principal semble être l'Art. Et le thème sous-jacent traiterait de l'amitié des personnages, et donc, de manière plus générale, de l'amitié tout court. Ou comment trois personnes, avec un avis différent sur un objet d'art, vont évoluer au cours de diverses discussions. Pourquoi pas, après tout, cela semblait assez bien convenir à notre situation actuelle, à Quederla, me disais-je, inconsciemment, sourire aux lèvres.
Bon, c'était choisi, ce serait cette activité, maintenant, au boulot. Direction Lyctis, réserver une place et rentrer tranquillement à la maison. La mission était simple, quant au trajet, je n'en parle même pas, quand on peut sauter de toit en toit, tout vous paraît bien plus proche et tout temps de trajet s'en trouve fortement abaissé !

Le jour J, je me levais, assez tardivement. Pour ne pas dire, en début d'après-midi, vers quinze heures du matin. J'avais encore passé une partie de la nuit, sur le toit, à observer les étoiles en grillant clope sur clope. À ce rythme, c'est pas un Domae qui aura ma peau, ni le Ténébreux, mais plutôt un cancer des poumons. Cette idée me faisait sourire, inconsciemment.
.. je ne savais pas trop quel style vestimentaire pourrait être adapté à ce genre d'activité. Tandis que je me préparais, prenant une douche, me préparant mon café du matin, je réfléchissais à la façon dont j'allais m'habiller.
Plutôt que d'opter pour un style « bon-vivant » comme avec Alphonzo, je pense plutôt m'orienter sur un « chic et branché », je devrais avoir ça, dans ma garde robe. Des chaussures en cuir simple, un pantalon de costume noir, ceinturé noir, une chemise blanche légèrement débraillée ainsi qu'une veste de costume noir, évidemment pas fermée. Pour la coiffure, on fera au plus simple. Laissons leur un peu de liberté, on est pas à l'orphelinat, pas besoin de les attacher.
D'un point de vu pratique, uniquement, mon élément était plutôt agréable. Pouvoir se déplacer rapidement dans la ville, en sautant de toit en toit.. c'était un sacré privilège. Sans parler de toutes les scènes auquel je pouvais assister, dans les rues de notre ville.
C'est donc tout naturellement que je ne me pressais pas le moins du monde. J'étais dans le salon de la villa, buvant mon café accompagné de la cigarette, fixant le mur face à moi, où mon héritage de famille était accroché. Une magnifique lance dorée, imposante, pleine d'histoire. Cette arme, je savais la manier, mieux que personne. Et à ma façon, je ressentais quelque chose, à son contact, comme si quelque chose sommeillait, en elle. On raconte que les Drusdan ne sont sérieux, au combat, qu'uniquement la Longinuslanze Testament en main. C'est tout ce qui me restait de mes ancêtres. Enfin, sans oublier la maison, ni l'argent, ni la chose qui me sert de mère et de femme de ménage.

L'heure de me mettre en route était arrivée. Rapidement, je me rendais au théâtre. Je me fis presque remonter les bretelles par l'hôtesse. D'après elle, les lumières étaient déjà tamisées et la représentation allait commencer d'une seconde à l'autre !.. vu mon rythme au cours des derniers jours, j'étais plus dans l'idée de lui dire de déstresser, que la journée ne faisait que commencer... Mais ce serait assez mal poli de ma part, cette pauvre femme devait travailler depuis l'aube. Du coup, courbant l'échine, je me contentais de la suivre, sans faire de commentaire, jusqu'à la place qui m'étais attribuée. C'était une place en balcon, un peu plus « luxueuse » que celles de la fosse. La vision y était meilleure et les chuchotements théoriquement plus restreint.
Nous arrivions rapidement à ce qui devait être ma chaise, cependant, une veste était présente dessus, l’hôtesse chuchota deux-trois mots à la personne juste à côté, à qui elle devait appartenir. L'homme s'empressa de la récupérer, afin de me laisser la place libre.
Je m'étirais, rapidement, avant de m'avancer en direction de mon siège. Je pus constater que la salle était comble. Comme quoi. Le théâtre attire toujours autant de monde !
Je m'installais donc, m'asseyant de façon à me sentir à l'aise, puis, par politesse, je m’apprêtais à tourner mon visage vers la droite, afin de remercier la personne d'avoir ôté sa veste afin de me laisser place, d'une voix simple :


« Merc... »


J'ouvrais grand les yeux, le destin se jouait de moi, en définitive, je ne voyais strictement aucune autre explication. Moi qui voulait passer une soirée pépére pour décompresser des dernières semaines et de mes diverses activités, tu parles ! J'aurai pas pu rêver mieux ! À ça ouais. C'était la meilleure chose qui aurait pu m'arriver !
D'une voix saccadée, un sourire forcé sur mes lèvres, même si la lumière est tamisée, il était impossible de ne pas reconnaître le colosse qui se trouvait à ma droite :


« Newton.. Mork... Ala, ala... »


Celui-ci semblait être accompagné, d'une jeune femme -bien plus jeune que lui, apparemment!- et avoir pris sa soirée, loin des urgences et de l'Alliance... Quel comble, que cela nous arrive tous deux, le même soir, au même moment, au même endroit.
Je dois avouer.. c'est une sacré chute, un sacré ascenseur émotionnel. Je ne savais pas comment réagir à cette situation, concrètement. Nous nous étions pas quitté en si mauvais terme, en soit. J'avais certes défendu corps et âme la non-création de l'alliance, j'avais certes dis du mal sur Newton ci et là, mais j'en avais aussi dis du bien et c'était mon droit que de ne pas rejoindre leur Alliance de papa-gâteaux qui veulent protéger leurs enfants.

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Newton I. MørkMessages : 40
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Jeu 16 Aoû - 21:41



 
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Oh.





Le brouhaha finissait doucement par s’estomper quand les lumières se tamiser lentement pour annoncer le début du spectacle. Il était possible d’en entendre quelques-uns qui se faisait rapidement réprimander par un « chute » suffisamment claire et nette. De quoi décrocher un petit sourire sur les lèvres de Newton, il était marrant de l’observer d’aussi haut. Néanmoins, ce qui le mit réellement en joie fut de sentir les doigts de sa dulcinée s’entrelacer avec les siens. Le geste était aussi discret qu’une souri qui gambadait dans l’herbe, mais tellement mignon en soit qu’il n’y avait rien à redire. C’était un sentiment parfait, dans un endroit parfait, avec une personne parfaite. Qu’il y avait-il de plus à demander ? Il n’y avait rien ajouter… si ce n’était peut-être cette interruption quelque peu déplaisante par l’hôtesse d’accueil, alors qu’il allait se pencher pour lui voler un baiser.

Ah ! voilà que ses affaires dérangeaient en fin de compte ledit retardataire du siège d’accoté. Dommage, lui qui espérait pouvoir s’étaler paisiblement, c’était loupé. Il retira ce qui était à lui en hochant la tête, tout en s’excusant faiblement. Newton, déposa le tout a l’arrière de son fauteuil, croisant le regard quelque peu désapprobateur d’une vieille dame qui semblait être accompagné de son petit-fils – ou son amant, tout dépendait comment on interprétait la manière dont les deux se maintenait ensemble – il n’y avait rien de plus à dire, il était a cet instant dérangeant a faire autant de mouvement dans tous les sens. Ce n’était pas sa faute, il fallait s’en plaindre au retardataire ! Il prit une seconde supplémentaire pour réajuster ses manches, avant de se retourner vers son interlocuteur pour lui dire que ce n’était rien.
Enfin, ça, c’est ce qu’il aurait aimé dire s’il ne s’était pas sentit en état de choc durant quelque seconde. Dans un sourire plus ou moins aimable qu’il rendit, il laissa échapper : « Drusdans » comme simple forme de politesse.

Le destin, la chance, qu’importe son nom, la vie aimait jouer de drôle de tour quand personne ne s’y attendait. Et le pire dans tout cela, c’était de voir qu’elle y prenait un certain plaisir.
Newton, s’installa de nouveau confortablement dans son siège et pris la main de sa compagne en lui offrant un baisemain quand celle-ci demanda si tout allait bien. « Bien », semblait un mot soudainement énorme, mais il ne fit que répondre un maigre « Oui », même si intérieurement il avait de quoi se poser sérieusement la question. Voilà des mois qu’il n’avait pas vu son ancien collègue, des mois qu’il ne lui avait pas adressé la parole et des mois qu’il était en plein questionnement intérieur quant au fait de faire un pas vers lui. Et « voilà », que celui-ci finissait par réapparaitre comme un saint le soir où il espérait se détendre. Quand bien même il y avait déjà eu des retours sur quelques-uns qui l’avaient croisé, il n’avait pas encore eu l’occasion de tomber dessus à son tour. S’il avait su que c’était aussi simple, il aurait pris une place au théâtre bien plus tôt.

Tandis que les lumières finissaient leurs courses pour se mettre définitivement en place, le cerveau de Newton commençait à tourner à plein régime. Est-ce qu’il s’était fait du souci pour lui après son départ ? Une drôle de penser qui le submergea. Peut-être un peu, peut-être pas du tout. La réponse était difficile, alors qu’intérieurement il riait de lui-même ; il fallait qu’il revoie sa tronche pour se souvenir qu’il avait accepté son point vu l’hors de leur différent, il avait même accepté son refus à la création de la l’alliance, mais il était tout de même déçu que les avis soit si divergent au point de devoir rompre les liens. Au-delà d’un simple atout pour le conclave, il avait été quelqu’un de réellement bénéfique, le perdre n’avait pas spécialement était une bonne nouvelle. Mais le forcer à rester n’était pas non plus une solution. En soit, il ne pouvait avoir de remord à chaque fois qu’il voyait son visage, ou bien même son nom.

Enfin, il chassa ses pensées encombrantes et vicieuse de son esprit et se contenta d’applaudir parmi les autres quand le rideau se mit à bouger. Il était venu profiter du spectacle tout comme lui, rien de plus, rien de moins n’est-ce pas ? Pourtant, il se pencha légèrement vers la gauche et chuchota :

« Je vous souhaite un bon spectacle Monsieur Drusdan. Sincèrement. Puisse celle-ci vous plaire, tout autant qu’à nous. »

Ou bien l'emmerder suffisamment pour qu'il décide de prendre ses cliques et ses claques pour quitter la salle. Non vraiment, c'était au choix.









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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 44
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Sam 18 Aoû - 6:53







A
la ala, c'était une situation bien particulière qui se présentait à moi, ce soir. Alors que j'avais finalement décidé d'appliquer ce qui m'avait traversé l'esprit en Suède, le fait de prendre un break et de m'éloigner quelques jours de l'orphelinat et de ma famille.. cette pause m'avait finalement conduit à une rencontre avec le chef de l'Alliance. Quelle douce ironie. Les conditions n'étaient pas spécialement optimales pour ce genre d'entrevue. Ce colosse était accompagné et nous étions tous deux présents à une représentation théâtrale, dans une salle comble.
D'un point de vu purement stratégique, quoi que avouons le, personnel aussi, j'avais cherché à contacter et rencontrer les deux derniers Jokers de notre famille assez rapidement. La petite Alice von Riessfeld, notre ancien Valet, contrairement à Alphonzo ainsi qu'Arias ne me serait d'aucune utilité à rencontrer. Je dirais même que cela aurait bien plus de chance à se transformer en règlement de compte, plutôt qu'une chose censée et une discussion au sujet de l'alliance et des élémentis. Donc en toute logique, la dernière personne que je me devais de rencontrer en privé, se trouvait juste à ma droite au moment présent. Newton était en quelques sortes le dernier boss de ma quête. Bien que ce soit une rencontre à laquelle j'ai souvent pensé, c'est aussi celle où je ne possédais pas vraiment de plan d'attaque afin de l'entamer comme il se doit.
Pour Alphonzo, ça avait été assez simple. Comme nous avions travaillé quelques temps ensemble, je connaissais sa façon de fonctionner. Le convoquer et l'emmener dans un endroit dont il n'avait pas l'habitude pour l'empêcher d'avoir sa grande et habituelle retenue, même si, il l'avait en partie gardée, m'avait tout de même permis de faire parler l'homme derrière le Conseiller. J'avais aussi pu lui faire part de mes craintes et le conseiller, à ma façon, sur ce dont il devait se concentrer.
Pour Arias, ça avait été une aventure humaine plus qu'autre chose. Difficile de mettre le Roi d'un pays, dans son palais impérial, dans une situation délicate. Pour deux raisons, la première, parce qu'on a demandé ouvertement son aide et son savoir, la seconde, par respect pour sa fonction, celle de diriger un pays. En tant qu'ancien général haut gradé, je me devais de respecter le rang qu'il occupe actuellement. J'avais tout de suite eu accès à l'homme derrière le rang de Joker, contrairement à Alphonzo. Certainement le fait de ne plus être présent actuellement à Quederla durant un état de crise, devait lui peser sur le cœur.. de ce fait, il s'ouvrit très rapidement à moi.
Pour les avis présent parmi les Rebelles Elementis, il me suffisait de tendre l'oreille, d'accepter de recevoir ou de convoquer qui je souhaitais. Donc, c'était infiniment plus simple. C'était moi qui tirais les ficelles, maintenant, dans la Famille. D'ailleurs, il y a un sujet que je devrais aborder avec Newton, peut-être pas ce soir, mais tout de même d'une grande importance. Vu que l'Alliance compte s'afficher de face au Gouvernement, beaucoup de personne au sein des Rebelles souhaitent que les frères Dreiden soient écartés des conflits. Et donc, de l'Alliance. Mais ça, c'est un sujet qui peut attendre. Même si j'aimerais, tout de même, avoir l'avis de Newton à ce sujet.
Pour ce qui est de l'avis de l'avant-dernier membre du Conclave Elementis, avant la fusion, Alice, notre Valet... J'aime bien comparer le Conclave d'une famille avec un jeu d'échec, de façon assez simpliste : Le Roi incarne le rôle du Roi, l'As celui de la Reine, le Joker celui du joueur et les Valets ceux des Tours, Cavaliers, Fous. À mes yeux, Alice serait un simple pion, comme tous les autres membres de la Famille. Elle ne m'a pas suffisamment convaincu pour être une pièce maîtresse. Typiquement, si je devais nommer un Valet ayant le profil pour être une Tour, à mes yeux, le meilleur candidat serait... Newton Mork. Bref, de ce fait, l'avis d'Alice m'importe peu. Voir pas du tout. Peut-être, entre deux coups, lui poser une question ou deux. M'enfin, qui sait. Je peux me tromper à son sujet.
Pour ce qui est de l'avis du dernier membre du Conclave, celui que je considère donc comme le boss de fin... C'est bien évidemment, celui de mon ancien Roi, Newton. L'homme présent à mes côtés en ce moment. Nous étions tous deux bien conscient que notre avis était foncièrement différent quant aux méthodes à adoptées face au Gouvernement. L'idée de fusionner les familles venait de lui. Et même s'il n'a pas pu emporter la totalité des Elementis avec lui, il a plutôt bien diviser notre famille en deux. Et n'as pas fait marche arrière en voyant que les grands pontes supportant la Famille depuis des siècles étaient pas spécialement d'accord au niveau de cette alliance.
Mais les choses se sont passées, et le temps a continué de tourner. Les jours ont passé, les semaines, les mois, la vie a continué son cours.
Et c'est dans ce sens qu'un rapprochement doit avoir lieu entre moi, Caenn Drusdan, membre de la Famille Elementis et lui, Newton Mork, chef de l'alliance.
Même si les Rebelles sont hermétiquement fermés à l'idée de fusionner avec les Domae, ils ne sont pas contre coopérer avec l'Alliance dans des situations bien précises. Enfin, je ne compte pas envoyer mes membres en missions avec des Domae de l'Alliance. Cependant, je peux accepter qu'ils prennent parti à des groupes composés d'Elementis de l'Alliance. Quant à moi, comme je l'ai fais savoir à Alphonzo, j'ai avoué être capable de me rendre disponible dans une situation bien précise, et accepter le fait de me battre aux côtés de Domae. Dans cette situation spécifique.
Je connais nos meilleurs éléments, pour ce qui est de se battre, et ma valeur ajouté dans un groupe, avec mon élément, la Gravité, est non-négligeable. Celle-ci, même couplé avec des Domae, pourrait se retrouver d'un soutient extraordinaire.

Perdu dans mes pensées, je fus ramené à la réalité lorsque les lumières nous quittèrent totalement et que le rideau se levait, tout doucement. Cependant, je n'applaudissais pas. Je n'étais pas ce genre de personne, à applaudir, ou se lever dans un stade de foot suite à un but de son équipe. Enfin, on peut ajouter de gros guillemet à cela. Tout dépend du costume que j'enfile. Si c'est celui que je porte à l'orphelinat, évidemment que j'applaudirais avec les enfants. Si c'est celui que j'étais censé porter ce soir, j'aurai pu me laisser prendre au jeu après un verre ou deux. Mais là, actuellement, après m'être perdu dans mes pensées, c'était un tout autre costume qui se trouvait sur mes épaules, celui de Chef de Famille. Et quand je le porte, évidemment, je ne me permets pas ce genre de fantaisies. Il était venu se poser sur mes épaules, sur ce balcon de théâtre, sur ce siège à la gauche de celui de mon ancien Roi, sans crier gare. Je ne m'étais même pas rendu compte que le côté calculateur et observateur de ma personne avait repris le dessus, si facilement, alors que j'étais censé me trouver en journée off. C'est indirectement la pression que dégageait Mork, à mes yeux, qui m'avait poussé dans ces retranchements. Cependant, inutile de chercher quelconque expression sur mon visage. J'étais calme et serein, un léger sourire en coin, presque amusé.
Newton se pencha dans ma direction, me chuchotant quelques mots, me souhaitant une bonne représentation, accentuant très fortement sur la politesse. On pouvait prendre cela de plusieurs façons, par exemple, comme un moyen d'ouvrir le contact, comme un moyen de provocation, comme un moyen de se retirer totalement du fait d'être voisin et de se concentrer sur la pièce, … Bref, on pouvait l’interpréter de très nombreuses façons. Cependant, de mon côté, je ne pouvais pas résister à l'envie de répondre. Même si cela ne donnerait suite à aucune conversation, même s'il l'ignorerait, même si.. il réagirait comme il le souhaite, après tout. Cependant, cet excès de politesse, je souhaitais le faire disparaître, maintenant et pour toutes nos prochaines rencontres. Je n'étais plus une carte dans son jeu devant accepter de façon inconditionnelle toutes les directives qui me seraient données. Je n'avais plus besoin de me présenter devant lui tel un bon petit soldat prêt à mettre sa vie en jeu pour l'humanité, devant le respect à ses paires.
Les acteurs n'avaient pas encore rejoint la pièce, le rideau venait tout juste de finir de se lever, tandis que moi, de mon côté, je prenais la parole, d'une voix douce et calme, à peine plus fort qu'un chuchotement. La femme à ses côtés ne pourrait comprendre mes paroles, mais entendrait le fait que j'en ai prononcé :


« Ala ala, j'imagine qu'Arias ainsi que le petit Alphonzo ont du te faire parvenir un ou des rapports. J'espère qu'ils n'ont rien oublié. »


Toujours assis de façon confortable, toujours calme, sourire en coin toujours présent.
Mes yeux commençaient à s'habituer à la luminosité de la salle. Cependant, je n'avais pas pris la peine de tourner la tête en direction du métis à ma droite.

(c) L Y S / L A E / M A T E N A


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