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 Que le spectacle commence | ft. Caenn

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Newton I. MørkMessages : 49
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MessageSujet: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Mer 8 Aoû - 22:06



 
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Oh.





« Une babysitter, sérieusement ? Tu m'as pris pour un gamin de trois ans ou quoi ? » C'est ce dont Pandore s'était plaint quand son frère lui avait annoncé qu'il avait embauché quelqu'un pour le garder durant les quelques heures où il devait s'absenter. Evidemment, il savait son petit frère suffisamment apte à se garder tout seul sans mettre le feu à la maison entière. Cependant, avec ce qui se tramait en ville dernièrement et le comportement étrange de certaines personne, il préférait prendre des précautions légitime. À cela, il ne pouvait lui en vouloir bien longtemps. D'autant plus qu'une fois ladite « Babysitter » arrivé chez lui, Pandore avait littéralement oublié les raisons de son mécontentement. C'est qu'il avait frappé fort en demandant à la jeune femme du quartier - que beaucoup trop d'hommes célibataires, adolescents et surtout mariés admirer chaque jour - de lui rendre un service. Ce fut comme lui offrir le plus beau repas sur un plateau d'argent.

Newton s'était mis sur son trente et un quand il quitta la maison. Portant un costume qui lui sied à merveille, il fredonnait gaiment en marchant dans la rue et en se rendant à quelque rue plus loin vers la maison de sa petite-amie. « Petite-amie » un mot qui le fit rire intérieurement. Le terme ne le rajeunissait guère et, quand il faisait la comparaison entre son âge et celle de la jeune femme, le coup vieux était comme qui dirait fatal. Malgré son jeune âge, Iris était quelqu'un de très mature et c'est ce qui faisait partie des premières qualités qui avaient tapé dans l'oeil de Newton. En plus des traits habituels qui se constituait de son sourire, sa beauté et le tutti quanti. D'autre part, il la connaissait déjà bien avant que cette relation ne finisse par se concrétiser. Elle était devenue la nouvelle l'infirmière de son petit frère depuis sept mois. En sept mois, ils n'avaient fait que se tourner autour, avant qu'il ne décide de sauter le pas. Dans le pire des cas, un vent était un vent et il s'arrangerait pour ne pas être trop présent les jours de visites. Cependant, à sa grande surprise elle avait accepté son invitation et le petit manège était devenu plus sérieux. Et cela faisait officiellement un mois qu'ils étaient ensemble.
Pour l'heure il ne pouvait pas prétendre être fou amoureux d'elle, mais il y tenait, ce qui était bien le principal.

Newton remonta une rue à sa droite, il longea un trottoir en monté, puis face à une grande maison de deux étages, il traversa le portail, la petite allée de fleure jusqu'à atterrir sur le perron. Il pris une seconde pour remettre en place son noeud papillon, puis frappa trois coups contre la grande porte de marbre. Il ne dut attendre que quelque seconde avant que cette dernière ne s'ouvre et lui laisse entrevoir le doux sourire d'Iris. Elle portait une magnifique robe corail qui se mariait à merveille avec son costume. Elle avait attaché ses longs cheveux bruns en un chignon et son maquillage faisait ressortir autant le pourpre de ses joues que ses yeux bleutés.

« Tu es splendide ce soir.
- Seulement ce soir ?
- Non… enfin… tu l’es toujours ! Mais, j’aime simplement ce que je vois.
- Je te taquine . »

Newton se mit bêtement à sourire, comme un enfant qui venait de recevoir tout un sac de friandise. Le compliment était sincère et en même temps, cela le rendait presque gaga, ce fut comme perdre tout moyen en sa présence, un sentiment qu'il appréciait beaucoup. Il s'avança vers la jeune femme, passa une main autour de sa hanche et déposa un baiser léger sur ses lèvres. Elle se mit à sourire et essuya délicatement sa lèvre inférieure qu'elle venait de teinter de rouges. Au fond, il la soupçonnait d'avoir mis un rouge à lèvre qui laissait des traces pour empêcher quiconque de l'approcher. Un stratagème bien fourbe connu que des femmes. Mais il n'allait certainement pas s'en plaindre. Il attendit sagement qu'elle verrouille sa porte d'entrée, retira la main de derrière son dos et lui proposa son bras comme un parfait gentlemen et bien élever pour marcher jusqu'au théâtre.

Ce soir, Newton se sentait l’homme le plus chanceux du monde, marchant dans la rue avec à son bras une femme resplendissante, la soirée s’annoncer merveilleuse. Il avait invité la jeune femme à manger au restaurant, mais, cette dernière l’avait convaincu à se rendre à une représentation au théâtre bien avant. Une pièce qui semblait lui tenir particulièrement à cœur et dont il n’aurait pu refuser tant elle avait eu les bons mots pour l’obliger à dire oui et acheter les billets. Les femmes quand elle désirait quelque chose elles étaient douées.

« Dis-moi, cette pièce, combien de fois l'as-tu vu ?
- Eh bien, ce sera la quatrième.
- Je vois, tu ne mentais pas quand tu disais que tu l’appréciais beaucoup. Répondit-il en riant. »

Elle hocha la tête et farfouilla à l’intérieur de son sac à main. Une dizaine de seconde plus tard elle en ressortit le prospectus parlant de la représentation, tendant le morceau de papier en direction de Newton. Celui-ci entre ses mains il se mit à lire le synopsis :
« Marc est invité par son ami Serge à venir voir le nouveau tableau qu’il s’est acheté : un monochrome blanc. Marc, complètement atterré par cet achat, va retrouver leur ami commun, Yvan, pour lui faire part de son incompréhension et connaître son avis. Yvan ira lui-même voir le tableau pour se forger une opinion. S’ensuivra toute une discussion autour de cette œuvre, et qui ira plus loin même que la question de l’art, puisque c’est l’amitié entre les personnages qui est en jeu » De Yasmina Reza.
Quelque chose qui avait de quoi traiter sur les biens faits de l'amitié et les opinions différentes en quelque somme. Pourquoi pas. Au moins elle ne lui avait pas sortit un classique tel que Roméo & Juliette, qu'il connaissait d'ailleurs plus que par coeur. Il était toujours agréable de voir de nouvelles choses. Et puis qui sait, cela apportait peut-être de vrai questionnement sur le sujet.

Une petite dizaine de minutes plus tard, après avoir traversé de nombreuses rues, le Théâtre se dessina enfin sous leurs yeux. À l'entrée il déposa les billets parmi le petit attroupement qui s'était formé et suivi la file jusqu'à sa place. Quelque chose d'adéquat, d'un peu plus haut dans les gradins et qui accueillait bien moins de monde aux alentours. Il laissa la demoiselle s'installer, pris place à ses côtés et déposa les prospectus donnés à l'accueil et sa veste sur le siège voisin. Du temps qu'il n'y avait personne, il pouvait bien se permettre de s'étaler un chouilla. D'en haut, il pouvait entendre les petits chuchotements des spectateurs qui se formaient tel un brouhaha au fur et à mesure qu'ils arrivaient. Il se félicitait d'avoir réservé en avance, il n'aurait pas cru que celle-ci attirait autant de monde.









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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 96
Date d'inscription : 19/07/2018


MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Mer 15 Aoû - 4:30







R
aaah. J'avais décidé de prendre un peu de temps pour moi, depuis tous ces changements dans mon quotidien. Il était bien loin où mon seul centre d'intérêt était l'Orphelinat et mon petit nombril. On ne peut pas dire que j'avais chômé depuis la mort de mon père, et d'une certaine façon, c'est un peu triste à dire, mais en quelques mois, j'avais fait plus que lui et son frère réunis en leurs deux vies.
Je venais de passer mon premier jour de « repos » à faire la larve toute la journée dans la villa familiale, m'endormant sous un arbre en pleine après-midi, regardant les étoiles, allongé sur le toit la nuit.. rien de très productif, en somme. Mais d'une certaine façon, ce n'était pas désagréable.
Le second jour, je m'étais finalement décidé à trouver une activité qui me changerait de mon quotidien, dont je n'ai pas spécialement l'habitude. C'était aussi une bonne excuse pour partir papillonner dans les rues de Quederla. Une fois le journal récupéré, je n'aurai plus qu'à fouiller une quelconque activité à l'intérieur. Bien évidemment, je ne pus pas y résister, une belle terrasse et un petit café-clope dans le Quartier de Nereis, c'était forcément un de mes points faible.
Pendant ce moment de décontraction, j'en profitais pour lire le journal que je venais de récupérer.
Apparemment, une soirée observation était prévue à l'Observatoire de Lyctis.. c'était une piste, mais en ces nuits d'été, on voyait parfaitement les étoiles, à l’œil nu. Et de surcroît, je peux me permettre d'être en caleçon sur le toit de ma villa, personne ne me dira rien ! Non, ce n'était pas de ce genre d'activité dont j'avais besoin. La piscine semblait faire des portes ouvertes, rendant les entrées gratuites.. mouais... Si c'est pour se retrouver à quatre par mètre carré, c'est même pas la peine d'y penser. Sur la page suivante, les mêmes pubs auquel nous pouvons avoir droit tous les jours : Le bowling, le billard et le Lux. Très peu pour moi. Même pour me changer les idées, ce n'est pas le genre d'endroit où l'on se rend seul et, de surcroît, je n'apprécie pas spécialement le bowling ni le billard. Bon, qu'est-ce qu'il me reste, dans ce journal ? Une réception au Grand Quederla Palace. Classique. Mais ce n'est pas le genre d'endroit où l'on se pointe sans partenaire. Et une partenaire, je n'en ai pas. Et je ne compte pas y aller pour jouer les mondains friqués de la ville. Même si c'est le cas depuis peu.. je préfère mon costume de membre de l'Orphelinat, il me sied mieux.
Dernière page, une page entière, sur une pièce de théâtre. Hmm.. cela fait plusieurs années que je ne me suis pas rendu au théâtre, pour dire vrai, cela semble la chose la plus envisageable, après tout ce que je viens de lire...

La pièce avait lieu demain, en fin d'après-midi. Bien évidemment, ils préconisaient de réserver une place à l'avance, ce que je ferais en abandonnant ma petite terrasse de café.
J'étais quelque peu coupé du monde de l'art, de manière générale, sans y être fermé, pour autant. D'après les critiques présentent dans le journal, cette pièce avait superbement bien marché en occident. Elle aurait été traduite et reprise dans de nombreuses langues. Le thème principal semble être l'Art. Et le thème sous-jacent traiterait de l'amitié des personnages, et donc, de manière plus générale, de l'amitié tout court. Ou comment trois personnes, avec un avis différent sur un objet d'art, vont évoluer au cours de diverses discussions. Pourquoi pas, après tout, cela semblait assez bien convenir à notre situation actuelle, à Quederla, me disais-je, inconsciemment, sourire aux lèvres.
Bon, c'était choisi, ce serait cette activité, maintenant, au boulot. Direction Lyctis, réserver une place et rentrer tranquillement à la maison. La mission était simple, quant au trajet, je n'en parle même pas, quand on peut sauter de toit en toit, tout vous paraît bien plus proche et tout temps de trajet s'en trouve fortement abaissé !

Le jour J, je me levais, assez tardivement. Pour ne pas dire, en début d'après-midi, vers quinze heures du matin. J'avais encore passé une partie de la nuit, sur le toit, à observer les étoiles en grillant clope sur clope. À ce rythme, c'est pas un Domae qui aura ma peau, ni le Ténébreux, mais plutôt un cancer des poumons. Cette idée me faisait sourire, inconsciemment.
.. je ne savais pas trop quel style vestimentaire pourrait être adapté à ce genre d'activité. Tandis que je me préparais, prenant une douche, me préparant mon café du matin, je réfléchissais à la façon dont j'allais m'habiller.
Plutôt que d'opter pour un style « bon-vivant » comme avec Alphonzo, je pense plutôt m'orienter sur un « chic et branché », je devrais avoir ça, dans ma garde robe. Des chaussures en cuir simple, un pantalon de costume noir, ceinturé noir, une chemise blanche légèrement débraillée ainsi qu'une veste de costume noir, évidemment pas fermée. Pour la coiffure, on fera au plus simple. Laissons leur un peu de liberté, on est pas à l'orphelinat, pas besoin de les attacher.
D'un point de vu pratique, uniquement, mon élément était plutôt agréable. Pouvoir se déplacer rapidement dans la ville, en sautant de toit en toit.. c'était un sacré privilège. Sans parler de toutes les scènes auquel je pouvais assister, dans les rues de notre ville.
C'est donc tout naturellement que je ne me pressais pas le moins du monde. J'étais dans le salon de la villa, buvant mon café accompagné de la cigarette, fixant le mur face à moi, où mon héritage de famille était accroché. Une magnifique lance dorée, imposante, pleine d'histoire. Cette arme, je savais la manier, mieux que personne. Et à ma façon, je ressentais quelque chose, à son contact, comme si quelque chose sommeillait, en elle. On raconte que les Drusdan ne sont sérieux, au combat, qu'uniquement la Longinuslanze Testament en main. C'est tout ce qui me restait de mes ancêtres. Enfin, sans oublier la maison, ni l'argent, ni la chose qui me sert de mère et de femme de ménage.

L'heure de me mettre en route était arrivée. Rapidement, je me rendais au théâtre. Je me fis presque remonter les bretelles par l'hôtesse. D'après elle, les lumières étaient déjà tamisées et la représentation allait commencer d'une seconde à l'autre !.. vu mon rythme au cours des derniers jours, j'étais plus dans l'idée de lui dire de déstresser, que la journée ne faisait que commencer... Mais ce serait assez mal poli de ma part, cette pauvre femme devait travailler depuis l'aube. Du coup, courbant l'échine, je me contentais de la suivre, sans faire de commentaire, jusqu'à la place qui m'étais attribuée. C'était une place en balcon, un peu plus « luxueuse » que celles de la fosse. La vision y était meilleure et les chuchotements théoriquement plus restreint.
Nous arrivions rapidement à ce qui devait être ma chaise, cependant, une veste était présente dessus, l’hôtesse chuchota deux-trois mots à la personne juste à côté, à qui elle devait appartenir. L'homme s'empressa de la récupérer, afin de me laisser la place libre.
Je m'étirais, rapidement, avant de m'avancer en direction de mon siège. Je pus constater que la salle était comble. Comme quoi. Le théâtre attire toujours autant de monde !
Je m'installais donc, m'asseyant de façon à me sentir à l'aise, puis, par politesse, je m’apprêtais à tourner mon visage vers la droite, afin de remercier la personne d'avoir ôté sa veste afin de me laisser place, d'une voix simple :


« Merc... »


J'ouvrais grand les yeux, le destin se jouait de moi, en définitive, je ne voyais strictement aucune autre explication. Moi qui voulait passer une soirée pépére pour décompresser des dernières semaines et de mes diverses activités, tu parles ! J'aurai pas pu rêver mieux ! À ça ouais. C'était la meilleure chose qui aurait pu m'arriver !
D'une voix saccadée, un sourire forcé sur mes lèvres, même si la lumière est tamisée, il était impossible de ne pas reconnaître le colosse qui se trouvait à ma droite :


« Newton.. Mork... Ala, ala... »


Celui-ci semblait être accompagné, d'une jeune femme -bien plus jeune que lui, apparemment!- et avoir pris sa soirée, loin des urgences et de l'Alliance... Quel comble, que cela nous arrive tous deux, le même soir, au même moment, au même endroit.
Je dois avouer.. c'est une sacré chute, un sacré ascenseur émotionnel. Je ne savais pas comment réagir à cette situation, concrètement. Nous nous étions pas quitté en si mauvais terme, en soit. J'avais certes défendu corps et âme la non-création de l'alliance, j'avais certes dis du mal sur Newton ci et là, mais j'en avais aussi dis du bien et c'était mon droit que de ne pas rejoindre leur Alliance de papa-gâteaux qui veulent protéger leurs enfants.

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Newton I. MørkMessages : 49
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Jeu 16 Aoû - 21:41



 
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Oh.





Le brouhaha finissait doucement par s’estomper quand les lumières se tamiser lentement pour annoncer le début du spectacle. Il était possible d’en entendre quelques-uns qui se faisait rapidement réprimander par un « chute » suffisamment claire et nette. De quoi décrocher un petit sourire sur les lèvres de Newton, il était marrant de l’observer d’aussi haut. Néanmoins, ce qui le mit réellement en joie fut de sentir les doigts de sa dulcinée s’entrelacer avec les siens. Le geste était aussi discret qu’une souri qui gambadait dans l’herbe, mais tellement mignon en soit qu’il n’y avait rien à redire. C’était un sentiment parfait, dans un endroit parfait, avec une personne parfaite. Qu’il y avait-il de plus à demander ? Il n’y avait rien ajouter… si ce n’était peut-être cette interruption quelque peu déplaisante par l’hôtesse d’accueil, alors qu’il allait se pencher pour lui voler un baiser.

Ah ! voilà que ses affaires dérangeaient en fin de compte ledit retardataire du siège d’accoté. Dommage, lui qui espérait pouvoir s’étaler paisiblement, c’était loupé. Il retira ce qui était à lui en hochant la tête, tout en s’excusant faiblement. Newton, déposa le tout a l’arrière de son fauteuil, croisant le regard quelque peu désapprobateur d’une vieille dame qui semblait être accompagné de son petit-fils – ou son amant, tout dépendait comment on interprétait la manière dont les deux se maintenait ensemble – il n’y avait rien de plus à dire, il était a cet instant dérangeant a faire autant de mouvement dans tous les sens. Ce n’était pas sa faute, il fallait s’en plaindre au retardataire ! Il prit une seconde supplémentaire pour réajuster ses manches, avant de se retourner vers son interlocuteur pour lui dire que ce n’était rien.
Enfin, ça, c’est ce qu’il aurait aimé dire s’il ne s’était pas sentit en état de choc durant quelque seconde. Dans un sourire plus ou moins aimable qu’il rendit, il laissa échapper : « Drusdan » comme simple forme de politesse.

Le destin, la chance, qu’importe son nom, la vie aimait jouer de drôle de tour quand personne ne s’y attendait. Et le pire dans tout cela, c’était de voir qu’elle y prenait un certain plaisir.
Newton, s’installa de nouveau confortablement dans son siège et pris la main de sa compagne en lui offrant un baisemain quand celle-ci demanda si tout allait bien. « Bien », semblait un mot soudainement énorme, mais il ne fit que répondre un maigre « Oui », même si intérieurement il avait de quoi se poser sérieusement la question. Voilà des mois qu’il n’avait pas vu son ancien collègue, des mois qu’il ne lui avait pas adressé la parole et des mois qu’il était en plein questionnement intérieur quant au fait de faire un pas vers lui. Et « voilà », que celui-ci finissait par réapparaitre comme un saint le soir où il espérait se détendre. Quand bien même il y avait déjà eu des retours sur quelques-uns qui l’avaient croisé, il n’avait pas encore eu l’occasion de tomber dessus à son tour. S’il avait su que c’était aussi simple, il aurait pris une place au théâtre bien plus tôt.

Tandis que les lumières finissaient leurs courses pour se mettre définitivement en place, le cerveau de Newton commençait à tourner à plein régime. Est-ce qu’il s’était fait du souci pour lui après son départ ? Une drôle de penser qui le submergea. Peut-être un peu, peut-être pas du tout. La réponse était difficile, alors qu’intérieurement il riait de lui-même ; il fallait qu’il revoie sa tronche pour se souvenir qu’il avait accepté son point vu l’hors de leur différent, il avait même accepté son refus à la création de la l’alliance, mais il était tout de même déçu que les avis soit si divergent au point de devoir rompre les liens. Au-delà d’un simple atout pour le conclave, il avait été quelqu’un de réellement bénéfique, le perdre n’avait pas spécialement était une bonne nouvelle. Mais le forcer à rester n’était pas non plus une solution. En soit, il ne pouvait avoir de remord à chaque fois qu’il voyait son visage, ou bien même son nom.

Enfin, il chassa ses pensées encombrantes et vicieuse de son esprit et se contenta d’applaudir parmi les autres quand le rideau se mit à bouger. Il était venu profiter du spectacle tout comme lui, rien de plus, rien de moins n’est-ce pas ? Pourtant, il se pencha légèrement vers la gauche et chuchota :

« Je vous souhaite un bon spectacle Monsieur Drusdan. Sincèrement. Puisse celle-ci vous plaire, tout autant qu’à nous. »

Ou bien l'emmerder suffisamment pour qu'il décide de prendre ses cliques et ses claques pour quitter la salle. Non vraiment, c'était au choix.









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Dernière édition par Newton I. Mørk le Dim 26 Aoû - 13:55, édité 1 fois
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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 96
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Sam 18 Aoû - 6:53







A
la ala, c'était une situation bien particulière qui se présentait à moi, ce soir. Alors que j'avais finalement décidé d'appliquer ce qui m'avait traversé l'esprit en Suède, le fait de prendre un break et de m'éloigner quelques jours de l'orphelinat et de ma famille.. cette pause m'avait finalement conduit à une rencontre avec le chef de l'Alliance. Quelle douce ironie. Les conditions n'étaient pas spécialement optimales pour ce genre d'entrevue. Ce colosse était accompagné et nous étions tous deux présents à une représentation théâtrale, dans une salle comble.
D'un point de vu purement stratégique, quoi que avouons le, personnel aussi, j'avais cherché à contacter et rencontrer les deux derniers Jokers de notre famille assez rapidement. La petite Alice von Riessfeld, notre ancien Valet, contrairement à Alphonzo ainsi qu'Arias ne me serait d'aucune utilité à rencontrer. Je dirais même que cela aurait bien plus de chance à se transformer en règlement de compte, plutôt qu'une chose censée et une discussion au sujet de l'alliance et des élémentis. Donc en toute logique, la dernière personne que je me devais de rencontrer en privé, se trouvait juste à ma droite au moment présent. Newton était en quelques sortes le dernier boss de ma quête. Bien que ce soit une rencontre à laquelle j'ai souvent pensé, c'est aussi celle où je ne possédais pas vraiment de plan d'attaque afin de l'entamer comme il se doit.
Pour Alphonzo, ça avait été assez simple. Comme nous avions travaillé quelques temps ensemble, je connaissais sa façon de fonctionner. Le convoquer et l'emmener dans un endroit dont il n'avait pas l'habitude pour l'empêcher d'avoir sa grande et habituelle retenue, même si, il l'avait en partie gardée, m'avait tout de même permis de faire parler l'homme derrière le Conseiller. J'avais aussi pu lui faire part de mes craintes et le conseiller, à ma façon, sur ce dont il devait se concentrer.
Pour Arias, ça avait été une aventure humaine plus qu'autre chose. Difficile de mettre le Roi d'un pays, dans son palais impérial, dans une situation délicate. Pour deux raisons, la première, parce qu'on a demandé ouvertement son aide et son savoir, la seconde, par respect pour sa fonction, celle de diriger un pays. En tant qu'ancien général haut gradé, je me devais de respecter le rang qu'il occupe actuellement. J'avais tout de suite eu accès à l'homme derrière le rang de Joker, contrairement à Alphonzo. Certainement le fait de ne plus être présent actuellement à Quederla durant un état de crise, devait lui peser sur le cœur.. de ce fait, il s'ouvrit très rapidement à moi.
Pour les avis présent parmi les Rebelles Elementis, il me suffisait de tendre l'oreille, d'accepter de recevoir ou de convoquer qui je souhaitais. Donc, c'était infiniment plus simple. C'était moi qui tirais les ficelles, maintenant, dans la Famille. D'ailleurs, il y a un sujet que je devrais aborder avec Newton, peut-être pas ce soir, mais tout de même d'une grande importance. Vu que l'Alliance compte s'afficher de face au Gouvernement, beaucoup de personne au sein des Rebelles souhaitent que les frères Dreiden soient écartés des conflits. Et donc, de l'Alliance. Mais ça, c'est un sujet qui peut attendre. Même si j'aimerais, tout de même, avoir l'avis de Newton à ce sujet.
Pour ce qui est de l'avis de l'avant-dernier membre du Conclave Elementis, avant la fusion, Alice, notre Valet... J'aime bien comparer le Conclave d'une famille avec un jeu d'échec, de façon assez simpliste : Le Roi incarne le rôle du Roi, l'As celui de la Reine, le Joker celui du joueur et les Valets ceux des Tours, Cavaliers, Fous. À mes yeux, Alice serait un simple pion, comme tous les autres membres de la Famille. Elle ne m'a pas suffisamment convaincu pour être une pièce maîtresse. Typiquement, si je devais nommer un Valet ayant le profil pour être une Tour, à mes yeux, le meilleur candidat serait... Newton Mork. Bref, de ce fait, l'avis d'Alice m'importe peu. Voir pas du tout. Peut-être, entre deux coups, lui poser une question ou deux. M'enfin, qui sait. Je peux me tromper à son sujet.
Pour ce qui est de l'avis du dernier membre du Conclave, celui que je considère donc comme le boss de fin... C'est bien évidemment, celui de mon ancien Roi, Newton. L'homme présent à mes côtés en ce moment. Nous étions tous deux bien conscient que notre avis était foncièrement différent quant aux méthodes à adoptées face au Gouvernement. L'idée de fusionner les familles venait de lui. Et même s'il n'a pas pu emporter la totalité des Elementis avec lui, il a plutôt bien diviser notre famille en deux. Et n'as pas fait marche arrière en voyant que les grands pontes supportant la Famille depuis des siècles étaient pas spécialement d'accord au niveau de cette alliance.
Mais les choses se sont passées, et le temps a continué de tourner. Les jours ont passé, les semaines, les mois, la vie a continué son cours.
Et c'est dans ce sens qu'un rapprochement doit avoir lieu entre moi, Caenn Drusdan, membre de la Famille Elementis et lui, Newton Mork, chef de l'alliance.
Même si les Rebelles sont hermétiquement fermés à l'idée de fusionner avec les Domae, ils ne sont pas contre coopérer avec l'Alliance dans des situations bien précises. Enfin, je ne compte pas envoyer mes membres en missions avec des Domae de l'Alliance. Cependant, je peux accepter qu'ils prennent parti à des groupes composés d'Elementis de l'Alliance. Quant à moi, comme je l'ai fais savoir à Alphonzo, j'ai avoué être capable de me rendre disponible dans une situation bien précise, et accepter le fait de me battre aux côtés de Domae. Dans cette situation spécifique.
Je connais nos meilleurs éléments, pour ce qui est de se battre, et ma valeur ajouté dans un groupe, avec mon élément, la Gravité, est non-négligeable. Celle-ci, même couplé avec des Domae, pourrait se retrouver d'un soutient extraordinaire.

Perdu dans mes pensées, je fus ramené à la réalité lorsque les lumières nous quittèrent totalement et que le rideau se levait, tout doucement. Cependant, je n'applaudissais pas. Je n'étais pas ce genre de personne, à applaudir, ou se lever dans un stade de foot suite à un but de son équipe. Enfin, on peut ajouter de gros guillemet à cela. Tout dépend du costume que j'enfile. Si c'est celui que je porte à l'orphelinat, évidemment que j'applaudirais avec les enfants. Si c'est celui que j'étais censé porter ce soir, j'aurai pu me laisser prendre au jeu après un verre ou deux. Mais là, actuellement, après m'être perdu dans mes pensées, c'était un tout autre costume qui se trouvait sur mes épaules, celui de Chef de Famille. Et quand je le porte, évidemment, je ne me permets pas ce genre de fantaisies. Il était venu se poser sur mes épaules, sur ce balcon de théâtre, sur ce siège à la gauche de celui de mon ancien Roi, sans crier gare. Je ne m'étais même pas rendu compte que le côté calculateur et observateur de ma personne avait repris le dessus, si facilement, alors que j'étais censé me trouver en journée off. C'est indirectement la pression que dégageait Mork, à mes yeux, qui m'avait poussé dans ces retranchements. Cependant, inutile de chercher quelconque expression sur mon visage. J'étais calme et serein, un léger sourire en coin, presque amusé.
Newton se pencha dans ma direction, me chuchotant quelques mots, me souhaitant une bonne représentation, accentuant très fortement sur la politesse. On pouvait prendre cela de plusieurs façons, par exemple, comme un moyen d'ouvrir le contact, comme un moyen de provocation, comme un moyen de se retirer totalement du fait d'être voisin et de se concentrer sur la pièce, … Bref, on pouvait l’interpréter de très nombreuses façons. Cependant, de mon côté, je ne pouvais pas résister à l'envie de répondre. Même si cela ne donnerait suite à aucune conversation, même s'il l'ignorerait, même si.. il réagirait comme il le souhaite, après tout. Cependant, cet excès de politesse, je souhaitais le faire disparaître, maintenant et pour toutes nos prochaines rencontres. Je n'étais plus une carte dans son jeu devant accepter de façon inconditionnelle toutes les directives qui me seraient données. Je n'avais plus besoin de me présenter devant lui tel un bon petit soldat prêt à mettre sa vie en jeu pour l'humanité, devant le respect à ses paires.
Les acteurs n'avaient pas encore rejoint la pièce, le rideau venait tout juste de finir de se lever, tandis que moi, de mon côté, je prenais la parole, d'une voix douce et calme, à peine plus fort qu'un chuchotement. La femme à ses côtés ne pourrait comprendre mes paroles, mais entendrait le fait que j'en ai prononcé :


« Ala ala, j'imagine qu'Arias ainsi que le petit Alphonzo ont du te faire parvenir un ou des rapports. J'espère qu'ils n'ont rien oublié. »


Toujours assis de façon confortable, toujours calme, sourire en coin toujours présent.
Mes yeux commençaient à s'habituer à la luminosité de la salle. Cependant, je n'avais pas pris la peine de tourner la tête en direction du métis à ma droite.

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Newton I. MørkMessages : 49
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Dim 26 Aoû - 15:36



 
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Oh.





Newton avait été sincèrement dans ses propos. Ce n’était pas parce que la situation était compliquée qu’il ne pouvait pas se permettre de lui souhaiter un bon spectacle. Il n’y voyait rien de mal et il ne cherchait pas non plus à lancer les hostilités. Néanmoins, il n’était pas sa tête et la manière dont il interprétait ses mots était aussi libre que le besoin de respirer. Quand bien même, il ne s’attendait pas à la réponse entendue, ni même à dépasser le stade du vouvoiement, mais ce point-là il pouvait s’y faire rapidement. Comme si la moindre marque de politesse n’avait aucun sens ou aucune raison d’être. Un simple « merci aurait pu faire l’affaire, mais il se contenta d’autre-chose. Il se contenta même de sortir un petit rire agacer pour lui-même, tandis que sur la scène le premier acteur fit son apparition. Dans un salon d’appartement avec pour seul décor la blancheur de chaque objet présent et chaque meuble présent. Il se mit au centre et commença a jouer ses premières paroles.

« Mon ami Serge a acheté un tableau. C’est une toile d’environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserées blancs transversaux. Mon ami Serge est un ami depuis longtemps. C’est un garçon qui a bien réussi, il est médecin dermatologue et il aime l’art. Lundi, je suis allé voir le tableau que Serge avait acquis samedi mais qu’il convoitait depuis plusieurs mois. Un tableau blanc, avec des liserés blancs. »

Newton écoutait, il regardait. Mais il ne suivait pas. Il se remémorait dans les moindres détails ce qui lui avait était rapporté sur l’entrevue entre ses collègues et Caenn à ses côtés. Rien de très glorieux, ni vraiment agréable à entendre, mais il ne s’attendait pas non plus à ce que chacun se tombe successivement dans les bras. Sur ce point-là il savait pertinemment qu’il pouvait y faire une croix. Durant l’instant où les comédiens ne prononçaient aucun mot, il se permis de lui répondre à voix basse :

« Pour mon plus grand plaisir, aucun détail n’a été omis. Je pourrais presque me sentir honoré de voir autant d’implication de ta part. »

Il avait été minutieux. Si minutieux qu’il pût se sentir flatté de déployer autant de moyen pour se faufiler entre les mailles. C’était comme vouloir battre un ennemi à son propre jeu. Il l’avait impression d’être dans une partie d’échec géante où chacun déplaçait ses pièces d’une grande précaution jusqu’à mettre un Roi en échec. Et si c’était le cas, son adversaire avait déjà deux coups d’avance, bien qu’encore minime, il y avait de quoi se poser la question sure « pourquoi l’avait-il fait ». Cependant, Newton préférait se dire que ce n’était pas un coup bas, du moins pas encore. Que ce n’était en rien à titre personnel et qu’il avait bien le droit de tenter de sa chance. Il ne voulait pas le voir affiché en gros et gras sur la liste des ennemis contre l’Alliance. Même si tôt ou tard, ce fait avait de grande chance de devenir réalité. Autant pour l’un comme pour l’autre.

« Le monde est petit. J’avoue avoir eu très envie de te revoir, mais sans un titre de Roi au-dessus de la tête ni celui de « Rebelle » sur le tiens. C’est bien ça si je ne me trompe pas ? Cependant, rien n’est jamais aussi simple, n’est-ce pas. Et puisque tu as vu le Roi de Suède et le Conseiller pour acclamer ton point de vue sur cette Alliance et même plus… Il est un peu tard pour cette idée j’imagine...
- Chut ! »  

La veille dame à l’arrière s’était penché suffisamment proche entre les deux sièges pour que le « Chut » lui fasse grincer des dents. Oui, oui, il était désolé, mais il n’était pour rien. Ce n’était pas sa faute. Il n’avait pas choisi cette place avec l’intention de ruiner la représentation de tout le monde. Et encore moins avec l’idée de « discuter » avec un ancien membre du conclave. Iris n’avait pas encore dit un seul mot, mais il avait senti un petit courant d’agacement entre ses doigts. Il avait plutôt intérêt de se taire s’il ne voulait attirer ses foutres, bien plus tranchante et effrayante qu’une spectatrice lambda. Alors, il reporta toute son attention sur la scène.

« Tu as acheté cette merde deux cent mille ?! »

Et pour le coup, il était bien d’accord, avec lui. Ce tableau blanc était vraiment de la merde à ce prix-là.









Pour le moment j'écris en DARKSALMON
Signature ? Ouais, ouais, quand j'aurais la fois


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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 96
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Lun 27 Aoû - 16:01







J
e donnais tout de même une chance, à cette pièce qui commençait à se jouer sous mes yeux. Regardant la mise en scène, le décor et écoutant le premier personnage se manifestant, nous peignant les grandes lignes qui serviraient de base à ce que nous nous apprêtions à regarder. Bon, les prénoms ne seraient pas difficile à se remémorer étant donné que les acteurs ne sont que trois. Serge était donc la personne ayant fait l'acquisition de la fameuse pièce d'art qui sèmerait un peu plus tardivement la discorde et les divergences d'opinions entre les trois amis. Lors de la description du tableau, il était particulièrement souligné le fait que cette œuvre d'art n'est rien d'autre que du blanc. Un tableau blanc, avec du blanc sur du blanc. Bref, un tableau immaculé. D'une certaine façon, c'était bien là le premier sujet de cette pièce : « Qu'est-ce que l'Art ? » « Où se limite l'appellation d'Art ? ».. il est sûr et certains que pour des néophytes, ce type de tableau peut être reconnu de la sorte : « Si ça, c'est de l'art, alors ce que je fais au quotidien en est aussi, que ce soit mes croissants, mes […], ils sont tous plus travaillé que ce tableau ! ». Et d'une certaine façon, c'était vrai. Cependant, lorsque l'on parle de l'Art de manière générale, cela s'inscrit dans un certain registre, et ce tableau devait s'inscrire à son tour dans « l'héritage de son créateur »... Enfin, des concepts vastes et à prendre donc avec de gros guillemets. Malheureusement pour moi, ce sujet principal ne m'intéressait pas tant que ça. À mes yeux, l'Art n'existe que sur le champ de bataille. Un guerre, un combat, tout cela s'inscrit dans une partition, invisible, jouée par les acteurs prenant part à ces conflits. Et que je le veuille ou non, aujourd'hui, j'étais un de ces acteurs. Enfin, on ne peut pas vraiment dire que je ne le désirais pas. Étant donné que j'avais assumé mes propres choix et  entamés mes propres actions. Même si ceux-ci m'avaient très fortement éloigné de la personne assise à ma droite. Forcément.

Comme Newton se plaisait à me le remémorer, effectivement, prendre la décision de partir en Suède rencontrer Arias et le fait de convoquer Alphonzo montrait une certaine implication de ma personne. Du temps où mon rang et mon rôle n'était qu'As, j'acceptais les missions qui m'étaient confiées, même si, ce temps était très court, j'étais tout de même assidu et impliqué. Cette fois-ci, mon rang ayant changé, c'est plutôt moi qui reconduis les missions, à l'heure actuelle. Cependant, la diplomatie de manière générale reste entièrement de mon ressort. Même si j'avais exposé mes idées auprès des deux anciens Joker Elementis, je n'avais pas insisté au point d'en faire de la démagogie, je n'avais dis que la pure vérité et j'avais attendu, de leurs réponses, des clés que je ne possédais pas. Arias m'avait ouvert les yeux sur certains sujets, Alphonzo avait été plus académique.. et je n'avais pas hésité à le lui faire remarquer. Pour le coup, mon implication était avant tout humaine. Je le faisais pour moi, et pour moi seul, pour mon propre savoir et pour mes propres connaissances. Si j'avais voulu enfiler le costume de rebelle et me lancer dans une guerre de contre-pouvoir, je pense que j'aurais été plus qu'en capacité d’éliminer ces deux personnes. Mais, ça n'avait jamais été mon but. Dans le meilleur des cas, je les avais peut-être amené à penser différemment, et à prendre en compte les deux côtés d'une même balance, dont fait toujours partie la famille Elementis et les Elementis de l'Alliance. Comme notre ancien Joker me l'avait appris, même ceux ayant choisit de rejoindre l'alliance font toujours parti de la famille. Cependant, ce n'était pas une facette, que moi, Caenn Drusdan, devait afficher sereinement. En tant que nouveau Roi, je me devais de me montrer ferme à ce sujet. Ceux qui ont créé l'Alliance sont des traites, des lâches. Et cela avait été particulièrement douloureux à entendre pour mes deux derniers partenaires.

Sir Mork enchaîna sa tirade avant de se faire rappeler à l'ordre par une vieille dame, derrière nous. Je ne pus m'empêcher de laisser entrevoir un petit rire amusé. Même le chef de l'Alliance est soumis à de la bienséance lors d'une pièce de théâtre ! Voyons. Monsieur, veuillez rester silencieux !
Mon sourire resté collé à mes lèvres. Ala ala. Newton ne se rendait pas compte que, justement, à l'heure actuelle, nous étions entrain de nous voir en tant que simple êtres humains. Et non pas avec nos rangs au-dessus de nos têtes. Il y avait bien une phrase, que j'avais prononcé au jeune Alphonzo : « Je n'aurais besoin que d'une dizaine de minute en tête à tête avec le Roi ou la Reine de l'Alliance afin d'y mettre un terme. ».. pas besoin d'être naïf. Si Newton mourrait aujourd'hui, l'Alliance s'écroulerait. Personne n'est apte à prendre sa place et il me suffirait de taper un grand coup dans la fourmilière afin de réveiller tout le monde. Prendre le théâtre en otage n'était qu'un tout petit sacrifice, après tout, pour la destruction de l'alliance. Cependant, de mon point de vu, stratégiquement, c'était devenu une assez mauvaise idée de se débarrasser de l'Alliance, elle pourrait m'être utile. Par exemple, ce pourrait être un élément de leurre remarquable pour le Gouvernement. Leur attention focalisée sur les faits et gestes de l'Alliance au point d'en oublier ceux qui sont restés fidèle à leurs familles. Même si le Ténébreux ne semble pas être quelqu'un à omettre ce genre de situation dans ses calculs, mon arrivée sur le champ de bataille aux côtés de l'Alliance pourrait bouleverser le cours d'une rencontre. À ma façon, je restais un As, même si aujourd'hui, j'œuvrais dans l'ombre, avec bien plus de responsabilité qu’auparavant.
Pour mon plus grand plaisir, j'allais jouer avec les nerfs de Newton. Pour ne pas reprendre l'expression populaire « Jouer avec ses couilles » ~ Alphonzo avait forcément du mettre dans son rapport une ou deux lignes concernant cette fameuse phrase de mise en garde, quant au fait de se retrouver seul avec moi. L'homme à mes côtés semblait l'avoir oublié, ou ne pas le prendre en compte. Voyons, d'une certaine façon, c'était un manque de respect envers mes capacités, non ?

En guise de réponse à ses paroles, je me contentais de claquer des doigts.
Instantanément, deux mains invisibles se posaient sur les épaules du colosse à mes côtés. Cependant, la pression était extrêmement faible. Mais largement suffisante pour se faire plus que remarquer. Mon élément était activé. Mais mon but n'était pas d'écraser Newton, comme je m'amusais à le faire avec mes adversaires -faibles- habituellement. Petit à petit cette pression, présente sur les épaules du papa-poule à mes côtés, se propageait. Tout doucement, des épaules à la nuque, prenant bien soin d'entourer totalement le cou, commençant à descendre le long des bras du métis, atteignant son torse, son dos, telle une caresse meurtrière, finissant par recouvrir tout son être. D'une certaine façon, je n'avais plus qu'à claquer de nouveau les doigts pour faire pleuvoir le sang. Cependant, toute la pression disparaissait, simultanément, comme s'il ne s'était rien passé. S'il souhaitait que je me comporte en tant que Rebelle, c'est de cette façon.. que je devais agir, non ? Contrairement à ce qu'il pouvait bien penser, je n'en étais effectivement pas réduit aux coups bas. Pour la simple et unique raison.. que je n'avais absolument pas peur de l'affrontement possible. Je connaissais le style de Newton. C'était un Elementis de Terre capable de se battre au corps à corps mais préférant se battre à distance avec une arbalète. C'était quelqu'un orienté sur le soutient, au maximum. Malheureusement pour lui, une arbalète ne pourrait jamais m'atteindre en confrontation direct et son élément est extrêmement vulnérable au mien. Quant à nos capacités au corps à corps, j'avais plutôt bien confiance dans les miennes. Qu'on m'amène -en plus de Newt'- la Reine Domae, peut-être que mon engagement de dix minutes sera remis en cause !
Je prenais délicatement la parole, dans la même situation que la dernière fois : Sans détourner le visage, parlant suffisamment fort pour que Mork puisse m'entendre, mais suffisamment faible pour que sa compagne et la vieille bique derrière nous ne puisse pas comprendre mes mots.


« Voyons, voyons.. je ne me comporte pas comme un Rebelle. Enfin, cette dernière parenthèse mis à part. Nos destins sont liés, de façon bien plus intime qu'auparavant en tant qu'As et Roi. Et grâce à Arias, j'ai du me résoudre à l'idée qu'un homme existe derrière un rang. Contrairement à notre situation passée, aujourd'hui, nous sommes capable d'entrer en contact sans avoir à porter nos rangs en permanence, Newton. Ma prise de position face à l'Alliance n'est pas nouvelle, nous en avons déjà discuté auparavant. J'avais juste besoin de piquer nos deux Joker dans leur amour propre. Enfin, surtout l'actuel, celui qui a besoin d'expérience, rapidement. »


Catégorique, ma dernière sentence était tranchante. Aussi aiguisée qu'une lame puisse être. Les mots sont lourd de sens. Il faut toujours les manier avec grande délicatesse. Ma façon d'exprimer ma délicatesse, de nos jours, était d'être le plus affûté possible.
D'un signe de main gracieux, je vins interrompre la nouvelle contestation de la vieille dame derrière nous, lui indiquant que je me taisais. Enfin, pour combien de temps ?
Mon regard n'avait jamais quitté la scène. Je n'avais même pas pris la peine de regarder mon voisin lorsqu'il subissait mon élément, même si c'était plus de manière provocatrice qu'autre chose, sans réelle pression ni force, je m'étais contenté de montré qu'il était dans mon domaine. Comme le théâtre tout entier, en fait. Le faire s'effondrer comme un château de carte serait un jeu d'enfant, pour moi. Et ça, l'homme à mes côtés, le savait pertinemment.
La scène parlait du prix de l’œuvre... Je n'ai jamais été quelqu'un de porté sur l'argent. Mais malheureusement, le monde dans lequel j'évoluais, lui, y était porté. Les grands généraux sont contraint de rencontrer les notables de leurs époques. Même si aujourd'hui j'avais hérité d'une fortune sans pareille, à l'époque, j'avais appris à mépriser le concept même de l'argent. Plus on a de l'argent, plus on achète des choses insignifiantes à des prix exorbitants. C'est pourquoi, le prix de cette toile ne me choquait pas spécialement. J'avais bien rencontré des personnes capables d'investir des millions uniquement dans le but de mener à bien une soirée. Le prestige n'a pas de prix. Je me rappelle des montants des salaires qui m'étaient proposés à la sortie de l'école. Des tableaux à ce prix là, j'aurai pu m'en payer un par semaine, j'imagine. Mais bon, il suffisait de se rendre dans notre demeure familiale pour se rendre facilement compte que notre famille n'avait jamais été réellement attiré par les signes de richesse. Le sol objet qui sort du lot est certainement notre trésor de famille. Nous étions bien plus porté par l'Art de la guerre qu'autre chose. Et, même si je n'avais pas le même élément qu'eux, je perpétuais à ma façon, la tradition.

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Newton I. MørkMessages : 49
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Mer 19 Sep - 13:58



 
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Oh.





S’il criait haut et fort que ce tableau était bel est bien de la  « merde » il savait déjà que plusieurs foudres finiraient par s’abattre sur lui. Au-delà sa cher et tendre, sa grand-mère aurait été prête à le jeter dan un lac pour un tel affront face à de l’art, aussi farfelu soit-il. Néanmoins, il faisait l’effort de garder ce genre de remarque pour lui, en particulier pour le bien de sa vie. Mais il respectait sans problème les avis, les goûts et les couleurs de chacun, du moment qu’on ne le forçait pas à apprécier.

Newton n’aimait pas spécialement l’idée de voir son ancien collègue comme le simple rebelle que précédait ses actes passés ou à venir. Mais, ce n’était pas comme si ce dernier lui donnait de quoi le voir autrement. Et la suite n’était pas du genre à plaidait en sa faveur. Newton se sentit soudainement envahit par une sensation fort désagréable. Il avait l’impression que tout le poids du monde l’écrasait depuis l’intérieur et qu’il allait finir par en mourir. Comme si toute ses veines aller exploser une par une. Il eut du mal à garder une expression impassible et du difficilement enfoncer ses ongles dans le siège. Dieu qu’il pouvait haïr son pouvoir. Certain devrait être proscrit. Il s’efforça de tenir bon, ne serait-ce le temps dont avait besoin ce dernier pour s’amuser de lui. Il le maudissait et, d’un autre coter, il ne s’attendait pas non à ce que ses premières retrouvailles avec lui se déroule dans des circonstances de joie et bonne humeur. L’un ou l’autre aurait bien fini par tenter de prendre une vie, ais peut-être pas ainsi d’entre de jeu. Qu’importe, ce qui était fait été fait et il savait déjà qu’il allait le lui faire payer tout autant. Parce que, s’il désirait s’amuser à être aussi fourbe, il participait avec plaisir. Non pas que cela lui plaise réellement, mais il n’appréciait guère être aussi utilisé telle une marionnette impuissante.

Quand la douleur disparue enfin et qu’il avait la confirmation d’être encore en vie quand Iris lâcha sa main pour croiser les bras, avec un air renfrogné, il serra les dents et du se retenir de force pour ne pas lui offrir son poing en pleine figure. Néanmoins, il s’agissait d’un cadeau bien trop doux qu’il n’était pas du genre à mériter. Newton savait qu’il n’avait pas autant de facilité, ni même davantage avec son élément, coincé dans un bâtiment qui n’avait aucune parcelle de terre à disposition. Hormis six pieds sous terre mais, il se voyait mal être la cause principale qui aurait détruit tout un théâtre pour de simple broutille d’avis divergent. Pourtant, le destin étant du genre clément de temps à autre, il avait aperçu cette plante à l’étage d’en-dessous. Si bien fondu dans la masse, caché par un paravent et qui ne dérangeait personne. Alors, tant dit qu’il se concentrait à nouveau sur la scène comme si de rien était arrivé, il appelait la terre discrètement, la laissant se faufiler sous les fauteuils, remonter le long des murs jusqu’à glisser à son étage.

« Et maintenant que tu les as piqués dans leur amour, qu’est-ce que cela t’apporte de plus ? Hormis un petit plaisir personnel évidemment. »

Parce qu’il était sincèrement curieux à se sujet. Cela ne pouvait pas être un simple plaisir légèrement tordu. À qu’il n’était bien plus fou qu’il ne le pensait. En attendant, il laissa son pouvoir s’incruster sous le bas de son pantalon en s’enroulant autour de ses chevilles, tant dis qu’une autre partie remonta encore jusqu’à ses poignets. Il n’avait certainement pas le même effet que son « adversaire », il ne pouvait pas l’atteindre depuis l’intérieur, néanmoins, il connaissait le corps humain sur le bout des doigts et il savait que prendre au piège ses zones si fragile du corps était aussi dangereux qu’une veine qui se déchire. Plus les secondes défilaient, qu’il comptait minutieusement, plus ils renforçaient sa poigne de terre et couper dangereusement la circulation du sang. Plus elle stagnait, plus elle remontait jusqu’à son cerveau.

« Nous sommes liées, je suis bien d’accord. Cependant, comme tout lien ils peuvent finir par se rompre d’un coup net, n’est-ce pas ? Murmura-t-il en imageant ses propres par une simple pression supplémentaire. Ce serait bien dommage d’en arriver là, d’autant plus que nous aurons besoin de l’un de l’autre, que cela plaise ou non. »

Que ce soit pour le gouvernement, le Ténébreux, ou une nouvelle force qui se proclamait supérieure en sortant de nulle part, tout le monde allait être dans le même bateau en s’efforçant de survivre au mieux. Un coup à devoir travailler en équipe sans se tirer des flèches dans les pieds. Ce qui en soit était plutôt mal partit si les choses débutaient ainsi.

« Mais d’ici là, nous pouvons continuer ces jeux puérils, ou bien réellement discuter sans de petit coup bas. Sincèrement, j’apprécie beaucoup l’architecture de se bâtiment, cela m’ennuierait de le détruire sur ta tête et de payer les réparations de nos bêtises. »

À cela, il aurait aimé ajouter « Mais ne crois pas que, parce que je tiens à tout pris sauver des vies, je ne serais pas capable d’ôter la tienne sans regret simplement parce que tu me casse les pieds. » mais Newton du s’abstenir quand il entendit sa douce se racler la gorge. Le genre de raclement qui était cent fois plus effrayant que tous les coups provenant de son voisin.

« Qu’est-ce que tu veux exactement Caenn ? Un combat, un conflit, une armée ? Des réponses ? Je t’en prie, je suis prêt à répondre à toute tes questions. »

Il savait pertinemment a combien de seconde il devait s’arrêter pour que cela ne lui soit pas fatal, mais hésitait grandement à ne pas dépasser de quelques millièmes de seconde. D’un autre côté… il n’avait pas envie de salir son joli costume pour ses beaux yeux en le ramenant à la vie. Alors, arrêta avant que ce ne soit de trop.









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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 96
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Jeu 20 Sep - 20:31







N
ewton était resté calme, mais j'avais bien senti la tension monter chez mon ancien chef. Après tout, c'est lui qui m'avait nommé As devant l'étendu de mes capacités. C'était certainement la personne qui respectait le plus mon élément et la façon que j'avais de l'utiliser. Peut-être qu'il aurait du mal à le reconnaître de nouveau, aujourd'hui, par soucis d'ego. Je ne sais pas trop. Mais je ne m'étais pas hissé au rang auquel j'avais eu droit en utilisant mon nom et en trichant sur mes capacités. Que ce soit physiquement et en terme de maîtrise de mon propre élément, j'étais au-dessus de la moyenne, bien au dessus. Plusieurs fois, je m'étais imaginé ce que donnerait un affrontement du Conclave Elementis contre ma personne. Ils avaient un groupe assez équilibré. La p'tite flammèche qui servirait de tank au corps à corps, le grande perche ténébreuse qui attaquerait à distance avec sa puissance foudroyante et le gros malabar qui supporterait son équipe avec sa terre. Bien évidemment, si on m'ajoute à ce groupe, on obtient une masterclass, on rajouterait une personne capable de s'adapter à toutes situations, capable de supporter le groupe aux côtés de Newton, capable d'attaquer au corps à corps aux côtés d'Alice, capable de frapper l'ennemi à distance aux côtés d'Alphonzo. Le champ des possibles de notre groupe s'en trouverait multiplié. À la place de simple addition comme ils sont actuellement, avec moi aux commandes, on obtiendrait des multiplications de talent. Et ça, Newton devait le savoir. Le fait que je n'ai pas pris la décision de les suivre les avait privé de cet effet. Même si nous n'avions jamais combinés nos forces auparavant, théoriquement, la force globale de notre Conclave avait baissé. Et, pour rejoindre le sujet initial, lors des simulations que j'avais orchestrés, si je devais affronter ces trois personnes, je possédais l'avantage, de façon assez déconcertante. Je n'aurais qu'à faire cramer la flammèche sur place, dévier les éclairs du foudroyant pour l'abattre au corps à corps et en terminer avec le gros malabar en lui faisant, à son tour, perdre confiance en son élément.
Lorsqu'il me demanda ce que cela m'avait apporter d'entrevoir Arias ainsi qu'Alphonzo, je pris la parole naturellement, répondant simplement :


« Indirectement, ils sont maintenant au courant que la Famille Elementis ne s'éteindra pas. Ils peuvent se consacrer pleinement à votre Alliance, que je juge temporaire, et échouer. De mon côté, je fais en sorte que vous ayez tous un toit sur la tête à votre retour. Suffisamment fort et imposant pour vous protéger. C'est ce que vous voulez faire, non ? Protéger la ville. Moi, c'est ma Famille que je protège. »


Je sentais l'élément de mon acolyte se déployer, autour de mes chevilles ainsi que de mes poignets. Oh ? Il savait être délicat, à sa façon. Petit à petit, son emprise se faisait de plus en plus forte et pressente. Je n'avais qu'à utiliser mon élément pour arrêter cette emprise en une fraction de seconde, mais je décidais de le laisser faire. Après tout, il me rendait la monnaie de ma pièce. C'était sa façon de me dire qu'il était lui-aussi, résigné. Par la même occasion, il reprit la parole, je l'écoutais tranquillement, le laissant maître de mes articulations ainsi que de ma régulation sanguine. Il me menaçait, à sa façon. Il me parlait de faire tomber le théâtre sur ma tête, tout ça, tout ça. Oui oui, bien sûr. Newton, fait le ! Sacrifie ta partenaire du jour, sacrifie toutes les personnes présentent et creuses ta propre tombe. Pour le coup, tu es bien naïf, papa-poule. Si tu décidais d'utiliser les pleines fonction de ton élément, avec le mien, je n'aurais aucune difficulté à m'éloigner ainsi qu'à disperser les débris autour de moi. La personne qui s'emprisonnerait, ce serait uniquement toi, Newton. Tu deviendrais une cible terriblement facile à éliminer. Quelle idée. C'est de l'ego, qui le fait parler ainsi ? Il cherche à se convaincre du fait qu'il puisse réellement me tenir tête en combat direct ? S'il le souhaite, je peux le remettre à sa place rapidement. Je sais, ça fait du mal d'affronter le monde tel qu'il est, parce qu'au fond, on est tous des lâches. Newton est faible, à mes yeux, parce qu'il est lâche. Parce qu'il a fuit sa Famille dans le but de trouver un sentiment de protection éphémère chez ses vrais ennemis. Malheureusement pour lui, ses paroles me le confirment. Il est peut-être imposant et ferait peur à la quasi-totalité des habitants de l'île, mais à moi, il me fait juste de la peine. Quelqu'un qui a été choisit comme le moins pire, pour représenter notre Famille et qui a fuit les siens en créant cette alliance. Certes, certains l'avaient suivi. Mais toutes les personnes qui étaient restés auprès de moi, eux, ils les avaient abandonnés. Une décision comme celle qu'il a prit, si elle ne fait pas l'unanimité, elle doit être avortée. Et c'est ça, être un chef de famille. C'est être le père de sa famille et c'est agir sans laisser personne sur la touche. Chose que l'homme se trouvant à mes côtés, n'avait ni envisagé, ni fait.
Newton finit ses paroles et son emprise sur la terre présente autour de mes articulations. Je claquais des doigts de la main gauche, très légèrement, et toute la terre se regroupa sous ma chaise, avant de se diriger vers le pantalon du maître de la terre. Une fois arrivée sur place, je terminais ma maîtrise de la Gravité et je laissais la terre retomber sur son pantalon.
Je prenais directement la parole à la suite de mon méfait :


« Ala ala, je me permets de te rendre ce qui t'appartient. N'oublies pas que tout ce qui appartient aux lois de notre monde est soumis à la force de Gravité. »


C'était à la fois une mise en garde et une provocation. Indirectement, il le savait très bien que je pouvais détourner son élément à foison.
Cependant, il me questionna directement, sans prendre de détours, et en ce point, je devais bien lui accorder que sa démarche était bonne et appréciable.
Je pris donc la parole, sur un ton calme et sérieux, pour répondre à ses demandes :


« Ce que je veux ? C'est pourtant simple. Le pouvoir ne m'est pas monté à la tête. Pardonne moi de le répéter, encore une fois, mais à mes yeux, votre alliance est vouée à l'échec. Que vous tuiez ou non le Ténébreux importe peu. Sur le long terme, vous échouerez. Quoi qu'il arrive. Vous n'avez rien qui vous unis à part la lutte contre le Gouvernement. Dès que cet objectif est remplis ou perdu, vous exploserez de l'intérieur. C'est inévitable. »


Je marquais un temps d'arrêt, le temps de ré-assembler mes pensées et à Newton d'assimiler ce que je prononçais.


« La Famille Elementis survivra à tout cela. Avec ou sans vous. Et elle sera là, à votre retour, Newton. Parce qu'elle sera restée forte. Parce qu'elle aura gardé le bon cap. Son ancien capitaine à lacher la barre un peu trop facilement. »


J'haussais les épaules, de façon nonchalante.


« Seul. J'accomplirais plus de hauts faits que toute votre Alliance. Et si un combat final se présente, sans moi, vous ne réussirez pas. C'est aussi simple que cela. En parlant avec Arias ainsi qu'Alphonzo, j'ai pu comprendre votre point de vu et vos envies. Mais à mes yeux, vous vous fourvoyez. On ne se défait pas facilement du destin, Newton. Pour moi, en créant votre Alliance, vous vous affichez en ennemi direct et ouvert face au Gouvernement. Si vous vous éloignez de la guérilla que nous avions toujours utilisé, vous êtes voués à la défaite. Vous n'êtes pas prêt à cramer la moitié de la ville uniquement dans le but de tuer une personne. Votre ennemi, lui, y est résolu. Dès que vous affirmerez votre position, tu entraîneras tous ceux qui t'ont suivi à leurs pertes. »


Simple, efficace, basique. Je clôturais là-dessus. Il connaissait déjà mon point de vue, mais celui-ci s'était affiné ces derniers mois. À ma façon, sur mon échiquier, j'avançais mes pièces. Maintenant que je l'avais mis face à la réalité, comment réagirait-il ?

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Newton I. MørkMessages : 49
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Ven 26 Oct - 22:19



 
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Oh.





Finalement, il aurait peut-être dû l’étrangler de ses mains. Une petite pensée qui traversa vaguement son esprit alors que quelques secondes plus tard sa terre lâcher prise sur ses poings. Il n’était pas défaitiste, mais simplement agacé. Il aurait dû l’ignorer à sa première provocation sans lui rendre la monnaie de sa pièce. Il aurait simplement dû observer le spectacle en faisant abstraction de sa présence. Ou il aurait pu demander une autre place tel un comportement d’un homme riche qui ne traite pas avec tous les individus. Une solution des plus adéquates, mais qui en soit était bien loin de lui plaire. Il devait faire avec. Il devait même faire avec tous les mots qui sortaient de sa bouche et qui petit à petit le mettait à réfléchir à son sujet. Avait-il réellement le souvenir d’un homme aussi borné et arrogant quand il travaillait ensemble ? Aussi centré sur lui même pour se penser le plus fort de tous ? Il faut croire qu’autrefois ceci ne devait pas être la première chose qui ressortait chez lui. À moins que toute cette histoire ne fasse voir ce qu’il était vraiment. L’un comme l’autre n’aimait pas ça. Il ne niait pas qu’un ou deux points pouvaient mériter réflexion, mais il n’accordait certainement pas ça à tout ce qu’il racontait.

Il allait lui répondre, de la même manière. Mais ce fut autre chose qui l’en empêcha au moment où il ouvrait la bouche. Le petit mouvement sur le côté pris toute son attention.

«  Excusez-moi, mais, je vais devoir vous demander de quitter le théâtre. Tous les trois. »

Aie. Voilà qui inaugure rien de bon.
Il venait surtout retenir “tous les trois”, ce qui voulait dire que sa propre compagne en prenait tout autant pour son grade alors qu’elle n’avait même pas pris la peine de participer à cet échange discret. Enfin, en fin de compte, pas si discret que cela. Il s’en mordait les lèvres tandis qu’elle lui lançait des éclaires de ses yeux. Des deux c’était bien d’elle qu’il avait le plus peur et non du gus qui était venu tâcher sa si douce soirée. Pour sa part il hocha la tête en silence, pris ses affaires et s’en alla sans faire d’histoire en suivant Iris. Dans son élan il pouvait voir la dame qui n’avait que cesse de leur demander de se taire sourire le plus sincèrement du monde. Voilà donc qui était responsable de ce léger dérangement. Mais quand diable était-elle donc partie chercher l’hôtesse ? Peut-être qu’en un sens ce n’était pas tant une mauvaise chose. Qui sait jusqu’où ce jeu sordide aurait pu aller ? Au moins dehors il était en droit de lui offrir une droite sans déranger quiconque.
Dans ce même silence il traversa le couloir paisible où résonnait les maigres échos de la pièce de théâtre. Il descendit les marches, présenta ses plus plates excuses auprès de l'accueil - indirectement il espérait que cette histoire ne s’ébruite pas jusqu’au oreille de sa grand-mère, de quoi lui évitait un moment pénible - puis il sorti à l’extérieur.

La douce fraîcheur de la nuit avait au moins la clémence d’être apaisante. Jusqu’à ce qu’un coup de vent ne vienne rapidement le ternir.

« Sérieusement. Se faire exclure durant une représentation de théâtre… J’ai honte... Il suffisait de me le dire si celle-ci ne t’intéressait pas ! J’aurais très bien pu comprendre, nous aurions fait autre chose… Mais jouer à ce petit jeu-là ! C’est puéril.
- Non, non, non. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas à cause de la pièce, je te promet. Elle était vraiment captivante mais…
- Mais quoi ?! »

Mais un petit con est venu tout gâché, une phrase qu’il garda bien précieusement pour lui, dans le cas où ce dernier avait la bonté de se tenir derrière lui. Ce qui serait assez dommage qu’il se vexer pour si peu et qu’il en vienne à des petits accès de colère. Mieux valait ne pas prendre de risque. Cependant, il fallait bien trouver quelque chose à lui dire. Et vite.

« Mais je ne m’attendais à retrouver un vieille ami pile à ce moment-là. Ce fut si inattendu qu’on à pas pu résister à l’idée de bavarder. »

Espérons qu’elle gobe ça. Non pas que cela lui plaise de mentir, après tout, il n’avait pas vraiment envie de rentrer dans tous les détails du fameux « pourquoi et comment » s’il en venait à dire que son cher “veille ami” était un ancien du conclave. Et même, dire cela reviendrait tout autant devoir expliquer pourquoi il parle d’un conclave. Il aimait simplement qu’elle le voit comme un médecin ordinaire, sans un titre de roi au-dessus de la tête. Ce qui était très bien ainsi. Elle fronça davantage les sourcils, peut-être que ce n’était pas aussi bien passé. Peut-être que ceci était écrit trop gros sur son visage sur cette amitié mensongère ?

« Vous avez beaucoup de chose à vous dire ? Demanda-t-elle alors qu’elle semblait observer au-dessus de son épaule. Peut-être qu’il était là en fin de compte.
- Quelques-une, tu sais ce que c’est… le bon vieux temps perdu... »

Iris soupira, leva les yeux au ciel et s’approcha suffisamment pour être à sa hauteur. Elle était loin de faire sa taille, mais même de si peu elle le dominer sans peine de manière différente.

« Tu as vingt minutes. Quand elles seront écoulées tu as intéret de me retrouver à l’heure au restaurant. Dans le cas contraire, te faire pardonner ne sera que le cadet de tes soucis. »

Et il avait raison, elle le dominait totalement. Mais il faut dire que ce n’était pas totalement pour lui déplaire. Sans un mot de plus elle tourna les talons et le compte à rebour été lancé. Une joie. Il laissa planer un petit sourire à son égard, elle savait ce qu’elle voulait. Puis, à son tour il soupira, passant une main sur son visage il se remémora la conversation, ou plus tôt tout ce que son “vieille ami” avait évoqué avant de se faire jeter si gentiment. Il attendit un instant que sa demoiselle soit assez loin, de quoi la laisser sans quelque chose se mettre sous la dent, puis finalement il se retourna.
Si lui avait sortit le fond de sa pensé, il y avait bien le droit d’en faire de même avec quelque précision, non ?

« Je te trouve bien trop présomptueux en affirmant que seul tu arriveras là où tout le monde aura échoué. Et de penser que, sans toi, l’issue est perdu d’avance dans un combat. Je ne ni en aucun cas que si tu le voulais, tu pourrais très certainement m’écraser telle une mouche, dit-il en balayant l’air du revers de sa main avant de la plonger sa poche, parce que j’ai préféré prendre le part d’un soutien qu’un bourrin. Parce que la gravité surpasse bien des choses. Mais ton égo, lui, il finira par te consumer. Et la chute en sera bien plus violente. Tu n’es pas indispensable, personne ne l’est. Et, quand bien même tu arriveras à ton but, la victoire ne sera pas aussi appréciable que tu le penses. Si l’alliance est voué à l’échec, alors elle le sera. Et je n’aurais pas peur de m’en prendre à moi-même et d’en assumer la responsabilité. D’un autre côté, quelqu’un se devait bien d’essayer. Quelqu’un devait bien sauter le pas et prendre le risque. Rien n’est écrit, personne ne connaît l’avenir. Certes, nous pouvons perdre beaucoup, mais si elle fonctionne, nous y gagnerons tout autant. Tout le monde aura droit à la vie qu’elle mérite, tout le monde sera unis tel que ce fut le cas autrefois, avant que le pouvoir ne vienne monter à la tête de nos défunt roi. Et ce serait bien la plus belle des victoires pour chacune des familles. Se battre n’est pas la seule chose qui unis les Elementis et les Domae tu sais, il y a bien plus que cela. »

Personne ne le savait peut-être, personne n’y prêtait guère attention, mais ils y avaient autant d’Elementis que de Domae qui désiraient sincèrement voir cette guerre césser. Il le savait parce qu’il avait prit le temps de les écoutaient. Et en soit, il n’y avait vraiment rien de mal à vouloir offrir ce souhait. Tout comme les autres souhait qu’ils espéraient tous. Certes, la route allait être longue, semer d'embûches, de défaite et de déception, mais aucune victoire, aucun changement ne se faisait sans en passer par-là. Comme on dit, Rome ne s’était pas construit en un jour. Et cette construction n’avait certainement pas connu que des jours très glorieux. Mais cela devait-être difficile à concevoir pour des personnes tel que lui qui s’obstinait à vouloir maintenir l'ancienneté.

« En revanche, je refuse d’entendre dire que j’ai lâché quoique ce soit. Bien au contraire. J’apprend à aller de l’avant en cherchant des solution qui n'amène pas toute une ville en sang, Caenn. Voir les choses différente pour Quederla. Mais je ne force personne à me suivre dans mes choix. Tout ceux qui sont restaient était libre de partir, ils étaient libre de faire leur propres vie, leur propre choix. Et pourtant, s’ils sont encore-là, c’est bien qu’au fond d’eux survivre chaque jour à une perte, à un combat, n’était pas une vie. Peut-être qu’ils suivaient simplement leur roi comme chaque bons membres fidèles, cependant, à leur entrés même dans une famille qu’importe laquelle, leurs arrêts de mort étaient déjà signés. Simplement parce qu’ils allaient se battrent sur un champs de bataille, ou qu’ils avaient déjà goûté au sang à l'âge de dix ans. La mort faisait déjà parti de leur vie. Alors, tu es bien mignon avec tes paroles, mais honnêtement…  J’ai envie te dire que tu me casse légèrement les pieds. »

Et il recula doucement pour tourner les talons à son tour. Est-ce qu’il mettait fin à la conversation ? Oui, non, peut-être. S’il avait encore quelque chose à dire il était prêt à l’entendre et lui répondre, mais si ce n’était guère intéressant… il avait assez donné pour aujourd’hui.









Pour le moment j'écris en DARKSALMON
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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 96
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence | ft. Caenn   Lun 29 Oct - 17:22







À
peine mes larges provocations terminées que.. nous nous retrouvions tous trois refoulés du théâtre. Ala ala. D'une certaine manière, je me sentais légèrement désolée pour la troisième personne. Newton ainsi que ma personne, nous avions agis comment des enfants de quatre ans se disputant un bonbec. Mais la personne qui accompagnait le colosse à mes côtés, elle, n'y était pour rien. Elle subissait juste nos chamailleries. Et apparemment, elle vivait plutôt mal cette décision.
De mon côté, j'avais obéis à l'hôtesse, suivant le couple se trouvant devant moi. Je ne pus m'empêcher d'afficher un large sourire, le voyant s'excuser auprès de l'accueil. Quant à moi, je jugeais qu'il s'était effectivement assez excusé pour trois, et restais silencieux, continuant mon chemin, les suivant à quelques pas de différence.

Nous voilà donc finalement dehors, libéré de ce théâtre. Je prenais un air songeur quelques instants, me questionnant sur la pièce que je venais de manquer. Certes, elle était légèrement réputée, mais je n'avais pas l'impression qu'elle créerait un immense manque dans ma vie, en ne la voyant pas entièrement, après avoir cernés l'introduction.
Rapidement, je venais chercher mon paquet de cigarette ainsi que mon zippo, dans la poche intérieur de ma tenue. Je la portais à mes lèvres, l'allumant rapidement et rangeant à sa place mon briquet. Je commençais à fumer, lentement, la tête dans les étoiles. D'une oreille, j'écoutais ce qui pouvait s'entendre de leur discussion, sans pour autant réagir oralement, je ne pouvais pas m'empêcher de sourire largement. Imaginer Newton se faire complètement dominer de la sorte était.. surréaliste, dans un premier temps. D'une certaine façon, cela me semblait effrayant, de voir en direct le pouvoir d'une femme, vis-à-vis d'un homme. Un léger frisson me parcourait, d'une certaine façon, cela me faisait penser à un instructeur de West Point me donnant des directives salées. Même en étant major de promo, hélas, on échappait pas à cette stricte discipline.
Monsieur Mork avait donc gagné un sursis, quelques minutes pour terminer ce que nous avions commencé, dans cette salle de théâtre. D'une certaine façon, j'étais agréablement surpris. La jeune femme aurait très bien pu le traîner de force instantanément au restaurant, je n'aurais pas réagis et j'aurai laissé ce couple se volatiliser devant ma personne. Cependant, elle avait très certainement du comprendre que la scène qui avait eu lieux au théâtre n'était rien d'autre qu'une bataille d'ego entre nos deux personnes. Et elle avait très certainement remarqué que son bel étalon n'avait pas eu le loisir de me répondre. Un second frisson me parcourut rapidement. C'est effrayant, une femme, vraiment.

Newton se retourna dans ma direction, apparemment prêt à me répondre, nous n'étions pas très loin, l'un de l'autre. Il semblait déterminé à me répondre à vif, comme si cette interlude n'avait jamais existé entre ma tirade et sa réponse. C'était bien volontiers que j'y allouais mes deux oreilles, écoutant et imprimant ses moindres mots. Tandis qu'il parlait, je m'occupais à fumer ma cigarette, tranquillement. Avec un peu de recul, cette scène était certainement agréable à regarder, nous ferions tous deux de bons protagonistes à l'intérieur d'une pièce de théâtre, c'était sûr et certains.
Il se lâchait enfin, nous avions finalement notre conversation, celle qui avait toujours été mise de côté depuis l'annonce de la création de l'Alliance. Nous échangions finalement en tant qu'As ainsi qu'en tant que Roi. Et j'acceptais chacun de ses mots à leurs juste valeur. Il l'avait dit ! Poliment, certes, mais je lui cassais les pieds. Un large sourire s'affichait sur mes lèvres, je m'empêchais de rigoler par la même occasion. Ce papa-gâteaux adorable, à l'écoute de tout le monde, souhaitant protéger tout le monde venait de me dire que je lui cassais les pieds ! C'était presque touchant. Bon, après cette conclusion, il semblait vouloir s'échapper assez rapidement, tournant les talons face à moi, prêt à rejoindre son restaurant. Mais, je n'étais pas encore prêt à le laisser partir. Je me devais de lui donner ma conclusion, tout de même !

Je me sortais une seconde cigarette, la première étant terminée depuis quelques secondes, tout en pressant légèrement le pas, avant de me retrouver à niveau avec Newton, m'adaptant à son rythme de marche, nous étions presque épaule contre épaule. D'une certaine façon, j'espérais qu'il ne s'imagine pas que j'étais prêt à le coincer au coin d'une ruelle. Cette simple pensée me laissait un sourire carnassier aux lèvres, que j'effaçais assez rapidement, entreposant ma cigarette entre mes lèvres, tirant une première bouffée, rangeant mon zippo et prenant la parole :


« Cette fois-ci, j'en suis convaincu. »


Cette phrase était assez ambitieuse. Seule, elle pouvait dire tellement de choses. En bien, comme en mal. Je prenais le temps de tirer une nouvelle latte sur ma cigarette avant de reprendre la parole :


« C'est la première fois que tu me parles de ton Alliance à cœur ouvert. »


Un très léger temps d'arrêt, en guise de ponctuation, avant de continuer sur la même lignée :


« Maintenant, je te crois. Je suis désolé, Newton. Je dois t'avouer que depuis l'annonce de la création de cette Alliance, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que tu agissais secrètement pour le Ténébreux. Comment dire... Réunir les meilleurs combattants Elementis et Domae en un même endroit.. en soit, je suis d'accord sur le fait que ça peut être vu comme un gros avantage. Cependant, en réfléchissant différemment : C'est aussi un sacré désavantage. Si on vous coince à votre QG, vous êtes foutu et personne ne viendra à votre secours. Tu vois l'idée ? Le peu de discussion que nous avions eu tous les deux... Je n'arrivais pas à faire confiance à tes paroles. Ce soir, tu m'as convaincu. »


Je m'arrêtais de marcher. Je continuais à regarder ce colosse de dos, tout en fumant ma cigarette. Il avait de sacré épaules ce bougre. C'est sûr que l'idée de se cacher dans son dos doit être plaisante.
Le vent se jouait de mes cheveux, je gardais un sourire amusé sur mes lèvres, la fumée de ma cigarette s'effaçait rapidement.
En d'autres temps, d'autres lieux, d'autres circonstances, l'homme que j'avais en face de moi et ma personne.. on aurait certainement pu s'entendre. Aujourd'hui, nous sommes tous les deux à la tête de quelque chose qui nous est important. Aujourd'hui je le reconnais enfin comme le vrai créateur d'une Alliance saine. Je ne douterais plus de ses principes et des possibles agissements qui peuvent avoir lieux sous la table. Je comprenais aussi enfin pourquoi il avait été finalement élu Roi de notre Famille. Chose que j'avais du mal à accepter depuis mon retour au sein des Elementis. Je pense que Newton voulait certainement « trop bien faire » et que je percevais ça pour du faux. Nos routes s'étaient séparées, cependant, cela n'empêchait pas nos chemins d'éventuellement se croiser de temps en temps. Je l'avoue, cette idée de travailler en douce pour le Ténébreux m'obsédait. Mais maintenant, j'avais l'esprit plus léger. Il ne me semblait plus y avoir de mini-jeux à l'intérieur de notre plateau de jeu.
Ma cigarette terminée, poussant du bout de mes doigts certains cheveux ayant pris part sur le devant de mon visage, je reprenais la parole :


« Fais gaffe, sinon, c'est ta compagne que vous aurez bientôt aux rênes de l'Alliance. »


Ajoutais-je, sourire en coin, le visage légèrement incliné sur le côté.
Cette phrase était lourde de sens. Pour le créateur de l'Alliance, posséder une compagne était en soit.. une faiblesse supplémentaire. Un peu comme moi et mon Orphelinat sacré...

(c) L Y S / L A E / M A T E N A


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Que le spectacle commence | ft. Caenn
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