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 Présentation (record de longueur ?)

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Suzaku ArionMessages : 7
Date d'inscription : 11/10/2018


MessageSujet: Présentation (record de longueur ?)   Ven 12 Oct - 18:50

a
Suzaku ARION

{Bon courage}
PETITE PRÉSENTATION
NOM :ARION
PRÉNOM(S) : Suzaku
SURNOM : zak
DATE DE NAISSANCE : 02/11/1485
ÂGE : 32 ans
SEXE : masculin
CAMP : habitant (ancien élémentis)
CAPACITÉ : Néant
SITUATION : Célibataire (veuf)
MÉTIER : Pianiste professionnel (concertiste)
PERSONNAGE AVATAR : Master de Aenaluck
QUESTIONS

DE QUAND DATE VOTRE ENTRÉE DANS LE CAMP ?

19 juillet 1503
QUELS SONT VOS LIENS AVEC LUI ?

Indéfinis. Personne ne sait qui il est et il ne veut plus souffrir de cette guerre. Mais si le Roi venait à apprendre son existence et qu'il lui demandait de les rejoindre, il ne pourrait pas renier son serment de fidélité.
TATOUAGE/MARQUE ?

Pas de marque, je suis de l'ancienne famille
POSSÉDEZ-VOUS UNE ARME, SI OUI LAQUELLE ?

Suzaku maîtrise à merveille les épées, dont il a d'ailleurs fait sa spécialité. La sienne est une arme qui lui a été offerte par Eisuke lui-même lors de son 18e anniversaire.


PHYSIQUE
Il est de taille moyenne. Il est blond. S’il possède une carrure athlétique, ce n’est en aucun cas dans le but de charmer des jeunes filles mais simplement pour ne laisser aucune chance à ses adversaires. Il n’est cependant pas le plus impressionnant de tous les ennemis car il garde tout de même une stature svelte. Son visage, d’ordinaire souriant, se ferme lors des combats. Il devient alors aussi inexpressif que s’il n’avait pas de cœur. C’est d’ailleurs de là qu’il tient sa réputation de tueur sans pitié.
CARACTÈRE
Suzaku est un homme tourmenté par la vie. Les nombreuses expériences qu’il a vécues ont fait de lui un être réservé. Il a beaucoup souffert de son passé et il lui arrive encore d’en faire des cauchemars desquels il se réveille en sueur. Pourtant, les rares personnes qui l’ont bien connu savent à quel point il peut se montrer attentionné et attachant. Pour quelqu’un qui arriverait encore à obtenir sa confiance, il serait prêt à mettre le Monde à feu et à sang. Cependant, depuis son enfance tourmentée, il lui arrive d’être sujet à des changements de comportement plus ou moins brutaux. Enfin, cela ne se reproduira sûrement jamais mais il lui est arrivé d’être victimes de folies passagères et plus ou moins violentes dues à son voyage temporel. Ainsi lorsqu’il est confronté de prêt ou de loin à la magie du temps, il perd totalement le contrôle.


PÈRE CASTOR RACONTE NOUS UNE HISTOIRE !


J’aurais voulu vous raconter son histoire du commencement à la fin mais ni vous ni moi n’avons autant de temps à consacrer à cela. Voici donc de courts extraits des moments décisifs de la vie de Suzaku qui vous donneront un bref aperçu de ce qu’il a pu vivre. Si vous avez la flemme de lire, je peux tout résumer en quelques mots peu romantiques mais qui décrivent bien l’ambiance générale : tout le monde crève

CALME

La fin de l’hiver passa aussi vite que le début avait traîné. Les divers aspects de mon existence devinrent comme des perles dont j’eusse été le fil qui les reliait ; si je m’étais jamais arrêté à songer au mal que je me donnais pour les maintenir séparés, je crois que la tâche m’aurait paru insurmontable. Mais j’étais jeune alors, bien plus que je ne le soupçonnais, et je trouvais, j’ignore comment, l’énergie de la mener à bien.  

Ma journée commençait avant l’aube par un séance auprès d’Eisuke, à laquelle se mêlaient au moins deux fois par semaine Hellion et ses entraînements à l’épée ; mais le plus souvent nous étions seuls, le roi et moi. Il travaillait sur mon sens de la magie, mais pas de la même façon que mon père : il avait des missions précises à me confier et il me formait dans cette optique. J’appris à réduire la magie et à la plier à ma volonté, je m’entraînai à prendre conscience des moyens subtils par lesquels je pouvais la faire disparaître. Lui tentait de lutter contre mes efforts en créant des attaques de plus en plus puissantes. Avec ces séances, nous développions tous deux nos compétences.

Je passais également une bonne part de mon temps à lire et à m’instruire, suite à ce qu’avait exigé mon père à ce sujet. Cela ne m’était pas désagréable mais l’ambiance pesante de la bibliothèque du quartier général finissait toujours par m’étouffer et je finissais la journée avec les guerriers, dans la grande salle. Certains moments étaient à moi seul : mes nuits avec Arya mais aussi mes ballades en ville. Il était rare que je sois libéré de mes fonctions plus de quelques heures, j’en profitais donc un maximum lorsque cela arrivait. J’étais presque un jeune homme normal durant ces instants, avant de redevenir l’arme de la couronne. Je crois que jamais je ne remettais en question ce que mes parents avaient décidés pour moi : je servais mon Roi et cela me satisfaisait. Je ne m’imaginais pas faire autre chose.  

Un jour sur dix, j’avais quartier libre et je remontais au domaine Arion. Ces journées-là n’avaient rien de reposant : je me présentais chez mon père à qui je narrais mes expériences au quartier général, en me réjouissant de la lueur d’intérêt qui brillait dans ces yeux en ces occasions. Il semblait aller mieux mais ce n’était pas encore le robuste soldat de mon enfance. Mes deux sœurs, elles aussi, exigeaient une visite et j’allais également présenter mes respects à ma mère. Une heure ou deux avec mon frère, un tête-à-tête clandestin avec Arya, puis un prétexte pour me retirer discrètement afin d’être là si Ombre voulait m’interroger. Ombre était un personnage plein de mystères. Le Roi l’avait désigné comme mon précepteur en matière de combat. C’était ainsi que je servais mon Roi. Dans l’obscurité et la clandestinité, de façon sournoise et perfide. Je n’aimais pas tuer... Mais j’étais l’arme du Roi, lui avait juré fidélité et le servait mieux que quiconque dans cette guerre où les affrontements directs ne suffisaient pas toujours.  

DESESPOIR

Enfin, vers la fin de l’hiver, l’occasion se présenta de m’entretenir en privé avec mon père. Je m’étais rendu chez lui lors d’une de mes journées libres pour lui faire part des progrès que je faisais en magie. Il jouissait d’une meilleure santé que d’habitude et se tenait assis bien droit dans son fauteuil, au coin de la cheminée. Je pris alors la parole :

-”Père, j’ai une requête que je souhaite vous présenter depuis quelques temps déjà.”

Le ton de ma voix dut éveiller son intérêt, car j’eu aussitôt son attention.

-”Tu peux parler, Suzaku Arion”, dit-il, solennel

Je pris ma respiration.

-”Je veux vous demander la permission de me marier père.”

Il sourit avec indulgence, comme devant un enfant qui mendie une friandise et répondit :

-”Ah ! Nous y sommes enfin. Mais tu désires sans doute la courtiser d’abord ?”
Mon cœur tonnait dans ma poitrine : mon père avait un air beaucoup trop entendu – mais content, très content. J’osai espérer.

-”N’en m’en veuillez pas mais je crains d’avoir déjà commencé. Cependant, il ne s’agissait pas de présomption de ma part. Ce... c’est arrivé comme ça.”

Il éclata d’un rire bon enfant :

-”Oui, cela se passe ainsi parfois. Mais comme tu n’en disais rien, je me demandais quelles étaient tes intentions et si la dame ne s’était pas bercée d’illusions.”

J’eus soudain la bouche sèche et la respiration difficile. Que savait-il ? Il sourit devant mon effroi :

-”Je n’ai aucune objection. Je dirais même plus, ton choix me plaît...”

Un sourire me fendit le visage. Je pris une inspiration tremblante et attendis que mon père poursuive :

-”Mais son père a des réserves. Il m’a dit préférer remettre à plus tard, au moins tant que ses filles aînées n’étaient pas promises”

-”Comment ?” bredouillai-je.

J’étais complétement perdu. Arya n’avait pas de sœurs. Mon père sourit avec bonté.

-”Ta dame, Eliana, a demandé à son père l’autorisation de te courtiser le jour même où tu l’as rencontré. Je crois que tu l’as conquise lorsque tu as affronté les autres guerriers sous ses yeux. Mais son père a refusé pour la raison que je t’ai exposée. A ce que j’ai su, la dame a tempêté tant et plus mais Tenho est un homme qui ne varie pas. Il nous a cependant envoyé un message, de peur que nous ne nous offensions. Il tient à ce que nous sachions qu’il ne s’oppose pas au mariage, seulement au fait qu’il précède celui de ses autres filles, et j’en suis convenu.”

J’étais incapable de prononcer une parole.

-”Ne prends pas cet air catastrophé, mon garçon. Vous êtes jeunes l’un et l’autre, et vous avez tout le temps du monde. Le duc préfère ne pas autoriser une cour dans les règles pour l’instant mais, j’en suis sûr, il ne compte pas vous empêcher de vous voir.”

Mon père me considérait d’un air si tolérant, avec tant de bonté dans le regard, que c’en était effrayant. Je devais couper court à cette histoire avant qu’elle n’empire. Je retrouvai l’usage de ma langue et formait les mots d’une gorge desséchée :

-”Père, cette dame n’est pas celle à laquelle je pensais.”

Le silence s’abattit sur la chambre. Je croisai son regard et le vis changer. Si je n’avais pas été aux abois, j’aurais sans doute détourné les yeux pour ne pas affronter son déplaisir mais, au contraire, je le dévisageais d’un air suppliant dans l’espoir qu’il comprendrait. Comme il ne disait rien, j’essayai de le convaincre.

-”Celle dont je parle est actuellement aux ordres d’une dame, mais elle n’est pas servante de son état. Elle est...

-Tais-toi.”

Je n’aurais pas eu davantage l’impression d’un coup de fouet s’il m’avait frappé. J’obéis. Il me toisa longuement et, lorsqu’il parla, ce fut avec toute la force de sa majesté. Je crus même sentir la puissance de sa magie dans sa voix.

-”Ne doute pas un instant de ce que je te dis, Suzaku Arion : Tenho est mon ami et c’est un duc. Je ne permettrai pas que tu lui manque d’égards, non plus qu’à sa fille. Pour le moment, tu ne courtiseras personne. Je te conseille de bien réfléchir à tout ce qui peut t’échoir du fait que Tenho te considère comme un bon parti pour Eliana. Tu t’apercevras bientôt que c’est le choix le plus judicieux. Je t’avertirai quand tu pourras commencer à la courtiser.”

Je rassemblai ce qui me restait de courage.

-”Père, je vous en prie, je...

-Assez, Suzaku ! Tu as entendu ce que j’avais à dire. Il n’y a rien à ajouter !”
Peu après, il me congédia et je sortis, tremblant de tous mes membres.

J’ignore, de la colère ou de la détresse, ce qui me faisait trembler ? Pleurer m’aurait fait du bien mais les larmes ne venaient pas. Alors je m’allongeais sur mon lit, le regard fixé sur les tentures. L’idée de rapporter à Arya ce qui s’était passé m’était insupportable.

VIOLENCE

Je poussai un cri, à la fois hurlement de peur effroyable et exclamation de joie vengeresse fondus en un seul son. Les émotions de mes compagnons trouvèrent une issue en moi et m’éperonnèrent. Les domaes se retournèrent et nous virent alors que nous étions sur eux.

Il n’y avait nulle stratégie, nulle formation, nul plan de bataille, seulement un groupe d’hommes et de femmes à qui s’offrait soudain l’occasion de se venger et de se battre pour leur cause. C’était plus qu’il n’en fallait.  

Il m’avait semblé ne faire qu’un avec les guerriers élémentis, mais à présent je m’engloutissais en eux, martelé par des émotions qui me poussaient en avant. J’ignorerai toujours lesquelles étaient les miennes et quelle en était la mesure : débordé, submergé, Suzaku Arion se perdit en elles. L’épée dressée, un rugissement à la bouche, je pris la tête. Je n’avais pas cherché cette position, mais l’extrême désir de ces hommes et de ces femmes d’avoir quelqu’un à suivre me poussa en avant et j’eus soudain envie de tuer le plus de domae possible, aussi vite que possible, d’entendre mes muscles craquer à chaque coup porté, de me jeter dans une marée d’âmes dépossédées, de piétiner le corps de mes ennemis tombés.

Et c’est ce que je fis.

Je connaissais les légendes des berserks. Je ne voyais en ces guerriers pris de folie que des brutes bestiales animées par la soif du sang, insensibles aux massacres qu’elles perpétraient. Mais peut-être, à l’inverse, ces hommes étaient-ils victimes d’une sensibilité brusquement excessive, incapables de protéger leur esprit contre les émotions qui déferlaient en eux et les contrôlaient, incapables d’écouter les messages de douleur que leur envoyait leur propre corps. Je n’en sais rien.

J’ai entendu des histoires, et même une chanson, sur ce que j’ai fait ce jour-là. Je ne me rappelle pas avoir poussé de rugissements, l’écume à la bouche, pendant que je me battais. Mais je ne me rappelle pas non plus le contraire. Je sais que c’est moi qui abattis le premier domae à tomber devant notre charge furieuse. Je sais aussi que c’est moi qui achevais le dernier homme encore debout, dans un combat à l’épée, alors que son loup mort gisait à ses pieds. La chanson prétend que c’était leur As. C’est possible.

TRAHISON

Je me précipitais auprès de mon père :

-”Il est temps, lui dis-je doucement. Je vais monter la garde ici pendant que vous vous en irez rejoindre le navire qui vous attend au port. Il vous mènera auprès de mère, en Angleterre. Là-bas, vous serez en sécurité, hors de portée d’Atsuhiko, mon frère. Y a-t-il quelque chose de particulier que vous souhaitiez emporter ?”

Il avala sa salive, puis accommoda son regard sur moi.

-”Non. Non, il n’y a plus rien qui m’intéresse ici. Plus rien à regretter, plus rien qui me retienne.”

Il ferma les yeux et murmura :

-”J’ai changé d’avis, Suzaku. Je crois que je vais rester ici et mourir dans mon lit cette nuit.”

-”Père, vous êtes simplement fatigué.”

-”Et je ne pourrai que me fatiguer davantage.”

Il avait un regard d’une étrange lucidité. Le jeune soldat que j’avais senti lorsque je m’étais laissé aller à rencontrer son esprit me contemplait de ces yeux tourmentés de douleur.  

-”Mon corps ne m’obéit plus, l’un de mes fils est devenu un serpent. Atsuhiko sait bien qu’il ne peut renier son serment de loyauté envers les élémentis. Je ne pensais pas qu’il rejoindrait les domaes... Je pensais qu’au dernier moment il se reprendrait... ”

Des larmes montèrent à ses yeux. Je croyais sauver un homme d’un félon, j’aurais dû comprendre qu’on ne sauve pas un père de la trahison de son fils. Il tendit la main vers moi, une main autrefois musclée par le maniement de l’épée, muée aujourd’hui en griffe jaunâtre et décharnée. Il m’étreignit soudain :

-”Fils, à ma façon je t’ai aimé.”

-”Mon Père.”

-”Mon jeune guerrier, qu’ai-je fait de toi ? Comment ai-je pu ainsi pervertir ma propre chair ? Tu ignores à quel point tu es jeune encore. Il n’est pas trop tard pour te redresser. Relève la tête, vois au-delà de tout cela.”

J’avais passé ma vie à me transformer selon ses désirs : ces mots m’emplirent de confusion et de questions auxquelles il n’était pas l’heure de répondre. Je sentais ses forces décliner.

Je sentis le brusque affaiblissement de mon père. C'était maintenant, sa fin approchait. Je le saisis, le serrai contre moi, mais c’était comme agripper une ombre. Dans mes bras, c’était un enfant effrayé qui luttait contre il ne savait quoi. Puis il disparut. On eût dit une bulle de savon qui éclate. J’avais cru avoir un aperçu de la fragilité de la vie en tuant des dizaines d’ennemis, mais maintenant je la connaissais : présent un instant, puis plus rien l’instant d’après. Même une chandelle qu’on souffle laisse un mince ruban de fumée. Mon Père avait simplement disparu. 

Dans un dernier espoir futile, j'étendis mon élément avec une puissance dont je ne me croyais pas capable. Mais rien ne sauve un vivant du pouvoir de la mort . Quand je le pus, j’ouvris les yeux : j’étais étendu haletant sur le sol du bureau, tandis que Ahelia, ma petite sœur, s’était jetée sur le corps de notre père et pleurait à grands sanglots. Je me retirai au plus profond de moi-même et emprisonnait mes sentiments comme Eisuke m'avait appris à le faire en combat. Mais le cadavre de mon père à quelques pas de moi ne pouvait pas être ignoré. J’en fus empli de révulsion.

-”Tu l’as tué, tu l’as tué ! Tu as tué mon père, traître immonde ! Me cria Ahelia.

-Non ! Ce n’est pas moi !” C’est à peine si j’avais pu articuler ces mots.

A ma grande horreur, je vis Ombre pénétrer dans la pièce d’un air alarmé.

-Que s’est-il passé ? Les domaes prennent d’assaut le domaine ! Où est notre maître ?  

Il comprit vite la situation et en une enjambée, il fut auprès de mon père et il posa ses longs doigts maigres sur sa gorge. Je savais quel serait le verdict. Je me relevai avec difficulté.

-”Il est mort. MAIS CE N’EST PAS MOI QUI L’AI TUÉ !” Mon cri couvrit les lamentations de plus en plus aiguës d’Ahelia. Les doigts de magie me griffaient avec de plus en plus d’insistance. Il était ici. “Je vais tuer le responsable. Emmenez ma sœur en sécurité. Si elle reste ici elle est morte.

-Non ! Je ne veux pas l’abandonner !” Elle avait les yeux écarquillés et vides comme ceux d’une bête enragée.

-”Débrouillez-vous pour l’emmener, Ombre ! Sa vie en dépend !”

Je saisis ma sœur par les épaules et la secouait violemment. Sa tête balança d’avant en arrière sur son cou gracile.

-”Accompagne Ombre et ne fais pas de bruit ! Tais-toi si tu veux que la mort de ton père soit vengée ! C’est ce que je vais faire ! ”

Les yeux agrandis, mon mentor me dévisageait comme s’il ne m’avait jamais vu. Un brusque tremblement s’empara de moi et le monde se mit à danser, noir sur les bords.

-”Fuyez ! fis-je d’une voix étranglée. Il faut partir maintenant ! ”

Je jetai ma sœur dans les bras d’Ombre. Le vieil homme la prit entre ses bras noueux et j’eus l’impression de voir la Mort l’étreindre. Ils sortirent, Ombre poussant ma sœur en pleurs devant lui. Un instant plus tard, j’entendis un hurlement de douleur. La porte du château venait de céder devant l’assaut des domaes.  Je tombai à genoux, puis m’écroulai sans pouvoir m’en empêcher. Je levai ma main vers les genoux de mon père mort. La sienne, qui se refroidissait, glissa de l’accoudoir.

-”L’instant est mal choisi pour pleurer”, dis-je tout haut dans la chambre vide, mais mes larmes coulèrent néanmoins. Je les repoussais mais ils revenaient sans cesse. Je me souvins du regard que m’avait lancé Ombre et je doutais qu’il revînt. Et toujours les larmes ruisselaient stupidement sur mon visage. Je cherchai un point d’appui et ma main toucha la ceinture de mon père. J’ouvris les yeux, m’efforçai d’éclaircir ma vision. Son couteau, non pas une dague d’apparat incrustée de bijoux, mais le couteau simple que tout homme porte à sa ceinture pour les tâches de tous les jours. J’inspirai, puis le sortis de son fourreau, le posai sur mes genoux et le contemplai. Une lame honnête, effilée par des années d’usage, une poignée en bois de cerf, sans doute sculptée autrefois, mais elle aussi usée, lissée par la main de son propriétaire.

Un souvenir me revint. ”Nous sommes des outils”, m’avait dit Ombre, et j’étais l’outil qu’il avait forgé pour le Roi. Mon père m’avait regardé en se demandant : Qu’ai-je fait de toi ? Moi, je ne me le demandais pas : j’étais le tueur du Roi. Mais je ferais en sorte de servir une dernière fois mon père comme j’y avais été formé. Il n’était pas temps de pleurer. L’heure tait à la vengeance. Le fracas des armes retentissait dans les couloirs du château. Je me relevai d’un bond, me dirigeai vers la porte, puis fis soudain demi-tour.

Je m’agenouillai devant mon père mort, pris son couteau et le plaçai devant mon front tout en prêtant serment : ”Cette lame sera l’instrument de votre vengeance. Votre fils qui a vous a tant trahi le payera de son sang.” Je glissais son couteau à ma propre ceinture et le laissai devant le feu. Sans perdre plus de temps, je tirais mon épée de son fourreau et me ruait dans les couloirs à la recherche du combat. Dans la grande salle qui accueillait d’ordinaire les importantes réunions, des guerriers s’affrontait avec violence.

Je rejoignis les rangs des élémentis alors que les domaes se ruaient en avant, si nombreux que je ne pouvais les compter. Soudain Ombre réapparut à mes côtés. Je lui criais, essayant de me faire entendre au-dessus du vacarme de la bataille :

-”Que faites-vous ici ? m’exclamai-je. Rejoignez ma sœur !

-Elle est partie : elle est en sécurité. Je ne peux pas fuir alors que mes frères d’armes se battent pour défendre la famille et venger l’un de nos membres les plus précieux”, grogna-t-il en tranchant le bras d’un homme qui s’était trop approché.

Je me rappelle ces mots et je revois Ombre faisant ce pas en avant, mais ce sont mes derniers souvenirs cohérents de cette soirée. Ensuite, ce ne fut plus que cris, sang, métal et feu. Des vagues d’émotions déferlaient sur moi tandis qu’élémentis et domaes bataillaient à mort. Très rapidement, quelqu’un mit le feu au domaine et le brasier illumina les combats comme une scène de théâtre.

Il arrivait sans cesse de nouveaux domae. Dans le courant de la bataille, je laissai tomber mon épée pour ramasser la hache d’un guerrier mort. Je retrouvai ma lame le lendemain sur le sol glacé, encroûtée de sang. Mais sur l’instant, je n’hésitais pas à échanger le cadeau d’Eisuke contre une arme plus brutalement efficace : tant que nous nous battions, seul le présent comptait. Quand enfin la fortune de la bataille changea, je me lançai sans réfléchir à la poursuite des ennemis éparpillés dans les ruines noircies et les relents d’incendie.

Alors que j’arpentais le domaine à la recherche des derniers fuyards, je le vis. Il était étendu contre un tronc, la tête levée au ciel comme implorer le pardon de son père trahi. Je m’approchais et il baissa ses yeux sur moi. Cinq ans que je ne l’avais pas vu, et pourtant je reconnaissais chacun de ses gestes, des ses expressions. Atsuhiko n’avait pas changé. Son regard vide glissait sur moi comme s’il ne parvenait pas à accepter ce qu’il voyait. Alors que j’avançais, je compris ce qui le retenait. Sa jambe gauche saignait abondamment et à ses côtés gisait un chat, défiguré par une blessure effrayante. Il finit par briser le silence qui s’était instauré :

-”Voilà. Je meurs. Tu vois. Cela mettra un peu de temps. Le sang s’écoulera hors de moi. Je meurs. Le jour va se lever. Regarde. Il ne tardera pas. La lumière paraîtra sur la cime des collines avant que je sois mort. Des gens accourront. On se précipitera sur moi. J’entendrais dans mon agonie le cri des mes ennemis et le vacarme lointain des derniers combats. Je ne veux pas de cela. La nuit va finir. Et je ne veux pas aller au-delà. Mais le sang coule lentement. Tu es seul, Suzaku. Il ne s’agit plus de me tuer. Quelqu’un l’a fait à ta place. Il s’agit de m’épargner ce nouveau jour qui se lève et dont je ne veux pas. Aide-moi mon frère. ”

Je pleurais. D’un geste brusque, je plantais ma lame dans le corps d’Atsuhiko. Je retirais mon arme. Et portait un nouveau coup. Le domae eut un hoquet et s’affaissa. Le sang, maintenant, s’échappait de son ventre. Il était couché dans une flaque noire qui s’étendait sur le sol. Je m’agenouillais et pris la tête de mon frère sur mes genoux. Dans un dernier moment de lucidité, le traître Atsuhiko contempla le visage de son bourreau. Mais il n’eut pas le temps de dire merci. La mort, d’un coup, lui fit chavirer les yeux. Il se figea dans une dernière contraction de muscles et resta ainsi, la tête renversée comme s’il pouvait boire l’immensité du ciel. Atsuhiko était mort. Alors, dans les dernières minutes de cette grande nuit de Quederla, je hurlais. Désormais j’étais seul, et plein d’effroi.

Je dus m’assoupir un moment car lorsque je me réveillais, le soleil était déjà haut dans le ciel. J’avais découvert Ombre en train d’arpenter le champ de bataille en claudiquant. Il ne m’avait pas dit qu’il cherchait mon cadavre, mais son soulagement en me voyant l’avait suffisamment démontré.

SEPARATION

Il n’y avait plus aucune issue. Notre infiltration était un échec cuisant, nous ne pouvions pas informer le Roi de nos découvertes. Les guerriers domae ne tarderaient pas à enfoncer la porte et alors nous allions mourir Arya et moi. Elle m’adressa un dernier langoureux baiser puis me repoussa doucement :

-”Tu dois y aller, nous n’avons plus le choix. ”

-”Jamais je ne te laisserai seule. Je le refuse, viens avec moi. ”

-”C’est impossible, tu le sais bien. Cette magie oubliée ne peut pas fonctionner sur celui qui active l’amulette, et tu ne maîtrises pas le temps. Il faut que tu préviennes Eisuke de ce qui se trame, tu dois survivre. Ce sortilège t’enverra dans le futur. D’ici là, nos guerriers auront repris cet endroit et tu seras sain et sauf. Adieu mon amour. ”

Des larmes ruisselaient sur nos joues alors que la magie mystérieuse m’enveloppait déjà. Arya m’adressa un dernier sourire. Elle glissa dans ma main une enveloppe blanche et je compris alors, en croisant son regard, que je ne la reverrais plus jamais. C’était un adieu. Je voulus l’étreindre mais alors que je tendais ma main, je ne touchais qu’une poussière dorée qui coulait entre mes doigts. La magie du temps était puissante, mais comme toutes les autres, elle a comme limite son propre utilisateur. La porte se brisa et je disparus, tourbillonnant un instant en ce lieu qui n’en est pas un. Je restais en suspens un instant, puis je fus projeté en un autre temps. La pièce était sombre et semblée à l’abandon. Là où se tenait Arya quelques instants auparavant, il ne restait que l’amulette qui brillait encore d’une étrange lueur inquiétante. Non. Non je ne pouvais pas la laisser disparaître ainsi. C’était impossible.

-”Non ! NON ! ”

Je secouais violemment l’amulette érodée, tendais avec force ma conscience vers l’artéfact. En vain. Je la fracassais au sol et me mis en rage. Des rideaux rouges et noirs tombèrent sur mes yeux. Quand je repris mes esprits j’avais totalement ébréché mon épée sur le sol en pierre. Je ne me souvenais même plus de l’avoir sortie de son fourreau. J’avais mal au bras, au dos et aux épaules à cause de la force que j’avais déployée, mais l’amulette elle-même ne montrait guère de signe de mes attaques répétées, hormis quelques éraflures grises sur sa surface noire. Je haletais, et la transpiration qui ruisselait dans mon dos répondait aux larmes de frustration qui coulaient sur mes joues. J’avais aussi la voix enrouée à force de hurler des insultes.

Je lâchai mon arme désormais inutile et me pliai en deux, mes mains sur mes genoux, les poumons douloureux, avalant l’air à grandes goulées. J'étais plongée dans un maelström de souvenirs, un baiser volé dans un escalier, la première fois où je lui avais touché la main autrement que par accident ; je la vis qui courait sur une plage de sable noir et de galets, et je reconnus l'océan ; ses jupes rouges et son écharpe bleue flottaient dans le vent et elle riait pendant que je la poursuivais, le cœur battant de bonheur à la pensée de la rattraper et de la tenir dans mes bras, fût-ce un moment et seulement par jeu. Je me rendis compte tout à coup que nous étions des enfants, des enfants qui jouaient. Nous n’avions jamais vraiment vieilli ni l'un ni l'autre ; toute ma vie elle était restée à mes yeux cette adolescente, cette merveilleuse jeune fille de quelques années de plus que moi, mais qui connaissait si bien le monde, qui incarnait si bien le féminin en contrepartie de mon univers si masculin ! Cette nuit-là, je pleurais toutes les larmes de mon corps.

ECHEC
Je m’étais vite rendu compte que la magie n’avait pas fonctionné correctement. Je me suis retrouvé en 2020, en une époque que je ne connaissais pas. Peut-être Arya n’était-elle pas assez puissante pour me transporter selon sa volonté mais ma théorie est tout autre : je la soupçonne d’avoir voulu me mettre à l’écart des combats. Qui aurait cru que la guerre se serait poursuivie si tard ? Aujourd’hui je suis de nouveau en paix. Le sortilège semble avoir affecté ma mémoire, en plus de beaucoup d’autres choses, et la perte de mes proches est moins douloureuse. Parfois j’ai honte de penser une chose pareille, mais il m’est arrivé d’oublier le visage qu’avaient certains tant mes souvenirs sont brouillés.

L’époque à laquelle je me trouve aujourd’hui est bien étrange. Quederla n’est plus la même. Des châteaux immenses qui se dressaient ici il ne reste plus rien. Les habitants n’ont même plus de remparts pour les défendre. La guerre est passée d’un massacre sanglant à une confrontation de gangs. Certes, il y a toujours autant de morts, mais la ville semble s’être résignée et accepte son sort avec lassitude. Mais ce ne sont pas là les changements qui m’ont le plus étonnés. La foudre est partout. Ils ont réussi, par je ne sais quelle sorcellerie, à diriger cette énergie dévastatrice pour l’utiliser à leur gré. Elle produit lumière, chaleur, et fait fonctionner de merveilleux outils. C’est une utilisation bien surprenante d’un des éléments les plus redoutables et je me demande quel élémentis a accepté de leur fournir tant de magie. A ces grandes différences s’ajoutent une myriade de changements que je ne pourrais pas décrire tant ils sont nombreux. Leur langue est également différente et il m’aura fallu des mois pour parvenir à peu près à m’exprimer. Heureusement pour moi, elle est tout de même affilié à la mienne.

J’ai cherché quelques temps à savoir ce qu’il était advenu à mes amis, à ma famille mais il y a eu tant de morts que j’ai dû abandonner une telle tâche. Je n’ai pas cherché à rejoindre les élémentis. Eisuke n’est plus, et même s’il me manque affreusement, je ne suis pas sûr de vouloir reprendre cette guerre qui m’a tant coûté. Il me semble que j’ai déjà assez payé pour la cause élémentis. Mais je sais que le jour viendra où je ne pourrais plus renier ma promesse que j’ai faite à mon Roi et que je devrais rejoindre à nouveau le combat.



Et en vrai ?

{Quelque chose à dire ?}
PRÉNOM/SURNOM :  Vous pouvez m’appeler Zak :)
ÂGE :  32 ans
COMMENT ÊTES-VOUS ARRIVÉ ICI :Mystérieusement...  
UN COMMENTAIRE ? UNE IDÉE ? : Je me suis un peu lâché sur ma fiche de prez’. Bon courage aux modos. Ah et pour info, je suis un habitué des forums . Je rajoute également un dernier petit détail : je suis là pour renouveler mon inspiration et améliorer toujours plus mon écriture. J'écris un roman actuellement et devenir un écrivain à part entière est un de mes objectifs
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Dernière édition par Suzaku Arion le Mer 17 Oct - 21:43, édité 12 fois
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Kira SerykMessages : 3128
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MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Ven 12 Oct - 20:14

Hey ! Bienvenue parmi nous o/

Alors je n'ai pas tout lu, je laisse ce privilège à Baba qui gère les Elementis mais je remarque déjà quelques petits problèmes dans la fiche qui empêcheront la validation ~

Déjà la date de naissance, si tu étais né en 45, tu aurais 76 ans et non 42 comme tu le voudrais ^^ La lumière (version curative) te donne une apparence de jeune mais ça ne te rend pas immortel. Ce qui n'est pas le cas de la version soutien, tu continues de vieillir.

Ensuite, c'est l'utilisation des armes... Baba t'expliquera mieux que moi mais si tu utilises beaucoup ton élément, tu ne peux pas être un adepte des armes. Plus tu utilises un élément et plus ta maîtrise des armes diminue et inversement, si tu souhaites utiliser des armes, tu ne sauras pas utiliser ton élément correctement.

Et pour finir (de ce que j'ai vu pour le moment), tu parles de Eisuke dans ton histoire. Si c'est bien le Fondateur des Elementis, tu n'as pas pu le rencontrer car il a vécu entre 1480 et 1514 donc pas possible de le connaître à moins d'être un fantôme ^^ au cas où, les dates sont résumés ici.

Ah et n'oublie pas d'installer ton avatar pour qu'on puisse valider !


Je vous grogne dessus en darkblue.








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Laelyss ReissMessages : 992
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MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Ven 12 Oct - 20:36

Bienvenue par ici !
Bon courage ta fiche \o



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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 72
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MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Ven 12 Oct - 23:09

Bienvenue sur le forum ! Au plaisir de se croiser inRP :)
Bon courage pour ta fiche :p
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Suzaku ArionMessages : 7
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MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Sam 13 Oct - 1:13

Merci à tous !
J'ai modifié ma fiche. j'ai changé mon avatar. Et puisque que maîtriser la lumière faisait baisser mes capacités de combat, je suis passé à la foudre ^^'
Pour ce qui est de mon âge, il faut lire mon histoire pour le comprendre
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Laelyss ReissMessages : 992
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Sam 13 Oct - 11:04

Juste comme ça, pour ton avatar c'est : Master de Aenaluck



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Suzaku ArionMessages : 7
Date d'inscription : 11/10/2018


MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Sam 13 Oct - 11:15

Ah oui, bien vu.
Et j'arrive pas à changer mon nom d'utilisateur aussi :'(
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Laelyss ReissMessages : 992
Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Sam 13 Oct - 12:38

ça c'est normal, un membre ne peu pas le modifier. Il faudra juste attendre que Kira où Baelfire le fasse a ^^



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Léo AndersonCitoyenMessages : 133
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MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Sam 13 Oct - 16:34

bienvenue *donne du jus de pomme faute d'autre chose a offrir*

reste présent et attends dans un silence gênant


j'ironise en Electric indigo #6600ff

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Suzaku ArionMessages : 7
Date d'inscription : 11/10/2018


MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   Sam 13 Oct - 17:47

*sluuuuuuuuurp*
Merci.
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MessageSujet: Re: Présentation (record de longueur ?)   

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Présentation (record de longueur ?)
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