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 Mon ami | ft. solo

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Alaric J.R WatsonMessages : 283
Date d'inscription : 12/08/2015


MessageSujet: Mon ami | ft. solo   Sam 13 Oct - 19:28


My friend


P
armi tout ce bruit incessant, il y avait aussi l’odeur. Le mélange entre les produits chimiques et les effluves de sangs, la transpiration du au stress et l’arrière-goût acre de la mort. L’hôpital n’avais jamais sentie la rose et, c’était sûrement l’une des nombreuses raisons pour laquelle tu le détestais.
Tu avais beau être assis dans le couloir à attendre les résultats, la boule que tu avais depuis ce matin ne t’avais pas quitté, au contraire, elle s’était même considérablement agrandit. Tu avais pressenti que quelque chose n’allait pas et, quand la confirmation que tu avais raison s’était annoncé, tu te maudissais, tu te maudissais amèrement de ne pas avoir réagi plutôt…


Wilson était…. Comme d’habitude, introuvable. Très certainement encore perdu dans son boulot à en perdre la raison comme ses cheveux, parce qu’il passait plus son temps à les arracher qu’autre chose. En somme il n’y avait de rien d’inquiétant en premier temps. Il était habituel de ne pas avoir de ses nouvelles pendant trois-quatre-six jours d’affilés simplement parce que monsieur se devait de faire avancer la science au détriment du restes. Et cela malgré que ses amis ne le tirent par le bout de son nez, ailleurs qu’entre ses quatre murs. Néanmoins, au bout du huitième il n’était toujours pas revenu. En général tu l’entendais au moins rentrer tôt au petit matin avec des croissants en guise d’excuse pour ne pas avoir répondu présent, ou alors tu l’entendais ronfler depuis sa chambre parce qu’il s’accordait enfin un peu de répit et rattraper son sommeil, mais cette fois, rien. Cette fois-ci il n’y avait eu absolument rien de tout ça. L’appartement était d’un calme plat et c’était loin d’être rassurant.
Alors, tu avais mené ta petite enquête.
Dans un premier temps, tu avais retracé son parcourt jusqu’au travail, le même qu’il emprunter tous les jours, dans le cas où il aurait eu un souci en chemin qu’il n’aurait osé l’avouer pour faute d’une maigre fierté. Mais il n’y avait rien. Tout était normal.
Sans vraiment un bonjour à tes collègues, tu t’étais directement rendu jusqu’à son bureau et, une fois la porte ouverte, la surprise de voir la pièce vide ne t’avais guère plu. Et en même temps, tu te faisais sûrement du souci pour rien. Si Percy s’était manifesté entre temps, il n’y avait aucun doute qu’il l’avait fait sortir de sa « cave » contre son grès. Pour aller où était une autre question. Mais il restait partiellement entre de bonne main. Du moins, tu avais tenté vainement de t’en convaincre en allant à ton poste de travail.

Durant les deux heures qui suivirent, alors qu’une pile de papier t’attendais, dès que tu en avais eu l’occasion le premier qui passait devant toi se faisait interpeller « Hé, t’aurait pas vu Wilson ? J’ai… J’ai un document à lui faire signer » ; « T’a pas vu le petit nain, cette andouille à oublier ses clés. » ; « Vous l’avez encore déplacé dans un autre placard à balais, ou quoi ? ». À vrai dire, tu n’avais pas envie de crier haut et fort que tu t’inquiétais de ne pas avoir vu cette tête pas plus haut que trois pommes. Simplement parce qu’on allait te dire que tu faisais du souci pour rien et que tu le materner beaucoup trop au lieu de t’occuper de ton travail. Tous les prétextes étaient donc bons pour avoir un peu de nouvelle, mais au final, les réponses étaient toujours les mêmes ; « Non désolé je ne l’ai pas vu » ; « Je ne sais pas, je reviens de vacances » ; « Qu’est-ce que ça peu te faire, ce n’est qu’un scientifique. » Certes, mais il s’agit de ton scientifique. Tu étais en train d’agacer tout le monde avec tes questions, comme s’il n’y avait que toi pour t’en préoccuper, mais tu t’en fichais, quitte à devoir les harceler un par un. Mais tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille, à un tel point qu’ils avaient fini par t’envoyer contre ton grès en renfort sur le terrain. La compassion ? Cela n’avait pas énormément de but parmi certain.

Pendant une heure, tu étais partagé entre l’envie de rentrer chez toi, et celle de retirer la tâche rouge au coin des lèvres de Maria Strauss. Elle avait beau être captivante sur tous les points et « gros point », ce détail-là ne passait clairement pas inaperçu et venait ternir la beauté de son visage. Elle avait pourtant un joli sourire qu’elle tentait d’afficher avec fierté, de beaux yeux bleus humides par les larmes, de longs cheveux bruns soigneusement coiffé en arrière et une tenue de dame élégante qui en aurait laissé plus d’un sans voix. Mais rien n’y faisait, cette tâche restée omniprésente. Elle se donnait du mal à paraitre normal, à paraitre même parfaite en toute circonstance alors que ses doigts tremblaient et que sa voix déraillait. On venait de lui apprendre que son mari était mort et qu’elle héritait, bien évidemment, de toute la fortune qu’il laissait derrière lui. Que n’ayant pas d’enfant avec lui, ni même de parent encore en vie, elle était la seule est unique sur le testament d’une magnifique somme qui valait au moins l’équivalent à quatre hôtels aussi fortunés que le Monté Carlo. Elle n’était pas riche, elle était immensément riche. Mais le souci était-là : son mari n’était pas mort simplement de vieillesse, ou d’une crise cardiaque, mais il avait été assassiné. Et forcément, dans ce genre de situation, l’épouse était toujours la suspecte numéro un. Dommage, tu aurais eu une joie de la consoler dans d’autre circonstance.
Ton collègue ne semblait pas tant que ça dérangé par la tâche, tant il prenait soin de lui poser des multiples de questions sans jamais dériver. De temps à autre il prenait une gorgée du thé qu’elle avait fait apporter, mais pour ta part, jamais tu n’avais posé les lèvres sur la tasse. Peut-être de peur qu’elle finisse par t’empoissonnait comme elle l’avait fait avec son mari, à moins qu’elle n’ait procédé plus subtilement. Quoi qu’il en soit, la conversation se fit rapidement interrompre par de grand coup contre la porte peu recommandable. Elle n’attendait personne, l’assuré de vive voix, pourtant elle n’avait pas perdu de temps pour aller ouvrir.
Contre toute attente, l’agent en service qui reprenait durement son souffle, n’était pas là pour elle, mais bel et bien pour toi. Dans une explication vague, qui n’avait guère de sens et incompréhensible, tout ce que tu en retenue fus que Higgsbury était à l’hôpital. Après quoi, tu n’avais pas besoin de te faire prier pour t’absenter et t’y rendre au plus vite…


L’horloge murale annonçait déjà vingt heures.
Cinq heures que tu étais déjà dans ce couloir à attendre. Le temps était infiniment long. Plusieurs fois tu avais demandé où les choses en étaient, est-ce que tout allait bien, quand est-ce qu’il allait sortir ? Mais personne ne semblait pouvoir te répondre. Tu étais tout bonnement impuissant contre le temps. Les circonstances de son arrivé ici était flou et ce qu’il avait subit pour en arriver là l’était bien plus. Tu continuais à te haïr pour n’avoir rien fait plus tôt, tu t’en voulais pour ne pas avoir suivi ce petit instinct qui avait profondément raison sur la situation. Mais ce n’était ni le moment, ni l’endroit pour laisser les remords te submerger. Quand le médecin en sorti et que son visage n’avait aucune expression de joie ou de soulagement, tu n’étais pas sûre de savoir si tu étais prêt à entendre le résultat.

« Je suis désolé monsieur Watson…. Nous avons fait tout ce que nous avons pu… »

Il expliquait les raisons, les faits, les blessures, les conséquences, les traumatismes, tous les mots possibles qui l’avait mené à cet état, mais tu n’écoutais plus. Comme si tout le reste n’avait plus aucune importance. Tu étais perdu, en colère, triste, tu en voulais au monde entier, mais tu en voulais à lui plus que tout. Le médecin te laissa le numéro de sa chambre et sans vraiment un merci, tu parties le voir.

Il était juste-là sous tes yeux, allongé dans un lit six-fois trop grand pour lui.
Doucement tu pris la peine de t’asseoir à son chevet et de lui prend la main.

« Espèce de crétin, qu’est-ce que tu as encore fait… ? Tu ne pouvais pas… tu ne pouvais fouiller dans mes caleçons comme d’habitude, non ? Non, non. Il a fallu que t’aille faire je ne sais quoi, je ne sais où, avec je ne sais qui ! Et… Et ça va être encore à moi de réparer tes conneries hein ? Les autres fois ne t’ont pas suffi c’est ça… ? »

Ta voix était en train de dérailler, te faisant violence pour ne chialer comme un gamin alors que tu faisais au mieux pour le rassurer, à moins que ce fût plus pour toi. Tu restais là à attendre une réponse alors que tu savais pertinemment qu’elle ne viendrait pas.

« Je te promet, je trouverais celui qui t’a mis dans cet état. OK ? J’vais le coincé. Alors fait moi le plaisir de ne pas crever d’ici-là… »

La seule chose qui restait ancré dans ton esprit.... « coma ».



L'INSPECTORRRR DE TON CŒUR CAUSE EN #329999 OLÉ ! OLA !
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