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 Le moment est venu [PV Nash]

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Suzaku ArionCitoyenMessages : 14
Date d'inscription : 11/10/2018


MessageSujet: Le moment est venu [PV Nash]   Mer 31 Oct - 0:51

 
Le moment est venu


La première fois que je l’ai aperçu, j’ai cru que la folie m’avait rattrapé. Il était l’exact reflet de mon Roi : ses cheveux châtains, ses yeux verts resplendissants et son visage fin.  Il m’a fallu du temps pour comprendre qui était ce jeune homme : Nashoba Dreiden, descendant direct d’Eisuke. Dès lors que j’eus appris cela, son existence-même devint une torture pour moi. Je ne pouvais m’empêcher d’être assailli de remords. Il était l’arrière-petit-fils de l’homme que j’avais considéré comme mon seigneur, mon ami et mon frère. Mon serment de fidélité me tourmentait chaque nuit et je ne cessais de ressasser des idées noires. J’avais beau omettre de nombreux détails de mon ancienne vie, je ne pouvais pas oublier mon Roi. Il avait toujours été là pour moi, et je me devais de veiller sur ce qui lui restait sur cette Terre. Pourtant je redoutais ce moment plus que tout. J’aurais préféré combattre une troupe de domae enragés plutôt que d’affronter le regard de ce jeune homme de 24 ans.

Qu’avait pensé Eisuke en ne me voyant pas revenir ? Il n’avait pas trouvé mon cadavre près de celui d’Arya. La seule idée qu’il ait pu penser que je sois un traître me révulsait et une profonde honte m’envahissait à l’idée de ma véritable famille qui s’était battu il y a longtemps, sans moi. C’était pour ces raisons, et pour bien d’autres, que j’appréhendais ma rencontre avec Nashoba Dreiden. Il était comme le fantôme d’Eisuke, qui hante mes nuits pour me rappeler mon serment. La meilleure façon que je connaissais d’empêcher mes idées de tourner en rond, c’était de prendre une épée et d’essayer de tuer quelqu’un. Il n’y avait pas de victimes potentielles dans les rues de Quederla et l’époque à laquelle je me trouvais ne laissait pas vraiment place à de tels raisonnements.

Il m’arrivait donc de le suivre discrètement le soir, sans oser lui adresser la parole. Il ressemblait tant à Eisuke que le simple fait de l’observer faisait ressurgir en moi des souvenirs lointains. Lors d’une de mes filatures, ce que je redoutais tant arriva. Je ne l’avais pas vraiment voulu, mais je n’avais pas non plus fait tout mon possible pour l’éviter : Nashoba Dreiden avait découvert mon petit manège.
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Nashoba DreidenMessages : 507
Date d'inscription : 19/05/2016


MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Ven 2 Nov - 14:35

  • Nashoba
  • Suzaku
Le moment est venu
J'avais une drôle d'impression depuis plusieurs soirs... J'étais mal à l'aise lorsque je rentrais chez moi. C'était venu comme ça mais je me retournais de plus en plus souvent, comme une impression d'être suivi en pleine nuit alors qu'il n'y avait personne ; est-ce que je commençais à devenir complètement fou avec l'hiver qui approchait ? Est-ce que Halloween commençait à me mettre sur les nerfs ? La peur que le Gouvernement ne m'arrête ? Pourtant, je n'avais pas grand chose à me reprocher mais je n'étais pas sûr de pouvoir me défendre si on venait m'attaquer. Certes, mon élément et mes entraînements commençaient à porter leurs fruits mais en fonction de mon ennemi, pas sûr de faire le poids... Encore heureux, je ne buvais jamais au travail du coup je gardais la tête fraîche et les idées claires.

Je n'en avais pas parlé autour de moi. Ni à Lyana ni à mon frère, je n'avais pas envie qu'ils se fassent des idées et qu'il s'inquiètent pour rien voire qu'ils décident de me raccompagner ou venir me chercher... J'étais assez grand pour me débrouiller et si quelqu'un en avait réellement après moi, je ne voulais pas les mêler à ça. Et puis finalement un soir, je me suis réellement rendu compte qu'on me suivait... J'avais décidé d'utiliser mon élément sur plusieurs mètres histoire d'être sûr, de vérifier et oui, j'avais entendu des pas me suivre, s'arrêter si je m'arrêtais et garder une assez bonne distance. Mais je ne voyais jamais la personne si je décidais de me retourner... De quoi mettre la boule au ventre mais je ne pouvais pas abandonner le travail pour si peu.

J'avais hésité à aller voir la police pour déposer plainte mais je me demandais bien ce qu'ils allaient faire... Sûrement se moquer de moi et faire le tour de la boîte et de la maison durant quelques jours avant de laisser tomber. Non, je me disais qu'il fallait que je règle cette histoire moi-même. Peut-être que ce n'était qu'une personne dérangée qui voulait une entrée gratuite pour la boîte ? Au fond, j'espère sincèrement que soit quelque chose dans ce style. J'avais assez donné en Suède avec les règlements de compte et cette fois, Arias ne sera pas là pour venir me sauver la vie si un combat venait à se lancer dans une ruelle sombre. Peut-être que je devrais en parler à mon frère pour recevoir de l'aide ? Ou à Kaya ? Oh et puis... Autant que j'apprenne à me débrouiller seul.

Comme d'habitude, la soirée s'était terminée tard et je laissais Nemeroff le soin de fermer la boîte puisqu'il habitait juste au-dessus ; moi je devais rentrer. Cette fois, je ne prenais pas le chemin habituel et je faisais également en sorte de vérifier si j'étais suivi... Bingo, la personne était encore à mes trousses. J'espère au fond connaître mieux la ville que mon suiveur mais c'était une chose que je verrais bien assez vite ; je tournais dans une ruelle étroite et attendais patiemment que la personne se ramène... Caché derrière des caisses en bois, je vis enfin la silhouette de ce qui ressemblait à un homme bien plus imposant que moi. J'oubliais donc l'idée de lui foncer dedans pour le plaquer contre le mur... Pas sûr que rentrer directement dans le lard soit une bonne idée. J'optais donc simplement pour sortir de ma cachette et lui parler, tout en gardant une bonne distance.

- Je peux savoir pourquoi vous me suivez depuis plusieurs jours ?

Autant ne pas tourner autour du pot et avouer clairement que je suis au courant qu'il me suit. Puisque ce n'est pas très bien éclairé par ici, sauf par les rayons de la lune, je ne vois pas clairement son visage donc je ne suis pas sûr de sa réaction. Je ne sais même pas si je connais cet homme, tout ce que j'espère c'est qu'il ne va pas se jeter sur moi avec un couteau ou que ses potes ne vont pas se ramener pour me faire la peau.

- On se connait ?



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Suzaku ArionCitoyenMessages : 14
Date d'inscription : 11/10/2018


MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Sam 3 Nov - 23:21

 
Le moment est venu



- Je peux savoir pourquoi vous me suivez depuis plusieurs jours ?

Je me figeais sur place. Il me semblait bien qu’il n’empruntait pas cette ruelle d’ordinaire pour rentrer chez lui. Il était sur ses gardes et je ne pouvais que m’en réjouir. Je pris le temps de prendre une grande inspiration, comme pour me préparer à ce qui allait suivre, puis je me retournais lentement pour regarder le descendant d’Eisuke dans les yeux. Le voir de si près renforçait encore la douleur que je ressentais. Je ne pouvais plus reculer maintenant mais que devais-je dire ? La vérité ?

- On se connait ?

J’eus un petit sourire.

-Pas vraiment.


Puis, ignorant l’impatience du jeune homme, j’allumais une cigarette. Une mauvaise habitude que j’avais prise depuis mon arrivée dans ce Quederla de 2021. Cela me détendait. Il paraissait sur la défensive. Ce qui, tout compte fait, paraissait tout à fait légitime puisque je n’étais qu’un inconnu étrange qui le suivait depuis quelques jours déjà. Je ne savais pas quoi dire.

-Je suis un vieil ami de ta famille.

Je levais un peu les mains pour lui montrer que je n’avais aucune arme. La pluie commençait à tomber doucement. Je repris, résigné à lui parler:

-J’ai beaucoup de choses à raconter si tu veux bien m’accorder un peu de temps, et tu auras sûrement beaucoup de questions à me poser. Mais tout d’abord on devrait trouver un endroit pour s’abriter au chaud. Un lieu tranquille si tu veux bien, même si j’ai conscience que c’est dur à trouver le soir dans le quartier Naeviar.

C’était une autre chose qui m’avait surpris lors de mon arrivée. Les gens étaient pressés, vraiment pressés et le bruit était omniprésent. Jamais il n’y avait de temps mort, de silence, et je regrettais souvent la grande bibliothèque du domaine Arion. Le quartier Naeviar était l’incarnation parfaite de ce va-et-vient incessant, surtout après que le soleil se soit couché. Le seul lieu où l’on pouvait trouver un semblant de calme était la forêt, tant que des combats entre les clans n’y éclataient pas.

J’attendais qu’il me réponde, en espérant secrètement qu’il m’envoie me faire voir tout simplement et que je n’ai plus rien à expliquer : Ce serait tellement plus facile. Je lui demandais, d’un signe de la tête, de m’indiquer le chemin à suivre. Je connaissais encore très mal la ville, et ne savais pas s’il me mènerait chez lui ou tout simplement dans un établissement calme des environs. C’était désormais une véritable pluie qui s’abattait sur Quederla. Je détestais le froid et y était particulièrement sensible, à cause de mon élément. J’eus un frisson glacé.


Dernière édition par Suzaku Arion le Dim 4 Nov - 21:23, édité 1 fois
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Nashoba DreidenMessages : 507
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MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Dim 4 Nov - 14:27

  • Nashoba
  • Suzaku
Le moment est venu
- On se connait ?

- Pas vraiment.

Ah ? Bon. D'accord. J'étais donc suivie par quelqu'un de totalement inconnu au bataillon et qui n'avait pas l'air de vouloir me faire du mal vu qu'il n'était pas encore en train de me sauter à la gorge... Après, Nemeroff me reprochait souvent de ne pas assez me méfier des gens. Peut-être qu'il était en train de préparer le terrain ou de m'occuper pendant que ses copains arrivaient ? Je me faisais trop d'idées. Mais en même temps, cette situation était bizarre, non ? Si c'était bien lui qui me suivait depuis plusieurs soirs, il devait bien y avoir une raison, non ? On ne suivait pas les gens comme ça, enfin je crois. A moins d'être un psychopathe.

- Je suis un vieil ami de ta famille.


- Ah... Euh...

Je n'étais pas très loquace pour le coup car j'avais l'esprit complètement embrouillé. On ne se connaissait pas mais il était un vieil ami de la famille ? Est-ce qu'il était un ami de mes parents, un genre d'oncle spirituel ? Si c'est le cas, son visage devrait me dire quelque chose, non ? Et puis, pourquoi me suivre ? Pourquoi ne pas simplement demander à mes parents un rendez-vous ou venir me voir directement à la boîte de nuit voire chez moi ? Non, j'avoue, j'étais complètement perdu et je ne savais pas quoi dire ni même comment réagir dans cette situation... Je ne savais même pas si je devais avoir peur ou pas ? J'avais un mauvais pressentiment, certes est-ce que je devais écouter mon instinct ? Car si c'était le cas, il me disait de prendre mes jambes à mon cou et de partir très loin.

- J’ai beaucoup de choses à raconter si tu veux bien m’accorder un peu de temps, et tu auras sûrement beaucoup de questions à me poser. Mais tout d’abord on devrait trouver un endroit pour s’abriter au chaud. Un lieu tranquille si tu veux bien, même si j’ai conscience que c’est dur à trouver le soir dans le quartier Naeviar.


Cette conversation était de plus en plus bizarre. Vraiment. Je n'avais pas réellement de questions à lui poser, à part peut-être pourquoi il était aussi étrange ? Mais je pouvais la poser maintenant. Cependant, j'étais quand même piqué par la curiosité et il avait l'air d'avoir beaucoup de choses à me dire ; surtout que pour m'avoir suivit pendant plusieurs soirs... Peut-être sur ça aussi j'aurais des questions. Dans tous les cas, nous n'allions pas rester sous la pluie naissante... Déjà que l'hiver approchait et je ne tenais à attraper un rhume et je pense que lui non plus ne voulait pas se retrouver avec la grippe et être coincé dans le lit pendant plusieurs jours. Le soucis, c'est qu'il fallait trouver des endroits ouverts à cette heure-là dans ce quartier... La plupart des commerces fermaient et en regardant ma montre, je crois que le bar The Gem n'allait pas tarder non plus.

- Suivez-moi.


Autant tester le bar. Avec le chance et si on jouait la carte de consommation, ils accepteraient peut-être de laisser le bar ouvert plus longtemps pour nous ? J'accélère le pas et accorde peu d'importance pour le moment à mon interlocuteur ; parler sous la pluie n'était pas agréable et je pense qu'il attendait comme moi d'être dans un coin au chaud pour discuter tranquillement. Arrivés devant l'établissement, le barman nous annonce qu'il ferme les portes dans une demie-heure et je lui réponds que ça devrait nous suffire ; enfin, peut-être pas ? Au pire, nous irons chez moi pour terminer cette conversation. Nous nous asseyons dans un coin du bar, éloignés du bar... L'avantage maintenant, c'est qu'il n'y avait pas grand monde à part le barman qui était occupé à nettoyer ses verres et qui nous surveillaient du coin de l’œil. Normalement, on ne devrait pas être trop dérangés dans notre conversation.

- Alors vous êtes un vieil ami de la famille... Mais euh... Vous êtes un ami de mes parents ? De mon oncle ? J'avoue ne vous avoir jamais vu...


Même dans la lumière, son visage ne me disait vraiment rien. Peut-être qu'il était venu lorsque j'étais tout bébé ? Auquel cas, c'était sûr que je n'allais pas me rappeler de lui. Mais d'ailleurs, je n'étais pas sûr qu'il m'ait dit son nom ?

- Au fait, vous vous appelez comment ?  




~ Je parle en darkviolet et signe en *italique* ~

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Suzaku ArionCitoyenMessages : 14
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MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Dim 4 Nov - 21:58

Le moment est venu



Comme je le redoutais, il me conduisit jusqu’à un bar, le The Gem. Heureusement, l’atmosphère y était plutôt calme, puisqu’il s’apprêtait à fermer. Nous ne disposions que d’une demi-heure. C’était bien peu pour ce que je devais lui dire. Néanmoins, il était agréable de se mettre à l’abri du froid quelques instants. Je frottais mes mains engourdies alors que peu à peu la douce chaleur du bar m’enveloppait.

- Alors vous êtes un vieil ami de la famille... Mais euh... Vous êtes un ami de mes parents ? De mon oncle ? J'avoue ne vous avoir jamais vu...

-On ne s’est jamais rencontrés, et je ne connais pas tes parents non plus. Ni tes grands-parents d’ailleurs. Non, ça date de bien avant tout cela.

Je demandais un whisky au barman avant de poursuivre.

- Au fait, vous vous appelez comment ?


-Tu peux m’appeler Zac.


J’avais abandonné le nom de Suzaku Arion, ce personnage était connu des quederliens les mieux renseignés et l’image qui avait traversé les siècles n’était pas celle que j’aurais voulu laisser. Ainsi, j’apparaissait comme un tueur sanguinaire au service d’Eisuke. Mon nom n’apportait que du malheur. Je fis tournoyer mon verre entre mes mains, l’air pensif, avant de me lancer, fatigué de tourner autour du pot :

-Tu vas certainement penser que je suis fou. Je ne te demande donc pas de me croire, seulement de m’écouter jusqu’à la fin. Je suis né le 2 novembre 1485.


Je levais une main pour l’empêcher de m’interrompre et continuait à lui expliquer :

-J’ai connu Eisuke, Daichi, et même Tarô, avant que la guerre n’éclate. Je viens du passé. Oui, je sais, c’est impossible à croire. Et pourtant me voilà, par un miracle lié à la magie du… du temps.

J’hésitait sur certains mots. J’avais beau être ici depuis un moment, certaines subtilités de la langue m’étaient encore difficile et j’oubliais parfois comment m’exprimer.

-Je pense qu’un exemple sera plus efficace que n’importe quel discours. Connais-tu des détails de la vie de ton ancêtre ? J’imagine que oui. C’est devenu une des icônes principales de la cité. Demande-moi ce que tu veux à propos de lui, je saurais y répondre, je l’ai mieux connu que quiconque.

Et c’était vrai, j’avais été son bras droit des années durant. Je ne dirigeais aucun homme, ne donnais pas d’ordre. Personne ne me considérait comme son supérieur. Et pourtant, j’étais celui qui l’avais le mieux compris. J’étais toujours à ses côtés, sauf lorsqu’il m’envoyait en mission.

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Nashoba DreidenMessages : 507
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MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Lun 5 Nov - 13:51

  • Nashoba
  • Suzaku
Le moment est venu
- Alors vous êtes un vieil ami de la famille... Mais euh... Vous êtes un ami de mes parents ? De mon oncle ? J'avoue ne vous avoir jamais vu...

- On ne s’est jamais rencontrés, et je ne connais pas tes parents non plus. Ni tes grands-parents d’ailleurs. Non, ça date de bien avant tout cela.

Bien avant mes grands-parents ? Mais il avait quel âge ? Il avait l'air jeune pourtant. Plus vieux que moi, certes... Je lui donnais un bon début de trentaine. Enfin, il était dans un âge raisonnable ; même trop jeune pour connaître pour mes parents ou mon oncle. Mais pourquoi ne pas tenter ? Mais apparemment, il ne connaissait aucun d'entre nous. Et j'avais du mal à saisir ce qu'il voulait dire par "ça date bien avant tout cela"... Peut-être que d'obtenir un nom m'aidera à me faire une idée de qui il pourrait être ? Pourtant, je n'étais pas plus avancé... Je ne connaissais pas plus de Zac dans mon entourage. Toute cette histoire était vraiment étrange et je ne savais plus où donner de la tête... Bien écoutons, ce qu'il avait à me dire.

- Tu vas certainement penser que je suis fou. Je ne te demande donc pas de me croire, seulement de m’écouter jusqu’à la fin. Je suis né le 2 novembre 1485.

J'allais pour ouvrir la bouche et annoncer qu'une chose pareille n'était pas possible mais il avait aussitôt levé la main pour m'empêcher de l'interrompre. Il y avait quand même de quoi réagir ! Le 2 novembre 1485 ? Ce n'était pas possible. Il serait déjà mort à l'heure qu'il est. Personne ne vit aussi longtemps ! Même avec l'élément du temps, je ne crois pas que ce soit quelque chose de faisable. Si ? Non. Si c'était le cas, on aurait plus de personne venant de cette époque. Secouant la tête, je pense qu'il s'agit seulement d'un détraqué, une personne de ces personnes qui pensent vivre dans l'ancien temps... Avec la fissure et toutes les découvertes, ça a du faire sombrer des gens dans la folie alors pourquoi pas un de plus ?

- J’ai connu Eisuke, Daichi, et même Tarô, avant que la guerre n’éclate. Je viens du passé. Oui, je sais, c’est impossible à croire. Et pourtant me voilà, par un miracle lié à la magie du… du temps.

Qu'est-ce qu'il était en train de m'expliquer là ? Il avait fait un voyage temporelle ? Jusqu'ici ? Il avait connu mes ancêtres, peut-être personnellement et maintenant il était ici ? Je remarquais qu'il avait quelques difficultés avec notre langue, je l'avais vu depuis le début mais j'avais plutôt mis ça sur le compte d'un étranger... Mais un étranger d'un autre pays ! Pas d'un autre temps. Ce qui voudrait dire qu'il parlait couramment l'ancien Quederlien ? Rare étaient les personnes qui parlaient cette langue de nos jours. Je savais la reconnaître et la traduire un peu... Mais je ne pourrais jamais tenir une conversation toute entière en ancien Quederlien.

- Je pense qu’un exemple sera plus efficace que n’importe quel discours. Connais-tu des détails de la vie de ton ancêtre ? J’imagine que oui. C’est devenu une des icônes principales de la cité. Demande-moi ce que tu veux à propos de lui, je saurais y répondre, je l’ai mieux connu que quiconque.

- C'est dingue...

C'est tout ce que j'arrivais à dire pour le moment. Des exemples, il fallait que j'en trouve ! Et des peu communs, tiens ! La vie de mon ancêtre et celle de son frère était tracé dans le livre d'Histoire, presque tout le monde connaissait qu'il était presque impossible d'avoir des anecdotes personnelles sur ma propre famille. Et puis, si c'était le cas... Peut-être qu'il était une personne réellement bien renseigner ? Ce genre de fou qui poussaient les délires vraiment loin, qui traquaient les gens pour apprendre des choses, qui se documentaient, qui savaient quoi dire. Mais je savais quoi demander... J'avais une idée. Si il avait réellement connu Eisuke et toute sa clique, il avait aussi connu Mavis...

- Comment était Mavis ?

Je sais qu'il y a des descriptions de la femme de Eisuke dans les livres d'Histoire, qu'elle était un peu effacée mais là pour l'aider... Elle était décrite comme une femme forte et une bonne mère pour les enfants. Mais je connais personnellement Mavis. C'est une femme forte avec un caractère d'enfant, qui peut se mettre à bouder lorsqu'on ne va pas dans son sens et elle me disait faire la même chose lorsque Eisuke n'en faisait qu'à sa tête... Si les livres d'Histoire ne le disent pas, moi elle me racontait qu'elle lui tenait tête car elle savait qu'il ne lui ferait jamais de mal. Elle avait ce caractère fort mais était aussi une mère poule avec tout le monde... A vouloir donner plus que recevoir, protéger plus que être protégée et surtout, trouver des solutions entre Daichi et son mari, elle l'avait toujours espéré. C'était ça la vraie Mavis.

J'attendais une description qui ressemblait trait pour trait à la Mavis fantomatique qui me rendait visite le soir, celle qui prenait soin de moi car je ressemblais à son mari mais aussi parce que j'étais son descendant... Ce côté mère poule, elle l'avait avec tous les Elementis. Elle voulait le bien de tout le monde et elle avait sacrifié beaucoup pour que la plupart des gens soient heureux ; malheureusement, je sais qu'on ne lui rendait pas beaucoup... Moi aujourd'hui encore. Au fond, je me fichais bien de savoir comment était mon ancêtre... Je sentais la porte ouverte à toutes les arnaques et autres délires. Je n'avais plus rien à vendre, plus rien à donner concernant ma famille... Mais Mavis, je sais qu'elle était souvent écartée de l'Histoire et qu'on ne la connaissait pas bien aussi bien que moi. Si il venait réellement de cette époque... Alors il avait certainement connu Mavis.  



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Suzaku ArionCitoyenMessages : 14
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MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Jeu 8 Nov - 20:34

 
Le moment est venu



Elle avait été la femme d’Eisuke. Tout d’abord elle m’avait détesté, mon apparition dans sa vie rimait souvent avec le départ en bataille de son mari. Puis, lorsqu’elle avait compris quel était mon rôle par le biais d’Arya avec qui elle s’était liée d’amitié, elle avait exigé auprès d’Eisuke que je sois relevé de mes fonctions et que je sois récompensé pour mes nombreux services. J’avais refusé bien évidemment. Puis, lorsqu’elle comprit que seule la mort m’empêcherait de continuer à servir mon Roi, elle prit à mon égard une attitude presque maternelle. Malgré son affection pour moi, je ne lui rendais que rarement. Il me semble que j’étais un homme taciturne en ce temps-là, et je ne souhaitais pas voir la Reine liée à mon univers de chaos et de destruction. Au fil des ans, nous avons eu de nombreuses occasions de parler et nous finirent par nous lier d’amitié. Cette question n’était pas celle que j’attendais, mais je pouvais sans aucun doute décrire cette femme extraordinaire qui avait marqué ma vie.

*****

Mavis… La simple évocation de ce nom me replongeait tout entier dans une multitude de souvenirs obscurcis par ma mémoire défaillante :

Eisuke m’avait demandé de veiller sur la Reine alors qu’il quittait le château pour se rendre en ville. Depuis qu’ils s’étaient mariés, elle était devenue une cible de choix pour les ennemis les plus dénués d’honneur. Je me rappelais quelle angoisse m’avait étreint lorsque j’avais pris conscience qu’elle n’était plus dans ses appartements. Avec une certitude quasi visionnaire, je sus que Mavis avait suivi Eisuke au bourg. A pied ? Sans personne pour l’accompagner ? Par ce temps de chien ? Je sortis un étalon de son box avec empressement. Je n’osai pas perdre de temps à retourner chez moi prendre des vêtements plus chauds. Aussi, j’empruntai le manteau d’un des maîtres d’écurie, l’enfilai par-dessus le mien et tirai l’animal renâclant hors des bâtiments, dans le vent et la neige.

Je m’arrêtai à la porte du château et interrogeai sèchement les gardes. Oui, une femme à pied était passée ce matin. Plusieurs même, car le métier de certaines les obligeait à ce trajet, qu’il pleuve ou qu’il vente. La reine ? Les hommes échangèrent des regards et ne répondirent pas. Peut-être, suggérai-je, avaient-ils remarqué une femme vêtue d’un épais manteau blanc ? Avec un capuchon bordé de fourrure blanche ? Un jeune garde acquiesça. Des broderies sur le manteau, blanche et violettes aux ourlets ? A nouveau, ils échangèrent des regards, l’air mal à l’aise. En effet, une femme qui ressemblait à cette description était passée. Ils ne savaient pas qui c’était, mais maintenant que je leur parlais de ces vêtements, ils auraient dû reconnaître…

Sans hausser le ton et d’une voix glaciale, je les traitai de lourdauds et de crétins. Des inconnus franchissaient nos portes sans se faire arrêter ? Ils avaient vu de la fourrure blanche et des broderies violettes et ils n’avaient pas imaginé que ce pouvait être la Reine ? Et personne n’avait jugé utile de l’accompagner ? Personne pour la protéger ? Belle forteresse que celle du clan élémentis où la Reine n’avait même pas un soldat pour l’escorter lorsqu’elle descendait à pied en ville au milieu d’une tempête de neige ! Je talonnai mon cheval et laissai les gardes se rejeter la faute les uns sur les autres.

Ce fut un trajet épouvantable. Le vent, d’humeur capricieuse, changeait de direction dès que j’avais trouvé un moyen de le bloquer avec mon manteau. Non seulement la neige tombait du ciel, mais en outre les rafales soulevaient les cristaux gelés du sol et les enfournaient sous mon manteau à la moindre occasion. Mécontente, ma monture n’en avançaient pas moins dans la neige toujours plus épaisse. Sous la masse blanche, la route inégale était recouverte d’une couche de glace traîtresse. Le cheval, résigné à mon entêtement, avançait lourdement, la tête basse. Je battais des paupières pour les débarrasser des flocons qui s’y accrochaient et m’efforçais de faire accélérer ma monture. Je ne cessais de voir la Reine tombée par terre, prostrée, et la neige qui l’ensevelissait peu à peu. Ridicule me répétais-je fermement. Ridicule !

Ce n’est qu’aux abords de la ville que je la rattrapai. Je l’aurais reconnue de dos même sans son manteau de fourrure blanche : avec une superbe indifférence, elle avançait à grands pas dans les tourbillons de neige, sa peau blanche aussi résistante au froid que la mienne y était sensible.

-Reine Mavis ! Ma dame ! Je vous en prie, attendez-moi !

Elle se retourna et, à ma vue, sourit et s’arrêta. Arrivé à sa hauteur, je glissai à bas du dos de mon cheval. Je me rendis soudain compte de l’inquiétude qui m’avait taraudé tout le long du chemin au soulagement qui m’envahit à la voir indemne.

-Que faites-vous ici, toute seule, par cette tempête ? fis d’un ton sec.

Puis, avec retard, j’ajoutai :

-Ma dame.

Elle regarda autour d’elle comme si elle prenait seulement conscience de la neige qui tombait et du vent qui soufflait en rafales, puis elle eut un sourire triste. Elle n’était pas le moins du monde frigorifié ni mal à l’aise. Au contraire, la marche lui avait rosi les joues et la fourrure blanche qui encadrait son visage faisait ressortir la blondeur de ses cheveux et l’azur de ses yeux. Elle me paraissait plus pleine de vie que je ne l’avais vue depuis des jours. Aujourd’hui, au milieu de ce paysage blanc, c’était seulement une jeune fille joyeuse qui s’était échappée du château et de sa fonction pour faire une promenade dans le vent froid.

-Je vais retrouver mon époux.

-Seule ? Sait-il que vous arrivez, et ainsi, à pied ?

Elle eut l’air surprise. Puis son menton se raffermit et elle redressa la tête, exactement comme mon cheval.

-N’est-ce pas mon époux ? Dois-je prendre rendez-vous pour le voir ? Et pourquoi n’irais-je pas seule et à pied ? Me croyez-vous donc incompétente au point de me perdre sur la route de Quederla ?

Elle se remit à marcher et je fus bien forcé de rester à sa hauteur. Je tirais derrière moi ma monture qui manquait d’enthousiasme.

-Reine Mavis… fis-je, mais elle m’interrompit.

-J’en ai assez.

Elle s’arrêta brusquement et se tourna vers moi.

-Je veux avoir une volonté propre et me sentir vivante. Si je souhaite aller voir mon époux travailler, j’irai. Je sais fort bien qu’aucune de mes dames de compagnie n’aurait envie de sortir par ce temps, à pied ou autrement. Je suis donc seule. Mon cheval a été blessé hier et, quoi qu’il en soit, l’état de la route n’est pas recommandé pour un animal. Je suis donc sans monture. Tout cela est d’une logique sans faille. Pourquoi m’avoir suivie et pourquoi m’interroger ainsi Suzaku ?

Elle avait choisi de parler brutalement, je décidai donc d’en faire autant. Néanmoins je pris le temps d’une inspiration pour enrober ma réponse d’une certaine courtoisie :

-Ma dame Reine, je vous ai suivie pour m’assurer que vous alliez bien. Ici, où seul le cheval nous écoute, je puis vous parler franchement. Avez-vous si vite oublié que votre pacifisme n’est pas bien vu par tous les élémentis ? Sans compter les domae qui voient en vous une cible de choix. Pensez-vous qu’ils hésiteraient à comploter ici ? Je ne pense pas. Pensez-vous qu’il s’agissait d’un accident lorsque vous vous êtes perdue dans les bois, il y a deux nuits ? Pas moi. Vous actes ne plaisent pas à tous, soyez-en consciente, je vous en prie. Ce que vous faites pour la paix, certains y voient un stratagème de votre part pour vous accaparer le pouvoir. Vous devez bien vous en douter ! Pourquoi, dans ce cas, vous exposez ainsi comme une cible, ici où une flèche ou un poignard peuvent vous atteindre sans difficulté et sans témoin ?

-Je ne suis pas une cible si facile à toucher que cela, répliqua-t-elle d’un air de défi. Il faudrait un archer hors-pair pour faire voler droit une flèche dans de telles rafales de vent.


Elle se détourna et repartit à grands pas. Je la suivis sans me laisser décourager :

-Et à quoi cela vous mènerait-il ? Le château serait aussitôt sens dessus dessous et Eisuke châtierait ses gardes pour vous avoir laissée vous exposer au danger. Quelles seraient les conséquences pour les élémentis si, en ce moment, j’étais en train d’extirper votre cadavre de la neige ?

Je repris mon souffle et ajoutais :

-Ma reine.


Elle ralentit le pas mais garda le menton dressé en me demandant à mi-voix :

-Quelles seront les conséquences pour moi si je me morfonds jour après jour au château, jusqu’à devenir molle et aveugle comme une larve ? Suzaku Arion, je ne suis pas un pion qui attend sur sa case qu’un joueur le déplace. Je désire voir Eisuke.


-Ma Reine, il ne lui plaira pas de vous voir arriver ainsi.

Elle soupira et parut rapetisser dans son manteau. Sans me regarder, elle me demanda d’un ton adouci :

-N’avez-vous jamais eu envie de passer votre temps en compagnie de quelqu’un, Suzaku, que l’on veuille ou non de vous ? Ne pouvez-vous pas comprendre combien je me sens seule… ?

Si.

-Etre la Reine, cela, je sais le faire… Mais il est une autre partie de moi-même… Je suis l’épouse de mon mari. A cela aussi je suis engagé, et ce m’est davantage un plaisir qu’un devoir. Mais il vient rarement me voir et, même alors, il parle peu et s’en repart vite.

Elle reporta son regard sur moi. Des larmes brillèrent soudain sur ses cils. Elle les essuya brusquement. Je ne haussais pas la voix malgré le vent :

-Nous sommes en guerre ma dame. Lui, plus que tous les autres. Vous pouvez l’aider de bien des manières, que vous n’imaginez peut-être même pas. Mais pour l’instant, je vous en prie ma dame, rentrez au château avec moi.

Sans répondre, elle releva sa capuche sur sa tête et la resserra au point de se dissimuler presque entièrement le visage. Le retour se fit en silence.

*****


Je répondis tout simplement à Nashoba, un sourire au coin des lèvres :

-Elle était… Une Reine telle qu’on n’en avait jamais eu. Attentive à chacun d’entre nous, même aux plus humbles serviteurs. Il lui arrivait de se comporter de façon infantile, certainement parce que ses devoirs à la cour l’épuisaient. Rien n’aurait pu la séparer d’Eisuke. Enfin, et je pense que c’est son trait de caractère le plus fort, elle était si têtue que seuls peu d’entre nous étaient capables de la raisonner lorsqu’elle avait pris sa décision.


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Nashoba DreidenMessages : 507
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MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Ven 9 Nov - 10:20

  • Nashoba
  • Suzaku
Le moment est venu
Cette histoire était complètement folle ! Je ne sais pas si je dois pouvoir le croire et donc enrichir ma connaissance concernant l'ancien ou si c'est un fou ou un charlatan qui a décidé de se payer ma tête. C'est quand même quelque chose de complètement... absurde ! Comment une personne de l'époque de Eisuke puisse être encore en vie ? Bon, il m'a donné un début d'explication mais je trouve cette histoire complètement aberrant. Pourtant, une partie au fond de moi aurait bien envie d'y croire et de me dire que ce serait possible ; au vu de tout ce qu'il se passe à Quederla... Pourquoi pas ça ? Mais en même temps, j'ai l'impression qu'en y croyant, je vais y être pris pour un imbécile !

J'avais décidé d'axer ma question sur Mavis. Je la connaissais personnellement puisqu'elle m’apparaissait quelques fois sous forme spectrale et que les textes ne se sont pas vraiment attardés sur la femme de Eisuke... Je me disais que c'était une bonne question pour savoir si j'avais à faire ou non à un charlatan. J'aurais également voulu que Mavis apparaisse là tout de suite ; juste pour me dire que en effet, elle connaissait bien cet homme, qu'il était bien de son époque. Ou au contraire, que je ferais mieux de me méfier car elle n'avait jamais entendu parler de lui... Je ne sais pas si elle voit notre échange mais si c'est le cas, j'aurais réellement besoin d'un coup de main. Une toute petite apparition, juste pour être sûr que je peux lui donner une partie de ma confiance.

A peine ma question posée, je vois mon interlocuteur perdu dans ses pensées comme si il était en train de se remémorer des souvenirs très anciens... En tout cas, si tout ceci est une mise en scène, c'est très réaliste et ça me donnerait presque envie d'y croire. Pourquoi d'ailleurs ? Est-ce que j'apprendrais de nouvelles choses sur mon ancêtre et sur ses frères ? Peut-être qu'il pourrait nous éclairer sur leur relation et les parties un peu floues de l'Histoire. Ou peut-être que je ferais mieux de me contenter de ce que je sais déjà et ne pas chercher plus... Des fois, ça a dû bon de ne pas en apprendre plus sur son ancêtre. Surtout Eisuke. Je ne suis pas certain de vouloir apprendre ses exploits de guerre et toutes les personnes qu'il a pu tuer.

- Elle était… Une Reine telle qu’on n’en avait jamais eu. Attentive à chacun d’entre nous, même aux plus humbles serviteurs. Il lui arrivait de se comporter de façon infantile, certainement parce que ses devoirs à la cour l’épuisaient. Rien n’aurait pu la séparer d’Eisuke. Enfin, et je pense que c’est son trait de caractère le plus fort, elle était si têtue que seuls peu d’entre nous étaient capables de la raisonner lorsqu’elle avait pris sa décision.

Ok. Là c'était flippant. Soit il avait connu personnellement Mavis, la femme de Eisuke dans les moments de sa vie les plus banales... Donc même quand elle se prenait la tête avec Eisuke. Soit, il était un parfait psychopathe qui savait parfaitement de tout de ma famille même les moindres petits détails... Je pensais que ma question allait m'aider à me décider sur son sort mais au final, j'ai l'esprit encore plus embrouillé au début. Au bon dieu ! J'aurais préféré qu'il me réponde "Qui est Mavis ?" pour que je le prenne au piège et que je lui dise de rentrer chez lui... Mais là, j'ai l'impression que le poids du monde vient de me tomber dessus et je me suis... vidé. Et pas à cause de l'heure, parce que j'ai trop de choses à penser.

- Je... Je ne sais pas quoi penser de tout ça en fait. C'est... bizarre cette histoire. Je n'ai jamais entendu parler de voyage temporel ou de personne venant du passé, c'est vraiment insensé !

Je préfère être franc et lui dire que j'ai encore du mal à le croire. Même si c'est clair qu'il part avec de bons arguments, j'ai l'impression que c'est une très mauvaise blague, trop bien ficelée et que si j'accepte, on va finir par se foutre de ma gueule. Je me sens tout petit, revenir au Lycée quand on me faisait croire des choses idiotes et débiles et quand je commençais à y croire... BAM ! C'était le meilleur moment pour se foutre de moi et dire que je n'étais qu'un idiot qui croyait tout et n'importe quoi.

- En partant du principe que tout est vrai... Vous êtes arrivé depuis combien de temps ? Vous devez parler l'ancien Quederlien également, non ? Je vous ai entendu buter sur certains mots, c'est à cause de ça ? Et... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Comment vous avez pu vous retrouver à notre époque ? Et si vous étiez si proche de mon ancêtre, c'est que vous êtes un Elementis ?


Je pose beaucoup de questions, c'est vrai... Peut-être trop et je dois sûrement le perdre



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Suzaku ArionCitoyenMessages : 14
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MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Mer 14 Nov - 19:52

Le moment est venu



- Je... Je ne sais pas quoi penser de tout ça en fait. C'est... bizarre cette histoire. Je n'ai jamais entendu parler de voyage temporel ou de personne venant du passé, c'est vraiment insensé !

Il ne me croyait pas. Je me sentis à la fois soulagé et un peu vexé. J’étais heureux de voir qu’il n’accordait pas sa confiance ainsi à n’importe quel inconnu. Je ne pouvais de tout façon pas exiger de lui qu’il me croit dès aujourd’hui. Il ne pourrait de toute façon pas nier la réalité bien longtemps.

-Et bien… Je… Je n’en sais pas vraiment plus sur ce sujet. Je ne me suis jamais penché sur le pourquoi et le comment de cette magie. Mais il se trouve qu’elle est capable de tels exploits puisque je suis ici maintenant.

- En partant du principe que tout est vrai... Vous êtes arrivé depuis combien de temps ? Vous devez parler l'ancien Quederlien également, non ? Je vous ai entendu buter sur certains mots, c'est à cause de ça ? Et... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Comment vous avez pu vous retrouver à notre époque ? Et si vous étiez si proche de mon ancêtre, c'est que vous êtes un Elementis ?

-Houlà, beaucoup de questions en même temps, laisse-moi le temps de comprendre ce que tu dis. Je suis ici depuis à peu près un an il me semble. Et oui, je parle l’ancien Quederlien.

Et pour lui prouver que je disais vrai, je me mis immédiatement à m’exprimer dans ma langue maternelle, en utilisant les vieilles coutumes qui n’étaient plus de mise aujourd’hui :

-Puisse les esprits toujours veiller sur toi Nashoba Dreiden, et l’honneur guider tes pas. C’est par cette formule que l’on se saluait en ce temps-là. Tu comprends ce que je dis ? Ah… Ma langue ne m’apparait si douce que maintenant que je ne puis plus la parler avec quiconque. Ne te vexe pas, mais je trouve vos mots bien tranchants et difficiles à prononcer. Es-tu convaincu de ma maîtrise du langage ?

Lorsqu’il me demanda par quel miracle cela m’était-il arrivé, j’hésitais un instant avant de répondre, dans sa langue pour ne pas l’embrouiller davantage. Je pris une longue inspiration, resassant des souvenirs qui m’étaient douloureux, malgré mon amnésie.

-Eisuke m’avait envoyé en mission. Ce n’était pas le genre de choses que je faisais d’habitude. Il me semble que je devais espionner… Non, voler quelque chose… Enfin, il a fallu que je m’infiltre dans la demeure d’un seigneur Domae à l’aide de mon partenaire. Tout ne s’est pas déroulé comme prévu et pour me permettre d’informer Eisuke sur ce que nous étions venu chercher, elle a décidé de m’envoyer dans le futur. En effet, s’il ne nous voyait pas revenir, notre Roi devait mener l’assaut sur ce domaine. Je devais donc le retrouver quelques jours plus tard, assurant ma survie. Malheureusement, une personne devait enclencher le sortilège et ne pas en subir les effets. Je ne maîtrisais pas la magie du temps, ma partenaire a…

Je marquais une pause et passais discrètement un doigt sous mon œil pour y empêcher une larme de couler.

-… Elle s’est sacrifiée pour me sauver. Je suis désolé, tu dois me croire trop sensible. Mais on raconte beaucoup de choses sur les âmes dévorées par la magie, tourmentées pour l’éternité. C’est ce qu’il lui est arrivé. L’artéfact utilisé était trop puissant pour elle, et personne ne pouvait y survivre. Je l’ai vu disparaître sous mes yeux avant d’être propulsé des siècles plus tard, ici et maintenant.

Je repris mon souffle qui s’était accéléré et répondit enfin à la dernière de ses questions :

-Je suis un élémentis.


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Nashoba DreidenMessages : 507
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MessageSujet: Re: Le moment est venu [PV Nash]   Lun 19 Nov - 11:45

  • Nashoba
  • Suzaku
Le moment est venu
J'étais quand même méfiant sur toute cette histoire voire peut-être un peu trop... Mais si il y avait d'autres gens comme lui, pourquoi ne pas se manifester avant ? A moins qu'il ne soit réellement le seul ? Quelle étrange coïncidence quand même. Oh non, cette situation était réellement horrible et je ne savais pas quoi faire... Si je le croyais, j'avais l'impression d'être le pire des imbéciles et qu'on allait se moquer de moi pire encore dû à ma famille -vu que l'on semble attacher beaucoup d'importance à cela- et si je restais trop méfiant, j'allais finir par être vexant... Je soupirais. Je ne savais pas quoi choisir, j'avais l'impression qu'il n'y avait aucune bonne solution.

- Houlà, beaucoup de questions en même temps, laisse-moi le temps de comprendre ce que tu dis. Je suis ici depuis à peu près un an il me semble. Et oui, je parle l’ancien Quederlien.

Déjà, ça pourrait me convaincre un peu plus ! Je sais que très peu de personnes parlent, écrivent et comprennent le Quederlien. C'est une langue morte qui n'intéressent plus grand monde et il n'y avait pas vraiment de cours, bon forcément le collège proposait un peu les bases mais ce n'était pas ça qui allait permettre de parler couramment ! Je suis très loin d'être un expert dans cette langue et je ne pourrais tenir une conversation dans cette langue mais je saurais identifier des mots et je saurais comprendre le sens de la phrase, repérer le plus important... Bref, je ne me ferais pas avoir par un pseudo langage ou du charabia.

-... les esprits toujours veiller sur toi Nashoba Dreiden, et ... guider tes pas. C’est par cette formule ... se saluait... Tu comprends ce que je dis ? ... Ma langue ... maintenant que ... parler avec ... Ne te ... pas, mais je trouve ... bien tranchants et ... à prononcer. Es-tu ... de ma maîtrise du langage.

Bon... Je n'avais pas forcément tout capté ni tout compris mais je pense avoir saisi l'idée et puis je peux affirmer que c'est bien de l'ancien Quederlien, qu'il maîtrise bien... Très bien même. Il parle d'une aisance dans cette langue sans même chercher ses mots, c'est carrément être bilingue à ce niveau-là et je ne suis pas sûr que cela existe dans notre ville ; bon. De quoi me mettre le doute encore plus ! J'avais eu l'espoir de lui poser un piège mais au final, c'est moi qui me retrouve au pied du mur.

- Eisuke m’avait envoyé en mission. Ce n’était pas le genre de choses que je faisais d’habitude. Il me semble que je devais espionner… Non, voler quelque chose… Enfin, il a fallu que je m’infiltre dans la demeure d’un seigneur Domae à l’aide de mon partenaire. Tout ne s’est pas déroulé comme prévu et pour me permettre d’informer Eisuke sur ce que nous étions venu chercher, elle a décidé de m’envoyer dans le futur. En effet, s’il ne nous voyait pas revenir, notre Roi devait mener l’assaut sur ce domaine. Je devais donc le retrouver quelques jours plus tard, assurant ma survie. Malheureusement, une personne devait enclencher le sortilège et ne pas en subir les effets. Je ne maîtrisais pas la magie du temps, ma partenaire a…


Ce n'était pas qu'une simple partenaire de mission si j'en crois les émotions qui le traversent. Et au final, leurs missions n'étaient pas si différentes des nôtres, infiltration, vol, meurtre, espionnage ; on ne pouvait pas dire nous avions beaucoup évolué en 500 ans. Bon, maintenant nous avions l'Alliance qui était une belle preuve d'amitié entre Domae et Elementis mais il y avait des choses qui restaient même après des siècles ! Et franchement, ça en devenait même flippant tout ça. Un éternel recommencement et une évolution qui se veut très lente... Heureusement, nous évoluons quand même ! Sinon ce serait bien triste.

- … Elle s’est sacrifiée pour me sauver. Je suis désolé, tu dois me croire trop sensible. Mais on raconte beaucoup de choses sur les âmes dévorées par la magie, tourmentées pour l’éternité. C’est ce qu’il lui est arrivé. L’artéfact utilisé était trop puissant pour elle, et personne ne pouvait y survivre. Je l’ai vu disparaître sous mes yeux avant d’être propulsé des siècles plus tard, ici et maintenant.

- Mais aucune magie n'est assez puissante mais faire ça...

Enfin je crois ? J'ai cru lire et entendre parler que leur magie était puissante à leur époque, que les Domae pouvaient avoir plusieurs animaux et que les Elementis faisaient des choses beaucoup plus impressionnantes que nous... Mais ce n'était pas à ce point ! Et puis, c'était quoi cet artefact utilisé ? Est-ce qu'elle avait demandé de l'aide à d'autres Elementis de temps pour combiner son pouvoir ou quelqu'un de puissant ? La Sorcière peut-être ? Tout ceci se révèle finalement bien plus compliqué et j'avais vraiment envie de le croire mais au fond de moi, je restais quand même méfiant... J'avais l'impression de céder trop rapidement. J'avais besoin de me renseigner un peu plus sur son cas, il semblait être le seul répertorié en ville.

- Je suis un élémentis.

Du coup oui... Si il était aussi proche de mon ancêtre et qu'il exécutait des missions pour lui, il y avait des grandes chances qu'il soit Elementis plutôt que Domae. J'avais encore le droit de lui poser tout un tas de questions ou ce serait carrément déplacé après tout ce que je venais de lui faire subir ? Le pauvre ! Il avait le droit à un interrogatoire complet et des soupçons qui n'en finissaient jamais avec moi... Bon aller, je me lance !

- Vous êtes un Elementis de quoi ? Et votre marque, où est-elle ?

J'avais pris la mauvaise habitude de me repérer aux marques de nos éléments... C'est comme ça que je faisais la différence entre les vrais Elementis, ceux qui avaient obtenus leur élément par la cérémonie et ceux qui mentaient et qui avaient obtenus leur élément par contrat. Certes, certaines marques n'étaient pas facile à montrer ; la mienne étant sur la jambe, il serait compliqué de me dessaper en plein milieu de ce bar... Mais avec de la chance, elle est sur son bras ou son avant-bras, enfin un endroit facile pour me la montrer ?

- Pardonnez-moi... Je vous assomme encore de questions, ce n'est pas poli de ma part. Mais, juste une dernière... Pourquoi m'avoir suivit ces derniers temps ?



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