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 La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric}

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Aston S. Hammerman

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MessageSujet: La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric}   La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric} EmptyDim 11 Nov - 14:57



La vengeance est une plaie bénigne
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Le capitaine Hammerman entend des rumeurs inquiétantes à propos d’un tueur et de son ami Alaric. Bien décider à tirer les choses au clair, Aston allait s’engager dans une nouvelle enquête…


L’hiver s’installe progressivement sur la ville de Quederla, une ville où la criminalité donne du fil à retordre à la police. Le capitaine Hammerman sortait de chez lui, la neige tombant légèrement sur sa lourde veste beige qui le protégeais du froid. Soufflant dans ses mains pour les réchauffer, la buée de son expiration s’envolait alors qu’il portait ses mains dans ses poches. La journée lui semblait toujours si paisible le matin, loin du commissariat, mais le blondinet revenait toujours à la dure réalité quand il prenait le journal sur son trajet du travail. Certaines affaires passaient au journal quand les rapaces de la presses décidaient de s’en mêler et comme à chaque matin, Aston pensait tout haut "Abby…". Pour le capitaine ce genre d’informations révélés dans la presse inquiétait bien trop la population et les familles concernées et rendait son travail plus compliqué. En même temps, il y a peu de bonnes nouvelles dans cette ville pour que cela fasse la une des journaux.

Ce jour là, le capitaine entrait dans le commissariat et posait aux agents de garde la même question depuis quelques jours, « Vous n’auriez pas vu l’inspecteur Watson ? » et la réponse était toujours la même : « Non, Capitaine ». Depuis quelques jours son collègue et ami ne s’était pas présenter au travail et cela inquiétait le capitaine.

« Merde… Ça fait déjà trois jours et il a pas posé de congés. Venant de Al’ c’est pas normal, il est passé où ? Je suis passé chez lui hier et il n’y était pas… »

Alors que l’allemand se dirigeait vers son bureau pour se mettre un peu plus au chaud, un jeune policier lui apporta un dossier contenant quatre sous dossiers. Le jeune homme légèrement essoufflé expliqua à son supérieur que l’affaire lui avait été remise car les autres capitaines n’avait pas le temps pour se consacrer à gérer une nouvelle enquête et s’en alla après le signe de tête d’Aston. Ouvrant la porte de son bureau, le blond déposa le dossier à côté de la cafetière et se servi un café tout en ouvrant le dossier. Les premiers papiers attachés avec un trombone concernaient une femme, trente ans, son diagnostic vital était engagé à l’hôpital et elle présentait des signes de viol. Pareil pour deux autres femme, avec des symptômes en plus ou différents. Cependant, le dernier dossier sous trombone attira plus particulièrement l’attention du blondinet car les papiers concernaient Wilson, le scientifique qu’il connaissait maintenant assez bien pour les séances de psy et les fournitures en poison. Déjà que la nouvelle était chamboulante, mais un autre détail attirait l’attention d’Aston, un détail au début du rapport d’enquête : le nom de Watson.

Sans plus tarder, le capitaine s’équipa de sa ceinture à fléchette, un calepin et un stylo et se mis en marche direction l’hôpital dossier sous le bras. Cette affaire semblait suivre un schéma, mais Wilson constituait une tâche d’encre dans le tableau que dressait le criminel.

Une fois à l’établissement de santé, le capitaine interpella l’accueil en demandant la chambre de monsieur Higgsburry. Aussitôt il se dirigea vers l’endroit indiqué, un endroit où était regroupées toutes les victimes, avec un agent de police à chaque porte de chambre. Aston n’était pas au courant de ces mesures qui ne figuraient pas dans sa première lecture du rapport, peut-être avait-il zapper cette information. Montrant son insigne, le policier laissa la place à son supérieur, mais l’avertis qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur déjà. La pièce était légèrement éclairée par les rayons du soleil et un homme était au chevet de la victime.

▬ Salut Al’...  


Aucune réponse pendant les quelques secondes précédent sa salutation, alors le capitaine poursuivis.

▬ Je m’inquiète pour toi, pas de nouvelles, personne ne t’a vu… Je suis ton ami, ne l’oublis pas.  


Posant le dossier à côté du blond, Aston prit un peu de recul pour lui laisser le temps de digérer sa venu.

▬ Tu sait pourquoi je suis ici ?


Attendant une réponse, le blond observa son ami qui semblait dans un sale état. Il semblait avoir passer plus de temps ici que les visites ne le permettent. De plus, l’odeur de ses vêtements indiquait clairement qu’il n’était pas retourner chez lui pour prendre une douche depuis quelques temps. Sentant la réponse difficile, l’allemand s’approcha pour poser sa main sur l’épaule de son ami.



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MessageSujet: Re: La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric}   La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric} EmptySam 24 Nov - 14:35



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armis la respiration qui couvrait le silence de mort de la pièce, seul le bruit d’une page qu’on tourne donner une légère ambiance à cellec-i. Tout était terne, morose, rien n’était palpitant. La joie elle-même avait pris ses jambes à son cou. Des jours s’étaient écoulés et tu n’avais que cesse de venir ici. Comme si cette chambre était devenu un second lieu de résidence. Mais c’était sûrement le seul endroit où tu arrivais avoir le courage de te rendre, mais aussi parce que tu ne voulais pas le seul.
Wilson était toujours installé sur son lit, paisiblement en train de dormir. Rien n’avait évolué mais, mais rien n’avait empiré non plus. À l’extérieur on avait posté un homme des forces de l’ordre qui faisait sa ronde toutes les cinq heures. Il faisait partie de ses quelques cas retrouvés dans un état aussi dévastateur et qui demandait une étroite surveillance tant les victimes étaient toute liés. C’était une bonne chose, mais tu n’avais pas confiance. Peut-être parce que tu travaillais toi-même au sein de la police, peut-être parce que tu pouvais facilement imaginer le coupable revenir et finir ce qu’il avait commencé, et que de ce fait tu voulais être là en cas de besoin. Tu voulais être là quand quelque chose de louche se produirait. Cela faisait travailler ton cerveau à plein régime et tu n’avais pas trouver le sommeil depuis ce qui ressemblait à des lustres. Rentrer et prendre une douche devenait même une option. William passait pour t’apporter à manger, parce que manger ne te traversait pas l’esprit, mais cette dernière finissait à la poubelle tant le noeud à l’estomac t’empêcher d’avaler quoi que ce soit. Depuis combien de temps avais-tu cesser de manger ? Tu ne savais plus, tu n’en comptais même plus jours. À partir du moment où tu tenais encore sur tes jambes, tout allait pour le mieux.

Entre tes mains, tu avais le dossier de Wilson, cela faisait déjà la quatrième fois que tu le consultais comme si quelque chose d’important t’échapper. Mais quoi était-là question. Tu avais beau l’éplucher de long en large et en travers, rien ne ressortait. Il était banal tout au plus. À comparaison que sa liste d’ennemis devenait plus longue que la tienne. Il fallait compter une partie des Elementis qu’il avait trahis autrefois. Les habitants qu’il avait malencontreusement empoisonné il y a quelques années et très certainement des gens qui lui en voulaient un peu d’avoir était son cobaye. La liste était longue, trop longue pour effectuer un premier portrait. Mais ce n’était pas encore le moment de désespérer, tu allais le trouver et le lui faire payer. Tu te l’étais promis à la seconde à la seconde où tu avais posé ta signature sur cette enquête.

    Dans un soupir agacé et laissant mollement le dossier traîner sur la table de chevet, il fallait que tu réfléchisses différemment. Peut-être aurais-tu besoin de prendre un peu d’air de fumer une cigarette ? Étrangement, tu n’avais pas fumé depuis jeudi dernier. Et cette dernière ne te manquait même pas.
Alors que tu allais fermer les yeux cinq minutes, la porte s’ouvrir doucement. Elle laissa entrer ton capitaine et, l’idée même de te faire engueuler maintenant, ici, t’énervais déjà. Mais tu n’en dis rien. Tu le laissa parler. Evidemment qu’il était ton ami, tu ne l'oubliais pas, mais c’était bien trop tôt que de lui tomber dans les bras maintenant. Tu l’observa en silence, avec ce simple regard qui en disait long. Tes yeux formulant la phrase muette que tu ne prononça pas : « Certainement pas pour une visite de courtoisie. »

« Si tu viens pour me faire la morale, franchement… va la faire à un subalterne. J’ai pas le temps pour ses conneries. »

Et tu étais le plus polie du monde. Tu le devais. Parce que tu savais qu’à la seconde où tu commencerais à avoir des mots plus fort que ta pensée, tu atteindrais le point de non retour. Non pas par rapport à ton boulot, qui n’avait jamais envoyé paître son supérieur parce qu’il nous casse plus que les pieds ? Mais bien parce que tu étais au bord du gouffre. Restais là à observer ton ami dans cet état lamentable ne faisait qu’accentuer ta haine et la colère qui ne demandait qu’à sortir. Mais quitte à ce que tu la lâche, autant que ce soit sur le coupable qui méritait que tu lui offres un coup de poing et bien plus de surcroît.
Ton corps se tendit que la main du capitaine se posa sur ton épaule. Elle n’avait rien de méchante, elle était amicale et au fond tu savais parfaitement qu’elle était la pour te détendre. Cependant, tu en étais incapable. Tu n’y arrivais pas. Tu abandonne ton siège pour aller à la fenêtre, croisant les bras en observant l’extérieur. Au moins, ils avaient la gentillesse de lui offrir une chambre avec une vue pas trop dégueulasse. De quoi profiter le jour où il ouvrirait les yeux…

« Tu sais ce que dise les médecins, que s’il s’en sort sans séquelle cela relèverait d’un miracle. Mais ils sont loin d’avoir beaucoup d’espoir. »

Tu les entendais parler, ils pensaient que tu t’es endormi sur la chaise quand ils passaient voir son état, mais tu ne dormais pas. Tu ne faisais que fermer les yeux pour oublier ce cauchemar et tu les entendaient. Son état était stable, voilà qui était une bonne chose pour le moment. Malheureusement, il y avait rien d’autre qui entrait dans le positif. À ce rythme-là, il ne tiendrait même pas dix ans qu'avait dit le médecin.

« Il n’a pas mérité ça et tu le sais. Il ne se serait jamais volontairement mis en dangers pour en arriver là. Quand bien même il lui arrive d’être souvent tête en l’air, ce n’est jamais aussi dramatique. Je ne sais pas qui à fait ça, mais tu sais pertinemment qu’un truc pareille je ne le laisserais pas passer. »

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Aston S. Hammerman

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MessageSujet: Re: La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric}   La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric} EmptyMer 28 Nov - 15:40



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Le capitaine Hammerman entend des rumeurs inquiétantes à propos d’un tueur et de son ami Alaric. Bien décider à tirer les choses au clair, Aston allait s’engager dans une nouvelle enquête…


Le silence après tant de paroles, Aston n’eut droit qu’au silence pendant quelques minutes où il se fit observer. Avec le temps passé à travailler ensemble, le capitaine devinait aisément l’agacement et surtout son énervement quant à cette situation pour le moins délicate. Alors que son ami semblait vouloir repousser des paroles lui reprochant son attitude, le blondinet retint une pique amical concernant son statut de subalterne. Quand sa main se posa sur l’épaule d’Alaric, il sentit qu’il se tendait encore plus et il se leva pour regarder par la fenêtre.

Alaric se mit à faire part au blond derrière lui du pronostic vital engagé du petit scientifique allongé non loin. Le regard d’Aston se posa sur son collègue qui reposait dans un profond coma. Les paroles de son ami, expliquant le fait qu’il n’avait rien fait pour mériter cela, n’avait que peu de sens pour lui. En effet, dans la tête du capitaine, le crime peut atteindre tout le monde sans forcement avoir de raisons. Pour le blond, ce qui est arrivé à Wilson est terrible, mais il ne pouvait être autant énervé que son collège car ils n’avaient pas la même relation. Compatissant, en colère qu’on s’attaque à un collègue, mais pas au point de tomber en dépression. Calme, le capitaine analysait la situation et elle était bien mal partie car dans l’état dans lequel se trouvait l’inspecteur qui a prit l’affaire, celle-ci ne sera jamais bouclée.  

▬ Oui, je le sais, il ne l’a pas mérité. Oui, Wilson est du genre à éviter les problèmes. Oui, je sais que tu ne laissera par le criminel s’en sortir ainsi… Mais je ne peux pas te laisser prendre cette affaire.  


Le regard sévère, Aston n’était pas prêt à faire la moindre concession si son ami ne reprenais pas son calme et sa lucidité. De part sa relation, son état, le capitaine ne pouvait laisser cette affaire entre les mains de son ami.

▬ Je déplore ce qui est arrivé à Wilson, je comprend ton énervement, mais le crime peut toucher n’importe qui sans raison. Cette affaire sera élucidée, je te le promet, mais pas par toi. Pas dans cet état.  


Aston s’est toujours appuyer sur l’expérience d’Al’ dans ses enquêtes, son sens de l’observation, ses prises d’initiative et surtout aussi car il a changer l’allemand. Cependant, aujourd’hui Al’ n’était plus le même, il n’avait pas sa lucidité habituelle et ses prises d’initiatives risqueraient d’être plus néfaste qu’autre chose s’il n’était pas surveiller, Aston le savait bien.

▬ Al’… Je suis intransigeant dans le travail que fournis la police et je n’ai aucun scrupule de t’écarter d’une affaire. Cependant, l’un des meilleurs inspecteurs que j’ai et je n’ai pas envie de t’écarter par respect. Alors je te laisse le choix : soit tu accepte que nous menions cette affaire ensemble, soit je prend cette affaire seul.


Le regard du capitaine se voulait froid et malgré son amitié avec son subalterne, il ne céderais pas à un caprice. Peu importe leur différence d’âge, leur relation, Aston ne laisserait pas son ami s’engager dans cette pente hasardeuse qu’est la vengeance. Il ne fallait pas oublier comment Aston avait réussit à devenir capitaine, il était peut-être jeune, mais son expérience et son passé vaux tout autant que n’importe quel capitaine plus âgé que lui.



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MessageSujet: Re: La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric}   La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric} EmptyDim 23 Déc - 16:17



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arce qu’il s’agissait de ton amis, il était hors de question de laisser ça passer comme si ce n’était rien. Tout comme tu ne pouvais pas laisser cette affaire entre les mains de n’importe qui, qui allait la bâcler dans la simple idée de terminer le tout au plus vite. Bien sur que tu n’en avais aucun droit, personne ne pouvait se permettre de prendre une affaire personnel sans une tierce personne. Mais au diable tout ça. Personne ne réfléchissait avec sa tête quand les émotions prenaient le dessus. Personne, n’étaient du genre raisonnable dans de tels situations. Et, évidemment, personne n'échappaient aux remontrances de ses supérieurs. Même pas toi.

Tu l’entendais d’une oreille, mais aucun mot de ne sortait de ta boucher. Tu fixais ce point vide au loin par la fenêtre. Au fond, tu savais déjà ce qu’il allait te dire, tu savais déjà que le tout te filait entre les doigts. Mais ta bouche restait close. Qu’est-ce que tu pouvais bien dire de plus de toute façon ? Qu'importe la  situation, tu étais en tort. Tu avais les poings qui te démangeait, mais il aimait bien Wilson, il était peut-être même le seul à avoir un minimum de compensation respectable à son égard. Très certainement le seul qui n’allait pas le jeter aux oubliettes comme tous les “collègues” qui finissent par ne plus jamais franchir le seuil de la porte. Le seul qui en fin de compte, te laissais la possibilité d’être présent jusqu’à ce que le coupable soit entre tes mains.

« Ouais, ce sont les “règles”, murmura-tu finalement sans grande conviction »

Les règles, quelles règles ? Tu savais parfaitement qu’elles n’avaient plus de sens depuis des lustres. Et pour preuves, le gouvernement lui-même ne les appliquaient guère convenablement. À partir du moment où ils avaient laissé le diable entrer, ils ne valaient pas mieux que les lâches. Mais Aston y tenait particulièrement. Tout comme bon capitaine qui se respecte et qui ne pactise pas avec le mal - ou pas encore serait plus juste. Finalement, tu abandonnas ce paysage vide, observant ton supérieur à l’autre bout et qui n’en démordait pas sur ses paroles. Si les choses étaient différentes, tu lui lancerais une vanne qui détendrait l’atmosphère et tu lui donnerait une tape dans le dos en précisant à quel point tu étais fier de lui. Néanmoins, tout cela resta bien au fond de la gorge.

« Faisons donc équipe, monsieur le capitaine. »

C’était sarcastique, mais c’était tout ce que tu avais en réserve. Tu repris dans le fauteuil, fixant tranquillement les graphiques qui suivait  le rythme de ses battements de coeur.

« J’espère que tu as des choses plus intéressantes à dire et apprendre que des remontrances. Que nous puissions avancer. J’ai déjà établie une liste de ceux qui avaient tendance à vouloir sa mort, malheureusement, il s'agit de personnes qui réglerait ça proprement et en une fois. Il serait déjà six pied sous terre, non allongé là comme une marionnette. Il n’aurait pas était dégrader aussi salement. Il serait juste mort.... Alors je doute fortement que ce soit parmi eux que nous devons chercher. »

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Aston S. Hammerman

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MessageSujet: Re: La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric}   La vengeance est une plaie bénigne {Ft. Alaric} EmptyDim 30 Déc - 12:31



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Il arrivait de temps en temps que la hiérarchie soit remise en question entre les deux hommes. Aston était parfois repris par Alaric et parfois même celui-ci n’écoutait pas son supérieur. Avec le temps, le capitaine avait appris à déceler quand son ami l’écoutait ou pas et dans cette situation il n’était pas difficile pour lui de le deviner. Intérieurement, le blondinet soupirait voyant bien que ses paroles n’atteignaient pas l’ami qu’il essayait de repêcher. En fait, Aston aurait bien voulu lui donner une bonne vielle tape dans le dos en lui disant de se ressaisir, mais là c’était une situation bien trop délicate. Dans ces moments là, Alaric était bien imprévisible, même pour l’allemand.

La réponse déplue au capitaine, mais il ne pouvait s’attendre à mieux venant de l’inspecteur visiblement atteint par la situation. Aston sentait néanmoins la touche de sarcasme retenant avec difficulté un rictus d’exaspération. Le capitaine n’aimait pas le voir ainsi et ça le démangeais vraiment de lui dire de se bouger a lieu de se morfondre, mais Alaric n’est pas le genre d’homme a qui on parle ainsi impunément. En tant que psychologue, le blondinet savait à quoi s’attendre s’il ne modérait pas ses paroles pour le « réconforter ».

Cependant, ce qui suivait dans ses paroles rassurait un peu l’allemand qui voyait que son coéquipier n’avait pas chaumé. En même temps, il avait prit l’enquête, il avait intérêt à avoir récolté quelques pistes. Comme l’a si bien dit l’inspecteur, si les personnes listés avait voulu sa mort, il ne serait pas dans ce lit d’hôpital, mais bel et bien à la morgue. D’ailleurs, en parlant de morgue, Aston se rappelait bien de son ancien protéger maintenant disparue, Eddy. Il avait un sombre passé criminel et ses victimes étaient dans un sale état.

Le regard du capitaine s’assombrit alors. Et si Eddy était derrière tout ça ? Une idée folle qui traversa l’échine d’Aston sous forme de frisson. Non, impossible, l’ancien responsable de la morgue avait disparue depuis bien longtemps maintenant. Abandonnant cette idée saugrenue, le capitaine devait à son tour monter un tant soit peu de professionnalisme.

▬ Heureux que tu te montre coopératif. Je ne connaissais pas assez Wilson pour lister les personnes qui voudraient sa mort. Je préfère commencer par analyser les preuves concrètes avant de spéculer.


Le capitaine s’approcha du corps inanimé de leur collègue respectif et demanda à Alaric de se décaler. Aston n’était pas expert en anatomie, mais voir certains détails sur le corps ou la scène de crime lui permettait de mieux comprendre les choses. Tout en mettant des gants en plastique, le capitaine s’adressa à son ami.

▬ Où on a retrouver le corps ? Et que je t’entende pas dire « c’est dans le dossier », je n’ai pas lu la partie Wilson, je suis partis dès que j’ai lu ton nom.  


Aston leva la couette du lit et observa les mains et les pieds avec plus amples précisions, il ne voulait pas passer à côté d’un détail. Même si ça allait à l’encontre de l’intimité du scientifique, le blond devait vérifier tout son corps. Il lui leva le bas le temps de l’analyser puis le lui remis et fît de même avec le haut du corps. Plus son analyse avançait sous le regard noir d’Alaric, plus un sentiment étrange envahissait l’esprit du capitaine. Il reconnaissait bien là des similitudes dans la façon de faire souffrir ses victimes avec Eddy, mais… Il y avait des nuances, comme si ce n’était pas vraiment lui, une coïncidence ? Aston n’y croyait pas.

▬ Hum… C’est troublant. Al’, connait-tu Eddy, l’ancien médecin légiste ? J’ai l’impression que c’est son œuvre, mais il y a trop d’incohérences… Je pense qu’on devrait fouiller la scène de crime et votre domicile pour trouver des indices, mais avant… Toi qui connaît bien mieux que moi notre cher scientifique, que peut-tu me dire de lui ? Tu a remarqué des changements inhabituel dans son comportement ?


Aston avait pris l’affaire en main et comptait bien la mener à bien. Il guiderais son ami sur la bonne voie pour retrouver le coupable puisqu’il semblait être tellement perturbé qu’il en avait oublier les bases.



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