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 Promenade et songes | ft Haiko

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Milawin AndriellaCitoyenMessages : 12
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MessageSujet: Promenade et songes | ft Haiko   Lun 19 Nov - 22:14






C
’est par une froide mais belle journée d’hiver que je décidais de profiter d’un moment de liberté pour me promener dans les rues de Quederla. En cette fin d’après-midi je pris mon manteau beige, un petit foulard coloré et ma besace qui étaient accrochés au porte manteau de l’entrée de mon studio, ainsi que mon appareil photo posé sur le meuble à coté de la porte. J’avais pris pour habitude de l’emporter partout avec moi, a tout moment il est possible de capturer un moment qu’on ne veut pas oublier ou tout simplement qu’on veux emprisonner sur une image de papier glacée. Le reste de ma tenue était composé d’un jean slim délavé, d’un débardeur blanc et d’un petit chemisier vert subtilement transparent. J’avais également enfilé une paire de bottines noires. Je sortis de mon studio en prenant soin de bien faire claquer la porte et de la fermer à double tours.

Je pris la direction du Parc Impérial, endroit ou j’avais l’habitude d’aller quand j’avais besoin de calme et de réfléchir. J’aimais y contempler les arbres et la présence de la nature au beau milieu de la ville, j’y trouvais un coté poétique. Observer les allers et venues des promeneurs me plaisais et je m’imaginais ce que pouvait être leur vie. Sur le chemin me menant au parc je croisais les divers habitants des quartiers qui vaquaient à leurs occupations et que je saluais machinalement quand l’occasion se présentait. La plupart étaient emmitouflés dans leurs vestes et leurs écharpes pour se protéger du froid présent. La variété des couleurs des vêtements portaient par chacun donnait un air de gaîté aux rues que je traversais.

J’arrivais finalement devant l’un des immenses et magnifiques portails du parc que je franchis en prenant le temps de l’admirer. Une légère brise s’était levée, faisant voler mes cheveux sur mon visage. Les branches des arbres, dépourvues de feuilles, dansaient gracieusement au rythme du vent, portant à mes oreilles un chant délicat. On pouvait aussi entendre les différents rires et les voix des promeneurs profitant du calme du parc. Un petit moment paisible pour chacun dans un train de vie bien rempli et à cent à l’heure.

En voyant un couple se promener main dans la main sur l’un des nombreux chemins qui courraient le long des jardins du parc, mes pensées allèrent vers Haiko. Que faisait-il aujourd’hui ou était-il, je n’en avait aucune idées, je savais seulement qu’il finirait par réapparaître et frapper à ma porte ou peut être le croiserais-je au détour d’une rue. J’étais certaine d’une chose, j’avais hâte de ce moment, hâte qu’il me sert dans ses bras et de sentir son souffle sur ma peau. Je fus tirée de mes pensées par un groupe d’enfants qui me réclamait leur ballon qui avait atterrit devant mes pieds. Je me baissais pour le ramasser, le pris dans mes mains et comme frappais par un éclair un souvenir de mon passé surgit. Je me vis, ma sœur et moi, jouant dans la cour de notre maison familial, je ressentais sa présence et son parfum.

Soudain je sentis quelque chose tirer sur la manche de ma veste et j’entendis une petite voix : « Madame, Madame rendez moi le ballon ! » Je sortis de mes songes, constatant l’absence de ma sœur qui me semblait pourtant être à mes côtés. Après quelques secondes d’hésitation je finis par tendre le ballon à la jeune fille qui se tenait devant moi en me dévisageant. Elle saisit le ballon de ses mains rougis par le froid, je lui fis un sourire en lui souhaitant une bonne fin de journée. La petite tête blonde me remercia et partit en courant rejoindre son groupe de camarades de jeu.

Je repris mon chemin en agrippant fermement la sacoche en cuir usé de mon appareil photo. Je scrutais les alentours à la recherche d’un instant à capturer dans ma boîte à image, je regardais les passants marcher et les enfants jouer. A la vue d’un banc libre de décidais de m’asseoir un instant, je remontais sur ma bouche mon foulard pour me protéger du froid qui s’était légèrement intensifié. Mon regard se perdait sur la cime des arbres et je me mis à rêvasser …


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Haiko ArekusuCitoyenMessages : 8
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Dim 25 Nov - 18:26

Ce matin-là avait été un matin comme les autres pour Haiko, si ce n’est qu’il s’était réveillé très tôt, bien avant que le jour lui-même ne soit levé. Il s’était redressé dans son lit, torse nu, son dos courbé dévoilant la forme de sa colonne vertébrale. Dans son dos, là où il y avait ses omoplates, on aurait pu imaginer des ailes d’ange. Sauf que ses longs cheveux noirs… Etaient à présent rasés. Ce matin-là lui en en avait rappelé un autre, un matin baigné dans l’atmosphère d’un rêve particulier qu’il… Ou elle… N’avait jamais oublié. C’était un rêve où Haiko n’était pas elle-même. Elle était quelqu’un d’autre, un homme, et était dans le lit d’une femme aimée. Haiko avait essayé de poursuivre ce rêve, en ce temps-là, en se rendormant, mais impossible d’y retourner. C’était sans doute l’une des premières fois où il s’était rappelé aussi clairement avoir rêvé d’une femme. En ce temps, il y avait entre lui, et elle – cette fille imaginaire du rêve – une limite à ne pas franchir. Comme avec toutes les autres filles, à ce moment-là, dans son esprit.

Haiko s’était dit que ce rêve n’était pas en dehors du combat entre le bien et le mal. Je ne sais pas pourquoi j’ai ce désir dans mon inconscient, d’être un homme auprès d’une femme. Peut-être cela vient de mon lien si étroit avec mon frère jumeau. Telles avaient été ses pensées à l’époque.

Rejetant la couverture de laine bleu pétrole, il se leva, encore poursuivi par ses souvenirs, et s'habilla rapidement avec une chemise vert sapin, lui évoquant Noël et sa famille, et un pantalon noir. Le tout dissimulant ses formes... Si formes il y avait. Le feu brûlait gaiement dans la pièce principale, au rez-de chaussée, assainissant et réchauffant les lieux. Des lettres reposaient sur la table, Haiko en avait soulevé doucement une, lisant son propre nom sur celle-ci. La caressant doucement, il l’avait glissée dans la poche de sa veste - il en prendrait connaissance plus tard.

A la fin de l’après-midi, il décida de sortir. Il ne savait pas où il allait, si ce n’était qu’il voulait respirer à plein poumons l’air glacé de l’hiver. Il avait failli mourir de froid dans la neige, autrefois, à Quederla, mais cela n’empêchait pas que l’hiver restait sa saison préférée. Au contraire, cet évènement douloureux l’avait en grande partie immunisé contre le froid.

Ses pas le conduisirent vers une partie de la ville qu’il connaissait très peu. Il aperçut bientôt de hautes grilles qui s’élevaient, délimitant un parc. A travers, Haiko voyait les arbres, les pelouses, et même ce qui semblait être un étang ou un petit lac. Poussé par il ne savait quelle curiosité ou peut-être un instinct qui sait, il en franchit le portail.

Il aurait pu déambuler un moment dans ce coin de nature sans l’apercevoir, celle dont il partageait pourtant souvent les nuits à présent, et même les jours quelques fois, mais le hasard voulut qu’il tombe directement sur elle. Assise sur un banc, elle semblait rêver, contemplant la nature, son appareil photo reposait dans ses mains.

Elle n’avait peut-être pas encore vu qu’il était là. Haiko ne pouvait plus apercevoir Milawin sans songer à quel point c’était délicieux de l’avoir dans ses bras. Mais en même temps, c’était plus compliqué pour lui qu’il n’y paraissait. Il n’en était plus au stade de se reprocher ses pensées, mais quelques fois la pensée de ses actes le torturait. Il y avait sans doute beaucoup de choses qu’il aurait aimé dire à Mila. Il aurait peut-être aimé avoir des certitudes, et il ne voulait pas souffrir. Mais tout cela, il ignorait où cela le conduisait. Il avait peut-être seulement cédé à un désir humain.

Avant même de décider ou non de s’approcher d’elle, il resta à la contempler. Elle semblait aussi douce et accueillante que d’ordinaire, comme un délicieux petit pain au lait fourré aux pommes qu’il aurait dévorée toute entière. Peut-être que c’était plus simple de seulement se voir de temps en temps, et qu’une plus grande implication serait compliquée. Il voulait lui apporter tellement de bonnes choses, tant qu’elle voudrait de lui. Je ne sais pas si notre relation est un bien ou un mal, si elle sera très éphémère ou durera longtemps. Je ne sais même pas ce que je préférerais. Mais je sais que je ne veux lui faire que du bien.

Promenade et Songes ft. Milawin
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Milawin AndriellaCitoyenMessages : 12
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Ven 30 Nov - 11:42






I
l y a quelques années en arrière j’avais décidé de complètement fermer mon cœur à mes sentiments et à l’amour. La peur de perdre de nouveau une personne à laquelle je tenais me terrorisais et me paralysais. Pour autant je n’avais pas cessé d’aider les personnes qui en avaient besoin et qui sollicitaient mon aide, je restais serviable, toujours là en cas de besoin. Mais dans la vie il y a toujours une place pour l’imprévu, une chose qu’on ne peut contrôler.  

Toujours dans mes pensées je me sentais presque hors du temps, je ne voyais plus se qui m’entourais et je n’entendais plus les bruits aux alentours. J’étais comme endormie les yeux ouverts, plongée dans un rêve, un rêve éveillé qui me conduisait vers mon bien aimé. Dans un endroit rempli de chaleur et d’amour. Chez lui, chez moi, dans un chez nous je ne savais pas, mais j’avais  cette sensation d’un lieux doux et apaisant qui laissait place à une paix intérieur et à mes envies secrètes. Je me voyais près de lui, dans ses bras, protégée et aimée. Il avait su voir à travers mes souffrances se qui se cachait, il avait su les apaiser en partie et lui seul pouvait le faire désormais.

Avec Haiko je sentais mon cœur se soigner, se panser, cicatriser. J’entendais de nouveau ses battements chanter au fond de ma poitrine, je sentais qu’il pouvait de nouveau aimer. C’est comme s’il avait été prisonnier d’un hiver sans fin, gelé dans un premier temps pour finir par devenir de glace petit à petit en enfermant tout se que je pouvais ressentir. Puis une rencontre inattendue, une personne placée sur ma route est venu tout réchauffer et illuminer, combattre cette glace et la faire fondre. Comme si l’hiver avait laissé place au printemps et au renouveau. Mais la peur de perdre tout ça restait présente dès que j’étais loin de l’être aimé. Quelque part je voulais  garder Haiko pour moi mais c’était égoïste de ma part.

Le froid finit par me tirer de mes songes, je revenais à moi petit à petit, ne sachant plus trop ou j’étais. Je sentais mes doigts engourdis et gelés par la fraîcheur de l’hiver, ils avaient de plus en plus de mal à retenir mon appareil photo. Mon regard s’éclaircissait doucement, je distinguais de nouveau les branches des arbres et les quelques nuages dans le ciel qui passaient au dessus du parc. Ils étaient d’un blanc immaculé dessinant différentes formes qui flottaient dans le bleu azur. A peine mes esprits repris que je mis instinctivement mon appareil photo sur mon œil droit afin de capturer ce beau spectacle. Je réglais la netteté et le zoom de mon objectif pour avoir le meilleur cadre possible, puis d’un geste rapide et sûr je pressais le déclencheur. On entendit le clic de mon appareil et sur mon visage se dessinait un sourire satisfait.

Je reposais mon appareil photo sur mes genoux, mon regard parcourait l’horizon autour de moi. Soudain je vis une silhouette qui m’était familière, celle d’Haiko. Ses yeux semblaient regarder dans ma direction et me fixer. Je m’interrogeais sur se qui lui traversait l’esprit, si l’envie d’être près de moi était aussi forte que la mienne d’être près de lui. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à la sensation de bien être que j’avais quand j’étais dans ses bras, a l’envie que j’avais de passer ma main dans ses cheveux. A la chaleur que m’apportaient ses baisers, la douceur de ses caresses. Je restais là quelques temps à le contempler de loin, comme si je voulais graver son image dans ma mémoire. Je finis par me lever doucement du banc sur lequel j’étais assise, mes pas me menaient vers Haiko que j’avais hâte de retrouver...


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Haiko ArekusuCitoyenMessages : 8
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Lun 10 Déc - 23:06

Promenade et Songes

L
es lettres d’Akwa se faisaient de plus en plus rares, mon pays d’origine me semblait de plus en plus lointain à mesure que le temps passait, depuis le moment de mon retour à Quederla. Akwa était plus ou moins le seul à me rattacher à mon passé et à notre pays. Je ne regrettais pas d’être revenue à Quederla, mais une tristesse que je ne pouvais pas m’expliquer s’emparait de mon cœur parfois. Comme si je n’étais pas à la hauteur pour réussir à accomplir… Les buts secrets qui étaient les miens. En tant que personnage androgyne, je n’avais peut-être ni la vrai grâce d’une femme, ni la force qu’un homme doit avoir. Chaque femme et chaque homme ne devait-il pas accomplir ce pourquoi il avait été créer, et moi entre les deux, je doutais parfois de ma raison d’être. Mon lien à Akwa et à celle que j’avais été se faisait de plus en plus ténu. Je ne savais pas si je retrouverais pas mon pays indemne lorsque j’y retournerais la prochaine fois.  Dans la vie il y a certainement des pages qu’il faut tourner, et on ne peut revenir en arrière pour les relire et les revivre, comme dans un livre. J’avais l’impression d’essayer de gérer ma vie sans y arriver vraiment.

Ma voix et mes buts, la raison de mes actes, devaient rester secrets et tus.

Egalement, il y avait longtemps que je n’avais pas vu ma moitié, ma soeur jumelle, mais son esprit restait relié au mien, comme cela est normal pour deux jumeaux.


~

Rien de meilleur que toi. Les meilleurs moments qu’il passait avec elle, pour lui, c’était lorsque la porte de l’appartement de Milawin se refermait sur eux et les laissait seuls et tranquilles, dans ce monde qui n’appartenaient qu’à eux. Haiko se sentait pleinement lui-même dans ces instants-là, bien qu’en  étant dans un état second. Le meilleur était de la découvrir chaque fois un peu plus profondément, mais surtout de sentir son esprit et son cœur intensément unis à lui. Milawin telle qu’elle est vraiment au fond d’elle-même. L’amour qu’il éprouve pour elle est si profond et fort. D’où vient cet amour ? Pourquoi cet amour entre eux ? C’est comme ça. Et sentir Milawin, telle qu’elle est au fond d’elle-même, qui elle est dans son cœur, me fait complètement fondre d’amour pour elle. Chaque fois un peu plus. Etrangement, découvrir qui elle est me fait découvrir qui je suis.

Certainement qu’Haiko ne pouvait pas être davantage amoureux que ce qu’il l’était. Frissonnant dans le froid de l’hiver, il resserra autours de lui sa veste noire. Une bourrasque de vent froid faisait s’envoler des grandes feuilles d’automne, qui passèrent devant lui. Seuls quelques pas me séparent de celle que j’aime. Ma princesse chérie. Pourtant il n’avançait pas, et la laissa venir vers lui quand elle se leva. Vole de tes propres ailes pour venir jusqu’à moi. Mais à  mesure que ses pas la menaient doucement vers lui, il se mit aussi à avancer vers elle. Elle était sublime dans sa tenue, avec son jean clair et ses longs cheveux dorés, il avait envie de l’enlacer par la taille, sa taille fine et ses hanches douces pour déposer un baiser sur son front. A un pas d’elle, il saisit ses mains et les caressait avec ses doigts, puis il la prit dans ses bras en ressentant tout son désir pour elle, glissant sa main dans son dos sous sa veste, ressentant enfin avec plaisir son contact, pour mettre son visage dans le cou de Milawin et être au contact de ses cheveux dorés qui ondulent légèrement. Il respirait son odeur dans son cou, qu’il embrassa en sentant son corps contre celui de Mila, malgré les épaisseurs de vêtements qui les séparaient. Il avait envie de la porter mais il savait qu’elle aimait rester les deux pieds sur la terre ferme, alors il se contenta de la serrer fort contre lui en savourant de sentir son corps presque écrasé contre le sien.





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Milawin AndriellaCitoyenMessages : 12
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Mar 18 Déc - 21:59






R
ien que toi et tout pour toi, à mes yeux tu es se que j’ai de plus beau, j’aime te donner se que j’ai de plus précieux, mon amour pour toi.

Les pas qui me séparaient d’Haiko me semblais ne jamais finir, puis enfin au contact de ses mains le temps s’était pour moi ralenti pour enfin s’arrêter lorsque je sentis ses bras autour de moi. Une sensation de chaleur envahie mon cœur et mon corps. Son souffle et ses baisers dans mon cou laissaient de doux frissons me parcourir la peau, nos corps qui se resserraient l’un contre l’autre me procurais une sensation de bien être et de désir. Être près de toi était si bon. Je passais mes mains dans ses cheveux, j’aimais les caresser là ou il les avait rasé. Autour de nous les promeneurs n’existaient plus pour moi, j’avais l’impression d’être dans notre petit monde, une petite bulle bien à l’abri de tous les dangers contre lesquels Haiko me protégeait.

Rien que toi et tout pour toi, tu es celui qui fait battre mon cœur, j’aime le sentir s’emballer quand tu es près de moi.

Je finis par me décoller de lui, pour plonger mon regard dans le sien. J’aimais me perdre dans ses yeux et y voir briller cette petite flamme quand il était près de moi. Il prit ma main dans la sienne, j’avançais doucement mes lèvres près de sa bouche pour y déposer un doux baiser, instinctivement je resserrais mes doigts sur sa main et posais mon autre main sur son épaule, tandis que je sentais son bras passer autour de ma taille. Près de toi tout semblait différent et plus facile. Je savourais la chaleur de ses lèvres sur les miennes, le contact de son corps contre moi. Des bourrasques de vent soufflaient de nouveau, faisant danser autour de nous les feuilles restées à terre, mes cheveux caressaient doucement son visage.

Rien que toi et tout pour toi, avec toi à mes côtés je peux tout affronter et tout surmonter, tu es celui que j’attendais.

Il lâcha son étreinte autour de moi, tout en gardant sa main dans la mienne, je lui murmurais un « Je t’aime » auquel il répondit par un sourire. Nous décidions de nous promener un peu dans le parc main dans la main. J’aimais ces moments simple que je partageais avec lui, j’étais fière et la fois comblée qu’il m’est choisie et d’être avec lui. Nous croisions de nombreux couples qui se promenaient ou prenaient le temps d’un moment rien qu’à eux assis sur un banc. Le froid s’était légèrement intensifié, étant frileuse je resserrais mon foulard sur mon cou, Haiko me connaissant parfaitement glissa nos mains dans la poche de sa veste. Nos pas nous menèrent près d’un petit étang du parc, à côté duquel trônait un magnifique saule pleureur. Ces branches retombaient harmonieusement, certaines avaient la pointe qui effleuraient délicatement l’eau. Nous décidions d’aller nous asseoir contre son tronc. Je posais ma tête sur l’épaule de mon bien aimé, il passa sa main dans ma chevelure. Je fermais mes yeux pour savourer cet instant près de lui…


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Haiko ArekusuCitoyenMessages : 8
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Ven 21 Déc - 3:00

Promenade et songes

J
e tenais Milawin dans mes bras, et j’embrassais son cou, et elle commença à caresser mes cheveux. Je me rappelais d’eux quand je les avais portés longs. Par moment ça me manquait, mais à peine ils reprenaient un centimètre, que j’éprouvais le besoin de les tailler au plus vite. Ses mains dans mes cheveux, en sentant leur caresse sur leur surface si courte, mes doutes, ma souffrance, les mauvaises pensées que je pourrais avoir s’estompent. Pourquoi une simple caresse a le don de me calmer, m’apaiser, tout comme j’apaise un animal en le caressant, ce réconfort que cela me prodigue est-il naturel ? Mais oui bien sûr. Je me pose trop de questions là. Ça me fait juste du bien. Trop de bien d’ailleurs, si bien que je voudrais que ça ne s’arrête pas, mais je la laisse décider. Elle s’écarta pour me regarder dans les yeux, mais… ça m’arrive rarement de laisser longtemps quelqu’un me regarder dans les yeux. Elle commença doucement à m’embrasser et c’était bon, terriblement, je ne devais pas me laisser faire, sinon… Mais je n’ai pas fait de mouvement pour m’écarter, j’avais envie. Ses doigts se resserraient sur ma main, la chaleur entre nous était agréable. Je suis tellement bien dans cette chaleur. Enfin je la laissais aller, elle me murmura qu’elle m’aimait, et un instant plus tard nous marchions ensemble main dans la main.

Je ne faisais pas attention à ceux que nous croisions, ne leur accordant mon attention qu’un instant, à mesure que leurs visages se présentaient à moi, puis que je ne les voyais plus, quand nous les avions dépassés. Je sentais l’air glacé sur moi et Milawin resserra son écharpe. Je glissais sa main dans la poche de mon manteau, avec la mienne, parce que ses doigts commençaient à être froids, et je prenais soin de garder mon corps non loin du sien, pour ne pas qu’elle ait froid. Je ne crains pas le froid et d’ailleurs je commence toujours à avoir un peu plus chaud en marchant. L’allée du parc se déroulait devant nous, bordée de bancs, et de lanternes qui seraient allumées le soir. Je regardais l’herbe qui bordait l’allée, et j’étais bien sans trop réfléchir.

A un moment je nous fit traverser l’herbe, et couper à travers pour gagner un petit étang près d’un saule pleureur. J’aimais beaucoup regarder l’eau, mais celle-ci était plutôt immobile si ce n’est les caresses légères du saule pleureur qui la faisait bouger légèrement. Nous nous sommes installés contre le tronc de l’arbre, un tronc légèrement humide, mais le bois a le don de réchauffer tout de même, mieux que la pierre. Contre le tronc de l’arbre, je caressais les cheveux de Milawin qui avait posé sa tête contre moi. Mon autre main était dans son dos. Par moment une partie de moi a des réserves et des inquiétudes, mais la plupart du temps, je suis bien. Je caressais un peu le nuque de Milawin à présent et embrassai doucement ses lèvres proches des miennes, je n’avais qu’à pencher légèrement la tête pour le faire. Juste un petit baiser. On était comme dans une cabane sous ce saule pleureur. Je n’avais pas trop idée de ce que je voulais faire ensuite dans ce parc. Je regardais l’eau pour me détendre. Je ne savais pas si Milawin voulait que l’on parle de quelque chose ou si elle voulait juste profiter de me sentir contre elle. Pourtant je recommençait à lui faire des petites caresses pour finalement poser ma main sur son visage et l’embrasser tendrement, en savourant ses lèvres et sa langue, et l’embrasser me donnait très envie. Je m’arrêtai pour prononcer son prénom, en me trouvant idiot immédiatement après.





~L Y S~
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Milawin AndriellaCitoyenMessages : 12
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Ven 21 Déc - 5:04






N
ous étions bien tous les deux, dans ce parc, près de cet étang, contre cet arbre majestueux. Etait-il aussi beau grâce à sa proximité avec ce point d’eau. Si tel était le cas, alors il m’était semblable, il avait besoin de la présence de l’eau à ses côtés pour être beau et fort. L’eau le nourrissait et lui permettait de se développer. Tout comme moi j’avais besoin d’Haiko pour m’épanouir, être heureuse et me construire, être moi-même. Son amour me nourrissait comme l’eau abreuvait ce saule pleureur, en un mot l’eau apportait à cet arbre la vie. Et mon bien aimé n’offrait une nouvelle vie, même s’il ne s’en rendait pas toujours compte. Mon attachement et mon amour pour lui étaient si profond que me l’enlever c’était comme me tuer à petit feu.

Les bruits du quotidien continuaient à raisonner autour de nous, les rires et les cris des promeneurs parcourant les chemins et des enfant jouant sur les pelouses se faisaient entendre. Mais à mon oreille ils restaient comme un bruit sourd, un peu comme un disque vinyle qui serait arrivé sur la dernière note de sa chanson et qu’on aurait oublié et laissé tourner sur un tourne disque. Pour moi, dans ce parc, près de ce saule pleureur, nous semblions à la fois entouré par toutes ses choses qui se passaient tout autour de nous et à la fois seul dans notre petit monde à nous, qui me semblais beau et doux. Un univers que je ne voulais quitter pour rien au monde, qui m’apaisait et me donnait des forces. Être là près d’Haiko était pour moi le plus beau des cadeaux.

Sentir ses mains se poser dans mes cheveux et sur mon dos me réconfortais et m’apportais une sérénité. Quand il passa ses doigts sur ma nuque un frisson me parcourus le long de la colonne vertébrale, la chaleur de ses lèvres contre les miennes me réchauffais instantanément, c’était un court mais savoureux baiser. Les branches qui retombaient du saule pleureur nous offraient une certaine intimité qui nous permettait de nous retrouver un peu plus que que si nous étions simplement posé sur un banc au milieu du passages des gens. Je sentais le regard d’Haiko perdu sur la surface de lac, je connaissais le plaisir qu’il avait à regarder les cours d’eau, cependant celle-ci était peut être un peu trop calme pour lui, bien que l’endroit amenait une certaine paix. J’aurais pu rester là pendant des heures près de lui, à parler d’art ou bien encore le regarder dessiner, ou simplement profiter dans un silence absolu de ce moment près de lui. Peu importe se que nous faisions, le seule chose qui m’importait c’était de sentir sa présence.

De nouveau ses mains caressaient mon corps, tandis qu’en réponse mes doigts effleuraient délicatement sa cuisse. Il finit par poser sa main sur mon visage, la chaleur de celle-ci réchauffait ma joue. Puis il avança doucement sa bouche vers la mienne, à ce moment là les battements de mon cœur s’étaient intensifié, nos lèvres finirent par se toucher. La douceur de leur contact me plaisais et un désir de plus montait en moi, je finis par entrouvrir ma bouche pour y laisser passer ma langue à la recherche de la sienne, qui me répondit aussitôt. Son baiser était à la fois tendre et brûlant, je ne pouvais m’empêcher de venir glisser une main dans ses cheveux pour y agripper ceux qu’il avait laissé long. Mon autre main reposait sur son épaule que je couvrais de caresses, j’avais instinctivement collé mon corps contre le sien. Il s’arrêta et prononça mon prénom, je lui répondis d’abords par un sourire, pour ensuite lui dire que j’étais contente d’être là, près de lui, qu’il m’avait manqué et je voulais passer le reste de cette journée avec lui...



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Haiko ArekusuCitoyenMessages : 8
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Ven 21 Déc - 7:25

Promenade et songes

N
ous étions quand même dans un parc public, et quand Milawin posa sa main sur ma cuisse, j’adore qu’elle fasse ça, je ressentais beaucoup de bien être parce que ça me rappelait de très bon moments, ou nous sommes ensembles, et puis ça ne s’explique pas j’adore qu’elle fasse ça. Je m’inquiétais juste du fait que nous étions dans un parc public, et que n’importe qui pouvait surgir. Non pas que nous fassions quelque chose de répréhensible, mais bon je commençais à me dire qu’il valait mieux… Enfin j’aurais préféré être ailleurs, ou bien en tout cas... En plus au moment où on s’est embrassés elle agrippa mes cheveux et je ressentais à la fois du désir et de la gêne, de crainte que quelqu’un ne m’observe à travers les branches de notre cabane, ou bien n’arrive. En plus elle me couvrait de caresses et se collait à moi, je me sentais bien et j’avais envie de mordre dans Milawin.  J’arrêtai de l’embrasser, mais penché au-dessus d’elle, je rêvais en regardant son chemisier vert transparent.

Je ne prêtais plus aucune attention à ce qui m’entourait, si ce n’est les branches de l’arbre qui de temps à autre nous effleuraient d’une douce caresse. Le soleil me manquait tout de même, j’avais le désir d’un peu de soleil mais c’était la fin de l’après-midi et il se faisait timide. Mais Milawin était toute chaude contre moi. Je la tenais dans mes bras, et je voyais tout de même le soleil entre les branches, il venait par instants, suivant les caprices du saule qui dansait. Je continuais de regarder un peu l’eau, mais aussi ce que je voyais au-delà de la cabane. Je pensais que la prochaine fois qu’on se retrouvait à ce parc, on devrait prendre une petite couverture pour être encore plus au chaud.

Mais je reconcentrais à nouveau mon attention sur Mila. J’avais des désirs qu’il fallait mieux ne pas exprimer. J’étais irrésistiblement attiré par son chemisier vert que je voyais bouger au rythme de sa respiration. Je me sentais bien auprès d’elle, et en ce lieu ; curieusement cet arbre me fait penser à ma famille, et ce lieu aussi m’y fait penser. Une fois que l’on est clos entre ses branches, on se sent presque chez soi. Il ne manque que du feu à mon bonheur pour nous réchauffer. J’ai un briquet dans ma poche, je le prit et l’allumai pour jouer avec sa flamme. Un peu de feu, c’est toujours bon, enfin je pense. Mais je l’éteignis rapidement pour recommencer à regarder Mila ou plutôt son chemisier. Sans y penser, je caressai d’un geste léger celui-ci puis je posai ma main sur son ventre. Je ressentais sa chaleur. J’allais embrasser son cou, en dessous de son oreille.

Mila m’avait dit qu’elle était contente d’être là, près de moi, que je lui avais manqué, et qu’elle voulait passer le reste de l’après-midi avec moi. En réponse je mordis sans trop de pression, doucement son cou. Mon bras était toujours autour d’elle et je lui demandai si elle n’avait pas froid. J’étais fasciné par son chemisier et sa respiration. Je sentais la tendresse de son corps tout près de moi et je voulais sentir sa peau.





~L Y S~
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Milawin AndriellaCitoyenMessages : 12
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MessageSujet: Re: Promenade et songes | ft Haiko   Dim 6 Jan - 22:03






A
vec la descente du jour, je me collais de plus en plus contre Haiko, j’étais de nature plutôt frileuse et j’avais le besoin irrépressible de le sentir contre moi. La chaleur qu’il m’apportait me réchauffais le cœur et le corps. Je sentais que Haiko était perdu dans ses pensées et je me demandais à quoi il pouvait bien songer. J’aimais le regarder dans ses instants, je le trouvais terriblement attirant et j’étais bien incapable de lui résister. De façon général je ne lui résistais jamais bien longtemps. J’aimais être dans ce parc avec lui, mais j’aurais aussi aimé être dans un endroit qui n’appartient qu’à nous. Le saule pleureur nous offrait un abri à l’écart des gens, mais pas aussi intimiste que je l’aurais voulu à cet instant. Peut être qu’Haiko repartirait avec moi quand nous auront assez profité du grand air.

Je sentais de nouveau le regard de mon bien aimé posé sur moi, je voyais ses yeux suivre le rythme de ma respiration. Je passais ma main sur son torse, puis sur son visage, il se mit à sortir de sa poche son briquet, qu’il alluma aussitôt pour jouer avec sa flamme, une belle flamme bleu, teintée de jaune orangé. Il l’éteignait tout aussi rapidement qu’il l’avait fait jaillir, pour de nouveau me regarder. Je sentais sa main effleurer mon chemisier puis venir se posait sur mon ventre, ses doigts et sa paume étaient tout chaud, je posais avec affection ma main sur la sienne que je couvrais de légères caresses. Haiko déposa un doux baiser dans mon cou tout près de mon oreille, j’adorais lorsqu’il m’embrassait à cet endroit. D’agréables frissons me parcouraient à chaque fois.

Autour de nous le parc semblait se vider peu à peu, les enfants commençaient à retourner auprès de leur parents qui les appelaient, le silence de la nature et le bruit du vent se faisaient de plus en plus présent. De nombreux promeneurs parcouraient encore les chemins du parc mais un calme tombait peu à peu sur les lieux, c’était reposant. Les branches de notre abri dansaient au grès des légères brises qu’on sentait de plus en plus froide au fur et à mesure que le soleil déclinait dans le ciel.

Haiko mordit légèrement mon cou comme j’aimais qu’il le fasse, je ne sais pas d’où me venait ce désir, tout se que je savais c’est j’y prenais un certain plaisir. Son bras était toujours autour de moi et j’entendais ma moitié me demandait si je n’avais pas froid. Il était toujours au petit soin avec moi, se souciait constamment de mon bien être, j’aimais qu’il veille autant sur moi, je me sentais rassurée avec lui. Je lui répondis qu’à ses côtés je m’avais pas froid, qu’être dans ses bras me réchauffais, même à travers nos vêtements j’arrivais à sentir la chaleur de son corps aussi je posais mon visage contre sa joue. Elle était brûlante malgré le vent qui soufflait et qu’on pouvait sentir à travers le rideau de branches du saule pleureur. Je déposais un tendre baiser sur sa joue, puis un autre au coin de ses lèvres, et un suivant près de son oreille et un dernier dans ses cheveux rasés, tandis que je serrais fort mes doigts sur sa main qui était posée sur mon ventre...


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