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 Contraste ; Ombre et lumière.

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Ombre LepageMembre de l'AllianceMessages : 1
Date d'inscription : 19/11/2018


MessageSujet: Contraste ; Ombre et lumière.   Lun 3 Déc - 22:13

PETITE PRÉSENTATION
NOM : Lepage
PRÉNOMS : Ombre, Désirée
DATE DE NAISSANCE : 03/12/2002
ÂGE : 19 ans
SEXE : Féminin
CAMP : Alliance
CAPACITÉ : Lumière - Curatif
SITUATION : Célibataire
MÉTIER : Serveuse
PERSONNAGE AVATAR : Mardock Scramble - Rune Balot
QUESTIONS

DE QUAND DATE VOTRE ENTRÉE DANS LE CAMP ?
Vers mon douzième anniversaire, mes deux parents y tenant pas mal.
QUELS SONT VOS LIENS AVEC LUI ?
Je ne partage pas vraiment ses idéaux, mais comme je passe un temps certain à soigner quiconque a la moindre égratignure, je suis assez bien intégrée.
TATOUAGE/MARQUE ?
La peau de mon épaule gauche est assez claire.
POSSÉDEZ-VOUS UNE ARME, SI OUI LAQUELLE ?
J'ai hérité du katana de ma mère, mais je ne sais absolument pas m'en servir en plus de ne pas vouloir l'utiliser.
PHYSIQUE
« Presque tout est noir chez elle ; ses cheveux sont noirs, ses habits sont noirs, son maquillage est souvent aussi sombre, et ses bijoux sont tous noirs : Ombre porte bien son nom. Seuls ses yeux bleus dérogent à la règle. Elle est assez peu souriante de prime abord, et cette apparence terne la rend donc un peu froide à l'extérieur, mais, au fond, c'est une fille très chaleureuse. Elle est assez petite, elle a la manie de placer son index sur ses lèvres quand elle est absente, elle a tendance à rougir relativement facilement aussi, ces détails subliment le charme d'une fille au premier regard un peu sombre. Tout ça lui donne une allure un peu enfantine malgré elle ; elle a beau être mature, ses formes discrètes, le fait qu'elle lève la tête pour parler à presque n'importe qui, son habitude de hausser les épaules, de gonfler ses joues quand elle contrariée, le fait qu'elle ait du mal à supporter le regard de quelqu'un lui donne vraiment tout d'une gamine. C'est aussi ça qui rend ses sourires si radieux, ce qui donne à son visage une telle froidure quand elle est sérieuse... Son indifférence naturelle rend si gracieuses les émotions qui se lisent sur son visage d'ange, et, finalement, ce sont ces contrastes qui rendent cette fille si jolie. »
CARACTÈRE
« Allez Ombre, à la tienne ! »

À la première pinte, je ressort mon sourire
J'sais encore bien cacher mon envie de mourir
J'arrive à garder loin de moi mes sœurs et Ju'
Les éclats de rire sont tout ce qui est perçu
À la première pinte, je suis toujours en état
En état d'écouter, de donner des consignes
Ou des conseils, j'suis ce que les gens veulent de moi
Capable de faire rire et faire danser les lignes.

« Je reprendrai la même chose ! »

Après deux ou trois pintes c'est pas pareil
Reviennent doucement le bleu de ses yeux
De mon arbre généalogique, les reflets vermeils
L'alcool dans mon sang me ramène mon passé miséreux
Mon sourire commence à perdre de son éclat
Mon indifférence réapparaît, mon amertume ne se cache plus
Je mérite sans aucun doute de mourir quand je pense à tout ce que j'ai perdu
Ou laissé tomber, je n'arrange plus beaucoup les détails dans cet état.

« Ça va être le verre de trop, Ombre. »

Et quand j'ai perdu le compte, plus rien n'a aucun importance. Je parle en négatif et en absolu, je piétine encore ma chance. J'mets plus les formes, ça vaut plus le coup, j'arrive plus à cacher mon mal-être. Mes pensées sont mornes, je ne souris plus du tout, peut-être qu'en étant comme ça je suis enfin honnête. De toute façon plus rien ne me rend souriante que les mesquineries que j'balance, tous mes amis m'énervent maintenant que je pense. Je deviens mauvaise en fait, je ressemble enfin à mon père. Au fond je sais pas si j'ai honte ou si je suis juste incapable de m'accorder avec mes pairs. J'ai comme une envie de pleurer parce qu'elles me manquent, j'ai comme une envie de crier parce qu'il me hante. Je me rends compte que je suis comme un oiseau sans elles ; libre de tout et tétanisé par la peur de prendre mon envol. Il faut que je sois sincère, nan, brutale pour pas devenir folle. Alors je casse mon verre comme je casse mes liens, j'ai plus besoin d'attaches maintenant que je reconnais que j'ai peur de mourir. Je veux être seule parce que je sais que je ne vaut plus rien, je veux être seule car j'ai plus envie de faire de mal à personne, j'ai déjà fait ma part pour mes cent vies à venir.
PÈRE CASTOR RACONTE NOUS UNE HISTOIRE !
Si d'aucuns savent se définir en quatre mots, moi, j'aime à me décrire en sept erreurs, mes sept péchés capitaux persos' ! Et pas mal partaient de bons sentiments, comme quoi, la dépression est pavée de bonnes intentions ! La première case de ma vie s'appelle Julien, oui je sais, une histoire d'amour qui tourne mal et qui fait pleurer une fille, c'est à peine prévisible !

Quinze années avait formé une silhouette gracieuse, couronnée par un visage charmeur, un sourire et un regard qui attisent l'admiration, la beauté saisissant au premier coup d'œil, la bonté attachante à chaque parole, Julien était un véritable ange tombé des cieux, et sa malchance en amour l'a fait tomber encore plus bas. C'est ayant perdu sa flamme que ce jeune homme s'est tourné vers Ombre, comme un papillon de nuit aurait retrouvé la lumière. Les premiers souvenirs qu'ils ont fabriqués ensemble furent des regards discret entre deux heures de cours qui n'avaient plus grande importance. Aux coups d’œil se sont substituées les paroles, les premiers sourires. Julien s'était épris d'une jeune fille timide, et elle était tombée amoureuse de l'affection à laquelle elle avait droit. La vie d'Ombre était devenue harmonieuse, c'est comme ça qu'elle était aimée, par son copain, par son père, par ses proches à qui elle apportait une preuve que tout allait bien. Pourtant une note sonnait faux au fond, mais si quelqu'un avait pu l'entendre, ni elle ni lui ne le voulait, parce que tout était trop radieux pour être réduit en miettes sur quelques doutes. Alors leurs phalanges se liaient comme si elles avaient été faites pour, elle était marquée par ses sempiternels suçons, et ses joues rougissaient quand s'y installait son rouge à lèvres, c'était ensemble que ces adolescents assumaient de plus en plus leurs vices. Main dans la main ils se sont dits des mots forts, yeux dans les yeux des mots très forts, et plus ils s'offraient leur cœurs, plus la fausse note, le mauvais accord qui les conjuguait devenait flagrant. Et Ombre ayant choisi de ne pas voir le problème, quand icelui fut incontournable, il en fut d'autant plus étouffant. Parce que, comme toujours, c'était elle le problème, parce que, comme à chaque fois, c'était elle qui ne fonctionnait pas correctement. Et, pour la première fois, elle devrait briser frontalement quelqu'un. Et ça gênait la jeune fille autant que ça la hantait, parce qu'à défaut d'avoir refusé un cœur proprement, elle devait le briser délicatement. Et elle n'avait pas les mots pour ça, ou plus exactement, il n'y avait pas de mot pour ça. Elle n'avait rien à donner que sa mauvaise humeur de connasse dépressive, mais Julien se sentait plein sans qu'elle ne lui donne rien. Au fond, elle savait que les plus gentilles, les plus belles, les plus intelligentes filles du monde n'aurait su avoir sa présence pour lui. Et c'était une chose de plus qui torturait son esprit. « Julien... On peut pas continuer comme ça. T'as rien fait de travers je t'assure, c'est entièrement moi le problème, mais de toute façon tu mérites mieux qu'une maniaco-dépressive à deux balles, et malgré tous mes efforts, les mecs, c'est pas mon truc... » Il ne méritait pas mieux, rien ne se joue au mérite. Ombre était écrasée par la culpabilité autant que Julien était étranglé par sa tristesse. C'était la première grosse erreur de sa vie : Ombre s'était menti à elle-même plus même qu'elle n'avait menti aux autres.

La deuxième grosse erreur de sa vie est visible sur le bras d'Ombre. L'acceptation stupide d'une malédiction pour des idéaux et de l'affection lorsqu'elle en avait encore. Les idéaux, c'étaient ceux de paix, de calme dans un monde trop bruyant, et s'il fallait tuer pour cette accalmie, ainsi soit-il, elle serait de celles qui portent le fardeau. Et l'affection, c'était celle de ses parents, qui seraient si heureux de la voir suivre leurs pas. Et c'est d'un simple « oui » qu'elle ne remit rien en cause, de peur de ne plus avoir seulement un genou à terre. Ombre avait besoin, pour ne pas rendre amer le crédit que son père lui avait accordé, d'une arme puissante, quelque chose de grandiose pour que cette petite princesse prodige puisse avoir de l'influence sur le destin du monde. Cependant ces ambitions n'étaient pas les siennes, même si Ombre aurait voulu pouvoir s'accorder totalement avec ces désirs, elle n'en était pas moins une fille foncièrement gentille. C'est partagée entre faire mal pour le bien et faire bien quitte à faire du mal qu'elle reçu son injection. Dans le bras, un véritable vaccin qui déciderait pour elle quelle partie de son raisonnement il faudrait inhiber, à défaut d'avoir le courage de faire le choix elle-même. Car oui, Ombre était lâche, à son grand dam, et se désistait à chaque opportunité par peur de faire quelque chose de travers. En quelques mots qu'elle ne comprenait pas, la jeune fille ne ressentait plus la douleur dans son bras alors qu'elle perdait conscience. Ombre ouvrit les yeux : elle était plongée dans le noir. C'était donc ça qu'au fond, elle préférait. Elle tremblait un peu, mais elle avait accepté cette idée : elle allait, elle aussi, devenir une tueuse, ôter des vies, écrire un idyllique futur en lettres de sang. Elle s'était faite à cette idée, très vite. Elle avait accepté qu'à pile ou face elle avait perdu ses valeurs pour gagner de l'ambition. Mais deux choses lumineuses apparurent devant elle et firent pencher la balance. Comme dans un rêve, même si ces choses n'avait pas d'apparence, Ombre savait les nommer. Deux mains enfantines lui étaient tendues. Le choix s'est peut-être fait en une seconde dans le monde réel, mais, au fond de l'esprit d'Ombre, il dut durer une éternité. Son cœur était serré autant qu'il risquait de faire rompre ses côtes à tout instant, Ombre était face à un choix qu'elle ne pouvait pas se refuser à faire en détournant le regard, et ça la tétanisais. Se laisser prendre la main était détruire son modèle, ne pas le faire était accepter de ne jamais pouvoir en être un. Pour Ombre, c'était le cas, car en réalité rien ne sait se contenter d'être binaire et aussi simple. Face à l'obligation de se décider par elle-même, Ombre saisis la main des deux lumières qu'elle aimait le plus au monde. À son réveil, son bras la brûlait et une trace blanche s'y était déposée. Elle ouvrit les yeux sur son père qui veillait sur elle, de quoi appuyer encore sur cette plaie tout nouvelle. « Je ferai honneur au rôle qu'il est le mien, mais je ne le ferai pas à vôtre façon, père. » Il n'était même pas déçu, l'émotion au fond de ses yeux ne pouvait pas être lue, et encore moins décrite. Ombre ne se sentait pas à sa place face à son père, à ce moment plus qu'à tout autre, on l'averti qu'elle allait devoir faire les frais d'un pouvoir qu'elle n'avait pas l'âge de contrôler. Mais Ombre n'en était pas effrayée, c'est toujours dans la douleur physique qu'elle se purgeait du mal qu'elle faisait. Elle avait compris avec grand calme ce qu'on lui disait, et dès qu'elle le put, elle serra dans ses bras ses deux sœurs cadettes.

La case suivante de la vie d'Ombre, c'est la découverte des cuites, des disparitions sans alibis : la découverte de l'amour, du vrai, du pur, celui qui offre de beaux rêves et d'encore plus belles espérances, celui qui réconcilie une fille et son instinct de survie, eux qui étaient toujours fâchés. Et cet amour avait pour nom Julia, cet amour savait changer en un sourire l'enfer en paradis. Ombre avait retrouvé la lumière vers laquelle se tourner, et elle a tout fait pour la saisir, c'est là qu'est sa culpabilité. Ombre a réussi à surmonter sa timidité, elle a réussi à construire du courage pour Julia, alors que cette dernière ne la regardait même pas. Réussir à saisir sa main était comme un rêve éveillé, et Ombre se sentait pleine de ressentir leur cœurs battre à l'unisson. La routine qu'elle s'était imposée la lassait, Julia l'en a tirée, la dépression dans laquelle elle se confortait la consumait à petit feu, Julia l'en a sauvée. Sa vie avait enfin une fondation solide, une base onirique sur laquelle se reposer que tout aille bien ou mal. Elle a changé ses tristes accords en joyeuses mélodies, elle a transformé ses larmes amères en sourires apaisants, et les idioties d'Ombre ont changé sa présence en manque, elles ont fait de son plus grand amour sa plus grande crainte. Tous ces belles perspectives d'avenir ont été ruiné lors d'un moment tristement singulier dans la mémoire d'Ombre ; les joues rouges, elles étaient seule à seule dans une atmosphère électrique : la première et seule fois où Ombre a laissé quelqu'un découvrir sa peau de ses vêtements. Entre les baisers se glissaient des regards, des frissons, des caresses ; le cœur de la jeune fille était prêt à chaque instant à faire rompre sa cage thoracique, jusqu'au moment fatidique où il s'arrêta devant l'expression, entre choquée et affligée, de sa dulcinée. Il n'y avait eu besoin d'aucun mot pour que cet air devienne glacial, avaient amplement suffit la larme sur la joue gauche de Julia. Elle effaça le rouge à lèvres qu'y avait déposé son amour et Ombre n'osa l'effacer. Parce que, dans tous les cas, à cette perle lacrymale se succéderont des sanglots d'avoir perdu, pour elles deux, un bijou de milliers de carats. Ce coup de froid était né quand Julia retira le tissu qui couvrait l'épaule d'Ombre, celui qui avait mis en lumière la marque de leur incompatibilité. Ombre mobilisa tout ce qui lui restait de force pour serrer sa chère contre elle, et elles se décidèrent à faire une bêtise. « Julia... dis-moi que ça ne s'arrêtera que demain. » Notre héroïne, en une seule phrase, s'était condamnée à prendre une dose de bonheur auquel elle n'aurait plus jamais le droit, en toute connaissance de cause. Et aujourd'hui, c'est bel et bien ce souvenir qui empêche le cœur d'Ombre de se rétablir un tant soit peu. Et c'est cette histoire qui empêche son esprit d'être tranquille, épuisé par cette certitude d'avoir amené à l'aimer une fille qu'elle a brisé au plus profond d'elle.

Le père d'Ombre est une illustration de la réussite, une preuve de l'ascension. Il est né petit et pourtant, s'est battu pour aujourd'hui être quelqu'un dans la société, dans sa vie cachée, et dans sa famille. Cependant, si la force est enviable chez un Elementis, l'accomplissement admirable chez un individu, son flegme excessif n'est qu'un poids pour sa fille. Ses modèles, aussi, ne sont pas ceux qu'elle partage ; sois grande autant que tu le peux, une fille va de pair avec un garçon... Si Ombre s'est toujours sentie toute petite, son père a été le géant à qui elle s'est sans cesse comparée, en fait, il a même été l'origine de la balance entre fierté et honnêteté qui l'a tiraillée de sa naissance à leur seul et dernier différend. Chaque fois qu'Ombre faisait un choix, la balance perdait un peu plus d'équilibre, et chaque inclinaison lui faisait craindre le jugement de son père, ou le sien. Elle fut brisée alors que la demoiselle ne trouvait plus d'importance à rien qu'à la perte de Julia, pour des causes auxquelles elle n'adhérait pas, et pour un choix qu'elle n'arrivait pas à assumer, au point de se convaincre qu'il était uniquement dû à son père. Ce sont ces sentiments de déréliction et de rancune qui l'ont amenée à vider son sac de manière mesquine et blessante, sans être capable d'anticiper plus loin que les mots qu'elle prononçait. Ombre a ainsi tranché le peu de lien qu'elle avait réussi à tisser avec son père, lui reprochant d'être trop vieux pour la comprendre, lui reprochant d'être trop borné pour se mettre à sa place, lui reprochant d'être trop un enfoiré pour souhaiter son bonheur. « De toute façon tu me détestes, et je sais que tu me détestes, c'était faux, je sais que tu ne m'aimeras jamais comme ta fille parce que je refuse de rentrer dans les cases que tu m'imposes, c'était faux, je sais très bien que la seule chose qui aurait pu te rendre fier de moi aurait été d'être une meurtrière ! » C'était faux, tout était archi-faux, mais le vague à l'âme rend triste, et la tristesse rend méchant. Et ce sont ces méchancetés qui ont rompu à jamais la relation père-fille, trop fragile en elle-même et trop fragile pour les petites épaules d'Ombre, qui s'était dessinée entre eux. Mais Ombre était incapable de s'assumer financièrement, et, même si elle en rêvait, elle n'avait pas le luxe de ne plus vivre sous le même toit que cette homme qu'elle se forçait, dans son malheur naissant, à détester. C'était là encore une source aux pleurs dont les murs de sa chambre ont été témoins ; et même si Ombre s'en est voulue, et qu'elle n'a jamais cessé de s'en vouloir, c'était ici la rupture avec un parent la plus douce qu'elle avait à offrir, et, à son grand malheur, pour celui auquel elle tenait le moins.

Le membre de sa famille auquel elle tenait le plus, Ombre lui a offert le pire et le meilleur. Sa mère n'avait presque rien à voir avec son père, si ce n'est sa manière de "rendre le monde meilleur". Le meilleur, qu'Ombre lui avait offert, c'était sa présence. Elle avait réussi, par sa simple existence, à rendre celle de sa mère meilleure. Et même s'il en fut de même pour Lucie et Caroline, ses cadettes, Ombre savait qu'elle avait sorti sa mère de l'obscurité qu'était sa vie sans elle. Et cette dernière lui rendait bien, car elle avait toujours fait de son mieux pour comprendre sa fille et apaiser les tensions qui régnaient entre elle et son père. Ombre a longtemps désiré ressembler à son père, mais elle s'est sans cesse rapprochée de sa mère sur tous les points. Elles avaient les mêmes bonnes intentions, connaissaient la même dépression malgré qu'elles en aient, et haïssaient pareillement les erreurs qu'elles avaient tendance à faire. C'est une d'icelles qui les sépara. En raison de son empathie, sa mère s'était naturellement dessinée à Ombre comme une confidente sincère et réconfortante par-dessus tout. Ombre lui avait tout dit sur Julia et ce qu'elle se maudissait d'avoir dit à son père, et maman eut les mots justes. Cependant, ce ne sont pas les mots justes ou la vérité que cherchent les gens malheureux, ils cherchent du réconfort, quelque chose qui leur ferait croire qu'ils pourront aller mieux, qu'ils ne sont pas les responsables de tout les maux du monde dont ils s'accusent. C'était mieux ainsi, car Ombre n'aurait pas pu rester avec Julia et avoir une famille. C'était le meilleur scénario, aussi triste était-il sur le moment, pour Ombre et ses proches. Mais la jeune fille ne voulait pas, non, elle ne pouvait pas l'entendre comme ça. Le mal-être a cette capacité à transformer n'importe quel mot en lacérations à notre amour-propre. « Lui, je veux bien, il ne m'a jamais compris, mais pas toi maman, me dis pas que t'es devenue une connasse sans émotion comme lui ! » Rien ne justifiait ses propos, mais Ombre avait prononcé ces mots trop vite pour y réfléchir, et ce sont les derniers mots qu'elle a adressé à sa mère. Son père a eu l'honnêteté de lui expliquer malgré tout que ce n'était pas sa faute, qu'Ombre n'avait été qu'un détail dans l'enfer qui avait mené sa mère au suicide, mais c'est ce genre de putain de « détail » qui te donne envie de parler de ton histoire à la troisième personne, pour te sentir artificiellement un peu plus loin de ton passé de merde, pour éviter d'avoir l'impression à chaque mot que tu prononces d'être la dernière des connasses. C'est pour ce genre de « détail » que je me hais, parce que je suis au fond qu'une pute dépressive incapable de ne pas suriner ceux qu'elle aime quand la coupe est pleine. Comment je peux raconter ma putain de vie sans me détester d'avoir moins pleuré que Julia, de moins m'être mordu les doigts, j'en suis sûr, que mon père que j'accuse de tous mes maux, comment je peux rester calme en racontant que j'ai tué la femme qui m'a donné la vie, que j'ai brisé une des deux filles que j'aime le plus au monde ? Ha bah d'ailleurs allons-y, tant qu'on y est, je suis sûr que tu meurs d'impatience de savoir de laquelle des deux il s'agit ! Bah c'est Lucie, voilà, une de mes deux jumelles cadettes, qui avait toutes mes qualités sans avoir mes tares et à qui j'ai pas pu m'empêcher de refiler mes névroses ! Et puisqu'on fait encore les comptes c'est la sixième des sept pires crasses que j'ai faites, oui, j'ai bientôt fini de chialer. C'est arrivé quand elle m'a reproché, tout à fait à raison, de toujours tirer la gueule et détériorer l'ambiance qu'il y avait chez moi. Et du coup devine qui l'a insultée en lui apprenant des détails bien servis putain pour une gamine de douze ans sur le suicide tout frais de sa mère ? Oui c'est Ombre, la même Ombre bourrée que celle qui déballe sa vie d'un coup d'un seul là, donc voilà, le sixième coup de génie dans ma vie a été de traumatiser une fille qui n'avait jamais rien voulu que voir sa grande sœur sourire ! Et le détail qui rend la situation encore plus magique c'est que mon idiot de père avait sorti un mensonge tout pété sur ma mère qui ne « rentrera pas de mission » parce qu'il ne voulait pas que ses filles s'en veuillent comme moi, comme quoi, j'suis pas la seule conne dans l'histoire, j'ai même rétabli la vérité donc avec un peu de chance y'a un fond de bonne personne quelque part dans moi. Et ma septième connerie est sans doute celle qui m'a le plus conforté dans ma dépression mais c'est celle qui m'importe vraiment le moins parce qu'elle est super récente, elle date de ce soir : j'ai coupé les ponts avec tous mes potes, enfin, plus exactement j'ai fait la peste avec tout ceux-là comme je l'ai fait avec ma famille, reprochant à ceux qui sont heureux de l'être, blâmant ceux qui étaient en couple de l'être, accusant les gens bien dans leur peau de n'être là que pour enfoncer encore plus les gens comme moi dans leur malheur. J'ai cassé quelques trucs en les balançant sur des gens entre deux insulte et je me suis fait jeter par mes potes et par les serveurs. C'est ça d'être bourrée et mal quand t'es avec tout ceux qui te restent ! Enfin bon, t'es là toi, et puisque j'ai étalé toute ma vie sans aucune pudeur tu peux encore m'offrir une ou deux pintes histoire de me mettre dans un état où j'oublierai un tant soit peu les abominations que j'ai avouées !


PRÉNOM/SURNOM : Fuan pour les intimes, Ombre suffit sinon !
ÂGE : Bientôt dix-neuf ans mine de rien, ça nous rajeunit pas !
COMMENT ÊTES-VOUS ARRIVÉ ICI : Les "top forum RP" !
UN COMMENTAIRE ? : Cheh la vie de merde de mon perso'.
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Dernière édition par Ombre Lepage le Mar 4 Déc - 21:30, édité 2 fois
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Kira SerykMessages : 3155
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MessageSujet: Re: Contraste ; Ombre et lumière.   Lun 3 Déc - 22:35

Bienvenue parmi nous !

Comme tu es Elementis, tu vas devoir malheureusement passer entre les pattes de Baba el Ténébros What a Face Mais il est partie dodo donc la validation attendra demain !


Je vous grogne dessus en darkblue.








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Le Ténébreux
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Baelfire GoldLe TénébreuxMessages : 526
Date d'inscription : 12/02/2016


MessageSujet: Re: Contraste ; Ombre et lumière.   Mar 4 Déc - 20:15

Je n'ai rien vu de bien alarmant dans ta fiche, donc je peux te valider sans aucun soucis ^^
Du coup, amuse toi bien parmi nous !

Juste une petite précision, tu as 2 ans de pouvoir donc, du coup ce que tu peux faire avec ton élément est assez basique. Tu ne peux pas soigner un cœur entrain de s'arrêter ou une hémorragie, faut pas abuser non plus. Tu peux quand même soigner un large panel de blessures, mais pas les plus grosse, du moins il te faudra beaucoup de temps pour se faire, peut-être trop pour certaines choses.

Voici quelques liens qui te seront utiles pour la suite :

Les Fiches de liens,
• Les demande de rp pour faire des copains,
• Les demandes en tout genre (pour avoir une maison, une boutique, un rang etc.)
• La Boîte aux lettres histoire de recevoir des factures o/
• Le Bingo
• Et pour finir, nous venons juste de commencer un Event de Noël !

Voilà pour les liens, amuses toi bien parmi nous !



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Le Chef Elementis
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Caenn DrusdanLe Chef ElementisMessages : 99
Date d'inscription : 19/07/2018


MessageSujet: Re: Contraste ; Ombre et lumière.   Mar 4 Déc - 20:35

Bienvenue sur le forum futur esclave n°147 ! o/
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Rebelle Domae
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Rebecca AndersonRebelle DomaeMessages : 13
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MessageSujet: Re: Contraste ; Ombre et lumière.   Mar 4 Déc - 21:01

Bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: Contraste ; Ombre et lumière.   

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Contraste ; Ombre et lumière.
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