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 J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]

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Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 19
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MessageSujet: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Dim 30 Déc - 3:02

Astrid, affalée sur son canapé, regardait d’un air las son étagère de petits chevaux. Il y avait un gouffre entre deux de ses protégés, pourquoi ne l’avait t’ elle jamais remarqué ? La solution, aussi évidente soit t’ elle, méritait une intense réflexion. Ou allait t’ elle dépenser son argent pour combler ce trou béant ? Car il lui en fallait un autre. Cacher par l’achat cette vision d’horreur qui lui faisait face depuis qu’elle s’était réveillée. Oui, plus les heures passaient, plus la trentenaire, à force de regarder cet espace libre, en venait à réfléchir sur la vacuité de sa vie. Il était bientôt quatorze heures, et elle n’avait rien fait. Elle n’avait pas mangée, ne s’était pas lavée, c’était pour dire, elle n’avait même pas fait son sport quotidien. Ses papillons voletant au dessus d’elle, Astrid avait lambiné.

Mais aujourd’hui, c’était à elle de chercher Amélie à l’école. C’était à elle de la garder, pour le weekend, tout du moins. On était vendredi après tout, son papa aussi avait le droit d’en profiter. Un sourire s’étira lentement sur ses lèvres gercées, alors qu’elle se décidait à enfin se lever. Tombant littéralement de la banquette, elle se dirigea, bon gré mal gré vers sa salle de bain. Plus propre qu’à son entrée, Astrid se décida à choisir des vêtements à peu près dignes. Une tunique longue, de couleur crème, mais sans manches, ainsi qu’un pantalon noir. Des bottines marrons, et un gilet en cuir. Se coiffant d’une simple pince dans les cheveux, elle sortit, et commença à se mettre en route.

Plus d’une fois, elle fut tentée d’utiliser ses raccourcis, les toits et les murets, mais elle n’y céda pas. Aujourd’hui, elle avait le temps. Assez pour ne pas en gagner inutilement. Arrivée dans la cour de l’école, elle fut appelée par la directrice. Pourrais je vous parler de votre fille ? Elle s’est battue aujourd’hui. Pourriez vous me suivre dans mon bureau ? Autant d’injonctions qu’elle accepta, hochant la tête comme si cela ne la surprenait pas. Amélie assise sur une chaise, inquiète de voir sa mère apprendre qu’elle avait fait des bêtises, mais heureuse que ce ne soit pas son père qui soit venue, baissa lentement les yeux. Elle n’était pas seule. Il y avait une autre petite fille, ainsi que son père. Son père… Vilmos ! Et bien, c’était Vilmos Desgoffe Machin Taxis ! Cela faisait longtemps… l’époque où elle était encore Domae. Astrid eut envie de soupirer, cette rencontre risquait de lui poser quelques problèmes. Rien de très préoccupant, mais cela la blasa d’emblée. Pourquoi n’avait t’il pas fait avorter sa dulcinée ? Maintenant, elle en payait les pots cassés...

Enfin bon, elle n’était pas la pour lui. Oubliant sa présence, elle caressa doucement la tête de sa fille, avant de poser sur sa chaise sa veste en cuir. Dévoilant, sans s’en rendre compte, ses bras bourrés de muscles. S’asseillant, elle commença à regretter de ne pas s’être lavé les dents ce matin. Elle avait un morceau de viande coincé quelque part, c’était vraiment désagréable ! Sa petite parenthèse explosa pourtant quand la directrice apostropha les deux gamines.

- Amélie, Thalia, je vous laisse expliquer à vos parents la bêtise que vous avez fait.

Astris se tourna alors vers la sienne, de gamine, sereine, mais prête à écouter ses explications. Cette dernière, devenant plus rouge qu’une tomate, commença alors à bafouiller - elle avait vraiment une voix trop adorable, c’était dingue.  

- Mais, mais c’est elle qu’à commencée ! Moi je jouais avec Jonathan, et elle nous a embêtée !

Putain, c’était qui déjà Jonathan ? Astrid senti d’emblée le mal de crâne pointer le bout de son nez. Une chose était sure, elle avait besoin de nicotine. Maintenant.
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Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisCitoyenMessages : 77
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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Dim 30 Déc - 5:31




Je vais en taper une, mais pas la tienne, juré! ft. Astrid


Avant que Kira n’ai les enfants le 24 décembre pour la veille de Noël, c’était Vilmos qui en avait la garde durant la semaine. Maintenant que la discussion des cadeaux et de l’horaire durant les fêtes avait été faite, Vilmos n’aurait normalement plus à revoir son ex avant un certain temps. Si tout ce passait bien…

Évidemment, rien n’était jamais aussi simple.

Sans emploi - temporairement, Vilmos insistait sur ce détail - il avait cependant le loisir d’aller cueillir Ewan et Thalia tous les jours à l’école en compagnie de Gustave. Il ne l’avait pas fait aussi souvent qu’il l’aurait voulu, alors qu’il s’occupait du casino, et il le regrettait. Parfois. Aujourd’hui, par exemple, lorsqu’il fut apostrophé par la directrice, il le regrettait déjà un peu moins!

C’est pas vrai… Putain. Ewan, monte sur Gus et retourne à la maison. Je te joindrai avec ta soeur, dit-il au jeune garçon, pressé de savoir si Thalia allait bien.

Elle s’était battue. Battue! Thalia débordait d’énergie, certes, mais elle n’avait jamais été… particulièrement colérique. Certainement pas violente en tout cas! Vilmos secoua la tête, maudissant ses propres gènes et le fardeau qu’était l’hérédité.

Suivant la directrice dans son bureau, il y trouva Thalia, l’air boudeur. Quand elle aperçut son père, elle se précipita dans ses bras. Ce dernier l’y accueilli en l’embrassant sur le front… avant d’y apercevoir une bosse de la taille d’un derla. D’abord sous le choc, Vilmos se redressa vivement, comme piqué d’une flèche dans le dos. Sa fille chérie! Sa raison de vivre! Défigurée par l’enfant d’un crétin qui allait lui payer!

Vilmos fusilla la mère de l’autre fillette du regard. Avec le nombre de balafres qui lézardait son visage, pas étonnant que cette pauvre fillette croit normal le fait de donner des baffes aux autres gosses! En la regarda plus attentivement, Vilmos se rendit soudainement compte qu’il l’avait déjà vu quelque part. Une ancienne Domae peut-être. Forcément. Certainement une ancienne conquête en tout cas. Avant de sortir avec Kira, Vilmos n’avait pas spécialement été très sélectif en matière de femmes. Mais ça…

Lorsque la directrice demanda enfin aux jeunes filles de raconter ce qu’il s’était passé, la petite Amélie accusa Thalia d’avoir commencé. Ce que Thalia réfuta sans hésiter.

Même pas vrai! J’ai rien fait papa!

Vilmos hocha la tête, croyant sa fille sur parole.

Bien sûr ma chérie. Dis nous ce qui s’est vraiment passé.

Thalia regarda alors son père avec de grands yeux. Vilmos reconnu ce regard, qu’il lui arrivait lui-même d’avoir, quand il était prit de court par quelque chose. Des yeux fixes et un air pantois. Quoi? Sa fille n’avait aucune explication à donner?! Elle n’avait même pas pris la peine d’inventer quelque chose, n’importe quoi?! D’abord aussi surpris qu’elle, Vilmos regarda sa fille avec des gros yeux. Chose qui arrivait aussi rarement que de la neige en juillet. Un regard qui semblait dire : Tu vas avoir des gros ennuis ma fille si tu ne craches pas le morceau tout de suite.

Beuh… Je sais plus?

Thalia Desgoffe und Taxis…, commença-t-il, sur un ton d’avertissement très clair.

C’est elle qu’a envoyé le ballon sur moi! Et je suis tombée!

Ah! Donc elle s’était «défendue» en renvoyant le ballon à la figure de la petite et ça avait dégénéré, c’est ça? Vilmos poussa un soupir. Sachant alors qu’il n’aurait pas toute l’histoire de la bouche de sa fille, il attendit de voir ce que l’autre fillette, Amélia, et sa balafrée de mère diraient. Quoi qu’il en soit, Thalia avait été blessée et il exigerait réparation...




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Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 19
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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Dim 30 Déc - 21:16

La trentenaire, le dos bien droit contre le dossier de sa chaise, regardait sa fille, qui, devenant toujours plus rouge, tentait en bafouillant de s’expliquer. Une histoire de ballon, hein ? On était bien loin des missions d'assassinat prodiguée par les Ghosts, bon sang, cette histoire semblait pourtant bien partie pour faire verser autant de larmes.

Et donc tu l’as frappée ?
C’était Jonathan !
Cette bosse là, c’est le ballon, n’est ce pas ?  

Toujours imperturbable, Astrid soupira, et dévisagea sa fille le plus calmement possible. Elle était la suite, mais pour toute réponse, l’enfant se mit à pleurer en disant qu’elle était désolée. Le genre de pleurs qui normalement, fait fondre toute résistance aux parents un tant soit peu dotés d’instinct maternel. Évidemment, cela ne prit pas sur la trentenaire.

Sullivan allait la torpiller. Cet abruti allait encore dire qu’elle avait une mauvaise influence sur elle. Il allait lui faire la morale, la gueule, puis la guerre. Pour changer. Astrid compta silencieusement sur ses doigts. Il ne manquait pas un gosse dans l’équation la ? Il était ou ce petit ingrat de Jonathan ? Celui qui avait commencé toute la bagare. La trentenaire était pour la juste répartition des torts, okay sa petite était en faute, mais elle avait quand même bien envie d’en coller une à ce gamin sans éducation. Enfin non, le frapper n’était pas une bonne idée. Il fallait lui parler, et avoir sa version de l’histoire. Taper un enfant n’allait pas faire avancer leur problème, bien que le geste puisse être perçu comme libérateur.

Mais il ne manque pas quelqu’un ? Il est ou Jonathan ?
Il n’était pas concerné par la bagarre, nous ne l’avons donc pas retenu.

Astrid hocha lentement la tête, croisa les jambes alors qu’elle enfonçait toujours plus profondément le dos dans sa chaise. C’était étrange, il semblait pourtant qu’il avait tout intérêt à être ici. La mère de famille, pourtant, sentit ses épaules s’écraser sous le dur poids de la responsabilité. Sullivan allait la tuer.

Bon, maintenant, tu t’excuses.
Mais maman je…
Tu sais que je vais devoir en avenir ton père ?

La petite se remit à pleurer. S’excusant finalement auprès de Thalia. Quand ce fut fait, Astrid lui caressa la tête, et roula discrètement des yeux. Tu parles d’une menace, Sullivan était aussi doux qu’un agneau. Elle ne comprenait même pas comment ça pouvait prendre. Sans départir de son calme, la trentenaire fit un câlin à Amélie, alors qu’elle interrogeait silencieusement la directrice sur la suite des événements.


Dernière édition par Astrid Guarnieri le Lun 31 Déc - 5:15, édité 1 fois
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Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisCitoyenMessages : 77
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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Lun 31 Déc - 4:08




Je vais en taper une, mais pas la tienne, juré! ft. Astrid


La mère de l’autre petite avait un point. Il manquait pas une valeur à l’équation? Ce petit con de Jonathan, où était-il? La directrice avait beau dire qu’il n’était pas impliqué dans la bagarre, quelque chose lui disait qu’il y était quand même pour quelque chose. Et ce n’était vraiment pas le cas, ce Jonathan aurait peut-être pu leur donner une version des faits un peu plus solide que ce que sa fille avait inventé…

Quoi qu’il en soit, Vilmos devait admettre que sa fille était aussi dans le tort. Ce qui s’était passé était clair comme de l’eau de roche. Le ballon lancé par Jonathan ou Amélie, selon le cas, devait avoir atterri sur le front de sa fille par accident, et Thalia s’était vengée au centuple et la bagarre avait éclaté. L’ironie dans tout cela, c’était qu’il aurait eu la même réaction que sa fille, si ça lui était arrivé. Alors, dire à sa fille qu’elle avait mal agit n’était pas un peu hypocrite. Non, se dit-il. Vilmos était loin d’être parfait, mais en tant que père, il avait le devoir d’éduquer sa fille le mieux possible et au meilleur de ses connaissances.

Excuse-toi aussi Thalia.

Mais!

Y’a pas de mais! C’était un accident ma puce. Elle est gentille avec toi Amélia d’habitude?

Non parce que… si ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait balancer des ballons à la gueule et qu’il n’en entendait parler qu’aujourd’hui, il encastrerait si fort la directrice dans le mur qu’ils devront appeler le club d’archéologie pour la sortir de là! Thalia baissa les yeux sur ses pieds, une moue contrariée sur le visage.

Moui.

Bon ben alors tu crois qu’elle aurait lancé le ballon sur toi par exprès?

Sa fille haussa les épaules, visiblement inapte à avouer qu’elle avait réagit plutôt que réfléchit. Un trait typiquement «Desgoffe und Taxisien». Vilmos poussa un soupir, puis se tourna vers la mère de l’autre fillette, dont il n’arrivait toujours pas à se souvenir d’où il la connaissait.

Écoutez, qu’est-ce que vous diriez qu’on les laisse jouer ensemble dans la cour? À cet âge-là, ils se réconcilient en un rien de temps. Elles ne se souviendront même plus pourquoi elles étaient fâchées, affirma Vilmos, l’air nonchalant.

De plus, ce petit moment où les deux filles seraient occupées à jouer lui permettrait de dire deux mots en privé à cette ancienne pirate. Non mais sérieusement, il ne lui manquait que la jambe de bois et le perroquet!




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Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 19
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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Dim 6 Jan - 20:07

Cela va de soit. Amélie, je dois parler avec ces grandes personnes. Tu veux bien retourner dans la cours avec ta copine ma chérie ?
C’est pas ma copine.
Ne conteste pas mes ordres.

La dernière phrase avait claquée, plus sèche qu’elle ne l’aurait voulu. Dévisageant sa fille, qui, les yeux toujours rouges, se leva de sa chaise pour sortir, Astrid se fit pourtant pas le moindre geste. Au moins n’aurait t’elle plus ce boulet dans les pattes, le temps de négocier la sanction nommée punition. Une fois sa petite de sortie, la trentenaire fut tentée de soupirer, la vraie bataille était sur le point de commencer.

Bien, qu’elle est la punition ?
Et bien, je pensais leur donner une dissertation, pour qu’elles réfléchissent à leurs actes.
Okay, ça me va. Par contre, elle ne pourra pas la rendre lundi.

Ses paroles pertubèrent sans aucun doute la directrice, qui papillona des yeux, ne comprenant visiblement pas ou la mère de famille voulait en venir. Elle ne pouvait pas réellement se rendre compte, Astrid n’avait sa fille que peu de temps dans le mois, il n’était donc pas question de sacrifier ce dernier au profil d’une quelconque punition.

Et pourquoi donc ?  

Astrid, pour toute réponse, prit un bonbon dans le saladier placé à disposition. Elle regarda ce dernier, avant d’en enlever l’emballage. Le mangeant, elle attendit, cherchant un moyen pour ne pas s’enfoncer d’ avantage. La trentenaire, une fois sa parade trouvée, croisa les jambes, et adressa à la directrice son plus beau sourire - il était vraiment laid, forcé, et dénué d’expression. Bon sang, ce n’était pas comme ça qu’il fallait s’y prendre. Elle devait avoir l’air d’une psychopathe, bon sang.

Euh parce que je … euuh…
Ecoutez madame, je sais que vous ne voulez pas que votre enfant soit puni, je le comprend même, mais nous devons servir d’exemple. Si l’institution n’est pas forte, il continuera d’y avoir des manquements. En temps que directrice, je ne peux laisser passer cela. C’est aussi pour son bien vous savez.
Attendez, vous faites erreur. Moi je n’ai rien contre le fait qu’elle soit punie, au contraire même. Mais je n’ai que rarement ma fille, donc je ne veux pas qu’elle soit punie maintenant.
Vous rigolez ?
Non pas vraiment…

Bon sang, plus mère indigne, on ne faisait pas. Au moins, elle n'avait perdu n'y calme, n'y sang froid dans l'entreprise.
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Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisCitoyenMessages : 77
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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Mar 8 Jan - 22:55



Je vais en taper une, mais pas la tienne, juré! ft. Astrid


Vilmos resta un long moment silencieux tandis que la directrice tentait de convaincre la mère d’Amélie de la punition qui s’imposait. Le ton autoritaire qu’elle avait utilisé avec sa fille permit enfin à Vilmos la reconnaître. Astrid Guarnieri! Pas étonnant qu’il ne l’avait pas reconnu; elle avait beaucoup changé. Oserait-il dire une métamorphose? Pas vraiment. Pas à ce point-là en tout cas. Son air dur était le même que dans ses souvenirs. L’incrédulité que Vilmos ressentait chaque fois qu’il se demandait pourquoi Le Secret avait attribué à Astrid des papillons. Ça lui ressemblait si peu. Avec le sourire terrifiant qu’elle avait, l’ex-Valet l’aurait plutôt vu affublé d’un requin.

Quoi qu’il en soit, Vilmos non plus n’était pas enchanté par le choix de punition que la directrice avait choisi.

Une dissertation? Vous n’exagérez pas un peu madame? Elles ont six ans. La mienne commence tout juste à tenir son crayon correctement, alors je ne veux pas la dégouter de l’écriture pour toujours, dit-il avec aplomb.

Si Vilmos avait des richesses matérielles bien au-dessus des besoins de sa fille, il ne pouvait pas en dire autant sur ses richesses intellectuelles. La vie ne lui avait pas accordée la chance de poursuivre ses études au-delà de ses 12 ans, mais il avait toujours aimé l’école. Enfin, les maths surtout. Il espérait qu’il en soit autant pour Thalia, cependant, il fallait se rendre à l’évidence : Vilmos ne lui serait d’aucune aide pour ses devoirs de français, de sciences ou d’histoire. Il était hors de question que sa fille soit à la traîne dans ses études, et pour cela, Vilmos devait lui donner les meilleurs chances possibles.

C’est-à-dire, de ne pas la punir en lui donnant plus de devoirs.

Très bien. Pas de dissertation, accorda la directrice en soupirant. Mais il faudra veiller à ce qu’elles ne recommencent pas.
Si je me fis à mon expérience, les gens obéissent plus facilement lorsqu’on leur retire un privilège que lorsqu’on leur impose une punition.

Vilmos préféra ne pas préciser «son expérience» sur le sujet, mais entre menacer quelqu’un d’ajouter des intérêts sur sa dette, ou de menacer de lui briser les jambes et sa capacité de marcher, la seconde option était beaucoup plus efficace pour avoir son pognon. Évidemment… personne n’aurait les jambes brisées dans les événements suivants cette conversation.

Pourquoi ne pas leur retirer leur récré un jour ou deux?




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Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 19
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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Ven 11 Jan - 12:33

-Je suis d'accord avec Vilmos, un ou deux jours de récrée en moins, ça ne les tuera pas, et ça emmerdera bien son père.

Elle avait murmurée la dernière phrase pour elle, mais pas assez faiblement visiblement, puisque la directrice darda sur elle son regard de vipère. Interloquée par ses propos concernant le géniteur de sa fille.

- Le plus important restant quand même le bien de l'enfant. N'est ce pas ?

Le n'est-ce-pas fut insistant, uniquement la pour lui demander si elle prenait à cœur son rôle de parent. Astrid, tout au fond d'elle même, sous plusieurs couches de déni, savait que c'était pour cette raison qu'elle n'avait pas la garde exclusive d’Amelie. Le bien être de l'enfant ? Mais bien sûr qu'elle y pensait. C'était d’ailleurs pour ça que Sullivan était encore en vie. Les détails annexes, comme la guerre unilatérale qu'elle lui livrait, n'entraient pas l'équation.

Actuellement, il y avait plus important. Dans un élan de confiance, elle avait appelé le valet par son prénom. C'était mauvais, assez pour qu'elle ait envie de se mordre la lèvre inférieure. Égale à elle même, elle ne montra pourtant rien. Espérant sincèrement pouvoir faire passer ça sur le compte des réunions parents-professeurs. Ses cicatrices n'avaient pas modifiées son visage, tout au plus si elles l'avaient amoché. Ce n'était pas avec des cheveux d'une autre couleur qu'elle allait pouvoir tromper son œil acéré.

Se rendant compte qu'elle avait été silencieuse un temps anormalement long, Astrid regarda froidement la directrice, lui souriant pour la rassurer, ce qui, inévitablement, eut l'effet inverse. Elle le vit immédiatement, car ses anciennes proies avaient souvent eut ce regard, ce même tresaillement. Merde, elle ne voulait pas ça. Intimider la directrice d'une école, celle de sa fille qui plus est, n'avait rien de valorisant. Putain, eut telle envie de grogner, elle avait vraiment des problèmes pour gérer ses relations. Bon, elle avait toujours eut du mal, mais tout avait été biaisé depuis son passage chez les ghosts. Si elle ne pouvait même plus faire profil bas chez les lambdas, elle n'allait pas aller loin.

-Excusez moi, je réfléchissais à vos paroles. C'est vrai que le bien de l'enfant est primordial. Une fois à la maison, je parlerai à Amelie, ce genre de comportement ne doit pas se reproduire.

Oula… Avait t’elle été trop dure dans ses propos ? Elle avait l'impression d'avoir donné l'image d'une mère maltraitante. Merde, Sullivan allait la tuer. Si cela venait à ses oreilles, elle était persuadée de se faire insulter. C'était marrant d'ailleurs, il était l'une des seules personnes à le pouvoir. Comment était ce possible, compte tenu de leur passé commun ? Croisant les jambes, elle regarda la directrice, attendant le verdict final.


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Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisCitoyenMessages : 77
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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Dim 13 Jan - 3:40



Je vais en taper une, mais pas la tienne, juré! ft. Astrid
Lorsque Astrid s’échappa en prononçant son nom, Vilmos retenu un petit sourire. Alors elle se souvenait de lui? Et elle n’avait rien dit non plus, remarqua-t-il. Astrid devait ne pas être très à l’aise de le croiser, surtout dans un contexte aussi étrange. La dernière fois qu’ils s’étaient vu, ils étaient deux personnes bien différentes l’une de l’autre. Deux tueurs sanguinaires. Voilà aujourd’hui qu’ils étaient appelés dans le bureau du dirlo à cause de leurs gosses. Les choses changent si vite!

Quant au conflit qu’Astrid semblait avoir son ex-mari, ou son ex tout-court, Vilmos ne fit aucun commentaire. Il aurait été bien mal placé pour en faire… Mais il était clair que ces deux-là avait de gros problèmes si Astrid pensait activement à faire chier le père de la petite. Kira et lui avaient leurs désaccords, mais jamais les remarques qu’Astrid avait dit tout haut ne lui aurait traversé l’esprit. À tous les coups, ce gars devait être hors des conflits des Familles…

La directrice opta finalement pour la suggestion faite par Vilmos : les deux fillettes resteraient deux journées en classe durant les récrés. La rencontre se termina, somme toute, dans la cordialité. Une bonne chose de faite! Vilmos se leva pour quitter le bureau de la directrice, suivi d’Astrid. De la porte du bureau jusqu’à l’extérieur, Vilmos et Astrid restèrent cloîtrés dans leur silence. Dehors, les deux fillettes jouaient ensemble. Sans enthousiasme, mais cordialement.

Tout comme leurs parents. Pour une fois que sa fille était sage, Vilmos profita de cet intermède tranquille pour glisser deux mots à son ancienne collègue Domae.

Je croyais que tu étais morte, commença Vilmos vis-à-vis Astrid, en glissant ses lunettes de soleil sur son nez. Tu as oublié de nous dire au revoir en partant.

Vilmos ne savait rien des circonstances dans lesquelles Astrid avait quitté les Domae. Seulement qu’elles étaient nébuleuses. Les mains dans les poches de son manteau, Vilmos posa son regard sur l’asphalte colorée de la cour de récréation, une moue pensive sur les lèvres.

Voyons voir… laisse-moi deviner ce que tu deviens. Tu n’es pas avec les rebelles sinon je le saurai. Tu n’es probablement pas avec l’Alliance non plus. Je penche donc vers le gouvernement ou la simple citoyenneté, ce qui serait également étonnant et dommage, en même temps. Dans mes souvenirs, tu savais te battre «correctement». Ça serait dommage de gâcher ton potentiel, spécula Vilmos comme un courtier.




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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Sam 26 Jan - 16:56

Et vous, vous avez oubliés de venir me sauver

La réplique lui brûlait la langue, acerbe et tranchante. Mais Astrid, loin de se laisser aller, garda son calme. Ses pensées restaient ses pensées, et dans ce genre de situation, il valait mieux ne pas trop l’ouvrir. Le maire n’aimerait pas savoir qu’elle avait caftée. Abbygaelle non plus. Soupirant, la trentenaire regarda sa fille jouer.

Désolé, j’ai pas eu le temps.
Entre ma condamnation à mort et mon recrutement forcé pour un groupuscule armé, tu m’excuseras surement.

Un avenir avec elle serait-il possible ? Astrid n’en savait rien. C’était dangereux, et puis bon, elle était une mauvaise mère. Le fait qu’elle donnerait sa vie sans hésiter pour la protéger excusait-il le fait qu’elle plaçait une énorme cible sur sa tête ? La coursière n’était pas sûre que c’était ainsi que cela devait fonctionner. Bon sang, cela lui donnait envie de fumer.

Ca te tente qu’on sorte de la cour ? j’ai envie de m’en griller une.


Gardant sa fille sous les yeux, elle lui fit signe qu’elle restait à proximité, alors qu’elle franchissait le portail de l’école. Amélie ouvrit grand ses petits yeux, et chercha le compromis entre la regarder elle et garder à l’oeil sa nouvelle copine. Les enfants étaient si naïfs, remplis d’appréhensions diverses et variées. La sienne avait peur qu’elle ne parte, qu’elle s’enfuit, comme elle l’avait fait trois ans plus tôt. C’était adorable, et assez triste à la fois. Astrid s’en voulait de lui avoir laissé un tel traumatisme, mais ce n’était pas comme si on lui avait laissé le choix.

Soupirant à nouveau, elle prit sa pipe, et darda ses yeux sur Vilmos. Son ancien supérieur. Fugacement, elle se demanda ce qu’ils devenaient, tous ses anciens camarades. Ses compagnons d’armes, et plus important encore, son frère. Vilmos avait le don pour lui rappeler l’ancien temps, ce temps de prime jeunesse, ou les clans existaient encore. Elle espérait sincèrement qu’il ne ramène pas de souvenirs douloureux avec lui, de mauvaises nouvelles à la con, mais qui, de toute façon, ne l’atteindraient pas. C’était même pire que cela, elle ne voulait tout simplement pas s’en soucier. La culpabilité, elle donnait déjà assez avec Amélie, ce n’était pas pour se préoccuper du sort des autres.

Je suis une citoyenne moyenne maintenant. Tu vois, j’ai même un gosse. Elle prit une grande bouffée de tabac, recracha la fumée et se tourna à nouveau vers lui. Et toi alors, tu deviens quoi ? Comment elle va Kira ?


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MessageSujet: Re: J'vais en taper une c'est sûr, mais pas la tienne, juré ! [Vilmos et Astrid]   Sam 26 Jan - 21:12



Je vais en taper une, mais pas la tienne, juré! ft. Astrid
« Pas eu le temps » hein… Plutôt évasif comme réponse. Malgré une certaine curiosité, Vilmos ne daigna pas poser plus de questions. Ce n’était pas vraiment de ses oignons. Il se doutait bien que quelque chose était tourné au vinaigre, quelque chose qui avait empêcher Astrid de revenir. Le Domae supposait qu’elle se soit fait capturer. Il ne la connaissait pas beaucoup, mais la désertion ne lui ressemblait pas.

Peu importe ce qui était arrivé à Astrid, ça ne l’avait pas empêcher de faire un gosse. Décidément, tout cela était vraiment étrange.

Astrid demanda à fumer une clope à l’extérieur de la cour, gardant les deux petites à porter de vue. Vilmos la suivit, le nez froncé par l’odeur de cigarette. Comment quelqu’un pouvait-il prendre plaisir à fumer ce machin? Le vin au moins, ça a bon goût. Puis, lui, quand il buvait, il n’emmerdait pas les autres avec l’odeur!

À son tour, Astrid lui demanda de ses nouvelles. Il haussa les sourcils, étonné qu’elle ait quelque chose à foutre de sa vie à lui. À moins qu’elle ne voulait juste être polie. Quoi qu’était la raison de sa question, Vilmos aurait préféré passer le sujet sous silence. Surtout lorsqu’elle lui demanda ce que devenait Kira, et que Vilmos poussa un soupir agacé. Pour une fois qu’il n’y pensait pas bordel! Il posa les coudes sur la clôture de fer de la cour de récréation, le regard toujours dirigé vers sa fille.

On s’est séparé, et le divorce n’est qu’une question de temps j’imagine, puisqu’elle a déjà un copain. Je passais plus de temps au casino à essayer de redresser les finances de la Famille qu’avec ma propre famille. On n’arrivait plus à s’entendre, à se parler sans s’énerver l’un contre l’autre, alors forcément, je passais moins de temps à la maison. J’étais persuadé que c’était temporaire, que lorsque les choses seraient rentrées dans l’ordre. Mais… non.

Ça, il en avait été certain. Jamais il ne s’était imaginé un jour vivre sans elle, même quand ils s’engueulaient. Après tout, Kira et lui avaient toujours réussi à s’entendre quand ils n’étaient pas d’accord, et grâce à cela, Vilmos croyait leur mariage à toutes épreuves. Ce qui, finalement, avait été naïf de sa part. Idiot même. Comme si tout ça lui donnait le droit d’être absent… Il avait été un mari merdique et Kira méritait mieux que ça.

Puis il y a eu l’Alliance, et ça a été fini. Tout ce que je reproche vraiment à Kira, c’est de les avoir rejoints. Peut-être que certains Domae et Elementis ont fait la paix, mais regarde où on en est aujourd’hui : la ville est plus divisée que jamais. Les Rebelles Elementis contre les Domae contre l’Alliance contre le Gouvernement contre ses propres citoyens. Ça ressemble à la paix ça, tu crois?

Il fallait être aveugle pour ne pas voir la guerre totale qui se préparait à l’horizon. Peut-être le plus sanglant de tous.

Et toi? Le mariage ne t’as pas plus réussi qu’à moi si j’ai bien compris...





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