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 Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]

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Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 53
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MessageSujet: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyLun 31 Déc - 0:30

- Non mais ... c’est décidé, je ne travaille pas aujourd’hui.

Il faisait nuit, mais elles étaient, techniquement la pour parler travail. Astrid n’était pourtant pas d’humeur. Elle ne l’était plus depuis que sa fille lui avait appris la “ bonne “ nouvelle. Bon, elle s’était défoulé en sport, mais cela ne changeait rien au fait qu’elle n’était pas d’attaque pour écouter sa copine de tueries parlementer. Vu la gueule la bonne nouvelle, il y avait de quoi !

- Jenifer est enceinte.

Jenifer, la catin actuelle de son ex. Assise dans le luxueux bar de l’hôtel où elle logeait, Astrid contemplait son blue-lagoon. Dans ses pensées, la trentenaire semblait toujours aussi calme, bien qu’elle n’avait actuellement qu’une envie, écraser son verre contre le mur le plus proche. Elle ne savait même pas pourquoi elle lui en parlait. Ce n’était pas comme si elles pourraient y changer quoi que ce soit de toute façon. Mais elle ne voulait pas travailler, et il lui fallait un motif légitime. Abbygaelle était l’une des seules personnes au courant de sa situation familiale, mentir ne semblait donc pas approprié. Et puis, cette simple phrase avait eu un effet libérateur. Qu’il était étrange, pour quelqu’un d’aussi imperturbable qu’Astrid, d’être ébranlée par le changement. Ce n’était pas souvent qu’on lui prêtait ce genre de sentiments.

Buvant une gorgée de son cocktail, la trentenaire sortit son tabac, et commença à remplumer sa pipe. Avec des gestes experts, soupesa le tabac, sans en mettre la moindre miette à côté. Il ne fallait pas gâcher. Allumant finalement son instrument de mort, elle se ficha des interdictions en vigueur, alors qu’elle dévisageait son ancienne coéquipière.

Il était loin, le temps ou elles tuaient ensemble, pour le compte du maire. En escouade, à trois ou dans des situations vraiment louches. Au fond, c’était un peu comme des galipettes, on ne pouvait en parler qu’entre initiés. Et Abbygaelle l’était, très visiblement. Les Ghost dissous, la jeune femme avait tout naturellement suivit son aînée. Après tout, on ne se défait pas aussi facilement d’un passé encombrant, et dieu savait qu’il était plus facile de parler à quelqu’un déjà au fait de sa situation. C’était ça le plus intéressant avec Abby, il n’y avait pas de faux semblants, toutes deux connaissaient les capacités de l’autre pour avoir vu pour avoir vu la noirceur de leurs âmes respectives.

Son amie était charismatique, aussi flamboyante qu’elle même était neurasthénique. Elles formaient un drôle de duo, c’était le cas de le dire. Entre cheveux gris précoces et balafres en tout genre, il était compliqué, au premier coup d’ œil, de déterminer qui était la plus à plaindre.
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Abbygaëlle L. Midford

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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyVen 4 Jan - 13:05

Chacun ses bestioles

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Allongée dans ton lit, tu étais malheureusement plus occupée à regarder le plafond qu'à dormir. Tu étais perturbée. Encore une nouvelle année à passer sans ton Frère et pourtant, tu avais l'impression d'entendre sa voix... Tu te tournais d'un côté pour penser à autre chose mais cette voix continuait de te parler ; alors tu allais te l'autre côté mais elle était encore plus forte. Tu t'étais allongée sur ton lit regarder le plafond et compter... Un tu-ne-sais-quoi inutile mais ça ne faisait pas disparaître cette fois maudite voix ! Tu t'assis sur ton lit, plaçant les mains autour de tes oreilles et fermas les yeux mais toujours rien...

- Assez !

Et pour seule réponse, le silence. Tu te sentais mal et seule dans cette pièce et en même temps, cette voix si inquiétante te faisait froid dans le dos... Tu avais chaud, très chaud alors que tu avais fermé la fenêtre quelques heures plus tôt et aucune source chaleur. Tu laisses vagabonder ton regard dans la pièce jusqu'à ce qu'il vienne se poser sur ta chemise de nuit... Tu avais besoin de boire. L'alcool te ferait certainement dormir. Sortant de sous ta couette, tu enfilas ta chemise de nuit et tes chaussons et ouvrit la porte de ta chambre ; personne dans les couloirs. Tu n'avais pas regardé l'heure qu'il était mais tard... Très tard. Les clients devaient être en train de dormir profondément ; quelle chance avaient-ils, eux. Et dire que tu allais devoir causer avec le barman.

Tu descendis les escaliers, croisant les quelques travailleurs de nuit qui devaient s'ennuyer... Tu hochais la tête pour les saluer mais ne pris pas le temps de taper la discussion. Tu avançais vers le bar et le barman semblait à peine surprit de te croiser ; il devait être content, ça lui faisait un client ! Tu arrivais au bar en demandant un double whisky sans glaçon et te tournais dans la pièce en attendant ta commande. Quelle surprise de croiser une autre cliente de l'hôtel éveillée ! Et pas n'importe laquelle, Astrid Guarnieri ! Une jeune femme qui faisait partie de mafia et qui ne semblait pas être dans son assiette.

C'était compliqué de savoir si Astrid pouvait être considérée comme une amie... Disons que ce n'était pas une ennemie et elle était plus qu'une collègue de travail mais il était compliqué pour toi de qualifier quelqu'un de "amie". Vous aviez travaillé ensemble pendant quelques temps, un petit groupe de criminels masqués qui risquaient leur peau pour protéger le royal fessier du Maire... Voilà comment tout avait commencé pour vous. Et puis de fils en aiguille, vous aviez fait connaissance au-delà du masque jusqu'à parler de choses un peu plus personnel... Peut-être elle plus que toi. Tu avais encore du mal à te confier. Dans tous les cas, tu ne pouvais plus ignorer le fait qu'elle était là.

Tu prends ton double whisky pour venir s'installer à sa table en essayant de garder ton plus sourire ; tu n'avais pas vraiment une meilleure gueule à l'heure actuelle mais tu faisais toujours en sorte d'avoir bonne figure. De brèves salutations et voilà que tu posais directement la question "Qu'est-ce qui ne va pas ?". Avec une tête de déterré comme la sienne ne semblait rien présager de bon... Sûrement que cela avait un rapport avec sa famille ? Tu te souvenais que rien n'était simple de son côté. Entre le mari partie ailleurs avec la fille, c'était à se demander si il avait l'enfant tout seul.

- Non mais ... c’est décidé, je ne travaille pas aujourd’hui.

- Rien que ça ?

Madame décidait de poser des jours comme ça ? Et de l'annoncer au beau milieu de la nuit en espérant que tu allais accepter cette décision sans même rechigner ? Tu prends une nouvelle gorgée de ton whisky et écoutas la suite de la conversation ; tu avais l'impression que le plus intéressant allait venir maintenant.

- Jenifer est enceinte.

Mmmh. Eh bien, tu comprends désormais pourquoi elle faisait cette tête là et pourquoi elle venait de déclarer ceci. Tu prends une nouvelle gorgée de ton whisky tandis qu'elle commence à allumer sa pipe ; de quoi faire réagir le barman qui dû se taire sous ton geste de la main. Qui est-ce que vous étiez en train de déranger ? Personne. Tu croisais les bras et réfléchissais à cette situation ; rien de bien simple. Voilà pourquoi tu n'as jamais voulu fonder une famille. Qui dit mariage, dit divorce. Et puis, son mari ne semblait pas très ouvert d'esprit... Un vrai con en somme ! Elle ne loupait pas grand chose et méritait beaucoup mieux.

- Et alors ? Tu es censée arrêter de vivre parce que l'autre pouffe est enceinte ? Tu comptes faire quoi demain si tu ne travailles pas ? Rester au fond de ton lit à pleurer toutes les larmes de ton corps ? C'est vrai que c'est un meilleur programme.

Tu fais un signe au serveur pour qu'il vous ramène les mêmes verres. Avec cette situation, vous allez avoir besoin de parler et ça, jusqu'à la remettre dans le droit chemin ! Bon sang, vous étiez des Ghost ! Pas de petites pleurnicheuses qui filaient dans les jupons de maman aux moindres de problèmes. Vous faisiez face à des problèmes plus important qu'une pauvre pimbêche enceinte... Surtout si elle n'avait aucun pouvoir. Une personne faible et facile à avoir.

- Et tu vas me dire qu'avec ton certain passé, tu n'as pas une ou deux idées pour te venger ? Dis-tu un sourire en coin.



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Astrid Guarnieri

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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyDim 6 Jan - 21:31

Bon, elle n’avait pas tord. Mais merde, c’était une part entière de son passé qui était en train de partir en couille. Et pas qu’un peu, c’était la débandade ! Son ex s’était remarié, et sa fille allait peu à peu l’oublier au profit d’une fouf qui se nommait Jennifer. On pouvait faire pire comme vie ? Son bébé adoré ne lui parlait déjà plus que de la grossesse de sa nouvelle maman. Une nouvelle qui n’était pas au goût de l’ancienne, tant elle la rendait amère sur son passé. Amélie, c’était un peu son roc, alors si en plus elle prenait le parti de la belle mère, c’était mal barré. Et si elle l’oubliait ? La jalousie lui bousillait littéralement l’estomac.

Oui, c’est exactement ce que je vais faire. Et tu sais pourquoi ? Parce que je suis humaine...Enfin, je l’étais... je crois ?


La question ne se posait pas vraiment. Biologiquement, elle l’était, et le resterait jusqu’à la fin de sa vie. Mais psychologiquement, c’était une autre affaire. Astrid aimait à penser qu’elle était la plus saine d’esprit, dans tout leur groupe fantôme. Tirant sur sa pipe, Astrid avala cul sec le reste de son cocktail, et se concentra sur le nouveau, celui que le serveur venait de leur apporter. Elle ne mit que quelques secondes à se rendre compte qu’il la dévisageait. Ne comprenant pas que c’était pour la pipe, elle lui donna un pourboire, un minuscule pécule, qui, elle l'espérait, le ferait déguerpir.

Vous pouvez nous apporter des cacahuètes ? Ce serait grave cool de votre part.

Comme convenu, le serveur s’en alla, les laissant toutes deux à leur divagations. Enfin, les siennes surtout. Elle avait besoin d’alcool pour éponger les snacks. Abby lui parla alors de se venger, et l’idée, bien que tentante, fit réfléchir la trentenaire. Se redressant sur son siège, elle tapota la table, à la recherche d’un moyen convenable pour se débarrasser du cadavre. Une crémation devrait suffir, pas besoin de se compliquer plus la vie. Puis elle pensa à son ex-mari, et l’idée ne lui parut plus si bonne. Il ne s’en remettrait jamais, et c’était Amélie qui allait casquer. Bonjour le traumatisme, ce n’était pas pour lui payer des séances chez le psy qu’elle voulait tuer la catin qui servait de poupée gonflable à Sullivan.

Nan mais c’est la gosse qui va s’en prendre plein la tronche. J’économise pour ses études, pas pour ouvrir un hôpital psychiatrique tu vois ?  

Astrid écrasa sa tête contre la table, puis se releva doucement, et sortit sa pochette à tabac, celle avec un cheval noir qui se cabrait sur un fond représentant une prairie. Les larmes aux yeux, elle regarda cette pochette. Les chevaux au moins, ne l’ abandonnaient pas. Ils étaient forts, grands, et savaient quand fuir le danger. Une représentation parfaite de l’animal dans toute sa grâce et sa délicatesse. Même si la pochette, aux yeux de néophytes, pouvait vraiment passer pour ridicule. Prenant des cacahuètes, elle les mangea, accompagnées de grandes rasades d’alcool.

Jveux pas d’un singe. Jveux même pas d’un chien tu me diras…

Elle gloussa de cette métaphore, avant de reprendre son sérieux.

Mais j’ai pas vraiment envie de la tuer...ce serait du gâchis...
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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyLun 7 Jan - 11:49

Chacun ses bestioles

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- Et alors ? Tu es censée arrêter de vivre parce que l'autre pouffe est enceinte ? Tu comptes faire quoi demain si tu ne travailles pas ? Rester au fond de ton lit à pleurer toutes les larmes de ton corps ? C'est vrai que c'est un meilleur programme.

- Oui, c’est exactement ce que je vais faire. Et tu sais pourquoi ? Parce que je suis humaine... Enfin, je l’étais... je crois ?

- Pff, conneries !

Des humains... Vous ?! Mais ça faisait bien longtemps que vous aviez abandonné ce statut pour devenir les fantômes de la ville ! Vous étiez les meilleurs, les plus discrets, les plus sournois et maintenant que l'on vous avait offert une "chance" de repartir à zéro, vous étiez redevenu des humains ? Conneries ! On ne pouvait pas te retirer ces mois d'adrénalines qui t'ont fait sentir plus forte, plus sûre de toi, plus indomptable... Et plus jamais tu diras que tu es une simple humaine ! Maintenant que vous ne portiez plus ces masques, ce n'était pas une raison pour chouiner à la première grosse impasse, au premier gros problème de la vie ! Bien au contraire, la vie, vous l'emmerdiez.

- Et tu vas me dire qu'avec ton certain passé, tu n'as pas une ou deux idées pour te venger ?

La vengeance. Voilà qui pourrait occuper ses journées à ta copine... Ce serait bien mieux que de rester à se morfondre au fond de son lit parce que la nouvelle nana de son ex avait décidé d'abîmer son corps pendant les neuf prochains mois. Tes mots semblaient avoir fait tilt dans sa tête car Astrid était déjà en train de réfléchir à quelque chose... Comment la torturer ? Comment la tuer ? Lentement ou rapidement ? Avec ou sans témoin ? Le plus drôle serait évidemment que l'ex soit présent... Mais il n'y a que toi qui trouverais ça drôle. Malheureusement, tu vois la flamme s'éteindre dans les yeux de ta camarade... Bon sang ! A quoi avait-elle pensée pour reculer ainsi ?

- Nan mais c’est la gosse qui va s’en prendre plein la tronche. J’économise pour ses études, pas pour ouvrir un hôpital psychiatrique tu vois ?  

- Ton affaire serait florissante avec tous les tarés qu'il y a en ville.

Tu voyais toujours le bon côté des choses ! Toujours. Et puis, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire à sa môme si la belle-mère venait à partir ? Est-ce que c'était elle qui l'avait mise au monde ? Non ! Alors pourquoi faire tant d'histoires pour pas grand chose ? C'était ça la vie. On venait, on vivait et on se faisait tuer car on tombait enceinte. Il était grand temps de lui apprendre deux ou trois choses à cet enfant avant qu'elle ne soit surprise par la vie... Il n'y avait qu'à regarder où était sa mère aujourd'hui. Elle avait fricoté avec un groupe de criminels et aujourd'hui, elle était dans la mafia à pleurnicher... Très mauvaises surprises la vie.

- Jveux pas d’un singe. Jveux même pas d’un chien tu me diras…

Tu commenças à ouvrir la bouche avant de te rappeler que ce genre de réflexions ne se faisaient pas... Tu étais à deux doigts de lui demander pourquoi elle avait fait un enfant alors... mais en général, ce genre de questions amenait à la violence ; autant physique que verbale. Tu fronçais donc simplement les sourcils et croisais les bras en te disant que tout ça c'était un peu la même chose... Singe, chien, chat, enfants... Des bestioles mal éduqué qui braillaient et qui ne pouvaient pas vivre sans que quelqu'un ne soit là pour eux.

- Mais j’ai pas vraiment envie de la tuer...ce serait du gâchis...

- Tu t'es ramollie depuis que tu n'as plus ton masque

Enfin, ce n'était que ton avis. Vous étiez un groupe de tueurs sanguinaires, censés n'avoir aucun remord, aucun sentiment, aucun regret... Et voilà en train de dire que la tuer ne lui apporterait aucun plaisir ! Non vraiment, qu'est-ce que le monde avait fait de ton Astrid. Il faut dire que tu ne l'avais jamais vu dans cet état non plus ; elle qui était une femme forte, solide comme un roc semblait si petite et si fragile... Tout ça à cause d'un homme ? Étrange. C'était à n'y rien comprendre à l'amour décidément.

- Puisque ton ex va avoir un nouvel enfant, pourquoi tu ne récupérais pas le tien ? A plein temps, je parle.

Oui bon. Il est vrai que dit comme ça, on aurait plutôt dit que tu étais en train de parler d'un chien ou d'un livre à récupérer mais ça sonnait beaucoup mieux quand tu l'avais pensé... Disons que tu avais l'image d'un parent avec chacun un enfant ; et puis, Astrid avait également le droit de passer du temps avec sa fille ! C'était tout de même sa mère ! Et tu trouvais cela injuste qu'une enfant passe aussi peu de temps avec celle qui l'avait mise au monde. Tu ne comprenais pas d'ailleurs pourquoi la petite n'avait toujours pas fuguée...

- Je n'y connais strictement rien quand il est question d'enfant, mais ne serait-elle pas plus heureuse avec sa mère ? Une fille a quand même besoin de sa maman !



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Astrid Guarnieri

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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyMer 9 Jan - 21:55

- Pff, conneries !

- Oui bon d'accord pardon, c’est vrai que j’ai dit de la merde.

Humaine, elle ne le serait sans doute jamais plus. Quand à la rédemption, maintenant, c’était trop tard. Il fallait assumer. Si cette période lui avait plu ? C’était la meilleure de sa vie, bien avant sa relation avec Sullivan. Elle s’était sentie libre, invulnérable. C’était grisant. Astrid reprit une gorgée de son blue-lagoon, et mangea l’un des bonbons qui servait de décoration. Elle n’était plus que l’ombre d’elle même, cette histoire la rendait beaucoup trop malheureuse.

Quand sa camarade commença à parler des tarés en ville, la trentenaire leva la tête vers elle. Soudainement intéressée par ce qu’elle venait de dire. Il fallait dire qu’elle avait prit la tirade au premier degré, ne comprenant pas spécialement l’humour acide d’ Abbygaelle.

- Il y en a tant que ça ? Je n’ai jamais vraiment fait attention.

Puis la conversation divagua, encore, et Abbygaelle piqua un point sensible chez Astrid. Ses sentiments timorés face à l’adversité. Sa capacité de réaction comme toujours, fut étonnante. Outrée, la trentenaire leva immédiatement dos et visage. Elle n’avait actuellement qu’une envie, lui jeter son verre à la figure, juste pour lui prouver qu’elle appartenait toujours à la catégorie des gros durs, mais son caractère la rattrapa bien avant. Ce caractère faible et neurasthénique, qui, depuis des années, lui collait au train aussi sûrement qu’un chien qui attend son bout de viande. Pathétique. Ce même caractère qui, tout de suite calmé, l’obligea à regarder sa cheffe de son air placide, et de lui répondre avec la même voix monocorde qu’elle avait depuis le début de soirée. Après tout, abandonner la confrontation, ce n’était pas comme si cela lui était inconnu.

- J’suis pas molle. J’ai juste un petit coup de mou, okay ? Ca arrive à tout le monde.

Elle soupira, cligna des yeux alors qu’elle triturait sa pochette cheval. Las, elle rangea cette dernière dans son sac. Se défouler dessus n’était clairement pas le meilleur des antistress. Surtout quand on savait qu’il y avait un cheval dessus.

- Je sais pas ce que j’ai, ça ne devrait même pas me toucher. Tu sais bien que d’habitude, rien ne me touche comme ça. Fin merde, je suis pas du genre à en faire des montagnes. C’est juste que… je sais pas… Astrid touilla son blue-lagoon, restant un long instant silencieuse. Merde… à ton avis, je devrais faire quoi ?

Abbygaelle lui parla alors de reprendre sa fille. Par la force s’il le fallait. Piquée d'intérêt, la trentenaire l’écouta parler jusqu’au bout, songeuse. Oui, ce plan déjà, lui parlait plus que de simplement tuer le problème. Cela résoudrait le conflit à la source, et ferait bien les pieds à son ex mari. Récupérer sa fille. Ce serait génial, et entièrement dans ses cordes. Aucun traumatisme du côté de l’enfant, et Sullivan allait la détester d’avoir agit aussi égoïstement. Oui, elle voulait le faire souffrir autant qu’il l’avait fait souffrir, et cela semblait être le moyen le plus simple pour y arriver.

- Pas con, pas con du tout.

Astrid ne pensait alors pas à sa fille. Pourquoi, alors que son seul intérêt, maintenant que le bien être de l’enfant pouvait être assuré, était tout simplement de pourrir la vie à ce couple qui avait osé la narguer. Sans s’en rendre compte, elle touilla plus rapidement son cocktail, bien que placide en apparence, son esprit était échauffé par la simple mention qu’une telle nouvelle aurait sur lui. Bien sur, il lui faudrait modifier quelques données, comme son passé chez les ghosts.

- Trouver un faussaire ne devrait pas être compliqué.

Malheureusement, il restait le problème de la prison. Cela, elle ne pourrait rien faire contre, puisque c’était de notoriété publique. Merde, elle était aussi considérée comme morte. Faire ça réveillerait les rebelles Domae. Le prix en valait t’ il le coup ? Astrid jugea en quelques secondes que oui. Voir sa tête en colère vaudrait qu’elle se mette en peu en danger. Elle improviserait plus tard avec sa chef sur sa relative sécurité.
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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyJeu 10 Jan - 16:48

Chacun ses bestioles

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Votre amitié était vraiment étrange... Et si le barman était étonné des échanges que vous aviez, il n'était décidément pas le seul à tirer cette drôle de tête lorsque vous vous voyiez. Vous étiez franches, très franches... Trop franches même et c'était sûrement ça qui dérangeait la plupart des personnes aux alentours. Il n'y avait pas de faux-semblants entre vous et c'était agréable, vous pouviez parler normalement et choquer toutes les personnes qui étaient autour de vous.

- Je sais pas ce que j’ai, ça ne devrait même pas me toucher. Tu sais bien que d’habitude, rien ne me touche comme ça. Fin merde, je suis pas du genre à en faire des montagnes. C’est juste que… je sais pas. Merde… à ton avis, je devrais faire quoi ?

- Puisque ton ex va avoir un nouvel enfant, pourquoi tu ne récupérais pas le tien ? A plein temps, je parle.

Bon, tu n'y connaissais strictement rien en ce qui concernant la garde partagée mais tu savais que la plupart des personnes faisait 1 semaine - 1 semaine ou avaient leurs enfants pendant les vacances... Par deux fois par an comme Astrid qui s'était clairement fait avoir. Enfin, de ce que tu avais compris, elle n'avait pas eu le choix auprès du juge... Et son ex-mari semblait être un vrai crétin qui prenait les décisions sans même consulter. Le genre de personne qui profitait de ses petits privilèges ou de son argent... Oh mais aujourd'hui, son ex-femme s'était entourée des bonne personnes. De l'argent, tu en avais autant que tu voulais et tu pouvais lui passer si besoin. Et ta bonne copine semblait apprécier déjà apprécier l'idée.

- Je n'y connais strictement rien quand il est question d'enfant, mais ne serait-elle pas plus heureuse avec sa mère ? Une fille a quand même besoin de sa maman !

Un enfant avait réellement besoin de sa mère ! Tu avais été traumatisée lorsque la tienne était partie et tu avais encore beaucoup de mal à supporter son absence. Quant à ton père, tu n'avais jamais ressenti de manque vis-à-vis de lui. Bon. Tu ne connaissais pas sa gamine et peut-être qu'elle était plus heureuse avec son père mais... Tu avais finalement décrété l'inverse. Car tu étais ainsi !

- Trouver un faussaire ne devrait pas être compliqué.

- Pitié... Ce n'est pas un faussaire qui va régler ton histoire, ce sont des avocats !

C'était bien beau de repenser à sa nouvelle identité et tout le bordel mais ce n'était pas lui qui allait lui obtenir la garde de sa fille ! Fronçant les sourcils, tu reprends une gorgée de ta boisson avant de la reposer sans douceur sur la table pour la regarder droit dans les yeux.

- Je connais des avocats, moi. De vrais requins qui pourraient t'obtenir la garde ta fille... Comme ça. Dis-tu en claquant des doigts. Je peux te laisser leur carte de visite si tu veux et tu leur dis que tu viens de ma part, ils seront très coopératifs.

Oh oui, tu leur avais déjà rendu quelques petits services intéressants et ils devaient bien ça... De toute façon, tant qu'ils avaient de l'argent, ils s'en fichaient quelque peu du client. Ils étaient cher, très cher même ! C'était obligé vu leur réputation mais ils gagnaient leur procès à chaque fois. La garde de sa fille, elle pourrait même l'obtenir à plein temps si elle le demandait ! Elle pourrait inverser la tendance actuelle avec eux.

- Pour la question de sécurité, je t'enverrais vers la bonne personne également. Alors, qu'en dis-tu ?



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Astrid Guarnieri

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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyVen 11 Jan - 12:35

-Mais non, les avocats c’est une formalité. Enfin, toi même tu le dis. Non, je parle de mon passé. J’ai fais quoi pendant deux ans hein ? Bon, à part tuer des gens ? Merde, ça doit bien trois ans que j’ai pas payé d'impôts. Va falloir le justifier auprès du juge ça ma grande, mais bon, comme je le disais, ce ne sera pas compliqué.

Astrid se gratta la tête pensivement, puis s’amusa du choix de mots employé par sa camarade. Elle avait des requins à sa botte, vraiment ? On voyait bien que le sang n’était jamais très loin d’elle.

-Bien sûr qu’ils seront coopératifs. Ils te doivent combien ?

Un petit sourire en coin, elle leva son verre vers elle. Oui, il n’y avait pas à dire, la franchise était toujours de mise quand on parlait d’Abbygaelle. De toute façon, c’était bien simple, cette femme pouvait lui briser tous les os du corps, enfin, à demander sans vergogne à ce que cela soit fait dans les meilleurs délais. Il ne suffisait que d’une raison, et ce serait la fin. Lui mentir ne servirait à rien, et pire encore, serait contre productif. Sa camarade était un monstre, surement l’un des pires qu’on puisse faire en la matière. Se considérant comme de moindre acabit, Astrid n’avait pourtant rien à lui envier. Tuer et torturer, elle connaissait bien, et n’ hésitait jamais quand il fallait se salir les mains, mais par choix personnel, elle préférait éviter. Elle était coursier, pas tueuse à gage. Les deux n’avaient pas le même salaire, mais beaucoup de gens, en la voyant soumise à Abbygaelle, avaient tendance à l’oublier.

Certains avaient tentés de lui donner des ordres, d’autres avaient l’avaient simplement sous estimée. Le résultat était le même, des doigts avaient étés brisés. Tant pis si sa patronne avait à y redire, elle n’avait tout simplement pas de temps à perdre en simagrées. Pas comme les larbins qui composaient sa milice, des gens principalement motivés par la peur de la décevoir. Elle, elle n’avait pas peur d’avoir mal non, son entraînement chez les ghost ayant émoussé sa tolérance à la douleur. Suivre Abbygaelle, elle le faisait par loyauté, par amitié, et non pas par crainte. Astrid avait beau prétendre haut et fort qu’elle ne restait que par fainéantise de trouver un nouveau patron, personne n’était vraiment dupe. Et dans une organisation comme la sienne, ce genre de détail avait son importance.

Aussi Astrid tâchait t’ elle de s’éviter au maximum ce genre de désagréments. En étant coursière, par exemple. Un métier simple qui demandait un risque minimal. Un travail ou, du jour au lendemain, elle pouvait décréter qu'elle refusait de travailler

-J’aime bien la sécurité. C’est important la sécurité.

Si elle avait sa fille à temps plein, Jennifer pourrait bien mourir. De toute façon, les deux ne se reveraient pas, alors elle n’avait rien à perdre. Une petite voix pourtant, lui souffla, qu’elle n’aurait rien non plus à y gagner, qu'il fallait avancer, et que cela n'allait pas faire revenir Sullivan. La trentenaire, y cédant, abandonna l’idée, préférant plutôt lui pourrir la vie avec une demande de pension alimentaire.

-Personnellement, je me vois bien postière. Tu ne trouves pas ça beau comme métier, postière ? Ah, je vais te faire un dessin.

Astrid était déjà partit sur un autre sujet de conversation. L'alcool commençant à la détendre, mais pas à lui monter à la tête. Sortant un calepin ayant pour couverture une tête de cheval en paillettes bleues, elle prit un stylo, et commença à gribouiller une forme qui, au final, ressemblait plus à un cadavre qu'à autre chose. Mais elle aimait bien faire ça Astrid, dessiner des trucs random pour accompagner ses propos. Abbygaelle, sobre ou non, n'y coupait jamais.


#taptaprevenge, #A4a4a4, #horseforever, #CE.Petit.Sabot, #viandecesoir,
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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyDim 13 Jan - 13:07

Chacun ses bestioles

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"La vie est tristesse. Surmonte-la"

- Mais non, les avocats c’est une formalité. Enfin, toi même tu le dis. Non, je parle de mon passé. J’ai fais quoi pendant deux ans hein ? Bon, à part tuer des gens ? Merde, ça doit bien trois ans que j’ai pas payé d'impôts. Va falloir le justifier auprès du juge ça ma grande, mais bon, comme je le disais, ce ne sera pas compliqué.

- Dans un couvent. A prier Dieu toute la journée.

Bon après tout, ils pouvaient lui inventer les passés qu'ils voulaient... Mais celui-là n'étaient pas à écarter. Bien que peut-être trop gros pour être réaliste dans une ville comme celle-ci. Tu prends une nouvelle gorgée, attentive aux réactions de ta camarade tandis qu'elle relançait sur les avocats qui tu avais dans ta poche... Demandant au passage combien ils te devaient pour être autant coopératifs. Tu laissais échapper un sourire carnassier ! Alors là ! Elle ne pouvait imaginer à quel point !  

- Leur réussite.

Tu leur avait filé un bon petit coup de pouce au début de leur carrière et tu leur donnais fournissais toujours des clients... Des preuves, des personnes vers qui se tourner. Bref, ils s'étaient fait rapidement un nom dans le domaine du droit grâce à leurs affaires jamais perdues ; et si ils arrivaient à faire libérer de grands criminels faute de preuve, ils pourraient certainement aider une mère de famille à récupérer la garde de son enfant à plein temps... Que le trou de ses trois dernières années soient comblées ou non. Il n'étais pas question de les sous-estimer et tu envoyais ta copine vers les meilleurs d'entre eux ! Et si ils échouaient... Ils allaient passer un très, très mauvais quart d'heure. Alors la réussite avait intérêt à être belle.

- J’aime bien la sécurité. C’est important la sécurité.


- Mmmh... Garde ça pour les juges, tu veux ?


Aimer la sécurité après avoir été deux ans Ghost ? Oh non, à d'autres ! Deux ans pendant lesquelles elle avait dû rester sur ses gardes, ne sachant pas si le partenaire de mission n'allait pas lui mettre un coup dans le dos ? Ce n'est pas ce que tu appelais de la sécurité ! Et faire partie de la mafia la plus puissante de la ville n'était pas non plus de la sécurité. Il n'y avait que des gros bras par ici... Et des grandes gueules. Mais c'était un milieu plein de violence, d'insultes, de meurtres et certaines fois de viols ; évidemment, tu ne cautionnais pas ce genre de choses dans ta mafia mais les instincts primaires des hommes étaient parfois incontrôlables.

- Personnellement, je me vois bien postière. Tu ne trouves pas ça beau comme métier, postière ? Ah, je vais te faire un dessin.


Et bien évidemment, tu allais avoir y avoir le droit à ce dessin.. Pas la peine de lui dire non, oui ou merde, qu'importe la réponse, elle était déjà partie avec son stylo et son calepin de fillette à dessiner des choses qui ne te faisaient pas du tout penser à une postière... Oui, ce genre de postière, tu connaissais mais tu n'étais pas certaine que les juges apprécieraient ce genre de propos. Tes hommes étaient de vrais requins certes mais ils n'étaient pas magiciens et si elle faisait n'importe quoi pendant le procès, elle pourrait dire adieu à sa fille. Tu prends donc une nouvelle gorgée de ta boisson, observant le dessin avant de laisser échapper quelques commentaires.

- Par pitié Astrid ! Ne viens pas avec ton calepin le jour de ton procès, tu risques d'effrayer les juges avec ton humour.

Tu n'étais pas certaine que les juges avaient de l'humour... Ces vieux monsieur aigris assit toute la journée dans leur fauteuil à écouter des plaidoiries, évidemment qu'ils avaient d'autres choses en tête que de plaisanter ! Tu te tournes donc vers le bar pour demander au serveur si il pouvait t'apporter un stylo, puis sans même demander la permission à ta copine, tu prends son petit calepin pour noter quelques adresses. Les avocats que tu avais en tête ainsi que les personnes qui pourraient l'aider à combler les trous de ces dernières années ; elle avait de quoi s'occuper.

- Je te donne ta journée de demain. Mais pas question que tu restes dans ton lit à te morfondre, pigée ? Dis-tu en pointant du doigt les adresses.

Tu sous-entendais très clairement qu'elle avait intérêt à aller voir toutes ces personnes... Ou du moins, la plupart pour commencer à lancer les procédures. De toute façon, tu comptais débarquer dans sa chambre au petit matin pour la forcer à se bouger si jamais elle était encore sous la couette ; tu donnais rarement des jours de repos... Mais autant qu'elle soit productive.



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Astrid Guarnieri

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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyVen 18 Jan - 20:14

Pourquoi les juges ? Je ne vais pas compter sur eux pour me protéger… je vais te dire moi, les gens les plus faibles sont ceux qui dépendent trop des autres. Il ne faut jamais faire une confiance aveugle aux paroles des lambdas, ça finit bien souvent par un naufrage. Astrid reprit une gorgée de sa boisson. Comme mon mariage.

Ou nombre de ses missions, mais bon, ça, le barman n'avait pas besoin de le savoir. Personne d'autre qu' Aby n'avait besoin. Qui comprendrait aussi bien qu'elle qu'une préparation méticuleuse était la clef de la réussite ? Qu’elle faisait la différence entre la vie et la mort. Mais bon, on en revenait toujours à la sécurité. Un sujet vaste qu'elles n'allaient pas explorer toute la soirée.

Dis, tes parents ont confondus le lait avec la lessive ? Qui voudrait en mener un calepin dans un procès ? T'es avocats se chargeront de la paperasse, non ?


Son aplomb souffla le barman, qui, l'espace d'un instant, cessa de nettoyer le verre qu'il avait en main. Astrid secoua la tête, avant de voir que sa bonne amie lui avait chourrée carnet et stylo pour y écrire ses adresses. La trentenaire y jeta un rapide coup d'œil, pas plus convaincue que cela.

Que du beau gratin… elle repoussa le calepin vers son amie. Je connais toutes ces adresses ...ça va être drôle de les revoir dans ces circonstances.

Criminels, preuves, et pots de vin, c'était elle qui s'occupait de tout leur fournir. Le coursier officiel d' Abygaelle ne se tapait pas les boulots de merde, non, loin de la. Bon, ils ignoraient tous son visage et sa voix, mais cela serait amusant de jouer également ce coup là sur deux tableaux.

Au fait, si je perd le procès, dans l'éventualité ou je le perd bien sûr, tu auras un avocat de moins dans mon calepin.

Astrid, toujours aussi sérieuse, s'arrêta de boire un instant pour regarder sa camarade. Il y avait des choses sur lequel on ne plaisantait pas. Sa fille en était l'exemple le plus concret. La trentenaire avait beau être contre la violence inutile, celle là valait clairement le coup. Pouvait même donner motivation à donner le maximum pour défendre son affaire. Astrid n’avait rien à gagner, mais la perspective de perdre le peu qu’elle avait déjà suffisait à l’agacer.

Et puis bon, on va pas se mentir, si c’est pas moi qui le tue, ce sera toi.


Elle fit un geste vague de la main, alors qu’elle mangeait le second bonbon de son cocktail. C’était bien simple, Abbygaelle devrait trouver un coupable. Astrid ne tolérerait pas qu’un crime contre sa personne reste impuni. Il faudrait en faire un exemple, pour que cela ne se reproduise pas. Et si ce n’était pas l’avocat qui prenait, sa copine de boucherie allait trinquer sévère, toutes deux le savaient. Astrid se laissait pertinemment manipulé et utilisé, mais il y avait des limites à sa tolérance. Sous son air calme, ce n’était donc pas une demande qu’elle formulait. Mine de rien, elle aussi avait une réputation à préserver.
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Abbygaëlle L. Midford

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MessageSujet: Re: Chacun ses bestioles [Abby et Astrid]   Chacun ses bestioles [Abby et Astrid] EmptyDim 20 Jan - 13:56

Chacun ses bestioles

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- Dis, tes parents ont confondus le lait avec la lessive ? Qui voudrait en mener un calepin dans un procès ? T'es avocats se chargeront de la paperasse, non ?

Tu haussais un sourcil à cette réflexion. Ce ne serait pas étonnant que ton père ait confondu le lait avec la lessive ; bourré comme il était au quotidien, il était tout à fait capable de mettre n'importe quoi dans ton biberon. Ce qui expliquerait pas mal de choses chez Frère et toi. Mais tes neurones n'étaient pas suffisamment atteints car tu savais pertinemment qu'elle allait devoir être présente pendant le procès ! Tes avocats étaient peut-être de vrais requins mais ils ne pourraient pas faire grand chose si leur cliente ne collaborait pas un minimum... Alors, ta copine allait devoir se bouger les fesses jusqu'au procès. Mais déjà, il fallait trouver un avocat qui accepterait de la représenter et lancer la procédure et ça ne se ferait pas en un claquement de doigts.

- Que du beau gratin. Je connais toutes ces adresses ...ça va être drôle de les revoir dans ces circonstances.


- Ils seront sûrement ravis de te revoir.

Tant qu'on leur secouait une petite liasse de billet sous le nez, les avocats étaient suffisamment coopératif et leur réputation était très importante... Tu avais bien compris leur fonctionnement. Leur client pouvait être le plus pourri des personnages, ils le défendront corps et âmes, tout simplement pour gagner le procès... Et pour avoir une belle réputation ainsi qu'un beau petit chèque à la fin. L'affaire d'Astrid n'allait pas être une mince affaire et si certains allaient refuser de peur de perdre le procès, d'autres allaient se lancer tête baissée pour relever le défi !

- Au fait, si je perd le procès, dans l'éventualité ou je le perd bien sûr, tu auras un avocat de moins dans mon calepin.


- Ne t'enflamme pas non plus. Ils ne sont pas infinis les avocats qui acceptent de me rendre service.

Bon, tu en avais une dizaine sous le coude mais tu aimerais quand même les garder vivant... Si toutes les personnes que tu envoyais finissaient par leur faire la peau car le résultat du procès ne leur plaisait pas, la liste allait très rapidement diminuer.

- Et puis bon, on va pas se mentir, si c’est pas moi qui le tue, ce sera toi.

- Qui ça, l'avocat ou l'ex ?

Car tu étais quand même plus décidée à tuer l'ancien mari que ton avocat. Tu posais ton verre et tu annonçais qu'il était temps pour toi de remonter dans ta chambre ; cela faisait déjà plus d'une heure que vous discutiez au bar, il était temps de terminer ta nuit. Astrid décida de faire de même de son côté et vous avanciez ensemble dans les couloirs jusqu'à se séparer pour aller chacune de son côté.



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