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 Une soirée tranquille (ft. Caenn)

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Vilmos Desgoffe und Taxis

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MessageSujet: Une soirée tranquille (ft. Caenn)   Une soirée tranquille (ft. Caenn) EmptyDim 20 Jan - 4:49



Une soirée tranquille ft. Caenn
Avoir la semelle d’une chaussure d’un inconnu posée sur la nuque est une chose fort déplaisante. Encore plus quand on a la tête piégée sous l’eau par la-dite chaussure. Vilmos en savait quelque chose, puisqu’il faisait justement subir le traitement en question à un élémentis de feu. Ce connard avait essayé de cracher du feu comme un dragon en visant les cheveux de Vilmos. Ce n’était que peu dire qu’il n’avait pas du tout aimé. Heureusement, l’élémentis avait été assez bête pour le suivre jusqu’au port, afin que Vilmos le fasse plonger tête première dans l’eau pour faire connaissance avec les poissons.

Bon… Vilmos l’avait un peu chercher, en traitant ce dernier de «râclure de pot de chambre», mais tout cela était pour une bonne cause. La diplomatie n’avait jamais été l’un de ses points forts et il fallait que son message passe sans délai. En faisant du bruit, généralement, quelqu’un nous entends.

Lorsque finalement Vilmos tira sur le col de l’élémentis tandis que celui-ci aspirait de grandes goulées d’air, il lui fit cadeau d’un oeil au beurre noir.

Écoute espèce d’insignifiante petite sous-merde. Je sais que tu bosses chez les rebelles, alors tu vas voir ton chef, et tu lui dis que Vilmos Desgoffe und Taxis souhaite avoir deux mots avec lui. Si tu ne fais pas ce que je te dis, je prends cette pierre juste là et je transforme ta tête en art abstrait! Pigé?

La menace étant on-ne-peut-plus clair, l’élémentis déguerpit aussitôt que Vilmos le relâcha. Les points serrés, Vilmos appeler Gustave et retourna chez lui, avant que le soleil ne se lève.

Il n’était pas certain de ce qu’il faisait. En fait, il n’était jamais certain de ses décisions, mais il y croyait, et c’était tout ce qui comptait. Peut-être faisait-il une énorme erreur en demandant audience avec le chef élémentis. Peu importe qui cela pouvait être… La situation chez eux n’était pas plus claire que celle chez les Domae. Quoi qu’il en soit, il espérait arriver à un compromis. Une entente. Une alliance? On pouvait dire ça comme ça. À la différence de l’Alliance, le groupe, au moins, Vilmos pourrait peut-être avoir l’avantage de choisir ses alliés.

Si seulement il pouvait être lui-même un homme de compromis! C’était tellement contraire à sa nature, mais vu le contexte incertain dans lequel était les Rebelles Domae, Vilmos ne voyait pas d’autres solutions que des pourparlers avec ses ennemis de toujours. La gloire ou la mort, comme disait l’autre. Ainsi, Vilmos réfléchit à se qu’il allait dire toute la journée… Jusqu’au soir tard dans la nuit. Lui qui avait l’habitude de dire ce qu’il pensait au moment où il y pensait, c’était un vrai travail de gymnastique mental que d’essayer de trouver quoi dire, et à quel moment le dire. Il détestait cela, au moins autant que les élémentis eux-même. Son cerveau échauffé avait besoin d’air. Vilmos enfila donc ses vêtements de sport, et sortit faire son jogging, dans la forêt…


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Caenn Drusdan

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MessageSujet: Re: Une soirée tranquille (ft. Caenn)   Une soirée tranquille (ft. Caenn) EmptyLun 21 Jan - 10:09







I
l y a bien une chose que je pouvais affirmé, depuis mon ascension au rôle de Chef des Rebelles Elementis, c'est bel et bien le fait que les agressions avec les Domae avaient diminuées de manière assez considérable. Personnellement, j'en tirais deux conclusions. La première est bien évidemment le fait de savoir que moi, Caenn Drusdan, ancien As Elementis ait décidé de tenir la baraque.. je n'étais pas connu pour modérer mes actions, encore moins pour accepter de perdre la face facilement. D'une certaine façon, de ce que nous savions de l'état actuel des Rebelles Domae, plus ou moins instable, sans figure forte s'en démarquant, sans personne ayant réellement avancé son positionnement comme dirigeant, ma présence devait être bien plus que suffisante pour leur faire renoncer à toutes volontés belliqueuses. La seconde conclusion reste le fait que j'ai plus ou moins bien réussi à canaliser mes rangs. Pour la plupart, ils ont compris que notre ennemi direct actuel était le Gouvernement allié avec l'Ordre. Ils sont bien plus dangereux et dérangeant pour nous que les Domae de manière générale. Cependant, une rivalité de plus de cinq cent ans ne s'efface pas en un claquement de doigt. Mais, mes consignes étaient claires : Je n'interdisais personne de se battre, je n'interdisais personne d'être agressif. Cependant, je demandais d'éviter de faire le premier pas, et surtout, je demandais de me laisser régler la situation dans la mesure des possibles, une fois celle-ci enclenchée. Mon effectif était bien trop réduis pour me permettre de perdre le premier venu à cause d'un mauvais regard. Mon implication devait être maximum si je voulais continuer de régner en tant que Chef incontesté des Rebelles. Même si j'avais obtenu un coup d'éclat, cet été, même si tout le monde -chez nous- été resté bouche bée devant mes accomplissements, j'avais finalement fini par être contesté. Pas de manière directe, ils étaient bien conscient que partir au clash était en leur défaveur. Mais de manière officielle et indirecte. Un conseil avait vu le jour. Le manque de délégation de ma personne avait mené à cette possibilité. Il est vrai que je n'étais pas des plus présents, l'Orphelinat me prenant énormément de temps, surtout au mois de Décembre passé. Cependant, je ne voyais personne dans mes rangs, à qui attribuer un titre de Donateur ou de Recruteur. Le fait de manquer d'une personnalité forte en tant que semblable du Joker, chez nous, avait conduit les vieilles familles, les longues lignées, présentent dans nos rangs à s'élever, petit à petit. Ce n'était pas devenu quelque chose d'incontrôlable, ils suivaient pour la plupart ma pensée, mais ils se montraient tout de même quelque peu plus offensif que ma personne. Le temps nous dira de quelle façon tout cela allait évolué, cependant, je ne compte pas flancher sur ma position.

Les journées étaient plus courtes, plus fraîches, la neige était maintenant omniprésente et bien installée, nous nous étions bien enfoncé dans l'hiver.
Je continuais, comme à mon habitude, à travailler à l'Orphelinat en journée. Cependant, avec le temps que nous avions, je passais légèrement moins de temps au QG des Rebelles. Je jonglais entre les deux, mais j'avais un peu plus de mal à cumuler les deux dans la même journée. Contrairement à cet été, où je finissais strictement toutes mes soirées au QG et où j'y passais la majorité de mon temps libre.
Aujourd'hui, c'était un simple jour Orphelinat, la routine en soit. La journée s'était bien passée, l'ambiance régnant dans ces lieux, depuis la période de Noël était très agréable et chaleureuse. Petit à petit, nous redescendions sur terre, mais nous faisions en sorte que cette descente soit la plus lente possible.
Ma journée terminée, il n'était pas bien tard, une fin d'après-midi, je me dirigeais vers la sortie de l'établissement, hâtif d'une pause clope avant de prendre la direction de la maison. J'étais toujours vêtu de mon uniforme de travail, mais relativement bien rembourré pour ce qui se trouvait en-dessous, afin de ne pas craindre le froid extérieur.
J'étais finalement parvenu à la sortie, me pressant de sortir d'une de mes poches intérieurs, une cigarette et mon zippo. La porte finalement passée, mon visage s'assombrit légèrement. Il y avait une présence dérangeante, cachée non loin. J'en soupirais, cette présence n'avait aucune volonté belliqueuse. C'était certainement un messager du QG venu me transmettre un message. Quelque chose avait du se passer, aujourd'hui.
Je marchais lentement dans sa direction, m'adossant contre l'arbre le plus proche. Le vent soufflait, comme souvent, sur une île, et le froid se jouait de mes lèvres et de mon nez, mes oreilles bien cachées par mes cheveux.
Je vins lentement apporter la cigarette contre mes lèvres, l'allumant, commençant à fumer, tranquillement. Au même moment, l'homme commença à parler, à me parler de ce qui venait de se passer. J'écoutais, en silence.
Un certain Vilmos Desgoffe und Taxis aurait eu un accrochage avec l'un de nos membres, et il en aurait profité pour me faire passer un message direct, désirant une rencontre. Ala ala, un fantôme du passé venait de pointer le bout de son nez et d'une manière assez rustre, il souhaitait forcer une entrevue. Pas de lieu, pas d'heure, c'était clairement une invitation à le faire suivre afin d'en connaître les déplacements.
Cette personne était connue, elle avait occupé le poste de Valet Domae durant des années et possédait un casino qui n'est malheureusement plus aujourd'hui. C'était un notable de la ville, relativement connu et respecté, même s'il avait été passé en sourdine récemment. S'il me convoquait, à sa façon, cela pouvait avoir éventuellement deux possibilités : Une embuscade ou un réel échange. Je ne connaissais pas suffisamment bien la personne ni sa façon de faire, je ne pouvais réellement pencher vers l'une de ces deux options.
Ma clope terminée, le récit de mon acolyte terminé, je prononçais quelques mots, le renvoyant au QG. C'était assez simple, je lui avais ordonné de le faire suivre par l'un de nos meilleurs pisteurs, un élémentis d'ombre, et de me faire parvenir le moindre de ses mouvements, le plus rapidement possible.

Quant à moi, de mon côté, je rentrais bien tranquillement chez moi, prenant le temps de marcher à travers la ville, appréciant le spectacle offert par une ville enneigée. Je ne le nierai pas, il y a un certains plaisir à marcher dans de la neige, l'entendre sous ses pieds à chaque pas. Cependant, mon écharpe devenait insuffisante pour protéger le bas de mon visage, j'accélérais légèrement le pas, afin de gagner ma résidence au plus vite.
La maison était chauffée par la grande cheminée dans le salon, ma mère était présente, elle me signala le fait qu'elle avait préparé quelque chose à manger et du café. Je la remerciais, un léger sourire aux lèvres. Nous échangions peu, mais nos liens étaient bien présent.
De mon côté, je me dirigeais vers la salle de bain, afin de me doucher rapidement. Puis, j'enchaînais vers ma chambre, afin de m'habiller comme il se devait, pour la nuit que j'allais passer. La tenue que je choisissais était évidente : On avait convoqué le Chef des Rebelles Elementis. Qu'il en soit ainsi. Je n'oubliais évidemment aucun détail, de la dague de West Point à la veste accrochée au niveau des épaulettes surplombée par une longue écharpe dorée. Je n'avais pas encore enfilé mes gants, cependant, je les prenais bien précieusement avec moi.
Redescendant au rez-de-chaussé, je passais par la cuisine, m'offrant une tasse de café ainsi qu'une assiette de la préparation culinaire de ma mère. Je rejoignais le salon, m'asseyant sur mon fauteuil habituel et reposant le tout sur la table à mes côtés. Ma mère, lisant un livre près de la cheminée, remarqua mon changement vestimentaire. Elle n'en dit rien, mais son regard était assez long de sens : Son fils allait certainement se battre et tuer, cette nuit ?
Je mangeais rapidement, en quelques coup de cuillère, terminant le ragoût préparé, attaquant le café, accompagné d'une cigarette. Mon regard se portait sur ma lance, sur notre héritage de famille, tout du long. Dans le cadre où cette entrevue serait une embuscade.. je me devais de la prendre avec moi. D'ailleurs, en parlant d'accessoire de combat, j'avais rassemblé en préventif quelques unes de mes potions, sait-on jamais. Il m'était assez simple, de fuir des Domae, cependant, la fuite ne pouvait être que la dernière option, la der des der. S'ils n'étaient pas bien nombreux, autant les affronter et faire passer un message, à ma façon.

Quelqu'un frappa à ma porte. C'était l'heure.
J'enfilais mes gants, j'attrapais ma lance, je me dirigeais vers la sortie. Sans un regard ni un mot.
Une fois la porte ouverte, un homme à genoux s'y trouvait. Rapidement il me résumait la situation :
Vilmos avait été pris en filature, celui-ci semblait avoir entamé un jogging à l'extérieur de la ville, en direction de la forêt. Tout en soupirant, je renvoyais mon informateur.
La forêt, quelle idée. Cela ressemblait de plus en plus à une sorte d'embuscade foireuse. Et puis, quelle foutue idée d'aller y faire un jogging ? D'une certaine façon, il souhaitait me faciliter la tâche, après la provocation. C'était assez gros à mes yeux, mais soit.
Rapidement, usant de mon élément astucieusement, je me propulsais dans les airs, retombant sur un toit proche, puis un autre et encore un autre ~
Je me devais de traverser toute la ville rapidement avant d'arriver dans le secteur où notre homme était parti faire son jogging.
Je n'avais rien pris pour protéger mon visage, et vu la rapidité de mes déplacements, je craignais plus d'attraper un rhume que de me faire avoir sur le champ de bataille, en cet instant présent.
La nuit et la forêt, en temps normaux, n'aidaient pas vraiment au niveau du champ de vision, quand bien même je sois surélevé. Cependant, durant cette période de l'année, grâce à la neige présente au sol, on pouvait distinguer plus facilement les éléments se déplaçant au sol.
J'étais assez confiant, continuant de me déplacer rapidement.
J'arrivais finalement au niveau de la forêt, sortant de la ville. Maintenant, je devrais me déplacer d'arbre en arbre. Ce serait légèrement plus compliqué et cela réduirait ma vitesse de déplacement. Et je me devais évidemment de viser les plus élevés afin de garder un champ de vu conséquent. Quelle plaie. Ils étaient plein de neige et à chacun de mes atterrissages, je devais trouver une branche suffisamment solide afin de supporter mon poids et celui de mon arme tout en me permettant de m'envoler de nouveau dans les airs.
Je m'en sortais pas trop mal. Cependant, je ne trouvais rien, ni personne. Je percevais des mouvements, me forçant à m'arrêter quelques instants, mais ce fût jusqu'à présent que des animaux, vivant tranquillement leur vie hivernale. Je m'enfonçais de plus en plus dans la forêt. Je commençais à douter quant à l'option de l'embuscade, n'importe qui aurait renoncé et rebroussé chemin, une fois rendu où j'en étais actuellement. Fronçant légèrement les sourcils, grinçant des dents, quelle plaie.

Un peu plus loin semblait se trouver une clairière, moins encombrée en arbre, donc, instinctivement, je m'y dirigeais.
M'arrêtant en bordure, cette fois-ci, je pris le temps d'observer autour de moi comme il se devait.
Il y avait un homme, courant en jogging. Cela correspondait effectivement à mes informations, ce devait être ce fameux Vilmos.
Je tenais ma lance dans la main gauche, la main droite vint se poser contre mon menton, tandis que j'observais la scène quelques instants. Mon arrivée avait été assez discrète, je n'avais pas vraiment fait de bruit, ni fait tomber de neige et généralement, on ne pense pas instinctivement au fait que quelqu'un puisse arriver par la voie des airs. Je frottais légèrement mon menton, observant silencieusement.
Je repérais un autre homme, le suivant à bonne distance. Je fronçais les sourcils. Ce n'était pas l'homme à qui j'avais confié le suivi. Je ne reconnaissais pas cette personne. Quant à la personne missionnée, je ne la voyais pas. Soit elle remplissait son rôle à merveille, soit elle avait été semée ou mise hors course. Dans l'idée, ce serait la faute du second suiveur, et non de Vilmos. Vu son attitude et sa façon de continuer sa course comme si de rien n'était.. et puis, s'il l'avait débusqué et affronté, il ne serait pas indemne.
Bon, il était temps d'éclaircir la situation. Tandis que Vilmos pénétrait dans la clairière, l'homme le suivant s'arrêtait quelques instants en bordure. J'utilisais ce créneau pour sauter de ma branche, en abaissant la Gravité dans un premier temps, afin de m'élever relativement haut dans les airs. Dans un second temps, je fis tomber le ciel sur l'homme se trouvant en lisière de forêt. Cela eut pour effet de le clouer sur place, le faisant tomber en avant, son centre de gravité étant effectivement mal placé. Au même moment, un cri put être entendu de la part de cet homme. Demandant à ce que l'on arrête. Vilmos l'avait forcément entendu et cela avait forcément capté son attention.
L'instant d'après, c'était à mon tour d'apparaître au niveau du sol, une de mes bottes renforcées se plaçant contre la cuisse de l'homme allongé. On put entendre un craquement sourd, c'était certainement cassé. Dommage pour lui. Il criait de nouveau, cette fois-ci, ce n'était pas compréhensible. Uniquement de la douleur.
Je me redressais, après avoir encaissé ce choc, m'étirant longuement. Toute présence de Gravité semblait avoir disparu. Tout en regardant l'homme au sol, ne prêtant pas d'attention envers Vilmos, je prenais la parole, d'une voix assez agressive :


« Qui es-tu et pourquoi le suivre ? »


Pas de réponse.
L'homme semblait toujours dominé par la douleur. Quelle chochotte.
Lentement, je plantais la queue de ma lance dans la neige, la laissant se reposer contre mon épaule. Par la suite, je sortais tranquillement une cigarette et mon zippo. Je dois avouer qu'avec le vent, j'eus quelques difficultés à allumer ma clope, mais ce n'était pas mission impossible ! Mes cheveux virevoltaient, ma cape aussi, tous deux en symbiose.
J'attendais une réponse, il aurait jusqu'à ce que je termine ma cigarette. Je ne voyais toujours pas son visage, étant donné qu'il était allongé sur le ventre et qu'il n'avait pas réussit à reprendre une position décente depuis lors.
Ala ala, quelle situation déplaisante. Je restais sur mes gardes. Je ne savais pas ce que Vilmos me souhaitait, il pouvait très bien appeler son animal et m'attaquer. Cependant, avec le crissement de la neige, cela serait simple à anticiper.
Un quatrième homme fit son apparition, dans l'ombre de l'arbre juste à côté, celui-ci se mit instantanément à genoux devant moi. Lui, c'était bel et bien mon envoyé, l'homme que j'avais missionné pour suivre ce Domae. Il prit la parole, expliquant la situation. L'homme que j'ai attaqué serait donc aussi un Rebelle Elementis mandaté par le conseil, désireux d'espionner notre entre-vue.
Ma main droite vint s'écraser contre mon visage. Quelle honte.
Toujours avec un ton agressif, je pris une nouvelle fois la parole :


« Prends-le et rentrez de suite au QG. Réunion demain à l'aube. Et fais leurs bien comprendre que je suis de mauvaise humeur. »


L'Elementis d'Ombre acquiesça, pris l'homme toujours allongé au sol contre son épaule, en mode « sac à patate » et disparu de la circulation après quelques secondes.
Je me tournais finalement dans la direction de l'homme qui m'avait convoqué et assisté à cette scène surréaliste. Les cheveux toujours au vent, la veste aussi, la clope toujours au bec, je laissais échapper un léger :


« Ala ala... »

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MessageSujet: Re: Une soirée tranquille (ft. Caenn)   Une soirée tranquille (ft. Caenn) EmptyMar 22 Jan - 3:14



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Un bruit. Derrière lui.

D’un geste vif, Vilmos se retourna à temps pour voir un homme aux cheveux blonds… flottant dans les airs, se poser près d’une autre homme à l’agonie. Ce dernier était solidement cloué au sol. Il avait beau gesticuler comme un beau diable, une force invisible le retenait fermement sur le sentier glacé.

Putain. Un Elementis de gravité! Voilà longtemps qu’il en avait vu un. C’était impressionnant, quand même, de voir quelqu’un en pleine lévitation. Surtout ici, au milieu de la forêt enneigée, en pleine nuit. Quelqu’un de plus crédule que Vilmos aurait sans doute cru à un fantôme.  Pas certain qu’un fantôme puisse s’allumer une clope, se dit Vilmos, en fixant l’inconnu des yeux.

Tout en gardant une bonne distance, il décida de s’approcher. Lentement. L’homme blond semblait être celui qu’il attendait. Ou en tout cas, qu’il avait fait mander. Ce dernier avait visiblement quelque problème de gestion du personnel, car la présence de l’homme à ses pieds n’était clairement pas prévu au programme. Finalement, ce fut lorsqu’un troisième homme - encore un autre! - sortit des fourrés que les choses ce calmèrent. L’homme blond à la cape ordonna au troisième d’escorter le pauvre homme allongé au sol à leur QG.

Vilmos croisa les bras, les lèvres plissés, en attendant que cette introduction ratée ne prenne fin. En s’avançant encore davantage, les yeux plissés, Vilmos examina plus attentivement le blondinet

Tiens tiens… Caenn Drusdan. Pas facile la vie de chef de famille à ce que je vois.

Le Domae se souvenait l’avoir déjà croisé, lors de soirées mondaines du gratin de Quederla. Cependant, Vilmos connaissait surtout l’énergumène par son poste d’As, occupé par lui depuis longtemps, mais aussi de par sa réputation. Sans pitié, héritier d’une longue lignée réputée pour leur élément de feu. On disait également qu’il était dépourvu de la moindre marque ou de cicatrices. Caenn, lui, avait reçu le don de la gravité, contrairement à ses aïeux. Aux yeux de Vilmos, c’était sans doute beaucoup plus dangereux que deux ou trois flammèches.

Alors soyons prudent.

Content de voir que mon invitation n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Étonné même, sachant à quel point tu déteste les Domae et à quel point je déteste les Élémentis.

Vilmos aussi avait sa propre réputation. Depuis la destruction du Grand Quederla Palace et de son divorce, il se faisait plus discret. Mais tout le monde avait entendu parler de lui. En mal, probablement. Il n’osait d’ailleurs pas imaginer ce qu’il se racontait sur son compte chez les Élémentis…

J’aurais préféré être mieux habillé pour ce genre de rencontre, dit-il en désignant ses vêtements de sport, mais je crois que la forêt est l’endroit idéal pour discuter en paix. Alors, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourquoi es-tu venu? La curiosité? En tout cas, je te remercie de ne pas m’avoir infligé ce que ton petit camarade espion à subi…



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Vilmos Desgoffe und Taxis
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MessageSujet: Re: Une soirée tranquille (ft. Caenn)   Une soirée tranquille (ft. Caenn) EmptyMar 22 Jan - 11:43







O
n peut facilement dire, sans se tromper, que nous étions deux colosses face à face, actuellement.
Cependant, comme Vilmos s'amusait à le rappeler, sa tenue laissait quelque peu à désirer. Mais, d'une certaine façon, cela ne faisait que renforcer le contraste : N'importe quel spectateur à cette scène verrait deux personnes bien trop grandes et bien trop sculptés pour être des hommes normaux. Même si le Domae possédait tout de même un avantage quant à l'ampleur physique, plus carré et imposant. De mon côté, j'étais plus lisse, moins bourru, dirons-nous.

Tout en continuant de fumer, mes yeux dorés se voyant comme en plein jour, un regard perçant. La visibilité des lieux était particulièrement élevée, la neige renvoyant la lumière projetée par la lune.
Nous étions suffisamment proche l'un de l'autre pour s'entendre parler sans avoir à hausser le ton. Certes, nous avions déjà eu l'occasion de se croiser par le passé, mais nous n'avions jamais été aussi proche l'un de l'autre. Et surtout, nous ne nous étions jamais adressé la parole.

Effectivement, il marquait un point, je ne pouvais pas remonter le temps et faire en sorte d'intervenir plus tôt, de sorte à ce qu'il ne se rende compte de rien. Et puis, de toute façon, je m'en moquais à moitié. Le rôle de Chef de famille d'une famille « active » est en effet, pas si simple que cela à porter. Enfin, le plus grand soucis, dans mon équation, c'est certainement le fait d'avoir des personnes dont le nom et l'héritage sont plus important que le mien. Si le père Dreiden n'était pas présent au sein des Rebelles, je dois avouer que cela faciliterait beaucoup les choses, de mon côté. Posséder un descendant d'Eisuke dans nos rangs, qui le met en avant en permanence, était quelque chose de désagréable pour le respect de la hiérarchie de manière générale.
Cependant, c'était la première fois qu'ils osaient agir sans avoir mon aval. D'où ma réaction quelques peu excessive, quelques instants plus tôt. Demain matin, j'en profiterais pour remettre les choses au clair.

Je vins retirer de mes fines lèvres, la cigarette présente, de ma main gauche, avant de prendre la parole pour la première fois, répondant directement à l'homme présent face à moi :


« Effectivement, Vilmos Desgoffe und Taxis, gérer une famille n'est pas quelque chose de particulièrement enfantin. »


Je marquais un très léger temps d'arrêt, j'avais insisté sur la prononciation du nom de famille de l'homme qui m'avait convoqué en ces lieux, une façon, entre-autre, de montrer que les présentations orales de nos noms était quelque peu futile.
J'allais conclure ma première sentence, un large sourire aux lèvres :


« Cependant, j'estime que c'est toujours mieux que l'anarchie. »


Rapidement, je vins hausser les épaules, avant de rapatrier ma clope entre mes lèvres, effaçant mon sourire. Bien évidemment, je faisais référence à l'état actuel des Rebelles Domae et de leur situation bien plus compliquée que la notre. Je dois avouer que je ne connaissais même pas leur méthode de fonctionnement, tellement ils avaient été discret, absent, en retrait, ces derniers mois.
Ma façon de gérer les Rebelles Elementis était digne d'un As et non d'un Roi. Cependant, cela évoluait, petit à petit, au fil des mois et de mes propres réflexions. Mais cela prenait évidemment du temps et la transition n'était pas si simple que cela. La terreur et le prestige sont deux éléments dont je peux difficilement me passer : Tant que je continuerais de vaincre et d'avancer, je serai légitime.

Il est vrai que, de ma plus tendre enfance, j'avais toujours pris les Domae de haut. J'étais littéralement venu au monde dans le but de faire cramer du Domae. Même si le monde en a voulu différemment. Ma réticence à fonctionner avec des membres de la Famille opposé était toujours présent en moi. Je n'avais pas rejoins l'Alliance, même si j'étais prêt à faire des compromis avec le Conclave Domae, parce que je ne jugeais pas que nous avions besoin de fusionner nos petits gens. Et surtout, parce que de mon point de vu, nous étions suffisamment fort pour ne pas se faire engloutir par le mouvement du Gouvernement.
Cependant, les choses se sont faites ainsi, et maintenant, la situation a énormément changé.

Cette fois-ci, d'une façon un peu plus sérieuse, je reprenais la parole :


« Voyons, voyons, je ne refuse jamais une invitation. Même si cela se révèle être un traquenard. Cela ne me semble pas être le cas, ici. Cependant, vu l'étroitesse de nos effectifs, il me semble normal que la personne la plus apte à survivre se charge de ce genre de chose. »


Un rebelle Elementis blessé n'était pas dérangeant. Il pourrait comprendre son erreur et se remettre en question, et surtout : Guérir. Un rebelle mort est littéralement perdu et le remplacer deviendrait une chose ardue. C'est avant tout pour cela, que je m'occupais de toutes les continuités. Mais cette fois-ci, c'était tout de même différent, c'était une invitation, et j'y avais répondu.

Je vins lentement attraper une nouvelle fois ma cigarette, maintenant consumée, venant l'écraser contre une de mes semelles, avant de ranger le mégot dans une poche, dont je prendrais le soin de le jeter dans un endroit approprié, plus tard.
J'inclinais la tête sur le côté droit, dévisageant Vilmos du regard, avant de prendre la parole une dernière fois :


« Le devoir ? Je ne peux pas me permettre de refuser une telle invitation. Après, effectivement, la curiosité reste tout de même présente. Même si tu es un ennemi.. je ne vois pas le problème à rencontrer un fantôme de retour parmi les vivants. »


Je marquais un très léger temps d'arrêt, reprenant une stature normale, avant de terminer :


« Je ne suis pas venu pour venger un ego mal placé. Je n'ai aucune raison de t'infliger quoi que ce soit, voyons. Au contraire, il en tient aussi de ma responsabilité que notre échange se déroule convenablement, non ? Même si je dois t'avouer qu'un comptoir de bar, au chaud, et un verre de whisky aurait été plus à mon goût. »


C'était ma façon de montrer que j'étais totalement apte à avoir une discussion avec l'homme qui se trouve en face de moi, peu importe son passé, son affiliation. Ce qui comptait, c'est ce qui se dirait et ce qui se passerait.

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MessageSujet: Re: Une soirée tranquille (ft. Caenn)   Une soirée tranquille (ft. Caenn) EmptyJeu 24 Jan - 2:51



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Peut-être une autre fois, dépendamment ce que nous tirerons de notre discussion ce soir. Mais rassure-toi, je ne te tend pas d’embuscade. Si j’avais voulu te tendre un piège, je ne t’aurais pas prévenu à l’avance!

Vilmos esquissa à nouveau un fin sourire. Ce Caenn avait une certaine prestance, il fallait le reconnaître. Quoique la cape faisait sans doute un peu vieillot, se dit-il en faisant glisser son regard sur celle-ci.

Alors, Drusdan était venu ici pour le devoir. C’était encourageant. Ça voulait dire qu’il ne se voilait pas la face quant au nombre réduit des membres de chacun de leur clans respectifs. En fait, il l’avait lui même mentionné. Un début plus que prometteur, si on ignorait l’ambiguïté du commentaire sur la gérance des familles… Il n’était pas venu ici pour discuter de sa vie privée.

En fait, les bavardages de politesses avaient assez duré. Vilmos détestait tourner autour du pot. Ainsi, il posa les poings sur les hanches, et entra dans le vif du sujet.

Je ne t’apprends rien lorsque je te dis que les Domae sont à la dérive. J’ai cru comprendre que la situation de votre côté n’était pas nécessairement plus rayonnante, même si vous avez réussi quelques bons coups cet été je dois l’admettre. Vous avez un chef au moins, puisque tu es là! Nous n’avons même pas ça, cracha-t-il d’un ton excédé.

Si la situation avait été inversée, et qu’un Élémentis aurait demandé à parler au chef Domae, ils auraient été bien mal foutus pour savoir qui envoyer! Vilmos n’aimait pas diriger. Il préférait exécuter. Mais la situation était critique. Soit il dirigeait, soit se serait une longue agonie pour sa Famille.

Il est hors de question que je laisse les Domae mourir à petit feu. Je me suis dis que je trouverai un moyen de nous sortir de l’impasse, même si pour cela je dois tendre la main à mon ennemi, dit-il en croisant les bras contre torse. Les Domae. Les Elementis. Je crois qu’avec l’état actuel des choses, notre petite querelle ne veut rien dire, et elle ne mènera à rien, seulement à une mort sans gloire. Nos vrais ennemis sont ailleurs.

Vilmos laissa sa dernière phrase en suspend. La guerre civile qui animait Quederla avait bien changée depuis la dernière année. Les Domae et les Elementis ne contrôlaient plus la ville, alors pour quoi se battaient-ils maintenant? Se taper sur la gueule juste par habitude était devenu ridicule, tout comme les enjeux. Si Vilmos pouvait voir la futilité de la chose, Caenn le devait aussi forcément. Le Domae continua alors, exposant finalement sa pensée.

L’Alliance et le Gouvernement. Voilà vers qui on doit se tourner, affirma-t-il avec aplomb, frappant son poing contre sa paume. L’Alliance est faible, elle ne fait que se défendre contre le Gouvernement, alors qu’elle devrait attaquer! Les dirigeants de l’Alliance sont si absorbés, si fiers de leur paix ridicule entre Domae et Elementis qu’ils ne veulent pas prendre le moindre risque, et restent enfermés dans leur monde de Bisounours comme si tout se réglerait simplement parce qu’ils y croient. Si on veut mettre un terme au Ténébreux et au Gouvernement, il nous croire moins, et agir plus. Mais ça, je ne peux pas le faire seul…

L'invitation était lancé. Il était trop tard pour reculer maintenant que Drusdan connaissait ses plans. S’ils arrivaient à un compromis, une entente, ou quelque chose du genre, Vilmos était persuadé que cela en serait bénéfique autant pour lui et les Domae et que Caenn et les Elementis. Tendre la main à un ennemi n’était pas chose facile, cependant, et rien n’était encore gagné.



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