Des prédéfinis n'attendent que vous pour être pris !
Le forum dispose de Discord !
Vous pouvez y accéder en suivant ce lien.
N'hésitez pas à nous rejoindre !
Nous sommes à la recherche d'un codeur qui serait membre du Staff.
Si le poste vous intéresse, merci de contacter Kira.

Partagez
 

 L’heure bleue (ft. Astripp)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Membre de l'Alliance
Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisMembre de l'AllianceMessages : 187
Date d'inscription : 25/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyVen 10 Mai - 3:13

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue
23 avril

Bonjour maman. Je suis seul pour mon anniversaire. Je sais pas… peut-être parce que ça tombe un mercredi soir? J’espère que c’est ça, mais ça ne m’empêche pas d’être déprimé. J’espère aussi que tu es fière de moi, même si je me doutes que tout ça, tout ce que je suis devenu, c’est pas vraiment ce que tu souhaitais pour moi. Je te jures que j’essaie d’être heureux, vraiment. Je le serai, pour toi.

Bonjour papa. Je me souviens qu’à mes 12 ans, tu m’as amené pêcher. Putain, ce que je détestais ça, mais t’étais mon idole, et je voulais tellement te faire plaisir. J’aurais aimé que tu puisses amené Ewan à la pêche avec toi. Tu l’aurais beaucoup aimé, j’en suis sûr. Un petit bonhomme posé, comme tu l’étais. Je suis pas sûr d’être son idole comme tu l’étais pour moi, mais je le souhaite vraiment.

Bonjour mon frère. Tu me manques tu sais. J’aurais tellement voulu que tu connaissent les enfants. T’aurais été le meilleur oncle du monde, et ils t’auraient adoré. Et comme t’étais encore plus beau-parleur que moi, et plus beau tout court, je suis prêt à parier que les enfants auraient eu un tas de neveux et nièces. Les fêtes de familles qu’on se seraient faites… T’étais vraiment le meilleur de nous deux, tête de noeud.


Déposant le dernier bouquet au sol, une brise douce siffla entre les feuilles des arbres de la forêt. Il n’aurait pas d’autres réponses que cela. Vilmos quitta le cimetière, et emprunta à nouveau le sentier du retour vers la ville.

—-

Le ciel était tapissé de l’heure bleue, et enveloppait tous les arbres de la forêt d’une lueur sombre, habillés de la mort du soleil qui venait de disparaître à l’horizon. Vilmos marchait sur le sentier, les mains dans les poches de sa veste. Il ne pensait à rien, sauf à ce qu’il se passerait ensuite. Il ne pouvait pas rentrer chez lui, et aller tranquillement dormir à cette heure. Il était encore tôt. Errer dans les rues sans but serait déprimant, mais rejoindre le bar le plus proche pour boire jusqu’à plus soif l’était tout autant. Encore plus sans le moindre camarade de beuverie.

Au croisement du sentier, il rencontra cependant un visage connu : son employée modèle…

Bonsoir Astrid. Qu’est-ce qui vous amène dans la forêt à cette heure?

Mis à part les gens déprimés comme lui et quelques joggeurs aguerris, la forêt n’était peuplée que d’animaux.

Ça vous dirais toujours de le boire ce verre? Si vous avez le temps, bien sûr. Pour ne rien vous cachez, je crois que j’en ai bien besoin, mais ça m'emmerdait de faire ça tout seul. Vous êtes partante?

Et qu’elle ne le prenne surtout pas comme un rencart. Son petit air de la dernière fois ne lui avait pas trop plu. Vilmos appréciait énormément Astrid… en tant qu’employée et amie. Et potentielle compagne de beuverie.


coucou


#3399cc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 54
Date d'inscription : 28/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyMer 15 Mai - 20:04


I wanna run. Chase the morning sun when I'm with U. Give it all away. Catching fire as the wind blows. I know that I'm rich enough for pride, I see a billion dollars in your eyes. Even if we’re strangers til we die


Pour te donner une chance de comprendre, je vais te raconter une histoire

Astrid était fatiguée. Il fallait dire que la soirée était longue, du genre qui s’éternise. Elle n’était pas rentrée chez elle, préférant ne pas perdre plus de temps. Aujourd’hui après tout, n’était pas une journée ordinaire. Combattre une armada de gens tous plus musclés les uns que les autres lui faisait prendre chaque jour un plus conscience qu’elle vieillissait. Ce n’était pas tant physique, parce qu’elle arrivait encore à bien se défendre. Qu’elle ne craignait personne d’autre qu’ Abygaelle, mais bien mental. Frapper, poser des questions, enlever. Donner des objets, parfois des membres coupés, faire l’acheminement de papiers toujours plus importants, courir à travers la ville, comme le singe qu’elle s'efforçait d’être, c’était fatiguant. Avec son nouveau boulot, armoire à glace pour un palace, et sa fille, elle avait quand même moins d’énergie à consacrer à ses chevaux. A elle même en général. Mais ce n’était pas plus mal, elle économisait, encore et toujours, afin de donner à son bébé le plus de chance dans la vie. Tant pis pour le paradis, elle ne regrettait rien. Enfin si, peut être un peu. De ne pas avoir passé plus de temps avec lui, son grand frère adoré.

Alors elle était la, bouquet à la main, sa pipe entre les dents. En petite robe courte, toute tachée du sang de ceux qu’elle avait frappée. Il fallait dire que cet après midi, au programme, c’était kidnapping. La victime n’avait pas été d’accord, et ses gardes du corps non plus, mais elle s’en fichait. Après tout, depuis quand elle demandait leurs avis avant de venir les chercher. Astrid n’était pas connue pour faire dans la dentelle. Elle s’était bien habillée pour voir son frangin, avant un boulot qui aurait du être facile. Mais après l’avoir livré à Abby, ça avait un peu dégénéré. Bordel, sa robe était ruinée.

Oh, salut Vil.

Elle lui adressa un petit signe de main, s'arrêta pour le regarder, lui qui semblait impeccable. Il lui proposa un verre, et la trentenaire, tirant une taff de sa pipe, accepta de bon coeur.

Vous permettez que je pose ça ? J’en ai pour cinq minutes à tout péter.

Sans attendre sa réponse, elle gravit le sentier, chercha rapidement du regard la tombe de son frère, la trouva aisément, puis y déposa le bouquet. D’un geste tendre, elle caressa le marbre froid. La vie, c’était compliqué. La mort semblait parfois tellement plus douce en comparaison. Se grattant la tête, elle adressa quelques mots maladroits au défunt, avant de lui annoncer qu’elle partait picoler avec son patron pour tenter de recoller les morceaux d’elle même. Revenant sur ses pas, elle épousseta sa robe pleine de sang, comme si elle ne le voyait pas, et commença à marcher. Sentant qu’il avait des questions, elle haussa les épaules.

La guerre. Toujours la guerre. On croit qu’elle est finie parce qu’on a mit un mouchoir dessus, et on oublie que ses victimes réclament encore vengeance. C’est pas comme ça que je veux élever ma fille, mais elle devra composer avec quoi qu’il arrive.
@Tagname
Des notes ici si vous voulez


#taptaprevenge, #A4a4a4, #horseforever, #CE.Petit.Sabot, #viandecesoir,
Theme song
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Membre de l'Alliance
Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisMembre de l'AllianceMessages : 187
Date d'inscription : 25/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyJeu 16 Mai - 3:50

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue
Vilmos suivit Astrid du regard, toujours aussi perplexe à propos d’elle. Une chose était certaine, c’était qu’elle sortait du lot. Qui se balade avec un bouquet de fleurs, une pipe au coin du bec, vêtu d’une robe qui avait vraisemblablement besoin d’un solide lavage et de beau de savon! Tout droit sortie d’une bande-dessinée celle-là. À cette heure-là, elle devait être en train de faire son autre job. Coursière… pour qui? Ça, il se le demandait.

En lui proposant le job d’agent de sécurité dans son casino, la fois où elle était venue chez lui avec Amélie, Astrid avait bien précisé qu’elle avait déjà un job comme coursière. Elle s’en était tenue à ça. Ce manque d’information à propos de son premier job, Vilmos l’attribuait  à la honte. Astrid ne devait pas être fière de ce qu’elle faisait pour éviter le sujet. Ou en tout cas, ne pas donner de détails, car il connaissait Astrid depuis un assez bon moment maintenant pour savoir que la discrétion et l’inhibition de l’étouffaient pas. Pourtant, elle ne parlait jamais de son emploi de coursière.

La soirée, à défaut d’être particulièrement joyeuse, allait peut-être réussir à devenir intéressante.

Lorsqu’Astrid revint sur le sentier de forêt, Vilmos marcha à ses côtés, et l’écouta, silencieux, mais attentif.

J’aurais préféré que ça ne soit pas comme ça, moi aussi, mais vaut mieux les préparer au pire. C’est souvent ce qui arrive dans cette ville. Mourir de vieillesse ici, c’est sans doute ce qu’il y a de mieux.

Ses parents, lui, ne l’avait pas préparé du tout. En même temps, aucun des deux ne faisaient parti de l’une des Familles. Il suffisait seulement d’un ancien petit ami fou de jalousie. Ça aurait bien pu se passer dans n’importe quelle ville, mais il se trouvait que l’ex-copain de sa mère était Elementis, et que la vengeance avait longtemps été tout ce qui avait maintenu Vilmos en vie, il y a longtemps.

Je suis encore loin d’être vieux, mais je peux dire que j’ai survécu à tout ça une année de plus aujourd’hui. Ça mérite bien un verre non? T’as envie d’aller quelque part en particulier? Je suggère un coin où il fait sombre, dit-il en regardant la robe d’Astrid, tachée de sang, ça risque de moins attirer l’attention. Sinon, on a qu’à faire un tour chez toi pour que tu puisses te changer ?

coucou


#3399cc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 54
Date d'inscription : 28/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyDim 19 Mai - 6:27


I wanna run. Chase the morning sun when I'm with U. Give it all away. Catching fire as the wind blows. I know that I'm rich enough for pride, I see a billion dollars in your eyes. Even if we’re strangers til we die


Pour te donner une chance de comprendre, je vais te raconter une histoire

Astrid dévisagea son patron. Chez elle, sérieusement ? Il ne perdait pas de temps, c'était le moins que l'on puisse dire. La trentenaire esquissa un sourire, non, clairement, il n'en était pas question. Elle savait qu'elle était belle, et que malgré sa fille, elle était plutôt bien conservée, mais ce n'était pas une raison. Astrid n'avait rien à se prouver, elle n'avait pas besoin de séduction pour se sentir désirée. Mais devait-elle vraiment se justifier ?

C'est vrai que ma tenue laisse à désirer. Hum, désolée, mais j'ai pas envie de coucher avec toi. Et puis ouais, j'ai pas non plus envie de rentrer.

Elle regarda autours d'elle, soudainement songeuse. S'éloigna sans plus de cérémonie alors qu'elle avait trouvée ce qu'elle cherchait. Une poubelle de vêtements, pour les gens défavorisés. L'ouvrant, utilisant sa force comme elle savait si bien le faire, la blonde trouva un gilet long, en laine, un peu émacié, de couleur noire. Parfait pour aller avec sa robe rouge. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, il ne sentait que la lessive, l'association demandant quand même des dons propres. Astrid n'avait aucun problème avec le fait de piquer de tels habits. C'était pour la bonne cause : à savoir, éviter la panique partout ou elle passerait. Et puis bon, avec sa gueule balafrée, on ne la laisserait jamais rentrer dans un bar. Même accompagnée par son patron qui lui, était vraiment canon. Le problème de faire pleurer les gosses, c'était que ça effrayait aussi les adultes. Un peu agaçant quand on y pensait.

On y va ?

Toujours aussi blasée, la blonde se mit en marche. Soupirant, elle se força à sourire. Etre gentille n'était pas vraiment dans ses atributions, mais il fallait qu'elle fasse un effort. Au moins pour éviter de passer le reste de la soirée à faire la gueule.

Tu sais ou aller ou je te propose mon bar favori ? Il est pas vraiment loin... hum, pour toi si peut-être. J'y suis jamais allée à pied.


Il fallait dire qu'elle passait par les toits, alors oui, forcément, ça rallongeait de passer uniquement par les routes. C'était même agaçant. Elle eut envie de soupirer, bon sang, Vilmos allait être un poids à ce rythme la. Puis elle se souvint qu'il était plus sportif que la plupart des gens qu'elle connaissait. Mais cela valait-il le coup de lui donner tous ses tuyaux, d'emblée ? Argh, il était quand même un ancien collègue. Un homme auquel elle avait un jour fait confiance. Et puis merde, elle était un papillon. Pas un vulgaire machin qui se contentait des voies lambda. Sauter comme si elle pouvait voler, c'était un peu sa marque de fabrique.

La bonne nouvelle, c'est que je connais un raccourci. Vertige, souplesse, manque de sport ?
@Tagname
Des notes ici si vous voulez


#taptaprevenge, #A4a4a4, #horseforever, #CE.Petit.Sabot, #viandecesoir,
Theme song
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Membre de l'Alliance
Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisMembre de l'AllianceMessages : 187
Date d'inscription : 25/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyDim 19 Mai - 18:22

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue


Q u o i.

Vilmos fixa Astrid, incrédule. Elle avait vraiment cru qu’il insinuait ça? Sérieusement?!

Une petite seconde!

Elle n’allait sûrement pas s’en tirer comme ça. Suivant Astrid pour lui dire qu’elle l’avait mal compris, il eut la surprise de la voir fouiller dans une poubelle remplie de vêtements, celle destinée aux oeuvres de charité afin qu’elles les distribuent aux gens dans le besoin. D’incrédule, Vilmos entra dans la confusion la plus totale. La seule chose dont il était certain, c’était qu’il comprenait beaucoup mieux pourquoi Astrid avait reçu le papillon en tant que familier.

Furieux qu’elle ne lui laisse pas placer un mot, Vilmos perdit patience avec son employée.

Le seul raccourci que l’on va prendre, c’est celui où plutôt que de te dire de la fermer, je te fais manger ce putain de pull. Tu te rends comptes que cette poubelle est là pour les défavorisés? Pas pour quelqu’un de trop paresseux pour retourner chez lui et changer de vêtements!

Sans mentionner le fait de mettre les pieds dans un cimetière alors qu’on est taché de sang. Astrid n’avait donc aucune idée du manque de respect que ça impliquait?

Et il se trouve que moi non plus, je ne suis pas intéressé, parce que t’es pas mon genre. Non mais tu me prend pour qui exactement?! Que je suis le genre de gars qui couche avec la première venue? Avec le premier truc qui traine dans la rue? Dit-il avec acidité, Tu veux bien me dire comment une personne comme toi existe? Comment tu peux croire que tu peux agir comme ça, et dire des insanités pareilles?


coucou


#3399cc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 54
Date d'inscription : 28/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyDim 19 Mai - 20:28


I wanna run. Chase the morning sun when I'm with U. Give it all away. Catching fire as the wind blows. I know that I'm rich enough for pride, I see a billion dollars in your eyes. Even if we’re strangers til we die


Pour te donner une chance de comprendre, je vais te raconter une histoire

Tu fais chier Vivi. T'es pas le seul à avoir eut une journée de merde, okay ? J'adore cette robe, je l'avais mise exprès pour venir voir mon petit frère. Elle m'a coûtée très cher, mais hey, c'était le prix à payer pour lui faire plaisir. Pour lui prouver que merde, je suis autre chose qu'une sportive sans cervelle.

Astrid explosa elle aussi. Face à la colère de Vilmos, elle lui montra la sienne. Pour quelqu’un de présumément toujours blasé, c’était un spectacle étonnant. Le genre de réaction à ne pas rater. Elle voulait littéralement lui arracher les yeux. Elle ne méritait pas ça, pas d’être considérée comme une moins que rien, pas aujourd’hui. Merde, elle s’était battue, elle avait survécu. Le dos droit, les mots acides, elle le fusilla du regard.

Et tu sais quoi ? On m'a appelée pour un job express, et je peux pas dire non, parce que oui, j'ai besoin d'argent ! Et que oui, j'aimerai bien que cette journée se passe le plus rapidement possible. Elle fit quelques pas, leva les bras aux cieux. S’en prenant cette fois ci au ciel. A ce frère qui l’avait quittée trop tôt. Mais voilà, j'ai ruiné cette putain de robe. Et pour ta gouverne, il est pas question que je change d'habits, parce que je repars ce soir, et ça va être moche. Très moche.

La question implicite était la suivante, allait-il faire parti du carnage, ou se la fermer une bonne fois pour toute et y survivre ? Astrid, les yeux exorbités par la haine, la tempe pulsant sous le coup de la colère, se calma soudainement. Comme elle avait explosée, la trentenaire souffla, respira, pour mieux contrôler la colère qui l’avait habitée. Soupirant, elle regarda le sol, croisa les bras sur son gilet. Bien sur que non, elle n’avait pas honte de l’avoir volé à des miséreux. Savait-il au moins que la plupart jetaient leurs habits portés seulement quelques jours, parce que ceux qui les portaient n’avaient pas les moyens de les laver ? Savait-il que ce gilet était troué, et que donc, d’emblée, il avait peu de chance d’être un jour porté ? Astrid n’était pas une enfant de coeur, mais elle connaissait au moins les bases. Qu’il aille faire du bénévolat, au lieu de se la raconter ! Ca lui ferait des vacances ! Astrid ne pu pourtant s'empêcher de se justifier à ce niveau, cette fois ci calmement. Elle ne voulait pas vraiment se battre avec lui.

Ce n’est pas parce que t’as pas d’argent que tu portes forcément des loques Vivi. Ce gilet est troué, il aurait été jeté. Spoiler alert, ya des gens qui ont de la dignité.

Lui adressant un petit signe de main, elle se dirigea vers la sortie. Qu’il la suive ou non, ce n’était plus son problème, de toute façon, il l’a gonflait. Monsieur avait bon dos, avec ses idées pré-conçues sur ce qu’il fallait ou non faire. Mais un mot de plus, et elle était prête à lui arracher les ongles, ou à ne plus jamais le revoir, au choix. Elle avait déjà rampé pour lui expliquer sa façon de voir les choses, si elle devait en subir d’ avantage, se faire encore plus enfoncer, la trentenaire n’était pas sûre de pouvoir résister à l’envie de l'étriper. Merde, et dire qu’elle s’était jurée de ne plus tuer. Cinq minutes avec lui, et elle était déjà prête à y renoncer.

Bref, je vais picoler. Si tu veux venir, je peux au moins te garantir que ça vaudra le coup.

Astrid grimpa prestement sur une poubelle, puis monta sur un toit. En trente secondes, elle était déjà dessus. Prête à courir comme elle aimait si bien le faire. Il fallait qu’il se décide, parce que dans vingt secondes, elle serait hors de portée. Sans se retourner, la trentenaire décida qu’elle n’en avait déjà plus rien à faire, et commença à s’élancer.
@Tagname
Des notes ici si vous voulez


#taptaprevenge, #A4a4a4, #horseforever, #CE.Petit.Sabot, #viandecesoir,
Theme song
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Membre de l'Alliance
Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisMembre de l'AllianceMessages : 187
Date d'inscription : 25/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyLun 20 Mai - 16:23

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue
Hey! Reviens ici!

Vilmos ne la suivit pas lorsqu’elle grimpa sur la poubelle, ni lorsqu’elle se mit à sauter sur les toits. Il n’était pas aussi agile qu’elle et il ne voulait pas risquer de se briser le cou. Cependant, il était assez rapide pour la poursuivre depuis la rue, en appelant Gustave. Il ne quittait Astrid des yeux que pour regarder devant lui et diriger le taureau jusqu’au fameux bar dont elle avait parlé.

Il la regarda descendre du toit, le regard sombre. À son tour, il descendit, de beaucoup plus bas seulement, du dos de Gustave. Cette fois, il la rattrapa.

Ce gilet, j’aurais bien été content de l’avoir, quand c’est moi qui était dans le besoin. Même avec les trous, c’est toujours quelque chose de chaud à mettre quand il fait froid et qu’on a que la peau sur les os.

Quand il s’adressa à elle, sa voix avait le son de la colère, une colère contenue, contrairement à l’explosion de rage de tout à l’heure. C’est qu’il n’aimait pas parler de ça. Il n’en parlait jamais, en fait. Tout cela n’était qu’un souvenir, un cauchemar lointain qui le rongeait encore, qui l’obligeait à faire tout en son pouvoir pour gagner du fric.

Voir Astrid chipper ce gilet, destiné à quelqu’un dans le besoin, l’avait fait sortir de ses gonds. Sans parler de son interprétations douteuses sur ses intentions! Cependant, Vilmos inspira par le nez. Il avait les yeux plantés dans ceux d’Astrid, et se mordait la joue. Il ne voulait pas s’excuser, mais il le devait. Elle n’était pas au courant de tout cela.

Désolé de t’avoir insulté, tu ne le méritais pas. Je préférerais quand même que tu évite de faire ce genre de truc devant moi. C’est juste dommage pour la robe, d’être ruinée par ce gilet, elle te va bien.

D’ailleurs, ça devait être la première fois qu’il la voyait porter une robe. Ça changeait un peu de ses tailleurs et ses jeans de mère monoparentale.

Vilmos détourna les yeux de son employée pour jeter un oeil au bar qu’elle lui avait parlé. Dans le genre miteux… y’avait pas sans doute pas mieux. Il jeta alors un coup d’oeil à Astrid, en haussant le sourcil. Elle avait de drôles de goûts quand même.... Enfin, du moment qu’il servait quelque chose de buvable, ça devrait aller.

Quelle journée d’anniversaire de merde quand même… Vilmos poussa un soupir, résigné à entrer.

C’est ce genre d’endroit qui vaut le coup? Vraiment?

Ce n’est pas qu’il était sceptique, mais c’était bien différent de ce qu’il était habitué au casino.

coucou


#3399cc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 54
Date d'inscription : 28/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyMer 22 Mai - 18:37


I wanna run. Chase the morning sun when I'm with U. Give it all away. Catching fire as the wind blows. I know that I'm rich enough for pride, I see a billion dollars in your eyes. Even if we’re strangers til we die


Pour te donner une chance de comprendre, je vais te raconter une histoire

- Ouais ouais, j’ai compris. Quand j’aurai besoin d’une moralité, je te ferai signe. T’as l’air calé sur le sujet.

Et pourtant, il s’excusa. Bon, c’était un peu nul, mais déjà mieux que rien. Elle haussa un sourcil quand il lui fit un compliment sur sa robe. C’était nouveau ça. Il mentait bien, mais pas assez pour qu’elle puisse le croire. Astrid soupira, son ton blasé plus monocorde que jamais.

- Pas la peine de mentir tu sais, quoique je puisse mettre, c’est mon visage défiguré qu’on regardera.

Peut être que lui non, mais pas les autres. Elle le savait, elle le sentait. C’était d’ailleurs étrange qu’il ne la dévisage pas plus à ce sujet. Mais bon, Astrid présumait que comme elle, il avait dû voir son lot d’horreurs. C’était pour ça qu’elle l’aimait bien, en dépit de tout, de ses questions agaçantes, et de son caractère un peu merdique. Il ne la regardait pas comme les autres parents d’élèves la regardait. Un savant mélange de crainte, de curiosité mal placée et de pitié. Même si, avec son prochain travail, cela risquait de changer. Tant pis, cette journée était de toute façon merdique à souhait.

Ils entrèrent dans le bar, et si Vilmos à l’extérieur de ce dernier, se posait surement des questions quand à sa vétusté, il put constater que l’intérieur était conforme à la première impression qu’on pouvait s’en faire. Relativement pourri. Mais malgré son manque de fréquentation, c’était un bar hippique, avec des photos de chevaux, des trophés et des prix. L’endroit parfait pour une femme qui adorait les équidés. Pour une femme aussi décalée qu’elle.

Astrid commanda une bière, qui, oh miracle, était vraiment pas chère. Si peu cher que s’en était indécent. Les verres étaient propres, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, le sol et les tables aussi. La trentenaire salua les poivrots accoudés au bar, acheta du tabac pour sa pipe, et s’installa à une table en compagnie de son patron. Trinquant avec lui, elle sirota sa bière, pas bien sûre qu’ils aient définitivement fait la paix. Le mieux était quand même de lui demander, aussi, elle se lança à l’eau, avec son tact et son ton habituel.

- On a fait la paix ou pas du coup ?

Ca faisait un bail qu’elle ne s’était pas convenablement sociabilisée, pour la blonde, c’était compliqué ce genre de choses. Elle avait exactement une bonne heure avant que son travail arrive. Elle lui avait donné rendez-vous ici. C'était pas parfait, mais ça devrait aller. Il fallait l'espérer.
@Tagname
Des notes ici si vous voulez


#taptaprevenge, #A4a4a4, #horseforever, #CE.Petit.Sabot, #viandecesoir,
Theme song


Dernière édition par Astrid Guarnieri le Ven 24 Mai - 6:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Membre de l'Alliance
Vilmos Desgoffe und Taxis

Vilmos Desgoffe und TaxisMembre de l'AllianceMessages : 187
Date d'inscription : 25/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyVen 24 Mai - 0:06

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue
Note : ne plus jamais faire de compliments à Astrid.

Vilmos entra dans le bar, suivant la blonde avec un air suspicieux. La façade de l’établissement laissait à désirer, mais à l’intérieur, eh bien, ce n’était pas tellement mieux. Il n’irait pas jusqu’à dire insalubre, juste douteux, en particulier la décoration style western, avec des cadres de chevaux affichés un peu partout et des fers sur toutes les portes. La moitié des gens étaient coiffés d’un chapeau de cowboy, tandis que l’autre discutait des performances de leurs chevaux, de la période des semis, une vraie bande de bouseux.

Dire que Vilmos n’était pas à sa place ici était un euphémisme. En costume-cravate, il se fit regarder de travers, alors que le barman vêtu d’une veste en peau de vache leur donnait leur verre. Effectivement, Astrid, en robe et un pull troué, détonnait beaucoup moins ici que lui. Même avec sa pipe au bec. Putain, se dit-il, comment elle fait pour trouver des endroits pareils?

Si je suis assis dans ce simili-far west le jour de ma fête, c’est que tu peux prendre ça comme un signe de paix Astrid.

Le geste d’Astrid l’avait choqué, oui, mais il était loin de la détester. Elle ne l’avait jamais insulté, ni blessé, elle était juste beaucoup trop décalé pour qu’il saisisse tout ce qu’elle faisait. Ça, ça avait tendance à le mettre à cran. Contrairement à Astrid, Vilmos préférait avoir les pieds sur terre. On n’a jamais vu un taureau bondir de toits en toits non?

Vilmos leva son verre pour trinquer avec elle, seul geste qu’il eut pour souligner son anniversaire. Puis, il bu une longue gorgée de bière. Pas mauvais.

Ne me souhaite pas un bon anniversaire, je n’y tiens pas. En fait, je voudrais que tu me dises pourquoi je ne t’intéresse pas. Je suis curieux. J’étais presque certain du contraire. Les clins d’oeil, l’invitation à boire à verre…?

Il était plutôt soulagé qu’Astrid n’ait finalement aucune intérêt envers lui, mais il n’avait quand même pas rêvé tout cela. Forcément, ça devrait être sa façon à elle d’être amicale, et lui, n’avait rien compris du tout. En essayant de comprendre son point de vue, il y verrait peut-être plus clair.


coucou


#3399cc
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
Astrid Guarnieri

Astrid GuarnieriCitoyenMessages : 54
Date d'inscription : 28/12/2018


L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) EmptyVen 24 Mai - 6:29


I wanna run. Chase the morning sun when I'm with U. Give it all away. Catching fire as the wind blows. I know that I'm rich enough for pride, I see a billion dollars in your eyes. Even if we’re strangers til we die


Pour te donner une chance de comprendre, je vais te raconter une histoire


Astrid leva les yeux de sa bière, en comprenant que c’était l'anniversaire de Vilmos. Sérieusement ? Quelle journée de merde pour lui. La trentenaire saisissait la tristesse de ce que cela voulait dire. Il n’avait personne avec qui le fêter ? Pas d’amis ? Et ses gosses ? Sûrement chez leur mère, mais quand même. Merde, il n’avait vraiment pas d’amis ? A part elle bien sûr, bien qu’elle ne soit clairement pas la meilleure qu’on puisse avoir dans le genre. Mais alors qu’elle s'apprêtait à le lui souhaiter, Vilmos la devança, et lui indiqua qu’il ne voulait pas vraiment recevoir de félicitations. En même temps, accepter ça, c’était accepter de vieillir. Pour certains, ça pouvait être compliqué. Elle n’aurait jamais cru que Vilmos était de ce genre là, bon, il accepta au moins de trinquer. C’était mieux que rien.

Je dois t’avouer que l’idée, au début, ma bien tentée, t’es beau, sympa, en plus t’as rien contre les gosses… puisque t’en a déjà deux. Mais je suis en pleine procédure judiciaire, c’est pas vraiment une bonne idée. Elle fit une pause, ou elle sirota sa bière, le temps de trouver ses mots. Il me mène la vie dure tu sais ? Putain, il laisse rien tomber… c’est tellement relou. J’aimerai l’écraser comme un putain de cafard.

Astrid, pour continuer, s’ écrasa elle même contre la table. Visage en avant. C’était trop demandé de pouvoir voir sa fille ? Pourquoi ils en étaient arrivés la ? A cette guerre sans merci, retranchés derrière leurs avocats, en se hurlant dessus comme deux ivrognes en manque d’alcool. Pourquoi ne pouvait-il pas accepter ce qu’elle était ? Elle n’était plus une tueuse, elle n’avait qu’un rôle minime. Pourquoi l’avoir condamnée à mort ? Pourquoi avoir collaboré si facilement avec les autorités ? Ils s’aimaient ! Ce genre de pensées la dévastait, encore aujourd'hui, et pourtant, elle semblait toujours aussi blasée, c’était étrange. Comme si ses paroles n’étaient pas vraiment raccord avec son expression faciale. Un sacré exercice.

J’ai rien contre toi, mais faudrait déjà que je me sorte de la merde dans laquelle je me suis mise. Et elle est du genre épaisse, si tu vois ce que je veux dire.

Elle fit une pause, roula sa tête contre le bois avant de la relever. Prenant une gorgée de sa bière, elle soupira, avant d’en reprendre une autre. Oui, elle ne pouvait pas vraiment se permettre de perdre du temps inutilement. Rien à voir avec le fait que c’était son patron. Non, vraiment rien à voir. Le bordel venait d’elle, parce qu’Astrid le savait, elle était un nid à problèmes.

Non, je préfère t’avoir en ami. Elle fit une pause, et regarda Vilmos d’un air inquisiteur. On a toujours besoin d’un ami friqué. Puis elle se désigna elle même, avant de finir sa bière. Et d’un ami qui sait se battre.
@Tagname
Des notes ici si vous voulez



#taptaprevenge, #A4a4a4, #horseforever, #CE.Petit.Sabot, #viandecesoir,
Theme song
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé

L’heure bleue (ft. Astripp) Empty
MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
L’heure bleue (ft. Astripp)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quederla :: RPG Ξ Les Alentours :: La Forêt Silva-