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 L’heure bleue (ft. Astripp)

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Vilmos Desgoffe und Taxis

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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyVen 24 Mai - 22:51

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue
C’était sans doute très superficiel de sa part, mais Vilmos eut un peu de baume au cœur en l’entendant dire qu’elle le trouvait beau. Et sympa. Enfin, sympa, elle exagérait sans doute un peu. Ce qui était important c’était que, malgré son âge, on le trouve bien conservé. C’était au moins ça, dans sa journée de merde.

Mais ce petit velours fut de courte durée. Astrid se mit à raconter tous les problèmes qu’elle avait avec son ex-mari, et Vilmos secoua la tête. Il compatissait énormément avec ce qu’elle vivait. Le divorce, et tout le processus qui va avec, était douloureux, même quand les deux parties s’entendaient, comme se fut le cas pour son propre divorce. Il n’imaginait que ce que ça devait être pour Astrid de devoir se battre contre le père de son enfant, un homme qu’elle avait aimé jadis. D’ailleurs, elle avait l’air plus que déprimé. C’était peut-être pour ça qu,elle avait tout le temps cet air blasé.

Quoi qu’il en soit, Vilmos était content qu’elle lui parle de ses problèmes. Il hocha la tête, comprenant parfaitement sa situation.

Ouais, je ne le prend pas mal. Moi non plus j’ai pas tellement la tête à trouver quelqu’un depuis le divorce. Mais je suis content qu’on soit amis. T’es sympa toi aussi, quand tu veux…, dit-il en prenant une gorgée de bière. Par contre, l’ami friqué comme tu dis, il te paie déjà un salaire, alors ambitionne pas trop.

Il le dit avec un sourire en coin. Évidemment, si Astrid avait vraiment un jour besoin de fric, dans le genre urgent, il le lui prêterait. Jusqu’à présent, il serait surprise qu’Astrid soit un jour en manque d’argent. Elle combinait déjà deux boulots, et elle ne semblait pas être le type de personne qui balance de l’argent par les fenêtres. Le genre d’ami qui lui fallait, finalement.

Mon divorce a été moins pénible que je l’aurais cru. Ça restait pénible, évidemment, mais dans mon cas, la séparation a fait beaucoup plus mal. Je croyais vraiment qu’on s’en sortirait, puis j’ai réalisé trop tard que j’avais fait la pire connerie de ma vie.

Vilmos termina son verre d’un seul trait. Ce qui l’avait réconforté était qu’il pouvait encore voir ses enfants souvent. Ce n’était pas le cas d’Astrid. Putain, se dit-il… Son ex-mari voulait la priver de sa fille. Astrid devait avoir fait de belles conneries, c’est vrai, mais de la à la trouver dangereuse? Quant à cette histoire de kidnapping, ça n’avait pas dû aider sa cause...

Enfin, tant qu’elle n’encourageait pas sa fille à grimper sur les toits, Vilmos était de son côté.

Est-ce qu’il y a eu des bons moments au moins, dans votre mariage? Ça n’a pas dû être que de la merde tout le temps non? Enfin j’espère pour vous...


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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptySam 25 Mai - 13:07


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Pour te donner une chance de comprendre, je vais te raconter une histoire

Quand je veux ?

Cette réponse lui arracha un sourire. Un sourire, alors que ses yeux étaient ceux d’un poisson mort. Quand elle voulait ? Mais non, c’était bien plus subtil que ça, il fallait un amoncellement de coïncidences. Vilmos était un privilégié, bien qu’il ne le sache pas, ou qu’il l’ignore délibérément. Puis il parla de son argent, et de son salaire. Astrid ne put que lui donner un petit coup de coude, finissant son verre cul sec. Il en avait quand même de bonnes, le petit Vivi. Mais elle n’aurait jamais besoin d’argent, et ils le savaient tous les deux. Bientôt, elle pourrait prendre sa maison, et auquel cas, elle n’aurait rien à rembourser. Elle paierait cash, parce qu’elle n’était pas du genre à avoir des dettes. Elle paierait cash, pour avoir le moins de traces possible sur son passage. Cela faisait des années qu’elle économisait, et Abby rénumérait très bien la loyauté. Bon, avoir deux patrons n’était pas la meilleure façon de le montrer, mais ce qui les unissait était plus fort que ça. Enfin, Astrid aimait à le penser. Sa grande amie était louche, parfois imprévisible, mais la trentenaire savait qu’elle n’avait pas vraiment à s'inquiéter. Aucune des deux ne tenait à contrarier l’autre, un affrontement signerait probablement la mort de l’une d’entre elles, ce qui n’était clairement pas au programme.

Je suis triste pour toi. C’est toujours compliqué de se dire qu’on a échoué. Parfois, on veut faire au mieux, mais ça ne suffit pas. Et on a beau essayer, donner la meilleure volonté, le jouet se casse dans nos mains sans qu’on ne puisse rien faire. C’est ça le pire j’ crois.

Mais la clé de tout ça, c’était que rien de ce qu’ils pouvaient faire ne changerai rien. C’était fini, détruit. Parfois, réparer suffisait. Parfois, c’était branlant, parfois ça tenait avec du scotch, et d’autres, ça consolidait. C’était horrible de se dire qu’on n'avait pas tout essayé. Qu’il n’y avait plus assez de temps pour tout faire, pour tenter de se rabibocher. Mais il fallait apprendre à vivre avec. Car la vie, c’était un peu comme cette saloperie de bonbon orange premier prix, mais cachée sous un emballage de caramel mou. Avant qu’on ne puisse s’en rendre compte à la couleur, ce goût ignoble était déjà en bouche. Trompeur. Il n’y avait rien de plus rageant que de croire qu’on avait quelque chose, alors que s’en était une autre, bien moins bonne. Décevante, pour ne pas dire. Salope de vie qu’elle était pour cacher ce genre de surprises dans un bonbon aussi bon que le caramel mou.

Vous avez été voir quelqu’un ? Genre une thérapie de couple ?

Le bonbon à l’orange était moins difficile à digérer quand un professionnel prétendait qu’il n’était pas un premier prix. Qu’avec un peu de concentration, on pouvait le changer en n’importe quel gout. Mais quoi qu’elle faisait, quoi qu’elle dise à Abby, le sien avait quand même un arrière goût de pourri.

Il n’y avait que ça. Consciente qu’elle lui devait des explications, elle commanda une autre bière, et le temps qu’elle arrive, plongea ses grands yeux dans ceux de son ami. C’est ce qui arrive quand tu bases ton mariage sur un mensonge.
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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptySam 25 Mai - 20:53

  • Astrid
  • Vilmos
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Le problème avec se que disait Astrid - et peut-être ce qui était le pire en fait - c’est que Vilmos avait le sentiment de ne pas avoir tout fait pour sauver son mariage. Il avait non seulement échoué lamentablement, mais il s’était enfouie la tête dans le sable, en ce disait que ce n’était qu’une mauvaise passe et que lorsque son casino serait terminé, que tout rentrerait dans l’ordre. Que leur amour était à l’épreuve de tout.

En repensant à quel point il avait mal agit, Vilmos serra les dents, enragé contre lui-même.

On a été voir personne. Je pensais que c’était une question de temps avant que les choses s’arrangent. Je ne voulais pas admettre qu’on avait un problème, et voilà le résultat.

Heureusement, il y avait eu de très bons moments. Astrid, en revanche, n’avait pas eu la même chance avec son mariage de courte durée. Vilmos, au début, fronça les sourcils quand elle parla de mensonge. Puis, il finit par comprendre, regardant Astrid d’un air désolé.

Tu ne lui as pas dit que tu étais Domae, n’est-ce pas?

Aïe. Effectivement, ça n’avait pas dû aider. Une relation basée sur le mensonge est rarement un gage de succès. Il était facile, pour certaines personnes, d’associer les Domae et les Elementis à une organisation criminelle. S’en était une après tout, techniquement parlant. Toutefois, Vilmos trouvait étonnant que ça se soit passé ainsi. Après avoir commandé une nouvelle bière à son tour, Vilmos regarda Astrid avec une certaine curiosité.

Je n’aurai pas imaginé que tu sois se genre-là. Tu es normalement tellement franche, trop franche parfois, que j’ai du mal à comprendre pourquoi tu as menti à ce gars-là, juste pour te faire aimer de lui. Il devait être vraiment époustouflant pour que tu caches tout un pan de ta vie à ces yeux. Tu ne t’es pas douté qu’il le saurais forcément un jour ou l’autre?


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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyDim 26 Mai - 22:17


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Astrid pouffa. Epoustouflant, Sullivan ? Ce n’était clairement pas le cas. Repenser à lui la rendit un peu rêveuse, et son regard se voila doucement. A l’époque ou ils s’aimaient encore, ou sa vie n’était pas devenue un fiasco monumental. Elle prit une gorgée de sa boisson, la savourant, comme elle savourait ses souvenirs avec lui.

J’ai changé seulement après tu sais. Et non, au contraire. Il était … banal ? Un citoyen parmi tant d’autres, mon contraire. Mauvais en sport, maladroit à souhait, mais vraiment attendrissant. C’est le genre d’homme qui sait comment te prendre par les sentiments. Pour te dire, il y avait toujours un plat sur le feu quand je rentrait de mission. J’ai vraiment fait des choses horrible à cette époque, il m’aidait à tenir le coup, à sa façon.

Astrid se reprit, et bu une gorgée de sa boisson avant de la reposer. Ressasser le passé ne changerait rien, il n’y avait pas de mauvais souvenirs, mais ce n’était pas pour ça qu’elle souhaitait y revenir, elle avait fait son deuil. A sa façon. Pourquoi ne lui en avait-elle jamais parlé ? La peur, principalement. Il fallait dire que son homme, enfin, son ex, détestait les Domae, la guerre en général. C’était moyen cool de lui apprendre qu’elle en était une. Elle avait eu peur de tout perdre, mais à vouloir tout protéger, elle s’était brûlée les ailes. Avait perdu ce qui comptait le plus pour elle, son enfant.

Je suis balafrée de partout, mais c’est bien lui m’a fait le plus mal. Ici. Elle tapota son coeur, avant de le regarder. Un peu comme toi.

Vilmos, elle l’avait vu, avait serré les poings en parlant de son mariage. Il s’en voulait, un peu comme elle, avant qu’on ne la transforme en monstre à la solde de l’ancien maire. Si elle avait bien appris une chose à son contact, c’était que les sentiments, c’était surfait. Bon, sauf ceux qui incluaient sa fille, parce que c’était quand même son enfant, et que le meilleur lavage de cerveau au monde ne pourrait rien y changer, mais voilà. La peur, l’amour ou le stress ne la concernait pas personnellement. Astrid avait apprit à vivre sa vie calmement, de façon blasée. Sans trop en demander. Abby était auparavant la seule capable de lui soutirer une réaction, elle se battait à présent à armes égales avec Vilmos. La blonde avait visiblement un don pour sympathiser avec ses patrons. Même si bon, celui ci ne semblait pas vraiment au point niveau self-contrôle. Peut être qu’en parler lui ferait du bien ? Il fallait tenter.

C’était comment, ton mariage à toi ?

Sans réfléchir, elle les dessina, en bonshommes bâtons sur son calepin aux couleurs équines. Kira aux cheveux roses avec son loup, et Vilmos avec Gustave. Elle ne mentionna pas le fait qu’elle connaissait son ex-femme. Pourquoi faire, il n’avait pas besoin de savoir. Quoique, leurs deux filles avaient été kidnappées simultanément. Il devait quand même se douter qu’elles s’étaient parlées ? Astrid décida de ne pas creuser le sujet, ce n’était clairement pas ce à quoi elle voulait penser.

Pourquoi ça a autant foiré ?  
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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyLun 27 Mai - 4:13

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue
Le récit d’Astrid était touchant. Triste, mais très touchant. Difficile d’imaginer que l’homme que son employée lui décrivait était le même que celui qui voulait la séparer de son enfant. Clairement, il avait très mal prit le fait d’avoir vécu une mensonge durant des années. Vilmos ne pouvait pas le blâmer, n’importe qui aurait été en colère, mais là à devenir aussi vindicatif? Il la trouvait sévère avec elle malgré tout. Et quand Astrid parlant de ses cicatrices, Vilmos ne put que hocher la tête. Les pires blessures sont celles qui ne se voient pas…

Pour la première fois, il vit devant lui non pas une femme frustre et dure, mais une femme dans toute sa vulnérabilité. Ce n’est jamais facile de parler de cela, il en savait quelque chose. D’ailleurs, Vilmos ne savait pas pourquoi il accepta encore une fois de parler de son divorce. Peut-être parce qu’Astrid avait fait des erreurs semblables aux siennes, et que ça le réconfortait, en quelque sorte, de savoir qu’il n’était pas le seul à avoir fait de belles conneries.

Vilmos soupira, et bu une gorgée bière avant de dire simplement :

Tout est de ma faute. C’est tout. J’ai foiré.

Puis, soudainement, il se mit à rire.

Le plus drôle, c’est qu’au début, Kira et moi on pouvait pas se voir en photo. On s’énervait tout le temps l’un contre l’autre, surtout pendant les séances du conclave, c’était un putain de spectacle. En fait, si quelqu’un m’avait dit à cette époque là que je finirai par tomber amoureux d’elle, avoir une fille et me marier avec, je lui aurais rit au nez.

Ouais, ils en avaient fait du chemin quand même pour se rendre jusque-là. Et moi, j’ai jeté tout ça à l’eau comme un gros con, se dit-il en buvant à nouveau sa chope de bière.

C’était les plus belles années de ma vie, ce mariage, le temps qu’il a duré. J’ai su ce que ça voulait dire avoir une famille, être un père. J’aurais voulu que cela dure pour toujours. J’ai aimé Kira comme je n’ai aimé personne d’autre. Elle est la seule, la première que j’ai vraiment aimé, et j’aurais voulu qu’elle soit la dernière. Je ne me voyais pas terminé ma vie autrement, et encore là, si quelqu’un m’avais dit que je me retrouverais seul, divorcé, assis dans un bar de cowboy avec toi, je lui aurais rit au nez. On fait une sacré équipe de losers sérieusement…

Vilmos se mit à rire une nouvelle fois, tristement, et regarda Astrid. Il ne mâchait pas ses mots, mais si Astrid était franche avec lui, alors il le serait volontier avec elle, et répondit finalement…

Mon mariage a foiré par ma faute. Parce que ma peur de manquer de fric m’a fait perdre la raison. Quand mon casino a été détruit, je n’avais plus aucun moyen de blanchir les derlas que faisait les Domae illégalement, ni de source de revenu. Comment j’allais nourrir ma famille? Habiller mes enfants? Pour moi, c’était un putain de cauchemar. Je passais tout mon temps au chantier, ou dans mon bureau, le nez dans mon livre de compte. Je voulais que ma famille ne manque de rien, mais tout ce qu’elle voulait c’était d’avoir leur père, leur mari. Moi…

L’avarice est la racine de tous les maux. Vilmos avait toujours cru ce proverbe stupide. On ne peut jamais avoir trop d’argent. L’argent, ça nous permet d’être à l’abri du besoin, d’être en sécurité, ça nous permet d’être libre. C’était ce qu’il pensait depuis longtemps. Maintenant, il n’était plus aussi fermé dans ses certitudes.

Alors voilà, pourquoi s’encombrer d’un mari qui n’est jamais là? Je l’ai supplié de rester, mais elle avait déjà pris sa décision. Elle est avec quelqu’un de mieux maintenant, j’espère pour elle en tout cas… Et toi, ton ex, il a trouvé quelqu’un?

coucou


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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyLun 27 Mai - 13:59


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Ah ouais, en effet. C’était chaud quand même. Astrid ne savait pas vraiment quoi dire. Que pouvait t’ on dire dans ce genre de cas ? Désolé pour toi mec ? Non, cela ne suffisait pas. Astrid ne savait pas vraiment quoi dire, elle comprenait tellement sa douleur. Comment aurait-elle pu renoncer aux Domae, même pour son mari ? Cela lui aurait brisé le coeur, quoiqu’on en dise. Elle était née avec eux, avait combattu et pire encore, en avait enterré beaucoup. Renoncer à son travail ou à sa famille, elle aussi avait mit la tête dans le sable en refusant de choisir. Mais c’était le problème des mensonges, ils finissaient toujours par rattraper la réalité.

Le manque d’argent… je comprend. Ce doit être le pire. Quand tu as des enfants, tu veux le meilleur pour eux, et puis d’un coup, tu ne peux pas. Mais pour quoi au final ? Tu perds tout, et ta femme se tire avec le chauffeur.

Elle ricana, un rire jaune, avant de reprendre une gorgée de sa boisson, de la terminer, et de chercher sur la carte de quoi recommander. Qu’allait-elle prendre ? Astrid opta rapidement pour un cocktail, et demanda ce que Vilmos voulait. Puis, une fois son verre en main, se concentra sur la question qu’il lui avait posé. Aie, putain, il avait le don d’appuyer la ou ça faisait mal, mais bon, c’était pas si mal, au moins, il enlevait le pue des abcès déjà crevés.

Pire, sa nouvelle femme vient d’accoucher.

Astrid touilla son cocktail pour mélanger les jus entre eux. Bon sang, ils étaient vraiment des perdants. Leurs travails à tous deux passaient avant leurs vies de familles. Ils adoraient leurs enfants, leurs amants, mais c’était leurs occupations qui les faisaient se sentir vraiment vivants. Manquer d’argent était une peur viscérale pour lui, et chez elle, c’était de se sentir prisonnière d’une vie qu’elle croyait ne pas pouvoir mériter. Merde, pourquoi se ressemblaient-ils autant ? Bonne situation financière, belle apparence, mais seuls. Indéniablement seuls. Ils avaient eu tout pour réussir, une famille qui les aimaient, du temps à leur accorder, mais ils avaient tout fait foirer. Chacun à leur manière, ils s’étaient sabotés.

Mais comme on dit, oeil pour oeil, dent pour dent. Mes avocats sont formels, je vais gagner la garde exclusive de la petite. Exclusive Vilmos. J’ai hâte de voir sa tête.

Puis elle redevient un peu plus sérieuse. Dévora le cure dent de bonbon, avant de trinquer avec son ami.

On a tous deux perdus ce en quoi on tenait le plus. L’amour des gens pour qui on aurait donnés nos vies sans discuter. J’aurai jamais cru qu’on se ressemblaient autant, s’en est presque flippant.

La blonde joua avec Celadon, papillon qui venait d'apparaître et qui avait maintenant toute sa concentration. Comme une pièce de monnaie, il lui glissait entre les doigts, aussi gracieux qu’elle quand elle parcourait les toits, aussi vif que pouvait l’être une si petite bête cherchant à échapper à son piège.
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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyMar 28 Mai - 2:26

  • Astrid
  • Vilmos
L’heure bleue
Elle ne s’est pas tiré avec lui, c’était quelques mois après qu’on se soit quitté… Mais ça n’a pas amélioré mon moral, ça c’est clair.

Sans compter de la façon dont il l’avait appris, ça lui avait fait rudement mal. À partir de là, c’était déjà terminé. Mais en fin de compte, lorsqu’Astrid répondit à sa question en disant que son ex venait tout juste d’avoir un enfant avec une autre, Vilmos grimaça. Aïe! Ça, ça fait mal. Finalement, ce qu’il avait vécu n’était pas si douloureux que ça.

Putain… désolée Astrid.

N’empêche, elle ne semblait pas trop mal le prendre. Le divorce tumultueux qu’elle vivait l’avait peut-être aider à se détacher de cet homme. Mis à part les souvenirs des bons moments qu’elle avait eu avec lui, il n’y avait pas la moindre traces de tendresse ou de respect dans sa voix, dans son regard. D’ailleurs, Vilmos espérait sincèrement que lui et Kira n’en viennent pas jusque là; qu’ils se saoulent tellement mutuellement qu’ils n’arrivent plus du tout à s’entendre, et que finalement, ils n’aillent plus rien à foutre l’un de l’autre. Après 8 ans de mariage, ça serait vraiment du gâchis.

Astrid, ensuite, fut beaucoup plus enthousiaste de parler de ses projets de garde exclusive pour sa fille. Vilmos avait beau ne pas connaître le père, il trouvait cela un peu sévère. Il décida de creuser un peu plus loin le moment voulu.

On a pas tout perdu Astrid, on a nos gosses. On a un job, j’ai Gustave et toi t’as… désolé je me souviens pas de tout leur nom. Je me souviens d’aucun de leur nom en fait.

Elle les avait dit tellement vite l’autre jour qu’il n’avait pas pu les retenir. D’autant plus qu’il n’avait même pas compris au départ qu’il s’agissait bien de noms, et non pas d’une incantation voodoo. Vilmos n’était pas également certain de pouvoir un jour les retenir tous…

Dis Astrid, pourquoi tu demandes la garde exclusive d’Amélie? Il a fait un truc sérieux pour que tu demandes une telle chose? Parce que sinon, réfléchis bien quand même. Priver un enfant de l’un de ses parents sans une raison valable, ça peut te revenir dans la gueule un jour. Tu ne supporte peut-être pas son père, ça je peux comprendre, mais il reste son père.

À moins que son ex soit une merde totale, et qu’il ne méritait vraiment pas d’avoir le moindre contact avec sa fille, en tant que père lui-même, Vilmos ne pouvait s’empêcher d’avoir des réserves sur ce genre d’action. Si ça lui été arrivé, il en aurait eu le coeur brisé, avant de devenir fou de rage.

coucou


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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyMar 28 Mai - 14:21


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Oui, oui bien sur, maintenant. Mais je t’avoue que sur le coup, je ne pensais qu’à lui.

Astrid bu une gorgée de sa boisson, toujours en papouillant son papillon. Ce dernier s’échappa, mais elle le rattrapa. Sans se presser, de simples mouvements de poignets. Son adoré, pour finalement lui échapper, fini par se dédoubler. Tour de passe passe qui ne lui coûta rien d’autre qu’un peu d’attention. Mais déjà, ses deux papillons s’envolaient, disparaissaient.

Y’en a onze, tu m’étonnes que t’ai rien retenu. Mais c’est facile, j’ai pas prit ces noms au hasard. C’est des nuances de vert.

La blonde tapota sa tête, l’air de dire que tout était dedans, puis bu une gorgée de sa boisson. Les nuances de vert, c’était facile à retenir. Les papillons isabella étaient tous de cette couleur, quand ils n’avaient pas de légère traces de jaune. De beaux spécimens, mais très fragile. Le principe d’avoir des papillons. Beaucoup pensaient qu’elle ne pouvait rien en faire, mais Astrid était toujours ravie de pouvoir leur montrer qu’ils se trompaient.

Puis Vilmos parla d’un sujet qui ne lui plaisait pas. La garde d’Amélie. Instinctivement, elle grimaça. La trentenaire aurait envoyée paître n’importe qui d’autre, mais c’était Vilmos, et étrangement, comme ils en étaient au stade des confidences, elle était bien disposée à lui révéler deux ou trois détails sur le si parfait Sullivan.

Je veux pas la priver totalement… mais au début si. Je veux le voir enrager, je veux le voir sortir de ses gonds. Qu’il souffre autant que moi, j’ai souffert. Amélie passera toujours en première, mais je suis humaine. J’ai le droit de ne pas être mature, et vouloir lui en mettre plein la gueule, non ? Merde, rien que pouvoir l’accompagner en forêt, j’ai du abandonner la perspective de l’avoir pour les grandes vacances. Tu te rends compte ?


Son ton avait changé. Elle n’était plus aussi enjouée. Sullivan avait été un bon mari, un bon père, mais un horrible adversaire. Entre eux, c’était la guerre. Astrid ne pouvait pas simplement le laisser filer.

Elle pourra le revoir. Quand je me serais un peu vengée.

Mais le fait de parler de la forêt avait ravivé des souvenirs douloureux. Ceux d’un temps ou sa fille était prisonnière. Une boule d’angoisse se forma dans sa gorge, et elle lue dans les yeux de Vilmos que ce sentiment était partagé. Bon sang, elle avait le don pour tout gâcher. Reprenannt une gorgée de son cocktail, elle glissa un petit regard vers son nouvel ami.

Comment va ta petite ?
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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyMar 28 Mai - 17:47

  • Astrid
  • Vilmos
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Vilmos secoua la tête, ne partageant pas du tout le point de vue d’Astrid. Même s’il n’avait aucun doute que son ex l’avait fait souffrir, ce serait injuste pour lui. Cependant, il ne connaissait pas le fond de l’histoire. Il commençait à peine à bien s’entendre avec son employé, et n’avait pas envie de sortir de ses gonds une nouvelles fois.

Tout en restant franc, Vilmos détourna le sujet.

… Je ne vais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas. Il reste que je crois que tu fais une erreur en faisant ça.

La relation qu’Astrid avait avec le père de son enfant semblait déjà au plus bas. Le priver de sa fille, même temporairement, n’améliorerait pas les choses. La pire chose pour un gosse était sans doute de voir ses parents de disputer tout le temps. C’était encore pire quand l’un deux jouait au parent préféré.

Vilmos se souvenait que, lors de sa séparation, même quand il avait supplié Kira de rester à ses côtés, qu’il ferait tout pour changer, qu’il passerait plus de temps à la maison, il n’avait jamais lâcher prise que lorsqu’elle avait évoqué le malheur que vivaient les enfants de les voir se disputer tout le temps. Vilmos adorait ses enfants. Pour eux, il ferait tout, y compris de faire passer leur bonheur avant le sien…

Parlant des enfants, Astrid demanda des nouvelles de sa fille suite à l’incident de la forêt. Vilmos serra les dents.

Elle va bien. Mais je ne la lâche pas d’une semelle. Elle et Ewan.

Dès lors, Vilmos était on-ne-peut-plus présent pour ses enfants. Trop présent, à en devenir agaçant certainement. Lorsqu’ils étaient avec lui, Vilmos les emmenait et allait les chercher à la fin des cours tous les jours sans faute. Avant, il laissait parfois Gustave s’en charger. Même si Vilmos se doutait que ses enfants commençaient peut-être à le trouver collant, il préférait être vigilant que d’en perdre un de vue!

Et Amélie, comment elle va?

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MessageSujet: Re: L’heure bleue (ft. Astripp)   L’heure bleue (ft. Astripp) - Page 2 EmptyMer 29 Mai - 16:31


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Pour te donner une chance de comprendre, je vais te raconter une histoire

Ça va, je crois. Ils ne lui ont rien fait, heureusement.

Suite à ses paroles, ils restèrent un long moment sans parler. Chacun dans leurs pensées, à l’idée qu’il puisse arriver quoi que ce soit à leurs petits. Bon sang, ce n’était pas passé loin. Heureusement qu’elles n’avaient rien, Astrid ne se le serait jamais pardonné. Les tueurs étaient partout, le danger omniprésent. La trentenaire sirotta son cocktail, toujours dans ses pensées. Mais ressasser le passé ne changerait rien, il valait mieux avancer. Pour ne pas sombrer. Puis soudainement, quelqu’un passa le pas de sa porte, quelqu’un qu’elle connaissait. Astrid s’étrangla, et se cacha instinctivement.

Lui ici ? Pourquoi ? Sullivan, dans ce bar ? Elle ne pouvait pas être pistée, pas en passant par les toits, il n’avait pas ce pouvoir. Comme une gamine, elle plongea sur la table, cacha son visage entre ses mains. Milles et unes pensées se bousculant dans son esprit. Jetant un bref coup d’oeil, elle constata qu’il se plaça à une table, loin d’eux. Dieu merci. Mais qu’attendait-il ? D’ailleurs, il était qu’elle heure ? Regardant la pendule murale dans le bar, la trentenaire constata que l’heure était écoulée, et que sa cible n’était pas la. A vrai dire, cela faisait quinze bonnes minutes qu’il aurait dû arriver.

Il faut qu’on parte, genre, maintenant.

Mais alors qu’elle allait se lever, prenant ses affaires le plus discrètement possible, Sullivan la devança. Écrasant sa lourde mimine contre la table.

Astrid, Astrid... Je savais que c’était un piège. Heureusement que j’ai dit à Scott que je prendrais sa place. C’est tellement ton genre ce genre d’embuscades.

La trentenaire sourit comme elle put face à cette vision de cauchemar. Ca voulait dire d’un sourire forcé, comme si on lui avait fait bouffer un citron.

Alors quoi, tu vas me passer à tabac parce qu’il a pas payé ta mafia ? Je sais tout, t’es vraiment incroyable.

Il avait parlé tout bas, mais suffisamment pour que les deux amis puissent l’entendre distinctement. Puis il se tourna vers Vilmos. Visiblement heureux d’avoir foiré ce moment de complicité.

Oh, enchanté. Je suis Sullivan, son ex-mari. Mais je suppose que vous connaissez déjà mon nom. Astrid aime beaucoup parler de moi à ses amis.

Il avait insisté sur la dernière phrase, l’avait regardé avec toute la colère dont il était capable. S’en aurait été effrayant, si elle n’avait pas été Ghost par le passé. Sullivan n’était jamais en colère d’habitude. Déçu, fatigué, oui, mais cette émotion, elle ne l’avait vu que lorsqu’elle avait été emprisonnée. La première fois qu’il était venu la voir.

En revanche, ce qu’elle ne dit pas, c’est comment elle a put échapper à une condamnation à mort, et disparaître pendant deux ans sans donner de nouvelles. Et tu veux la garde de notre fille, tu es complètement irresponsable, incapable de te gérer toute seule ! Tu as emmené ton rencard pour frapper mon collègue de travail !
Hey, c’est pas mon rencard, c’est mon patron, nuance.
Ah oui, il est au courant de ce que tu fais pour vivre ?
Merde, c’est pas le propos. Putain Sullivan, baisse d’un ton, tout le monde nous regarde.

En écho à ses paroles, Sullivan regarda autour de lui. Constatant que ce qu’elle disait était vrai, il soupira, puis la pointa du doigt.

Ne. Recommence. Jamais.

Mais loin de se laisser démonter, Astrid pesta, tout bas.

Tu sais que c’est impossible.

Pour toute réponse, son ex mari tenta de partir, mais cette fois ci, ce fut Astrid qui le retint par le bras. Assez fort pour le forcer à la regarder.

Merde Sully, ne te fais pas tuer. S’il te plait.

Ce dernier, la regardant de biais, la méprisant très certainement, se dégagea d’un brusque mouvement, avant de partir. Astrid soupira. Elle avait tout fait pour le protéger, pour son enfant, pour leur passé commun, mais elle allait devoir faire un rapport à Abby, et cela ne lui plairait pas. Elle allait encore devoir argumenter en sa faveur, fait chier. Cet homme était un aimant à problèmes. Mais actuellement, elle en avait un plus urgent à régler. Jetant un billet sur la table, elle attrapa Vilmos et le força à la suivre à l’extérieur. Pas la peine d’en rajouter, pas dans cette salle.
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