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 Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]

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Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] C96b
Poppylan McLeod

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MessageSujet: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyLun 16 Déc - 19:03






T
u revenais des archives ce jour là et tu n’avais aucune envie de rentrer chez toi, même si le jour commençait à décliner. Tu avais vraiment besoin de prendre l’air, de faire un point car, tu n’avais RIEN trouvé. En fait, pour ne pas changer, tu étais même assez énervée. Tu marchais d’un pas assez énergique, tandis que les chutes de neige se faisait de plus en plus fort. En fait, tu n’avais pas vu que cela se transformait littéralement en une tempête tant tu ruminais rageusement. C’est quand le vent glacial te claqua le visage et que tu n’y vis plus rien à un mètre à la ronde que tu te rendis compte de ta connerie. Evidemment, tu pestas encore plus et, cette fois-ci, à voix haute. Le vent te poussait et toi, tu te contentais de lutter tout en gardant les mains devant toi pour ne pas te manger un mur ou un lampadaire. Finalement, le blizzard se calma quelque peu et tu pues enfin discerner quelques formes. A quelques mètres, ce qui semblait être un vieux portail rouillé et, plus en avant dans la cour, une maison complètement délabrée. Tu te dépêchas donc, manquant de glisser deux ou trois fois. Une fois sous le porche, tu poussas un soupir de soulagement avant de te mettre à détailler la maison. Elle avait l’air complètement abandonnée, c’est d’ailleurs ce qui t’incitas à pousser la porte. Evidemment, comme tu t’y attendais, elle n’était absolument pas fermée elle dégagea un vilain grincement. Tu eus de la peine à la refermer à cause du vent et râlas plusieurs fois à voix haute avant d’y parvenir.

Tu avanças, à la fois curieuse et méfiante, dans cette maison qui puait le moisi. Chaque recoin craquait à cause de la tempête et en plus, il faisait toujours un froid de gueux.

« Putain, fait chier! »

De bien belles paroles en anglais qui venaient encore de traverser tes lèvres gelées. Tes mains s’agitaient sur tes avant-bras, essayant tant bien que mal de te réchauffer. Tu explorais le salon du regard. Il n’y avait pas âme qui vive, pas même un rat qui traînait là. Enfin, c’est ce que tu pensais, car un peu plus loin, dans l’ombre de la pièce, il semblait y avoir quelque chose qui te dévisageait et qui accompagnait un grognement peu rassurant.

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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyLun 16 Déc - 22:30

Le tango des têtes brûléesft. Amy Perch


Quelle saison de merde, l'hiver. Moins de monde dans les rues, mais moins de combats. Ce qui veut dire moins de tunes, la misère. La neige qui tombe sur le toit, s'infiltre à travers les trous dans la baraque et la refroidisse. Seule la chaleur du poêle à charbon, qui fonctionne presque en permanence, permet à Mat' de tenir le coup dans ce taudis.
La tempête qui se levait, il l'a senti venir grâce à ses sens partagés à son animal totem. Comme lui, s'adapter à toutes les situations, tous les environnements. Le rez-de-chaussée et le second, il s'en moquait. Le premier étage par contre, son chez lui, c'était différent. Il avait passé une après-midi complète à renforcé les barricades aux fenêtres. Gâchant même des couvertures et vêtements en lambeaux pour empêcher le vent d'entrer. Malgré ça, depuis que le blizzard s'était levé, il entendait les portes, fenêtres et volets claquaient sans s'arrêter. Toujours plus violemment au fil des minutes. Ça lui prenait la tête, il essayait de faire avec, d'oublier ce fracas incessant. Sans y parvenir. Seul le vent cinglant sifflant à travers les planches, en faisant grincer la plupart, apportait une sonorité différente. Ce qui n'était pas pour améliorer les choses.
Les poings serrés, il enrageait de ne pouvoir rien faire qu'attendre. Sortir par ce temps n'était guère conseiller, et ceux même avec sa résistance. Et puis, il n'y aurait personne dehors, pas de combat improvisé pour passer les nerfs. Tant pis. Matsuo remplit à moitié une bouilloire qu'il posa sur le poêle. Il lui faudrait du temps pour bouillir. Mat' attendrait. Sa patience n'était pas d'or, mais il savait prendre son temps lorsqu'il le fallait.

Un craquement. Différent des autres. Il le reconnut directement, Bad' en fit autant et déjà l'animal descendait les escaliers à toute allure. Un peu d'agitation, c'est ce qu'il attendait aussi avec impatience. Matsuo se redressa, quitta la chaleur du foyer pour s'approcher de l'escalier. Aucune planche ne craqua, il connaissait la baraque par cœur, il savait où marcher pour ne faire aucun bruit. Une voix parla, elle était féminine. Et en colère. Le combattant ne comprit pas les mots. Qui s'était ? Qui osait foutre les pieds ici ? Encore un assassin pour régler des comptes ? Quand est-ce qu'ils apprendraient que c'était inutile, sauf pour avoir des hommes blessés.
Bad' l'avait repéré. Il grognait, sans passer à l'action. Pour ça, il attendait l'autorisation de son maître. Bonne bestiole, Matsuo l'avait bien éduqué. Néanmoins, il ne devait pas tarder pour passer à l'action. L'étrangère devait avoir entendu le ratel. Soit elle allait passer à l'offensive, soit elle allait fuir. Dans les deux cas, le boxeur devait avoir l'initiative.

C'est en furie qu'il descendit les escaliers, sans prendre la peine de rester discret. Il avait patienté jusqu'à l'entendre marcher dans le salon, à côté des marches, il pourrait l'attendre facilement. Elle n'aura peut-être même pas le temps de réagir. Un instant plus tard, il était en bas et la voyait. Quelle imprudente. Si c'était une assassine ou une combattante, elle n'en avait pas l'aspect. Mais il avait appris à se méfier, les apparences sont trompeuses.
Cela ne l'empêcha pas de foncer vers elle. Pas une seule seconde d'hésitation, c'était son dogme.
Elle réagit en le voyant. Trop lente. La petite teigne la tenait déjà au cou, à l'aide de sa main gauche. L'étreinte était forte, suffisante pour la repousser deux pas en arrière et la plaquer contre le mur, lui faire comprendre la situation. Mais sans être trop ferme pour ne pas l'étouffer ou lui briser le coup. Tout en la placardant contre le mur, il hurla plus qu'il ne parla sur un ton des plus agressif.
"T'es qui et qu'est ce que tu fous ici putain ?!"
Déjà, son poing droit se redressait dans les airs, au bout d'un bras arqué et tendu, prêt à être lancé dans un impact dévastateur si la réponse à ses questions n'était pas à son goût.

Elle avait beau être une jeune femme, plutôt jolie même maintenant qu'il la voyait de prêt, il n'en avait cure. Si elle s'était introduite en ce lieu, elle avait intérêt d'avoir une sacrée raison. Sinon, comme bien d'autres avant elle, il lui montrerait la sortie une fois qu'elle aurait plusieurs os broyés.



Dernière édition par Matsuo Takanoyo le Mer 18 Déc - 15:43, édité 1 fois
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Poppylan McLeod

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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyMar 17 Déc - 18:17






H
aussant un sourcil, tu te rapprochas, méfiante du grognement. C’était quoi ce truc? Un rat? Tu fus tirée de ta réflexion par un nouveau bruit, celui de planche qui craquent rapidement lorsque l’on descend un escalier. Et puis des pas de bourrin que se dirigent rapidement vers toi. Tu eus à peine le temps de te retourner qu'un truc dur au parfum métallique te saisit le cou en te plaquant contre le mur. Rouvrant les yeux après cette violence soudaine, tu te retrouvas nez à nez avec un visage masculin. Un garçon visiblement pas bien grand puisque sa face était bien alignée à la tienne. Les seuls trucs qui te dépassaient: ses cheveux et son poing de ferraille qui te menaçait. Non mais c’était quoi ce type, sérieux? Fronçant les sourcils, tu tentas de te dégager de sa poigne métallique, pas bien agréable, poussant de toutes tes forces son "bras" tout en muscle, sans grand succès.

« Mais... LÂCHES-MOI, putain! »

Tu n’allais certainement pas lui dévoiler ton matricule vu l’accueil que tu étais en train de recevoir. Tu aurais dû te douter que la maison était habitée par des squatteurs parce que vu le quartier, c’était pas joli joli des fois. Un duel de regard s’était installé entre vous. Deux flammes, celui qui tirait en premier gagnait. Aussi, tu sentais la colère monter en toi et tu gonflas tes joues, comme à ton habitude, pour signifier que tu allais probablement exploser dans les prochaines secondes. Soudain, une idée: ton genou termina dans l'entrejambe du nabot, le forçant à lâcher prise. AH! Il faisait peut-être le mec avec ses drôles de bras métalliques, mais quand on touchait la chair, il n'y avait plus personne.

« C'est bon? T'es calmé? »

Cependant, une bestiole noir et blanche ressemblant traits pour traits à un blaireau s’avança vers toi, visiblement mécontente de ton acte. C'était quoi ça encore?

« Par contre, dis à ta serpillère HIDEUSE, d’arrêter de me regarder comme si j’étais un casse-croûte!! »

Dans quelle maison de fous tu étais tombée?

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Dernière édition par Amy Perch le Jeu 19 Déc - 15:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyJeu 19 Déc - 10:32

Le tango des têtes brûléesft. Amy Perch



La nana que Matsuo maintenait contre le mur avait du cran, de la hargne même. Pas autant qu'il en avait, difficile de le surpasser dans ce domaine néfaste, mais tout de même. Elle lui beugla un ordre dessus. Au moins, ils étaient raccord dans leurs manières de communiquer. Il n'en fit rien, la maintenant contre le mur, son poing prêt à venir la dévisager, lui briser la mâchoire. Simultanément, il était étonné, pris au dépourvu par cette nana. Qu'est-ce qu'elle foutait ici ? Visiblement, elle ne reconnaissait pas ce type, ne pouvait pas être une assassine dans ce cas. Mais elle ne ressemblait pas non plus à un clodo ou une désespérée comme il y en a tant dans ce coin de misère. Bordel.

Elle frappa dans ses couilles. Il ne s'y attendait pas. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas combattu quelqu'un qui s'en prenait volontairement aux parties génitales... Mat' avait même cru pendant un temps, qu'il n'en avait tellement rien à carré de l'honneur et ces conneries, qu'il était le seul à taper dans les bourses de ses adversaires. Merde. Il ne l'avait pas vu venir celle-là. Son mouvement fut incontrôlé, il détestait ça. Ne plus être maître de lui-même. Il se pencha en avant alors qu'une douleur, bien légère en fin de compte vu sa résistance, grandissait avec virulence à son entrejambe. La surprise, c'était surtout ça qui le blessait dans son for intérieur.
Cela n'empêcha pas son poing de frapper. Avec une violence incontestable, son bras se détendit d'un coup, comme si l'on venait de couper un câble extrêmement tendu qui retenait tout un mécanisme de projection. La demoiselle eut le temps de s'échapper, fit un pas de côté et esquiva le poing qui, de toute manière, n'allait pas dans sa direction, mais droit dans le mur à droite de son visage.
Le bois, déjà dévoré par les mites, craqua, explosa tandis que des phalanges métalliques passaient au travers. Les planches se fendirent, déversant des éclats de bois dans tous les sens. Un léger nuage de poussière et de sciure s'en dégagea.
Mat' ne le regardait pas. Dépêtrant son bras au plus vite du mur, son regard se posait déjà sur la demoiselle qui venait de l'avoir par une ruse facile. Et non, il n'était clairement pas calmé. Au contraire même, cela n'avait fait qu’attiser sa colère. Elle était capable de se défendre et voulait jouer, soit, ils allaient danser cette danse martiale de laquelle sortira un blessé grave.
Puis, elle fit déborder le vase. La goutte de trop. Elle avait osé appeler Bad' une serpillière. Si l'on ne se moquait pas de lui sans en subir les conséquences, cela valait de même pour son animal totem. Dieu qu'elle allait prendre.

Faisant craquer de plus belle le mur abîmé, son poing d'acier se dégagea du mur brutalement. Un rapide pas en arrière pour être de profil à la dame, il fit un geste vif pour s'abaisser vers le sol et balaya les jambes de la dame d'un coup de pied rotatif. Elle perdit l'équilibre et s'effondra vers le sol, sur le dos. Il ne voulait pas en finir trop vite, aussi, l'attrapa-t-il par le col pour l'assister dans sa chute. La laissant toucher le sol avec plus de douceur qu'elle n'en méritait. Puis, il frappa du coude une première fois dans son visage. Aucune dent n'allait en pâtir, peut-être qu'un filet de sang giclerait. Il s'en moquait.
Dans la continuité de ce même mouvement rapide, tel un éclair de chair et d'acier, il vint s'asseoir sur elle. Emprisonnant les bras de la dame sous ses jambes, l'écrasant de tout son faible poids.
Il frappa à côté de son visage, le plancher grinça, se craquela sous la fureur de l'impact. Et, tandis que son visage était penché en direction de la femme au sol, il reprit la parole, sans beugler cette fois.

"Dernière fois. Qu'est ce que tu fous ici ? T'es pas ici pour me buter alors réponds, et vite !"

Profitant de cette posture, la "serpillière hideuse" s'approcha de la demoiselle, non loin de son visage, puis grogna de plus belle. Prête à passer à l'attaque de son casse-dalle improvisé.

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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyJeu 19 Déc - 16:55






M
alheureusement pour toi, ce “petit” accroc ne s’arrêta pas là. Visiblement surpris par ta manoeuvre, la teigne explosa littéralement le mur de l’un de ses bras métalliques. Ayant vu le coup partir, tu t’étais décalée et avait sursauté en fermant les yeux au moment de l’impact. Cependant, tu ne pues t’éloigner plus, la bestiole bloquant ta seule ouverture possible. Tu marmonnas une insulte dans ta barbe et attendit, malgré toi, que le nabot reprenne ses esprits, prête à en découdre.

Une fois de plus, les mouvements de l’homme se firent bien plus vifs que ce que tu imaginais. En une fraction de seconde, tu te retrouvas en train de chuter sur le sol suite à une jolie balayette dans tes frêles gambettes. Une fois de plus, tu avais fermé les yeux et le choc ne fut pas aussi dur qu’attendu. Et pour cause, il t’avait retenu via le col de ta doudoune, pourquoi? En fait, tu n’eus même pas le temps de te poser la question que son coude vint rencontrer violemment ta petite frimousse. D’abord surprise, la douleur ne vint qu’après. Un filet de sang se mit à couler de ton nez, tandis que ce dernier te piquait affreusement et qu’une petite larme perlait le long de joue bien malgré toi.

« Mais t’es complètement MALADE!! »

Beugler comme une grosse vache.. ah tu étais sacrément douée pour cela et tu comptais bien continuer à lui éclater les tympans avec tes insultes sur fond de jérémiades. Carrément sans gêne, le nabot vint s’assoir sur toi, rendant chaque partie mouvante de ton corps inaccessible. A présent rouge de colère, tu gonflas tes joues. Tu étais sur le point d’exploser en une symphonie de phrases bien fleuries. Cependant, tu t’abstins lorsque tu sentis une sale haleine te caresser le visage. La bestiole s’était rapprochée de ton visage, montrant ses dents, probablement prête à t’arracher la chair en cas de besoin. Un frisson te parcouru et une grimace se dessina sur ta face. Tu mourrais d’envie de lancer un vilain cracha sur la face de l’homme, mais malgré ton impulsivité, tu ne pouvais ignorer la sorte de blaireau à tes côtés. Tu plantas alors tes iris dans ceux de ton agresseur et grognas toi-même, contrainte et forcée d’admettre qu’il avait le dessus sur toi. Cependant, hors de question pour toi de lâcher prise et de cracher le morceau aussi facilement, même si tu devais encore attirer ses foudres.

« Je te le dirais.. QUE si tu me LÂCHES ET que ta bestiole éloigne son haleine de chacal de MOI, GROS CON! »

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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyJeu 19 Déc - 18:05

Le tango des têtes brûléesft. Amy Perch


Aussi surprenant cela fut-il pour lui, elle ne se laissait pas abattre par l'adversité. Il la malmenait sans problème, la dominant et de loin, et pourtant elle continuait à râler, à hurler, à beugler. Ça elle arrivait bien à le faire, la nana devait même être bien meilleur dans ce domaine qu'il ne l'était. Elle hurla qu'il était malade, ce qui, dans l'absolu, était sans doute vrai. Mais il s'en branlait totalement, peu importait qu'il souffre de troubles mentaux ou non. C'était un chien éduqué pour se battre. Il le faisait. Point barre.

Bien ancré sur elle, il n'était clairement pas prêt de bouger. Son visage dodelinait légèrement alors qu'ils se livraient à une lutte acharnée de leurs regards. Dernière bataille qu'elle pouvait espérer mener, se dit-il. Même sur ce terrain, il ne la laisserait pas l'emporter.
Elle eut un mouvement de gorge, ainsi qu'un léger son, qu'il reconnut aussitôt. C'était devenu une habitude pour Mat' que les perdants  lâchent des mollards droit dans sa gueule. Dernière défense pour leurs égaux. Néanmoins, elle n'en fit rien. Elle ne cessait de l'étonner. De l'intriguer.
Et plutôt que lui recouvrir le visage de ses glaires, elle beugla à nouveau des ordres et grossièretés dont il n'avait que faire. Tout du moins, en partie.

Sa tête s'éleva en arrière avant de fendre l'air pour venir mettre un sacré coup de boule à cette brunette. Ça ne la tuerait pas, pas plus que ce coup ne lui briserait les os. Mais ça aurait le mérite de la sonner. De lui faire fermer sa grande gueule. Mat' savait se contenir, parfois. Bien obligé pour ne pas passer tous son temps derrière les barreaux. Et, en fin de compte, il n'avait pas tant envie que ça de l'abîmer. Était-ce de la faiblesse que d'éprouver un semblant de joie à l'idée de rencontrer quelqu'un qui n'avait pas peur de lui ? Qui ne le connaissait même pas ?
La tête de la dame n'avait pas fini de cogner le parquet gelé que Mat' faisait déjà signe à son animal de les laisser en paix. Il n'aurait pas besoin de lui, pour cette fois. Bad' grogna de plus belle, râla, lécha quelques gouttes de sang qui avaient giclé du nez sur le sol, puis recula dans les ténèbres d'un coin de la pièce. Des petits pas purent se faire s'entendre alors que la bête grimpait les escaliers pour se réfugier à la chaleur du poêle à bois.

Une fois seul, Mat' espérait enfin avoir les réponses à ses questions. De toute manière, sa patiente avait disparu. Ne restait que la violence pour terminer cette conversation, si elle ne se grouillait pas de lui répondre. Ce qui pouvait clairement se lire dans ses yeux, récupérant déjà le regard de la dame, mais aussi dans les traits de son visage.
D'une certaine façon, il l'écouta. Matsuo dégagea sa prise, se redressa en la reprenant par le col de son blouson, et la mit debout en même temps qu'il s'y mettait. Ses mains métalliques la maintenaient fermement debout, à peine, pouvait-elle tanguer. Sans doute pouvait elle se défendre, si elle en avait encore la force. Et si l'envie de mourir était présente chez elle aujourd'hui. Il n'avait plus envie de rigoler.
Néanmoins, il ne baissait pas sa garde. De trois-quarts en face d'elle, il protégeait son entrejambe et une grande partie de son corps. Son pied-droit décrivit un arc de cercle dans les airs alors qu'il venait s'abattre dans la cuisse droite de la dame. Elle n'allait pas être balayée, ni envoyée au tapis, d'autant plus qu'il la maintenait fermement debout. Il voulait juste la mettre à mal encore une fois. Qu'elle ne soit plus apte de fuir. Après quoi, il replaça son pied dans l'exact même posture qu'avant cette attaque, prêt à décocher un nouveau kick bien plus violent, cette fois-ci, si elle osait encore répliquait agressivement.

"T'as du caractère. C'est bien. Pour ça que t'es encore en vie. Bad' est partie, si j'te lâche, tu tombes. Alors, tu m'dis qui t'es où je t'abandonne là ?"

En fait, cet affrontement ne l'intéressait plus. Elle l'intéressait, mais pas cette lutte inutile. Elle avait du cran, mais pas de talent martial. Aucun intérêt de continuer. Le froid n'aidait pas, s'insinuant depuis belle lurette dans ce rez-de-chaussée délabré. La chaleur de son foyer lui manquait. Depuis l'étage, on pouvait entendre la bouilloire siffler, le thé était prêt. "J'ai du thé de prêt, t'en veux ? Moi j'montes."




Dernière édition par Matsuo Takanoyo le Ven 20 Déc - 11:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyJeu 19 Déc - 21:13






U
ne étrange lueur brillait dans les yeux noisettes du nabot qui agitait doucement sa tête de gauche à droite, comme pour mieux te dévisager. Tu fronças les sourcils, n’en démordant pas, tu gagnerais ce duel de regard coûte que coûte.

« Qu'est-ce que... »

Il avait décidé de briser cette bataille silencieuse, penchant sa tête en arrière et arrivant à une vitesse fulgurante contre ton front. L’arrière de ta tête cogna le parquet moisi et la poussière voleta quelques peu autour de ta tête. Complètement sonnée par ce nouveau coup, tu avais fermé tes yeux, essayant de te concentrer pour rassembler tes esprits brouillés par la situation. Contractant les muscles de ton visage, tu grimaças et poussas un petit gémissement de souris lorsqu’un mal de crâne te barra le front. Lorsque tu rouvris enfin tes yeux, légèrement hagards, la teigne avait relâché son étreinte, mais il t’accrocha une nouvelle fois le col de ta doudoune, cette fois-ci pour te relever. Enfin libre de tes bras, tu passas ta main gelée contre ton front et grimaças une nouvelle fois lorsque tu sentis la grosse bobosse qui s’était formée sur ton front. Tu le regardas alors d’un regard à la fois perdu et mauvais tandis qu’il t’assena un gros coup de pied dans la cuisse qui acheva de te réveiller.

« AIE, PUTAIN!!! »

Il reprit la parole, toujours avec la même rengaine. Son “compliment”, tu n’en avais cure. Mourir? C’est pas ça qui te faisait peur en soi, mourir sans les réponses que tu attends, dans l’ignorance… c’était ça la vrai problème. Pour la première fois depuis cette incartade, tu n’avais aucune envie qu’il te lâche, tu ne voulais pas manger le sol dégueulasse une nouvelle fois. Alors tu te contentais de le dévisager, ignorant tes douleurs au visage et à la jambe. Le sang avait désormais imprégné ta bouche et cette fois-ci, un mélange de glaire et de sang se projeta en plein dans sa face de nœuds.

« Amy. »

Tu le défiais du regard, encore. Un fin sourire se dessina sur tes lèvres. Tu étais fière de toi, malgré le fait que la situation t’échappait complètement. Etait-ce de la folie? Peut-être… tu aurais dû te sentir humiliée, mais force est de constater que tu n’avais aucune chance face à lui. Cependant, tu semblais arriver un l’impressionner un temps soit peu avec cette relative résistance à coups de cris et de défi. Et puis ce con te proposa, comme si de rien n’était, de prendre un thé avec lui.

« Pardon?! »

Tu ne t’attendais absolument pas à cela. Tes yeux s’étaient écarquillés, cherchant une once de raillerie dans le regard du nabot. Cependant, tu n’y trouvas qu’un air très sérieux. Haussant un sourcil, tu secouas doucement ta tête de gauche à droite pour lui signifier ton refus évident.

« Tu t’fous de ma gueule? T’as cru j’allais prendre le thé tranquille avec toi… après CA?! Nan mais t’es grave, mon gars! »
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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyVen 20 Déc - 11:13

Le tango des têtes brûléesft. Amy Perch


Merde. Maintenant qu'il avait son nom, il se rendait compte que cette info était bien futile. Qu'allait-il en faire ? Ce n'est pas comme s'ils allaient devenir meilleurs amis. Même pas amis, en fait. Ce n'était pas vraiment ce qu'il avait demandé. Habituellement, on lui répondait qu'on était venu pour le tuer, ou pour l'espionner. Parfois, on lui disait être un simple clochard à la recherche d'un peu de chaleur ou de bouffe. Dans ce cas la, grand cœur qu'il était, il partageait la chaleur de son feu, en précisant que si cette information se savait, il démolirait le fautif. Ça suffisait, généralement, pour être tranquille. C'est qu'il y tenait, à sa tranquillité ici. Mais bordel, il l'avait jamais.

Il la lâcha. Après tout, elle le cherchait pertinemment. Elle venait encore de lui gueuler dessus, avec un beau mollard en prime. Amy ne comprenait pas. Tant pis pour elle. Qu'elle crève comme une chienne dans le froid. Mat' s'en branlait totalement de son sort. Enfin, non. Pas tant que ça en fin de compte, même s'il ne se l'avouait pas vraiment. Il s'essuya le visage du revers de son bras droit, comme si ce geste était naturel pour lui. La routine.
Elle tangua, la douleur dans sa jambe sans doute encore présente. Il ne la frapperait plus, du moins, pas pour l'instant. La teigne, devenue docile, se détourna d'elle pour se diriger vers l'escalier. La bouilloire continuait de hurler sous la chaleur intense du feu. Peut-être Amy allait-elle tomber, il n'en était pas certain. Elle tituba, il eut l'impression qu'elle allait s'effondrer. Aussi, toujours avec cette même vivacité, il fit volt-face et se précipita vers elle. L'empoigna par le col et la redressa.
"Fais pas la conne. Reste pas dans l'froid, y a un feu la haut." Terminant cette phrase, et ne lui laissant pas vraiment le choix, il la bascula légèrement en arrière avant de l'attirer vers lui. Genou plié, jambe arquée, Amy fut placé sur les épaules de Mat' qui la saisit fermement. Si elle osait se débattre avec un peu trop de vigueur, il l’assommerait encore un coup. "Pas obligé d'me parler. Fermes la, c'est même mieux. Tu te gèleras pas."
Elle pourrait se débattre, sans doute allait elle le faire d'ailleurs, ou même hurler, l'insulter et blasphémer des noms divins, il s'en foutrait intégralement. Ce n'est pas parce qu'elle était plus chaudement habillé que lui, qu'il devait la laisser dans le froid. Ça ne durerai pas plus de quelques heures, après quoi, elle se casserait fissa. Ils ne se reverraient plus. Point final.

Marche après marche, il grimpa l'escalier en proie au gel. Certaines planches commençaient à blanchir sous l'effet du froid, tandis que des craquelures se formaient sous les pas de Mat'. Arrivant au pallié, la lumière du poêle à bois, traversant la grille de ce dernier, illuminait le couloir devant eux. Toujours dans le plus grand silence pour lui, tel un mur de pierre, il continua d'avancer dans sa tanière.
La pièce à vivre, ce qui y ressemblait le plus en tous cas, était composé d'un poêle à bois massif au milieu, récupéré dans une décharge non loin d'ici. Au-dessus de celui ci, la bouilloire hurlante sifflait un nuage de vapeur brûlante. Entourant le foyer, un matelas dégoûtant gisait sur le sol, à moins de deux mètres duquel se trouvait un canapé dans un état similaire. Quelques meubles, apparemment vide, ornaient les murs. Un peu partout, des monceaux de couettes, vêtements chauds et tissus en tout genre offrait la possibilité de s'abriter du froid.

Amy toujours sur ses épaules, il dégagea l'une des couvertures les plus propres qu'il avait et la déposa sur le canapé. Puis, sans grande finesse ni délicatesse, il éjecta la dame de ses épaules direct sur le divan royal. Après quoi, sans prêter d'avantage d'attention à son égard, Mat' se dirigea vers la bouilloire qu'il attrapa afin de remplir une tasse de métal à ras-bord.

Armé de son breuvage, il vint s'asseoir sur son matelas, posa ses coudes sur ses genoux et souffla sur la boisson pour la refroidir. "Sers toi s'tu veux."


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Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] C96b
Poppylan McLeod

Poppylan McLeodMessages : 75
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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyVen 20 Déc - 21:04






T
u regrettas presque lorsque le nabot décida d’enfin te lâcher. Quelle ironie… mais au moins, lorsqu’il te tenait, tu étais stabilisée. Chancelante, tu manquas de manger le sol. Le fait de t’appuyer sur ta jambe et puis.. ce mal de crâne qui faisait surface avec vigueur te fit basculer vers l’avant. Tu manquas de t’écraser à genoux sur le sol, mais la teigne te rattrapa in extremis. Que te voulait-il encore? Ne t’avait-il pas assez martyrisé comme cela? Il voulait que tu partages la chaleur de son feu. Clairement, tu n’en avais rien à faire, tu n’avais qu’une seule hâte: rentrer chez toi et te foutre dans le noir pour faire un gros dodo bien mérité. Cette dangereuse danse t’avait épuisée, sonnée. Comme une poupée de chiffon, tu te laissas faire, ne luttant plus. Il t’attira vers lui avant de te hausser sur son épaule et d’entamer l’ascension des fragiles escaliers, craquant sous le poids de vos deux corps. La tête en bas, le sang irriguant ton cerveau se fit plus vif et, comme un regain de force, tu te mis à t’agiter.

« Bordel, laisses-moi, j’ai pas besoin de toi pour me dire c’que j’dois faire!! »

Tu lâchas un “sale con” à la suite de ta tirade et te mis à gigoter tes jambes et à lui donner des coups de poing dans le dos. C’est à ce moment là que tu te rendis compte de l’odieuse odeur de transpiration qui venait te chatouiller le nez à travers les trous de son t-shirt. Mais c’est qu’il sentait le phoque lui aussi! Aussi puant que son affreuse bestiole. Alors que tu poussais un gémissement écoeuré, tu te sentis voler et, finalement, atterrir sur un vieux canapé moisi que ton hôte avait tapi d’une couverture alors que tu te tenais toujours sur dos. Tu posas une main contre ton crâne qui devenait plus douloureux encore. Tu regardas autour de toi et fut indignée par cet espace de vie. Tu avais l’habitude de voir des clodo dans les rues de la Vieille Ville, leur cas te rendait plutôt triste à chaque fois, mais voir cet abri de fortune avec toute cette crasse te dégoûtait.

« Putain, ça sent le putois ici! Tu vis vraiment dans ce taudis? »

Tout comme toi, la vie n’avait pas dû lui faire de cadeau. Tu avais au moins la chance d’avoir un endroit de vie décent. Tu n’étais pas dans le besoin non plus. Tu avais malheureusement hérité de tes parents mais tu faisais tout pour ne pas toucher de trop à ces rentes en enchaînant les petits boulots. Lui, vivant dans cette misère avait sûrement dû trouver les moyens de se faire respecter et tu étais actuellement sur son territoire, un territoire qu’il gardait comme une bête. Il t’avait, certes, rendue aigrie et insolente, mais pour la première depuis le début de votre incartade, un regard désolé vint se poser sur lui. Tu étais égoïste, tu n’aimais pas voir ce genre de choses, alors tu restais dans ta bulle, te concentrant sur tes propres malheurs, ne voyant pas plus loin que le bout de ton nez et braillant pour tout et n’importe quoi.

« J’ai pas eu l’choix de me pointer là, ok? C’est à cause de ce fichu blizzard! J’pensais que c’était abandonné. »

Tu n’osais pas prendre de thé. Tu regardais le service et les tasses et ils étaient dégueulasses. Tu n’allais certainement pas risquer d’être malade, d’autant plus que tu bossais le lendemain soir. D’ailleurs, cela te fit déglutir, dans quel état allais-tu arriver là-bas? Tu ignorais totalement quelle serait l’issu de cette entrevue avec cet illustre inconnu.
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MessageSujet: Re: Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo]   Le tango des têtes brûlées [pv. Matsuo] EmptyVen 20 Déc - 22:00

Le tango des têtes brûléesft. Amy Perch


"Ouais" Se contenta-t-il de répondre lorsqu'elle lui demanda s'il vivait ici. Il n'en était pas fier, pas plus qu'il n'aimait cette poubelle géante. Mais il faisait avec. Il l'avait accepté depuis belle lurette. Ça valait mieux que vivre dans un gîte ou un hôtel, mais continuer à accumuler des dettes auprès de sa boss. Mieux ainsi, c'était sa place. Aucune autre ne lui conviendrait mieux. Dans l'fond, même s'il pouvait avoir mieux, il resterait ici. Matsuo se l'imposait, pour tout ce qu'il a pu faire de mauvais dans sa vie. Il mérite ce sort.

Du bout des lèvres, il tâta la température de sa boisson. Comme d'hab, elle n'était pas spécialement bonne. Un arrière-goût lointain de plantes. Lesquelles ? Aucune foutue idée. C'était de la sous marque, un truc que même la classe moyenne ne bois pas. Mais bon, à la soupe populaire, c'est tout ce qu'il y a. Avec l'hiver, ils en distribuent à la pelle pour réchauffer les clodos. Pas qu'ils crèvent dans le froid, ça ferait mauvais genre. Et ça coûte toujours moins cher que de le loger. Mat' et les autres ont appris à faire avec. Mieux que rien.
Il prit une gorgée. Elle lui brûla la gueule, puis l’œsophage et bientôt l'estomac tandis que le liquide coulait. Il sentirait cette chaleur vive descendre tout le long de son système digestif. D'une certaine manière, c'était agréable. Plus que le goût en lui-même d'ailleurs.
Elle lui avait parlé à nouveau et lorgnait sur les tasses. Elle ne s'en servirait pas, le chien s'en doutait. C'était trop miteux ici pour Amy. Si elle était venue, tout comme le fait qu'elle restait, c'était à cause du blizzard. Ça aussi, il l'avait compris, dès lors qu'il s'aperçut qu'elle ne savait pas se battre.

Un silence, qui n'avait rien de pesant pour lui, se mit en place. Uniquement rompu par le fracas des volets et du bois, sous les impulsions toujours plus menaçantes des bourrasques glaçantes.
Finalement, il brisa le silence après avoir pris quelques nouvelles gorgées de son thé. Il se sentait mieux, près de son feu et de cette chaleur réconfortante en cette dure période. "J'peux en laver une. Il pointa l'une des tasses d'un index métallique. Sont pas si crades qu'elles en ont l'air." Si elle le voulait, il irait en laver une. Mat' n'était clairement pas le meilleur des hôtes, mais il était au moins doué d'une certaine compassion. Un reste lointain d'une trace d'humanité qui lui permettait de partager ce feu.

"J'sais bien que c'est un taudis ici. Pas la peine de l'dire. Il laissa quelques secondes s'écouler, le temps de boire une gorgée. Et c'est pas pour rien que ça doit avoir l'air abandonné. Pas envie qu'on m'casse les couilles. Comme tu l'as fait." Pour la première fois depuis qu'ils étaient à l'étage, son regard vint se poser à nouveau sûr Amy avec un léger sourire dessiné sur son visage. Le premier de la soirée. Le premier depuis bien quelques jours, en fin de compte.
"Si t'as b'soin de bouffer, j'ai rien. Si t'as froid, prends des couettes, aussi dégueulasses qu'elles soient, pas d'risque de bestiole ; toutes crevées par cette température."
Après quoi, il repartit dans le mutisme qui était sien. Ses yeux se fixèrent dans le vague devant lui, il n'en avait pas besoin pour sentir ce qui se passait autour de lui. Il espérait juste que ce blizzard passe le plus vite possible. Pas pour qu'elle ne se barre rapidement, mais pour que le maudit claquement incessant cesse enfin. Quel soulagement ressentira-t-il lorsque ce moment arrivera. Ensuite, il dégagera son invitée non désirée à grand coup de pied au cul si nécessaire.

Soirée de merde.

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