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 Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]

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Nemeroff Dreiden

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MessageSujet: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptySam 21 Déc - 19:20

Quand le passé ressurgit de lui même
F. Ayden



Il était tard, la journée avait été dure et j'avais été de garde pour la fin de soirée. Le boulot de flic était vraiment rempli d'imprévu, j'avais dû remplacer la garde du soir pour un collègue malade en attendant l'équipe de nuit. C'était souvent comme ça et je m'y faisais, j'attendais dans mon bureau et lisais. S'il y avait un problème, j'intervenais sinon je lisais, c'était calme comme moment.

Étant sur ma moto, je me rendais à un bar, je n’avais pas envie de rentrer tout de suite, j'étais à la fin de mon livre et j'aimerais le terminer. J'avais donc décidé d’aller boire un verre à un bar que j'avais l'habitude de fréquenter. Je pourrais aussi aller au Lux, mais ce n'était pas un très bon endroit pour lire, bien que j'adorais y aller pour voir mon frère.

Garant ma moto sur une place réservée, je descendais en entrant dans le lieu, il y avait déjà pas mal de gens qui faisaient la fête apparemment. Saluant le patron d'un geste de la tête qu'il m'avait rendu, je lui fis signe de me faire la même chose que d'habitude, ce n’était pas de l'alcool que je prenais en ce moment, mais un simple thé fruit rouge avec du miel depuis que ma belle-sœur m'avait montré ça.

Ça pouvait sembler un peu triste dit comme ça, mais moi j'aimais bien un petit thé après le service, même si ça faisait vieux. Mais dans ce genre d'endroit, on venait plus prendre de l'alcool habituellement. M'enfin, ce n'est rien. Je terminai pas m'installer à une simple table dans un coin posant mes affaires et sortant mon livre pour continué ma lecture tranquillement.

Par moment je redressai quand même le regard pour voir ce qui se passait, j'étais sourd, donc pas spécialement gêné par le bruit, mais avec le temps, je prenais le tic de toujours regarder autour de moi à intervalle régulier, afin de voir si une chose n'allait pas ou autre.

   

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 1:17

Quand le passé ressurgit de lui même
pw Nemeroff

Serrant les poings, je m'efforçais à inspirer puis expirer profondément. Une fois. Encore une autre. Une nouvelle fois encore. J'avais fermé les yeux pour ne plus qu'écouter le rythme de ces respirations et espérer retrouver un peu de calme derrière mes paupières closes. Malgré mes efforts, je mis encore plusieurs minutes avant de cesser de trembler dans cette ruelle à l'abri des regards, balayée par le vent glacial de la nuit hivernale. Je soupirai. Passai une main froide sur mes paupières. Un nouveau soupir et enfin, j'osai rouvrir les yeux.

Une bière, lâchai-je fatalement.

J'avais besoin d'une bonne dose d'alcool et de retrouver chez les autres la chaleur qui m'avait désertée ; je n'étais pas d'humeur à supporter ce soir-là. Aussi mes pas me menèrent naturellement vers mon oasis si fréquemment visité. Avec un sourire soulagé, je passai le pas de la porte, délaissant derrière moi mes tracas et autres pensées inutiles.

Certains aimaient noyer leurs problèmes dans leur fond d'verre -moi, je préférais me perdre dans les clameurs enjouées, les rires francs et les accolades pleines de sueur.

Si ce bar-là n'était pas le plus fréquentable de toute la Vieille Ville, pour autant, il n'y avait que peu de débordements violents ; on y fumait sans craindre les foudres du propriétaire tant qu'on savait se tenir et à part quelques types trop joyeux, l'ambiance était le plus souvent à la fête.
Je gagnai donc un groupe d'habitués et me mêlai à leur bonne humeur, avant de rapidement basculer dans un état de semi conscience qui me rendait peut-être trop souriant ? Mais occupé à danser, je m'en foutais. Ce soir-là, j'avais besoin de simplement ressentir.

M'accordant un bref répit, je m'affalai sur une chaise libre avec un râle, quand mon regard croisa celui d'un type dans un coin. Je penchai la tête, intrigué avant d'esquisser un grand sourire par pur réflexe. J'avais zappé son nom, mais son visage m'était connu... je crois ?
Je n'étais pas bon physionomiste et s'il m'arrivait d'oublier des noms, planer n'arrangeait pas mon cas. J'pourrais oublier ma propre mère, dans cet état, songeai-je avec un petit rire audible.

Je terminai mon verre sans le quitter du regard.
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Nemeroff Dreiden

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 1:33

Quand le passé ressurgit de lui même
F. Ayden



Je lissai mon livre tranquillement en fermant les yeux quelques fois, je prenais mon temps et m'imaginai les choses. J'avais beau grandir, mon imagination continuait d'affluer toujours autant, ce qui était une bonne chose et parfois une mauvaise. Cependant dans le cas présent, ce n'était pas bien méchant. Prenant ma tasse, je la portai à mes lèvres pour boire mon thé fruit rouge, sûrement un de mes préférés.

Pendant ses moments-là, mon regard se relevait et observait les alentours, toujours en surveillant les choses. Cela était de pire en pire, surtout depuis que j'étais flic. J'avais un sens de l'observation très aiguisé, voire même effrayant, c'était peut-être pour ça que mon regard pouvait sembler étrange, car il décortiquait tout ce qu'il voyait. C'est grâce à ça que je remarquai quelqu'un qui m'observait aussi à mon tour. Une personne que j'avais reconnue très rapidement.

Nos regards se soutenaient, mais je ne baissai pas les yeux non plus. Je n'exprimai pas grand-chose physiquement non plus. Cependant, je n'étais pas spécialement ravi qu'il me fixe comme ça, de mauvais souvenirs revenant dans ma tête, me donnant un long frisson, un long frisson qui me faisait légèrement gigoter la tête. Voyant qu'il ne me quittait pas, je ne pouvais que demander avec ma mauvaise articulation :

« - Il y a un problème ? »

La phrase était larguée. Non pas que je cherchai les problèmes, mais le voir me regarder comme ça me rappelait de nouveaux souvenirs et je ne comprenais pas pourquoi il me fixait comme cela. Venant prendre une gorgée de ma tasse, le duel de nos yeux perdurait :

« - Pourriez-vous arrêtez de me fixer comme ça monsieur Erikeller s'il vous plaît ? »

Je fermai légèrement les yeux en buvant ma gorgée … J'étais poli comme d'habitude, bien qu'un certain ressentiment était présent dans mon cœur pour cette personne et ses amis, je n'avais pas besoin de l'exprimer, comme pour mes collègues et veux qui m'embêtaient dans la vie. J'avais appris à faire abstraction de ses choses.




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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 2:17

Quand le passé ressurgit de lui même
pw Nemeroff

Sa demande me fit l'effet d'une douche froide.

Si sa première phrase s'était perdue parmi les rires et les discussions, la seconde me parvint avec une infinie clarté ; tout sentiment d'allégresse me quitta en un instant et ce que j'avais laissé sur le pas de la porte revint m'étouffer. Je ne pouvais pas le lâcher du regard. Mais dans le mien, une lueur d'hostilité était apparue.
Et après une autre minute de ce duel, je me levai pour aller à sa hauteur avec une démarche beaucoup trop assurée pour un type qui avait déjà trop consommé. La colère parfois, ça aidait à décuver.

On se connait, connard ? grognai-je.

Le type du repas de Noël. Je levais le menton d'un air suffisant, comme une provocation. Pour qu'il me dise clairement son problème, ce con et qu'on en finisse -j'avais d'autres choses à foutre et vraiment pas l'esprit à m'encombrer avec des gens qui s'ennuyaient un peu trop avec leur solitude pour toute compagnie.

Une des filles qui avaient dansé avec moi profita de cet instant pour m'agripper par l'épaule. Une invitation à ne pas m'embrouiller peut-être ou elle était juste trop défoncée pour remarquer la tension entre nous deux. Quoiqu'il en soit, je me retournai pour ôter sa main d'un geste brusque mais sans violence, et d'un "dégage", la convaincre de repartir.
Mais sa main revint se poser sur ma taille pour me tirer cette fois. J'étais incroyablement tendu, prêt à balancer le poing dans la tronche du premier venu. Cependant, je le connaissais trop bien cet état et ce soir... Non. J'inspirai. Et préférai la suivre.

Appelle-moi encore une fois comme ça et je te fais la peau, murmurai-je au type avant de partir.
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Nemeroff Dreiden

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 2:31

Quand le passé ressurgit de lui même
F. Ayden



Je le fixai de nouveau, mon air neutre, légèrement froid sur le visage. Son regard avait changé et un léger frisson me parcourait de nouveau, mais pas spécialement de peur. Je sentais qu'il rigolait beaucoup moins et mon corps aussi. Sa réponse était virulente, une réponse que je m'imaginai plus normal que sa fausse gentillesse avec le gosse au repas de Noël. Je ne prenais même pas la peine de lui répondre. Non pas que je n'en avais pas l'envie, mais après tout ce que ses potes et lui m'avaient fait subir, il ne s'en souvenait même pas ?

Cette pensée me mettait en colère, vraiment en colère. C'était donc juste amusant à cette époque-là pour lui ? Je venais prendre une autre gorgée profonde pour me canaliser, alors que l'homme venait près de moi en me fixant, assis, j'étais un peu plus petit que lui, je n'avais pas peur, me sang commençait à bouillonner au fond, mais je respirai calmement pour ne pas démarrer.

L'ignorant presque et grâce à l'intervention de la jeune femme, qui avait été repoussée la première fois, on avait peut-être échappé au pire pour le coup, du moins à un bordel dont je n'avais pas voulu sur le coup. Mais devant sa seconde menace, mon sang ne faisait qu'un tour … C'était les mots les mots de son pote à l'époque et sans plus attendre, je posai ma tasse en me levant de toute ma grandeur faisant quelques pas vers lui :

« - Eh bien t'en crois-tu seulement capable …. MONSIEUR ERIKELLER ? »

Ma prononciation n'était pas bonne, mais j'avais bien bien insisté quand même sur son nom de famille. Me menacer ? Non plus jamais, je m'étais promis de ne plus jamais me laisser marcher sur les pieds par de petites frappes comme lui, j'avais beau être faible à l'époque j'avais changé, mon cœur avait changé aussi :

« - C'est drôle, tu m'as déjà cassé la gueule une fois et tu ne t'en souviens pas, cependant je vois que t'es toujours un con, ça, ça n'a pas changé. »

L'insulte m'avait échappé de la bouche, mais ce légèrement ressentiment brouillait mon jugement. Je savais que je devrais simplement partir pour le moment, ça ne servait rien de chercher plus loin, mais je ne voulais pas fuir, surtout devant des gens qui ont brisé mon enfance dans mes souvenirs ...



   

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 3:06

Quand le passé ressurgit de lui même
pw Nemeroff

Même si son regard m'aurait refroidi dans d'autres circonstances, à cet instant, mon agacement ne fit qu’accroître un peu plus. Comme si c'était ma faute. Comme si j'avais ouvert les hostilités.

Le poing était parti aussitôt qu'il eut fini sa phrase. J'étais beaucoup trop tendu pour ne pas réagir au quart de tour ; et la fille alla percuter un client qui se perdit en injures. Mais les oreilles virant au rouge, je n'entendais plus que le battement rapide du sang et de ma colère grondante. J'aurai pu me perdre en répliques mais le temps de discuter était passé depuis longtemps, peut-être même au moment où nos regards s'étaient croisés -il fallait qu'on extériorise. Tous les deux.

On remet ça quand tu veux ducon !

Je lui crachai à la figure comme une ultime provocation et bientôt les cris remplacèrent les rires tandis qu'on nous avait soigneusement laissé la place d'échanger des coups sans frapper un type innocent. Mais je ne le remarquai pas avant d'accuser un crochet au ventre. Je serrai les dents sous la douleur cependant il m'en fallait plus : l'alcool était une terrible morphine. Sans prendre la peine de vraiment esquiver, j’enchaînais les coups de poings vers tout ce qui passait à ma portée.

Je voulais le voir par terre. Qu'il se taise.

Allez ! Viens salopard ! gueulai-je.

Chaque coup me rendait un peu plus audacieux, que ce soit lui qui prenne ou que ce soit moi. Je pouvais cracher du sang, perdre une dent ou me faire péter le nez, rien à foutre.
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Nemeroff Dreiden

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 3:26

Quand le passé ressurgit de lui même
F. Ayden



Je l'avais vu se retourner … Touché et j'en étais heureux. Je n’allais pas courber l’échine devant une personne comme lui. J'étais flic maintenant, je voyais des gens beaucoup plus dangereux tous les jours, ce n’est pas un poivrot comme lui qui allait m'emmerder. Cependant, son coup était plus tôt que je ne l'aurais pensé, venant s'écraser sur la partie gauche de mon visage, terminant au coin de mes lèvres. Ma tête était légèrement partie en arrière et mon cou s'était tourné … Cela faisait mal, j'avais senti, comme le léger filet de sang coulant du coin de mes lèvres :

« - C'est ça que tu appelles frapper ?»

Je répondais à sa provocation, cela faisait moins mal que dans mes souvenirs, à l'époque, quand il m'avait frappé, j'avais l'impression que mes os allaient se briser un à un sous ses coups, ici … Ça faisait mal, mais c'était largement plus supportable que la douleur au fond de mon cœur … Recevant un crachat à la figure, ce geste m'avait fait sorti de mes gongs … À l'époque j'en recevais pleins, pas spécialement de lui, mais c'était une blessure morale assez violente et ma réponse ne se faisait pas tarder, le poing était parti au niveau de son ventre, très rapidement et précisément à l' estomac. C'était un coup pour faire mal et non blesser :

« - C'est comme ça qu'on frappe, je ne suis pas ta mère.»

La réponse avait été claire, mon regard se posait sur lui, il avait un peu reculé suite au coup. Crachant au sol le sang que j'avais dans la bouche, je venais essuyer avec ma main le crachat sur mon visage. Mais très rapidement, il avait refait un pas pour venir à mon corps à corps. Il gueulait en essayant de donner de multiple coup. Je parais ceux que je jugeai vraiment dangereux, notamment au visage. Les coups qui passaient me touchaient, me faisant serrer les dents au fur et à mesure …

« - t'espères quoi avec des coups pareils ? T'affrontes des femmes c'est ça ? C'est pathétique  »

Mon accent ne rendait pas vraiment les répliques très sérieuses … Si on arrivait à les comprendre, cependant, j'étais sérieux. Ses coups me faisaient mal bien évidemment, surtout qu'il ne semblait pas spécialement se retenir. J'encaissais, mais n'était pas acculé non plus, j'étais une personne plus défensive qu'offensive, je ne donnai pas énormément de coups, mais j'essayai de placer les bons, ses coups engourdissaient mes bras qui bloquaient les assauts aux visages et le reste du corps avait mal. Profitant d'une ouverture, j'étais venu placer un low kick sur son genou pour lui mettre ce dernier au sol et en profiter de ce petit passage de faiblesse pour donner un de coude à son visage :

« - Allez debout !»

Je n'étais pas spécialement pro des insultes, j'en utilisai que très rarement, même dans ce genre de situation … Faut dire que c'était pas ce qu'on m'avait appris à dire en priorité.



   

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 3:47

Quand le passé ressurgit de lui même
pw Nemeroff

Perdu dans la rage, j'entendais strictement rien que des cris indistincts ou des grognements -les siens, les miens, j'en savais rien car tout se mélangeait comme les coups qui pleuvaient et le sang qu'on crachait. D'un autre point de vue, la scène ne devait sans doute pas être aussi épique que dans ma tête. Ça ne m'empêchait pas de continuer de plus belle avec de moins en moins de logique dans les coups. Parce qu'au fond, c'était une autre drogue, plus violente mais terriblement excitante dont les effets se décuplaient à mesure que les souffles s'écourtaient.

Je posai une main à terre pour me relever, tandis que de l'autre j'essuyait mon nez qui pissait le sang. Puis pendant qu'il gueulait un truc, je me jetai en avant pour lui attraper les jambes et le faire chuter avec moi -hors de question de ramper seul, il y goûterait aussi cet enculé.

Mais contrairement aux films d'action avec pleins de types musclés, la vie vous filait pas de hack et même si j'avais les membres engourdis, un nez explosé ça faisait un mal de chien. Une rixe durait rarement plus de trois coups et tout le monde n'était pas un as des arts martiaux... M'enfin j'avais parfois l'ego plus haut que le cerveau aussi m’efforçai-je de me relever, bien mal en point, pour simplement clamer :

Tu causes trop p'tite bite, moi j'suis de..bout !

Un sourire effronté au coin de la bouche qui ressemblait sans doute plus à grand chose, je lui lançai un nouveau regard fier. Bizarrement, ouais, j'étais plutôt content de moi.

À ce moment-là, je sentis une main agripper mon col et me mettre debout. Et quelques secondes plus tard je finissais le cul par terre sur la chaussée trempée. Je me retournai, indigné. On m'avait dégagé du bar là ?!

EH ! C'est lui qui a commenc...

Et je vomis dans un coin.


Dernière édition par Ayden Erikeller le Dim 22 Déc - 19:47, édité 1 fois
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Nemeroff Dreiden

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 3:59

Quand le passé ressurgit de lui même
F. Ayden



Il en voulait encore ? J'allais lui en donner, entraînement policier, entraînement personnel, entraînement familial à survivre, pendant mes plus belles années, je ne m'étais pas tourné les pouces à m'amuser, j'avais travaillé dur. Je n’allais pas me faire éclater par un alcool punk de mes deux. C'était la première fois depuis longtemps que j'avais été autant en colère.

Il profita de mon moment d'inattention pour m'attraper et me plaquer au sol, j'avais été un peu surpris par ce mouvement, mais sans plus attendre, je m'attendais à devoir esquiver des coups ou en bloquer, ma position n'était pas très bonne, j'allais attendre qu'il s'épuise avant de le bousculer et je lui rendre la monnaie de sa pièce.

Mais avant que quoi que ce soit n'arrive … Ayden avait été chopper par le tavernier qui en avait ras le cul de ses bagarres, moi j'avais eu un traitement légèrement différent, il m'avait ordonné de me casser sans qu'il n'ait besoin de me jeter comme l'autre rat. Me relevant, j'essuyai de nouveau le coin de mes lèvres, prenant mes affaires pour sortir, laissant quand même de quoi payer ma consommation, mais aussi un pourboire pour remercier le service de nettoyage des ordures.

Je sortais donc dehors en remettant mon manteau sans rien dire d'autre, fermant la porte derrière moi. J'observai aussi l'autre tâché vomir dans la rue … Je restai debout en sortant une clope de ma poche, l'allumant. Mon corps me faisait mal et je secouai doucement les bras pour essayer de retrouver des sensations :

« - Ridicule … T'es vraiment ridicule en fait … Je ne sais même pas comment je peux-être ne colère contre toi … Ca me débecte. »

Maintenant que je le voyais vomir, cela me faisait mal d'avoir un intérêt, même si négatif, pour une personne comme ça. Je le voyais beaucoup plus terrible dans mes souvenirs :

« - T’étais capable de t'en pendre à moi que quand j'étais un faible handicapé hein ? C'est plus facile ... »


   

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MessageSujet: Re: Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden]   Quand le passé ressurgit de lui même [F. Ayden] EmptyDim 22 Déc - 20:22

Quand le passé ressurgit de lui même
pw Nemeroff

Haletant et le front brillant de sueur, je pus quand même faire l'effort de lui tourner un regard complètement ahuri. Je me tenais à un mur pour ne pas tomber comme un poivrot.

Qu'est c'que tu racontes, pauv' con ?

Je fronçai des sourcils, l'air de pas piger. Même si j'avais consommé plus que de raison, j'arrivais encore à aligner les insultes -alors c'était pas moi qui rêvais là. Peut-être bien qu'il sirotait pas un thé tout à l'heure...

Je passai mon t-shirt par dessus ma tête pour le caler sous mon nez qui pissait comme une fontaine. Faisait froid, mais j'étais sorti beaucoup trop échauffé du bar après tout. C'était pas plus mal.
Enfin si, ça faisait putain de mal, il m'avait pas loupé l'autre con. Avec ça, je devais sans doute faire une croix sur les entretiens pour les taffs de la semaine ; avec ma tronche de mec sorti de prison, m'étonnerait que ça jouerait en ma faveur. Je grognais. Et lui lançait un nouveau regard hostile. J'étais blessé mais je pouvais encore mordre.

J'ai pas la moindre putain d'idée de qui t'es. Quoique si, t'es juste un merdeux. Si ça t'éclate tant que de foutre de mon nom, bah va chier ! J'ai raccroché avec ces conneries depuis longtemps, crachai-je.

En titubant, je ramassais tant bien que mal mes affaires avant d'aller à sa hauteur et de le dévisager, à un souffle de son visage avec mon nez explosé. Cette fois, je ne l'oublierai pas, sa tronche suffisante.

Si t'as envie qu'on continue de se foutre sur la gueule, j'suis ton homme. Mais t'as un sérieux problème, si tu sais même pas pourquoi t'es véner mec, fis-je d'une voix grave.

On avait des comptes à régler, même si j'avais aucune idée de leur nature. Mais je n'étais pas le genre de type qui fuyait ses responsabilités pour vivre tranquillement après ; s'il avait besoin qu'on s'explique, je resterai jusqu'à ce qu'on en finisse.
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