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 A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel

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A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel G4b1
Aleksey Roy Nashram

Aleksey Roy NashramMessages : 13
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MessageSujet: A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel   A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel EmptyDim 1 Mar - 22:56

Il arrive souvent que le patron de la Grande Verrière apporte à Miss Chesterfield, la mécanicienne la plus adroite de la ville, de vieilles machines-outils toussantes et grinçantes. Aujourd'hui il apporte à l'atelier mécanique une colossale dégauchisseuse-raboteuse. Dans la calèche, avec deux de ses employés, Roy dirige à la voix deux ronçins, l'un à la robe grise pommelée, l'autre alezan. Après avoir déchargé la machine et l'avoir posé sur l'établi de la mécanicienne, Aleksey enjoint ses employés à rejoindre la Grande Verrière, tandis que lui se chargera ici d'expliquer les manquements de cette machine et le tarif approprié pour la remettre en état.

Tout deux se connaissent pour avoir souvent eu l'occasion de commercer ensemble. Il arrive même que la mécanicienne se déplace en personne à la Grande-Verrière, pour y entretenir les moteurs vapeur et les machines-outils de l'entreprise. Consciencieuse et par éclat pétillante et joyeuse, Roy trouve à la mécanicienne beaucoup de qualités au premier rang desquelles une probité et une douceur appréciable. Beaucoup de jeunes employés sont épris d'elle et ils sont nombreux à se porter volontaires pour porter de lourdes machines jusqu'ici.

Fin observateur. Roy aura très vite constaté que la jeune femme n'était ni sensible ni réceptive aux insistantes sollicitations de ses jeunes menuisiers. Il aura d'ailleurs à plusieurs reprises su la tirer de circonstances gênantes. Aleksey croise aussi souvent la jeune femme dans le quartier résidentiel de Quederla. De toute évidence ils sont voisins. Courtoise et polie, elle le salue, lui sa femme et sa fille, toujours avec gène et politesse sans pour autant perdre une once de sa joie de vivre. Bavarde et quelque peu exubérante, il ne la vue se taire qu'a une seule reprise. Un matin, alors qu'il faisait son jogging matinal dès l'aube, il a croisé devant la demeure de Miss Osborne, une Télékyn du conclave que Roy ne connait que trop bien. De toute évidence elle avait paru très gênée d'être surprise là, de si bon matin. Son teint porcelaine avait viré au rouge pourpre. De file en aiguille, Roy aura compris que ces deux jeunes femmes entretiennent une relation sinon tendancieuse pour le moins privilégié. Fréquenter une Telékyn apporte son lot de problèmes, risques et périls qui se concilient mal avec l'idée que l'on peut se faire de l'amour.
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Adélaïde Chesterfield

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MessageSujet: Re: A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel   A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel EmptyMar 3 Mar - 23:03

 
Les mécaniques subtiles de l'amour...

Ma relation avec Eliza avait... quelque peu changé depuis la dernière fois que nous nous étions vu. Pour la première fois, je ressentais des choses pour cette personne. Enfin, je ressentais toujours des choses pour les gens mais c'était différent avec elle ; je voulais tout le temps être en sa compagnie même si c'était pour rester dans la même pièce en silence et je me sentais triste lorsque nous n'avions pas prévu de passer une soirée ensemble. J'avais parlé de ces sentiments étranges à mon père adoptif, Steven, qui s'était empressé de me dire que je ressentais de l'amour pour Eliza. C'était ridicule non ? De l'amour ! J'aimais bien Steven et pourtant ce n'était pas du tout pareil !

Bon, il faut dire que Steven s'était un peu moqué de moi sur le coup car je ne pigeais pas les tournants et les aboutissants de la conversation... J'avais préféré ignorer ce qu'il m'avait dis et continuer ma petite vie. Je n'avais parlé de ce que je ressentais à Eliza, je n'arrivais pas à mettre les mots sur ces sentiments surtout lorsque j'étais en sa présence alors je me contentais de passer du temps avec. Je me fichais bien du regard des autres mais parfois j'étais un peu gênée car j'avais l'impression qu'on comprenait des choses contrairement à moi. Enfin, je ne sais pas comment expliquer mais j'avais l'impression que tout le monde était au courant des sentiments que j'avais pour Eliza !

Après une nouvelle fois soirée chez Eliza, je me rendis à mon boulot car il fallait bien que je bosse et puis, j'étais sur des trucs importants ; et puis, ça me permettait de me changer les idées. Ce n'était pas une mauvaise chose en soit, c'est juste que ça me perturbait d'être dans cet état ! Parfois, je n'arrivais même plus à me concentrer à mon travail, comme c'était le cas aujourd'hui si bien que je n'avais pas entendu qu'on était entré dans mon atelier. Je sursautais d'ailleurs lorsque j'entendis qu'on posait une machine sur mon établi mais à peu près rassurée de savoir qu'il s'agissait d'un collaborateur qui était entré et pas un cambrioleur comme la dernière fois.

- Oh pardon, je ne vous avais pas entendu... J'étais dans les nuages.

Je me levais de ma petite chaise pour m'approcher de Monsieur Nashram pour lui tendre la main afin de le saluer. J'observais cette nouvelle machine sur laquelle j'allais sûrement devoir travailler, j'espérais simplement que le délai soit potable pour ne pas avoir à travailler dans le rush. Je détestais travailler dans le rush ! En fait, je détestais avoir la pression car je travaillais moins bien. Le stress n'était pas bon pour moi.

- Avant toute chose, j'ai combien de temps pour bosser sur cette machine ?
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Aleksey Roy Nashram

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MessageSujet: Re: A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel   A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel EmptyMer 4 Mar - 12:56

"Oh pardon, je ne vous avais pas entendu... J'étais dans les nuages. Avant toute chose, j'ai combien de temps pour bosser sur cette machine ?"

"Le temps qu'il vous plaira miss Chesterfield..." La dégaine, las et le regard embrumé, Roy laisse d'abord un temps à la mécanicienne, déjà absorbée par les rouages grippés de la machine. Voyant qu'elle ne l'entend plus, qu'elle est complètement prise par la tâche, le menuisier sort alors de sa poche un briquet et une cigarette. Le cliquetis sonore et le chant millénaire de la flamme qui danse, finissent par arracher la jeune femme de sa torpeur. Dans son regard émeraude, Roy distingue bien qu'elle n'apprécie pas qu'il fume dans l'atelier, à plus forte raison quand on se fout de la plus élémentaire politesse, celle de demander la permission. "Vous permettez que je m'en grippe une ?" Dit-il sur un ton gêné. "Si ça vous dérange, je sors sur le perron..." Aleksey tente de rattraper sa maladresse, mais la jeune femme le regarde d'un air sinon mauvais, pour le moins accusateur. Les aléas malheureux de la machine sont passés en second plan. Pour s'extirper du mal aise ambiant, le trentenaire élude avec hâte, sans même attendre de réponse... "Le calibrage de la scie rotative n'est plus très juste, on n'arrive plus à tirer de planches parfaitement droites de cette machine. Et le moteur à vapeur qui fait tourner l'ensemble fait aussi un drôle de bruit..."

Après une obscure explication, plus proche de la mécanique quantique que du pragmatisme artisan dont font preuve les menuisiers, Roy acquiesce et valide le diagnostic que lui suggère la jeune femme. Piètre négociateur, le Télékyn ne discute pas non plus le prix. Il s'en retourne, prêt à sortir de l'atelier, puis finalement hésite. L'affection, le doute et l'inquiétude sincère qu'il a pour elle, le pousse à dire ce qu'il a en tête... Dans l'angle de la porte, il délivre alors sur le ton de la confidence, un conseil laconique.
"Méfiez-vous de madame Osborne, des influences et des enjeux plus grands que vous orientent ses choix." Sans en dire plus, Roy sort de l'atelier et engage une marche vers le centre-ville. Le Conclave n'hésiterait pas à tuer s'il estimait cette jeune femme gênante. Pour avoir subi de nombreuses menaces à l'égard de son couple, Roy sait au combien cette organisation peut être rotor, rétive et intolérante.
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Adélaïde Chesterfield

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MessageSujet: Re: A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel   A la dégauchisseuse-raboteuse : Les mécaniques subtiles de l'amour... PV - Adel EmptyMer 4 Mar - 14:04

 
Les mécaniques subtiles de l'amour...

- Le temps qu'il vous plaira miss Chesterfield...

Olé ! J'allais pouvoir travailler dessus en prenant tout mon temps ! Non pas qu'il était question que je prenne des mois ou des années pour le faire mais je pouvais faire un peu traîner les choses si j'en avais ras-la-casquette de bosser sur sa machine. Franchement, c'était la meilleure nouvelle de la journée. Car oui, ce matin en allant me brosser les dents, j'ai marché dans l'eau de la douche avec les chaussettes et j'avais raté mon chocolat chaud et ensuite on m'avait donné de la paperasse à faire... Alors me dire que j'avais tout le temps que je voulais pour bosser sur une machine, ça me mettait de bonne humeur !

Je commençais à regarder la machine avec mes binocles sur le nez pour me donner une petite idée du mal de ce petit bijou. Cependant, mes oreilles sifflèrent presque en entendant un bruit pas très agréable : celui d'un briquet. Je relevais la tête vers Monsieur Nashram et je voyais qu'il étais prêt à allumer sa cigarette... Je grimaçais à l'idée d'avoir cette horrible odeur dans mon atelier, sur mes vêtements, sur les papiers ; bref, autant dire que je détestais cette odeur de cigarette. Autant dire que je préférais largement la proposition d'aller fumer dehors ! Ça me filait des maux de tête cette odeur.

- Le calibrage de la scie rotative n'est plus très juste, on n'arrive plus à tirer de planches parfaitement droites de cette machine. Et le moteur à vapeur qui fait tourner l'ensemble fait aussi un drôle de bruit...

- Je pense que je devrais en avoir pour quelques jours... Si Gérard ne me rajoute pas du travail en plus de ça.


Gérard, le boss de l'atelier, avait tendance à donner toujours plus de travail. Il ne s'arrêtait jamais ! On ne pouvait pas avoir un moment de pause avec lui... Malheureusement pour lui, il avait vite compris que j'avançais à mon rythme dans tous les cas et qu'il pouvait toujours attendre pour avoir ce qu'il voulait. Et que me crier dessus n'était également pas la meilleure des solutions pour que je me mette à travailler sérieusement. Quant au prix, j'avais un petit ordre d'idée des pièces qui me seraient utiles pour la réparation alors je lui donnais un chiffre approximatif ; le prévenait que je pouvais augmenter ou diminuer le prix si jamais je rencontrais des difficultés ou que au contraire, tout allait rouler.

- Méfiez-vous de madame Osborne, des influences et des enjeux plus grands que vous orientent ses choix.

Il était prêt à partir de mon atelier après m'avoir lâché ça et autant dire que j'étais sur le cul d'avoir entendu une telle phrase ! Mais déjà, qu'est-ce qu'il savait de ma relation avec Eliza ? Et puis, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? A moins qu'il soit au courant de quelque chose que j'ignorais ? Mince... Peut-être que c'était une dangereuse criminelle ? Ben oui, elle était connue. Ce serait con d'être une grande criminelle avec une aussi grande réputation. J'accélérais le paix pour chopper son bras -non méchamment- et j'avoue que je ne me serais jamais permise une telle familiarité si le sujet ne m'avait pas autant touché... Mais j'étais. surprise.

- Qu'est-ce que vous savez de ma relation avec Eliza ? Et pourquoi est-ce que je devrais me méfier d'elle ?

Je refusais de croire que Eliza n'était pas une personne fréquente, elle était adorable ! Et j'adorais passer des moments avec elle... Mais peut-être qu'il savait quelque chose sur elle ? Je secouais la tête, ôtant ces idées idiotes de ma tête. Pourtant, je devais avouer qu'il avait piqué ma curiosité.
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