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 Okay Boomer [PV Altiel]

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Okay Boomer [PV Altiel] T7cd
Piper Park

Piper ParkMessages : 120
Date d'inscription : 14/04/2020


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MessageSujet: Okay Boomer [PV Altiel]   Okay Boomer [PV Altiel] EmptyLun 8 Juin - 22:37


 ❝Okay Boomer...❞
feat. Altiel.


Quelques jours, plus tôt, j’ai ramassé une nouvelle recrue. Mon nouvel homme de main, et pour des raisons compliquées, le voilà forcé à vivre avec moi.

Lorsqu’il a découvert mon appartement, Altiel semblait nauséeux quant à l’opulence de mon chez-moi. Pourtant, j’ai vu des endroits bien plus arrogants et tape a l’œil, mais il faut croire que les lignes épurées et les couleurs calmes de ma maison ne l’ont pas mis à l’aise... Enfin, je crois. Je lui ai montré sa chambre, a l’opposé à la mienne il est tout au sud et moi tout au nord. Un grand couloir chemine de ma chambre à la sienne. Il semble avoir du mal à croire qu’il peut prendre ses aises dans la mesure ou il vit temporairement chez moi. Mais ça, c’est un problème que j’ai vécu avec toutes mes autres recrues.

Quant à moi.... Comment dire... Je ne supporte pas bien la présence de quelqu’un chez moi. Je n’ai pas vraiment l’habitude, mais Altiel n’est pas le pire locataire... Pas encore. Je ne sais pas de quoi il est capable.

Je le regarde par-dessus mon journal et finis par me lever pour aller chercher mon courrier sur le buffet, mollement avant de revenir m'asseoir sur le sofa en regardant les expéditeurs de chaque lettre. Une enveloppe bleue, cachetée d'un seau de cire blanche m'intrigue. Le nom de Raymond, il est inscrit.

Brisant le sceau comme on briserait un carré de chocolat, je fais raisonner un craquement sourd avant de l'ouvrir et d'en sortir un carton bleu foncé. Au dos, je peux lire :

"Anna et Raymond sont heureux de vous annoncer la naissance de leur fils Edward, 4k500 et qui se porte comme un charme. Nous sommes très heureux et voulons célébrer son arrivée dans ce monde en organisant une réception chez nous. Nous tenons à ce que vous soyez là pour le rencontrer et partager notre joie...

Avec amour,

Anna, Raymond et Edward."

- Oh really...

Je lis et relis le carton en le tournant et le retournant. Un garçon?! Il m'a bassiné avec les projets qu'il aurait pour sa fille et là: c'est un garçon?! Vraiment?! Un autre petit papier est joint à la carte.

" Salut boss,

J'espère que vous allez bien et que ça se passe bien avec le nouveau. Moi, je vais bien. Je suis très heureux et Anna se porte bien, même si elle est très fatiguée. Je sais que j'ai dit que ce serait une fille, mais Anna et moi étions persuadés que ça en serait une. Vous savez, elle a eu une intuition... Mais bon, pour ce que ça vaut...

J'aimerais que vous veniez le voir au moins une fois. Je sais que vous avez peur avec les gosses, mais il est incroyable cet enfant. Et Anna aimerait vous voir. Ce serait l'occasion de faire une pause. Vous pouvez emmener Altiel, je m'en occuperais un peu.

J'espère vous voir.

Ray."

Je fais une moue en constatant que c'est aujourd'hui. Puis je regarde l'heure. Ma tête penche en arrière et je soupire en fermant les yeux, face au plafond.

- Sale gosse, marmonné-je.

Il faut que je me change, que j'aille lui acheter un présent... Qu'Altiel se change aussi. Je relis la carte d'invitation et me redresse.

- Altiel, va te préparer. On sort. Tu conduis. On va chez Raymond, sa femme a accouché et ils font une fête. Aller hop, c'est décidé.

Je disparais dans le couloir et regagne ma chambre pour regarder ce qu'il y a dans mon armoire. J'en sors une une robe écru avec des manches trois-quart, un long V-neck, marqué à la taille par une pliure et à quinze centimètres du bas aussi. Assez simple, mais pas trop. Une paire simple de talons noirs, un chignon bas, tressé, je vérifie que mon odeur est passable... Bien. Je rejoins le salon et me pose sur une console posée près du guéridon sur lequel se trouve le téléphone et croise les jambes en composant le numéro d'une boutique spécialisée dans les fournitures des bébés. Le téléphone sonne trois fois avant que ça ne réponde.

- Oui, bonjour. Je suis sur le point de me rendre à une célébration pour un bébé qui vient de naître. Un garçon, oui. Bleu marine, mais ça peut-être blanc, gris... Enfin, peu importe. J'aimerais... Oui. C'est exactement cela. Je ne suis pas très douée en matière de vêtements... Vous auriez des éléphants ? J'aimerais en avoir deux. Des langes évidemment. Une couverture et une veilleuse... Ceux qui projettent des ombres sur les murs avec une musique... À éléphant si possible. (je regarde ma montre.) Au nom de Park. Une demi-heure. Oui, merci beaucoup. À tout à l'heure.

Après quoi, je téléphone au fleuriste et lui demande de composer un bouquet pour une femme qui vient d'accoucher. Puis je raccroche...

@Eques sur Never-Utopia
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Valet de l'Alliance
Niels Egilson

Niels EgilsonValet de l'AllianceMessages : 65
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MessageSujet: Re: Okay Boomer [PV Altiel]   Okay Boomer [PV Altiel] EmptyVen 12 Juin - 20:46






C
'était... étrange.
Et il n'arrivait pas à mettre le point sur le pourquoi.
Oui, d'accord, habiter avec d'autres personnes ce n'est pas nouveau pour lui, d'abord avec sa mère et sa sœur, puis chez les Grinberg... Ce n'est que dans son logement actuel qu'il a chez madame Lacens qu'il a pu découvrir les joies (et la solitude) de vivre seul.
Et maintenant, il était à nouveau dans une maison beaucoup trop grande et luxueuse pour les besoins d'une seule personne.
Le luxe, il n'y était pas totalement étranger. Il avait tout de même fait parti d'une grande famille Télékyns qui possédaient un foutu manoir et des employés à n'en plus finir. Mais... il n'avait jamais pu s'y habituer. Oui, il s'était habitué à sa situation, ça oui. mais le luxe... il avait toujours préféré, comme dans sa chambre à ce moment-là, un style sobre, strictement fonctionnel, ordinaire. Que la nécessité.

Assis sur le divan, il leva les yeux de son livre qu'il ne lisait plus car perdu dans ses pensées, pour balayer du regard le salon de la maison de Piper.
Elle l'avait réellement surprise lorsqu'il y était entré pour la première fois. C'était la première fois qu'il voyait une architecture comme celle-ci. Trop habitué au style victorien pompeux et lourd, trop décoré, la maison de Piper, grande, épurée, aérienne et minimaliste, avec une décoration authentique mais haut-de-gamme, l'avait déstabilisé. C'était manifestement une esthétique coréenne, tout à l'honneur pour les origines de sa patronne elle-même. Passé un jour ou deux, il s'était habitué et appréciait beaucoup cette ambiance, et la trouvait extrêmement apaisante. Seulement la taille immense de cet endroit lui donnait encore le choc des classes sociales. Encore une fois, il sentait qu'il n'était vraiment pas dans son monde auquel il est habitué. Oh, oui il avait habité dans le manoir des Grinberg, qui débordait de faste, de dorures, de décoration et de tapisseries, de draperies; mais il s'était toujours contenté de sa petite chambre, qui ne contenait que le minimum nécessaire, ce qu'il faut pour vivre... Ici, il avait sa propre chambre, à l'opposé de la maison de celle de Piper.

Il ne l'avait pas encore croisé, mais il savait qu'il avait une chambre près de la sienne. Il se posait bien évidemment des question à son sujet, mais il jugeait que si cette personne était locataire chez Piper, alors c'est qu'elle devait avoir confiance en lui. Par extension, il ne l'inquiétait pas trop. Après tout, cette maison, à cette si grande taille, valait mieux que ses chambres servent plutôt qu'elles ramassent la poussière... Il existait tant de citoyens qui avaient des soucis à se loger...

Sur un autre divan que lui, à l'opposé de la pièce, Piper lisait son journal, comme elle aime bien le faire à tous les matins. Il est important, pour elle et ses activités, de savoir ce qu'il se passe en ville; mine de rien, une simple petite information, comme savoir qu'il y a eu une manifestation par là-bas ou des soucis au casino, ou un vol chez telle autre bonne cliente, font parti des petits détails qui aident à donner un meilleur service à sa clientèle et ses alliés. Ce qui démarque son hôtel de certains autres.

Altiel ramena son regard distraitement à son livre, dont il lut quelques lignes, jusqu'à ce qu'il entende Piper se lever, et ses pas résonner dans le grand espace de la pièce au haut plafond.
Elle marmonna pour elle-même un peu, puis il l'entendit l'interpeler.

- Altiel, va te préparer. On sort. Tu conduis. On va chez Raymond, sa femme a accouché et ils font une fête. Aller hop, c'est décidé.

Oh? Hm...
Eh bien, c'est vrai qu'en y repensant, Raymond était tout près de voir son enfant venir au monde, et que c'est la raison pour laquelle il cherchait vite un remplaçant, lorsqu'il l'avait rencontré... il était donc né, huh...

Un enfant... c'était pour lui quelque chose de si étrange qu'un enfant, il ne savait pas comment agir ou se comporter, comment parler à un enfant, qu'est-ce qu'il faut faire avec... il n'en a jamais vraiemnt côtoyé; en tout cas pas de si près... ça le laissait un peu mal à l'aise, mais il ne pouvait en aucun cas refuser à Raymond et à Piper de venir sous seul prétexte de son inconfort. Non pas qu'il détestât les enfants, loin de la ... ça lui semblait juste... hors de son domaine. Totalement. Un peu trop.

Il vit à peine Piper disparaître dans le couloir; posant son livre avec signet à la page sur la table de salon près de lui, il emboîta le pas à la suite de Piper pour aller se changer lui aussi.
Les seuls vêtements qu'il possédait présentement, c'était presque tous Piper qui les lui avait fourni pour son nouveau travail auprès d'elle. Ouvrant sa garde-robe et ses tiroirs, il prit des vêtements adapté à l'évènement. Des pantalons couleur cognac, un débardeur de coton blanc, une chemise blanche, des bretelles de pantalon noires, et une veste sans manches bleue profond. des chaussettes et des chaussures de cuir noir.
Il glissa sa montre à gousset dans la poche de sa veste, son portefeuille, ses cigarettes et son briquet dans ses poches de pantalon. Vérifiant son ensemble dans le miroir, il passa le peigne dans ses cheveux, les ramenant légèrement vers l'arrière.

Satisfait, il aplatis quelques faux plis dans sa chemise et replaça son col de chemise, dont il laissa les deux boutons du haut défaits.
Puis il s'appliqua un peu d'eau de Cologne dans le cou, avant de repartir rejoindre Piper, qui raccrochait le téléphone.

- Je vais avancer la voiture à l'entrée; devrais-je prendre votre manteau, au cas où nous revenions plus tardivement?

Après quoi il hocha la tête, et sortit en s'assurant qu'il avait tout. Il cala bien sa casquette irlandaise sur sa tête, et alla sortir la voiture du garage.
En s'installant à Quederla, il avait vendu sa propre voiture au marché noir, car elle était identifiée à son ancienne famille; il avait utilisé l'argent pour acheter ce dont il avait eu besoin pour son logement. Depuis, il n'avait plus conduit. Maintenant, c'était celle de Piper qu'il utilisait, pour l'emmener à l'hôtel, à ses rendez-vous, chez elle... Comme aujourd'hui.

Il aimait beaucoup les voitures. Ce genre de machine qui démontrait les merveilles technologiques du monde moderne, ses lignes esthétiques, d'une façon, il pourrait presque leur prêter une conscience, de la façon comment elles se comportaient, ronronnaient, répondaient à chacun des tours de volant. Appréciant la vibration enveloppante du véhicule qu'il avait affectueusement surnommé Bertha, il roula hors du garage, descendit aller fermer la large porte, puis revint et fit rouler la voiture jusque devant l'entrée, prête pour Piper.

Lorsqu'elle fut entrée, il lui jeta un regard en coin, l'instant de lui demander;

- Où allons-nous, Miss?

Puis il enclencha la marche avant, et ils quittèrent le domaine.
Ils s'arrêtèrent en premier à la boutique d'articles pour enfants, où ils purent prendre directement le paquet cadeau déjà préparé et emballé. Puis chez le fleuriste, qui leur donna le magnifique bouquet tout frais en main propres.
Altiel demanda poliment à Piper si elle voulait le tenir pendant le reste du chemin (il ne voudrait pas qu'il s'abîme sur la banquette arrière).

Ils roulèrent ensuite directement vers chez Raymond;
Se stationnant directement dans la rue, au bord du trottoir, ils sortirent avec chacuns leurs paquet dans les bras. D'ici, on pouvait déjà entendre des sons de discussions animées, des couleurs décoratives accrochées un peu partout, une bonne odeur de nourriture leur parvenant aux narines.

En sonnant à la porte, ils n'eurent pas à patienter trop longtemps, que la porte s'ouvrit sur un homme plus classe que nature, un peu échevelé et cerné, mais proprement habillé et heureux, qui ouvrit grand les yeux en souriant jusqu'aux oreilles en les voyant.

- BOSS... Vous êtes là! Et Altiel... Content que vous ayez pu venir, entrez entrez... Anne est en train de s'énerver contre les morveux qui courent partout... Hm; mouais laissez-moi-ça, je vais vous débarrasser; dit-il en tentant un sourire correctement convaincant tout en prenant les fleurs et le paquet de leurs mains sans attendre leur réponses. Merci beaucoup, euh vous pouvez aller dans le jardin rejoindre les autres, je vous rejoint... Puis sans même qu'ils aie eu le temps de lui adresser la moindre parole, il disparut de leur champ de vision.

Encore surpris un instant de voir Raymond aussi perdu et mort de fatigue, Altiel ne l'avait croisé qu'une seule fois; celui où il l'avait référé à Piper pour le travail.
être ici lui faisait tout drôle. Une ambiance de maisonnée familiale, heureuse et à l'ambiance aussi positive, ce n'était vraiment pas habituel pour lui. le genre de vie que tous s'imaginent quand ils rêvent à leur avenir. Irréel.
Ils se dirigèrent donc vers l'arrière de la maison, où il ressortirent au grand soleil. Leur jardin, débordant de verdure et de fleurs, était magnifique et accueillant. Déjà, quelques personnes étaient présentes, adultes comme enfants, amis et famille, certainement. Ne connaissant personne, Altiel resta debout sur le balcon, ne se sentant pas encore à l'aise de se mêler ou s'introduire ''comme ça'' de façon impromptue aux autres invîtés.


(c) L Y S / L A E / M A T E N A



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Piper Park

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MessageSujet: Re: Okay Boomer [PV Altiel]   Okay Boomer [PV Altiel] EmptyDim 14 Juin - 0:43


 ❝Okay Boomer...❞
feat. Altiel.



J'opine du chef et le laisse aller chercher la voiture. Lorsque je rentre, il me demande où on va et je lui tend une carte de visite.

Nous faisons un arrêt à la boutique pour bébés et récupérons un paquet cadeau emballé comme un œuf de Pâques. Puis chez le fleuriste. Là, Altiel me propose de tenir les fleurs pour pas qu'elle ne s'écrasent à l'arrière. Je les prends sur mes genoux sans rien dire. Arrivés chez Raymond, je flaire tout. Les grillades, les odeurs, j'entends les cris des enfants, les femmes parler, glousser. Je ferme les yeux et soupire : j'avais oublié...

Faites que je puisse être normale pour un moment...

En temps normal, je suis au service des gens ou je suis au-dessus d'eux. Mais parler avec d'autres personnes de manière familière, ça n'est pas mon fort. Sauf avec Raymond, ma mère, mes amis... Les gens de qui je suis proche de quoi. Les autres... J'ai du mal.

J'examine les guirlandes bleues et blanches, les rubans ... Les lumières...

- Un vrai sapin de Noël, dis-je alors qu'Altiel sonne.

La porte s'ouvre. Et Altiel et moi restons figées à examiner Raymond et son grand sourire niais... Et les valises sous ses yeux.

- BOSS... Vous êtes là ! Et Altiel... Content que vous ayez pu venir, entrez entrez... Anne est en train de s'énerver contre les morveux qui courent partout... Hm ; mouais laissez moi ça, je vais vous débarrasser; Merci beaucoup, euh vous pouvez aller dans le jardin rejoindre les autres, je vous rejoins..

Des rires éclatent en arrière de lui. Des enfants jouent. Les voix basses des hommes, les cris stridents des femmes. Oh non... Je regrette déjà le calme de mon salon. Ne comptez pas me voir manger : je ne sais pas quel enfant a touché a la nourriture et si les enfants en question se sont lavés les mains après être allés aux toilettes ou après s’être curé le nez.

En tout cas.... Le jour où j'aurais un bébé... Je n'organiserais pas ce genre de fête. Je resterais au calme, moi, mon bébé et mon époux. Ou juste moi et le bébé... J'ignore qui sera ma moitié et je doute qu'un jour, j'en trouve une, ce qui me laisse présager qu'il n'y aura pas de bébé et que je devrais adopter. Déprimant.

Altiel et moi allons à l'arrière de la maison. Sur notre passage, je salue de la tête les gens. Les femmes ... Les hommes qui ne me répondent pas vraiment. Peut-être parce que je suis la seule bridée... Ou que ma robe est bien trop habillée.

Une fois dehors, Altiel et moi ne savons plus quoi faire. Un peu les bras ballants. Je sens que si je reste inactive, il le restera aussi par mimétisme. Je ne tiens pas à ce qu'il gâche son temps à ne rien faire avec moi. Il devrait se frayer son chemin et s'amuser. Apprendre a interagir avec les autres et découvrir ce qu’il aime ou n’aime pas... Se rendre compte qu’il y a des gens différents des Grinberg... Avec qui il peut avoir du bon temps.

- Bien, fais-je en me tournant vers lui et en lui ôtant sa casquette. Je ne veux pas que tu restes dans mes pattes : amuse-toi. Fais-toi des connaissances. (je garde son couvre-chef entre mes mains.)La plupart des gens qui sont là sont des contacts qu'il s'est fait avant qu'ils ne deviennent amis et rebelote. Amuse-toi, répété-je en lui pinçant un sourire. Je vais t'aider un peu, va.

Je glisse ma main dans sa poche et cherche sa boite à cigarette, l'air de rien.

- Ne sois pas si surpris, je te prie. Tu es mon homme de main et je suis ta boss. Tu es sensé être une des personnes les plus proches de moi. Te faire les poches: c'est que des préliminaires, plaisanté-je le visage indifférent.

Je sors une cigarette de la boîte que je remets à sa place et lui montre la cigarette en haussant les sourcils. Puis soudain je reprends mon sérieux toujours en lui parlant à voix basse.

- Au fait... Je t'avais dit de réduire ta consommation, non ? J’ai compté dix cigarettes : c'est un peu ambitieux pour quelqu'un qui est sensé stopper le tabac. Attention à ce que je ne te sèvre pas moi-même.

Je tourne la tête vers les autres. Petit à petit, je constate que les hommes se sont regroupés dans une espèce de pièce recluse... Un recoin, comme un boudoir avec une table haute et ronde, autour de laquelle où pourrait jouer aux cartes debout...

Raymond investit vraiment dans des choses étranges. J'espère simplement que sa femme aussi à une pièce à elle. Je regarde son repère de mecs et soupire avant de pousser Altiel vers l'intérieur. Je me dirige vers eux et perce le petit groupe avant de faiblement brandir ma clope pour demander du feu.

Je sais que mon homme de main a du feu. Mais il faut que je me fasse une place pour qu’ensuite, il prenne cette place. Un type sort son briquet alors que tout le monde s'est tu. Je me penche pour allumer la cigarette et le remercie avant de souffler en l'air.

- Ça ne vous dérange pas que je reste à papoter avec vous ?

Ils se regardent l'air de se demander quoi faire. Je les juge du haut de mes talons.

- De quoi parliez-vous ?

- De rien de bien intéressant, madame.... ?

- Park. Un truc d'homme, c'est ça ?

- Oui.

Tous sont soulagés que je puisse comprendre où ils veulent en venir. Soit ils me prennent pour une cruche, soit ils sont incroyablement cons.

- Évidemment... Les femmes ne peuvent pas comprendre les trucs d'hommes. Hm... C'est vrai que notre domaine, c'est plus la maison... Les gosses. Et vous... Ce sont les trucs super intéressants, dis-je en faisant mine d'avoir le regard perdu dans le vide. Quel dommage... Je trouve ça bien injuste.

Le malaise est palpable.

- Moi aussi, je gère mes cuisines et tout le reste, dis-je avec un sourire niais.

- Vos cuisines ? Vous avez plusieurs maisons madame Park? me demande-t-on en pensant que je passe à autre chose.

Ils sont presque en train de se moquer. Comme si j'étais une petite impertinente, folle, dévergondée... Dans un bel emballage.

- "Maison" je ne sais pas. Mais j'ai plusieurs "hôtels" à travers le monde. Je gère ces hôtels, leurs cuisines. J'organise de A à Z ce qu'y s'y passe, sans compter l'aspect commercial, les affaires... Et j'en passe. Mais vous connaissez tous ça mieux que moi, n'est-ce pas ? Bien, sur ce, je vais retourner faire mes trucs de fille, dis-je avec un sourire de bonne femme.

Je rejoins Altiel et lui tend la cigarette.

- Une cigarette peut engager n'importe quelle conversation. N'oublie jamais ça. Je te laisse... Je crois qu’ils ont beaucoup de choses à dire.

J'ai donné du vent au moulin, de quoi parler. Relancer la parlote ou l'attiser. Cela m'est égal que l'on puisse parler dans mon dos. Je me dirige vers le salon, le chapeau irlandais d'Altiel en main et regarde les gens mener leur petite vie. Raymond arrive les mains vides cette fois, un lange sur l'épaule.

- Vous avez rien prit à boire ? (il me fait signe de lui donner le chapeau.)

- Est-ce que tu as quelque chose qui ne sois pas à base de bave de bébé, de morve d'enfant ou du lait de bébé ?

Il fait une moue l'air de me dire " Boss, vous exagérez".

- Excuse-moi, je ne supporte pas le... "Bruit"...

- Je sais que vous n'appréciez pas les enfants... Enfin, "certains" enfants. Mais le mien... Vous allez l'aimer.

- T'en sais rien. (il me fait un clin d'œil.) Si je ne l'aime pas, je lui dirai Ray. Tu sais que je suis franche envers tout le monde. J'ai laissé Altiel avec le club de testostérone... T'étais vraiment obligé d'investir dans un coin "mec"?

- Anna a toute la maison. Je pouvais bien avoir un endroit à moi..... Technique basique d'ouverture sociale ? me demande-t-il.

J'opine du chef. Raymond comprend tout de suite et rejoint les autres. Pour ma part, je reste seule et regarde tout autours de moi avant d'aller dans la cuisine chercher de quoi boire. Les bouteilles placées là et les verres aussi. C'est presque une demande formulée : "buvez-moi".
Je me sers un alcool de rose et ressors en buvant avant de me faire rentrer dedans par un petit garçon. Son visage en plein dans ma robe...

Mon alcool de rose lui tombe un peu sur la tête. Il recule et se frotte la tête en me regardant comme si c'était de ma faute.

- Sois béni mon fils.

Une femme le rattrape en lui reprochant de ne pas faire attention, qu'il ne doit pas courir dans la maison des gens et qui lui demande de s'excuser. Elle lui dit qu'il sera pendu par les doigts de pied si elle le reprend à courir partout. Sa maman en d'autres termes.

- Je suis affreusement désolée, dit-elle avec un certain accent peu naturel. Il est tellement excité... Je suis Deborah Rosewood.

- Je m'appelle Piper Park, sourié-je.

Ses yeux ne peuvent pas quitter les miens.

- J-je suis encore désolée pour votre robe... ( J'abaisse la main en l'air pour lui dire que ce n'est rien.) Elle est pas mal... Où...?

- Une petite boutique sur Cavendish.

Elle pince un sourire complice. C'est une femme au visage joyeux, harmonieux. On voit qu'elle a bon fond et par-dessus ses odeurs d'enfant, je sens une délicate note de jasmin. Son ruban est délicatement noué autour de sa queue-de-cheval... Elle vient d'une bonne famille. Pas riche, mais bonne famille.

Alors que les premières notes enroulées de musique se font entendre dans le gramophone, son regard s'attarde vers le groupe d'hommes. Et surtout un en particulier. Un brun. J'en conclus que c'est son époux.

- Je me demande de quoi ils parlent... Vous étiez venue avec votre époux non ? Où est-il ?

Je la regarde l'air neutre, mais déconcertée en dedans. Que répondre à ça ? Je vide mon verre d'une traite et hausse les sourcils avant d'indiquer Altiel.

- C'est celui-là.

- Le blond ? Oh... ! Il est charmant. (Elle lui fait des signes un peu minaudant.)

Et voilà qu'une autre femme s'avance vers nous, curieuse. Elle me regarde de haut en bas et je lui rend la pareille.

- Qu'est-ce que vous r'gardez comme ça ?

- Rien. Madame me montrait son homme.

- C'est lequel ?

- Le blondinet là...

Je le regarde radoter entre elles et soudain, je me demande si le mariage ou le fait d'être en couple est une vraiment une bénédiction.

Parfois quand les gens réagissent comme ça, j'ai l'impression qu'ils en ont marre de voir la face de leur conjoint et qu'ils veulent voir la gueule des conjoints des autres pour se divertir... C'est peut-être comme ça que l'adultère est né au final ?

De trois, nous passons à quatre puis cinq. Quatre oies qui parlent et gloussent sur votre homme DE MAIN. Vous savez combien c'est drôle est ennuyant à la fois?

- C'est pour quand le mariage? me demande une jeune femme. Vous n'êtes ni fiancés ni mariée, j'l'ai bien vu: vous ne portez aucune alliance.

ENNUYANT.
Je regarde mes mains et fais une moue.

- Faut pas tarder à le capturer et à faire des petits.

- Altiel et moi... On est pas trop dans cette optique-là.

- Vraiment ? Oh, mais quel gaspillage, faites vite très chère, le temps de dire ouf et on a déjà les rides et les cheveux blancs qui apparaissent. Je ne connais pas votre âge, mais il faudrait éviter de finir vieille fille hihihi!

ENNUYANT... Et offensant. What a nosy woman!

- J'ai 27 ans, fais-je en fixant le groupe d'homme.

- Attendez, je vais vous donner les meilleurs trucs pour que votre homme, là-bas, mette le genou à terre pour vous très chère... Huhuhu vous verrez vous l'aurez dans votre poche en un rien de temps !

ENNUYANT.

- Oh, mais je lui ai déjà fait mettre un genou à terre. Même les deux, dis-je les sourcils inclinés.

- Eh bien... Où est la bague?!

- Ce n'est pas une bague que nous avons. C'est un contrat.

- Oh, je vois... Vous êtes l'un de ces couples avant-gardistes... Mais vous l'avez attrapé comment au juste ? Ça court pas les rues les lapins dans son genre!

ENNUYANT.

"Lapin"? Alors je ne suis pas la seule à penser qu'il s'agit d'un lapin ? Hm... Il faudrait qu'elles le voient en plein crise de folie. Elles ne le trouveraient pas si séduisant. Je pose mon verre et les regarde toutes.

- À vrai dire... C'est Raymond qui me l'a dégotté. (elles semblent choquées.) Raymond est mon homme de main, mais à cause du bébé... Je cherchais un nouvel homme de main pour le remplacer et il m'a amené Altiel. Altiel est donc devenu mon nouvel homme de main. Le lapin avait besoin d'une cage et je lui en ai donné une.

Elles ne disent rien lors d'un instant. Peut-être parce qu'à 27 ans, je n'ai toujours personne. Peut-être parce que ça ne fait pas de sens à leurs yeux. Peut-être, peut-être...

- Mais vous travaillez dans quoi pour avoir besoin d'un homme de main ?

Là, c'est la question qui fait mal. Dès que j'aurais dévoilé mon identité, certaines me mépriserons, d'autres me regarderont différemment.

- Vous voyez le très grand hôtel de la capitale? Je travaille là-dedans.

Je pince un fin sourire, un peu désolé pour rien. Et m'incline légèrement et tourne mes talons en les laissant là pour flâner seule dans le reste du rez-de-chaussée, au rythme de la musique.

DRÔLE.

Parfois ça me donne l'impression d'être une bête de foire. Un monstre. Je me demande si le moment où Raymond coupera le gâteau approche. Je commence à tourner en rond...

- Vous êtes là !

Je sursaute et me retrouve face à Anna. Elle est resplendissante pour une femme qui vient de pondre un petit humain. Elle a l'air très pure dans sa robe ample et blanche, ses joues roses et ses cheveux arrangés en bohème.

- Félicitation pour votre bébé...Edward, c'est ça?

Elle opine du chef. Je vois de la fierté sur son visage.

Anna est une cliente qui fréquentait souvent l'hôtel... Puis un jour elle a vu Raymond. À cette époque, Ray pensait qu'il finirait seul. Parce qu'il n'arrivait pas à tenir une relation plus de trois mois. Donc il n'en voulait plus vraiment. C'était sans compter sur la ténacité d'Anna... Raymond appréciait qu'une fille comme Anna puisse le mener à la baguette sans jamais être déçu et Anna appréciait la simplicité du cœur de Ray. J'avoue que leur histoire m'a touché au point que je jalouse mon propre homme de main le temps d'une journée.

- Il est où d'ailleurs ? Ray n'arrête pas de me dire qu'il est particulier. J'imagine que tous les parents disent ça de leurs enfants, alors...

- Edward est à l'étage. Je ne voulais pas qu'il baigne dans ce bruit, dit-elle l'air sceptique. Mais... C'est vraiment un bébé particulier... Venez.

Je plisse les yeux, mystifiée et m'exécute suivies de petites filles - que je n'ai pas pris la peine de remarquer plus que ça. Nous arrivons dans la chambre de Ray et je peux voir un petit berceau blanc à bascule. Dedans, un bébé, semblable à un asticot faisant à peine la taille de mon bras, couine. Il a les yeux boursouflés, les joues rouge et les sourcils froncés comme s'il était énervé et des toutes petites, petites mains...

- Il a les mêmes yeux que toi, dit une des petites filles en le regardant.

- C'est faux, dis-je.

- Mais si! Il a les yeux comme ça et toit aussi, fait-elle en bridant ses propres yeux.

- J'ai jamais entendu quelqu'un dire autant de bêtises que toi dans les dernières secondes.

Anna rit. Et je ris avec elle. Soudain ; elle attrape la chose et me la tend. Mon visage se décompose.

- Quoi? Non ! Non, non, non! Arrêtez...!

Elle ne dit rien et l'approche de moi si bien que j'ai peur qu'elle le lâche et que le machin se fasse mal ou ne meurt. Donc je l'attrape. La chose couine. La chose fait du bruit : je n'aime pas ça.
Les petites filles me regardent faire, je n'aime pas ça non plus.

- Il pleure. I-il pleure : je suis sensée faire quoi ?

- Posez le doucement contre vous... Comme ça, fait-elle en plaçant sa tête sur mon V neck, contre mon coeur. Voilà... Regardez... Il se calme.

Machin se calme. En effet. C'est très bizarre comme sensation. Il respire contre moi ... Cette toute petite chose appelée Edward.

- Il est contre ma peau...

- C'est pas grave...

Elle place un lange sur mon épaule et sourit.

- Vous avez l'air de vous entendre, claironne-t-elle. Je sais que le bruit vous dérange... Vous n'avez qu'à rester là. S'il pleure, faites moi appeler, dit-elle en se référant aux petites filles qui regardent le bébé avec envie.

À leur manière de regarder, on dirait presque qu'Edward est une pâtisserie. Terrifiant.

Soudain, je comprends pourquoi Raymond disait que ce bébé était magique... Il vous replonge dans vos souvenirs les plus lointains et vous détend comme si rien n'était vraiment grave dans ce monde... Des souvenirs dont vous ne vous rappeliez pas. Ceux où vous n'étiez encore qu'un enfant. Je revois mon père s'amuser avec moi... J'arrive à me souvenir qu'un jour j'étais aussi minuscule que ça. Et que maintenant, je suis... Une lionne. Je me demande ce qu'il sera, lui... Est-ce qu'il sera obligé de se battre pour une faction ? Est-ce qu'il sera libre ? Est-ce qu'on est vraiment libre ici à Quederla...?

Les petites bécasses autour de moi parlent et parlent, elles se disent des trucs, et se battent pour avoir raison... Si bien que je sens Edward s'agacer. Et moi aussi.

- Moi, je me demande comment on fait les bébés...

OH. Quel miracle arrivant à point nommé.

Comment se débarrasser d'enfants : leçon 1.
Observez.

- Ah oui ? fais-je faussement intéressée les yeux rivés sur Edward.

- Maman dit que c'est une cigogne qui les apporte, mais que la recette, elles ne peuvent pas le dire. C'est secret.

- ... Ta maman ment comme une arracheuse de dents, dis-je en la fixant. Et c'est mal de mentir.

- Tu sais toi peut-être ? me demande-t-elle l'air de m'en vouloir d'avoir traité sa maman de menteuse.

- ... Non. Je ne sais pas. Mais je connais quelqu'un qui sait.

Je souris intérieurement.

- Qui??! demandent-elles toutes.

- Shhhh!.. Qui se souvient du monsieur avec qui je suis arrivée ? ( Il n'y en a qu'une qui lève la main.) Okay. Ce type, il sait comment on fait les bébés. Il a la recette : il peut vous l'expliquer. En vrai, c'est un expert. Il sait plein de choses sur presque tout.

- Il sait ce que c'est "l'huile-de-coude"?

- Oui, répondé-je en m'empêchant de rire.

- Il connaît la maladie de ma maman ? Elle reste dans sa chambre parfois et elle veut voir personne parce qu'elle à mal et qu'elle est énervée...

J'ai un long temps d'hésitation et réponds :

- ... Oui. Si tu lui en parles, je suis sûre qu'il va pouvoir te répondre. Il est très doué et très malin. Mais attention, s'il ne répond pas parfois, c'est qu'il est très fatigué. Il faut lui redonner de quoi se revitaliser.

- Des câlin et des bisous ! Papa dit que c'est ce qu'il préfère le plus.

J'allais dire qu'il faudrait lui trouver un verre et de la nourriture, mais pourquoi pas. Des câlins et des bisous... Pauvre Altiel.

- ... Oui. Exactement. Des câlins et des bisous. Il va sûrement résister et crier... S'il se met à pleurer dites lui que je suis là-haut. Aller : zou.

Je le regarde partir naïvement et enfin... Je suis seule avec Edward. Il soupire d'aise du fond de ses petits poumons.

- Je t'apprendrais à faire ça un jour. C'est assez simple, tu verras.
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Niels Egilson

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MessageSujet: Re: Okay Boomer [PV Altiel]   Okay Boomer [PV Altiel] EmptyMar 16 Juin - 20:29






L
''Je vais t'aider un peu''... étaient ses mots. Sérieusement...

- Au fait... Je t'avais dit de réduire ta consommation, non ? J’ai compté dix cigarettes : c'est un peu ambitieux pour quelqu'un qui est sensé stopper le tabac. Attention à ce que je ne te sèvre pas moi-même.

- Mouais, je sens que ça me démange, justement... Répliqua-t-il avec un regard en coin et un discret sourire narquois.

Il regarda ensuite Piper mener son petit manège démonstratif; et, de surcoît, le traitait presque d'enfant en lui montrant comment socialiser. Il soupira.
Hm... C'est vrai que jusqu'à maintenant, ses relations, il les créait par nécessité, et pas par.... ''loisir''...
C'est facile d'aborder des sujets quand ce qui te réunit avec l'autre, ce sont... le travail, la mission, ton millieu de vie...
Parler juste pour parler, ça lui semble si... futile, superficiel... comme essayer de se construire une identité de surface juste pour plaire à autrui. Inutile.

En écoutant Piper à distance, il dut se retenir de se mettre la main au front.
Mais pas seulement à cause de Piper qui faisait sa revendicatrice. Eux, ces hommes, aussi, avec leur esprit fermé.
Altiel avait été élevé par sa mère. Et il avait vu ce dont Piper était capable.
Ressentant le malaise jusqu'ici, Il eut encore moins envie de se joindre à eux.

Elle revint, l'air plus que satisfaite de son effet, et lui remit sa cigarette en l'encourageant derechef à sauter à pieds joint dans l'atmosphère surchauffée qu'elle avait laissée derrière elle.

Il dût prendre une bonne bouffée de nicotine, avant de s'approcher directement du groupe. Il n'avait pas de talent pour s'approcher ''l'air de rien''.
Se joindre à eux ''pour un objectif précis'' lui seyait mieux.
En leur faisant un salut par un hochement de tête accompagné d'un ''Hm'' Poli, il murmura:
« 'permettez... » puis tapota sa cigarette au-dessus du cendrier.

Puis, en empruntant un chemin avec lequel il se sentait à l'aise, décida d'entrer en mode ''affaires''.
Il se remit la cigarette entre les lèvres nonchalament.
Il tendit la main au premier homme à sa gauche, puis aux suivants autour de la table.

- Je crois que nous ne nous étions pas croisés; Je suis Altiel Selmine. Remplaçant de Raymond. Enchanté.
Il avait parlé avec la bouche entrouverte d'un côté, le coin des lèvres pinçant toujours le petit rouleau de papier.

Ils se présentent tous en retour en lui serrant la main. 3 hommes. John, Richard, et Alan.

Il y en a un qui le désigne du menton, les yeux plissés, en écoutant une bouffée de son cigare cubain.

Richard - T'es venu avec elle?

- En effet...

Richard - Elle a tout un sale caractère dis donc...

- Hm... Elle a ses opinions...

John - C'est comme ça que tu aimes tes femmes? Ahahah

- ... Mieux qu'être pris avec une pimbèche.

Ce à quoi suivent des exclamations. Alan pointe John du doigt en riant, qui a l'air insulté.
Oh? Il s'en tire pas trop mal, peut-être?

John - Moi au moins elle est douce ma femme! T'avise pas de refaire un commentaire comme celui-là, le blanc-bec! Il menace, mais Altiel lit dans son regard qu'il a l'air de blaguer, qu'en défendant sa femme, il protège au passage sa propre dignité.

Il hausse les épaules en ouvrant la main qui tiens maintenant sa cigarette.
- Je ne sais même pas qui est votre femme...

John - M'ouais... m'enfin...
(soupir) Alors c'est ta femme c'est ça?

- Hm? ...non. Pas du tout. C'est ma patronne.


Sur quoi Raymond les rejoint, l'air de rien, et salua Altiel au passage.
Ray - Salut! Alors, tu fais connaissance, le ptit nouveau? Comment ça va avec Boss?

- Ça va... d'une certaine façon...

Alan, le pointant du doigt, s'exclame:
- Oh tu serais pas ce remplaçant dont Ray nous a parlé? C'est toi?

- Hm... Possible

Alan - Parce que si c'est le cas, sérieusement, mec, comment tu fais pour travailler pour elle? On en a entendu, des vertes et des pas mûres de la part de Raymond, pendant qu'il travaillait pour elle!

Ray - Ahah! C'est vrai qu'elle est un vrai bourreau de travail, surveille tes arrières, Altiel! Faudrait pas finir taillé en petits morceaux!

Les autres rigolent.

Altiel haussa un sourcil.
- ... Pourquoi?

Alan - Bah c'est une femme, et avec un tempérament comme ça elle doit sûrement te bosser, ça doit te niquer la masculinité non?

Une certaine froideur monta dans le regard d'Altiel.
- ... Je ne vois pas en quoi.

Alan - Bah je sais pas, Une femme au pouvoir ça doit te donner l'impression d'être ''moins bien qu'elle'', et t'as pas peur qu'elle fiche toute l'entreprise en l'air? On le sais, les femmes, c'est émotif, ahahah un claquement de doigt et elles se transforment en furies cracheuses de feu qui pourraient déclarer des guerres au premier venu! Ahahah! Cela généra l'hilarité générale pour les trois hommes.

Altiel les interrompit.
- Ouh! Terrible... répondit-il sarcastiquement. Puis, avec une voix très calme; Voulez-vous... dites-moi combien de guerres... ont été démarrées par des femmes, à travers l'histoire?

Alan - Euhh....

- Et combien de guerres ont été déclarées par des hommes pour des terres, des religions, des... FEMMES?
Silence général.

En le regardant fixement dans le silence qui s'alourdit, Altiel écrase sa cigarette dans le cendrier au centre de la table.
- Voilà.

Richard toussa, puis tenta une relancée. - Mais... c'est parce qu'elles ont toujours fait des trucs de femme, tu sais, s'occuper de la maison, des enfants... pendant que l'homme bah il travaillait et allait à la guerre, ça a toujours été comme ça, chacun son rôle, pour que l'harmonie règne dans la famille! Si les rôles commencent à s'échanger il arrive quoi? elles nous prennent nos emplois, et nous on se retrouve avec quoi? On va quand même pas aller faire le ménage et jouer à la nounou!

John - Oui, c'est vrai, ou bien elle doit certainement cacher des couilles quelque part sous cette jolie petite robe, qui sait, sinon comment ferait-elle pour mener son affaire, son énorme entreprise à elle seule?

Alan - Ah, bah y'avait Raymond avant pour l'aider, on dit que derrière chaque grand homme il y a une femme, bah là c'est l'inverse ahahah!

Ray - Dis, Altiel, Piper elle t'as parlé de son père?


- Non, pas encore... ?

En se retournant pour prendre un pichet et des verres, ils servit de la bière froide à la ronde, avant de pursuivre;

Ray - Hm... Je comprends qu'elle ne t'en ait pas touché un mot... c'est que tu vois, c'est pas très reluisant... si tu savait les choses horribles qu'il a fait...

Altiel haussa un sourcil en buvant une gorgée, incertain... Pas que ça lui fasse quoi que ce soit, lui-même pouvant se mettre dans ce même panier, mais... où voulait-il en venir?
- ...

John - Oh oui, et il paraît qu'elle est comme son père non? Vite comme ça tu la regarde et elle aurait un beau petit cul à ramener au lit, mais après quand tu sais... tu te demande pas pourquoi elle est encore célibataire... Ou peut-être qu'elle veut pas partager son empire?

Alan, s'écartant de la table, se mit à illustrer - Ahahah! J'ai hâte de voir le premier homme qui se l'essaiera ressortir de sa belle chambre d'hôtel en courant parce que c'est lui qui s'est fait enculer par sa b...
Il ne put finir sa tirade, interrompu par le bruit résonant du verre qu'Altiel venait de cogner lourdement contre la table, et serrait à en avoir les jointures qui blanchissent.
Il respira très profondément un bon coup, avant de lever des yeux tranchants comme des lames vers Alan. Puis il balaya l'assistance du regard. Il n'était vraiment pas d'humeur à rigoler.

Il se souvint des mots de Piper. Il devait éviter les accès de violence.
Il inspira un bon coup.

-... Veuillez m'excuser messieurs... commença-t-il en fronçant les sourcils et en appuyant sur chaque mot. Par égard pour l'évènement du jour, je vous demanderais... d'éviter tout comportement désobligeant envers ma patronne, en qui j'ai toute confiance et respect. Si jamais... l'un de vous tenait à maintenir un tel langage autour de moi, je me verrai dans l'obligeance de... vous... le... faire... regretter.
Sur chacun des derniers mots, il avait fait un contact visuel direct avec chaque homme autour de la table.
Puis il se tourna vers Raymond;

-... J'ignore comment vous travailliez ensemble vous et Miss Park auparavant, mais mon service auprès d'elle est crucial et ce que je viens de dire à ces bouffons ne vous exclut pas, peu importe combien vous tenez à elle ou elle à vous. Il s'approcha de lui et fronça les sourcils de plus belle. ...C'est comme ça que je fonctionne.

Mais en tant qu'homme de main, il ne pouvait absolument pas accepter ce genre de comportement ou de paroles envers elle.
Rien qui ne mérite qu'il fasse l'effort de s'entendre avec eux.
Raymond était resté un moment de marbre, à le toiser à égale intensité.
... Avant d'exploser de rire.

toujours en position mais une lueur d'incompréhension dans le regard, Altiel haussa un sourcil.

Ray - OK, c'est bon le jeune, je te l'accorde, t'as les couilles.
Puis il se retourna vers les autres;
- Et vous, vous avez vraiment dépassés les bornes. Surtout toi. dit-il en pointant Alan, qui haussa les épaules en levant les mains en signe d'impuissance. Écoutez-moi bien. Si j'ai une maison, une femme et un enfant aujourd'hui, c'est grâce à boss. Si vous voulez continuer cette conversation je vous jette dehors en vous mettant mon pied au cul!
Puis, revenant à Altiel qui s'était reculé, il lui donna une tape sur l'épaule avec un regard satisfait.

... Est-ce qu'il s'était fait avoir? ... sérieusement...
découragé, il sentait qu'il n'aurait pas les nerfs de poursuivre quelconque conversation avec eux. Aussi s'excusa-t-il en quittant la table, et s'assied dans les marches du perron qui menait au jardin. S'éloigner lui fit du bien.

Malheureusement, cela ne dura pas longtemps. Sortant de la porte derrière lui, une troupe d'enfants de différents âges un peu trop énergiques à son goût faillirent lui rentrer dedans;

- Oh, désolée monsieur! OH! Je crois qu'on l'a trouvé!

- ...Pardon? répliqua-t-il en se retournant, un coude sur le genou.

- Oui, la dame à l'étage nous a dit que vous saviez tout!

-... Ah bon? La dame à l'étage? Ne connaissant personne d'autre, il se dit que ce devait être Piper...
Décidément, elle aimait bien lui en faire voir de toutes les couleurs... Ou peut-être qu'elle était simplement occupée et ne pouvait répondre?

- Dites, monsieur, comment on fait les bébés?

....LES BÉBÉS??
là, comme ça? Direct?
Plus que surpris, il resta un instant interdit pendant que leurs petits visages tournés vers lui le regardaient, pas du tout gênés de leur question.

- Euh...

- OH! Pourquoi ma maman elle est méchante quand elle est malade?

- C'est quoi de l'huile de coude?

- Oh! Oh! Moi j'ai une question! C'est vrai que les dames rousses c'est les plus gentilles?
- Pourquoi ma maman m'oblige à manger des brocolis?
- Où va la lune et le soleil quand ils se cachent derrière l'horizon?
- Pourquoi mon grand-frère il cache des images de dames toutes nues sous son matelas?
- Comment les personnes réussissent à rentrer dans le téléphone pour parler avec mes parents?
- À quel âge on a la barbe qui pousse?


Rapidement submergé, avec aucun délais pour répondre ou réfléchir, Altiel perdit trop rapidement le fil.

- Pourquoi tu veux pas répondre?

- Euh... je...

- Ça va? T'es malade?

- Non...

- ???

- Hm... je...

-Je vais t'aider!!

- Quoi?


Elle s'approcha en tendant les bras, qu'Altiel arrêta en tendant une main.
Rapidement, un deuxième enfant s'approcha pareillement, et sa deuxième main se leva pareillement.
Dans son dos, il sentit un petit corps se coller au sien, et deux petits bras comme des tentacules venir se refermer sur sa taille. Puis un autre, sur une jambe. Ses deux bras se virent submergés aussi. Il essaya de se déprendre, sans succès. Ces sangsues avaient refermées leurs piège.

- Hmmmph! s'exclama-t-il, le visage envahis par une vague de cheveux.

Il tenta de s'extirper, rassembla ses forces pour essayer de se relever, et en titubant, il eut presque l'impression d'essayer de sortir de sables mouvants.... sauf que le sable suivit. Il fit quelques pas lourds en s'éloignant des marches vers le jardin.
Envahis de rires qui résonnaient de plus en plus forts, chaque partie de son corps retenu prisonnier alourdi et empêtré dans des bras, des jambes, d'enfants qui riaient de plus belle.

- Mais... lâchez-moi!!

- Nooooonnn!!! ahahahahah! Allez, cheval!! youhoouu!!

Puis, se prenant les pieds sur quelque chose, il se sentit emporté par la gravité.
Non!!!! Les enfants!
faisant un effort désespéré pour se retourner et amortir sa chute, Altiel dégagea un bras, et réussit à poser sa paume au sol pour amortir le choc avant de se retrouver étendu de tout son long.
Aussi rapidement qu'ils l'avait envahis, la horde d'enfants gloussant et ricanant se détachèrent de lui et le laissèrent là, partant à courir un peu plus loin, ayant oubliés pourquoi ils étaient sortis en premier lieu.

Il resta couché un instant là, reprenant son souffle et recouvrant sa patience. Il put aussi entendre des adultes se moquer de lui, un peu plus loin.
Il soupira, découragé, et se rassied, levant un genou et s'y accoudant.

Là, à la fenêtre de l'étage, dans la maison... Piper, qui le regardait, un sourire étirant ses lèvres.

- Hmmm...

Retenant un râle, il se releva, s'épousseta des brins d'herbe qui le couvraient, jeta un coup d'oeil autoir de lui, puis rentra à l'intérieur.

Il prit la direction de la chambre où se situait Piper.
Arrivé, il s'arrêta dans le cadre de porte et s'appuya de l'épaule, bras croisés, sur l'un des côtés.
ses yeux rivés sur ceux de Piper, il la regarda, des éclairs dans les yeux, retenant un sourire en coin.

- « Comment on fait les enfants », hm?...

Puis, voyant le bébé dans ses bras, tout calme et innocent, il se radoucit.

- ... C'est ça, la petite chose?

Puis il soupira, décroisa ses bras, et s'approcha pour jeter un coup d'oeil.

- Hm... C'est pas trop mal....
C'était étrange. un bébé... pour lui ça ne signifie rien de particulier, mais... il n'aurait jamais cru que ça pouvait être si petit... semi émerveillé, semi attendri, mais en même temps maladroit, il leva une main pour toucher sa petite main.

- C'est... si minuscule... et... potelé...

À dire vrai, il ne pourrait pas dire à quand remonte la dernière fois où il avais vu un enfant d'aussi près. Ça le rendait toute chose, d'une certaine façon...
Ce bébé, si petit et fragile, si dépendant de parents qui l'avaient amenés dans ce monde cruel...




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Piper Park

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MessageSujet: Re: Okay Boomer [PV Altiel]   Okay Boomer [PV Altiel] EmptyMer 17 Juin - 3:14


 ❝Okay Boomer...❞
feat. Altiel.



Je souris légèrement et me tourne vers lui, avec le bébé respirant chaudement dans le pli de mon col. J'opine sans pouvoir quitter le bébé des yeux. L'âme chargée de mon homme de main se décharge de sa pression avant qu'il n'approche.

- Hm... C'est pas trop mal....

J'opine encore.

- C'est... si minuscule... et... potelé...

Je me penche vers lui sans quitter Edward des yeux.

- C'est tout un humain qui se trouve là... Un tout-petit... Petit humain. Il a certes des petits bourrelets et une face de raisin sec... Mais il deviendra aussi beau que sa mère et il aura la robustesse de son père. Tu ne trouves pas qu'il est appaisant ce bébé? Regarde-le...

Je baisse la tête et colle mes lèvres à son front en me balançant doucement d'une jambe à l'autre pour le bercer. Soudain, nous entendons des coups de feu, nous faisant sursauter. Le cœur du bébé se met à battre si vite que je m'inquiète. C'est une rafale de coup de feu ! Le visage d'Edward se froisse plus qu'il ne l'est déjà et il se met à pleurer. De faibles cris, doux comme ceux d'un agneau, mais dérangeant tant on trouve ça injuste qu'un si petit être puisse souffrir.

- Oh non... ! Shhhh...

Il hurle contre ma peau... Et je ne peux rien y faire. Je place ma main contre ses oreilles et lui parle tout bas.

- Shhhh... ça va aller....

Je relève la tête vers Altiel, désarçonnée et lui indique d'ouvrir la fenêtre pour nous y précipiter. Un homme tire son fils (je présume.) par l'oreille... Si fort que j'ai presque l'impression qu'il le soulève et que l'enfant s'envole. D'autres pleurent. Raymond tente de rétablir de l'ordre avec Anna qui se retourne en entendant son bébé pleurer. Je lui fais signe de rappliquer.

Pendant ce temps avec Altiel, nous baignons dans le bruit de cette alarme sur pattes vivante.

- Qu'est-ce que ça braille fort ! J'ai beau essayer de le calmer : il ne veut pas ! Où est son doudou?!

Alors que je me mets à chercher, Anna arrive. Le voilà son doudou. Je lui tends délicatement et une fois dans ses bras : Edward se calme. Il regagne sa sérénité. Elle le place dans son landau qu'elle emporte en bas et nous demande de refermer la fenêtre. C'est là que je vois une bande de femmes fixant la fenêtre en question. L'air malicieuses.

- Vous faites quoi là-haut tous les deux ?

Traduction : " t'es prude hein ?".

- Qu'est-ce qu'un homme et une femme peuvent bien faire dans une chambre ? Hein ?

Puis je la referme et tire le rideau avant de me tourner vers Altiel.

- Allons-y. Le plus vite, ce sera fait, le plus vite nous rentrerons. Je n'en peux plus de ces enfants qui ne savent pas se conduire...

Je descends et arrange ma robe avant de me frotter les mains. Dehors, des tables rondes sont installées dans le jardin. Une immense table de buffet est installée. Dessus, un gâteau aux couleurs du bébé et j'en passe. Des bonbons, des pâtisseries et j'en passe. De quoi faire exploser les gamins.

Je m'installe à une des tables et remarque les cadeaux disposés plus loin que le buffet. Alors, trois jeunes filles s'empressent de rejoindre notre table. L'une porte une robe rouge à pois blancs, l'autre une robe à rayures bleues et l'autre une robe vert émeraude. Elles me sourient par politesse avant d'examiner Altiel et de regarder leurs amies aux autres tables... On dirait des flamands roses qui marchent en groupe et qui ne cessent de regarder partout autour d'eux. Ensuite, un jeune homme aide son grand-père à s'installer avant de lui-même prendre place à côté d'Altiel. L'un porte un costume tout à fait respectable, violacé et l'autre est habillé d'un costume gris assez élégant. Il a les joues rouges, les fossettes satisfaites. Un blanc-bec.

Une cloche sonne, attirant l'attention de tout le monde. Ray et sa femme font un discours de remerciement avant de se mettre à ouvrir les cadeaux. Il y a de tout. Des langes, des biberons, des peluches, et même des livres sur "comment éduquer son enfant". Certains on juste fait une donation, d'autres ont... Peint... Avec un certain goût pour l'art. Il y en a pour tous les goûts. Vraiment. Et quand arrive mon panier cadeau, je ne peu m'empêcher de faire dos. Je n'aime pas qu'on m'expose et qu'on dise que j'ai fait ceci ou cela. Quand je dois jouer les grandes dames, je sais faire, mais quand il s'agit des sphères privées, je préfère rester humble et discrète.

Je me contente d'écouter Ray lancer des " oooh" et "aaaah" d'admiration avant de faire un bref signe de la main. Suite a quoi, je découvre la théière et me sers avant de la passer à Altiel.

Eh bien, devinez quoi. Alors que je m'apprête à savourer mon thé... Une secousse me fait ciller. Quelque chose en dessous de la table. Je regarde mon thé valser dans ma tasse de gauche à droite. Oh ! Une autre secousse. Lorsque je regarde. Je vois un pied, nu rattaché à une jambe bien épilée me taper dedans. Elle appartient à la fille en rouge qui fixe Altiel un sourire fin aux lèvres. Je fixe le vide en haussant un sourcil puis la fixe ouvertement en toussant.

- Vous faites de la bringue à la mauvaise personne jeune fille.

Son visage se décompose, avant de vérifier sous la nappe et de rougir.
Alors que je bois, le vieil homme se met à me parler.

- Jeune fille ? Vous êtes à peine plus jeune qu'elle voyons! Bien que... Vos charmes quelque peu exotiques, vous différencient du reste des jeunes filles...

- Merci monsieur... Vous n'êtes pas mal dans votre genre vous aussi.

- Haha... Dites-moi... Sans indiscrétions : d'où venez-vous? Un si joli soleil...

- Je suis à moitié Coréenne et à moitié Irlandaise.

- Fantastique ! Fantastique ! Vous êtes à vous seule, le résultat d'une union quasi-impossible. Vous êtes une personne rare. Je trouve qu'il n'y a pas assez de mélange dans notre société... (une lueur dans son regard m'inquiète.) Comptez-vous perpétuer cela et vous mélanger vous aussi ?

Je le savais. Oh diantre... Un papy qui me drague...

- Je... N'en sais rien. Je n'ai encore rencontré personne qui me plaise. Vraiment personne.

- Oh... Pourtant... Dieu sait qu'il y a des hommes louables sur cette Terre. Prenez mon fils par exemple. Il a épousé sa femme et ils sont très corrects. Et ils m'ont donné plusieurs petits-fils tout aussi louables. Le plus grand est banquier...

C'est pire que ce que je pensais. Il n'essaye pas de ma draguer : il veut me caser avec un membre de sa famille. Je reste muette devant tant d'aplomb. Pourquoi ne pas choisir quelqu'un d'autre autour de la table?! Je ne suis pas la seule femme ! Je savais bien que mon physique serait un atout pour moi ... Mais qu'il desservirait aussi ma cause. Je me raccorde sur ma chaise et fais mine de l'écouter alors que je suis profondément ennuyée.

En plus, Altiel est là. Il doit se sentir gêné... Ou amusé. J'ai l'impression que cette journée se déroule à un rythme bien trop rapide pour moi. Elle me donne le tournis.

- ... Mon Joshua est un politicien passionné et il travaille beaucoup, mais dans le fond : c'est un bon garçon. Mais mon Terence juste là, est très affectueux... Il a écrit plusieurs ouvrages et prévoit de reprendre l'entreprise familiale.

- Pardon, coupé-je. Puis-je vous demander votre nom de famille ?

- Merino.

- Oui... Terence Merino. J'ai lu votre ouvrage sur la convergence des mœurs et celui sur les différents échanges sentimentaux.

- Aha!! s'écrie papy en pensant qu'il a gagné au loto. Voyez, je cherche quelqu'un qui s'intéressera à mon Terence et qui saura en prendre soin et le rendre heureux...

J'opine du chef avant de voir un enfant au loin creuser le gâteau de sa pleine main. Quelle horreur !

- Excusez-moi monsieur... Je reviens.

Je me lève et me dirige vers le buffet pas trop loin de notre table et attrape la main du garçon.

- C'est très dégueulasse ce que tu fais, dis-je en prenant un assiette.

- C'est un vilain mot ça.

- Un vilain mot pour un vilain garçon. Quoi de plus normal ?

- Je suis pas vilain, c'est vous!

- Ce n'est pas moi qui ai de la crème pâtissière et du chocolat tout autours de la gueule, la main pleine de germes en train de creuser dans un gâteau qui n'est pas le sien.

Il me regarde très mal. Et, je souris simplement pour lui dire que j'en ai rien à foutre.

- Tu sais qui a acheté ce gâteau ? dis-je en m'accroupissant vers lui.

- Raymond.

- Raymond. Exactement. Tu sais pour qui Raymond travail pour avoir l'argent et acheter un beau gâteau à son fils? (il fait non de la tête.) Il travaille pour moi. Raymond travaille dur pour moi et je lui donne de l'argent pour qu'il achète un beau gâteau à son fils. Donc ce gâteau est là grâce à moi. Et toi, tu arrives avec tes mains sales et tu fiche tout par terre.

Il déglutit. Il pense sûrement que je vais le gronder ou le taper ou le dénoncer... Mais c'est pire que ça. Il n'aura jamais rencontré quelqu'un comme moi jusqu'aujourd'hui.

- Tu sais que je pourrais aller voir tes parents et leur demander de rendre l'argent du gâteau, ou leur demander d'aller en chercher un autre ? Parce que... Évidemment, toi, tu es trop petit pour avoir de l'argent... Tes parents te payent tout, donc... Tu penses qu'ils en trouveront un pareil en combien de temps?

- J'en sais rien... ?

- Il n'en trouverons pas. Parce que c'est un gâteau préparé spécialement pour le bébé. Alors comme ils n'en trouveront pas : ils devront payer. Tu sais combien coûte un gâteau comme celui-là ? Non, hein ? Alors imagines ta pâtisserie préférée. C'est quoi ?

- La tarte aux fraises.

- Ok, donc... Une tarte aux fraises ça coûte environ... 20 bobs. Un gâteau coûte à peine plus. Environs ... 25 bobs. Ça va ? Mais là, c'est une pièce montée. De trois étages. Donc 25 bobs, plus 10 et 6 bobs parce que les autres sont plus petits. En tout ça nous fait déjà 41 bobs. Plus la garniture et la crème : 43. Mais y'a la déco. Ça coûte pas des masses, genre... (je fais mine de réfléchir.) 5 bobs... Mais ça prend du temps donc... le temps, c'est environ 20 bobs et je suis gentille. En tout : 68 bobs. Et je ne compte pas la livraison. 68 bobs que tes parents devront payer en plus du cadeau qu'ils ont acheté pour le bébé juste parce que TU n'a pas été foutu de faire preuve de bonnes manières et te retenir. Pour t'aider à réaliser ce que ça fait: avec 68 bobs, t'aurais pu t'acheter 3,4 tartes aux fraises. Sois trois tartes plus une demie tarte. Tu vois ce que je veux dire ? Donc tes parents devront payer ça à Raymond.

Je le vois serrer les dents. Pas par colère, mais parce qu'il sait qu'il a fait une bêtise et que sa bêtise à un certain coût. Certains enfants ne réalisent pas la chance qu'ils ont et se disent que de toute façon leurs parents leur paye tout. Faites peur réaliser la valeur des choses que provoquent leurs actes et la gravité de ces derniers avant de leur faire réaliser que vu qu'ils n'ont rien : c'est leurs pauvres parents qui trinqueront injustement. Mes parents ont fait ça une fois avec moi. Je n'oublierais jamais.

Je me redresse faisant mine d'aller voir les parents, mais il me retient avec sa main crasseuse.

- Lâche-moi. Ta main est poisseuse et je ne veux pas que tu me salisses. Je vais tout dire à ta mère.

- NON! Je suis désolé...

Ce qui est bien avec les enfants... C'est qu'ils réalisent facilement leurs erreurs et qu'ils cherchent toujours à se rattraper.

- Ne le dites pas à mes parents... Surtout pas maman...

- Mais je suis obligée, dis-je innocemment. Ce n'est pas juste. Tu comprends ? À moins que tu trouves une solution.

- On peut forcément faire quelque chose... Je veux pas que maman sache...

- Hm... Et bien, j'ai peut-être une idée. Tu as touché au reste du gâteau ? ( il fait non de la tête.) Okay. Alors ... Je vais couper la part de gâteau avec tout le creux que tu as creusé. Ok. Et tu devras manger cette part, sans en jeter une miette. Et si fais ça: je n'irais pas prévenir tes parents. Compris?

Il opine du chef. Je lui tends une serviette attrapée sur la table.

- Essuie toi les mains. Je te coupe ça.

Je me redresse et attrape la pelle à gâteau avant de couper une part conséquente qui englobe le trou conséquent creusé par le petit. Je lui mets sur une assiette et plante une fourchette à gâteau dedans avant de lui tendre.

- Tiens.

- Mais c'est énorme !

- Comme le trou que tu as creusé. Et souviens toi : la part doit être mangée et tu ne dois rien dire. Sinon, je balance tout à tes parents.

Il tourne ses talons et se met à pleurer fort avec sa part qu'il emporte à sa table. Ses parents le regardent curieusement avant de me regarder. Je leur souris avant de leur indiquer le gâteau. Ils sourient. Ils pensent sûrement que je l'ai gâté avec une énorme part et l'aideront sûrement. C'est un peu le cas.

D'autres enfants arrivent et je les toise.

- Touchez aux gâteaux avec vos mains pleines de doigts et je vous fais tout bouffer. Comme à ce pauvre gosse qui pleure chez sa maman, grogné-je tout bas.

Ils se regardent avant de se servir convenablement et repartir avec leurs assiettes. À mon tour, je me sert à moi et mon homme de main, un part de gâteau avec des espèces de macarons et autres douceurs en tout genre. Je me lèche discrètement le pouce avant de tourner brusquement la tête après avoir entendu l'herbe craquer. Terence Mérino.

- N'ayez pas peur.

- Je n'ai pas peur. Vous m'avez juste surprise.

Il saisit la pelle à gâteau et se sert.

- Je crois que vous fuyez... Parce que mon grand-père vous à incommodé avec ses remarques directes et indiscrètes. J'ai tort?

- Votre grand-père est charmant, dis-je mes deux assiettes en main. Un peu trop fonce-dans-le-tas, mais charmant. Il s'inquiète simplement de ce que deviendra son héritage et du bien de ses descendants. Je n'ai rien vu de plus logique. Malheureusement, je ne suis pas intéressée par le mariage pour le moment.

- Vous avez sûrement raison, fait-il en me suivant autour de la table. Mais cela m'embarrasse parfois. Je suis un jeune adulte et j'aimerais faire les choses par moi-même à ma manière.

- Vous avez raison. Dans la vie, on est jamais mieux servi que par soi-même !

- Oui, rit-il. Vous êtes très sage et vous avez une façon de penser très vive ... Vous êtes la première femme que je rencontre qui parle avec une telle assurance...

- C'est normal.

- Pas vraiment...

Oh. Oh.

- Que diriez vous de prendre le thé avec moi un jour ? Celui que vous voudrez. Je m'adapterais a vos horaires.

Oh non... Je n'avais pas compris ça quand il me disait "faire les choses à sa manière".

- Pour quoi faire ? dis-je en essayant de m'éloigner de lui.

- Discuter... Quoi d'autre? me suit-il.

Je me met à marcher en direction de notre table d'un pas lent, histoire de l'écouter parler.

- Discuter de quoi ?

- Je n'en sais rien... Oh, voyons Miss... Vous êtes une jeune femme et moi un jeune homme... Vous voyez bien à quoi cela nous servirait.

Je le fixe, muette sans savoir comment lui répondre tant les options sont diverses. "Oui, je vois. Mais si vous n'êtes pas mon type, je ne vois pas pourquoi je discuterais avec vous. Ciao."
Mais ce n'est pas ce que je dis. Je ne dis rien. Je le fixe, mes deux assiettes en main.

- Je suis de passage à Quederla... Et bientôt, je repartirais. Pourrions-nous nous voir lors d'un dîner ? Je loge dans une des plus belles chambres du Fitzgerald...Vous savez le grand hôtel des beaux quartiers.

Comment l'ignorer ? C'est de mon hôtel dont il parle. Et je sais de source sûre qu'il n'y est pas. Je me sens mal pour lui et laisse paraître de moi que je suis désarçonnée.

- ... Venez. J'ouvrirais une de leur spéciale bouteille de champagne. Il est excellent... Et nous pourrions faire connaissance. Je vous montrerais la vue depuis ma chambre, elle est incroyable...

- Hm, fais-je gênée et un peu à bout de souffle fatiguée par le ridicule qui émane de lui. Quel numéro de chambre?

- Le numéro 626.

Il n'y a pas de numéro de chambre au Fitz. Ce sont des noms. Et la plus belle chambre, c'est la "Daisy". Pas la 626. Je balance légèrement là tête.

- Il n'y a pas de chambre 626 au Fitzgerald. Et leur spécialité n'est pas le champagne, mais le vin vert, dis-je en m'arrêtant assez loin de notre table pour clore la conversation en dignité, mais assez près pour pouvoir fuir rapidement.

- Pardon? Que dites-vous? Bien-sûr que si!

Je soupire.

- Monsieur Mérino... Vous ne m'avez pas demandé quel âge j'ai...

- Et quel âge... Avez-vous ?

- 27 ans. Vous ne m'avez pas demandé ce que je fais dans la vie.

- J'imagine que vous vous occupez très bien à étudier, peindre et écrire. Vous êtes d'une bonne famille ça se voit.

Oh bah là... Tu la mérites ta honte mon grand.

- Loin de là monsieur Mérino. Si vous m'aviez demandé, vous auriez su que je suis Mademoiselle Park, à la tête du Fitzgerald et que je le dirige. Et si vous aviez eu un peu de bon sens vous auriez su ne pas insister, mais au lieu de ça, vous avez inventé toute cette mascarade en vous enfonçant dedans... Vous couvrant par la même de ridicule...

J'entends quelqu'un pouffer de rire. Vite, je tourne la tête et vois MON homme de main cacher un sourire derrière sa main. Il regarde ailleurs, mais le fait que ses épaules tremblent me confirme que c'est bien lui qui se moque. OH ! Je déteste cette situation. Alors je me redresse et prends une voix légèrement plus solennelle et professionnelle.

- ... Vous devriez laisser votre grand-père parler pour vous au final. Je crois que cela vaut mieux.

Suite à quoi je continue mon chemin et dépose l'assiette d'Altiel devant lui avant de m'installer.

Terence Mérino revient s'asseoir tout pâle et chuchote à l'oreille de son grand-père qui hausse les épaules et capitule avant de se mettre à manger ce que son petit-fils lui a apporté. Devant "l'hilarité" de mon homme de main qui doit penser que c'est un sacré retour de veste quant à ma blague avec les enfants, je ne peux m'empêcher de me dire que c'est trop... ERF ! Les conversations se poursuivent et les filles, parlent d'elles, de leurs passions, etc. Dans le but d'en mettre plein la vue. Parce que dans ce monde, c'est à ça que servent les tea time : en mettre plein la vue et se dégotter un époux, pas vrai ?

Aidons Altiel dans ce cas; le pauvre ne s'est pas fait un ami aujourd'hui !

- Oui, oui, coupé-je brusquement. Mesdemoiselles, vous êtes toutes prises, je crois?

Elles agitent la tête en finissant ce qu'elle ont en bouche. Bingo.

- Oh? Vraiment ? fais-je en prenant un air surpris.

Tout le monde sait que la vrai surprise dure une demi-seconde. Tout le monde qui sait ça évidemment.

- C'est drôle. De jolis brins de filles comme vous... Qui semblez être tout à fait correctes, en plus. Vous rendriez n'importe quel homme heureux j'en suis sûre, dis-je en jouant avec ma fourchette et mon gâteau. Ça tombe bien, Altiel ici présent est libre comme l'air, dis-je en l'indiquant avec la fourchette. C'est un jeune homme débrouillard, astucieux et audacieux.... Il n'est pas bien difficile et pour couronner le tout, il est loin d'être vilain, fais-je en relevant la tête le sourire forcé. Mais ça vous le savez déjà.

Je l'ai dit assez fort pour que d'autre entendent. Next step? Just watch me.

Je regarde Altiel et souris.

- Je dois encore m'absenter. Désolée.

Je me lève et m'éloigne.

Vous savez combien de filles voudront avoir ma chaise une fois que je ne serais plus dans le champ de vision ? Exactement. PLEIN. Quant à moi, je vais nem'installer pas trop loin pour regarder la table prendre feu et savourer ma part de gâteau.

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Niels Egilson

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Okay Boomer [PV Altiel] Empty
MessageSujet: Re: Okay Boomer [PV Altiel]   Okay Boomer [PV Altiel] EmptyMer 24 Juin - 4:00






L
orsqu'ils redescendirent de la chambre, Altiel était soulagé que les soucis avec le bébé avaient été résolus.

Autant il n'avait pas envie de retourner se mêler à l'ensemble des invîtés, autant Piper avait-elle raison. le plus vite, le mieux.

Il l'accompagne pour s'asseoir à l'une des tables préparées pour les invîtés pendant que tout se met en branle.
Il accorde peu d'importance aux quelques personnes qui rejoignent leur table, se contentant de leur faire une salutation polie de la tête. Évidemment, le nombre de places assises avaient été comptées selon le nombre d'invîtés, et ils étaient deux.

Il regardait distraitement Raymond et Anna s'installer pour déballer la montagne de cadeaux. Il remarque sur la table le bouquet de fleurs et le cadeau qu'ils ont apportés, mais finit par regarder avec plaisance cette scène de vie tout à fait normale, avec des gens normaux, une maison normale, le genre qui peut paraître ordinaire à beaucoup de personnes.
Il les enviait. Il n'avait jamais vraiment conne ça, même avant. Avec sa famille, c'était dans un appartement qu'ils avaient grandis, sans beaucoup de liens avec la famille de leur mère. Ce genre d'évènement et de scène, c'était la première fois qu'il pouvait y assister directement, ressentir cette excitation et cette joie pure si caractéristique des vies de famille routinières, entourés d'enfants. Il ferma les yeux, et se laissa bercer par les bruits ambiants de ce moment en apparence anodin.

Au moment où il sens la table trembloter, il rouvrit les yeux et jeta un coup d’œil à une Piper légèrement contrariée.

- Vous faites de la bringue à la mauvaise personne jeune fille.

En suivant son regard, il tomba sur la jeune fille assise en face de lui, sur laquelle il ne s'était pas du tout attardé précédement. L'air un peu dérangée par Piper, elle fit tourner ses yeux au ciel avant de hausser les épaules dans un petit mouvement suffisant avant de ramener son regard sur lui, fixe, un petit sourire au coin de la lèvre, et les paupières à demi fermées dans une expression suggestive.

Il entendit le vieil homme présent à leur table s'adresser à Piper. Leur conversation, qui traversait la table juste devant lui rejoint évidemment l'oreille d'Altiel; ça ne lui en prit pas beaucoup pour remarquer que le vieil homme tenait des propos particuliers, des compliments, des évocations subtiles... au début il écoutait distraitement, mais il ne put s'empêcher de remarquer l'ambiance créée par les questions du vieil homme.

Sans surprise, Piper s'en sortait avec une grâce digne de son rang. Polie, respectueuse, mais juste à la limite correcte, répondant seulement au minimum aux questions et sous-entendus du vieillard, sans fournir à la conversation elle-même. À vrai dire, il n'en était pas surpris. il la reconnaissait bien là. Ce qui était le plus comique même, c'était plutôt l'homme lui-même, qui déroulait ses talents de charmeur pour emmener son fils dans le vif du sujet. Un parfait entremetteur.
Altiel détourna la tête en pinçant les lèvres pour s'empêcher de sourire de la saugrenue situation. Il chercha autre chose sur quoi attarder son attention, et rejeta son regard sur l'heureux couple qui déballait les cadeaux.

Il eut à peine une minute de répit quand il sentit un frottement sur sa jambe. Par réflexe, il bougea son pied sur le côté.

Puis encore, ce frottement. Il regarda sous la table à son tour comme Piper l'avait fait, suspectant un de ces minuscules chiens touffus emporté par une invîtée.
Et bien non, un pied se balançait dans sa direction. il entendit un petit rire cristallin; levant les yeux, il vit la jeune fille en rouge devant lui lui faire un clin d’œil à son attention... Son amie en vert près d'elle afficha un air innocent en évitant son regard.

Ses yeux se rétrécirent dans l'analyse de leur comportement. Hm...
Altiel se redressa, reprenant position.

C'est à ce moment que Piper se leva pour s'éloigner dans un mouvement. La suivant du regard afin de répondre à sa question silencieuse, il la vie s'arrêter devant le gâteau pour faire la morale à un enfant. Bon. tout va bien, il n'était pas nécessaire qu'il se lève à sa suite pour cela. Il se retourna néanmoins vers les autres invîtés de la tablée.

- Je vais me chercher un café. L'un de vous désire-t-il que je lui en apporte un au passage?

Le vieillard fit un signe de tête négatif, apparement occupé à discuter à voix basse avec son jeune fils. La jeune fille en robe émeraude esquissa un geste pour répondre, rapidement mise au silence par son amie en rouge d'un mouvement de main. Manifestement c'était elle qui dominait, d'entre elles deux.

- Oh! alors; un thé, s'il vous plaît, avec un peu de lait et de sucre... répondit la dame en rouge en souriant à pleines dents, manifestement ravie. L'autre jeune fille, bouchée, s'était tue.

-...

Il se retourna pour aller se servir d'un espresso double bien noir et bien fumant. Il fit la tasse de thé et un verre d'eau supplémentaire.
mettant le tout dans un petit cabaret argenté, il emmena le tout à leur table.

La jeune femme en rouge et son amie le remercièrent poliment, l'une d'une façon plus soutenue et l'autre démontrant une réelle reconnaissance.

Il se rassied, et ils prirent chacun une gorgée de leurs boissons.
Hmm... ce café était excellent... il reposa la petite tasse à demie vide.

- Merci beaucoup, monsieur...?

- Selmine. Altiel Selmine.

- Oh, et cette femme qui était avec vous là haut?
Questionna-t-elle en pointant ladite fenêtre d'un regard.

- Piper... Park.

- Et...vous...
elle étirait ses syllables comme pour attndre qu'il poursuive.

- Je travaille pour elle. Il baissa les yeux et but sa deuxième et dernière gorgée d'espresso.

- Oh! pour elle? Elle eut une petite expression de surprise. Comme majordome? Ou quelque chose du genre?

- Quelque chose du genre.

Elle ignora la réponse qui avait buté en poursuivant;

- Alors... vous aimez bien travailler pour une femme?
...Êtes-vous...  je veux dire... existe-t-il une ''madame'' Selmine?
Elle leva une main gantée de blanc qu'elle posa, dos de la main sous son menton, souriant de ses lèvres tout aussi rouges que sa robe.

- Non. Hm... intéressant... Pas pour le moment.

Se redressant le dos à sa réponse, les deux jeunes filles partagèrent un regard lourd de sous-entendus.

- Et... votre patronne... elle vous plaît?
Elles avaient posé la question avec une hésitation presque convaincante.

- ... Oui... elle me plaît... elle a toutes les qualités d'une femme qui dirige. J'ai de la chance de travailler pour elle.

Nouveau regard entre elles.

- Alors dites-moi...Altiel... Qu'aimez-vous chez une femme?
Encore une fois, son apparente question innocente-mais-pas-si-innocente avait des intentions à peine voilées.

- Ah ça... moi-même ne saurais vous répondre.

À ce moment, la femme en vert fit semblant de boire pour chuchotter à sa compagne « Si mystérieux...»

Pendant ce temps, Altiel ramène son attention un moment vers Piper, et la voit discuter avec le jeune homme de leur table qui avait été la rejoindre un peu plus tôt.
N'étant pas trop loin d'eux, il pouvait facilement percevoir leur conversation à travers les exclamations et les rires de la foule aux cadeaux.

Pendant que les jeunes femmes devant lui continuaient de parler et qu'il répondait distraitement, il écouta le jeune homme s'essayer, mais alors s'essayer avec toutes les cartes qu'il pouvait sortir de ses manches, il mettait manifestement à l'essai les conseils donnés précédemment par son vieux père, en vain. Piper, elle, évitait ou retournait le dialogue de façon magistrale.

Il allait retourner à ses propres oignons quand il entendit le jeunot se vanter au sujet de l'hôtel. SON hôtel. à ELLE.
Il ne put s'empêcher de tendre une oreille amusée. Son attente ne dura pas, qu'elle finit par répliquer:

- Loin de là monsieur Mérino. Si vous m'aviez demandé, vous auriez su que je suis Mademoiselle Park, à la tête du Fitzgerald et que je le dirige. Et si vous aviez eu un peu de bon sens vous auriez su ne pas insister, mais au lieu de ça, vous avez inventé toute cette mascarade en vous enfonçant dedans... Vous couvrant par la même de ridicule...

C'en fut trop. Sa réplique percutante avait scié en deux les pauvres tentatives du jeunot, et son air offusqué, choqué, honteux, lamentablement humilié... c'était trop pour qu'Altiel puisse se retenir.
Il pouffa, essaya d'empêcher son rire de passer ses lèvres, mais sa bouche s'étirait hors de tout contrôle. Il se détourna, couvrant sa bouche de sa main, et ricana le plus silencieusement possible, ses épaules tressautant sous son rire.

Il se calma à nouveau quand il la vit revenir, deux assiettes en main.
En déposant l'une d'elles devant lui, elle reprit place à ses côtés.

- Merci beaucoup, miss.

Puis une bouchée à la fois, il dégusta sa part de gâteau sans se presser. Celui-ci était délicieux. Il ne voulait pas le finir trop rapidement. Il était rare qu'il avait le luxe de se permettre une part de gâteau comme celui-ci.

Les jeunes femmes devant lui, profitèrent de ce silence à la tablée pour se remettre à discuter.

- Alors d'où venez-vous, très cher?

- ...D'ici, de Quederla.

- Ah bon? Dire qu'on se serait peut-être déjà croisé quelque part... quels endroits fréquentez-vous, allez-vous dans des cabarets ou des pubs connus?

- Pas vraiment; je suis trop occupé pour me permettre de frivolités de ce genre. Mais ça m'est arrivé.

- D'accord... et qu'aimez-vous, dans la vie? avez-vous tout de même des loisirs?

- Pas vraiment. J'apprécie l'art du combat. La méditation. J'apprends à cuisiner. J'aimerais bien visiter des musées. Je suis intéressé par tout ce que je ne connais pas encore.

- Oh, vraiment? Si... vous le désirez, je connais un bon endroit, qui regorge de .... surprises.. qui pourraient vous étonner, si vous désirez... apprendre toutes sortes de choses...
elle se mit à faire tourner sa tasse sur elle-même en poussant l'anse du bout du doigt tout doucement.

- ...Je n'ai pas de temps pour ce genre de choses. Mon quotidien est lié à celui de miss Park.

- Vous êtes sûr? Sinon, je pourrais aussi vous apprendre à cuisiner... chez moi, si vous le désirez... Je sais bien cuisiner, et je serais ravie de vous... enseignez, si vous voyez ce que je veux dire! elle eut un petit rire léger et pas du tout désagréable. Les deux femmes qui lui faisaient manifestement la cour (et ce, presque sans camoufler leurs intentions qu'un aveugle l'aurait remarqué)

Elles n'évoquaient rien pour lui, ni l'une ni l'autre. Un peu soûlantes, mais pas insupportables. Il avait déjà côtoyé des femmes par le passé. La majorité n'avaient été que de passage, et avaient partagé sa vie l'instant d'un soir, ou pour la durée d'une mission dans une ville étrangère... Mais il avait toujours évité de se lier avec quiconque. Il était toujours resté très secret, partageant peu de lui-même, si ce n'était de ces moments charnels. Ces occasions elles-mêmes ne lui avaient jamais véritablement rien apporté. C'était arrivé, c'est tout.
Il avait grandi. était devenu un homme. Comme n'importe quel autre homme. C'étaient toujours des concours de circonstances qui avait mis ces femmes sur son chemin. Il n'en avait pas eu beaucoup... mais ne s'était pas embêté à compter. Ça n'avait jamais eu d'importance pour lui.

Il prit une autre bouchée de gâteau en regardant la jeune femme en rouge dans les yeux. Elle avait son charme... Mais à lui, aucune des deux ne lui évoquaient quoi que ce soit. À quand remontait sa dernière fois? Il ne saurais dire... à son avant-dernière mission pour les Grinberg, lui sembla-t-il.

- Ou alors chez vous, peut-être? Si cette fête ne finis pas trop tardivement, je pourrais vous accompagner et vous montrer...

Il répondit du tac-au-tac;
- Impossible. Je loge chez miss Park et lui suis entièrement dédié. Je crains de devoir décliner votre offre, vous m'en excuserez.

- Q...Quoi? M-Mais... vous n'étiez pas... ??

Et c'est là que Piper répliqua à son tour, d'un ton sans équivoque;
- Oui, oui Mesdemoiselles, vous êtes toutes prises, je crois?

Elles font signe que non.
- C'est drôle. De jolis brins de filles comme vous... Qui semblez être tout à fait correctes, en plus. Vous rendriez n'importe quel homme heureux j'en suis sûre, Ça tombe bien, Altiel ici présent est libre comme l'air, dit-elle en désignant ledit Altiel de la fourchette. C'est un jeune homme débrouillard, astucieux et audacieux.... Il n'est pas bien difficile et pour couronner le tout, il est loin d'être vilain, fit-elle en forçant un sourire. Mais ça vous le savez déjà.

Puis elle tourne sa tête vers lui et pendant que le visage des deux jeunes filles s'éclairent, elle lui sourit d'un air énigmatique.

- Je dois encore m'absenter. Désolée.
Sans mot, il la regarda se relever et s'élogner tout bonnement. Il réalisa que tout ce temps, il s'était figé, fourchette à la bouche.

C'était.... inattendu. Vraiment. Quoi que le comportement de Piper ne l'étonne pas, il devait s'avouer qu'il ne s'y attendait pas.


En très peu de temps, une troisième fille, puis une autre, vinrent s'asseoir à table. Elles se mirent vite à lui faire la discussion. N'ayant rien de mieux à faire pour le moment, Altiel se prêta au jeu.

- Altiel, dites-moi, quelle est votre couleur préférée?

- Je n'en ai pas. Mais j'apprécie le bleu. Comme le ciel, le bleu m'évoque la liberté.

- Oh, mais vous êtes un peu poète aussi?

- Non.


L'une d'entre elles, portant une robe bleue, s'approcha de lui et tourna sur elle-même avant de s'asseoir sur la table près de lui.

- Je m'appelle Evie Lancaster. Enchantée. Altiel, c'est bien ça? Il hocha la tête en réponse.

- Alors ainsi, vous devez certainement aimer la robe bleue que je porte? Cela fais ressortir mes yeux ambrés, qu'en dites-vous?


Il regarda dans ses yeux un moment. Elle avait une belle chevelure brune profonde qui faisait des vagues qui lui faisait penser aux cheveux de sa propre soeur. Un joli visage, une peau de perle, une robe bleue et des yeux ambrés.

- Je le constate.

- Ne faites pas l'innocent voyons Altiel, vous-même êtes plutôt bel homme, après tout.


Elle tendit une main qui alla se glisser dans ses mèches pour dégager son visage. Elle laissa un doigt toucher son front délicatement au passage.

- Vous avez de beaux yeux... Avec votre chevelure blonde, Altiel, on pourrait dire que vous avez l'air d'un ange sorti tout droit du ciel!

- Il n'en est rien je vous l'assure.

- Oh vraiment?


Evie leva une main à sa bouche en riant doucement, puis elle le regarda droit dans les yeux qu'elle venait de dégager. La tête levée vers elle qui le surplombait, Altiel l'analysait. Elle avait l'air d'une jeune femme totalement normale. Le genre qui déploie tous ses talents, à la recherche de sa moitié. Intelligente. Charmante. Il ne décelait en elle rien de néfaste. Elle avait l'air moins ''chasseresse'' et superficielle que les autres.

Du coin de l’œil, il constata que la jeune femme en vert s'était rabattue sur l'autre jeune homme de la table qui déployait la même tactique de la chambre d'hôtel. Il ne put s'empêcher de sourire de ce fait.
Evie lui sourit et son regard étincela un instant, croyant qu'il lui avait personnellement souri.

Puis elle se laissa retomber sur ses deux pieds, et le regarda avec une innocence malicieuse, l'air d'avoir une idée en tête.

- Et bien, Altiel, il fais chaud, que diriez-vous qu'on se rafraîchisse un peu? Il y a une piscine de ce côté-là de la cour, nous pourrions... profiter du fait que tous les invîtés sont occupés autour des cadeaux et du gâteau, qu'en dites-vous?

Pendant ce temps, les autres filles s'étaient mises à discuter entre elles en jetant des coups d'oeil vers eux à l'occasion. Elles semblaient avoir capitulé, et démontraient une certaine déception dans le regard.

- Non merci, je n'ai pas chaud.

- Oh, accompagnez-moi au moins, c'est bien parce que vous ne portez pas de robe qui vous étouffe!

- En effet.

- Viendriez-vous au moins m'aider à défaire le dos de ma robe pour que je puisse enfiler ma tenue de baignade? Je vous en serais si reconnaissante!

- Hm... C'est d'accord.


Il se releva, et ramena d'abord sa vaisselle à l'endroit indiqué. Au passage, il alla voir Piper.

- Ça va toujours? Dites-moi quand vous voudrez partir et je préparerai nos effets personnels.

Il attendit que Piper lui réponde, avant de hocher la tête et de s'éloigner vers la maison. À l'intérieur, il entendit une petite voix l'appeller.

- Altieelll? Vous pouvez venir?


Sans répondre, il se dirigea vers la source de la voix. Evie, tête dans l'entrebaillement de la porte d'une pièce fermée, le regarda venir, puis elle se dégagea de l'embrasure, qu'il poussa de la main.

Elle l'attendait, de 3/4 tournée de dos à lui, dégageant doucement sa nuque de ses cheveux. Puis d'une main qu'elle fit glisser sur son épaule opposée, elle désigna le lacé dans son dos.

- Ici... s'il vous plaît...

- Hm...


Il s'approcha doucement d'elle, laissa un instant le silence se faufiler entre eux dans une atmosphère de promiscuité feutrée, avant de lever les mains pour commencer à défaire doucement le lacé de son corsage. Pendant ce temps, elle restait immobile, tête tournée de côté, les paupières semi closes dans l'attente. À un moment, elle tourna la tête, sa chevelure venant couvrir le laçage.

Altiel s'arrêta, et glissa légèrement les doigts sur la nuque de la jeune femme pour dégager à nouveau ses cheveux de son dos. Elle frissonna à son contact. Il leva les yeux vers son visage un instant à peine, croisant son regard.

- Pardonnez-moi. J'ai bientôt terminé.

Puis en quelques mouvements, il termina de défaire le dos de la robe. le long ruban en main, il le tint dans l'air qui les séparaient; Evie se retourna lentement, les joues rosées et les pupilles agrandies, la bouche entrouverte. Elle leva la main pour reprendre le ruban, en frôlant du bout des doigts sa paume.

- Viendrez-vous vous joindre à moi?

- Je n'ai pas l'intention de me baigner.

- Ah..... alors... vous me tiendrez compagnie?

- Je retourne à l'extérieur.


Puis il ressortit de la pièce, faisant suivre l'acte à la parole, s'arrêtant un moment sur le perron arrière.

Glissant les mains dans ses poches, il en ressortit son paquet de cigarettes et son briquet. Il en sortit une et se la glissa entre les lèvres, et leva la main qui tenait le briquet, quand son regard croisa celui de Piper. Un instant immobilisé, il ferma les yeux dans un soupir, reprit la cigarette de sa bouche et rangea le tout, de retour dans les poches. Puis il s'éloigna vers la piscine sans se retourner.

Il avait besoin de se changer les idées. Parce qu'il aurait bien besoin d'une cigarette, là.

Il laissa ses pas l'emmener tout au bord de la piscine à l'eau cristalline, qu'il contempla un moment.
Puis il posa un genou en terre, et s'abaissa pour tremper sa main dans l'eau. Hm... elle était bonne et fraîche...

il sortit la main de l'eau pour s'en passer sur la nuque et dans les cheveux, fermant les yeux sous la sensation rafraîchissante. En baissant la main, il laissa ses doigts traîner sur les boursouflures de sa marque, qu'il pouvait sentir à travers le faux bandage de coton qui entourait son cou.

Il entendit des pas venir derrière lui.

- Vous êtes prêt, Altiel?

il esquissa un mouvement pour se retourner et se relever.
- Prêt à quoi?

Au même moment, il sentit le corps de la jeune femme se rapprocher dangereusement de lui. Il leva la main pour stopper son mouvement en lui saisissant l'épaule, mais c'était trop tard. Il était mal positionné, elle avait déjà transféré son poids sur lui, son centre de gravité était débalancé.  

Il eut à peine le temps de prendre une inspiration avant que leurs corps ne percutent la surface de la piscine.

Un sentiment de panique l'envahis automatiquement. Il ouvrit les yeux dans l'eau, voyant un visage souriant de malice, comme une fillette qui aurait simplement fait une petite blague.

Il essaya de s'agripper à elle, mais elle étais déjà hors d'atteinte. Evie avait rejoint la surface, croyant sûrement qu'il allait faire de même.
Gêné dans ses vêtements qui lui collaient à la peau, sentant le poids et le contact de l'eau autour de lui ralentissait ses mouvements. Aucun de ses gestes désespérés ne bougeaient normalement, comme à la surface. Tout était lourd sous l'eau. Ralenti comme s'il se fût trouvé dans des sables mouvants. Le haut et le bas se mêlaient.
Il fit battre ses bras et ses jambes dans l'espoir de se diriger vers la lumière, mais même son propre poids, son propre corps, semblait contre lui, l'entraînant plus profondément vers le fond de la piscine. Il pouvait entendre des bruits sourds provenant de la surface. Il commençait à avoir du mal à réfléchit. Sa tête et ses poumons semblaient vouloir exploser. Sa gorge lui chauffait. Son cerveau lui envoyait des messages alertés que s'il ne respirait pas MAINTENANT, il allait mourir.

... Quelle ironie...


Cessant les mouvements vains qui l'épuisaient inutilement, il regarda une dernière fois la lumière du soleil traverser les flots. Puis il ferma les paupières.

...


Il entendit un bruit, et sentit une vague d'eau invisible s'agiter en le rejoignant. Il rouvrit les paupières, retenant in extremis son souffle qu'il s'apprêtait à relâcher. Il la vit, d'abord faiblement, puis son image se fit plus nette alors qu'elle s'approchait de lui. C'était Piper, qui transperçait les eaux vers le fond.
Il sentit sa main se refermer sur sa chemise pour l'attirer vers le haut.
Il rassembla toutes les forces qu'il avait encore pour remonter vers la surface, avec son aide, tant bien que mal.

En perçant la surface, Il eut l'impression que ses poumons revivaient à nouveau. Aspirant avec force de l'air frais à nouveau, il réussit à rejoindre la sortie de la piscine avec Piper. Toussant et haletant, il se laissa tomber sur les quatres fers, puis sur le dos.

Sa respiration se calma lentement, pendant qu'il laissait son regard se perdre dans l'infinité du ciel, ce ciel bleu. Il était libre à nouveau, libéré de la lourde étreinte du monde aquatique.

Autour de lui, il entendait des exclamations inquiètes, et à travers d'elles, la voix d'Evie qui s'excusait, mortifiée. Et celle de Piper, qui se détachait d'elles toutes.

Il tendit la main instinctivement vers sa voix, et referma les doigts sur un pan de sa robe mouillée. Il tourna la tête vers elle.

- Pardonnez-moi... Vous êtes mouillée.



(c) L Y S / L A E / M A T E N A



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Piper Park

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MessageSujet: Re: Okay Boomer [PV Altiel]   Okay Boomer [PV Altiel] EmptyMer 24 Juin - 23:01


 ❝Okay Boomer...❞
feat. Altiel.


Je m'éloigne et rejoins le porche, mon assiette en main.

Seule, j'observe Altiel se démerder.  Ma place est très vite occupée par une fille en bleu. D'autres filles la rejoignent.

Elle a une tête de "Jane" ou de "Lizzie". Une beauté anglaise. Le genre de nana qui sait faire de l'esprit et vous enchainer dans ses jupons vite fait bien fait.

Alors que je m'empiffre nocivement seule - je ne prend aucun plaisir à manger ma part de gâteau-  je remarque que monsieur mythomane s'est entiché d'une autre fille à qui il ressort la même ritournelle. Je me demande ce qu'elle lui dira quand elle découvrira que l'hôtel n'est pas le Fitgerald et qu'il n'a pas la plus belle chambre.

Raymond arrive, son bébé en main et un sacré grand verre de brandy dans l'autre. Ce qui me fait hausser silencieusement un sourcil.

- Quoi?

- Rien, me moqué-je.

- Oh, come on boss. Je sais c'que vous pensez; mais jusqu'à ce que ce petit bonhomme arrive j'avais pas touché une goutte d'alcool. Anna devenait folle rien qu'en y pensant... A croire que j'étais devenu une bonne soeur, crache-t-il comme s'il en avait bavé.  Y'en a pour vous dedans, j'avais juste pas assez de bras pour porter un autre verre.

J'attrape le verre qu'il me tend et en boit avant de lui rendre et de lui passer ma fourchette avec un morceau de gâteau empalé dessus. Il l'attrape et coince la génoise entre ses dents avant de me la rendre.

- Un chiard avait les mains profondément enfoncé dans le gâteau d'Edward.

- Du moment que c'est pas dans autre chose... J'ai vu. J'ai bien ri... (Nous nous regardons. Moi surprise et lui indifférent.) C'est le fils d'un ami un peu trop gentil avec son fils...

Il hausse les épaules.

- I saw young Merino tried to get you with his little ballade.

Nous parlons dans une autre langue lorsque nous voulons que les gens ne puisse pas suivre. Et pour être sûrs que personne ne comprenne: nous y mettons nos propres accents. C'est bon pour les indiscrets.

- Pff! me moqué-je. Guess the craic: he kips down at the Fitz. Best room.  Door 626.

- Hein? Arent' rooms determined with monikers?

-  That was so messy, I was mortified by his stupidity.  ( Je soupire.) Parfois... J'ai l'impression que pour les hommes c'est une simple affaire de se mettre une fille dans la poche. Aussi simple que d'aller faire ses courses. Ça me désole en voyant que certaines filles se laissent faire... Comme cette jeune fille dans ce roman de Jane Austen. Elizabeth Bennet. C'est une pauvre bourgeoise dans une famille de plouc, mais son intelligence et son esprit l'élèvent bien au dessus des moeurs de son époque... Comment est le gamin?

- ... Le gosse est bon. Vous auriez dû voir plus tôt. J'ai cru qu'il allait m'en coller une. Et aux autres aussi. Il sait comment bouger.

- Parce qu'il est intéressé. Je le garde à l'oeil. Normalement il devrait y avoir de l'agitation par chez moi s'il est un vrai Telekyn. Autrement je devrais le relâcher, mais pas dans son taudis. Tu pourrais lui chercher un endroit, ou un truc? dis-je en plissant les yeux pour essayer de lire sur les lèvres des filles qui convoitent mon homme de main.

- Okay boss.

Ray s'appuie sur l'autre poteau du porche, en face du mien et fixe ma table. Les rires, des gloussement et des voix de velours s'en échappent. Pas du tout mon monde.  Quand soudain, la greluche en bleu se glisse vers lui et porte sa main à son visage pour lui toucher les cheveux.

- Well... That's something.

- C'est qui cette fille?

- J'en sais rien.

- Comment ça "t'en sais rien"? C'est ta famille Ray, tu connais pas ta foutue famille?

- C'est du côté d'Anna. Les gens qu'on fréquente une fois tous les 30 février.

- Regarde le, dis-je rebutée. Un vrai coq en patte... Il lui mange dans la mains sans rien dire...

- Il est doué boss, il sait y faire avec les nanas. C'est très naturel chez lui.

Je plisse les yeux et les observe.

- Il est doué ... Ou il se laisse faire. Je crois qu'il se laisse faire et ça, c'est pas bon pour mes fesses. C'est fade. Il est fade. Il se laisse porter par ce qui l'entoure alors que j'attends le contraire de lui.  Je l'ai pas pris pour sa belle gueule ou pour qu'il séduise les gens. C'est très mauvais Ray.

J'examine la jeune "Evie" ... Donnez lui un couteau à beurre et elle décimerait le plus puissant des empires. Il faut reconnaitre que parmi toutes les filles présentes, c'est elle qui a été la plus intelligente. Elle avait usé de moins de mots que les autres et plus de stratégies pour parvenir à capter l'attention de mon homme de main. Très maline... Très audacieuse. Une alpha. Un problème, si Altiel vient à s'en enticher.

- Fort instinct de reproduction la Evie. Oh, ça bouge. Merde... Ça arrive par là.

Ray et moi nous taisons et le regardons arriver l'air innocents.

- Ça va toujours? Dites-moi quand vous voudrez partir et je préparerai nos effets personnels.

J'opine du chef un sourire en coin.

- Tu as l'air de bien t'amuser. Ne t'éloigne pas trop tout de même, dis-je avec l'étoffe d'une mère.

Je tapote deux fois ma fourchette sur mon assiette comme un signe...

- Altieelll....

... Mais il ne le remarque même pas.

Le cri me glace le sang. Erk. Minauder comme ça: ce n'est pas moi qui risque de faire ça. Erk! Erk! Erk!
Raymond fixe la table à gâteaux l'air aussi écoeuré que moi et prend une gorgée de brandy avant de me tendre le verre que je vide.

- Feck me, crache-t-il.

Raymond et les vierges effarouchées ça n'a jamais fait grand ménage. Sinon il n'aurait pas épousé Anna. Sa femme n'aime pas ça non plus de ce que je sais, mais on ne choisi pas sa famille et ses amis. Elle est née dans un environnement ou pour une femme, il vaut mieux être une belle petite sotte plutôt qu'une intelligente femme de sagesse. Je la comprend. Et je ne juge pas son cercle d'amis... Ni les amis en eux-même. Ils n'ont pas eu le choix que j'ai pu avoir et les chances que je me suis vu offrir.

- Passe moi le petit, Ray.

Je pose mon assiette et mon verre sur la rambarde et attrape le bébé.

- Ne tombe jamais amoureux de n'importe qui toi... Ecoute bien ton papa.

Raymond en profite pour prendre ma vaisselle et la déposer sur la table. Anna discute avec les autres maman et me fait signe de la rejoindre, mais je lui montre que je suis à l'écart, en sécurité avec le bébé. Alors que je berce naturellement le petit Edward, je me surprend à chantonner quelque chose tout bas en espérant le voir sourire ou grogner d'aisance. Quelque chose qui me montre qu'il est heureux de vivre dans l'immédiat.

Raymond revient les mains dans ses poches. L'air de sous-entendre bien des choses quant à moi et son enfant. Je les regarde tout les deux et rit.

- Non. Vraiment... Ce doit être mon instinct de lionne...

- Je vous avais dit que ce bébé était magique, boss... Enfin. (il regarde autour) C'est qu'il prend son temps le p'tit, hein.

- Il a mis du temps à sortir? Anna a dû avoir très mal...

- ... Boss, je parlais pas de ce petit là. Je parlais du votre.

Il me faut du temps pour comprendre que c'est d'Altiel qu'il parle. C'est vrai... Ça fait plus de cinq minutes qu'il est entré... Combien de temps est-ce qu'il faut pour... Pour quoi au juste? Prendre un verre? Bollocks.

- Ray...? Where the are they ?

- Exchanging monikers around a wee tchat.

Je cligne des yeux sans comprendre. On peut même entendre le "bip" de la mort de mon cerveau.

- Ray... What the fuck are they doing exactly? articulé-je.

- Well boss... You're pretty aware of everything. Why can't you imagine what the little lad's doing right now? That's pretty obvious...

Je sens mon côté irlandais pointer le bout de son nez.

- The kid is busy, boss! articule Raymond l'air malin.

- Busy doing what? He was having fun right here, no?

- Now he's busy having fun WITH her. Well, rather  "on" ...

Je ne l'écoute plus. Le pire que je puisse imaginer arrive. Je me redresse et rase le jardin du regard, folle de rage. Alors toute ces petits oies étaient en train de jouer la comédie pour ÇA?!

- I'll burn the sheets and the matress, don't worry boss.

- Shut up, Ray.

- You're shocked. You're starting speaking Shakespeare,se moque Raymond.

- Oh have fun with that, Ray. Just imagine your own lad "having" fun with a mot on yer house. Picture that, now and feck off........ What I fail to recognise is why is he got besotted with that girl so easily.Does he expect me to turn a blind eye on it?  Ain't no bloody way...  He's not even off work! That big manners...!

- I'm pretty sure Evie's getting a taste of it, right now...

Je le toise méchamment. Lui soutient mon regard,  sur le point d'éclater de rire. Ce qui me pousse à sourire aussi. Enfin nous éclatons tout les deux rien qu'à l'idée...  La manière de faire est si inattendue, gauche et si peu conventionnel, que nous ne pouvons pas nous empêcher de rire l'un contre l'autre.

- Ray... Sans rire, c'est parce qu'on est en terre libre que je le laisse faire, mais je ne peux pas tolérer ça. Il me représente partout où il va. Tout ce qu'il fait et dit.  C'est pas une manière de se comporter en service. Imagine qu'elle soit une espionne ou je ne sais quoi?  Non, Ray... Je peux pas. ( Je grimace en croisant les bras et en regardant le jardin.)  Erk. Rien que d'y penser...

- Boss... Sans vouloir vous vexer... You never tried the jam. Think about what mother says to their children whenever they're picky. " Tu peux pas savoir sans avoir goûté".

- Fuck me! You know nothing about my private life.

- Sure. But I know you work everyday, all day... I get you in the morning and drop you each fuc-king night.

Je finis par rire face à sa manière de faire du sarcasme.

- Tu fermes ta gueule ou je te plie en 25. Regarde ce que tu fais! Je ris comme une putain de cruche!

Je me calme et quelques secondes plus tard, voilà Altiel une cigarette en bouche qui ressort comme une fleur. Je le fixe et hausse un sourcil avant qu'il ne la range comme si j'étais sa mère. On dirait un ado.

- That was quick, me glisse Ray.

Je me retourne pour cacher un sourire avant de grogner de la fermer. Edward grogne, dérangé par nos rires quand Evie arrive dans sa... Tenue. Elle semble préparer un coup fourré.

- Je te préviens, Ray. Je ne ramènerais pas un gosse trempée, à la maison...

- Come on boss...

La brunette le jette dans l’eau sans crier garde et rit aux éclats. Altiel se met à se débattre ce qui fait rire Raymon aussi.

- Pff...

Mes yeux restent cependant, rivés sur la piscine. Altiel met trop de temps à remonter. Beaucoup trop de temps... Et après quelques longues secondes: je constate que mon homme de main coule comme un putain de paquebot en pleine mer.  Je me met à retirer mes chaussure et cours.

-RAY! IL SE NOIE!

Horrifié, j'attrape ma robe de part et d’autre pour courir plus aisément puis plonge jusqu'à lui et l’attrape pour le remonter.

- ALTIEL! RESPIRE! crié-je une fois a la surface.

Raymond arrive, bébé et serviette en main. Les enfants et les autres filles ont forcément été intrigués par mon cri... Alors ils sont venus voir par eux-mêmes. Je croise le regard de Ray avant de remonter trempée comme un chat passé sous une gouttière et me tient droite alors que l’eau tombe en cascade le long de ma robe. Altiel est à côté de moi, face au public, comme deux enfants. Je suis à deux doigts de régler le compte de tout le monde.

La potiche prend un air horrifié et se jette au chevet d'Altiel telle un vraie.... Arf!

- Altiel! Altiel, oh mon Dieu! Je suis si désolée si j'avais su....

Je l'écoute parler aigrie en moi-même et rabat mes cheveux en arrière avec prestance, en serrant les dents, droite. Il est temps de remonter mes chaussettes.

- Raymond, dis-je calmement. Vire moi la greluche de là je te prie.

Je n'ai pas parlé fort pour que seul mon homme de main VALIDE, puisse m'entendre. Immédiatement, il prend Evie par le bras qui lui résiste.

- Evie allons-y... Evie!

- Non! Je suis désolée Altiel! Vous n'avez pas mal?

Ray me jette un regard inquiet. Il sait que je ne m'emporte pas dans de grandes colères pour si peu. Mais il sait que je sais très bien faire mon ménage  Il n'a pas peur pour moi, mais pour Evie.

- Anna? je demande.

- Getting the attention away.

- Good, fais-je en opinant du chef et en pinçant mon nez. Bon, je crois que vous devriez rentrer ma grande. Vous nous affichez...

- Je m'en contrefiche! Ne me parlez pas comme si j'étais une enfant! Vous êtes à peine plus âgée que moi! Altiel a failli se noyer!

Je tique avec un recule en la regardant. Elle dit ça comme si c'était de ma faute. J'inspire et regarde la jeune fille et inspire longuement.

- Je sais vu que JE l'ai sauvé et ... ( je mord ma joue.) Je sais que vous inquiétez pour lui...

... Brain farted mott.

- Je n'ai pas à vous obéir! Vous êtes peut être sa patronne mais en faite vous êtes qui pour lui ?

- C'est mon homme de main et --

- J'ai autant le droit que vous d'être la ! Vous n'êtes pas sa mère ni sa femme alors laissez moi! Laissez moi l'aider!

- Okay! dis-je en relevant le nez vers les autres sans lui prêter plus d'attention. Le spectacle est fini. Allez voir ailleurs si j'y suis.

Automatiquement, Raymond fait évacuer les enfants et le reste des gens.  Les jeunes filles on l'intelligence d'aller se réfugier sous le porche pour observer la suite de la scène.  Quand tout le monde et à l'écart, je l'attrape par le col et la tire pour la jeter dans l'eau lourdement. Elle remonte en parlant, râlant et j'en passe.

- Assez, coupé-je la voix posé mais imposante. Vous l'avez déjà bien "aidé" je trouve.

Je sens alors quelqu'un tirer le pan de ma robe. Altiel.

-  Pardonnez-moi... Vous êtes mouillée.

Je le regarde du coin de l'oeil  et cligne des yeux bouffie de sarcasme

- Oh, vraiment? Je ne m'en était pas rendu compte.

Je regarde autours de nous et claque des doigt dans un rythme effréné.

- Debout. La fête est finit Roméo. On se change et on rentre, cinglé-je. Tout de suite.

Traduction: "tu as intérêt de me suivre à la trace."

Je marche et récupère mes chaussures au passage. Raymond me rejoint avant de m'informer que qu'Anna nous a sorti des rechanges de vêtements dans leur chambre et qu'en partant il faudrait que je récupère des dragées et des gâteaux en tout genre.

Nous entrons dans la chambre et je vois les affaires d'Evie sur le lit. Je me retourne vers Altiel, égale à moi même, dans un froid presque sibérien. Je n'ai pas besoin de parler pour faire de reproches ou des remarques: mon regard le fait à ma place.

- Surtout, ne laisse pas la greluche entrer dans la chambre sinon je la carbonise sur place et je la renvoie nue comme un ver, dis-je ne lui remettant les vêtements de la fille en question.

Raymond opine du chef avant de me remettre une serviette et sortir. Après quoi je suis seule avec Altiel. Je serre les dents m'empêchant de parler à la hâte et me retourne vers les vêtements qu'Anna a sorti: un jeans et une chemise noire pour Altiel et une robe cache coeur en tweed gris pour moi.

Au moins, elle sait que je n'aime pas les frou-frous et les couleurs voyantes. Merci Anna.

M'enfonçant dans la pièce, je me met dos à Altiel, tire les rideaux, déboutonne ma robe sur le côté et la retire avec une certaine vivacité. On pourrait croire que je me dépêche et c'est le cas, mais j'ai aussi froid dans mes habits trempés.

- Nous en parlerons à la maison. D'ici là, je ne tiens pas à converser.

Le dos nu,  je m'essuie avant d'emballer la serviette autours de mes cheveux et de passer la robe que  je referme et noue à ma taille dans un noeud papillon. Suite à quoi je m'assois et enfile mes chaussures, quitte la serviette sur une chaise avant de me diriger vers la porte, ma robe mouillée en main.

- Retrouve-moi dans la voiture sans tergiverser. C'est moi qui conduit.

Je sors et ferme la porte d'un geste décidé. En bas, la vie à repris son cours... C'est fou ce que les gens peuvent être avide d'action parfois... Et si frileux d'y prendre part. Ils adorent critiquer, mais je crois que ce qu'on dit est vrai: "ceux qui ne tiennent pas la patate chaude parlent le plus".

Alors que je tente de me calmer je remarque que la porte voisine à celle de la chambre du bébé est ouverte. Dans l'entrebâillement de la porte je reconnais Evie. Oooooh oui... Il est temps de remettre les POINGS sur les "i", de sonner les cloches et de remettre toutes les idées en ordre.  Je m'avance d'un pas tranquille et entre avant de refermer derrière moi. Elle me remarque dans la pénombre et son visage se froisse dans de la colère? De l'appréhension? Whatever, je m'en fiche.

- Vous vous sentez mieux?

Elle ne répond pas. Je m'approche et attrape le ruban de son corset pour commencer à lui nouer.

- Je sais que vous vous inquiétiez pour Altiel. Mais j'aimerais mettre deux trois choses au clair avant de partir. Parce que... Ça me semble juste, dis-je l'air de plaisanter.

Spoiler: je ne plaisante pas.

- Certes je ne suis pas la mère d'Altiel, ni sa femme. Je suis pire que ça: je suis sa patronne, dis-je en l'agitant quand je refais son corsage. Je suis donc responsable de lui. Je me porte garant de sa vie. Segundo, Altiel.... N'a pas le droit de flirter quand il est en service. Malheureusement, Altiel était en service, j'ai donc tout mes droits sur lui, comparé à vous.  Tertio: VOUS avez failli le noyer. Pas moi. Vous êtes un parfaite inconnue qu'il a rencontré par hasard. Alors quand je vous demande gentiment de vous pousser et de me laisser m'occuper de MON homme de main, mes affaires: vous vous poussez ( Je tire un coup sec sur une des boucles de son lacet) et vous la fermez.

- Vous n'avez pas le droit de me...

- Je crois que vous ne comprenez pas ce que je veux dire, Evie. Vous devriez apprendre à vous taire quand vous avez tort. Vous jouez les oies blanches dans une maison qui n'est pas la votre, dans la chambre de mon autre homme de main: ce n'est pas prudent ni très respectueux. Mais vu que vous ne semblez pas vouloir comprendre ce que je vous dis, je vais faire comme avec les enfants. Altiel est mon homme de main. Vous avez failli tuer MON homme de main... Ce qui revient à interférer avec mon travail. Si je l'avais perdu, je vous aurais demandé compensation et croyez moi: vous ne voulez pas avoir a régler des affaires avec moi. Vraiment pas.

Je tire brutalement sur les extrémités des ruban et m'approche pour lui parler tout près. En chuchotant à son oreille.

- Si vous touchez à mes affaires encore une fois et que vous les abimez ou si vous contrariez mes proches chez eux, soyez sûre que ça ne restera pas impuni. Vous ignorez peut-être qui je suis, mais ne faites pas la bêtise de croire que je n'ai pas de quoi faire? Je sais qui vous êtes. Je mettrais ma main à couper que vous ne voulez pas que je devienne votre cauchemar...

Je noue son corset et range le ruban dans les mailles de ce dernier. J'attrape sa robe et lui tend pour qu'elle l'enfile.

- Alors faites bien attention à ce que vous ferez à l'avenir. Comportez vous comme une jeune fille décente, qui n'a pas le feu aux ovaires. Altiel mérite quelqu'un qui prenne son temps.

Je recule de trois pas après avoir fermé les boutons à l'arrière de son col.

Elle a clairement du mal à respirer, mais ne dit rien par fierté. Je dessine un faux sourire de compassion et la regarde de haut en bas, satisfaite.

- Parfait. Plus d'Altiel pour ce soir: nous rentrons. Cependant, je vous prie de méditer sur ce que je vous ai dit. Sachez... Que j'ai toujours un oeil sur ce qui fait partie de mon monde mademoiselle Lancaster. Ce fut un discussion fort constructive. Je ne vous en veux pas pour ma robe, ne vous inquiétez pas. Je suis sûre qu'Altiel sera ravi de vous revoir en dehors de son travail et en d'autres circonstances. Passez une bonne fin de journée.

Je ressors et referme derrière moi en descendant les marches de l'escalier, traverse le jardin, dévisagée. Mes cheveux forment des vagues cuivrées à moitié humides qui sentent le chlore.

Je n'ai plus aucun maquillage, le peu que je portait à disparu. Pour autant, ça ne me gêne pas, mon grain de peau est plus net bien qu'on puisse voir quelques marques de fatigues et de très légères tâche de rousseur hérités de mon père.

Anna se tient là. Edward en main.

- Je suis terriblement désolée... La robe vous va?

- Oui. Merci énormément. Ne vous inquiétez pas... C'est moi qui suis désolée d'avoir gâché la fête du petit Edward. Nous avons attiré l'attention sur nous... Et Altiel et cette fille... Dans votre chambre... Envoyez moi la note si vous changez de draps de lit ou peu importe.

- Ah, laissez! Edward ne vous en tiendra pas rigueur et nous non plus. Nous en ririons un jour. Tenez.

Elle me tend un boite à gâteau dans laquelle de place des parts coupés en haut du gâteau et pleine de décoration en sucre puis dans une autre boite, je met des macarons, des dacquoises, madeleines et j'en passe avant de refermer. Elle me tend plusieurs poches à dragées en m'affirmant qu'elle en a mille fois trop. Je les prend et la remercie avant d'embrasser le haut de la tête du bébé.

- A bientôt Edward.

Je me dirige ensuite discrètement vers la voiture et place les boites à l'arrière avant de me mettre au volant. Lorsqu'Altiel entre dans la voiture, je n'attends pas plus et démarre au quart de tour. Le trajet se fait dans le silence le plus complet pour ma part.

Je suis profondément embourbée dans mes pensées, mes raisonnements de toute façon. Ayant garé la voiture, je me dépêche de prendre les boîtes pour qu'Altiel ne le fasse pas et marche d'un pas décidé vers la maison.

Lorsque je rentre je laisse la porte ouvert pour qu'il entre aussi et quitte mes chaussures avant poser les boites et défaire la robe en direction de ma chambre.

Il faut que je prenne un douche et que je quitte mes dessous toujours trempés. Laver la fatigue de cette journée... A tout prix. La robe trempée va dans ma corbeille à linge sale.

Quand je reviens dans la cuisine, dans ma tenue de maison,  je plonge mon nez dans les placards, à la recherche de quelque chose à grignoter et finit par mettre la bouilloire sur le feu.
Je m'assois sur le plan de travail de mon îlot, en tailleur.

Enfin chez moi... Enfin, libre de faire ce que je veux. Alors que mon cerveau se remet à réfléchir, le soleil de fin d'après-midi inonde la cuisine et le salon, réchauffant ma peau et révélant la couleur de mes cheveux mouillés et ondoyants.

Alors comme ça... Altiel ne sait pas nager... Donc, il se noyait. J'en conclue que les Grinberg ne lui ont jamais appris. Ils lui auraient appris à coucher à tuer et autre... Mais pas à nager.
Pour moi, c'est comme s'ils avaient crée un moyen de le tuer au cas où il deviendrait une menace. Comme un inventeur fou qui créer une machine avec un bouton qui détruit la machine quand cette dernière devient incontrôlable. Quels enfoirés.

J'attrape une madeleine que j'enfonce dans ma bouche et mâche, la tête toujours dans le nuages. Sans le remarquer, j'ai commencé à agiter ma jambe dans le vide. Et maintenant je regarde un des sachets de dragées sans rien en penser. Mes gestes sont des mécanismes vides derrière lesquels se cachent mes pensées. J'en fait rouler un dans e creux de ma main pour m'amuser, en attendant d'avoir moins de madeleine dans la bouche.

Est-ce que la fille lui plaît vraiment? Si oui: c'est pas un peu rapide? Alors qu'il est encore si ... "Banjaxed". Brisé. Cabossé. Je ne trouve pas que c'est une bonne idée de le laisser s'engager dans une relation... Je ne sais même pas ce qu'il pense d'elle ou de la situation...

Je lance un dragée en l'air et le rattrape in extremis avec ma bouche... Et je me met à parler à voix haute.

- Elle empeste le mariage, la famille et les sentiments de bonne femme... Mais lui... C'est une autre histoire.  

Je mâche, donnant l'impression de manger des cailloux.

CRUNCH*CRUNCH*CRUNCH

Il est si loin... Même dans son regard. On sent que sa personnalité est si détachée de lui... Comme s'il fallait le chercher constamment, le pousser à agir. Je me demande même s'il a une volonté propre. Comment pourrait-il parler mariage alors qu'il est si perdu...?

CRUNCH*CRUNCH*CRUNCH


Non... Cette histoire de mariage ne m'arrange pas. Je viens de me retrouver un homme de main, je ne compte pas le laisser s'échapper si vite. Sur mon front, il n'est pas écrit "match maker". Ce que j'ai fait chez Ray, c'était pour voir sa réactivité, son degrés d'investissement et tout le tralala... Malheureusement, je suis ressortie avec un résultat mitigé.  Il est loin d'être un bon homme de main.  Il a des capacités, mais il est loin du compte.

CRUNCH*CRUNCH*CRUNCH

Il faut que je resserre les vices, sinon on fonce droit dans le mur... Puis que je mette les règles au clair parce que cette histoire de couple là, ça me pose problème. J'engage pas des gens pour leur faire plaisir. C'est bien gentil, mais les calinours et compagnie: ça n'a rien à faire chez moi.

- Faut lui apprendre... Tellement de choses.

Soudain, j'entends un craquement de parquet qui fait trembler mes oreilles. Il est là. Depuis quand? Je l'ignore. Je fais sauter un énième dragée que je rattrape au vol et lui fait signe de dos, de venir s'expliquer. Je fixe les placards en face de moi et quand il arrive devant moi, je lève les yeux, égale à moi-même .

- Vas-y explique toi.


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