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 The art of dealling [Ft. Niels]

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The art of dealling [Ft. Niels] T7cd
Piper Park

Piper ParkMessages : 120
Date d'inscription : 14/04/2020


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MessageSujet: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptyMar 30 Juin - 1:09

The art of Dealing...
. •••


Je me réveille en sursaut et  en sueur. A côté de moi, Tulsa dort paisiblement et plus loin, Aoife. Ma nouvelle lionne... Elle se méfie encore... Elle est du genre à vérifier ses arrière deux fois plutôt qu'une.

Je me lève et me regarde dans le miroir: mes pupilles de félin et mes poils sont apparus. Sans compter les griffes. Moi qui n'aime pas avoir les ongles long, me voilà servie. J'inspire un grand coup et sors de la chambre pour aller dans la cuisine et me servir de quoi petit-déjeuner. Tulsa et Aoife ne tardent pas à me rejoindre alors je leurs sert leur dose de viande. Tulsa n'hésite absolument pas à manger ce que je lui donne... Mais Aoife... C'est une autre histoire.

Déjà, Aoif s'est pas toujours appelée Aoife. Au début, je l'appelais " EH!"... Puis un jour alors qu'elle était assise à côté de moi, je lui ai proposé plusieurs prénoms. C'était la première fois que je pouvais lui parler sans qu'elle s'en aille. J'écrivais des prénoms sur un papier et en fonction de ce que je lui montrais , j'observais ses réactions. Aoif à choisi de s'appeler Aoif.  Et donc, pour manger, il faut que je lui donne la viande en petits morceaux, un par un... Ça nous permet de nouer un lien et de lui prouver qu'il n'y a pas d'embrouille dans la viande.

Alors que je suis assise en face d'elle sous le porche côté jardin, je lui tend les morceaux sur le plat de ma main et en profite pour la caresser .

- C'est  bien... Bonne fille...

Soudain, mes griffes redeviennent mes doigts normaux. Ouf. Je ne sais pas quand est-ce que les poils et les yeux disparaitrons , mais j'espère que ce sera avant ce soir, parce que ce soir, j'ai un évenement au Fitzgerald.
Alors que je finis, ma mère sors et me surprend avec ma lionne. Aoif s'arrête de manger et la fixe en grognant.

- EH. Du calme. C'est ma mère.... Tout doux.

Heureusement, Tulsa est là pour la rassurer: elle se frotte contre la jambe de ma mère , les babines encore sanglantes. Charmant. Maman me rappelle que pour ce soir, j'ai une robe verte de prévue et  que le coiffeur sera là vers 16 heures.  Elle ne se prive pas d'ajouter que d'ici là, elle espère que mon apparence "féline" disparaîtra. Comme si je contrôlais ça...

Heureusement pour moi, aux alentours de 15h30, tout a disparu. J'ai retrouvé ma jolie tête et me fais coiffer. Mes cheveux sont rangées sur les côtés à l'aide de barrettes en lierre doré. Je ne change pas mes anneaux à mes oreilles. Pas de collier, je trouve que ma peau immaculée suffit à elle-même. Lorsque qu'il finit, je renvoie le coiffeur et enfile ma robe. Une robe vert émeraude très vif, avec un dos nu et un buste dégagé. Je me fixe avant noircir mes cils, brosser mes sourcils et appliquer un point de fard vert à l'extrémité de mes yeux. Un baume fera l'affaire pour mes lèvres.  Après quoi j'enfile mes talons et noue leurs rubans à mes chevilles et attrape une pochette assortie dans laquelle j'ai mis des lunettes de soleil et mes clés. Je passe une longue veste blanche et matelassée sur mes épaules et voilà. Je suis prête.

- Tulsa! Aoife! (Elle arrivent.) Je dois m'absenter ce soir. Je serais de retour ce soir... J'essayerais de ne pas tarder. Tulsa; veille sur ta soeur. Aoife: écoutes Tulsa. Ne fais pas tes griffes sur les meubles et ne déchire pas mes coussins.

Henry, mon chauffeur, vient me chercher à l'heure. Lorsque j'arrive, Andrea me rejoint.  Ensemble nous voyons les détails. Les musiciens, les serveurs et leur présentation, le menu , les décorations... Nous vérifions aussi les micros, ainsi que l'estrade.

- Eh-eh! C'est quoi c'est caisses? dis-je en désignant les caisses  d'alcool arrivant de nul part.

- C'est la contribution d'Elena. Elle avait dit qu'elle pourvoirait aux alcools forts...

Je fais un moulinet dans l'air  pour dire "okay" et laisse les livreurs passer devant la sculpture de la fontaine, recouverte d'un drap. Suite à quoi je vais vérifier toutes les salles où Elena à fait exposé ses oeuvres à elle.

A 19H00 tapantes: les choses sont prêtes. Tout est parfaitement à sa place. Les musiciens sont installés, les pyramides de champagne sont installées et aucune fleur n'est tombée par terre. Les serveurs sont près à défiler dans la foule...

- Ouvrez les portes.




Peu à peu les gens entre, les personnes influentes, les artistes, amateurs d'art... Je les regarde tous entrer un à un depuis le premier étage, ma pochette coincé sous mon bras. Je n'ai pas très envie de descendre... Pour la simple et bonne raison que les gens lorsqu'ils vous saluent on tendance à poser leur main sur votre dos... Et si vous avez un dos nu comme le mien, c'est presque une invitation à toucher. Ray, mon homme de main , vient me chercher alors que la musique et les conversations prolifèrent en contrebas...

- C'est l'heure du bain, boss...

J'opine et lui laisse ma veste.

Je rencontre les premières personnes et leurs souris, je les salue, leur sert un petit mot au passage... J'écoute les remarques et compliment quant à l'hôtel et à la cuisine. En même temps, je surveille le trajet des serveurs, mais étant dans la foule, je ne peux pas tous les voir, alors je lève les yeux vers Ray qui acquiesce. Suite à quoi, Elena me surprend en m'attrapant par les bras, de face. Je sursaute et prie en mon coeur que ma forme féline ne ressorte pas.

- Ah!! Ahahaha! Elena!  J'apprécie votre élégance et ce brin de couleur ! Merci beaucoup pour ce que vous avez fait. Vous n'imaginez pas à quel point votre présence... Est un soutient face à tout ce beau monde, dis-je en lui souriant.

Elle arrange ma fine bretelle sur mon épaule.

- Là. Vous aussi vous êtes rayonnante.

Je souris, le visage brillant de joie. Elena est vraiment quelqu'un de bienveillant. Elle est l'une des rares personnes qui ravive mon espoir quant au bon côté des gens. Evidemment, elle à des défauts, mais ils me paraissent bien petit quand je vois la personne qu'elle est.

- Êtes vous prête pour la présentation de votre oeuvre? Ne soyez pas trop stressée, dites les choses comme elles vous viennent... Les fortunes savent apprécier un peu de franchise lorsqu'elle est bien servie.

- Ne vous inquiétez pas.  De toute façon si je me rate, vous pourrez rattraper le coup avec le votre!

Je tousse un faible rire.

- Vous avez bien reçu ma petite contribution? ( Je butte) ... L'alcool!

- Oh...! Oui! L'alcool! Évidemment! Merci beaucoup! Vous avez déjà fait tant.... Les serveurs devraient distribuer une première tournée dans pas longtemps... Attendez... Les voilà! Regardez.  (J'attrape deux verres au passage et lui en tend un.) Eh bien! Retrouvons nous sur l'estrade dans une trentaine de minute, voulez-vous?  Je dois continuer de saluer certaines personnes...

Après quoi je m'incline très légèrement et prend une autre route. Je rencontre d'autres personnes et sirote mon verre avant de grimacer... J'apprécie moyennement les alcools coupés pour masque le goût de l'alcool. Je trouve ça inutile: soit on aime le goût, soit on ne l'aime pas, mais on ne dois pas l'arranger juste pour le boire.

C'est comme si je n'aimais pas les brocolis mais que je les cachais dans un gâteau au chocolat pour les manger alors que je pourrais simplement ne pas en manger.  Plissant le nez, je vide le verre et me dirige vers l'estrade bientôt rejoint par Elena qui s'avance avec moi vers le milieu de la scène. Je me tourne vers les musiciens pour leur demander de s'arrêter puis fais signe à Elena que nous sommes prêtes. Elle tape dans le micro et en coeur nous disons:

- Mesdames et messieurs: bonsoir!

Les gens applaudissent et quand tout se calme, Elena reprend seule.

- Bienvenue, bienvenue.... Je suis très heureuse d'être ici parmi vous ce soir. Merci d'êtres venus si nombreux: vous n'imaginez pas à quel point ça me fait chaud au coeur et combien cela m'honore que vous soyez là. Je remercie particulièrement Madame Park Joon d'avoir adopté cette oeuvre et d'avoir cru en mon art. Je remercie Mademoiselle Park Piper, aussi qui en bénéficie et qui à organisé tout cet événement autours de mon oeuvre, c'est sincèrement géniale.

Je penche la tête, humblement en attendant que les applauses passent.

- J'aimerais vous parler de l'oeuvre maintenant. Mais avant, il faudrait l'avoir vu, c'est pour ça que je vais vous demander de vous tourner vers la fontaine...

Je fais un signe aux hommes à côté de cette dernière et il enlèvent le grand drap  dévoilant la fontaine en question.

- Je me suis inspirée de l'histoire de notre chère Quederla. Ce sont les trois fondateurs  au pied d'une pyramide à trois niveaux qui représentent les niveaux de la ville. J'ai utilisé de la mosaïque  de différentes teintes  pour les trois niveaux sans manque d'orner le tout avec des éléments dorés. De cette façon, l'eau s'écroule de niveau en niveau... Cette fontaine est à l'image du Fitzgerald: il lieu ouvert à tous, un lieu neutre ou la guerre n'a pas sa place et où tout le monde est bien accueilli et soigné... (Elle se tourne vers moi.) Je souhaite au Fitzgerald et aux Park la longue vie et la félicité  qu'ils méritent.  

Je la fixe et explore le fond de ses yeux. Elle pense chacun de ses mots... Et ça me touche même si je ne sais pas ce que ça représente.

- Aussi, pour toute question ou demande, je me tiendrait presque toute la soirée dans une des salles d'exposition ou vous aurez tout le loisir d'admirer et, si le coeur vous en dit, d'acheter ou commander d'autres oeuvres. Merci beaucoup mesdames et messieurs. Passez une bonne soirée.

Tout le monde applaudit. Elena me serre la main et me bise la joue. Je peux sentir que sa main tremble légèrement et sa température corporelle à légèrement augmenté. Je lui glisse qu'elle était parfaite et m'avance vers le micro.  Je sens ma robe se mouvoir  amplement  et mon dos caché de tous, a froid de ne pas être en lumière.

- Merci infiniment Elena! Un ovation pour cette grande artiste mesdames et messieurs, je vous prie!

J'ai conscience que tout le monde me regarde et m'examine, moi et mon allure. Je profite de cette courte pause d'applause pour organiser mes mots dans ma tête.

- Lorsque mes parents on bâtit le Fitzgerald, tout ce dont ils se souciaient était le bien-être des gens... Tout classe confondue. Ils voulaient un lieu neutre sans conflit ou tout le monde pourrait être satisfait et se sentir comme un bébé qui gazouillerait dans les bras de sa mère, rié-je. Et cette fontaine est vraiment le reflet de l'âme de ce lieu. Je...

A ce moment-là... Mes yeux croisent le regard d'une personne au visage familier. Dans mon esprit, tout fait sens. Le nom sur les boites, Elena... Et Niels. Niels Egilson EST le frère d'Elena Egilson. Alors que mes mots sont en suspens je les oublie peu à peu et le regarde près du bar me sourire avant d'élever son verre comme pour me porter un toast.

Quel affreux arrogant. Dès lors... Une stratégie se met lentement en place dans mon esprit pour me sortir de là.




Je déglutit et baisse les yeux.

-... Je suis vraiment émue qu'Elena ai pu sonder l'essence même de ce lieu avec tant de brio. Merci profondément. Mesdames et messieurs, pour le reste de cette soirée, je vous souhaite de vous amuser et de vous rassasier de merveilles dans les différentes pièces... Sans oublier manger et boire! Merci beaucoup!

Je plie ma jambe et baisse la tête avant de quitter la scène. Les musiciens reprennent alors. Elena à l'air extatique quand je la suit.

- Ils ont aimé! Oh, merci Piper!

- De rien Elena. Profitez-en, vous le méritez. Je pensais chaque mot de ce que j'ai dit.

Elle me pince un sourire touché et s'enfuit... Quand elle n'est plus là, je jette un coup d'oeil à l'endroit où était Niels. Il n'y est plus... Oh no... Le lève les yeux vers Ray qui me fait "non" de la tête.  Inspire Piper.... Soudain, je sens que la musique, le monde, le brouhaha et tout le reste m'affectent. Oh non... Je sens que mon côté félin pourrait réapparaitre.  Alors dans un élan de désespoir, je me dirige vers le mini-bar le plus proche de moi et demande:

- Un triple. Pur. Sans glaçons.

- Un triple? se moque le barman. Ça va être trop fort!

- Je sais. C'est pour ça que je demande un triple...

Il me fixe et hausse les épaules avant de s'exécuter. Je prends mon verre et fuis en le sirotant.  Une grimace se dessine sur mon visage lors de ma première gorgée. Exactement ce dont j'avais besoin pour me décharger de toute conscience supplémentaire pas nécessaire.

D'un pas certain, je fonce vers le fond... vers le jardin. Ma robe vole et me suit gracillement jusqu'au moment où mon nez inspire de l'air frais.  Une main sur le rein, l'autre avec un verre, je parviens à me calmer, et les quelques gorgées que j'ai prise détendent mes muscles. Je me sens me détendre...

Niels Egilson...

Vallet au conclave avec lequel j'ai travaillé en mission. Entre lui et Warren, il n'y a pas photo: je le préfère de loin. Mais il n'y a pas beaucoup de différence entre avaler de l'huile de foie de morue ou avaler une cuillère de poudre de cannelle: les deux vous ressortent par les trous. C'est pour ça que de manière plus générale, je préfère travailler seule. 

Ce type est arrogant, il a une bonhommie que je ne comprend pas et que je n'accepte pas. Et il vous éclabousse avec. Parfois il me donne l'impression que tout est un jeu, alors que non.

 J'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule, avec son geste et son sourire.

Je m'avance dans le jardin d'un pas lent et examine les haies de roses blanches parfaitement taillées ainsi que les fleurs d'oranger.... Les deux odeurs mélangées me rappellent celle du jasmin. Douce, subtile et chaleureuse. Je finis par m'asseoir sur un banc, à l'abris d'un oranger, à l'écart de l'attention et pose mon verre à côté de moi en prenant appui en arrière, les jambes croisées et étendues.
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Niels Egilson

Niels EgilsonValet de l'AllianceMessages : 65
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MessageSujet: Re: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptyVen 3 Juil - 21:55


THE ART OF DEALING
PV PIPER PARK

En peignoir-chaussettes, les cheveux fous qui retombent négligemment dans son visage, On peut voir, assied peinard sur une chaise et les jambes étendues sur la rambarde du balcon de sa chambre, un Niels encore semi endormi. D'un souffle sur son café noir et brûlant, il fait s'envoler un voletant nuage de vapeur. Il caresse la céramique de ses mains, dont la chaleur irradie jusque dans ses paumes, les réchauffant doucement. À travers ses paupières closes, il peut presque voir le soleil de midi lui chatouiller la rétine.

Il prends sa première gorgée, reconnaissant de ce frugal instant.
Un bruit presque imperceptible pour une ouïe humaine, vers l'intérieur de sa chambre, attire son attention. Il entrouvre les yeux pour regarder Findel passer le cadre de la porte, et venir s'asseoir à sa droite pour poser son menton sur sa cuisse. Si les renards avaient pu ronronner, celui-ci l'aurait certainement fait.

- Bonjour Finn. ...Bien dormi? Il sourit. Il a posé la question, mais se doute bien que comme lui, son compagnon n'a sûrement pas joui d'un sommeil très profond. Ni très long.
Il pose sa main droite sur la tête de Finn, et caresse distraitement son soyeux pelage en reportant le regard vers le paysage urbain visible depuis son balcon.

Il ne saurait dire la raison qui l'a privé du doux royaume des rêves cette nuit. Aucune raison particulière. Morphée s'était envolée vers d'autres contrées. Il était resté plusieurs heures à voguer de pensées en pensées sans but, avant de sombrer dans un repos agité. Peut-être qu'il était anxieux pour sa sœur...
Il aspira une gorgée de café, pensif.
Aujourd'hui, c'est une grande journée pour elle. C'est la première fois qu'Elena se fait commander un oeuvre de cette envergure. Permanente, publique, et dans un lieu aussi huppé. Bien qu'étant son frère, lui-même n'avait pu se voir confier le thème ni aucun détail au sujet de son oeuvre. ''Tu verra le jour du dévoilement!'' s'était exclamée alors Elena, toujours aussi pimpante et pleine de malice.
Il lui a promis de venir, aujourd'hui. Elle aurait une longue et exténuante journée, et il veut éviter qu'elle ne rentre tardivement par elle-même. Bien que vivant dans un secteur sécuritaire, on ne peut jamais être assez sûr, dans cette ville. Il s'était donc proposé pour l'accompagner, elle qui n'a pas encore de véhicule personnel.

Leur frère Mikkel, ce salaud de première, avait sans aucun remord déclaré ne pas être intéressé à se présenter à cet événement. Oh, cela ne fais pas de lui un véritable salaud, non... Autant lui qu'Elena savent que Mikkel a horreur des foules et des soirées mondaines, les appelant allègrement ''futiles et superficielles''. Mais à sa façon, il sait démontrer son affection de grand frère envers Elena. Après tout, c'est lui qui avait libéré son horaire hier pour l'aider à transporter à bord de sa voiture les autres œuvres qui seront exposées ce soir au Fitzgerald, hôtel de luxe bien connu à Quederla.

Le fil de ses pensées se terminent en même temps que la dernière goutte de café.
Poussant un soupir de déception mêlé de résignation, Niels tapote gentiment la tête de Finn qui ferme les yeux en sortant la langue sur le côté, content.
Niels quitte ensuite le confort de sa chaise, mais se retourne avant de rentrer quand il entends un appel sourd en contrebas.

- Heeyy, Niiiiillll!!

Se retournant pour se pencher au-dessus de la rambarde, sa tasse toujours à la main, il voit une Elena souriante qui lui envoie la main devant l'entrée, avant de rentrer par elle-même sans cogner.

Il eut à peine le temps de revenir dans sa chambre qu'Elena y déboula, complètement indifférente de son allure de grasse matinée.

- Salut Ele... comment va-tu?
Demande-t-il affectueusement en haussant un sourcil, souriant de la voir si énergique. Une vraie boule de positivisme, comme à son habitude...  
Finn, joyeux, va immédiatement l'accueillir avec des halètements et couinements caractéristiques, heureux et souriant de toutes ses dents, à sa façon.
Niels dépose sa tasse sur sa commode et rentre dans la salle de bain, porte entrebâillée.
Alors qu'il fais sa toilette, se rase et tente d'assagir sa crinière noire, Elena lui réponds en gloussant.

- T'as encore dormi jusqu'à midi? Tu sais que tu perds presque la moitié de ta journée en faisant ça? Se moque-t-elle avec un ton réprobateur, avant de rire avec légèreté.
- Ahahah t'inquiète Nil... Je vais bien, ... C'est sûr que j'ai à peine dormi cette nuit à cause de l'anxiété, pour ce soir, mais ça n'est pas suffisant pour m'arrêter... « Ah, toi aussi? » Répondit Niels à distance. Au fait! Tout est prêt, au Fitz! Mik m'a bien aidé hier,  On a pu tout placer sans accroche, il ne me reste qu'à me préparer...

- Parfait, c'est super! Tu as tout ce qu'il te faut, du coup?

- Oui, oui... Hmm En fait j'aurais un petit service à te demander...


Niels, rafraîchi et proprement rasé, se mit un peu d'eau de cologne, sans trop, avant de revenir dans la chambre, une expression suspicieuse dans le visage.

- Comme...?

- J'aimerais bien offrir des bouteilles pour contribuer à la soirée et remercier madame Park pour la commande de cette oeuvre. C'est vraiment un pas de géant pour ma carrière, et je veux leur témoigner ma reconnaissance, tu comprends?


Niels a un moment pensif, où ses sourcils se froncent sous la réflexion.

- Hmmmoui, pourquoi pas... Ça permettrait par la même occasion de faire connaître nos produits, et peut-être une chance pour moi d'initier un contact avec d'éventuels nouveaux clients ou collaborateurs...

- Oui, exactement!
Réponds-t-elle, son visage s'illuminant d'un large sourire soulagé.

- Parfait; nous ferons un arrêt à l'entrepôt avant de se rendre à la soirée, suffisamment d'avance pour ne pas arriver comme un cheveu sur la soupe...

Il va ensuite enfiler le plus gros de son habillement pour la journée: un débardeur blanc, une chemise blanc-bleuté, un pantalon bleu très sombre, des chaussettes noires, des chaussures de cuir de la même couleur cognac que sa ceinture, un gilet sans manches gris, et une cravate bleu sombre qu'il passa sous le gilet. Son veston du même bleu, il le laissa dans sa housse pour le moment. Il l'enfilerait avant la soirée seulement.
Puis la touche finale, il s'équipe de sa montre, glissant sa petite flasque métallique et son portefeuille dans ses poches. Oh! Et avant de les oublier: Ses lunettes de lectures, qu'il glisse à l'intérieur de la poche de son gilet, aux côtés de sa plume favorite. Pour un homme d'affaire, avoir de quoi écrire représentait le B-A-BA du métier. À toujours avoir sur soi. Finalement, c'est sa montre à gousset, qu'il glisse dans une autre poche, après en avoir vérifié l'heure exacte.

- Suis-je présentable, mademoiselle Egilson? Demande-t-il en exagérant son maniérisme en se présentant devant Elena, un sourcil levé et le sourire en coin.

Elle lui sourit malicieusement, avant de répondre;

- Bien sûr, grand bêta; tu serais présentable même dans ton fichu peignoir!

Ils rirent de bon cœur, l'esprit léger.
Il n'y a vraiment qu'avec Elena qu'il peut être aussi relâché. Elle est le membre de sa famille de qui il se sens le plus proche. Avec elle, il peut parler de tout sans peur de jugement, ni craindre de la froisser, ce qui est pour lui précieux, dans ce monde et ce métier où règnent souvent les apparences.

- Bon. Je vais aller au bureau pour finir quelques affaires qui doivent être faites avant ce soir. Je viendrai te prendre vers 18h/18h30; ça te va?

- Oui, pas de soucis; je serai prête!! ... Merci encore, pour le service que tu me rends.
Elle lui sourit d'une façon tout à fait adorable dont elle seule avait le secret.

Elena habite au coin de la même rue que Niels. Ils se visitent donc régulièrement; Niels se sens un peu comme lorsqu'ils habitaient toujours ensemble chez leurs parents, mais en un peu plus privé. Elle lui donne finalement une accolade, et lui dit à plus tard en sortant.
Leur frère Mikkel, lui, vit présentement dans l'ancienne maison familiale, dans une autre partie du quartier résidentiel. Remplie de souvenirs, il en a fait son domaine. Pas très porté sur les sorties ou la vie sociale, on ne le voit sortir de chez lui que pour son travail ou lorsqu'il a réellement à faire. Un vrai antisocial.

Vérifiant une dernière fois qu'il a tout ce dont il aurait besoin, il prends quelques papiers de son bureau personnel avant de prendre ses clés de voiture et la housse contenant son veston, et avant de franchir la porte d'entrée, porte ses deux petit doigts à ses lèvres pour siffler Finn afin qu'il rapplique.

Quelques secondes à peine passent avant que sa boule de poil noire le rejoigne en se dandinant. En passant près de ses pieds, il se frotte un instant contre sa jambe avant de sortir l'attendre avec bonhomie.
Niels referme donc la porte et ensemble, ils griment dans la voiture, Finn prenant sa place habituelle sur le siège du passager, et se roule en boule, la tête levée vers Niels dans l'attente du départ.

Il met donc l'engin en branle, qui se mets à ronronner au quart de tour avec satisfaction.
Niels se dirige donc comme prévu vers le siège social, les bureaux de la Distillerie Egilson. Il a quelques papiers à remplir, un ou deux appels à passer, Quelques vérifications à faire avant de pouvoir se compter libre pour le reste de la journée. Il avait déjà prévenu son adjoint qu'il ne serait au bureau que pour une heure ou deux aujourd'hui. Hier, ils s'étaient assurés ensemble que le plus gros était fait d'avance afin de leur réduire la tâche.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


L'après-midi était bien avancé quand ils remirent les pieds dans la voiture afin de se rendre chez Elena.

Celle-ci dut entendre le moteur arriver puis s'arrêter, car en descendant du véhicule, Il la vit soulever le coin d'un rideau de fenêtre jeter un rapide coup d’œil vers eux.
Il entra sans attendre qu'elle vienne lui ouvrir, et la croise quelques instant après, passant à toute vitesse de sa salle de bain à sa chambre.

- Ça va toujours?

- Ahahah!
rit-elle sans conviction. J'ai fait l'erreur de m'étendre quelques secondes, et mon corps a sans doute trouvé drôle de me plonger dans un sommeil comateux un peu trop longtemps!!

Le coin des yeux de Niels se plissent quand il sourit d'un air moqueur qui veut dire:  « Tu l'a cherché! »
Hélas, cela n'échappe pas à Elena qui réplique: - Ouais, attends que j'aie le temps de te faire payer ce sourire... En lui donnant une petite tape inoffensive sur le bras. Ils rient, pendant que Niels lui réponds: - Allez allez, ne perds pas de temps, papa t'attends, ma chérie! Pendant qu'elle disparaît à nouveau, les mains plongées dans les cheveux qu'elle coiffait, la bouche pleine de pinces et d'attaches.

Il n'a même pas besoin de tendre l'oreille pour entendre un « AAARRRGGHHHHH!! » de grognement d'exaspération mêlé de frustration émaner de l'autre bout du couloir. Pas besoin d'être brillant pour deviner qui en était la cible... Il jeta un coup d’œil en coin à Finn, qui avait presque l'air de comprendre la situation, alors qu'ils échangèrent un regard (presque) lourd de signification.

Niels sort sa montre dont il vérifie l'heure. C'est bon, ils sont encore en avance. Heureusement qu'il avait prévu un délais pour imprévus...
Il enleva ses chaussures, et alla rejoindre Ele dans sa chambre, pendant qu'elle commençait à se maquiller.

- J'ai téléphoné à Jamie de l'entrepôt. Il va livrer les caisses directement à l'hôtel, tu peux respirer. Elles devraient déjà être en chemin.

Il eut presque l'impression de voir un poids tangible disparaître des épaules d'Ele, en même temps qu'un lourd soupir (presque un râle) sortait de sa gorge, qui se transforma en un intelligible « Dieu merci! »

- ...Tu as besoin d'un coup de main pour quelque chose? s'enquit-il.

- ...Hmm non, sauf si tu te sens confortable de défroisser ma robe à la machine à vapeur? Elle leva un instant vers lui ses grands yeux pleins d'attente en souriant.

- Bon, j'ai compris. Il se dirige vers l'autre coin de la pièce, où ladite robe est sur un cintre, suspendue à un crochet mural.

La robe, de bon goût et typique d'Elena (à savoir: colorée), lui ferait manifestement honneur. Dans un textile satiné, le haut de la robe est d'un doux et féminin rose, une encolure délicatement dégagée avec une pudique fente en V à l'avant et de courtes manches. Le bas de la robe, qui viens se cintrer à la taille haute, s'ouvre en un volume large qui ondule sous les mouvements, bleu pâle garni d'un motif de fleurs rosées. Le tout descends jusqu'au trois-quart de la jambe.

Niels s'empare donc du manche de la machine à vapeur et entreprends la tâche de balayer tout le vêtement jusque dans ses moindre recoins pour l'en débarrasser de ses faux plis. C'était le grand jour d'Elena, elle avait acheté cette robe explicitement pour cette occasion. Autant lui permettre de se sentir aussi parfaite qu'une jeune mariée, non?

Il entendit la concernée s'approcher de lui dans son dos.

- C'est PAR-FAIT! Oh merci Nil! Je te suis redevable, vraiment!
Elle étire un bras pour prendre le cintre et l'en défaire de la robe. Elle avait choisi d'arborer une coiffure à la nuque dégagée, avec quelques mèches de ses cheveux brun foncés laissées rebelles qui lui donnaient son allure d'artiste, Son maquillage, léger, discret et doux, agrémentaient son visage sans en cacher les petites imperfections, sublimaient sa beauté naturelle et authentique, et rehaussait ses yeux bruns doux et le rosé de ses joues.
Elena le pousse en dehors de la pièce pour fermer la porte.

- Non, t'inquiète; je t'offre mon aide gratuitement, tu le sais bien. Lance-t-il de son côté de la cloison.

- Rôôh, c'était seulement une façon de parler, tu le sais!

- Oui oui, je sais.
répondit-il en souriant.

- Tu sais, Nil, un jour tu va tomber sur une personne qui ne voudra pas subir tes railleries, tu devrais te compter chanceux que ça ne soit pas encore arrivé!

- Ça aussi, je sais. Laisse-moi donc en profiter tant que je peux!
Il hausse les épaules en levant ses paumes ouvertes, désolé. Allez t'es prête, ma petite?

- Oh, ça va, arrête de me traiter comme si j'étais ta fille, ce genre de blague est périmée, tu devrais le savoir!

- Oui, mais non; c'est drôle.
Son sourire s'étire en une mince ligne satisfaite pendant qu'il glisse ses mains dans ses poches de pantalon.

- huh-hun... fit-elle, non convaincue, mais manifestement amusée par le tout.

La porte se rouvre sur une Elena finalement prête.  Il lui sourit chaleureusement, ses yeux se plissant doucement dans le mouvement.

- Tu es magnifique... Dire que tu es la même sœur que j'ai vu bambin courir tant de fois fesses nues dans notre salon, j'en suis pantois!

- Nan mais arrête Nil, sérieusement...

- Bon on y va? Tu n'oublie rien?
Réponds-t-il en ignorant son commentaire pendant qu'elle prenait avec lui le chemin vers l'entrée.

- Pfff... oui oui... Oh, tu crois que je devrais m'écrire un petit discours?

Niels s'arrête quelques secondes en se tournant à demi.

- ... À toi de voir, tu pense que c'est nécessaire?

- Hmm... Bon, je vais y penser en chemin, de toute façon je finis toujours par ignorer ce que j'écris lorsque je prépare d'avance. Vivement la bonne vieille improvisation!

- C'est ce que j'aime entendre! Je suis sûr que ce sera parfait.
D'un bras, il entoure les épaules d'Elena pour la serrer un instant sur son côté, avant de frotter de la paume le bras que sa main couvre. Un geste qui suffit généralement à la rassurer et lui donner de la pêche. Elle sourit en lui jetant un petit regard. « Merci », il comprends.

- Bon. ne perdons pas te temps. Il regarde une dernière fois l'heure de sa montre. - As-tu faim? On peut arrêter rapidement quelque part manger un morceau si tu veut?

- Hmnon, sauf si toi tu as faim, moi ça va... Considérant qu'on aura des tas de bouchées et nourriture / boissons disponibles à la soirée...

- En effet, tu as bien raison.
Il se rechausse, et doit faire un pas de côté au moment de sortir pour éviter de marcher sur Finn qui s'était faufilé entre leurs jambes.

- Finn, je te prie de m'excuser; mais tu ne pourra pas venir avec nous ce soir, il y aura beaucoup de gens. Il descendit à son niveau, et lui frotta derrière les oreilles affectueusement. - Ne t'inquiète pas. je sais que tu es là pour moi si j'ai besoin de toi. Je risque de revenir tard, ne m'attends pas!
Après quoi il laisse Findel reprendre le chemin de la maison par lui-même. Peut-être allait-il en profiter pour chasser un peu...

Désormais prêts pour cette peut-être longue soirée, ils prirent le chemin du Fitzgerald au moyen de sa voiture.  


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Ils arrivent alors que des invîtés affluent déjà tranquillement vers l'entrée de l'hôtel.
Niels gare la voiture, et enfile son veston avant d'accompagner Elena vers les grandes portes.

La reconnaissant d'hier, le portier souhaite la bienvenue à Elena, et fait un salut de la tête à Niels.


Il tapote le dos de la main de sa sœur.
- Allez, je te laisse. Je vais partir de mon côté. Rends-moi fier!

Il se détourne pour s'éloigner, ignorant superbement le regard accusateur qu'il sait pertinement qu'elle vrille dans son dos.
Il ne se dirige pas automatiquement vers le bar. Il déambule d'abord dans le grand hall qui se remplis lentement. Parmi la foule, des visages familiers, d'autres moins. Des clients de la distillerie, et d'autres qui le seront peut-être.

Il salue et serre la main de plusieurs d'entre eux. Jordan, qui tiens un petit bar sous-terrain. Mercier, qui aime servir du Egilson dans les limousines de son entreprise. Kilian, un peu chimiste à sa façon, qui expérimente des mélanges et cocktails divers comprenant ses produits, Lucas, qui apprécie simplement, comme lui-même, en avoir une petite flasque toute prête à servir au fond de sa poche.

En saisissant une coupe sur le plateau d'un serveur ambulant, il remarque avec satisfaction que les produits avaient bien été livrées, conformément à sa demande. Aucun doute, à l'odeur, même imperceptible et mélangé à d'autres liquides dans un astucieux cocktail, il pouvait le nommer. Le Reyka, la vodka islandaise.  Il faudra qu'il songe à remercier Jamie la prochaine fois qu'il le verrait.

Niels, un moment pensif, Passe par réflexe une main dans sa chevelure. Étrangement, ce geste l'aide toujours à se calmer. Il ne saurait dire si c'était relié à son lien avec Finn, mais sa chevelure et sa nuque ont toujours constitué son point sensible. Lorsqu'il est nerveux, gêné ou agaçé, ou encore là, entouré par de nombreux individus dans une foule rassemblée, ce geste l'aidait à calmer l'envie de s'éloigner, de se distancer. Avec son métier, il rencontre habituellement les gens en petits groupes, ou en tête à tête, mais il lui arrive parfois de visiter les restaurants, les bars, les lieux achalandés. Il n'avait eu d'autre choix que de s'habituer, d'ignorer cette sensation de proximité gênante.

De là où il était, il pouvait facilement voir cette masse volumineuse recouverte d'un grand drap recouvrant sans doute l'oeuvre de sa sœur. Elle n'avait en aucun cas laissé échappé la moindre information sur sa nature. C'est avec curiosité qu'il avait hâte de découvrir enfin ce sur quoi elle avait passé les derniers mois comme une ermite, plongée dans sa passion et son travail. Il savait que, bien que l'installation n'ait pas duré si longtemps, tout le temps investi dedans précédemment valait à lui seul le prix et l'honneur d'être exposé ici. Cet hôtel. Grand et luxueux, celui-ci était à l'image même de l'élite Quederlienne. Immaculé, Riche, Pompeux. Il n'avait pas encore la chance de compter l'hôtel parmi ses clients.

Le geste d'Ele pour le don d'alcools lui a peut-être, qui sait, ouvert une porte sur une nouvelle collaboration fructueuse? Il a connaissance que cet hôtel, ainsi que bien d'autres de la même compagnie, sont la propriété de mademoiselle Piper Park, conseillière au sein du Conclave. D'un rang plus élevé que le sien ainsi que Domae, cela fais d'elle sa supérieure directe. À quelques reprises par le passé, il avait travaillé conjointement avec elle. Femme à l'échine d'acier, elle en impose facilement à quiconque vient à la croiser. Elle est pleinement consciente de ses pouvoirs au sein de cette société carnassière; et de cela, en tant qu'homme d'affaire lui-même, ne pouvait en faire autrement qu'avoir de l'admiration pour sa gestion. De partout, on s'entends pour dire que ses hôtels sont irréprochables, le personnel formé et compétent à l'extrême, le tout assemblé dans une gigantesque machine parfaitement ciselée et ajustée au quart de tour par la toute désignée Miss Park que voici.

Il la voit, là-bas, justement, discuter avec des invîtés. Avec sa gracieuse et légère robe d'un vert riche et profond qui donne à sa peau une teinte de perle. Sa chevelure, coiffée avec délicatesse et goût, agrémenté de quelques fins bijoux qui rehaussent discrètement la beauté déjà naturelle... Avec curiosité, il a toujours eu une sorte d'intérêt inexpliqué pour elle. Enfin... depuis qu'il la connaît... Jamais il ne l'a vue accompagnée d'un homme, si ce n'est son employé, probablement garde du corps, qui l'accompagne régulièrement.

Pour sa part, lorsqu'il passe un moment en sa compagnie pour une raison ou une autre, il essaie toujours d'assouplir l'atmosphère, de peut-être lier une amitié avec elle, de percer cette carapace épaisse qu'elle a d'érigée autour d'elle et que nul ne peut traverser. Cette femme était une énigme... et un défi. Il sait être du genre à prendre des causes un peu trop à coeur. Certains lui diraient de ne pas perdre son temps, de lâcher l'affaire, qu'il y a amplement d'options. Mais la facilité, ça ne l'intéresse pas. Il avait passé le goût, des ''options faciles''. Peut-être que s'il parvenait à la convaincre de le laisser entrer dans son cercle de confiance, il saurait trouver réponse à la raison pour laquelle il l'avait sous la peau.

En attendant... son verre était vide.
Il retourne près du bar et s'enquit de la soirée et de la satisfaction des visiteurs, discutant tout bonnement, avant de se commander un petit verre de Brennivin pur. Bien qu'étant très tolérant à l'alcool, il ne veut pas s'y complaire uniquement parce que c'est disponible. La sobriété, à son idée, est toujours plus propice au monde des affaires et aux idées réfléchies. Mais.... cela n'empêche pas de lui donner un peu de saveur tout de même.
Son ouïe est attirée immédiatement lorsqu'il entends Ele tapoter sur le micro. Pendant que le silence tombe et qu'il se retourne vers l'estrade, Il écoute en souriant avec bienveillance sa sœur s'en tirer à merveille et avec professionnalisme. Il observe, impressionné et fier, le monument être dévoilé, pendant que la foule émets des exclamations admiratives: Une magnifique fontaine travaillée jusque dans les moindres détails, d'une beauté époustouflante. On aurais presque dit que la fontaine avait toujours été là, tant elle s'agençait harmonieusement avec son environnement. Lorsqu'Elena finit de parler, Niels mêle avec plaisir ses propres applauses avec celles de la foule.

Vint ensuite le tour de Piper.
Elle s'adresse à la foule avec un calme et une sérénité apparente.
Elle balaie l'assemblée du regard, avant de s'arrêter sur lui. Ses mots meurent un instant dans sa bouche. Savait-elle qu'il venait, ce soir? Son verre dans la main, il la salue d'un geste en levant son verre, lui sourie en levant les sourcils, espérant ainsi l'encourager à continuer.
Ce qu'elle fit, en terminant son discours comme si elle ne l'avait jamais interrompu.
Niels suivit la motion d'une dernière vague d'applauses avant que le tout reprenne son cours. La musique reprit, et un brouhaha se créa autour de l'oeuvre, des aahhh et des oohhh entrecoupés de compliments, de commentaires honorifiques divers à l'endroit de la nouvelle fontaine. Trop de monde à son goût. Peut-être aura-t-il l'occasion de repasser un peu plus tard dans la soirée quand ça se sera calmé. Pour le moment, il redonne son verre vide au barman en le remerciant, lui commande un nouveau cocktail avant de déposer quelques pièces pour le remercier de son service. Une fois son nouveau verre en main, il quitte le bar et fends tranquillement la foule avec agilité, espérant retrouver Elena un peu plus loin.
Avant de la rejoindre, il vole deux bouchées sur le plateau d'un serveur.

Il la trouve en peu de temps, dans l'une des salles où sont exposées d'autres de ses oeuvres. Sculpture, peinture, médiums mixtes... Il y en a pour tous les goûts. Elle discute déjà avec un visiteur, il patiente donc en retrait. Lorsqu'elle le remarque, il lui sourit, et elle s'excuse auprès de l'homme avant de venir le rejoindre.

- Alors, j'étais comment?

- Horrible!
Exagéra-t-il d'abord avant de rire. - Tiens, je t'apporte ça, je ne sais pas si tu as déjà eu l'occasion de te servir, alors... ...Ne t'inquiète pas, tu as été absolument géniale. Je suis vraiment heureux pour toi. Tu as l'air de bien t'entendre avec Piper Park, à ce que j'ai cru voir?

Elena lui prends le verre de la main et s'en prends une gorgée en ignorant superbement son premier commentaire.

- Oh, elle est si douce, gentille et impressionnante, d'une façon j'ai presque l'impression qu'elle avait un comportement de grande soeur avec moi, ou une amie... Alors que je la connais encore très peu... La connais-tu, toi?

- Hm... Un peu seulement. Je ne fais pas encore affaire avec son hôtel, mais nous avons déjà discuté par le passé.
Ses proches, comprenant sa sœur, son frère et ses parents, savent qu'il est Valet, et sont tenus de le garder secret. Mais toute information, il la garde explicitement secrète. Entre autres, ils ne savent rien du rôle de Piper au sein du Conclave, ou le fait qu'il se connaissent... un tantinet plus que ce qu'il en laisse paraître.

- Ça, c'est pour moi? Questionne-t-elle en levant les sourcils, le regard fixé sur l'une des deux entrées qu'il a en main. Sans répondre, il le lui tends. Elle le prends du bout des doigts directement, et le déguste avec émerveillement.

- Tu en veux d'autres?

- Hm mggmmhmjm msmmfmhmhmm...
(ça va j'irai m'en chercher plus tard)

- D'accord, comme tu veut!

À ce moment, un groupe de quelques personnes s'approchent.

- Je te laisse, reviens me voir plus tard si tu veut! Passe une bonne soirée Nil! Tâche de t'amuser!

- Te fais pas de soucis pour moi...
Il lui fait un bref salut de la main pendant qu'elle se détourne pour aller accueillir les nouveaux venus, son verre toujours à la main. Il enfourne sa propre bouchée, qu'il avait encore en main.

Il fit un moment le tour des œuvres exposées. La plupart, il les avaient déjà vues.
Mais les revoir est toujours un plaisir. Déambulant tranquillement vers le dehors de la grande salle de réception où il était, il se laisse mener par le fil de ses pas, s'éloignant du plus gros de la foule.

Il en vint à croiser une grande porte ouverte sur un jardin. Contrairement au reste de l'hôtel qui était illuminé de mille feux, le jardin baigne dans une douce et agréable pénombre. La fraîcheur de l'air nocturne vint caresser son visage, et il en profite pour faire quelques pas à l'extérieur pour prendre une grande inspiration qui vient remplir ses poumons. Les bruits de la fête et de la musique est plus estompés d'ici. les sons ambiants se font une fête désormais, sous les étoiles. Les grillons, criquets, le frottement des feuilles les unes contre les autres dans les arbres, ondulant dans la petite brise.  Les fragrances des fleurs et de la végétation forment une sorte de bulle hors de la réalité de cette ville polluée et grise. C'est si agréable...  

Dans un coin du jardin, il aperçoit deux jambes dépasser de derrière un arbre. Au clair de la lune du soir, il peut voir la teinte verte de la robe qui suis la forme du corps. Immobile, on croirait presque à une sculpture comme celles exposées à l'intérieur même. Et bien sûr, tout aussi, sinon plus belle qu'elles. En marchant vers elle, décontracté, il se laisse voir dans les rayons lunaires alors qu'il contourne l'arbre. Il s'arrête à un certaine distance, de biais à sa position, et tourne la tête vers elle.
Quand leurs regard se croisent, il lui sourit. C'était elle; il avait vu juste.

- Bonsoir, Miss Park... quelle agréable surprise de vous croiser ici au jardin...
...Permettez-moi de vous dire que cette robe vous va à ravir; vous êtes éblouissante, chère!


Il laisse passer un bref instant, puis reprends;

- Pardon si je vous dérange; Je tiens à vous féliciter pour cette soirée réussie. Absolument tout y est. Je dois l'avouer, je vous suis profondément reconnaissant, à vous et madame Park, pour avoir donné cette chance à Elena; Vous avez dépassé toutes les attentes. Il lève un bras pour désigner dans la direction de la soirée, là-bas. - Tout ça... C'est plus que ce qu'elle aurais jamais pu espérer. Il soupire.

Puis il lui sourit simplement en haussant un sourcil, comme pour dire « Je sais, c'est barbant de recevoir des reconnaissances de but en blanc... »

- Je voulais vous demander, si vous avez un moment disponible prochainement... À propos, peut-être, d'une éventuelle collaboration; Oh, bien sûr, ce soir n'est pas le moment idéal, mais... si vous êtes intéressée, nous pourrions nous rencontrer bientôt pour en discuter plus amplement, qu'en pensez-vous?


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MessageSujet: Re: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptySam 4 Juil - 0:40

The art of Dealing...
. •••


- Bonsoir, Miss Park... quelle agréable surprise de vous croiser ici au jardin...
...Permettez-moi de vous dire que cette robe vous va à ravir; vous êtes éblouissante, chère!


J'ouvre un oeil. Lui... Encore lui. Je baisse la tête et le regarde par en bas en étirant les muscles de mon cou. Raymond... Mais que fais-tu?! Remarquez, c'est plus facile pour moi de le gérer maintenant alors que nous sommes seuls que devant des millier de personnes.

- Pardon si je vous dérange; Je tiens à vous féliciter pour cette soirée réussie. Absolument tout y est. Je dois l'avouer, je vous suis profondément reconnaissant, à vous et madame Park, pour avoir donné cette chance à Elena; Vous avez dépassé toutes les attentes. Tout ça... C'est plus que ce qu'elle aurais jamais pu espérer.

Laissez-moi rire deux secondes. Je l'écoute me parler un sourcil légèrement haussé, toujours dans ma position de décontraction.  Je sais que ma soirée est réussi. C'est moi qui l'ai faite. Il me connait; il sait que peu importe ce que je fais: je fais en sorte que ce soit toujours réussi. Il devrait plutôt m'expliquer pourquoi il n'a pas tenu bon de m'informer du fait qu'il était le frère d'Elena.  D'ailleurs, comme ça se fait qu'une fille aussi charmante soit la soeur d'un type aussi... Louche?

Oui louche. Parce que je le vois venir. Je sais qui il est. Niels a un renard comme animal et je ne crois pas que se soit pour rien. C'est un fin renard lui même qui sait tirer son épingle du jeu et tirer des intérêts quand ça l'arrange. Du genre impertinent... Le genre que je ne connais que trop bien. Le genre qui vous embrasse par devant et qui vous poignarde par derrière... Du genre de mon père.

Derrière son sourire se cache quelque chose qui ne m'inspire pas confiance.

- Je voulais vous demander, si vous avez un moment disponible prochainement... À propos, peut-être, d'une éventuelle collaboration; Oh, bien sûr, ce soir n'est pas le moment idéal, mais... si vous êtes intéressée, nous pourrions nous rencontrer bientôt pour en discuter plus amplement, qu'en pensez-vous?

La voilà! Sa demande. Je m'y attendais. Soit il est extrêmement maladroit, soit sa stratégie est très, mais alors TRES mauvaise. Mais venant de lui, rien ne m'étonnerait.

- Niels, le coupé-je. Cessez d'être pompeux et de vous servir de vôtre soeur pour vous prêter des intentions amicales afin pouvoir me parler plus facilement de business. J'aurais espéré que vous puissiez m'éclairer d'abord sur "pourquoi" vous n'avez pas jugé bon de me dire que c'était votre soeur avec qui je faisait affaire, mais après coup, je dois reconnaitre que c'est une faute d'inattention qui me revient, dis-je avant de vide mon verre cul sec.

Concrètement, j'aime que les choses soient claires. Si vous commencez par des préliminaires en me parlant de la pluie, du beau temps et de votre soeur: ça ne va pas aller. Vous gaspillez mon temps et le vôtre.

- Pourquoi ça ne m'étonne pas de vous entendre parler travail le jour de la représentation de votre soeur? dis-je en me redressant. Enfin...! Laissez-moi vous donner un ou deux conseilles avant de nous mettre à parler affaires.

Je débarrasse mon verre pour lui laisser la place à côté de moi.

- Je déteste qu'on bousille mon temps avec du léchage de cul sur la réussite de mes organisations.... Ni que vous veniez me remercier au nom de vôtre soeur ou pour elle afin d'introduire une conversation. Elle l'a déjà bien assez fait et je crois qu'elle est assez grande pour parler elle-même de ce qu'elle ressent et tout le reste.  Je trouve que c'est une manière de me faire perdre mon temps et je déteste qu'on me le fasse perdre. Alors la prochaine fois: commencez directement par " est-ce que je peux vous parler?". On économisera notre salive et notre temps.

Je plisse le nez en croisant les jambes. Oh ...! Mais je n'avais pas ces courbatures ce matin en me réveillant! Qu'est-ce qu'il m'arrive...? Passez à l'Ancestrale n'est clairement pas de tout repos...

- Passons maintenant... Au business. Ça ne vous dérange pas que j'en parle maintenant? De toute façon, il n'y a personne.

Je reste en suspens, à la recherche de mots pouvant traduire mon état quand à lui et son commerce.

- Votre... Alcool est...  "pas mal". Il est même "très bon".  J'en sais quelque chose vu que j'y ai goûté et je sais reconnaitre quelque chose de bon.

... Sa soeur est douée. C'est bien pour ça qu'on a fait affaire avec elle. On reconnait le potentiel...

- Cependant, je vais vous dire "non".

... Un potentiel innocent comparé à Niels: le potentiel menaçant.

- Je m'explique: je ne vous connais absolument pas. Je ne sais pas qui vous êtes et c'est un problème, car je dois de connaitre mes alliés dans leurs plus profonds détails.  Et ce que j'ai pu voir de vous à l'Alliance ne penche pas en vôtre faveur dans la balance. Je ne remet pas votre rôle en cause au Sein du QG... Mais ce qui convient à l'Alliance ne me convient pas. Je ne peux pas vous faire confiance, vu que je ne sais pas ce que vous cachez, ce qu'il se trame dans votre esprit et quel genre d'action vous pourriez intenter.  Je ne peux pas vous croire. C'est pourquoi je suis obligée de refuser toute offre venant de vous.

Et je ne risque pas de te croire pour autre chose. Un malin comme toi ne risque jamais de mettre toutes ses cartes sur la table, de s'exposer et risquer sa vie pour marchander avec moi. Non, le gens malin, veulent dominer les autres. Je le sais parce que je fais parti de ces gens malins.

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MessageSujet: Re: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptyMar 7 Juil - 19:26


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Niels fronce les sourcils lorsque Piper l'accuse de se servir de sa soeur et de l'évènement pour des raisons égoïstes et dépourvues d'empathie. Il écoute silencieusement tout le long qu'elle déroule ses mots empoisonnés portés par son regard aussi tranchant que des lames de rasoir. Oh oui, elle reste polie et formelle... au minimum. Mais tout cela n'est vraiment qu'une couverture servant à enjoliver la nature de ses paroles, dont le but est de blesser, de réfrenner, de repousser.
Rester immobile lui permets d'éviter de réagir. Pour le moment.
Il prends chacun des mots et les enregistre mentalement, prenant ouvertement chacune des lames qu'elle lui lance.

Il veut voir jusqu'où elle ira. Quels mots elle prononcerait.
Il avait espéré que la belle ambiance de ce soir la mettrait dans de bonnes dispositions. Bien sûr que non.

Allez fouiller pourquoi il était intéressé par une femme comme elle. Lui-même ne peut se l'expliquer. Il y a quelque chose dans sa fureur mal dirigée qui laisse paraître une fragilité et un feu intérieur, intouchables, qui l'attirent. Et même si son attitude suffit à repousser quiconque, il n'est pas de ceux-là. Il finira bien par perçer cette carapace et trouver cette part d'elle qu'elle protège jalousement.

Il la laisse sortir tout ce qu'elle a besoin d'extérioriser, et en finir avec ses jugements, ses accusations, ses injonctions diverses.
Puis il prends une grande imspiration qu'il expire dans un soupir, avant de répondre avec tout le calme d'un diplomate.

- Alors tout d'abord... Laissez-moi souligner que c'est madame Park votre mère qui a passé commande à Elena, et pas vous. Je ne vous en ai pas parlé parce que ma soeur gère ses affaires, je gère les miennes et vous gérez les vôtres indépendamment.
...Si je suis bien votre raisonnement, cela veut dire que sur le simple principe de notre lien, vous n'auriez pas accepté cette oeuvre de sa part.
- ... Elena est une personne à part entière qui a son propre métier et est sa propre personne. Le fait que notre lien vous insurge est une démonstration que vous placez ici l'importance du statut d'une personne au-dessus de l'identité et des compétences de celle-ci.


Il ne lui en veut pas directement. Après tout, il ignore de quelle genre d'éducation elle a bénéficié, ou quelles genres de valeurs on lui a transmis. Oh oui, elle maîtrise à la perfection son entreprise. Le seul soucis, c'est que le monde et l'humanité sont des êtres vivants, avec des opinions, des sentiments, des émotions, des passions et des instincts, des rêves et des cauchemars. Pas des robots marchant au pas sous le simple prétexte qu'elle est leur patronne. La loyauté et le meilleur de chacun de ses employés, on les obtiens en étant juste, bon, et équitable, ouvert d'esprit et en considérant chaque individu comme son égal, comme un être de valeur. Sans cela... Tout empire peut s'écrouler en un instant.

Puis son ton prends une tonalité amère et sarcastique.
- ... Si vous désirez qu'Elena se défende d'elle-même, n'hésitez pas à le lui dire, la prochaine fois que vous la croiserez ce soir. Que vous ne voulez rien avoir à faire avec un Egilson, et qu'ils vous horripilent tant. Je suis sûr que ça lui fera plaisir après tout, pourquoi pas?

Il passe une main dans ses cheveux sans trop s'en rendre compte, et soupire avant de prendre place sur un espace disponible sur le banc.

- Vous savez... J'ai parfois de la difficulté à comprendre ce qui a fait de vous une personne si... distante. Mais surtout, qu'est-ce qui a séduit le conclave pour vous faire conseillère... Depuis que je vous connais, je n'ai pas encore résolu ces énigmes.
... ''Vous'' êtes une énigme. À chaque fois que je vous revois, j'essaie de vous comprendre, de vous apprécier, de recommencer à zéro... de savoir ce qui se cache derrière cette enveloppe de glace que vous servez à tous un chacun à coup de claques au visage.

- C'est ça le problème. Vous voyez le mal partout. Même lors qu'il n'y est pas. À force d'avoir le regard rivés sur vos alliés, vous finirez par vous prendre un coup dans le dos qui vous sera fatal, et ce seront nos ennemis qui fêterons et danseront sur votre tombe. Apprenez à faire confiance à ceux qui sont du même côté que vous, bon sang!
- ... Laissez au moins une chance à ceux qui ont la volonté de faire un pas. Ouvrez les yeux, vous vous pourrissez vous-même la vie ainsi.


il la regarde, déterminé, son ton de voix direct et définitif.
Malheureusement, malgré ces mots, il y a tout de même tout à parier qu'elle et son esprit têtu allaient tout retourner du revers de la main, une fois de plus.

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MessageSujet: Re: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptyMar 7 Juil - 22:03

The art of Dealing...
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- Alors tout d'abord... Laissez-moi souligner que c'est madame Park votre mère qui a passé commande à Elena, et pas vous. Je ne vous en ai pas parlé parce que ma soeur gère ses affaires, je gère les miennes et vous gérez les vôtres indépendamment.
...Si je suis bien votre raisonnement, cela veut dire que sur le simple principe de notre lien, vous n'auriez pas accepté cette oeuvre de sa part... Elena est une personne à part entière qui a son propre métier et est sa propre personne. Le fait que notre lien vous insurge est une démonstration que vous placez ici l'importance du statut d'une personne au-dessus de l'identité et des compétences de celle-ci.



Je le fixe en me disant qu'il saura s'arrêter de parler. Mais il ne s'arrête pas du tout. Je l'écoute déblatérer ses théories fallacieuses comme s'il avait tout compris et lève les yeux au ciel en soupirant, arrangeant au passage le devant de ma robe.

Je n'aime pas que les gens parlent pour rien, ou par ignorance... Mais parfois, quand ils le font, ils me tendent le bâton pour que je les frappe. Et dans ces moments-là, je ne me fais pas prier : je leur rends la monnaie de leur pièce, et même plus. Je prends un malin plaisir à les découper, à les piquer et les faire mourir dans leur ignorance. C'est un plaisir que j'ai.

... Je n'ai jamais dit qu'il était sain et que j'étais gentille. Alors je n'ai pas à me justifier de quoi que se soit.

- ... Si vous désirez qu'Elena se défende d'elle-même, n'hésitez pas à le lui dire, la prochaine fois que vous la croiserez ce soir. Que vous ne voulez rien avoir à faire avec un Egilson, et qu'ils vous horripilent tant. Je suis sûr que ça lui fera plaisir après tout, pourquoi pas?

Et puis quoi encore? C'est pas moi qui ai parlé de sa soeur. C'est lui. Alors qu'il la ferme avant de venir me parler. Son ignorance fait croitre mon envie de lui faire fermer sa gueule de joli minet.

- Vous savez... J'ai parfois de la difficulté à comprendre ce qui a fait de vous une personne si... distante. Mais surtout, qu'est-ce qui a séduit le conclave pour vous faire conseillère... Depuis que je vous connais, je n'ai pas encore résolu ces énigmes.
... ''Vous'' êtes une énigme. À chaque fois que je vous revois, j'essaie de vous comprendre, de vous apprécier, de recommencer à zéro... de savoir ce qui se cache derrière cette enveloppe de glace que vous servez à tous un chacun à coup de claques au visage. C'est ça le problème. Vous voyez le mal partout. Même lors qu'il n'y est pas. À force d'avoir le regard rivés sur vos alliés, vous finirez par vous prendre un coup dans le dos qui vous sera fatal, et ce seront nos ennemis qui fêterons et danseront sur votre tombe. Apprenez à faire confiance à ceux qui sont du même côté que vous, bon sang! ... Laissez au moins une chance à ceux qui ont la volonté de faire un pas. Ouvrez les yeux, vous vous pourrissez vous-même la vie ainsi.


Ooooh... ! Mais c'est qu'il deviendrait plein de sentiments. C'est le moment de se confesser. J'ignorais que je tenais un confessionnal. Au final, je me demande s'il croit vraiment que ça m'intéresse d'écouter ces impressions sur moi. Est-ce qu'il pense vraiment que je me soucie de ce qu'il peut penser de moi ? Est-ce qu'il pense vraiment que ça va m'affecter ?  

Qu'il m'apprécie ou pas, peu m'importe : ma vie reste la même. J'ignore si ce petit numéro fait partie de sa stratégie pour me manipuler ou s'il est juste moins offensif que je ne le pensais... Mais une chose est sûre : je m'en fiche. Tout ce qu'il dit, c'est des choses que j'ai entendu encore et encore. On me les a crachées au visage et dans le dos tellement de fois que ça ne m'atteint plus.

Je déteste juste... Les gens qui parlent sans savoir.

Je hausse les sourcils l'air de lui demander s'il a fini et me lève en attrapant mon verre. Sans que je m'en rende compte, mes pupilles se changent en celles d'un prédateur. Rien de rassurant pour lui, mais pour moi... C'est autre chose.

- Vous êtes du genre à aimer parler vous, j'ai tors?  (Je rase l'horizon des yeux puis le fixe.) Okay... Alors...

Je me gratte l'arrière de la tête. Faussement gênée.

- Je n'ai pas à me justifier de ce que je suis. Ni devant vous, ni personne. Mais je vais faire une petite exception pour aujourd'hui. Ma mère a peut-être passé la commande, mais devinez qui s'est occupé de tout le reste ? ( je pince les lèvres pour insinuer que c'est moi.) Moi. La vérité, c'est que Madame Park était en Corée jusqu'à il y a peu... Ensuite, si votre sœur gère ses affaires et vous les vôtres: quel était le projet de venir me remercier pour ce que J'AI pu faire pour ELLE puisque ce sont SES affaires?

Je me balance sur ma jambe impatiente de finir.

- Ensuite... Votre raisonnement aurait pu fonctionner, s'il n'était pas faux . Je n'aurais jamais puni le talent d'Elena à cause de son frère. Je ne suis pas si manichéenne. Je n'ai rien à faire de vôtre statu ou le sien, mais s'il vous plaît de croire ça alors je ne vous empêcherais pas de le faire... ET je dirais à Elena ce que je pense vraiment du fait que son frère soit là. Je suis sûre qu'elle comprendra parfaitement que je ne souhaite pas mélanger l'Alliance et mon travail.

Je croise les bras et soupire.

- Quand à la suite de votre longue tirade... Sachez que vôtre avis sur moi m'importe peu. Que je sois de glace ou de feu, que vous essayiez de m'apprécier ou pas, de me comprendre ou peu importe: ça ne m'importe pas. Ça ne change rien à mon monde et ça ne changera jamais. Je ne remet pas vôtre place au Conclave en question alors la moindre des politesse aurait été de faire de même, mais... Peu importe. ( Je soupire encore.) Qu'on danse sur ma tombe ou pas, je m'en contrefiche. Vous savez pourquoi? Chaque jour, je sais ce que je fais, pourquoi je le fais et comment je le fais. Je n'ai pas besoin que quelqu'un vienne pleurer sur ma tombe. Mais vous semblez tellement tout savoir tout sur tout! Tout le temps...

Je le fixe, un léger sourire ironique sur les lèvres.

- Vraiment... Si vous aviez la science infuse, ça se saurait, Niels. Vous ne me connaissez pas, vous ne savez rien de ma vie et je ne crois même pas que vous ayez fait l'effort de faire des recherches sur moi avant de venir me parler: ce qui fait de vous la personne la moins bien placée dans mon entourage pour venir me faire la morale. Si vous saviez un quart de ce qui se passe dans mon monde, vous comprendriez pour j'empêche quiconque de faire "un pas" vers moi.  

Les bons et les fourbes se mélangent et tous avancent vers moi... Si je fais l'erreur de laisser un loup entrer dans la bergerie: je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même.

Je recule de quelques pas, le ton plus léger.  L'air plus indulgente.

- Et si je suis vôtre logique comme quoi "je pourris ma vie"... Ça voudrait dire que je la pourris depuis que j'ai repris en main le business de ma famille. Soit plusieurs années... Je vous le demande Niels: "est-ce que ma vie à l'air si pourrie que ça?" (je lève les mains vers tout ce qui m'entoure avant de les laisser retomber lourdement sur les côtés) Moi je ne la trouve pas si pourrie que ça ma vie.

Je pince les lèvres.

- Je vous l'ai dit: vous ignorez beaucoup de choses sur moi et mon monde, Niels. Assurez-vous de savoir de quoi vous parlez quand vous parlez... Vôtre distillerie est vraiment interessante. Cependant pour avoir ma confiance, il vous faudra plus qu'un verre de très bon alcool.

Alors que je baisse les yeux sur le verre, je constate mon reflet! mes yeux et deux oreilles de lionne font leur apparition. Mon visage se fige dans une froideur mélangée à de l'horreur.

- Shiet...!

Je redresse soudainement la tête en me rappelant que ma pochette est à l'intérieur ... Avec Ray, tout comme mon manteau. Oh, non...
Sans un mot de plus, je me met à marcher vers le bâtiment dans l'espoir de trouver une solution.
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Niels Egilson

Niels EgilsonValet de l'AllianceMessages : 65
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MessageSujet: Re: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptyMar 28 Juil - 22:12


THE ART OF DEALING
PV PIPER PARK

A
u commentaire de Piper au sujet de sa loquacité, Niels ne peut s'empêcher de laisser échapper un petit rire de gorge légèrement rauque en secouant la tête, le regard baissé et le sourire au coin. En effet, il n'est jamais avare de mots, elle a bien mit le point dessus. Mais cela, bien sûr, ne l'en insulte en rien, un fait reste un fait.

Il écoute poliment et attentivement, hoche la tête en signe de compréhension lorsqu'il conviens, puis prends le petit silence qui suit pour répondre;

- Elle vous a remercié j'en conviens. Seulement, rien ne m'empêche d'être reconnaissant également, et je considère avenu de vous le communiquer. Il déploie une main paume vers le ciel, qu'il mouvoie souplement au fil de ses mots dans un non verbal naturel qui accompagne ses mots.

- ... Je comprends ce que vous voulez dire. Je me permets d'ajouter ceci; Chez les Egilson, la famille est, naturellement, une valeur de grande importance. Nous nous soutenons et aidons les uns les autres. L'entreprise familiale et l'héritage qu'elle représente nous est d'une grande importance. Il était naturel et du choix personnel d'Elena de vous offrir cette contribution à votre fête et normal pour nous d'avoir l'entreprise en tête lors d'évènements mondains qui rassemblent des personnalités majeures de notre société.
... Autrement, je suis ici présent en tant qu'accompagnateur, et être témoin de grands moments comme ceux-ci n'est que d'autant plus naturel pour un frère. Ma présence n'a en aucun cas de lien avec notre relation de collègues, à vous et moi.


Niels soupire doucement, et regarde la végétation pensivement un moment. Il lève sa jambe droite qu'il viens croiser sur son genou gauche.
La façon de voir les choses de Piper le désolait. Tout ne semble être que sérieux, affaires, responsabilités, pour elle. Il y voyait ses qualités, sa force de caractère. Oh bien sûr, il admire ces qualités. Mais il lui semble si dommage qu'elle passe à côté des joies simples de la vie, de moments des petits moments de bonheurs auxquels on prends goût... Elle es si récalcitrante...

Il reporte son attention sur Piper, sur le banc à sa droite. Il soupire.
- Non, vous avez raison. Je ne connait pas tout. Je suis un ignare en tant de choses que je ne saurais compter.
... Cependant, je peux en prendre plus que vous ne semblez le penser. Oubliez les affaires Egilson. Votre refus ne me dérange pas le moins du monde. C'est vous qui m'intéressez. Nous sommes collègues au sein de l'Alliance et mon rôle de valet est de veiller sur le conclave. Tout cela va bien au-delà de nous, et un conclave ayant des membres qui ne s'entendent pas ni ne se font confiance est un conclave dysfonctionnel. Une faille facilement exploitable. Nous gagnerions tous deux à avoir une meilleure relation.


Lorsqu'il clos sa dernière phrase, il voit quelque chose pointer sur la chevelure de Piper, et émerger tout naturellement comme si elles ont toujours été là. Des oreilles de lionne, bien rondes et adorables.
Ses yeux s’agrandissent un instant. Dans un silence qui s'installe et s’alourdit,  il ne sait pas trop comment réagir (le lui dire ou pas? Faire comme de rien, ou...?); Il allait se décider de le lui mentionner poliment (tout comme on mentionne une saleté entre les dents ou la braguette ouverte, bref rien pour aider l'atmosphère), mais à l'instant, elle ouvre grand des yeux fixes et se lève d'un bloc et crache un juron. Il sursaute presque de son mouvement impromptu, cligne des yeux en la suivant du regard. Il se lève à son tour, et lui emboîte le pas lorsqu'elle se lève, et il la dépasse pour venir se mettre dans son chemin avant qu'elle n'arrive à la grande porte vitrée du jardin.

Il lève un main, paume orientée vers le sol entre eux, et fronce les sourcils gravement avant de parler d'un ton sans équivoque.
- Un instant. Vous ne pouvez pas entrer comme ça.
Il serre une seconde les lèvres et jette un regard en coin vers l'intérieur du bâtiment.
Il entends l'écho de voix, près de là où ils se trouvent. Un éclat de rire, des tons enjoués qui se mêlent.
...Vous allez devoir me laisser vous aider. Il y a de trop grands risques à l'intérieur pour que vous y alliez ainsi, votre état est instable.
Logiquement, il y a certainement des membres des télékyns parmi les invîtés. Ça, et puis il était conscient que pour la femme à la tête de l'empire hôtelier, elle ne pouvait pas même se permettre de se montrer vûlnérable.

Les voix se font plus distinctes lorsque le groupe s'approche vers la porte extérieure. Il attire rapidement Piper à se dissimuler avec lui derrière un arbre.
Il jette un coup d’œil discret; ils sont huit jeunes adultes.

- Eh, c'est le jardin? il n'y a personne, on y va?

- Pourquoi pas, on est bien ici, personne ne nous dérangera!


Tandis qu'ils s'approchent dangereusement du lieu où ils se trouvent en jacassant, Niels se cale un peu plus dans l'ombre du tronc, et regarde Piper droit dans les yeux, et lui sourit d'un air malicieux, en crochetant un regard rapide vers les oreilles en haussant un sourcil.

- Alors, chère lionne, le choix est vôtre; Ferons nous la première du journal de demain, ou accepterez-vous mon aide?
Puis il se détourna d'elle et posa les paumes sur l'écorce pour surveiller le groupe. Après qu'elle lui eut réponds, il se retourne un instant de biais pour lui jeter un regard en coin en souriant doucement.

- Eh bien.... que les jeux soient faits!

Niels redresse ensuite le dos, époussette une feuille de son épaule et émerge de derrière l'arbre et se dirige tout droit vers le groupe qui commence à s'éparpiller. Il s'adresse à eux avec un ton de voix neutre et respectueux mais inflexible, pas trop fort ni trop faible.

- Excusez-moi excusez-moi, jeunes gens, je vous prierais de s'il-vous-plaît vous diriger vers les lieux de fête désignés. Afin que le déroulement des festivités se fassent dans la plus grande harmonie, il vaut mieux éviter de trop s'aventurer. Cet hôtel abrite de nombreux clients qui ont fenêtre ouverte sur ce jardin, et voudraient, j'en suis sûr, sommeiller dans le plus grand calme, merci de votre compréhension.

- Oh, excusez-nous, nous n'y avons pas pensé...

- C'est un employé de l'hôtel? Demande une jeune fille à une autre personne.

- Tu crois?

- Bon peu importe, on va se chercher un autre verre?


Puis dans un même mouvement, Niels lève les mains pour frôler le dos de deux invîtés qu'il entraîne d'un mouvement vers la porte en poursuivant;

- Appréciez-vous votre soirée, mesdames, messieurs?
et:
- Je vous remercie de nous honorer de votre présence parmi nous ce soir, vous êtes toujours les bienvenue au Fitzgerald.
... Au bonheur de vous revoir bientôt!
Puis, en franchissant la porte, il jette un discret regard en arrière vers Piper; après quoi, une petite salutation faite aux jeunes gens, il va trouver Raymond, qu'il trouve près de la fontaine, à discuter avec une dame qui partageait une ressemblance avec Piper.

- Pardonnez mon intrusion Madame Park, Pourrais-je vous emprunter Raymond un bref instant?

Après qu'elle ait donné son accord, il amène Raymond deux pas plus loin et lui parle à voix basse, l'air de rien, en regardant un peu autour, hochant à un moment la tête pour saluer quelqu'un dans la distance.

- Bonsoir Raymond, navré de venir vous voir comme ça, mais je vais devoir vous emprunter miss Park. Je l'ai trouvée au jardin, aux prises avec une malheureuse situation... féline, si vous voyez ce que je veux dire. Elle aimerait que vous assumiez la gestion du reste de la soirée; je vais m'assurer qu'elle retrouve l'intimité de son foyer pour ce soir. Où pourrais-je trouver ses effets personnels?

- Hm. C'est embêtant... Je me doutais que ça pourrait arriver, mais elle a tenu à être présente ce soir. Dites-lui que je gère. Henry à l'entrée vous donnera ses affaires.


Niels tapota le bras de Raymond avec reconnaissance.
- Merci beaucoup.

Il ne se dirige pas immédiatement vers l'entrée, mais vers les salles d'exposition. Là-bas, il trouve Elena, libre.

- Elena? Je dois m'absenter un certain temps, si ça te va, je vais revenir te chercher un peu plus tard, la soirée est encore jeune, profites-en bien;

- Déjà? Que se passe-t-il?
Son front se plisse sous l'inquiétude.

- Rien de grave. Miss Park a besoin de retourner chez elle et son assistant doit rester ici pour s'occuper de la soirée.

- Oh?...Bon,... À plus tard alors, tu la remerciera une dernière fois pour moi?


Il lui fait un clin d'oeil.
- C'est déjà fait.
Puis il lui fait une bise sur le dessus de la tête et repart en lui souriant et en secouant la main en au-revoir.

Ramasser les effets personnels de Piper est facile; Henry comprends bien la situation, et lui donne peu de choses: une veste et un sac, qu'il prends en main avant de retourner vers le jardin.

Niels lui tends ses effets personnels quand il arrive près d'elle.
Désormais en mode Valet, il a une expression calme et sérieuse, le regard aiguisé.

- Raymond est au courant; j'ai prévenu Elena que je reviendrais la chercher plus tard. Puis, quand il voit qu'elle est prête, il prends le chemin de la sortie.
- Venez, ma voiture est de ce côté...

Dans le silence, avec les bruits de la soirée en arrière-plan, leurs pas résonnent sur les sols qu'ils parcourent jusqu'à la voiture de Niels.

Après qu'ils eurent démarrés et pris la route, Niels brise le silence, ne sachant pas trop comment engager la conversation. Il avait obtenu son accord. Ensuite quoi? Telle était la question...

- Alors... l'ancestral, hein? C'est récent?... Tente-t-il pour meubler la conversation. Évidemment, c'était une question inutile. Mais c'était déjà mieux que rien du tout.

Il ignorait encore comment il se débrouillerait pour gagner sa confiance.
...Bon. chaque chose en son temps, il verrait bien en temps et lieu.

- Que faites-vous, demain? S'enquit-il pour commencer.


(c) L Y S / L A E / M A T E N A



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Piper Park

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MessageSujet: Re: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptyDim 2 Aoû - 1:55

The art of Dealing...
. •••




- Non, vous avez raison. Je ne connait pas tout. Je suis un ignare en tant de choses que je ne saurais compter... Cependant, je peux en prendre plus que vous ne semblez le penser. Oubliez les affaires Egilson. Votre refus ne me dérange pas le moins du monde. C'est vous qui m'intéressez. Nous sommes collègues au sein de l'Alliance et mon rôle de valet est de veiller sur le conclave. Tout cela va bien au-delà de nous, et un conclave ayant des membres qui ne s'entendent pas ni ne se font confiance est un conclave dysfonctionnel. Une faille facilement exploitable. Nous gagnerions tous deux à avoir une meilleure relation.

C'est bien de reconnaitre son ignorance.

 Plus que ce que je ne sembler le penser? Lui? Prendre?

Parce qu'il espère prendre quelque chose de moi ?  Je ne lui lèguerais un moment avec ma lionne pour rien au monde, alors avec moi ou mes affaires: il peut aller se brosser.

Il a l'air de prendre la défaite un peu trop bien. Peut-être que c'est vrai, peut-être que non. Les gens son parfois sournois. La méfiance est de mise surtout avec les types que je ne sens pas.

Regardez-le clamer notre lien par l'Alliance... C'est pathétique. Qui plus est: il a fait une erreur dans sa définition de "valet"...
... Et une erreur au sujet du 'nous" dans la phrase "nous gagnerions tous les deux à..."

Petit 1: il n'y a pas de "nous".
Petit 2: je ne lui fais pas confiance en dehors du Conclave.
Petit 3: si petit 2, alors pas besoin de "meilleure relation".
Petit 4: Le valet protège la reine. Ce que je suis depuis que Kira est en prison.

Mais ça je ne le dis pas. Parce que je suis en train de subir une transformation A CAUSE de lui.  Je sens les picotements de colère sur ma peau et dans le creux de mon estomac bien plat.

Avant que je ne lui arrage la gorge, je me dirige vers l'hôtel dans le but de...

- Un instant. Vous ne pouvez pas entrer comme ça.

Il m'a arrêté. Je redresse la tête exaspérée: pourquoi est-ce qu'il est toujours obligé de me faire perdre mon temps comme ça?!

- Oh thank you captain obvious! Now get off my way, would ya? craché-je pleine de sarcasme les poings serrés, me retenant de le pousser délicatement.

Pas de contacte physique. Pas de chaleur humaine. Il ne se croira pas tout permis et ça sauvera le fossé qu'il y a entre nous.

- ...Vous allez devoir me laisser vous aider. Il y a de trop grands risques à l'intérieur pour que vous y alliez ainsi, votre état est instable.

- Je n'ai pas besoin de votre aide... J'ai...--

Oui. Vous m'avez déjà bien assez aidée en faisant apparaitre mes oreilles et mes yeux. Il ne manquerait plus que les poils et les griffes et vous seriez un vrai.... HMPF! Calme... Calme Piper.

Soudain, des voix se font entendre. Niels m'attrape par la main et m'attire derrière un arbre. Une fois cachée, je tire sur mon membre pour qu'il ne me touche pas plus et me délivrer. Et en somme, je le pousse. Pas trop fort pour pas qu'il se mette à découvert, mais assez pour qu'il comprenne qu'on n'a pas élevé les cochons ensemble.

Son regard, effronté se plante dans le mien. Mais je n'en démord pas. On peut clairement lire sur mon visage que je n'apprécie guerre la proximité de l'être qu'il est. Je n'apprécie pas sa manière de faire les choses, dont ses yeux reluquent mes oreilles sur lesquelles je passe mes mains comme quand on arrange ses cheveux. Je ferme mes yeux, croise les bras et détourne la tête pour essayer de me calmer.

Peu à peu, son odeur est classifiée dans mon esprit comme celle d'une personne que je veux et dois éviter. Elle est sur liste rouge. Si peu de temps passé ensemble et c'est déjà trop. L'amour fou.

- Alors, chère lionne, le choix est vôtre; Ferons nous la première du journal de demain, ou accepterez-vous mon aide?

Il se détourne.

- Nous n'avons rien de cher l'un pour l'autre. Et je ne tiens pas à faire la une des journaux avec vous.

Oh non. Si je fais la une des journaux avec lui, c'est parce qu'on m'aura vu le remettre lui et son arrogance à leur place. C'est à dire loin de moi.

Cependant... Je ne peux pas faire ce que je veux.  Il est là.  Si je fais ce que je veux, il saura comment j'agis, comment je réagis et il aura une idée du travail que je fais. Hors, je suis dans une démarche de brouiller les pistes avec lui.

- Très bien, pesté-je.

- Eh bien.... que les jeux soient faits!

Fière comme un pan, le glouglou sort sous toute la splendeur de son atiraille d'attrape mouche et se débarasse des clients avec une délicatesse que, je dois l'avouer, ne me déplaît pas. Cela ressemble, en quelques mots près, à ce que je demande à mes employés de dire aux clients lorsqu'ils s'adressent à eux.

- Excusez-moi excusez-moi, jeunes gens, je vous prierais de s'il-vous-plaît vous diriger vers les lieux de fête désignés. Afin que le déroulement des festivités se fassent dans la plus grande harmonie, il vaut mieux éviter de trop s'aventurer. Cet hôtel abrite de nombreux clients qui ont fenêtre ouverte sur ce jardin, et voudraient, j'en suis sûr, sommeiller dans le plus grand calme, merci de votre compréhension.

Je le regarde dans l'ombre, se comporter comme s'il était le dirigeant de cet hôtel.


Oh! Si je le laissait m'avoir à l'usure, c'est sûr que c'est ce qu'il ferait. Il ferait de cet endroit son endroit et aurait cette façon de flirter avec les clients par les mots. Cette façon de leur caresser le coeur et l'égo ... Presque sensuel.

... Sauf que ce n'est pas l'image du Fitz.

Ce n'est pas l'esprit du Fitz. Ce n'est pas le Fitz. C'est hétérogène au Fitz.

Ici, on parle aux clients avec franchise. On leur montre que leurs rêves existent et si ce n'est pas le cas: on les fait exister. On ne les endort pas avec une voix et un minois... On les éveille à ce qui est merveilleux et tangible.

Il me jette un coup d'oeil et entre dans le halle.

Pendant qu'il n'est pas là, je grogne et fait les 1000 pas tel une lionne en cage.

Comment est-ce que j'ai pu le laisser me piéger?! Aussi facilement?!

Si je lui avais souris, il aurait fait brûlé toute ma vie!  Comment ose t'il aller au delà de mon refus? Pourtant, il n'y a rien de plus clair qu'un refus. Quand quelqu'un vous dit "non" vous n'entendez pas "non, mais" ou "Non, oui". Vous entendez "NON". Alors qu'est-ce qui ne fonctionne pas avec ses cages à miel?!

Prise dans un tourbillon de petites piques, je me met à réfléchir à une solution... Sur le long terme. Parce que sur le court terme: les dès sont jetés.  Il remporte sa petite bataille à la noix. Mais il ne sait pas que je remporterais la guerre. Je n'ai pas besoin de savoir comment... Pas dans les secondes qui viennent. J'ai juste besoin de me rappeler qu'on ne s'en sort pas indemne en jouant comme ça avec moi.


No good deeds goes unpunished.


Il revient des minutes plus tard avec mes affaires en main.  Et là... L'idée me vient.  Dans l'immédiat, je n'ai rien pour le faire souffrir, si ce n'est ma force et mes mots. Mais ce sont des moyens... Barbares.  Je sais que certains me trouvent cruelle ou voudraient me qualifier de "manipulatrice". Et franchement: vous n'auriez pas tort.

Je le suis.

Et quand les jeunes ignares comme lui agissent sans réfléchir, c'est aux jeunes manipulatrices comme moi que revient la tâche de les remettre à leur place.

Aller Piper. Met du beurre dans tes épinards. Juste le temps du retour.

Je reprend mes affaires, plus calme. Mon pouls est régulier, ma respiration s'est calmée, mes traits se sont détendus. Je reprends mes affaires. J'enfile ma veste qui couvre mon dos nu, jusqu'à mes mollets. J'attrape ma pochette et en sort mes lunettes de soleil, que je met puis arrange mes cheveux sur ma tête pour cacher mes oreilles.

- Raymond est au courant; j'ai prévenu Elena que je reviendrais la chercher plus tard. Venez, ma voiture est de ce côté...

- Bien. Merci, Niels.

Je le devance et entre dans la salle avant de marcher la tête haute, ignorant les regards et le reste. Plus vous agissez de manière suspecte: plus vous l'êtes. Agissez comme si de rien n'était et ce sera le cas.

Nous avançons jusqu'à la voiture du valet et j'entre dedans sans attendre qu'il m'ouvre la porte ou quoi. Je ne dis rien. Le but étant de faire passer ma froideur pour une crise de panique s'étant calmée après coup. Il allait briser le silence et je n'aurais qu'à... Distiller mon poison.

Ma toute première dose de poison.

- Alors... l'ancestral, hein? C'est récent?...

- Oui, dis-je en regardant dehors l'air gênée voire préoccupée. Il n'y pas si longtemps que ça. Une semaine et quelque jours, alors oui... C'est récent.

Je fais mine de ne pas savoir quoi faire de ma main, sous le coup d'une prétendue nervosité.

- Ça-a me rend tendue en ce moment, admetté-je.

Pour créer un mensonge parfait, il suffit de prendre une vérité minime et de faire comme si c'était un événement important.

Exemple:

si hier une femme m'a bousculée en me grognat dessus, je dirais " Oh, hier, une femme m'a tapé dedans alors que je n'avais rien fait et m'a fait renverser ce que je tenais en main, qui plus est elle m'a grogné dessus! Je ne savais pas quoi dire, en plus tout le monde nous regardait. Je suis encore sous le choc."

...Alors qu'en fait, je m'en fiche.

Pareille pour là. Je me fiche de mon ancestrale: j'ai voulu l'avoir et je savais à quoi m'attendre. Mais pour qu'il ne comprenne pas qu'il est pris au piège, je lui fais croire que j'en ai quelque chose à foutre.

Quand on créer un mensonge, il faut y croire si fort qu'on pourrait presque s'y perdre. Il faut que le mensonge soit parfait. Techniquement parlant, un mensonge a plus de 50% de chance d'être valable si on est capable de le répéter à l'envers.

Exemple:

"Hier j'ai mangé une dessert à la rose, puis j'ai fait du cheval et le soir, un célèbre chanteur m'a demandé en mariage mais j'ai refusé en dépit de la sublime bague."

Si je veux que ce soit crédible je doit être capable de me dire ce mensonge à l'envers sans aucune hésitation ou embuche:

" Hier j'ai refusé la demande en mariage d'un célèbre chanteur en dépit de la sublime bague après avoir fait du chevale. Et avant cela, j'ai mangé un dessert à la rose."

Évidement, les détails sont importants: plu il y en a plus c'est crédible. Mais si vous ne vous sentez pas capable de supporter les détails, faites simple et oubliez les détails. Un mensonge simple est plus tangible et efficace qu'un mensonge qu'on ne maitrise pas.

Suite à quoi je prend un air gênée face au silence et tourne la tête vers l'extérieur. Je repose ma tête sur l'armature métallique et fraiche de la bagnole et regarde la rue défiler sous mes yeux... Telle une enfant.

- Que faites-vous, demain?

La voilà... La question que j'attendais.

Voyez, je ne m'attendais pas à CETTE question, mais à une question du genre.

Venant de Niels, c'était presque prévisible. Il n'est pas du genre à abandonner et aime jouer avec le feu.

Il est temps que quelqu'un lui apprenne que le feu ça brûle.

- Demain je suis occupée. Je dois passer en revue tout l'hôtel et vérifier que tout à été parfaitement nettoyé, aussi je dois finaliser les affaires faites avec votre soeur. Les bon comptes font les bons amis. Après quoi, je devrais organiser et envoyer un présent à chaque invité pour les remercier de leur présence. Suite à quoi, j'aurais une réunion et devrais vérifier l'inventaire du Fitz avant de téléphoner Dublin, Londres et Seoul pour inspecter les comptes moi-même. Je ne serais pas libre en somme.

Raconter tous les détailles insignifiants pour donner l'impression que vous vous confiez. Quoi de plus facile pour donne l'impression de vous ouvrir?

- Mais je serais libre ce samedi. Dans quatre jours.

...C'est parti.

- 10 jours, dis-je le regard ailleurs après un petit silence, comme si j'avais mal à l'égo (ce qui est un peu le cas). Je vous accorde 10 jours.

J'inspire et me tourne timidement vers lui, l'air légèrement hésitante. Juste assez pour qu'il la sente et veuille y remédier en me rassurant, en me faisant rire ou autre. Il faut que je fasse attention à ne pas trop altérer ma personnalité sinon il verra que quelque chose ne va pas.  

- J'ai réfléchis à ce que vous avez dit. 10 jours pour me faire changer d'avis. Me prouver les avantages d'une meilleure relation ou peu importe ce que vous disiez.... 10 jours où je me mettrais à votre disposition. Vous aurez une totale carte blanche.

Je me redresse et fixe la route devant nous.

- Mon homme de main vous déposera mes disponibilités dans votre boîte aux lettres demain.

Suite à quoi nous arrivons devant chez moi. Je le laisse se garer et sors de la voiture en lui faisant un signe de main pour qu'il se suive.

 De loin, ma maison semble être une maison banale. Mais rapprochez-vous et vous comprenez qu'il s'agit d'un autre territoire. Un endroit indépendant, régit par ses propres lois.  

J'ouvre le petit portique et grimpe la vingtaine de marche avant d'arriver à la porte. Sur le côté, des hautes herbes et de la pampas. Un arbre biscornue aussi. Impossible de savoir où vous mettes les pieds.

Je finis par ouvrir la porte et sonne la grosse cloche de l'entrée pour prévenir mes lionnes de ma présence. J'entre et allume la lumière du porche avant d'ouvrir une seconde porte qui dévoile un halle d'entrée bien plus déployé, épuré, zen et hors du temps. Un petit sofa près d'une table s'y trouve. Même qu'une plante verte la décore. Les portes s'ouvrent et je vois mes lionnes apparaitre une après l'autre.

 Sans réfléchir, je m'abaisse pour les caresser. Tulsa vient s'asseoir devant moi en attendant que je lui dise quelque chose. Mais je ne lui dis rien. Je pose ma main sur son crâne. Ça lui suffit pour comprendre que quelque chose n'est pas habituel.

 Normalement je rentre, je continue ma marche jusqu'à ma chambre et elles me suivent alors que je leur parle. Je ne m'arrête pas pour les caresser.  Alors elle se met à fixer Niels.  Quant à Aoife, n'en parlons pas. Elle ne quitte pas l'inconnu des yeux. Elle doute... Encore un peu et elle montrera les crocs.

- Hay-hay, dis-je pour la calmer.

Mais la lionne préfère faire sa mauvaise tête comme si elle me reprochait de laisser le loup entrer dans la bergerie... Et elle part.

- Attendez-moi ici...

J'indique le sofa au cas où il voudrait s'asseoir et finit mon geste en montrant le hall avant d'accrocher mon manteau et me diriger d'une démarche assurée vers  l'étage. Le bruit de mes talon est amorti à l'étage grâce au tapis de jute qui couvre toute l'allée et couloirs de l'étage.  Evidemment de là où il est il peut avoir un oeil sur la cuisine et peut-être un bout du salon s'il entre dans la cuisine... Mais il est loin d'imaginer jusqu'ou peut partir la maison ou de voir lecouloir principal.

- J'ignore ce que vous voulez faire et si vous pensez y arriver. Mais le fait est que je vous donne dix jours, dis-je de là ou je suis.

J'entre dans mon bureau et attrape une carte de visite sur laquelle j'inscrit mon numéro de téléphone PERSONNEL dessus. Puis je reviens. Au passage je m'arrête devant un miroir. Mes yeux sont redevenus normaux. Ce qui n'est pas le cas de mes oreilles. Au passage je quitte mes chaussure et apparait à l'étage, à nouveau, avant de redescendre.

- ... Je sais que je me répète, mais j'aime être clair. Tenez, voici ma carte... Et mes numéros.

... Parfois, il faut savoir sacrifier certaines choses. Un petit mal pour un plus grand bien. Je lui tends la carte blanche aux reliefs dorés avec ma nouvelle inscription à l'encre à peine sèche.

- Si quelque chose ne vous va pas avec mon emploi du temps ou si vous avez un problème: appelez.

Il est une chose sur laquelle je ne mens pas cependant: l'appel. Les gens qui me connaissent (c'est à dire pas grand monde) savent que s'ils sont dans un problème, ils peuvent m'appeler. Et j'attends d'eux qu'ils prennent cette liberté.

Je pince un sourire avant de lui montrer la porte et le raccompagner. J'ouvre et le laisse sortir.

- Merci de m'avoir... raccompagnée. Rentrez bien et réfléchissez à ces 10 jours. Si vous avez des questions ou que vous voulez annuler: appelez. Ou alors attendez samedi.

Je passe mes mains sur le côté de mes cuisses comme si j'étais nerveuse voire mal à l'aise. Comme quand on essuie la moiteur de ses mains sur le tissu de son vêtement.

- A-aussi... Plus tôt vous avez dit... Que le rôle de valet est de veiller sur le conclave. J'aimerais vous corriger sur ce point.  Le rôle d'un valet est de veiller sur son dirigeant et uniquement son dirigeant. En d'autres termes... La Reine... Ce qui veut dire...

Mes bras se croisent de façon peu commune: mes mains abritent dans le creux de leur paumes, mes coudes. Les épaules légèrement ramenée en avant et haussées. Ce qui donne une position fermée, certes, mais avec mon attitude: on y voit que de la crainte ou de l'appréhension.

- ... "Moi". Etant donné la malheureuse situation de notre Reine... Donc votre rôle est de veiller sur moi.

Montrez que vous faites attentions à ce que votre interlocuteur dit et ajouté un soupçon d'intérêt et une pincée de fausse gêne et vous obtenez une demoiselle (presque) en détresse. Une allure maladroite qui laisse penser que vous êtes accessible.

- Voilà...

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The art of dealling [Ft. Niels] Pipeo12
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Niels Egilson

Niels EgilsonValet de l'AllianceMessages : 65
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MessageSujet: Re: The art of dealling [Ft. Niels]   The art of dealling [Ft. Niels] EmptyMar 4 Aoû - 18:35


THE ART OF DEALING
PV PIPER PARK

H
mm d'accord. Dans quatre jours, donc. Niels hoche la tête quand elle l'en informe, puis il écoute patiemment, retenant presque son souffle quand elle détaille, ou plutôt quand elle fait tomber la sentence.
10 jours.

Elle se tourne vers lui, il lui retourne son regard du coin de l'oeil, toujours concentré sur la route. Son attitude a changée; s'est adoucie, fragilisée. Il émets un «Hm» muet dans sa constatation. C'est inattendu. Surtout pas le genre de comportement auquel il s'était préparé.
Son front se plisse légèrement sous ses sourcils qui se lèvent alors qu'il tente un sourire qui se veut rassurant.

- Et bien... Je prends avec reconnaissance cette chance que vous me laissez, et en ferai le meilleur qu'il m'est possible de vous donner.
Puis, une seconde. ...Merci. J'attendrai vos disponibilité. Il hoche la tête, entendu.

Il parcours quelques rues du quartier bourgeois jusqu'à leur destination, et se gare doucement dans l'entrée de sa maison. En dégageant la clé de la serrure et en sortant de l'habitacle, il regarde la maison avec des yeux étonnés et laisse échapper un discret sifflement en refermant la portière.

- C'est... un magnifique domaine...
Il la suit de quelques pas lorsqu'elle prends les devants vers l'entrée.
Alors même qu'ils entrent dans le hall, il est émerveillé par l'atmosphère douce et calme qui se dégage de l'endroit. Les couleurs, claires, apaisent l'esprit. Les finitions des murs et l'ornementation simple des quelques meubles de bois ne dissimule cependant rien de la richesse de l'endroit, et... de sa propriétaire.
Il ne peut s'empêcher de remarquer quelques touches ou éléments qui rappellent manifestement son origine Coréenne. Niels sourit en voyant ceux-ci, un peu adouci par la nostalgie qu'ils lui évoquent.

Lorsque ''les'' lionnes apparaissent silencieusement, elles semblent monopoliser la pièce à elles seules avec leur corpulence de grands félins sauvages. Elles se mettent à le fixer lorsque Piper se relève pour s'éloigner. En quelque sorte, il a presque l'impression d'avoir l'âme à nu devant leur regard perçant. Il sens un chatouillement cascader sa colonne vertébrale. D'un mouvement réflexe, il passe sa main dans des mèches de ses cheveux, les ramenant quelque peu vers l'arrière. Il les regarde ensuite à son tour de biais, quelques instants afin de ne pas les fixer impunément. Il leur fait une simple salutation polie, une marque de respect importante dans le monde des domae; une façon de ''reconnaître'' leur présence, de démontrer sa reconnaissance d'être accueilli sur leur territoire, et reconnaître leur supériorité d'hôte envers invîté dans cet environnement... Même si certaines d'entre elles ne semblent franchement pas enchantées, au moins Piper garde-t-elle le dernier mot.

Il ne se risque pas à plus, car toute marque d'affection ou contact non sollicité est très impoli. L'animal d'un domae étant en réalité une part de l'entièreté qui constitue son ''maître'' humain, caresser un animal reviendrait au même que de caresser son maître. ET c'était, sans avoir besoin de le préciser, totalement déplacé.

Il s'avance, et s'asseoit à l'endroit que Piper lui indique. En son absence, il laisse son regard errer sur les autres pièces joliments décorées de la maison, qu'il peut apercevoir de sa position. Il se laisse un moment plonger dans ses pensées, calme dans le silence qu'offre la nuit dans des quartiers comme celui-ci. Il se repasse un peu à l'esprit les événements de la journée. Ça n'a certainement pas été aussi bien qu'il l'aurais voulu, mais pas plus mal non plus.
La voix de Piper l’extirpe de ses pensées.

- J'ignore ce que vous voulez faire et si vous pensez y arriver. Mais le fait est que je vous donne dix jours. Lance-t-elle de la distance.

C'est vrai, au final, il avait la chance qu'il avait recherché. Mais quoi en faire, maintenant? Il devra y penser. Il a quatre jours pour mettre sur pied un plan.

Bien sûr, qu'y gagnera-t-il, au final? Qui sait... Peut-être pas grand-chose, peut-être une nouvelle amitié... L'important était uniquement de ne pas tout bousiller, sinon c'en serait fini, à vrai dire, il se pouvait même qu'il risque sa position de valet au sein du conclave, si cela venait à mal tourner de quelconque manière... Pour l'instant, tout ce qu'il doit voir, ce sont les possibilités futures.

ET sa curiosité, oohhh sa curiosité...
Il devrait se faire punir pour ça.

Oh, il y arrivera. D'une façon ou d'une autre, il réussira à faire éclore cette magnifique fleur close, au risque même de se piquer sur ses épines empoisonnées.


10 jours.

...


Piper reviens dans son champs de vision et l'approche avec une carte, qu'elle lui tends.

- ... Je sais que je me répète, mais j'aime être claire. Tenez, voici ma carte... Et mes numéros.

Il se relève (pour ne pas rester assis alors qu'elle est debout), la prends entre ses doigts, et la retourne pour le constater; Des chiffres écrits à la main, avec une fine et délicate écriture.
Il lève les yeux vers les siens, remarque que leur couleur a repris leur teinte naturelle, et lui sourit chaleureusement, avec gratitude.

- Si quelque chose ne vous va pas avec mon emploi du temps ou si vous avez un problème: appelez.

- Merci beaucoup. Ce geste me fait plaisir.

Il est sincère. Ses doigts glissent un instant sur les reliefs dorés de la carte, avant de la glisser d'un geste dans la poche intérieure de son veston.

Il remarque que son sourire n'a pas l'air totalement naturel, lorsque ses commissures s'étirent sur ses joues. La fatigue, certainement. Hm...

Il la suit sur son invîtation, puis sort par la porte d'entrée et se retourne, encore baigné dans la lumière du hall qui fends les ténèbres jusqu'au sol an bas des escaliers.

- Merci de m'avoir... raccompagnée. Rentrez bien et réfléchissez à ces 10 jours. Si vous avez des questions ou que vous voulez annuler: appelez. Ou alors attendez samedi.

- Je n'y manquerai pas.


Elle prends à ce moment un air... quoi... gêné? mal à l'aise?
Il l'écoute, un peu surpris.

- A-aussi... Plus tôt vous avez dit... Que le rôle de valet est de veiller sur le conclave. J'aimerais vous corriger sur ce point.  Le rôle d'un valet est de veiller sur son dirigeant et uniquement son dirigeant. En d'autres termes... La Reine... Ce qui veut dire...

Oh. Je vois.
Elle se ramasse sur elle-même, Il remarque qu'elle semble l'avoir pas mal sur la conscience.
...En effet... ce doit sans doute être lourd à porter, et lui a agi comme si de rien n'était, déjà préoccupé par la situation de Kira elle-même. Son esprit accaparé par d'autres sujets pendant cette soirée, sans penser aux nouvelles responsabilités inhérentes à la nouvelle position de la conseillère. Quel imbécile il faisait.

- ... "Moi". Etant donné la malheureuse situation de notre Reine... Donc votre rôle est de veiller sur moi.

Niels prends une expression soucieuse, soupire, puis tente un sourire rassurant qu'il eut l'impression être maladroit, presque mal placé.

- Voilà...

Il lève une main qu'il dépose sur la courbure d'une épaule, qu'il presse délicatement comme pour tenter de la décontracter un peu.
Il baisse légèrement la tête et jette son regard profondément dans ceux que Piper.

- Ne vous en faites pas trop, Piper. Que vous soyez conseillère...reine...
Pour moi, ça ne change absolument rien à mon devoir. Je veillais sur vous avant, je veillerai sur vous à l'avenir aussi. Je serai accessible autant que vous en aurez le besoin, quitte à reporter ce.... ''deal'' jusqu'après la libération de Kira s'il le faut. N'hésitez pas à me le dire.


Puis sous un nouveau soupir, il ramène sa main vers l'une de ses poches, dont il sors l'une de ses propres cartes. Papier gris sobre, ses coordonnées imprimées à l'encre argenté clair. Il prends un stylo-plume à l'encre noire et écrit, à son tour, son numéro de téléphone privé à l'endos.
Il lui donne, accompagné d'un sourire encourageant.

- Vous aussi, appelez-moi si cela s'avérait nécessaire. N'hésitez pas à vous en servir. Ce sera pour moi un plaisir de vous répondre.
Je vous souhaite une bonne soirée. À... dans quatre jours.

Il lui fait un discret salut de la tête, et lève la main avant de s'éloigner, et disparaît finalement du halo de lumière pour plonger dans celle de la lune.

(c) L Y S / L A E / M A T E N A



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