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 After the Endgame [Ft. Niels]

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Piper Park

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MessageSujet: After the Endgame [Ft. Niels]   After the Endgame [Ft. Niels] EmptySam 26 Sep - 22:41






S
amedi 10 heures. Devant chez Niels.

Qu'est-ce que je fous là hein?

Disons qu'après les dix jours passé avec lui, nous nous entendions plutôt bien au final. J'étais à l'aise avec sa personnalité et j'en avait quasiment oublié mon plan de lui en mettre plein la gueule. Nous aurions continué à nous voir s'il n'y avait pas eu l'attaque de Salazar causant un chaos indescriptible dans tout Quederla.

Tout le monde avait été touché par ça. Même moi.

Nous avions tué Salazar. Je l'avais vu mourrir déchiqueté par les loup de Kira et mes lionnes. J'avais décidé de sa mort. Et pourtant, chaque soir, ce cauchemar vivant jadis, revenait me hanter. Insomnies, sensibilité aux bruits métalliques et à la foule, hyper-vigilence et parfois, crises de nerf et d'angoisses.

Mais je gère.
Comme toujours.


Tout le monde avait été touché. D'autres plus que moi, alors pourquoi est-ce que je devais me plaindre? Certains avaient perdu leur maison, leurs familles, leur capacité physiques... Moi, je suis en vie avec tout ce que j'avais. Je n'ai pas le droit de m'en plaindre. Pour cette raison j'avais décidé de mobiliser le Fitz et d'autres endroits comme logement pour ceux qui en avaient besoin... Nourris, logés, blanchis.

Pendant ce temps je mobilisais mon argent et tout le reste pour réparer les maisons des gens et leur permettre de rentrer le plus vite possible chez eux.  Pour tous les enfants et jeunes gens qui avaient perdus leur parents, je m'étais entretenue avec des associés à moi afin qu'ils puissent les prendre en charge... En même temps, la verrerie du Fitz se faisait retaper... La peinture, les murs, les lustres, les vitres, la vaisselle et tout le reste.

Je faisais confiance à Ray et Andrea pour ça.  Ils étaient plus que content de reprendre le travail après cet enfer.

... La vérité c'est qu'en rentrant seule après la guerre... J'étais amorphe. Je ne sentais plus rien... J'étais comme lorsque le scandale de mon père avait éclaté. Je me suis assise sur les marches, devant la maison et j'ai fixé le sol pendant des heures. Et quand la ligne du soleil à éclairé mes pieds:  Ray est apparu en trombe avec Andrea.

Tout deux se sont figés en constatant la scène. Et tout ce que j'ai dit c'est:

- Où étais-tu?

Avec la voix la plus monocorde et indifférente que le monde ait pu entendre. J'ai par la suite raconté tout ce qu'il s'était passé. Ce qui a semblé les inquiéter. Mais me connaissant, ils ont tout de suite compris que ce qu'ils pouvaient faire pour m'aider serait de faire leur travail à la perfection.

Ensuite, j'ai appris que Niels était parti à l'hôpital. Alors je suis partie le voir. C'est moche ce qui lui est arrivé à la jambe. C'est pas grave, mais c'est vicelard comme blessure. C'est comme si ont te disait: "t'es pas mort mais t'as vécu la guerre et elle t'es passée dessus." Mais ça je l'ai pas dit à Niels, parce que c'est ce que je pensais. Ça voulait pas dire que c'était vrai. En fait, j'ai rien dit de très particulier. Je l'ai écouté. J'ai dit des banalité, comme quoi Salaz était mort et comment s'était passé nos démêlés avec les robots ect... Je lui ai posé des question sur lui, sa jambe et ce que les médecins avaient dit. Puis je suis repartie.

Et là, voilà.

Je suis devant chez lui. Habillée tout en noir , des lunettes de soleil sur le nez et une clope allumée coincé entre les lèvres.

Je me suis dit qu'il aurait sûrement besoin de soutient, ou d'aide dans son état. Comment prétendre être son ami si je n'agis pas comme une amie? Tenant mon sac par dessus mon épaule je fixe la maison. Pas mal. Très sophistiqué ... Pas mon style, mais qu'est-ce qu'on en a à faire? Hm?  Tant qu'on a un toit au dessus de sa tête et qu'on mange a sa faim: tout va bien non?

Qui plus est l'ami en question est sensé avoir Beauuuuucoup d'alcool à disposition.  Ça aide parfois. Le sien est peut-être plus fort que les autres et m'aidera à délier ce sac de noeud que j'ai en dedans...

Je m'avance jusqu'à sa porte et toc trois fois. J'attends. Rien. Je réitère mon appel, mais là encore rien à faire.

Je recule de deux pas, lève la tête vers l'étage et soupire. Sourd comme un pot. Pfff.

Je pose mon gros sac de voyage à terre et en sort un kit de crochetage que je trifouille avant de prendre deux crochets et poser un genoux à terre en baissant légèrement mes lunettes de soleil.

Les petits cliquetis creux et clinquant se font entendre avant que la porte ne s'ouvre. Je la regarde s'ouvrir et me relève en rangeant mon trousseau. Je rattrape mes affaires et entre en refermant la porte.

- Y'a quelqu'un? demandé-je en remontant mes lunettes sur mon nez en soufflant la fumée de ma cigarette.

Personne à l'étage, cependant, je sens quelqu'un dehors... Il doit être là.

Je traverse le salon et là, le voilà.  Son renard joue  à l'emmerder  alors qu'il ne répare je ne sais quoi par terre.  Il s'agace même que son animal puisse lui mettre des bâtons dans les roues, mais dans son état,  il n'est pas sensé faire quoi que se soit, surtout que ça se voit sur son visage qu'il peine à travailler. Il s'arrête soudainement, un peu à bout je crois.

Je relève le nez et laisse mon sac lourdement retomber sur le sol pour signaler ma présence, avant d'attraper ma clope entre mes doigts...

- J'savais pas que les éclopés en rémission étaient sensés réparer le sol de leurs patio.

... Je souffle ma fumé ailleurs avant de re-coincer ma clope au coin de ma bouche.

- Ecoute ta bestiole et ramènes tes fesses et mon sac à l'intérieur, tu veux? Le Conclave à besoin de ses membres en un seul morceau, pas en lambeaux...

Je tourne mes talons et rentre à l'intérieur, vers la cuisine pour aller faire du café (pour lui) et du thé (pour moi) ... Et si j'ai la foi: autre chose à manger pour le petit-déjeuner.
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MessageSujet: Re: After the Endgame [Ft. Niels]   After the Endgame [Ft. Niels] EmptyDim 25 Oct - 22:42


AFTER THE ENDGAME
PV: PIPER PARK

H
ier, Niels avait enfin pu revenir chez lui, d'après son déjà trop long séjour à l'hôpital.
Raccompagné par son frère qui l'avait déposé chez lui, il lui avait un peu tenu compagnie le soir même, prendre un verre ensemble dans sa maison abîmée.
leur soirée n'avait pas été de toute joie, les deux ressassans l'état lamentable de la ville et les dégâts subis.
c'était tard qu'il avait été se coucher, mais s'est réveillé tôt le lendemain avec une résolution nouvelle.
La frustration de ne pas être en pleine capacité, ralenti et limité par son énorme bandage qui lui immobilise la jambe en position dépliée, et en plus avec la recommandation directe du médecin de ne. rien. faire.
C'est impossible. M'enfin. Il essaie. Un peu.
Il a fini par en avoir marre, et il s'est levé. Il a pris ses béquilles et a essayé de se débrouiller. Pas facile à cloche-pied, et de devoir se rappeler quand entretenir son bandage, ce qu'il arrive difficilement à faire seul, mais se débouille tout de même. C'est pas joli, pas bien fait ni professionnel le moins du monde, mais au moins c'était fait.
À certains moment, sa jambe l'élançait plus fortement et il devait s'arrêter, et reprendre des antidouleurs. Ça viens par vague.
Mais l'autre chose qui lui reste sur la conscience, autre que sa blessure, ce sont les évènements récents. La guerre de Salazar.
heureusement il s'en était ''pas trop mal'' sorti, comparé à tant d'autres qui avaient perdu la vie, ou des proches. Être témoin de violences, de mort... ce n'est jamais beau.
Ça hante les pensées, les rêves. Ça reste. Ça tache. Ça change.

les bâtiments abritant sa compagne à Quederla n'ont malheureusement pas survécu au plus dur de la bataille. L'entrepôt, y compris la réserve des alcools Egilson en stock en ville sont une perte totale. Le siège social (enfin le bureau) d'où il opère habituellement est aussi atteint, bien qu'un peu moins.
Dès qu'il serait remis sur pied, il lui faudra se relever les manches et s'y mettre. Ses employés réguliers, aussi, il avait compté deux décès, quatre blessés. Bien que son entreprise subissait les contrecoups des événements, il avait décidé d'aider financièrement ses employés touchés et les familles en deuil. Certains de ses employés épargnés, ont pris la décision de nettoyer les dégâts sur les lieux du travail, et ça le touchait sincèrement.
Le tout sera prêt à être reconstruit aussitôt qu'il pourra lui-même reprendre le travail.

Aujourd'hui, il a comme plans de réparer quelques bris dans sa maison.
Il est justement en train d'essayer, et bien sur... ''essayer'' de réparer quelques planches brisées sur le patio extérieur de la cour arrière de sa maison. La jambe bien calée, avec l'impression d'essayer de se contorsionner en traînant un poids mort qui le fais grincer des dents à chaque faux mouvement... Et puis Findel, le sacripian, qui ne cesse de se mettre entre lui et son travail, qui saute et resaute devant lui, lui tourne autour, et couine de son petit rire particulier. À force de le repousser et d'essayer de travailler en même temps, Il commençait à en avoir vraiment marre, et chaud qui plus est.
Un peu épuisé, déjà, il s'énerve contre son ami qui ne semble pas s'épuiser.

- Argh, Finn, s'il te plaît, arrête de me mettre des bâtons dans les roues, j'essaie de travailler, ici! Essayer... Là étaient bien les mots, mais il sait pertinemment qu'il n'arrivait pas à grand-chose depuis tout à l'heure; Ralenti et handicapé par sa jambe...
Justement, celle-ci commence à lui élancer, l'heure d'entretenir son bandage approche.

Il soupire et passe son bras dans son front pour essuyer la sueur qui a perlé sur sa peau.

- J'savais pas que les éclopés en rémission étaient sensés réparer le sol de leurs patio.

Il fige son geste une fraction de seconde seulement, surpris de ne pas l'avoir entendue ni sentie arriver. Vraiment, lui, quand il est trop concentré...
Il soupire, et abaisse son bras levé pour jeter un regard sur Piper.
Un sourire étire à ce moment ses lèvres....

- Ecoute ta bestiole et ramènes tes fesses et mon sac à l'intérieur, tu veux? Le Conclave a besoin de ses membres en un seul morceau, pas en lambeaux...

- Ah, mais qui voilà qui s'infiltre chez les gens comme ça? La taquine-t-il, en terminant sa phrase par un petit rire discret. ...Je suis content de te voir.

Il ne saurait se l'avouer, mais... il était content de la voir. Une petite chaleur, subtile mais bien présente, venait le réchauffer de l'intérieur, à présent.

Avant, ce n'était pas entièrement le cas. Enfin... Décrire le tout aujourd'hui serait plutôt compliqué et il attendait encore de voir comment vont se dérouler les choses pour vraiment pouvoir se prononcer, mais il est certain d'une chose, c'est qu'il ne veut pas abandonner, et qu'il commence vraiment à avoir l'impression que les choses bougent. Lentement, mais.... suffisamment, disons-le.
L'important, c'est d'y aller au jour le jour, et de se laisser porter par les événements... en y rajoutant son propre gain de sel. De, peu à peu, continuer de faire des efforts, de faire de son mieux.

- Mais en effet, tu as tout à fait raison... Je n'ai aucun argument à t'opposer.
Je... Je n'aime pas rester à ne rien faire, c'est tout.

Il soupire, découragé. Il fait un mouvement pour se relever, en se soutenant sur un pilier. Il tends un bras pour saisir ses béquilles, puis s'installe pour revenir en direction de la maison. Findel, fier de lui-même, trotte à son côté pour le précérer à l'intérieur, à la suite de Piper qui était déjà rentrée.

Il la retrouve dans la cuisine, où elle s'affaire, comme si elle était ici chez elle.
Niels sourit à cette pensée, et clopine jusqu'à l’îlot de cuisine.

- Hah... pas besoin de t'embêter avec ça, Piper... Je peux...
Mais il n'a pas le temps de terminer, que Findel reviens encore se mettre dans ses jambes, l'empêchant de la rejoindre, allant même jusqu'à lui mordre le coin de son vêtement et le tirer dans l'autre sens avec insistance; Niels perds un peu son équilibre, mais se maintien in extremis au dossier d'une chaise, puis s'énerve;

- ARRGH!! Non, mais... FINN!!! Sérieusement??
Il lève les yeux au ciel, sans le summum de son découragement.
-... Désolé Piper... je pense qu'il ne me laissera pas tranquille une seule seconde, je reviens dans quelques minutes...

Niels reprends ainsi ses béquilles, et repars en direction de sa salle de bain. Il y reste le temps de changer son bandage, et reparaît quelques minutes après, en re-clopinant de nouveau vers la cuisine.
Findel, tout fier de lui et content, l'accompagne à son rythme, et lance un petit jappement aigu pour saluer convenablement Piper.

L'air démonté, Niels s'asseoit finalement.

-...Pardon, pour tout ça. Et.... merci. C'est apprécié.

Puis, après un bref moment de réflexion;

- Mais... que me vaut l'honneur de ta visite chez moi?
Il penche un peu la tête de côté, ne pouvant s'empêcher d'ajouter ce qui suit;
-... Je te manquait, c'est ça? Dit-il accompagné d'un clin d'oeil.

Puis il dissimule son sourire qui s'étire encore plus derrière la tasse de café qu'elle a eu la gentillesse de lui servir.

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Dernière édition par Niels Egilson le Dim 20 Déc - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: After the Endgame [Ft. Niels]   After the Endgame [Ft. Niels] EmptyVen 30 Oct - 2:10






J
e hausse les épaules à sa remarque.

Je m’y attendais.

C’est sa marque de fabrique et je ne serais pas venue si je n’avais pas envie d’entendre son sarcasme incessant.  Quelqu’un de solaire comme Niels, anime vos journées... La question que je me pose c’est « pourquoi est-ce que son intérieur est si sobre et froid? ».

Cependant, il finit par capituler. Comme toujours.

J’ai remarqué, chez nous, un espèce de leitmotiv ou je le fait capituler, mais pas sans y laisser des plumes.

A chaque fois: je revois quelque chose à la baisse de mon point de vue des choses. Il capitule et moi je perd un ou deux trucs au passage.

C’est fun... mais surtout très énervant car je n’arrive pas à me l’expliquer. Je ne sais même pas ce que je perds en plus. Je ne sais même pas si je perds réellement quelque chose en fait, j’ai juste l’impression de perdre pied.  

- Je croyais que le médecin t’avait imposé du repos.

Soudain il se met a crier contre son renard. Tiens... C’est nouveau ça. Niels n’a jamais perdu une seule fois son sang froid quand nous traînions ensemble. Il faut croire qu’il a été tout aussi affecté que moi par la Nuit de Fer... Mais je doute... qu’il ait un PTSD ou ce que je peux avoir et c’est tant mieux. Je ne lui souhaite pas.

Il s’absente pour aller faire son soin et lorsqu’il revient son renard me salue à sa façon. Je lui fais un signe de la main en regardant mon « ami » se traîner jusqu’à l’îlot.

Comme d’habitude, il abuse de politesse envers moi. Je ne sais jamais s’il est en train de me caresser dans le sens du poil ou s’il pense ce qu’il dit... Le fait est que ce n’est pas une information reliable donc: pas vitale.  Alors je le laisse parler.

- Mais que me vaut l’honneur de ta visite chez moi?

Je pose une tasse devant lui et boit dans la mienne presque en même temps. Jusqu’à ce qu’il me nargue à nouveau.

- ... Je te manquais c’est ça?

Je le fixe.

L’air consternée derrière mes glaces teintées puis soupire avant de les retirer et m'insérer face à lui.
Je suis à sa hauteur sinon un chouïa plus élevé et je le fixe. J’examine les traits de son visage, les vestiges de ces derniers jours qui se sont installés, ses expressions... Un silence habite sa cuisine alors que je le scrute le visage neutre.  Puis mes yeux croisent les siens.

Je ne peux m’empêcher d’inspirer et de retenir ma respiration... comme si j’amorçais une réponse bien ficelée et bien maquillée pour ne ps qu’on voit mes fissures à moi...

- On a qu’à dire ça, oui, fais-face à lui, accoudée à l’îlot.

S’il m’a manqué? Non. Pas vraiment. Il me manquait pendant la nuit de fer. Mais ces derniers jours... C’était plus qu’un manque. J’avais besoin d’entendre une voix familière...

Niels au final était devenu le bruit de fond duquel je m’incommodais. Une sorte de bruit blanc qui vous rassure, un peu comme un toile qui est là pour amortir votre chute. Une vaste toile sur laquelle vous sentez que vous pouvez tomber encore et encore et qui vous rappelle que tout va bien.  

Je fini par coller mon front au sien et à faire ce que j’avais déjà fait une fois avec lui... A savoir frotter ma tête contre la sienne.

Pour tout vous dire, les lionnes font ça pour manifester leur affection... On ne sait pas vraiment ce que ça fait comme bien. Eh bien laissez-moi vous le dire de mon point de vue: c’est comme cette agréable sensation lorsque vous vous étirez avec en prime une impression de chaleur.

Je fini par poser mon front sur son épaule et ferme les yeux.

- ... La vérité ça serait plutôt que je viens prendre soin de mon éclopé de valet pour qu’il respecte la prescription de son médecin à la lettre au lieu de passer son temps a faire des conneries comme... (je relève la tête rougie de fatigue)... réparer son patio.

Mon visage ne peut s’empêcher de se fendre en un sourire amusé et je lui en veut de me faire rire malgré lui. Alors je lui met une tape dans l’épaule.

- C’est pas drôle, idiot. Je plaisante pas. A partir de maintenant, je reste ici et je te surveille. C’est plus ton renard qui va aboyer pour tes soins: c’est moi. Et si tu les fait pas bien: c’est moi qui vais les faire. T’as pas intérêt à bouger de trop sinon je t’immobilise sur ton lit à écouter du Wagner ou je ne sais quel autre musique dramatique, menacé-je d’une voix grave et calme.

Je cogne légèrement ma tête à la sienne pour casse le mysticisme qu’il y a entre nous dû a la proximité de nos faces.  Puis je me redresse, me recule et attrape ma tasse pour continuer à boire appuyée sur l’îlot.

- Tu as d’autres choses à faire de toute façon je crois. Des choses qui sollicitent ton muscle intellectuel et tes tendons de la main. J’ai appris ce que tu faisais pour tes employés et ce qui était arrivé a la distillerie: tu devrais t’occuper de ça tant que tu as du temps a tuer sur un canapé. Sinon je m’en occuperais et je doute que tu veuilles m’être redevable.

 Je finis ma tasse et vais attraper mon sac pour le poser devant lui avant de poser mes mains sur ses épaules.

- Et si tu te demandes ce que je vais bien pouvoir faire ici et a quoi ressembleront les journées : c’est simple. Je m’occuperais de réparer ton patio et autres choses que tu ne PEUX PAS faire. Raymond m’apportera mon travail chaque matin et se chargera de diriger le Fitz. J'ai donc... Beaucoup de temps à tuer ici. Dis-moi simplement ce que tu aimerais et je m'efforcerais d'y répondre.

Je lui embrasse la tempe avant de repartir vers le patio pour finir ce qu'il à commencé. En soit, on ne dirait pas que je sais manier des outils, mais la vérité c'est que Piper Park se débrouille un peu en mécanique et en bricolage.

Évidemment Niels ne s'est pas laissé faire. Il s'est mis à râler, à argumenter. C'était comme d'entendre la radio s'allumer à chaque fois que vous faites quelque chose...

Piper Park fait le petit-déjeuner: RADIO. Piper Park fait les soins: RADIO. Piper Park s'occupe du linge: RADIO.

RADIO. RADIO. RADIO.

C'était comme avoir deux chiens ensemble, l'un ne pouvant s'empêcher de parler et faire du bruit, l'autre quelque peu blasé, mais restant calme et amusé, dans le fond, par la situation.

Bien qu'une chambre m'ait été destinée, je me suis entêtée à dormir sur le sofa histoire de pouvoir me retrouver seule avec moi-même et faire un point sur mon état.

En journée il m'arrivait de fumer une cigarette devant lui, mais rien de bien grave. Ce n'est que le soir venu, après que Niels parte se coucher alors que je fais mine d'avoir beaucoup de boulot, que je laisse tomber le masque et pose mes papiers pour plonger dans mon fort interne.

C'est à ce moment en général que j'entends les les cris, les voix... Les bruits métallique de ces robots, la sensation de froid qui envahit mon corps comme lorsque mes lionnes ont disparues. Un froid qui gagne mon corps peu à peu, lui conférant un certain aspect mortuaire. Comme si quelque chose mourrait en moi... Ou peut-être que quelque chose est mort chez moi...?

Je n'en sais rien.

Je sais juste qu'au petit matin, quand Niels se lève, c'est comme s'il faisait se lever le soleil sur moi... Indéniable et remarquablement brillant, réchauffant mon corps.

Niels au final... Est une manière de m'obliger à rester vivante. Une raison de me pousser à rester saine. Je ne tiens pas à ce qu'il s'inquiète, qu'il sache ce qu'il se passe en moi... Je ne tiens pas à ce que tout ça fasse changer notre relation.

Comme d'habitude: j'ouvre la porte qui donne sur le patio et m'appuie contre le chambranle pour fumer avant d'aller boire un verre ou deux. Jamais plus, parce que je sais que nous sommes dans une maison où l'alcool est un bijou précieux... Donc surveillé.

Ce soir c'est la même chose. J'attends qu'il disparaisse avant de ressasser mes souvenirs... Je sens la chaleur me quitter encore une fois.

Ça devient presque une routine. Alors je n'attends pas plus et me lève pour ouvrir le patio et me fourre une cigarette entre les lèvres avant de l'allumer.

Il pleut. L'odeur de la pluie acide mélangée à l'odeur de la fumée me confère une sensation de familiarité. Comme si tout allait bien.  Sans compter le vent venant hérisser le duvet de tout mon bras non couvert- à cause de mon haut blanc asymétriques: l'autre bras est recouvert d'une manche.

Tandis qu'un fin filet de fumée s'échappe, je rassemble mes cheveux et les attache en un chignon brouillon pour ne plus qu'ils chatouillent mon dos, balancés par la brise.

Si seulement tout pouvait être aussi calme et détendu que la pluie... Mais même là; des cris, fantôme de la nuit de fer, raisonnent clairement dans ma tête, glaçant mon âme et crispant mes muscles et fatiguant mon esprit.

Troublé et ne voulant pas le l'avouer à moi-même, je me tiens les sinus et ferme les yeux comme pour m'aider à oublier...

- Oh... Gosh, marmonné-je.

C'est un court instant de relâchement, car mon flaire de lionne détecte la présence de Niels... A nouveau.  J'inspire et expire doucement, comme pour faire de rien n'était et tourne la tête vers lui avant de lui sourire silencieusement et de continuer à fumer, face à la pluie.  
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MessageSujet: Re: After the Endgame [Ft. Niels]   After the Endgame [Ft. Niels] EmptyLun 21 Déc - 2:05


AFTER THE ENDGAME
PV: PIPER PARK

Q
uand elle se penche en face de lui pour le fixer, il reprends une expression sereine, et prends quelques gorgées du délicieux liquide chaud et enveloppant.

À vrai dire, ça lui fais tant de bien, de la voir là, cette visite inopinée le rends beaucoup plus heureux qu'il ne peut véritablement se l'avouer.
Sa présence rendait son environnement un peu plus vivant, dans cette maison où il vit seul. La voir chez lui lui donnait une étrange impression d'apaisement, le fait de la savoir tout près, et ce sentiment fort qui prends place en lui quand il se le dit et le répète intérieurement.
Si elle est là, c'est pour lui.
Il repose sa tasse sur le comptoir un instant, verrouillant son regard dans le sien lorsque leur regards se croisent.

- On a qu'à dire ça, oui... réponds-t-elle évasivement. Hm.
Ses lèvres s'étirent en un bref sourire, avant de reprendre place dans une expression calme.

Elle mets beaucoup de choses de côté pour toi, en ce moment. Elle te priorise. Et c'est probablement le plus beau cadeau qu'il aurait pu espérer.
Au diable sa blessure, ça valait bien le coup si c'est pour vivre cela maintenant...

Non pas qu'il aurait répété l'expérience, mais.... Comment regretter, alors qu'il avait cette chance à présent?

À ne pas confondre avec de l'opportunisme. En son sens à lui, il avait plutôt l'impression d'être profondément choyé à cet instant même, et remercie le ciel tout autant pour ces instants de joie simple que la vie mets sur son chemin.

Il baisse les yeux au cours de ses pensées, Puis sens que piper pose son front contre le sien. Il est un peu surpris, mais ce contact, cet instant... c'est...bon... sa tempe est chaude, douce...
Il ferme les yeux pour un moment, appréciant tout simplement de ce geste.

Il la laisse poser sa tête sur son épaule. Il hésite à lever une main pour la poser derrière sa tête ou dans son cou, mais s'en retiens pour éviter de brûler l'ambiance. Une lionne comme elle n'apprécierait probablement pas un contact dans ces zones fragiles.
Après tout, le simple geste qu'elle venait de faire... son coeur l'enserrait juste d'y penser, mais c'était déjà là une grande démonstration de confiance et de mise à nu, pour elle. Et il l'apprécie profondément, ne voudrait gâcher cela pour rien au monde...

Il l'écoute parler, et sourit, amusé, au petit sermon qu'elle lui sers.
Il rigole sur le coup, l'ambiance de promiscuité qui s'était installée s'allège, mais cette ambiance de proximité demeure tout de même, elle change seulement pour une atmosphère légère, bonne...

Il soupire et lui jette un regard en coin qui se veut clairement dire ''ouais, ouais, mais bon...'' Ce à quoi elle lui tape l'épaule, ce qui n'a d'effet que de le faire rigoler encore plus, dans un éclatement qui lui fait plisser le coin des yeux et dévoiler ses dents blanches dans un large sourire qui traduit un bien-être tout simplement heureux.

- C’est pas drôle, idiot. Je plaisante pas. A partir de maintenant, je reste ici et je te surveille. C’est plus ton renard qui va aboyer pour tes soins: c’est moi. Et si tu les fait pas bien: c’est moi qui vais les faire. T’as pas intérêt à bouger de trop sinon je t’immobilise sur ton lit à écouter du Wagner ou je ne sais quel autre musique dramatique, le menace-t-elle calmement.

Ce à quoi il roule des yeux de façon caricaturée en prenant une voix embêtée:
- Oh noonn, pitié, pas du Wagner...!! Avant de rigoler encore un peu, rire qui meurt lorsque Piper lui donne un petit coup de boule. Il se tait finalement, pour continuer à boire son café pendant qu'il secoue la tête, la commissure de ses lèvres menaçant de s'étirer à tout instant.

- Et si tu te demandes ce que je vais bien pouvoir faire ici et a quoi ressembleront les journées : c’est simple. Je m’occuperais de réparer ton patio et autres choses que tu ne PEUX PAS faire. Raymond m’apportera mon travail chaque matin et se chargera de diriger le Fitz. J'ai donc... Beaucoup de temps à tuer ici. Dis-moi simplement ce que tu aimerais et je m'efforcerais d'y répondre.

Hm... Il fallait s'en douter. bien sûr, ça l'embête un peu qu'elle veuille tout faire elle-même... Il allait devoir trouver des façons de se rendre utile malgré tout...

- Hm... Nous verrons bien, mais compte sur moi pour faire TOUT ce que je PEUX faire, très chère... Je ne peux clairement pas me contenter de faire parti des meubles pendant tout ce temps sans rien faire d'autre...

En même temps... L'idée qu'elle s'installe temporairement chez lui lui faisaient monter de petits papillons au creux du ventre, papillons qu'il tentait de calmer. Penser qu'elle allait passer chaque jour en sa compagnie, chez lui...
Ayant habité seul pendant si longtemps, il n'est pas habitué à laisser les rênes de son quotidien aux mains d'une autre personne. Que quelqu'un s'occupe de lui ainsi, ça le mettait toute chose, mais rien d'inconfortable. Non, vraiment...

Le cours de ses pensées qui lui avaient fait monter un tantinet de rosé aux joues malgré tout, fut interrompu par...
nan, mais nan mais attendez.
Viens-t-elle véritablement de l'embrasser?
Attendez mais quoi???
Il reste figé de marbre, son regard s'est verrouillé sur un point mort devant lui, tandis que son esprit enregistre l'information.
Sans même s'en rendre compte, il porte une main à sa tempe, le bout des doigts légèrement posés sur cet endroit où il peut encore sentir la douceur de ces lèvres.

Quant il lève le regard, elle avait déjà quitté la pièce en direction du patio qu'il avait quitté plus tôt.

Il reste là pour plusieurs minutes, le rouge aux joues, heureux qu'elle ne soit pas là pour en être témoin.... Non vraiment... quel comportement digne d'un adolescent...

Il termine sa tasse de café qu'il prends la peine de nettoyer, sécher et ranger pour ne pas laisser cela à faire pour Pip.
Il la rejoint bien assez tôt ensuite, à coup de clopinements gauches en béquilles, et lui offre son aide, se surprends de son niveau de contrôle de la situation, mais ne peut s'empêcher de se sentir mal que son.... ''invîtée'' s'occupe de telles tâches chez lui, alors qu'il a l'impression que ce sont là des responsabilités qui lui incombent, à lui.

À un moment, il essaie d'argumenter en son sens, comme quoi tout cela peut bien attendre qu'il soit rétabli, qu'il peut faire tout ça une autre fois... mais elle n'en démords de rien et lui, sans succès, se voit obligé de capituler.
Non, vraiment, il pèse bien peu dans la balance face à une lionne comme elle.

À quelques reprises, lorsqu'elle s'occupe de lui par la suite, ou fait des choses pour lui, il râle un peu et s'excuse.
Mais l'oeuvre de la routine et du temps fais son oeuvre. Il s'habitue peu à peu à sa présence dans cette maison, à leur quotidien. Il se mets à choyer tous ces petits instants passé avec elle, que ce soit pour lui tenir compagnie pendant certaines tâches desquelles elle le pousse, ou pour un simple repas, un café, prendre un peu d'air au parc...
Et au lieu de se rebiffer, il finit par reconnaître et accepter ces attentions, si anodines soient-elles.
Il la remerciait donc, d'un mot, d'un sourire, et l'atmosphère du quotidien s'en trouva d'autant plus améliorée. Bien qu'il aurait encore aimé ''participer'' aux tâches, il acceptait maintenant avec bonne grâce chacun des gestes qu'elle faisait pour lui.
Intérieurement, il se jura qu'il lui faudrait la remercier, après tout ça, en bonne et due forme. Non vraiment, il lui est profondément redevable...

À quelques reprises, les lionnes de Piper font leur apparition, et ensemble, avec supervision, ils introduisent leurs animaux respectifs les uns aux autres.
Des animaux Domae font parti de la personne avec qui ils sont liés. Avec Piper qui logeait chez lui pendant un certain temps, ils devaient obligatoirement s'assurer que leurs animaux pourraient cohabiter un minimum aussi.

Il y a eu une période d'adaptation, mais on peut maintenant dire qu'eux aussi, ont pris le pli et se sont habitués à la présence des uns et des autres. Leurs odeurs leurs sont mutuellement familière à présent, et ils se respectent, à travers le respect et la relation mutuelle de leurs maîtres respectifs. Et honnêtement, Findel a donné son lot de problèmes, voyant son territoire être assailli par des lionnes... Mais à force de persévérance de la part de Piper et lui-même, Finn finit par accepter la présence d'autres animaux chez eux. Bien évidement, pour les lionnes, les nourrir suffisamment pour éviter qu'elles ne considèrent Findel comme leur futur repas faisait parti des aspects à ne surtout pas oublier.

ce qui le peinait plus, c'est surtout de la voir veiller, le soir, rester debout au bureau devant ses papiers, parfois téléphone à l'oreille pour régler quelque aspect de son travail avec Raymond, l'hôtel, le conclave...
Le plus souvent, il ignorait même à quelle heure elle allait se coucher, mais à chaque matin, il la retrouvait sur pied, prête et d'attaque, toujours au poste.
ça le décourageait quelque peu, mais il savait que ça faisait aussi parti d'elle, et que c'était là son comportement normal. Quand tu vis d'une façon pendant si longtemps... ça en deviens souvent une habitude trop bien ancrée...

Et parfois, il la sentait partir, son regard au loin, qui se refroidissait dans le vide pendant un instant, lorsqu'elle se laissait perdre dans ses pensées...
Il n'en avait pas touché mot. C'était là des choses qu'il vaut mieux laisser tranquille. Il s'en doutait bien. La guerre. La nuit. les morts. les explosions. les feux. Oh oui...Les feux...
Il s'en tirait pas trop mal comparé à d'autres...
Il lui arrivait régulièrement de se réveiller en sueur pendant la nuit, le même cauchemars toujours, de cet instant où il avait pris feu, rêvant que sa peau se boursoufflait et fondait sous ses yeux au ralenti et se répétant en boucle, alors que lui se déchire dans un cri de douleur incommensurable, forcé de regarder sa propre chair se déformer et perdre sa consistance... Avant de pouvoir enfin quitter cette vision horrible sous les rayons lunaires de chaque nuit.

Ce sont toujours les dernières heures de la nuit qui sont les plus paisibles... Celles où le froid saisissant du petit matin envahis la pièce, là, il peut enfin se retrouver dans de meilleurs souvenirs. Son pays natal. Son enfance. L'hiver et la neige...
Puis, à chaque matin, il se sent à nouveau en mesure d'accueillir cette nouvelle journée avec positivisme. Et tout cela, encore mieux lorsqu'il pose son regard sur cette femme, et que cette chaleur enveloppe son coeur pour l'enserrer doucement.
Comment ne pas être heureux, ainsi?
Non, vraiment, il ne souhaitait rien de mieux, là, en cet instant.

Selon les jours, il s'occupait également de communiquer avec son équipe de la distillerie Egilson, dont il devait superviser les travaux de reconstruction à distance, et contacter aussi ses employés qui avaient été touchés par les évènements, s'assurer qu'ils ne manquaient de rien...
La routine, les responsabilités.
Mais toujours ,il en revenait à ce quotidien auquel il s'est curieusement et si facilement habitué.

Un soir qu'il avait laissé sa porte-fenêtre ouverte sur son petit balcon attelé à sa chambre, il sent l'odeur de la cigarette de Piper parvenir jusqu'à lui.
Rien de nouveau. Elle aimait bien s'en griller une de temps en temps, et la fraîcheur de cette nuit de pluie était particulièrement agréable.
Sans vraiment hésiter, il suis son envie de se relever de son lit, et de descendre. De toute façon, ce soir le sommeil le fuit, et un peu de compagnie ne lui fera pas de tort. Et à elle non plus. Il se rhabille simplement... un pantalon casual noir, une large chemise blanche lâchement boutonnée...

Il descends sans trop de mal; il s'est habitué à se déplacer efficacement avec ces béquilles, et ses gestes sont devenus sûrs et précis, comme une nouvelle paire de jambes qui le soutenaient dans ses mouvements.

Il s'arrête près de son mini bar au salon pour sortir une carafe de cristal contenant l'un de ses rares millésimes qu'il aime garder pour les occasions.
Ce soir, aucune occasion à célébrer.
Il avait seulement l'impression que, pour une fois, ce petit plaisir ne sera pas de refus. Il en verse une petite quantité dans deux verres finement ciselés. Pur pour elle, sur glace pour lui. Amusant, quand on y pense, que ce soit le distilleur qui boives son alcool ''Vanilla''...

Les deux mains occupées par les verres, il laisse derrière ses béquilles, et s'appuie le plus légèrement possible sur sa jambe qui s'en tire plutôt pas mal, en bonne voie de guérison.
Il s'approche d'elle silencieusement, et lui sourit doucement quand il la voit se retourner à son approche.

Il ne dit rien, et se délecte de la beauté de cette femme qui lui est devenue familière. En elle, ce qui le fascine le plus, c'est la dualité de la force, la noblesse et la grâce qui l'habite, avec cette douceur tendre et simple qu'il entrevoit parfois... En tout instant, il la trouve belle; intérieurement, extérieurement... et son coeur se serre en battant un peu plus vite, dans ces moments.

Il la contourne en se mettant face à elle pour pouvoir déposer son verre à elle sur le rebord de la fenêtre tout près. Il ralentit son geste au retour, yeux à demi fermé, sentant le frisson de fraîcheur lui chatouiller la nuque, tandis que l'humide brise nocturne fait doucement valser ses mèches devant ses yeux.
Yeux qu'il lève vers les siens, pénétrant dans son regard calme.
Oh, ces yeux, ces yeux...

Il lève sa main maintenant libre pour frôler sa joue et repousser une longue mèche de ses cheveux qui s'était échappée de son chignon, pour la glisser derrière son oreille. Son coeur bats plus fort, cet instant lui semble presque se dérouler au ralenti.
Il s'immobilise quelques secondes à peine, calculant mentalement ses gestes pendant une fraction de secondes, avant de prendre une profonde et lente inspiration, calme... et de se reculer, en se plaçant de biais et s'adossant au coin du mur de l'autre côté de la porte, s'appuyant sur sa bonne jambe, pour profiter lui aussi de cette douce nuit pluvieuse. Oui... ce n'est pas encore le moment... ou tout du moins, pas encore... à ce niveau de sobriété pour le moment.

-...Je... t'ai apporté ton verre, ce soir...
Ça me fais plaisir que tu apprécie les saveurs de mon cellier, et cette fois, je voulais me garder l'honneur de te servir moi-même.
...Ta présence ici m'a beaucoup aidé, et je ne saurai exprimer suffisament de reconnaissance pour tout le mérite que je te dois... Mais saches que j'apprécie... énormément.

Avec ces mots, il avait penché légèrement la tête et porté sa main libre à son coeur comme signe de reconnaissance.

- Je suis heureux, et choyé de pouvoir bénéficier de ta présence ici. je compte ma chance à chaque jour. Sans toi... les journées seraient... un peu plus remplies de moi qui risques d'aggraver mon état, et de Finn qui râlerait encore. Il rigole un peu sur ces mots, une lueur éclairant son regard à cette idée.
Je me suis habitué à ta présence ici, à toi, et tes lionnes, aussi.
Cette maison n'est plus seulement que notre territoire, à Findel et moi... Il est aussi un peu le vôtre à présent.
Saches que vous serez toujours les bienvenues ici, pour quelque raison que ce soit...Ma porte... (et mon cellier) vous sont ouverts.
Il accompagne ces mots d'un clin d'oeil et d'un sourire alors qu'il lève son verre, de la même façon qu'il l'avait fait, ce premier soir, au Fitz.

Il lève son verre pour faire tourner le liquide ambré dans son contenant cristallin, ferme les yeux pour en inspirer les fragrances subtiles, et le porte à ses lèvres pour y goûter délicatement.
tête légèrement levée, il ferme les yeux pour bien sentir la richesse des arômes, et se laisse se balancer doucement sur son séant, en profitant de l'instant présent.

Penchant la tête dans la direction de sa compagne de boisson, il la regarde tranquillement pendant un moment, puis il s'avance finalement vers elle et lui tends une main qui saisit doucement la sienne, et l'attire délicatement en reculant.

- Vous travaillez tant, ô ma dame, que vous méritez bien à votre tour un petit moment comme celui-ci... me ferez-vous l'honneur de partager un petit moment de cette soirée en mon humble compagnie? Son sourire est large, ses paupières à demies-fermées sur son regard pétillant qu'il pose sur elle, et son ton de voix, se veut ''un peu too much'', juste pour la taquiner un peu en se faisant rôle de haute-politesse.

D'un geste, il l'invîte à s'asseoir avec lui sur la première marche du patio, qui fait face au jardin, d'un geste cérémonieux comme s'il s'était agi du plus luxueux trône.

En allant jusqu'au bout, juste pour s'amuser, il poursuit son petit jeu en repoussant une pomme de pin du chemin, du bout du pied.

- Oh pardonnez moi, ces roturières que sont nos ménagères osent laisser votre siège royal dans un tel état, quelle rudesse! Excusez-les, que dieu sauve leurs âmes de leur ignorance... Voiiilàà ma chère prenez place...
Il se retiens de rire de justesse, parvenant à afficher une façade très sérieuse pour le bien de son rôle.
Mais à n'importe quelle occasion, c'est sûr, il craquerait.

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Piper Park

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MessageSujet: Re: After the Endgame [Ft. Niels]   After the Endgame [Ft. Niels] EmptyLun 21 Déc - 16:04

[quote="Piper Park"]





L
e maître de maison se présente devant moi, deux verres en main dans sa plus simple apparence, mais jamais je ne l'aurais trouvé plus dangereux que ce soir.

Il me sourit dans un silence qui semble crier tant de choses inaudibles aux oreilles mais si bruyantes au coeur. J'ai encore du mal à décrypter les choses que mon corps perçoit... Ces cris du coeur secrets que mon corps perçoit et qui parcourent toute la surface de ma peau.

Une sorte de menace jusque là jamais rencontrée et contre laquelle je ne suis certainement pas armée, où alors pas comme il le faudrait.

Il me regarde si profondément que j'ai l'impression qu'il va me faire un trou au milieu du visage par la simple force de son regard. Niels était si simple et si compliqué à la fois.

Il est... Comme une musique de jazz. Elle vous enchante, vous donne envie de danser de joie et d'optimisme. Mais quand vous vous mettez à danser seule sous son influence, mais je me rend toujours compte que ce n'est pas simple de danser sur du jazz, seule ... Et sans vraiment connaitre les pas de cette danse.

Et parfois... Le jazz se transforme et s'adapte en devenant un blues léger et calme.

Il pose ce qui s'apparente être mon verre sur le rebord de la fenêtre avant de se remettre à me fixer en écartant une mèche de mon visage pour la caser derrière mon oreille. Nos regards se croisent et soudain, je sens que je vais tomber. Je me reprend et incline légèrement et involontairement les sourcils comme pour lui demander " Mais, qu'est-ce que tu est en train de (me) faire?"...

- Egilson, finisé-je par me reprendre en le fixant par en bas. Si tu continues à me regarder comme ça, je serais obligée de te demander un dédommagement.

Mais c'est comme si je n'avais rien dit. Je sens bien a ce moment là que quelque chose en moi s'est échappé pour aller vers lui. Que quelque chose s'est produit et que j'aurais beau le nier et refuser que les faits seront des faits: il y a quelque chose.

-...Je... t'ai apporté ton verre, ce soir... Ça me fais plaisir que tu apprécies les saveurs de mon cellier, et cette fois, je voulais me garder l'honneur de te servir moi-même...Ta présence ici m'a beaucoup aidé, et je ne saurai exprimer suffisamment de reconnaissance pour tout le mérite que je te dois... Mais saches que j'apprécie... énormément.

Merde. Alors il a remarqué que je lui taxais son alcool. Pourvu qu'il ne comprenne jamais ce que cela représente.

- Alors tu es au courant que je te vol ton précieux alcool. Ne t'en fais pas Egilson: je ne suis pas venue uniquement pour l'alcool.

... Disons que l'alcool est un bonus.

- Je suis heureux, et choyé de pouvoir bénéficier de ta présence ici. je compte ma chance à chaque jour. Sans toi... les journées seraient... Un peu plus remplies de moi qui risques d'aggraver mon état, et de Finn qui râlerait encore.

Sans cesser de l'écouter, je pivote et attrape le verre que je vide d'une traite avant de passer mon pouce sur la surface de ce dernier en reflechissant à ce qu'il a dit.

- Je sais. C'est dur de ne pas m'avoir dans sa vie. Tu as de la chance comparé à d'autres membres de l'Alliance ou du Conclave, plaisanté-je pleine d'ironie.

- Je me suis habitué à ta présence ici, à toi, et tes lionnes, aussi. Cette maison n'est plus seulement que notre territoire, à Findel et moi... Il est aussi un peu le vôtre à présent. Saches que vous serez toujours les bienvenues ici, pour quelque raison que ce soit...Ma porte... (et mon cellier) vous sont ouverts.

Soudain je sens quelque chose faillir en moi. Mon sourire s'efface: je ne suis plus capable de le tenir sur ma face. Tant de proximité en si peu de temps... Ce n'est pas sérieux... Ce n'est pas bon ET POURTANT...

... Il n'y a rien que mon coeur désire plus en ce moment même. Il n'est de soif plus sèche que je ne veuille étancher.

J'opine doucement du chef et baisse les yeux vers mes jambes croisées, puis mes pieds nus, aux angles rougis par la fraicheur de l'humidité.

- Egilson... Tu n'as pas besoin de me remercier. Je ne fais pas grand chose pour ce que j'en tire, dis-je en essayant de ne pas serrer les dents et sans avoir l'air trop désolée ( mais parfois c'est plus fort que moi). Vraiment, tu ne devrais m'être si reconnaissant. Je ne fais que mon devoir et quelque part... Ça m'aide à... Avancer.

Je pince les lèvres et baisse les yeux vers le fond de mon verre. Combien de verres pourront me faire oublier cette grande inquiétude qui sommeille en moi?  Combien de verres pour faire disparaitre l'ombre de ce nuage qui obscurcit mon esprit? Combien de verres pour  retrouver une vie comme avant la nuit de fer? Pour retrouver le sommeil, la paix et retrouver mes rêves lorsque que ma tête touche l'oreiller au lieu de me retrouver Salazar et ses robots dans un cauchemar ? Combien de fois devrais-je le tuer?

Une fois dans la réalité ne semble pas suffire.

Soudain, sans que je le remarque s'avancer vers moi, il me prend la main.

- Vous travaillez tant, ô ma dame, que vous méritez bien à votre tour un petit moment comme celui-ci... me ferez-vous l'honneur de partager un petit moment de cette soirée en mon humble compagnie?

Surprise j'observe ma fine main dans la sienne plus grande et plus chaude. Il m'attire doucement... J'ai juste le temps de poser le verre et oublie ma cigarette avant de le suivre en cachant mon autre main derrière mon dos. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il fait, ni pourquoi... Le fait étant que sa main touchant la mienne me rend incapable de penser. C'est comme s'il avait soulevé mon haut pour plaquer toute sa main dessus. Incompréhensible et surprenant.

Je sais que c'est sûrement pour me taquiner, mais je ne peux m'empêcher de rougir.

- Egilson... Est-ce que tu es saoul? Tu n'as bu qu'un verre...

 - Oh pardonnez moi, ces roturières que sont nos ménagères osent laisser votre siège royal dans un tel état, quelle rudesse! Excusez-les, que dieu sauve leurs âmes de leur ignorance... Voiiilàà ma chère prenez place...

J'hésite et lui jette plusieurs coup d'oeil avant de sourire en faisant apparaitre mes fossettes.

- Si Kira t'entendait me parler comme ça, nous serions dans de sales draps. Elle est ta Reine c'est à elle que tu devrais parler comme ça. Pas à ta Conseillère, dis-je en lui mettant un coup de coude.

Sans lui lâcher la main, je prend place sur la marche humide de pluie. Mon pantalon se tempe quelque peu, mais cela m'importe peu vu que je le quitterait pour enfiler mon pyjama et dormir.

J'attrape sa main et libère la mienne avant de jeter la sienne vers lui puis le colle mon épaule à la sienne. Je suis plus petite que lui, mais je n'ai qu'à lever le nez pour croiser son regard et tousser un rire que je ne peut retenir avant de faire non de la tête pour regarder la pluie tomber.

- Une étude à prouvé que le sommeil aiderait le corps à reconstruire et soigner les cellules du corps plus rapidement... T'étais pas sensé dormir monsieur Egilson? dis-je en posant le menton sur son épaule avant de lui pincer la joue en riant.

Un silence s'en suit pour moi. Comment lui dire de dormir alors que je ne dors pas. Il doit sûrement avoir des douleurs à la jambe qui ranime ses cauchemars... Est-ce que je pourrais lui reprocher ça? Non... Certainement pas.  Il s'en sort bien mieux que moi, je n'ai rien à lui redire.

Parfois, le soir je le sens s'agiter, je l'entends se réveiller... Je n'ose jamais monter pour le rassurer... Il m'arrive parfois de monter les premières marches et de regarder à l'étage. Mais je n'ose jamais aller plus loin. Je ne vois rien... Je me contente de me dire qu'il va s'en sortir. Et il s'en sort.

Il affronte ses démons chaque soirs alors que moi je les évite.

J'inspire et retient l'air dans mes poumons avant d'expirer doucement, le regard en l'air et défait mes cheveux pour éviter la migraine. La tempe contre son épaule (toujours).

- Sérieux... Pense à améliorer ton sommeil. Essaye de l'optimiser ou de le rendre agréable pour guérir...Moi… J'ai du mal à dormir. C'est pour ça que je suis si disponible, Niels. En journée, j'arrive à oublier... Les "ombres", quand je m'intéresse à autre chose qu'à moi et le soir quand il n'y a plus rien, il me reste mon travail pour ignorer la présence indéniable de ces "ombres"qui me guettent...  Et très souvent, je m'aide d'un ou plusieurs verres, ri-je en fixant les feuilles des arbres bouger avec le vent.

- … Mais plus les jours passent, plus je me rend compte que l'alcool ne suffit pas, même avec un cellier comme le tiens. Et... Le travail n'est ... Pas assez long pour m'éviter de penser à cette chose.

Mes doigts se nouent autours du tissu de mon pantalon que je plisse de manière parfaite et satisfaisante.

- Alors... Tu n'as vraiment pas besoin de me remercier, Egilson, dis-je en lâchant mon pantalon et en allongeant mes jambes pour qu'elle reçoivent des goutes de pluie. Je suis une opportuniste qui n'ai fait qu'envahir votre territoire à toi et à Findel sans vous laisser la chance de vous retrouver ou de vous reposer. C'est assez égoïste de ma part au final, non? S'occuper des autres pour éviter certaines choses. Du moins... C'est lâche.

Je me redresse, les mains coincées entre mes genoux, les épaules en arc de cercle, le visage en biais, à moitié tourné vers lui et a moitié vers le jardin. Comme si je regardait deux personnes à la fois.

- ... E-Est-ce que... Ta jambe te fais mal au point de ne plus te sentir libre? Est-ce qu'il arrive qu'elle... Te hante au point de ne plus vouloir dormir ou fermer les yeux? Ou c'est juste moi qui déborde d'imagination? demandé-je en plantant mon regard dans le sien.

Mes question son réelles et s'attendent à de vraies réponses, comme si c'était existentiel... Des réponses me donneront l'impression de ne pas être seule dans ce que j'affronte, d'être comprise et qui sait? Peut-être que je me sentirais enfin libre et que j'oublierai ces robots. Peut-être que je saurais comment  ne plus voir Salazar dans mon sommeil?

Je parle de sa jambe, mais la blessure à laquelle je pense est bien plus profonde et bien plus secrète. Jamais je ne voudrais admettre que j'ai une quelconque blessure, que j'en souffre. Jamais je n'affirmerais l'existence  d'une blessure dans ma vie. Dévoiler mon état n'est pas vraiment dans mes habitudes... Et je trouve même que j'en ai trop dit.

J'espère simplement qu'il n'a pas compris de quoi je parle...

Sinon il me posera des questions auxquelles je devrais répondre. Face à ses yeux, son sourire et sa chaleur, je ne serais pas capable de mentir.

Et s'il comprend...

- Hm, dis-je en baissant la tête et en pinçant un grand sourire, gênée. Évidemment que ça doit te faire mal, mes questions sont bêtes...

Soudain, l'orage éclate dans le ciel, Comme un grand déchirement éblouissant qui me fait sursauter. Consternée de m'être fait surprendre, je ferme les yeux et colle mon visage contre l'épaule de Niels pour me calmer et reprendre mes esprits.

Tulsa et Aoife débarquent de nulle part et courent à toute jambes. Elles se ruent vers nous et se réfugient en me marchant sur la main. Evidemment je n'en sors pas indemne: quand je regarde mon bras: il y a une griffure rouge comme le sang... si ça n'en est pas, tout prêt à sortir.

Je regarde Niels ahurie et presque désolée parce que je vais devoir le déranger et briser ce moment de chaud...

- ... Aish...! Je dois soigner ça: dis moi simplement où tu gardes la trousse de secours et je vais y aller, ne t’inquiète pas. J-je vais m'en occuper, repose-toi.

Si seulement c’était aussi facile de soigner l’âme... Mais il n’y a aucune trousse de secours pour ça.

Je me lève en tenant mon bras et observe le sang s’échapper en une grosse perle.

D’un côté, je me dis que c’est tant mieux et qu’il n’y a aucun risque de dérapage. Puis il risque d’oublier vite mon petit moment de faiblard curieuse pour se concentrer sur ma blessure. Je le connais un peu depuis le temps...

Mais d’un autre côté... je me demande si je n’ai ps tout perdu et regrette un peu.
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MessageSujet: Re: After the Endgame [Ft. Niels]   After the Endgame [Ft. Niels] EmptyLun 28 Déc - 2:51


AFTER THE ENDGAME
PV: PIPER PARK

C
e soir.... Cette ambiance...
Il aurait presque pu ne pas y croire.
Mais c'était là, c'était réel.
Pour un peu, on aurais dit que la pluie tombait au ralenti, à certains moments... Dans ses oreilles, n'entendait-il que le son de son propre coeur, qui lui battait les tempes à l'en rendre sourd.

Il rigole et acquiesce quand elle le sermonne un peu, mais malgré tout, il ne ressens aucune culpabilité face à ses accusation...

Il se sens léger, à cet instant. Un peu plus, qu'il pourrait en oublier sa blessure...

Cette sensation se refroidit cependant brusquement lorsque Piper engloutis littéralement le verre qu'il lui a apporté.
Un instant interloqué, il n'a pas le temps de s'insurger sur ce manque d'étiquette des alcools, ce gaspillage d'un verre provenant d'une cuvée rare... car elle repose son verre aussitôt et continue de faire comme si de rien n'était, en poursuivant sur d'autres paroles.
Il recommence à respirer en se disant de garder son calme à ce moment, puis parviens à garder le rythme de la conversation intouchée...

La magie du moment et de la présence de Piper à ses côtés, ce calme alentours et la douceur de l'air pluvieux, tout ça... contribue efficacement à lui faire retrouver un esprit serein plutôt rapidement.
En attendant, le plaisir de poser son regard sur cette créature magnifique qui se tiens à ses côtés lui suffit à présent à lui faire oublier ses soucis, ses cauchemars, son mal... tout.
C'est étrange... au même instant, à la fois se sent-il à la plus grande force de son être, et à la fois à son état le plus fragile. Et bien qu'effrayant par la grandeur de ce gouffre dans lequel il a l'impression de sauter dans une chute sans fin et vertigineuse, autant a-t-il faim de cette chute, faim de se délecter de cette impression de vertige qui le saisis, qui s'empare de lui comme avant un moment déterminant...
Comme s'il n'était présentement plus aux commandes, en lui-même, mais seulement un spectateur qui ne peut faire autrement qu'observer, et espérer.

Sur le pilote automatique, il laissait les paroles et ses actions se dérouler naturellement, sans réfléchir, sans y penser d'avance, sans y mettre aucune fioriture, aucune apparence, aucune arrière-pensée.
Ça coulait. Et il ne pouvait rien retenir.

La conversation se succède et se poursuit... Et chaque instant où Piper parle librement, honnêtement, où il a vraiment l'impression de trouver la personne qu'il cherchait depuis tout ce temps, lui ravit le coeur un peu plus.

Sa main dans la sienne, s'il ne la voyait pas de ses yeux, pourrait croire qu'il serait en train de rêver. Mais non. Ce n'était pas le cas. C'était en fait même bien loin d'en être le cas.

Puis ensuite sa tête, toute légère, posée sur son épaule...
Ils rigolent un peu, un rire léger, honnête, bon...
Ce vide obscur qui habituellement le guette dans les tréfonds de son âme, aujourd'hui il n'en retrouve aucune trace. Il se sent... rempli. Ou... complet. Oui... complet...
C'est si bon...

Il la regarde alors qu'un faible sourire continue de s'attarder sur ses lèvres, jusqu'à ce qu'il se fasse pincer la joue lors d'une bourrade, à laquelle il rigole.

«...Tu n'étais pas sensé dormir, monsieur Egilson?»

Il prends une profonde et calme inspiration avant de poursuivre doucement, d'une voix calme avec un minuscule sourire en coin;

- Hummmoui, mais... ce soir, le sommeil me fuyais un peu... J'ai préféré venir te tenir compagnie.

S'ensuit un moment de silence, où il ferme les yeux et pose sa tête se poser sur celle de Piper qui est contre son épaule. Puis quand elle relève la tête pour le regarder et lui parler à nouveau, il relève la sienne également et la regarde du coin de l'oeil doucement, à l'écoute de ses mots.

Elle se confie à lui... sur ce qui lui pèse.
Elle parle de ses ombres, de ses difficultés, de ce qu'elle fait pour y remédier... ou pour les fuir.
Il l'écoute, laisse ses mots se libérer de leurs chaînes, les uns après les autres.
Il les prends, et les acceptent. tous. il leurs ouvre son coeur pleinement.
Plus il l'écoute, plus il sent son coeur se gonfler, se tendre vers elle... et se serrer tout en même temps.
Il veut tendre les mains, il veut la prendre dans ses bras, il veut prendre soin d'elle, lui faire oublier tous ces tracas, la prendre avec lui vers un meilleur lendemain pour lui faire oublier tous ces soucis, alléger son esprit, lui faire, enfin, se sentir mieux...
Mais...
Ce monde n'est pas aussi magique, et nul monde n'existe.
N'y a que lui. elle. Et leurs petits moyens d'êtres humains limités pour traverser les chapitres de la vie... sombres... lumineux...

Mais pour le moment, il ne dis rien. Il écoute.
Elle continue.

Quand elle commence à se blâmer, Il ne peut s'empêcher de secouer doucement la tête, en désaccord avec ses dires.

Il laisse échapper un faible «non...», mais la suite reste sur ses lèvres, en suspends entre eux. Elle se retourne en partie vers lui, et demande;

- ... E-Est-ce que... Ta jambe te fais mal au point de ne plus te sentir libre? Est-ce qu'il arrive qu'elle... Te hante au point de ne plus vouloir dormir ou fermer les yeux? Ou c'est juste moi qui déborde d'imagination?

Son inspiration se bloque un bref instant dans sa gorge lorsque le regard de Piper viens accrocher le sien au détour de ses mots.

Un instant, il est sans mots, perdu dans la profondeur de ce regard si brillant et intense dans la pénombre. Il est prisonnier d'elle.

-...
Il soupire finalement, et lui sourit tristement, ses sourcils s'arquant imperceptiblement vers le haut.

-Hm... Évidemment que ça doit te faire mal, mes questions sont bêtes...

Niels lève une main qu'il viens frôler doucement sous le visage de Piper, sous la mâchoire près du menton, et soulève délicatement ce joli visage vers lui, reprenant ses yeux pour lui à nouveau.

-Non... Tu n'imagine rien.
... Mais honnêtement... Peu m'importe ce que j'ai perdu, ce que j'ai vécu. Soit, que cela me hante s'il le faut. Je n'ai pas mon mot à dire face au malheur des circonstances, et... face à tous ceux qui ont tant perdu plus que moi.
Si ce mal... Si cette conscience lourde doit être mon fardeau, ma part à soutenir de responsabilité, de cette nuit... de cette guerre infernale qui pèse sur cette ville entière, alors soit. J'endurerai en silence, car cela est bien peu cher payé pour être en vie.


Il lève une main devant lui et étends les doigts dans les airs, et regarde celle-ci, pensif, pendant qu'il continue;

...Je souffre, mais j'en remercie le ciel, parce que cette douleur me dit chaque jours que je suis en vie. Et que ma vie, que j'ai gagné à nouveau cette nuit-là, n'est qu'un sursis, et que ce monde dans lequel nous vivons me donne l'occasion, à nouveau, de faire quelque chose de ma peau.
De donner.
D'aider.
De donner un sens à mon existence.
Mais aussi de déguster cette vie... de mordre dedans à pleines dents. De profiter de chaque instant comme si c'était le dernier.


Ses mots semblent se perdre d'eux-même, tant il se perds lui-même dans le regard de Piper. Il regarde ses lèvres, sens la texture de sa peau si douce...
Ce moment semble s'éterniser, alors qu'il ne se passe en réalité que quelques secondes, quand l'orage éclate, et qu'il ouvre les yeux pour réaliser qu'il s'était nettement rapproché d'elle dans cette promiscuité grandissante. Elle fourre son visage dans son épaule un instant, mais il entends un bruit paniqué dans la cour et il recule un instant en tournant le regard vers la source du bruit, juste assez pour éviter la queue virevoltante d'une lionne qui surgit de nulle part en passant près d'eux pour fuir la pluie à toute vitesse.

Tout s'est passé en un instant trop bref pour qu'il l'ait remarqué, mais dès que son regard reviens vers Piper et qu'il tends la main vers son épaule, il la voit tenir son bras surélevé avec son autre main, et l'odeur ferreuse du sang viens automatiquement lui piquer l'odorat.
Une griffure de chat, va encore, mais une griffure de grand félin telle que les lionnes de Piper... La griffure ressemble plus à une coupure faite avec une lame acérée plutôt qu'à une griffure, et les bulles de sang rouge vif ne tardent pas à apparaître.

Il tends les mains vers le dessous de son bras blessé, et elle le regarde l'air désolée en s'excusant...
Il secoue nettement la tête en pinçant les lèvres dans son refus.

Piper se lève et lui aussi, un peu plus lentement et en s'appuyant sur sa bonne jambe uniquement; sauf que dans le même mouvement, il porte les mains au bas de sa chemise blanche sur laquelle il tire pour la libérer de son pantalon, et continue de lever les bras pour la faire passer par-dessus sa tête.
Immédiatement, le vêtement se retrouve chiffonné dans sa main, et il prends le bras de Piper de l'autre pour lui poser le chiffon de fortune sur la blessure. Il la regarde très sérieusement, sourcils légèrement froncés au-dessus de son regard direct;

- Tiens ça, et gardes-le le temps que je te trouve ce qu'il faut. Ça fais une éternité qu'il n'y a pas eu de blessure dans cette maison, et il faut garder la pression contenue jusqu'à ce que je te ramène ce qu'il faut, suis-moi.
Sur ces mots, il garde une main en contact avec l'arrière de son épaule qu'il presse doucement vers la porte qu'ils traversent, et il la dépasse un moment en clopinant du mieux qu'il peut jusqu'à la salle de bain du rez-de-chaussée, en laissant la porte de la cour arrière ouverte. Il y a plus important pour le moment.

Toujours sur une jambe, il se mets à ouvrir tous les tiroirs les uns après les autres, et à en éjecter tout le contenu sur le sol sans vergogne, à la recherche du matériel nécessaire... Linge propre... Alcool... Baume... et... Ah! Enfin; Pansement! Il fourre le tout dans le creux de son bras pour aller rejoindre Pip, quand il la voit justement.

- Ah.... Un peu essoufflé, il s'approche d'elle et dépose le tout sur le comptoir, et s'approche d'elle pour soulever le vêtement rougi de la blessure. Sous la lumière de la salle de bain, on en voit beaucoup mieux la longue estafilade qui avait commencé à enfler un peu sur les contours, réaction de sa peau à l'agression de cette coupure. Le vêtement était un peu plus imbibé à présent, mais on était encore loin du bain de sang.

Il soupire de soulagement tout de même, et reprends un peu son calme.
Sérieux et absorbé dans sa tâche, il prends la suite en main.

- Hm... Peux-tu t'asseoir ici, ce sera plus facile pour moi de te soigner à bonne hauteur... demande-t-il directement. En temps normal, il pourrait être gêné de sa propre demande, mais il avait la tête à plus important que cela pour le moment.

Il prends place devant elle lorsqu'elle s'installe, et prends le linge propre qu'il passe sous l'eau pour le mouiller d'eau claire. Il lui prends ensuite doucement la chemise de la main et la jettes dans l'évier.
À petits tapotements délicats, il commence à nettoyer la blessure.
Il lève les yeux vers elle, et ses sourcils s'arquent soucieusement.

- Ça va? ....Dis-moi si je suis trop brusque...
Il calme sa respiration un peu plus, puis se concentre à nouveau sur son soin.


En soutenant le bras de Piper de sa main, il passe ensuite aux étapes suivantes; il tapote délicatement avec l'alcool et un petit tampon de coton sur la griffure, en serrant les lèvres, une expression désolée sur le visage pendant qu'il s'ait que ça lui chauffe...
Arrive finalement le baume, et le pansement, qu'il applique doucement.

Il redeviens pensif, en terminant le tout... Son regard se perds un peu sur son bras maintenant traité, alors que ses mains viennent se glisser doucement pour englober celle de Piper. Le silence s'impose doucement, calme. Il soulève cette main... Et en fermant les yeux, viens poser un léger baiser dans le creux de sa paume... Puis retourne sa main en glissant sa main sous ses doigts pour embrasser le dos de la main à son tour... Il inspire profondément...

Puis lève les yeux pour se replonger à nouveau dans les yeux de son invîtée.

- J'espère.... hmm.. Il inspire et soupire brièvement. ...Est-ce que ça va? ...As-tu mal? Demande-t-il soucieusement. ...Tes habits ne sont pas tachés?

Les morts sortes de ses lèvres, mais lui semblent superflus, comme dénués de sens. Inutiles. Il secoue la tête, et repose la main de piper.

- Je... Piper...

Il soupire à nouveau, par le manque de mots, le manque de sens.
Au lieu de cela, il lève finalement les bras pour venir prendre Piper dans ses bras doucement... Une main dans le bas de son dos, l'autre dans le haut. Il viens la serrer contre lui, alors qu'elle est encore assise sur le comptoir, et lui debout devant elle. Il viens caler sa tête dans le creux de son cou où s'égarent encore ses doux cheveux noirs, et il ferme les yeux en serrant les mains fermement sur le dos de son vêtement.

- Tu sais... j'ai... j'ai eu si peur pour toi... lors de cette nuit d'horreur... Ma raison me faisait accomplir mon devoir... Mais au creux de moi, je ne désirais que de te retrouver et m'assurer que tu allais bien.
... Je... me suis attaché à toi, Piper. À un point sans retour. J'ai eu peur de te perdre.


Il se recule un peu et viens glisser une main sur sa joue, en la regardant. Il avait l'impression de se mettre à nu. D'être fragile... et de se lancer dans le vide... vers l'inconnu.

-...S'il te serait arrivé quelque chose... Je ne sais pas ce que j'aurais fait, comment j'aurais réagi... Mais je regrette de n'avoir pu te trouver à ce moment-là, de n'avoir pu être avec toi.


Son regard s'égare un peu de côté pendant qu'il se réplique à lui-même;
- Je sais que tu n'as besoin de personne. Que tu est forte... C'est bien ce que j'admire chez toi, mais... Je n'ai pas pu m'empêcher de m'inquiéter tout de même. Et... Si soigner cette simple griffure est tout ce que je peux faire pour t'assister, alors soit.

Dans sa poitrine, son coeur lui battait à tout rompre aux oreilles, à point tel qu'il avait presque du mal à entendre les mots qui sortaient de sa bouche même.

Un peu plus, et soit il serait prisonnier à jamais, soit il s'envolerait. Il le sentait.

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MessageSujet: Re: After the Endgame [Ft. Niels]   After the Endgame [Ft. Niels] EmptyMar 29 Déc - 0:20

After the endgame
BLA BLA BLA

   

   

En quelques secondes: tout dérape.

Je saigne et Niels retire sa chemise pour que je fasse pression sur ma plaie. Je me demande s'il réagit comme ça a chaque fois qu'il voit quelqu'un saigner. Dans ce cas, aucune femme de son entourage ne devrait aborder avec lui le sujet du cycle menstruel.
Gênée, je détourne le regard, les joues rougies et cligne des yeux en respirant calmement. Voilà un bel exemple des choses que je ne peux pas contrôler: les réactions spontanées des autres.

- Tiens ça et gardes-le le temps que je te trouve ce qu'il faut. Ça fais une éternité qu'il n'y a pas eu de blessure dans cette maison, et il faut garder la pression contenue jusqu'à ce que je te ramène ce qu'il faut, suis-moi.

Son ton autoritaire me fait un sacré effet et pour ne pas y faire face j'utilise mon arme de toujours: l'ironie.

- J'imagine que ce jour serait arrivé plus vite si je n'avais pas été là, dis-je tout bas.

Sa main sur mon épaule il me pousse vers la salle de bain. J'aimerais qu'il ne la retire jamais, ou du moins le temps que je comprenne ce que je ressens.

Niels dévalise tous les tiroirs et tous les recoins de la salle de bain, et chaque fois que je le vois déranger quelque chose, chaque fois que je le vois balancer des trucs par terre, je grimace, en me demandant qui rangera tout ça car je sais pertinemment que JE rangerais tout ça. Mais je ne dis rien et prend sur moi en le laissant retourner la maison. Quand enfin, il trouve ce qu'il veut, je souris peinée en le voyant se donner tant de mal pour si peu.

Il s'approche de moi à bout de souffle et examine ma plaie.

- Niels...

Il est si absorbé par ma blessure qu'il n'entends pas.

Je ne sens pas grand chose. Enfin pas vraiment: je sens le froid sur ma chaire coupée, je sens les picotements, la brûlure des bords de ma peau... Mais j'ai appris à ignorer la douleur depuis que je suis petite...

- Niels.

-  Hm... Peux-tu t'asseoir ici, ce sera plus facile pour moi de te soigner à bonne hauteur...

Je le fixe, consternée, avant de regarder le plan de travail de la salle de bain puis lui à nouveau. C'est inapproprié. Incongru.

Mais je soupire et capitule.

Ça ne sert à rien de le contredire, il semble être dans un état second, je ne l'avais jamais vu comme ça et je sens que si je refuse: il finira par s'énerver, nous nous disputerons et je n'ai pas envie que ça se termine comme ça.

Alors j'obéis avant qu'il vienne se placer devant moi.

C'est clairement gênant. Mais je ne dis rien. Je reste impassible et je l'observe dans le plus grand des silences, ramenant mes jambes en tailleur pour ne pas me retrouver dans une position plus incommodante.

Il jette la chemise dans le lavabo comme si c'était un chiffon. Sauf que c'est une chemise! Et si je me fie à sa garde robe: il ne l'a surement pas achetée au marché. Ça heurte ma sensibilité.

- Niels... La chemise...

Il ne dit rien. Encore.

Je l'observe encore effectuer de petits mouvements délicats. Le contraste entre sa carrure et ses mouvements minutieux est si frappant à mes yeux. On dirait ... Un prédateur qui caresse une petite souris entre ses pattes.

- Ça va? ....Dis-moi si je suis trop brusque...

Je me redresse et opine du chef comme si de rien n'était. Je jette un coup d'oeil ailleurs pour ne pas montrer que j'examinais sa carrure, ses gestes... Lui.

Et même son odeur. Et quelle odeur...

On dit que le parfum que vous portez révèle les angles de votre caractère... Mais ce que personne ne sait, sauf un animal, c'est que l'odeur naturelle de votre corps peut en dire long sur ce que vous ressentez, pensez ou désirez.

Une personne froide émanera quelque chose de froid et sa sueur naturelle bien que faible dégagera quelque chose de pincé et quelque peu dérangeant. Quant à Niels...

Il irradie une chaleur et son odeur est rassurante ... Enivrante... Je sais que si je la renifle franchement, je n'aurais qu'une envie: fermer mes yeux et me caler contre lui pour m'y prélasser.
En d'autres termes plus simples: il est une sorte d'herbe à (gros) chat...

Mes yeux parcourent la forme des boucles souples de ses cheveux, leur couleur, leur douceur... J'aimerais y confiner mon visage.

Il se met à mettre de l'alcool et je retiens un grimace cependant j'oublie tout en voyant son expression de douleur. On dirait que c'est lui qui a mal.  Je colle ma tête à la sienne en laissant un jambe échapper sur le côté.

- Eh. Oh... Eh hoooo... Pourquoi t'as l'air si souffrant?

Rien. Il ne répond rien.

Niels finit par attraper un tube de baume qu'il badigeonne sur ma plaie. Je penche la tête et le fixe en louchant pour le faire réagir, j'en viens même à lui mettre des pichenettes sur le torse à plusieurs reprises pour le faire réagir. Mais même les petit "poc" sourds contre la peau tendue de ses pectoraux ne peuvent rien y faire. Si je me laissais divaguer j'essayerais je jouer un rythme dessus à coup de pichenettes...

... Uniquement pour qu'il réagisse.

Ma mère serait bien choquée de savoir que je puisse avoir un quelconque intérêt pour une homme...

J'ai de 'l'intérêt" pour Niels? Qu'est-ce que ça veut dire exactement avoir de l'intérêt pour quelqu'un?

Est-ce que c'est simplement s'intéresser à une personne et ce qui l'entoure... Ou bien... Est-ce que ce serait le fait de s'intéresser à ce que je veux entreprendre AVEC cette personne?

Niels ne m'intéresse pas du tout pour ce qu'il a ni pour sa réputation, ni pour ce qu'il pourrait me donner ou je ne sais quoi... Mais je sais que là maintenant, alors que je me sens en danger et au bord d'une falaise: je n'ai nullement envie d'être ailleurs. Nullement envie de faire autre chose avec je ne sais qui d'autre que lui. C'est bête à dire, mais l'embêter alors qu'il me soigne me confère un amusement jusque là, jamais rencontré...

Surement parce que je n'ai jamais eu à apprivoiser le corps d'un homme de si près... Sauf lors de combats.  

J'ai toujours vécu dans la perspective que le mariage était quelque chose de programmé dans l'enfance et que nous devions l'attendre avant d'atteindre le statut de "femme marié" et de découvrir ce genre de chose... Il n'y a jamais été question d'histoire comme celle que je vis ...

Je sais. On se dit que Piper n'y connait rien, que c'est une prude et j'en passe. Mais détrompez-vous: je sais de manière théorique et scientifique tout ce qui est à savoir, même si mon titre de noble, mon travail et ma vie m'ont préservée de toute expérience.  Je sais aussi que je ne me troublerais jamais devant n'importe qui.

Mais Niels ne semble pas être n'importe qui... Avec lui, j'ai l'impression de fouiller dans les tiroirs interdits de ma vaste éducation.

Il finit son soin et je m'arrête, me redresse en essayant de cacher mon amusement en pinçant mes lèvres. Il a l'air si sérieux.

Ses mains se joignent aux miennes comme s'il allait procéder à un rite sacré et alors que je ne m'y attends pas; il embrasse le creux de ma main. A ce moment, j'ai l'impression qu'une décharge parcours mon corps, c'est comme s'il me l'avait fait sur le ventre... Puis sur mon épaule alors qu'il n'a que retourné ladite main.

... Est ce que vous avez déjà eu un homme comme Niels, se tenant devant vous , à moins d'un mètre , qui vous embrasse la main comme si... Quelque chose d'intime se passait entre vous.

On dirait un de ces mannequins qui pose avec des bébé chats. Sauf que Niels ne tient pas un chaton, mais ma PUTAIN DE MAIN.

- J'espère.... hmm..

- Oui...? dis-je en haussant un sourcil pour l'inviter à poursuivre.

- ...Est-ce que ça va? ...As-tu mal?

- Pas du tout, je suis...

- ...Tes habits ne sont pas tachés? me coupe-t'il.

J'essaye d'articuler une réponse, mais aucuns sons ne sort de ma bouche tellement je suis perdue et décontenancée par sa façon d'agir. Je me retiens de soupirer et tique sur le côté en souriant, mes fossettes bien en évidence.

- Je n'ai rien senti contrairement à toi, dis-je en jetant un oeil à mon pansement. Et...

Je lui montre ma cuisse pour révéler deux petites tâches de sang.

- Je m'en occuperais. Tout comme cette pauvre chemise.  Merci pour le pansement. Tu as retourné ... TOUTE la salle de bain, mais merci.

Un silence retombe alors que je fais une moue en le fixant.

- Je... Piper.

- Hm? J'entends pas... Qu'est-ce que tu dis? le nargué-je en tendant l'oreille.

Je ris, mais lui semble agacé... Comme s'il n'allait pas bien. Tout de suite, j'arrête mes simagrées et commence à m'inquiéter pour lui. Je pose mon autre main sur ses cheveux et lui demande doucement:

- Egilson...? Qu'est-ce qui ne va pas? ... Tu sais que tu peux tout me dire... Tu dois tout me dire, surtout si ça ne va...

Le valet m'entoure de ses bras sans me laisser finir.

Une de ses mains est contre la peau nue de mon dos et l'autre est à un endroit que seules mes parents et mes nourrices ont pu approcher. Coincé devant moi, je n'ai aucun moyen de rétracter ma jambe comme barrière entre lui et moi et la position est si inconfortable que je suis obligée de déplier mon autre jambe de l'autre côté.

Et comme par hasard, cette dernière est prise de fourmillements jusqu'à l'échine: le moindre mouvement me crispe pendant une bonne minute.

Et comme si cela ne suffisait pas: Egilson fourre son cabochon dans mon cou et agrippe mon vêtement, si bien que l'épaule de ma seule manche descend d'un seul coup. Ne jamais faire confiance à un haut en coton souple et étirable.

Les choses sont moins ingénues que je ne le pensais. Et j'ai l'impression d'être en trop grande vulnérabilité face à lui. Son souffle dans mon cou et ses cheveux qui chatouillent ma peau... Jusque là, jouer à l'idiot était simple, mais Niels vient tout juste de compliquer les choses.

- Tu sais... j'ai... j'ai eu si peur pour toi... lors de cette nuit d'horreur... Ma raison me faisait accomplir mon devoir... Mais au creux de moi, je ne désirais que de te retrouver et m'assurer que tu allais bien ...

... Jouer à l'idiot était définitivement plus facile avant. Je ne sais pas où Niels veut en arriver...

Quoi que... Je le sais. Mais je n'ai juste aucune idée de ce qu'il faut faire ou dire ou comment réagir. Qu'est ce que son geste signifie concrètement? Est-ce qu'il est anodin ou au contraire...

- Je... me suis attaché à toi, Piper. À un point sans retour. J'ai eu peur de te perdre.

Mon coeur manque un... Puis deux puis trois battements avant de repartir et que je puisse me mettre à respirer à nouveau. J'ai l'impression qu'il va sortit de ma poitrine. Il tape si fort que je suis persuadée que Niels le sent contre sa peau... Et j'ai peur qu'il ne le remarque... Qu'il comprenne ce que ça veut dire, j'ai peur qu'il sache...

Il n'y a pas beaucoup de gens qui peuvent affirmer d'exercer un contrôle sur mes décisions et mon pouvoir... Et jusqu'aujourd'hui, il n'y avait aucun homme qui pouvait se vanter d'exercer une quelconque influence sur mon coeur.

Puis dans un second temps... Je réalise une partie de ce qu'il me dit et je rougis face aux diverses sensations sur ma peaux. L'air frais contrasté avec la chaleur de mon ami... S'il est encore un "ami"...
Je sens son odeur changer... Et la mienne aussi. Elle se rapprochent l'une de l'autre...  Un noeud se forme dans mon estomac, une boule de chaleur qui me tord les entrailles.

De ma vie, je n'ai jamais eu besoin de faire répéter quelqu'un ...  Et là soudainement c'est comme si je voulais l'entendre en boucle me parler de tout ça.

C'est comme si mon caractère fort et autoritaire s'effaçait pour laisser place à une jeune fille totalement éprise...

 Le tout est de savoir ce que je dois faire: en profiter, attendre ou éteindre cette petite flamme. Car il est clair, que je n'ai aucune idée de si ce que je ferais sera bon ou désastreux. Je n'ai jamais eu de retour quant à tout ça pour la simple et bonne raison que PERSONNE N'A JAMAIS PARTAGÉ MA VIE.

Enfin... Je ne l'ai jamais partagée avec qui que se soit.

... ET je comprends pourquoi aujourd'hui: jusque là, personne ne m'a jamais appris ce que l'amour ("éros") provoquait. Mais maintenant, je sais que c'est une chose qui, utilisée comme une arme, pourrait... Détruire et anéantir le plus puissant des royaumes.

Alors qu'il recule, créant un vide froid très désagréable dans mon cou, je me sens... Comme si on enlevait une pièce d'un puzzle parfaitement achevé, comme si... On retirait une part de moi...

Je sentais Niels comme une part de moi; mon esprit jusqu'aux cellules de mon corps l'avaient déjà  élue comme la pièce manquante leur étant nécessaire pour cesser de se sentir seuls et constamment insatisfaits .

- ...S'il te serait arrivé quelque chose... Je ne sais pas ce que j'aurais fait, comment j'aurais réagi... Mais je regrette de n'avoir pu te trouver à ce moment-là, de n'avoir pu être avec toi.

- Si tu avais été là, j'aurais été inutile conte Salazar, le coupé-je avec empressement. J'aurais constamment été préoccupée...

A ce moment... Je me rend compte de pourquoi est-ce que mon maitre m'a toujours dit que dans les affaires, il valait mieux  séparer le coeur et la raison. Il en allait de même pour l'Alliance et le coeur. Aimer une personne au sein de l'Alliance revenait à faire face à des distensions et à doubler ses contraintes et parfois... Se battre contre sa moitié car l'Alliance passait avant tout le reste. Mais je sais maintenant que si Niels avait été avec moi ce jour là, nous n'aurions rien réussi car je serais devenue un boulet pour mon équipe.

- Je sais que tu n'as besoin de personne. Que tu es forte... C'est bien ce que j'admire chez toi, mais... Je n'ai pas pu m'empêcher de m'inquiéter tout de même. Et... Si soigner cette simple griffure est tout ce que je peux faire pour t'assister, alors soit.

Je pose ma main sur la sienne et la garde contre ma joue avant de lui rendre son baiser au creux de sa main.

- Ce que tu "admires" chez moi...?

L'entendre parler comme s'il ne servait à rien me fait mal au coeur. Mon visage se tord dans une espèce de tristesse, et sous mes sourcils cambrés, je tente de plonger mon regard dans le sien, dirigé vers ailleurs.

- Niels...? Niels.

Pour la première fois de ma vie, des mots doux me viennent à la langue. Des mots que jamais je n'avais prononcé. Et que je m'empêche de prononcer.

Sur un point fixe de son torse, on peut admirer son sternum et à côté, sur la droite: un relief de peau battant anormalement fort. Mais plus je regarde ce petit battement, plus j'ai l'impression que c'est le reflet du mien.

Je n'ai pas besoin de lui, certes... Mais je le veux (lui), ce qui en soit constitue un besoin à mes yeux.

Je tire sur sa main pour le forcer à se pencher vers moi et l'enlace à mon tour en dépit de sa grande taille... Mes mains agrippées à sa nuque témoignent de ma réticence confrontée à mon impulsivité.

Comme un moyen de défense pour que cela reste secret entre lui et moi, je lui parle à l'oreille...

- ... J'ai pensé la même chose lorsque la guerre à explosé. Je me disais que je regrettais de ne pas avoir passé plus de temps avec toi... De ne rien avoir eu avec toi, pas même toi.  Et la seule solution que j'ai trouvée était d'en finir avec cette guerre pour me débarrasser de mes regrets avec toi... Peu importe l'état dans lequel je t'aurais retrouvé... Eclopé, déchiré ou en pièces...

Je ramène mes mains vers ses joues et colle mon front au sien.

- La possibilité de ta mort n'a jamais été une option pour moi. Et tu me connais, je crois: je refuse catégoriquement la défaite. Alors ne pense plus que je n'ai pas besoin de toi ou que tu n'es rien: ça me donne l'impression de m'être battue pour rien... Tu sais que je ne me bat jamais pour rien.

Je soupire, rouge comme si j'avais couru un marathon alors que c'est mon égo qui se bat contre l'effet que me fait Niels.

- Qui plus est, aujourd'hui... Tu te rapproches plutôt de l'opposé de "rien".


Tout


C'est tout ce que mes mots peuvent lui offrir. Ils sont si pauvres et faibles, moi qui d'habitude les manie avec une grande dextérité. On ne m'avait jamais préparé à faire face à des sentiments. Ou du moins, on m'avait préparée à les anéantir.

Mais comment est-ce qu'on anéanti quelque chose qu'on aime? Quelque chose que l'on veut? Quelque chose qu'on désire... Si fort que la seule manière de l'exprimer qui nous vient à l'esprit est mordre au sang.

C'est ce que j'aimerais faire ne serais-ce que pour témoigner de la force de ce que je ressens. Cependant, seule une bête pourrait comprendre ce genre de langage. Une bête... Et moi.  

Soudainement, toutes les voix dans ma tête se mettent en sourdine. Il n'y a qu'un seul Niels Egilson en ce monde et tout ce que j'aimerais, c'est qu'il soit uniquement à moi.

C'est très ironique, car toutes les fois ou j'ai réussi à séduire ou plaire, j'étais sûre de moi. Je SAVAIS que ça marcherais et que mon charme opererait... Hors, à cet instant même:  rien ne me semble plus faux. Rien ne me dit que quelque chose en moi puisse lui plaire au point qu'il se laisse capturer et enfermer par moi...

Mon esprit tente de me mettre en garde, comme si je m'amusais avec le feu. Que je le regretterais...

On verra bien. Je ne tiens pas à avoir de regrets, alors, sans me poser plus de question et sans réaliser ce dans quoi je m'embarque...

Je l'embrasse.

J'aurais donné mon premier baiser à Niels et pendant tout le temps où cela se produit ( j'ignore s'il s'agit d'une heure, une minute ou une seconde) je parviens à me sentir consolée, trouvée ... A ma place. Je reste, incapable de me séparer de lui comme s'il m'avait manqué pendant des années alors que nous dormons sous le même toit depuis des jours. Je m'accroche à lui comme si j'avais peur de le perdre...

"Et s'il ne t'aimait pas comme ça?" suggère une voix. ]"Il pourrait t'aimer comme une soeur... Une proximité ne se créer pas aussi facilement au milieu de sentiments... Sauf si c'est platonique. Tu aurais tout gâché alors."

Je m'arrête et inspire, gonflant mon buste pour essayer de garder mon calme. C'est faux... Est-ce qu'on dit à sa soeur qu'on est attaché à elle? Est-ce qu'on lui dit qu'on est perdu sans elle...?


OUI



"Et s'il était dégouté? Les gens sont repoussé par ce qu'ils ne veulent pas. Tu crois vraiment que Niels s'incommoderait de la présence de quelqu'un qui le voit autrement que ce qu'il voudrait?"

J'ouvre les yeux avant de vérifier dans son regarde. Trouver l'ombre d'une  preuve qui confirmerais mes pensées.

"Et même s'il t'aime... Il t'abandonnera à un moment. Les hommes se lassent toujours et ce n'est pas la venue d'un enfant qui parvient à les retenir... Tu en est la preuve, non?"

Je cesse immédiatement de chercher une preuve de quoi que se soit dans Niels ou son regard. Je sens une crainte grandir petit à petit au creux de mon ventre.

"Niels n'est pas une exception... S'il te jette après avoir eut tout ce qu'il veut, tu ne pourra  t'en prendre qu'à toi-même. Après tout... Si ton père te l'a fait, il avait de bonnes raisons. Et Niels le fera aussi... Pour les mêmes raisons."

 - J-je... Pardon.

"Si seulement tu avais suivit les préceptes de ton éducation, tu aurais évité de te mettre dans un tel embarras."

- Je suis désolée, j'aurais dû te demander, je ne sais pas ce qui m'a prit, c'était plus fort que moi... J'ai...!

"Il suffira que le chuchoteur l'apprenne pour que ta vie soit terminée... Comme celle de ta mère."

Cette simple remarque fait remonter tous pleins de souvenirs et d'images que j'avais enterré. Elle suffit à me glacer le sang et provoquer chez moi une immense tristesse.

"Niels pourrait même te jeter plus vite que ton père ne l'a fait... Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne se rende compte que tu ignores tout de ce qui se fait ou non..."

- C'est de ma faute, je... dis-je en remontant ma manche pour couvrir mon épaule nue. C'était déplacé de ma part de ne pas te demander ton avis...

Je me redresse et attrape la chemise blanche tâchée, les mains tremblantes.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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