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 Encore toi!? [pv Elwyn]

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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Sam 18 Oct - 15:23

« Ou alors vous savez quoi ? Restez ici, je retourne chez moi et je reviens tout de suite ok ? »

Cette dernière partit aussitôt. C'était donc elle qui avait les légumes? Il se demanda si elle n'allait pas en profiter pour les planter là. Et si ce n'était pas son intention, elle serait sûrement tenté par cette possibilité. Enfin après, ce n'était que son point de vue, peut-être qu'elle était honnête finalement, pas comme lui. Il la regarda s'éloigner avec une once d'inquiétude. Maintenant qu'il était seul avec ses frères, qu'allait-il advenir de lui? Peut-être qu'Ulrich allait encore l'ennuyer avec ça. Il n'avait pourtant plus dix ans, il avait le droit de traîner où il voulait, non? Ce n'était pourtant pas l'impression que lui donnait ses aînés. Il se sentait toujours aussi à l'étroit avec ces deux-là. Ils ne pensaient pas qu'il voulait un peu profiter de la vie? Même si profiter de sa vie se résumait à être ivre, vomir sur des serveuses et essayer de ramener les corps inertes de ses amis à la maison. Ses amis... Est-ce qu'ils s'en étaient sortis? Il ne les avait pas vu depuis ce soir-là. Il se demandait également s'ils avaient aussi été réprimandés ou s'ils étaient tranquilles, comme tous les adultes du monde à cet âge? Franchement, il ne savait pas, il avait l'impression que sa famille n'était pas normale, ou bien trop normale? Peut-être un peu trop protectrice. Si seulement ils pouvaient le laisser en paix de temps en temps. Il se sentait égoïste... Un peu de culpabilité envahit son esprit, bientôt balayé par l'agacement. C'est aussi de leur faute. Pourquoi toujours moi? Le bruit d'un livre qui se referma brutalement le tira de ses pensées.

« Du coup on fait quoi? fit Newton, brisant le silence qui s'était installé
- On attend notre petite livraison de légumes, si jamais on la reçoit un jour, ajouta l'aîné en jetant un œil à la réaction de Sven, qui se contenta de lever les yeux au ciel, Ensuite j'en sais rien, mais normalement ce soir on sera tous à la maison, et en vie.
- Normalement.
gloussa Newton en regardant le cadet d'un regard insistant »

Décidément, ils s'étaient ligués contre lui aujourd'hui! Mais il resta silencieux, ne prenant même pas la peine de leur répondre, ce qui eût pour effet d'agacer encore plus Ulrich. Il le savait, c'était inscrit sur son expression. Et c'était toujours comme ça à la maison, mis-à-part les quelques jours où Sven était de 'bonne humeur', et mitraillait son frère d'insultes bien choisies auxquelles il avait longuement réfléchi. Il esquissa un grand sourire, et montra son majeur à Newton, qui le lui rendit, visiblement tout aussi aimant. S'en suivit un long silence... Rien à dire, après tout, il pouvait presque sentir la tension dans l'air. Et Dieu créa le blanc...
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Sam 18 Oct - 16:52


Elle partit à pas précipité, et n’entendit pas ce que les Cooper se dirent alors. Plus elle s’éloignait de ces trois malades, mieux ça allait.
Elle marchait d’un pas soutenu, décidée à retourner chez elle au plus vite. Elle se faufilait dans les rues, connaissant le chemin par cœur. Elle connaissait Quederla comme sa poche. Elle esquivait les passants plus ou moins pressés, écoutant leur conversation d’une oreille distraite. Elle finit par arriver devant son immeuble. Elle le considéra un instant et poussa un soupir avant de pousser la lourde porte. Elle monta les marches quatre à quatre. Elle arriva bien assez vite en haut, sortit ses clés, ouvrit, retira les clés et claqua la porte.
Du calme.
Tout ici était calme.
Et en même temps assourdissants.
Son piano qui semblait l’appeler tellement fort, rien que d’y penser, des notes de plusieurs valses se mélangeaient dans son esprit. Les factures aussi semblaient l’agresser, et pour finir ses devoirs qui lui criaient de venir de poser et de les faire.
Foutaises.
Mais son petit appartement lui avait manqué. Elle se sentait enfin chez elle. Dans un endroit qu’elle connaissait dans les moindres recoins. Elle fit quelques pas et atteignit sa cuisine. Elle la balaya du regard, et retrouva le sachet à l’exact endroit où elle se l’imaginait. La fameuse bouteille d’alcool à côté. Puisqu’elle était là, autant se servir un verre non ? Elle se servit et but cul-sec. Elle allait sentir l’alcool. En fait, qu’est ce qu’elle en avait à faire ? Exactement, strictement rien.
Elle regarda le fameux sachet de légumes, sujet de toutes les inquiétudes et de tout ce charivari. Tout ça pour ça. Elwyn n’arrivait toujours pas à comprendre pourquoi ils y tenaient avec autant d’importance. Après tout, c’était les Cooper, pourquoi se poser des questions ?
Elle soupira à nouveau.
Elle finit un dernier verre, le reposa avec vigueur, se saisit du sachet et s’apprêta à repartir. Cependant, elle s’arrêta au beau milieu de son geste. Elle hésitait. Et si elle ne revenait pas ? Après tout, elle n’avait pas laissé Sven avec de parfaits inconnus, c’étaient ses frères. Si elle ne revenait pas, Sven la maudirait surement. Mais, est ce qu’elle s’en souciait vraiment ? Nombreux étaient ceux qui l’avaient prise en grippe, cette fille et son caractère pour le moins insupportable. Quoique Sven savait où elle habitait, il sera revenu lui demander des explications…
Et puis même non. Elle avait dit qu’elle retournerait, elle retournerait. Elle soupira pour une énième fois, et prit le chemin du retour. Elle n’avait pas le droit de le planter comme ça, ça ne se faisait pas. Elle valait mieux que ça quand même. Elle s’en voulut même d’y avoir songé. Wyn savait ce qu’elle allait faire. Elle arriverait, leur tendrait le sachet et s’en irait aussitôt. Après tout, qu’est ce qu’elle avait à leur dire sérieusement ? Elle qui vivait si minablement par rapport à eux. Et puis arrête de penser ça Wyn !

Elle descendit les escaliers, en prenant bien soin de ne pas croiser sa voisine du dessous. La vieille Madame Martin… ça lui fit penser qu’il fallait qu’elle retourne faire le ménage chez elle. Voilà à quoi elle en était réduite, aller faire le ménage sur sa voisine du dessous pour boucler ses fins de mois. Quand elle était petite, ce n’était pas comme ça qu’elle imaginait son avenir. Elle se doutait déjà que ce ne serait pas simple, étant donné la situation dans laquelle sa famille était, mais quand même.

Quoiqu’elle ne se débrouillait pas si mal pour l’instant, elle n’était toujours pas mort. Pour l’instant. Il faudrait sérieusement à demander à Jack, le patron du bar, si elle ne pouvait pas être un peu augmentée, donc retourner à son salaire de départ. Elle ne gagnait pas grand-chose, mais c’était toujours ça. Toujours à râler Jack. Jamais content quoiqu’elle fasse. En même temps, il lui arrivait de frapper les clients, certes, mais uniquement quand ils devenaient eux-mêmes violents ou très énervants. Comme Sven par exemple. Sinon elle se comportait de manière tout à fait correcte. C’était d’ailleurs là-bas qu’elle s’était fait la plupart de ses amis, et pour la majorité, des garçons.
Et peut-être qu’un jour, elle réussirait à se trouver un métier qui rapporterait plus. Peut-être… Beaucoup trop de peut-être. Trop d’hypothèses, pas assez de valeurs sures. Trop d’incertitudes, pas assez de stabilité à laquelle se raccrocher.

Elle était à présent retournée dans la rue.
Toutes sortes de bruits l’envahirent, les ricanements, les cris, les rires, les soupirs, des paroles prononcées avec tous les sentiments possibles et inimaginable.
Toujours perdue dans ses pensées, elle arriva bien assez vite à la rivière Flumen. Tout ça pour ça.
Elle marcha quelques instants dans l’herbe verdoyante, profitant encore un peu de la magnifique vue de cet endroit. Puis, elle aperçut les trois jeunes hommes. Ils n’avaient pas bougés. Elle s’approcha d’eux, et tendit le sachet.

« Voilà les gars, contents ? »
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Lun 20 Oct - 23:10


« Voilà les gars, contents ? »

Sa voix les tira de leurs réflexions. Ouf, encore un peu et ils se seraient tous étripés, comme des petits chatons. Depuis quand les petits chatons s'étripaient entre eux? Bah, avec Sven, fallait jamais chercher la logique. Ils furent un peu surpris de la voir de retour à vrai dire. Ils avaient juré qu'elle était partie en courant chez elle barricader sa maison et brûler ses traces de pas sur le sol. Et pourtant, la voilà, le sachet de légumes dans les mains. A ce moment, le cadet se demanda si elle était bête, son aîné se demanda si elle était trop honnête pour les laisser tomber et Ulrich ferma sa grande gueule pour une fois. Sven s'approcha de la jeune fille et attrapa le sachet d'un air distrait, hochant la tête en réponse à sa question. Bon, ils pouvaient rentrer à la maison maintenant... Oh!- Mais c'est vrai, il y avait toujours Wyn. Ou la fille qui s'était emmerdé à ramener un sachet de légumes à une bande de cons quand elle avait la possibilité de s'en aller. Tout simplement. Ou peut-être était-ce son esprit qui était pourri par- non non c'était bien Wyn qui avait un problème. Et peut-être lui aussi un peu. Un tout petit peu. Il était tout à fait normal. Il n'était pas du tout narcissique, pas du tout moqueur, pas du tout insupportable. Il pensait à quelque chose, à un moyen de la remercier. La remercier? Sérieusement? Pour un sachet? ...Et accessoirement pour l'avoir tiré du pétrin quand il était étalé dans la rue comme le dernier des imbéciles. Ouais bon là j'avoue j'ai merdé...

« Ça te dirait d'aller chez nous? »

Il balança cette phrase sans même penser aux conséquences, il attendait juste les réactions marrantes de Wyn. Mais avant même qu'elle esquisse la moindre ombre de sourire déçu ou lève la main sur lui, un puissant coup s'abattit sur sa nuque et il vit son corps s'écrouler à terre. Il ouvrit grand les yeux et la bouche, paralysé, puis releva les yeux sur le fautif. Il semblait tout aussi étonné que lui, et regarda sa main, parcouru de tremblements. Ulrich, qu'est-ce que tu fous encore... Et Newton prit une longue inspiration, ne sachant pas quoi faire. Puis son visage s'illumina, et il leur fit un doigt d'honneur, avant de faire un demi-tour et de partir en courant, les laissant dans leur pétrin. Oh l'enfoiré. Pourquoi?! Trop de choses se passaient dans son cerveau... C'était une agression. Et l'autre s'était barré sans un mot? Wyn allait tellement les tuer quand elle se réveillerait. Il était dans une de ces merdes... NON. Pas lui, il n'avait rien fait, c'était son frère. Et puis pourquoi il avait...? Sven prit une inspiration, tout comme l'autre filou qui s'était échappé, et s'écria à plein poumons la question qui avait envahi son esprit depuis tout à l'heure.

« PUTAIN. POURQUOI? brailla Sven
- Oui! Pourquoi?! Pourquoi Ulrich espèce de bouffon? Ah si je sais. Je- J'ai paniqué, j'ai cru que... Tu vois je flippais... Elementis tout ça... bafouilla l'aîné
- Putain c'est pas une Elementis espèce de parano
- Me dis pas que t'y as pas pensé,
répliqua Ulrich
- Tu mérites toutes les baffes du monde. fit Sven dans un souffle »

Il prit de nouveau une inspiration. Tous nerveux dans la famille. Bon qu'est-ce qu'on fait du corps? Il n'avait jamais imaginé penser ça. Glauque.

« Qu'est-ce qu'on fait du corps du coup? On s'en débarrasse? demanda Ulrich, visiblement télépathe
- Elle est pas morte. C'est pas comme si j'y avais pensé du tout, d'accord? On la ramène chez elle.
- Tu sais où elle habite?
»

Techniquement, oui. Il savait. Enfin il aurait su s'il n'avait pas d'énormes problèmes d'orientation et qu'il n'était pas un peu amnésique. Oui, amnésique à cet âge, c'était un peu dommage pour lui. Il resta sans voix à la question de son frère. Ils étaient tellement concernés par la question du on-s'en-débarrasse-ou-quoi? qu'ils avaient déjà oublié l'existence du jeune lâch- de Newton.

« - On a pas le choix, Ulrich. On doit la ramener chez nous. C'est la moindre des choses. Et non on la fout pas dans un marais, c'est illégal et c'est pas propre. ajouta-t-il lorsqu'il vit que son frère allait protester »

Il fit signe à celui-ci de s'emparer de la jeune fille évanouie. Oui, s'emparer d'une jeune fille évanouie. Tout à fait. Encore une phrase mémorable pour aujourd'hui. Ulrich s'empara délicatement de Wyn, enfin le plus délicatement possible, ce n'était pas un sac de patate quand même. Ils se mirent alors en marche, ignorant les regards perturbés des passants qui voyaient ces jeunes hommes marcher tranquillement avec un corps -vivant avec un peu de chance vu la force du coup de ce con d'Ulrich- dans les bras. Mais ce ne fut pas le meilleur. C'est la tête de leurs parents. L'horreur dans leurs yeux. C'était tellement délirant, enfin pour Sven seulement. Quant à Newton, il était introuvable, mais ce ne fut qu'un des nombreux détails qu'essaya d'expliquer Ulrich sans succès parmi les cris de ses parents et les bêtises de son benjamin. Il y avait de quoi réveiller un mort, ou une bipolaire évanouie! Le jeune Sven en profita pour aller la déposer quelque part dans l'une des nombreuses chambres inhabitées du premier étage. Il la dévisagea quelques secondes, un peu confus, avant de retourner négocier avec sa famille au rez-de-chaussée. Il sentait la crise de folie.
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Lun 20 Oct - 23:56

Sven se saisit du sachet que Wyn tendait avec une once d’agacement des plus visibles. Elle s’amusa intérieurement de cette réaction. Il pensait surement qu’elle le planterait là, accompagné de ses deux idiots de frères.
Soudain, elle l’entendit  prononcer ces quelques mots.

« Ca te dirait d’aller chez nous ? »

Elle allait répondre au jeune Domae de manière pour le moins sarcastique quand soudain, noir.
Tout fut noir.
En une seconde, tout le paysage ensoleillé qui s’offrait à elle avait été englouti dans un amas d’obscurité.
C’était quoi ce b*rdel ?
Elle s’écroula sur le sol d’un seul coup. Même si elle avait réussi à rester consciente, elle n’aurait pas compris ce qui se passait.

Elle parvint à ouvrir les yeux. Elle fut aveuglée par une clarté agaçante. Elle passa une main devant ses yeux pour essayer de voir quelque chose. Un mal de crâne atroce choisit ce moment précis pour intervenir. Oh ma tête… Qu’est ce qu’il s’est passé ? Je suis où bon sang ? Avec vigueur, elle voulut se relever, mais sa tête lui fit clairement comprendre qu’il fallait qu’elle se calme. Bien évidemment, elle l’ignora. Elle était dans un lit des plus confortables, et dans une pièce qui devait faire au moins le double du salon de son propre appartement. Wyn se leva et alla jeter un coup d’œil par la grande fenêtre. Où est ce qu’elle avait atterrie ? Elle observa le quartier qui se dressait sous la vitre. Elle détailla les maisons, les passants qu’elle connaissait tous au moins de vue, les rues ravagées par la guerre, si charmante et caractéristiques de Quederla… Elle qui connaissait la ville comme sa poche, elle devina aisément qu’il devait s’agissait du Quartier des Domae. Le Quartier des Domae…
Hein ?
Le Quartier Est ?
Que diable faisait-elle au Quartier Est ?
Elle tenta de se souvenir de ce qui s’était passé. Son mal de crâne fit une légère mais douloureuse irruption, puis décida de la laisser se rappeler sans lui mettre des battons dans les roues. Elle était avec Sven… non les fils Cooper… Elle revenait de chez elle avec cette saleté de sachet et…
P*tain.
Elle allait les tuer.
Elle allait vraiment les tuer.
Mais, qui l’avait frappée ? Ce ne pouvait être Sven, il était devant elle, il lui avait parlé. Donc forcément soit Ulrich, soit Newton. Bon sang.
Elle se précipita vers la porte de sa chambre, l’ouvrit à la volée, marcha quelques pas dans le couloir et descendit les escaliers d’où elle entendait des paroles, voire des cris. Une fois en bas des escaliers, elle prit une petite seconde pour admirer cette maison. Bon sang qu’elle était belle et grande. Le jour où elle aurait une maison comme ça… Mais l’heure n’était pas aux rêves, ou encore à l’espérance. Suivant les dialogues, elle arriva en trombe dans un salon, qui faisait la taille de son appartement, obligé. Arrête de comparer cette baraque à ta piaule Wyn !
Une fois à l’intérieur, elle aperçut directement Ulrich, oui, vu sa taille, on ne voyait que lui. Elle ne prit même pas la peine de jeter un regard à Sven.

« Madame, Monsieur Cooper, fit-elle aussi poliment qu’elle put. Elle se tourna ensuite vers Ulrich et s’approcha de lui à grands pas. Et toi… Bon sang mais c’est quoi ton problème ! s’écria-t-elle en le frappant en plein visage. Mais il te manque carrément une case espèce de taré ! fit-elle en le tentant de le frapper à nouveau. Je me fais ch*er à vous ramenez votre stupide sachet, nouveau coup, j’ai sauvé la vie de ton abruti de frère, et toi tu… Argh ! »

Elle était tellement énervée contre lui, elle lui en voulait tellement. Elle savait qu’elle n’avait pas été d’un très bon accueil, certes, mais était-ce une façon de la traiter ? La frapper au but de l’assommer ? Ils avaient décidément tous un problème dans cette famille. Elle ne se souciait même pas des regards des parents qui, elle le savait, étaient certainement en train de la scruter comme si elle était folle. Sauf que les fous ici, c’étaient eux. Non mais !
Elle avait remarqué l’absence de Newton.

« Et ton autre frère, il est passé où ? Il s’est dégonflé ? »
railla-t-elle.

Elle ne pardonnerait jamais une telle réaction. Incroyable. Elle faisait son possible pour se montrer aimable et il la frappait.
Wyn serra les poings, se retenant de frapper Ulrich une fois de plus. Elle faisait son maximum pour limiter les dégâts, mais son impulsivité reprenait sans cesse le dessus. En même temps, pour ce coup là, c’était plus que justifié. Elle s’efforça également de ne pas être tentée par l’idée de saisir son poignard. Sur le feu de l’action, elle aurait été capable de le dégainer.

« Maintenant, aurais-tu l’amabilité de me dire pourquoi tu m’as frappée espèce de sale abruti fini ? »


Cette fantastique phrase emplit de délicatesse ne pouvait pas ne pas être accompagnée d’un célèbre regard noir, dont seule Wyn avait le secret. Ce qu’elle pouvait être sacrément agressive quand on la cherchait…
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Mar 21 Oct - 20:42


Il entendit un claquement de porte. Sûrement la bipolaire qui venait de se réveiller. Ils allaient passer un mauvais quart d'heure... Alors pourquoi continuait-il à arborer ce sourire carnassier? Il hésitait entre une arrogance sans limite et simple masochisme. Il vit enfin sa frimousse de blondinette dépasser des escaliers, elle semblait s'attarder sur la décoration du salon. Hah. Très intéressant en effet. Elle se dirigea ensuite vers eux, essayant de maîtriser son regard noir. Elle ne semblait pas vraiment de bonne humeur en effet. La dispute entre Ulrich et les parents cessa aussitôt, leur attention se concentrant la nouvelle arrivante.

« Madame, Monsieur Cooper, commença la jeune fille en se tournant vers ses parents, puis brusquement vers Ulrich, Et toi… Bon sang mais c’est quoi ton problème?! »

Il se prit son poing en plein visage. Sven siffla, presque admiratif devant un tel coup, surtout surpris qu'il soit adressé à son frère plutôt qu'à lui. Les parents s'offusquèrent aussitôt, son père se brandissant entre la jeune fille et Ulrich, qui se tenait son menton à deux mains, là où elle l'avait touché.

« Mais il te manque carrément une case espèce de taré ! s'écria-t-elle, Je me fais ch*er à vous ramenez votre stupide sachet, nouveau coup, j’ai sauvé la vie de ton abruti de frère, et toi tu… Argh ! Et ton autre frère, il est passé où ? Il s’est dégonflé ? »

Et un autre coup partit, touchant son père cette fois, qui avait eu la mauvaise idée de venir s'interposer entre les deux jeunes gens au mauvais moment. Il s'écroula lourdement sur le sol. Elle avait de la poigne celle-là..! Sven ne put se retenir de sourire un peu. Avec un peu de recul, cette scène était des plus ridicules... Il arrêta de se marrer en s'apercevant qu'il s'attirait tous les regards noirs de sa mère qui était aussitôt parti rejoindre son époux, jurant par tous les dieux en constatant son état. L'aîné, sans plus tarder, se jeta sur Wyn. Il la plaqua brusquement contre le mur, prêt à la frapper, mais il fût arrêté par son cadet qui l'attira vers l'arrière. Pourtant, Sven n'avait pas bougé d'un doigt... C'était donc le petit filou qui était de retour? En effet, il regardait son grand frère avec dureté, pourtant n'était-ce pas lui le lâche? De quel droit se permettait-il de le toiser comme ça? Il pouvait lire ces questions dans l'expression d'Ulrich, qui le regardait de haut. Cependant il le savait. Il savait qu'il ne pourrait pas maîtriser Newton. Il avait beau être petit et avoir l'air chétif, il était le plus rapide et malin d'entre eux deux, le meilleur au combat. Alors que lui, au fond, ce n'était qu'une brute... Il se retira un peu, toujours froid mais moins enclin au duel. Sven se détacha de cette vision pour aller aider son père à se relever. C'est vrai qu'il n'était plus vraiment en forme, et malgré sa silhouette imposante, il n'était plus de taille contre un jeunot, ni une jeunette non plus même s'il le niait toujours.

« Maintenant, aurais-tu l’amabilité de me dire pourquoi tu m’as frappée espèce de sale abruti fini ? »

Sa mère la regarda comme si elle débarquait d'une autre planète. Elle fronçait tellement les sourcils qu'on pourrait parier qu'elle en garderait des rides toute sa vie. Sa mère était l'opposée même de son père, les seules choses qu'ils avaient en commun étaient leurs quelques cheveux gris qu'ils essayaient de cacher sans succès. Ses cheveux autrefois aussi blonds que ceux de Wyn étaient devenus ternes, mais son regard vif n'avait pas changé pour autant. Elle semblait assez stricte, presque méprisante. Cependant, l'ombre d'un sourire passa sur son visage, avant de disparaître très rapidement. Sven comprit pourquoi; l'invitée lui rappelait sûrement son adolescence. Ce n'est pas pour autant qu'elle mâcha ses mots, comme d'habitude. En effet, c'était l'une des personnes les plus charismatiques de la famille, et sans doute la seule qu'il respectait véritablement. Il avait même eu un peu d'appréhension à sa colère, mais heureusement, elle fit preuve de clémence (haha) envers son interlocutrice, on pouvait même y déceler un peu d'humour noir. -sa spécialité-

« Un abruti fini? C'est de mon fils dont vous parlez là, jeune fille. Vous venez de frapper mon mari, vous pourriez vous excuser. fit Mme. Cooper d'un ton aigre, Je suis navrée qu'il vous ait agressé, Ulrich tu es peut-être un abruti fini après tout, mais ce n'est pas pour autant que vous devez vous sentir obligée de réagir de cette façon. Reprenez vos esprits! Et reprends les tiens aussi Ulrich si tu veux pas que j'ten colle une. Prenez place sur un des canapés et racontez-moi, je préfère régler ça au calme. conclut-elle en lui faisant comprendre, d'un regard, que ce n'était pas une proposition mais bien un ordre »

La transition entre le dialecte maman-fils et maman-étrangère lui fit tout drôle, et il était un peu près sûr que son père et ses frères ressentaient la même chose. Il eut toute la peine du monde à dissimuler son sourire, que celle-ci remarqua aussitôt mais ne releva pas. Elle avait l'habitude, depuis le temps, et puis une ou deux moqueries n'était pas toujours interdit dans leur domaine. Quant à son père, il essayait de récupérer un peu de dignité, s'époussetant la veste en essayant de snober leur interlocutrice du regard, arrêté à temps par Ulrich qui faisait toujours la moue, suite aux quelques remarques de sa mère. Il entraîna ensuite Newton et Sven en direction de la cuisine, histoire d'aller chercher du thé, et surtout pour faire une petite réunion entre frères. Il fallait faire le point sur cette situation bordélique. Avant de quitter la pièce, le jeune homme vit sa mère s'asseoir sur le canapé, accompagnée de son mari qui avait toujours mal à se remettre du coup de JohnJohn. Pauvre papa, il va l'avoir sur sa conscience toute sa vie. Puis il adressa un bref signe d'adieu à Wyn, lui souhaitant bonne chance, arborant toujours son sourire sardonique. Et pauvre JohnJohn aussi...

« On aurait dû se débarrasser du corps je vous dis. souffla Ulrich
- Tu rages de t'être fait maîtriser par une naine? Moi aussi j'suis passé par là t'inquiète. fit Sven en changeant brusquement de sujet en voyant qu'il s'apprêtait à lui demander plus de détails, Au fait New' tu t'es barré où tout à l'heure? »

L'intéressé haussa les épaules, dégustant un pain au chocolat. Un pain au chocolat. D'accord. Il s'était cassé à la boulangerie, s'il avait bien compris... Ulrich avait accidentellement assommé quelqu'un et lui il en avait profité pour acheter un putain de pain au chocolat? Et puis quoi encore le boucher? La prochaine fois, qu'est-ce qu'il arriverait? Ulrich causerait un attentat et Newton allait enfin finir ses courses?! Non mais quelle famille! Bon, il n'était pas mieux, mais au moins lui était resté. Il s'était foutu de son frère mais bon, il était quand même resté ici. Bon, d'accord, il n'était vraiment pas mieux que ces deux autres. Mais il faisait la paire,  non? Mais une paire c'étaient deux non...? C'était vraiment compliqué. Depuis qu'il avait rencontré Wyn, tout était compliqué. Ils avaient vraiment dû se débarrasser du corps quand ils le pouvaient. Mais quelque chose lui disait que tout cela allait se montrer encore plus intéressant. Et surtout amusant. En espérant que Mme. Cooper ne la tue pas et ne jette pas son corps dans un marais comme l'avait si bien suggéré Ulrich, le symbole même de l'affection, l'amour et la délicatesse. C'est avec toutes ces pensées qu'il se dirigea vers la cuisine...
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Mar 21 Oct - 22:35

Elle avait frappé sans réfléchir. Et malheureusement pour le pauvre Monsieur Cooper qui avait voulu s’interposer entre eux. Quel idiot. Il aurait du se douter que c’était pour le moins dangereux de faire ça. Monsieur Cooper se prit donc le coup d’Elwyn, à la place de cet abruti d’Ulrich, et s’écroula sur le sol. Elwyn remarqua le sourire de Sven, ce qui l’énerva encore plus, elle s’apprêtait à l’aider à se relever lorsque soudainement et brusquement, Ulrich la saisit et la jeta violemment contre le mur. Elle constata avec agacement qu’il avait de la force. Beaucoup de force. Son dos venait de prendre cher, tellement cher. Il allait la frapper. Elle le voyait, elle le sentait et elle savait que ça allait faire mal. Alors qu’il allait passer à l’action, Ulrich se détacha brusquement de Wyn. Elle s’aperçut alors que la personne qui venait de la sauver, c’était Newton. Cet abruti, ce lâche, cet idiot de Newton.
Sven, lui, toujours aussi désinvolte, n’accordant pas le moindre regard à Wyn, s’avança pour aider son père à se relever. Même pas il ne serait intervenu.
Wyn jeta un coup d’œil à Madame Cooper, et ne put s’empêcher de remarquer qu’elle la dévisageait d’une drôle d’expression, que la jeune fille ne parvint pas vraiment à classer.
Elle allait réplique une de ces phrases assassines à ce cher Newton, mais ce fut la mère Cooper qui s’exprima d’une voix claire et tranchante :

« Un abruti fini? C'est de mon fils dont vous parlez là, jeune fille. Vous venez de frapper mon mari, vous pourriez vous excuser. Je suis navrée qu'il vous ait agressé, Ulrich tu es peut-être un abruti fini après tout, mais ce n'est pas pour autant que vous devez vous sentir obligée de réagir de cette façon. Reprenez vos esprits! Et reprends les tiens aussi Ulrich si tu ne veux pas que j'ten colle une. Prenez place sur un des canapés et racontez-moi, je préfère régler ça au calme. »

Après cela, tout le monde se tut. Madame Cooper avait réussis à faire régner le silence, elle qui était la seule femme de sa famille, elle arrivait à s’imposer avec énormément de charisme. Et Elwyn en fut admirative.
Après ça, Ulrich entraina ses deux petits frères avec lui hors de la pièce. Ils la laissaient toute seule avec leurs parents. Merci. Elle les regarda franchir le seuil de la porte avec une certaine angoisse. Qu’est ce qu’elle allait pouvoir dire aux parents Cooper ? Qu’est ce qu’elle avait à dire à des gens comme eux ? Ils devaient suffisamment vivre l’enfer tous les jours avec leur trois fils, ils n’avaient pas besoin d’une gamine de dix-huit ans pour chambouler encore plus le tout.
Mais en même temps, tout cela était la faute d’Ulrich qui s’en était prit à elle délibérément, sans aucune raison justifiée ni valable.
Malheureusement, ces beaux jugements ne l’aidaient en rien à savoir quoi répondre à Madame et Monsieur Cooper. Ils s’assirent sur le canapé.
Elle voulait régler cette histoire ? Très bien. Elwyn finit par se décider à répondre le plus honnêtement possible. Peut-être qu’ils comprendraient.

« Croyez moi Cooper, je veux dire, Monsieur Cooper, je suis sincèrement désolée  de vous avoir frappé… » fit-Elwyn d’un ton sincèrement confus.

Et elle l’était, vraiment désolée. Elle n’avait jamais voulu l’adresser lui.
Elle porta ensuite son regard sur Madame Cooper, qui elle le sentait, la jugeait. Peut-être sur-interprétait-elle encore. Peut-être pas. Qu’est ce qu’une fille comme elle faisait chez des gens comme eux ? Pourquoi Sven ne l’avait-il pas ramenée chez elle ? Elle passa distraitement sa main dans son dos en grimaçant légèrement malgré elle. Bon sang qu’Ulrich avait de la force. Elle ne cessait de se le répéter, mais comment faire autrement ?

« Bon, finit-elle enfin pas se décider. Autant tout vous dire clairement non ? Vous me prenez certainement pour une pauvre folle violente et vulgaire, ce que je suis peut-être après tout. Mais… Je n’aurai jamais réagi comme ça si Ulrich ne m’avait pas assommée… Je me suis occupée de Sven, et Ulrich voulait absolument que je lui ramène sa saleté de sachet de légumes, je l’ai fait et… »

Elle commençait déjà à s’emballer, sa voix reprenait des accents de colère. Elle s’en rendit compte et se calma aussi rapidement qu’elle s’énervait. Elle soupira.

« J’vous prie de m’excusez encore Cooper, euh Monsieur Cooper. »

Elle marqua une nouvelle pause, puis reprit.

« Et bon sang par pitié, ne pensez pas que je suis une Elementis b*rdel. »

Elle était plutôt fière du discours qu’elle venait de déballer. Elle avait essayé de se contenir, et elle avait plutôt bien réussit. Certes elle était vulgaire, mais elle ne leur avait pas parlé avec colère, enfin elle croyait. Enfin elle avait essayé. Enfin c’était déjà un exploit pour elle. Elle se répéta dans sa tête tout ce qu’elle venait de leur dire, et s’attendit alors à une réaction des parents Cooper… pour le moins outrée. Il y avait de quoi. Mais elle aussi était en droit.
Elle maudit intérieurement Ulrich et Newton. Elle se rendit compte qu’en fait, Sven était peut-être le moins pire des trois. Quoique non. Il aurait laissé Ulrich la frapper, donc non. Il ne valait pas mieux finalement. Enfin, elle n’en savait rien. Plus les questions se multipliaient dans l’esprit d’Elwyn, plus son mal de tête se faisait présent. Elle jura intérieurement, et tenta à nouveau de se calmer. Mais il faut croire qu’avec les Cooper, ce n’était pas chose facile. Rien de tout cela ne serait arrivé si Sven n’était pas allé dans son bar l’autre soir. En plus, s’il leur avait parlé de cette fameuse soirée, peut-être que les parents se doutaient qu’Elwyn était peut-être la fameuse serveuse.
Elle était gênée, voilà. Gênée, mais en même temps sur d’elle. Sur d’elle parce qu’elle savait qu’elle n’était pas en tort, mais gênée car elle n’arrivait pas à savoir ce que les parents Cooper pensait d’elle. Deux sentiments bien contraires, me direz vous.
Wyn repensa aux trois frères. Qu’est ce qu’ils fabriquaient ? Certainement en train de décider comment ils la feraient partir d’ici. Et bien, pas la peine de demander, elle pouvait très bien se tirer elle-même.
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Jeu 23 Oct - 20:52


« Croyez moi Cooper, je veux dire, Monsieur Cooper, je suis sincèrement désolée  de vous avoir frappé… commença la jeune fille »

L'intéressé leva les yeux au ciel, faisant la moue. On aurait presque dit un enfant. Mme Cooper restait stoïque et froide, même si, en y prêtant bien attention, on pouvait deviner un peu d'amusement dans son regard. Elle dévisageait durement son interlocutrice, et comme à son habitude, analysait le moindre détail corporel qui pouvait lui donner un quelconque renseignement sur sa personne. Mais ce n'était qu'une observation, pas un jugement, elle ne s'empressa donc pas d'interpréter, comme ses fils l'auraient fait, plus précisément le petit dernier.

« Bon, autant tout vous dire clairement non ? Vous me prenez certainement pour une pauvre folle violente et vulgaire, ce que je suis peut-être après tout. Mais… Je n’aurai jamais réagi comme ça si Ulrich ne m’avait pas assommée… Je me suis occupée de Sven, et Ulrich voulait absolument que je lui ramène sa saleté de sachet de légumes, je l’ai fait et… »

Son ton avait légèrement monté, et son expression avait changé avec. Elle semblait être sur le point d'exploser, mais elle revint soudainement à la norme, se rendant peut-être compte de son saut d'humeur. Mme Cooper haussa légèrement les sourcils, visiblement surprise par autant d'engouement, mais surtout préoccupée par les méfaits de ses enfants. Son mari voulut prendre la parole, verdâtre, mais la dame l'interrompit d'un geste. Elle semblait attendre la suite avec une certaine impatience, ou peut-être de l'inquiétude, il était difficile de lire sur son visage impassible. Elle semblait savoir maîtriser ses émotions, contrairement à M. Cooper. Le mot "assommée" associé à le nom d'un de ses fils avait réussi à faire tressaillir l'homme, mais la colère fit aussitôt disparaître le choc. Son regard s'assombrit. Ulrich allait sûrement passer un mauvais quart d'heure.

« J’vous prie de m’excusez encore Cooper, euh Monsieur Cooper. »

Aucun commentaire de sa part, juste un regard meurtrier. Il semblait mourir d'envie de s'emporter, mais sa femme l'en avait dissuadé d'un nouveau geste.

« Et bon sang par pitié, ne pensez pas que je suis une Elementis b*rdel. »

Le dernier mot tua M.Cooper sur le coup, qui poussa un soupir et se releva brusquement pour aller se poster derrière sa femme assise. Il était instable et ne tarderait pas à donner son avis sur le comportement beaucoup trop négligent de la jeune arrivante. Cependant, il savait qu'il devrait d'abord écouter Mme Cooper, qui avait tendance à prendre de bien meilleures décisions que les siennes. Elle croisa ses mains sur les genoux, toujours concentrée sur l'invitée.

« Oh, ma chère, tous les pardon ne méritent pas de 'ce n'est pas grave'. Mais celui-ci en mérite un; ce n'est pas grave. En l’occurrence, ce qui m'intéresse le plus c'est ce que mon fils vous a fait. En effet je n'étais pas là lorsque tout cela s'est passé, j'aimerais bien que vous vous calmiez un peu dans votre charabia et que vous m'expliquiez ces événements un peu plus en détail. Sachez qu'on ne va pas vous manger, que vous soyez Elementis ou pas, ce ne sont pas mes affaires, n'ayez donc pas peur de m'en parler. Mes fils sont juste un peu paranoïaques, voilà tout. Maintenant, j'apprécierais que vous vous expliquiez. Je ne vous demande pas de me trouver une raison à votre agression, personne d'autre ne le sait, personne à part l'agresseur en question - dans le cas présent, mon goujat de fils. acheva-t-elle, attendant patiemment une réponse »

Le fils en question était collé à la porte, avec ses deux autres frères. Ils n'avaient pas envie d'interférer dans la conversation, encore moins Ulrich à vrai dire, qui sentait bientôt l'assassinat. Newton se détacha de la porte, essayant de retenir le service à thé qui allait se déverser sur le sol. Sven essaya de l'aider, poussant légèrement son grand frère qui poussa la porte et tomba au sol. Il se releva aussitôt en sentant le regard de son père qui venait de remarquer son arrivée. Sa mère gardait toujours les yeux rivées sur la jeune fille, mais finit par se détourner pour appeler ses fils. Ah. Merde. se dit le cadet, soudain paralysée. Il y eût un long silence, accompagné de Newton, chantant entre ses dents, qui voulait visiblement faire chier le monde. Telle mère tel fils. Et tel fils tel fils. Et telle toute la famille telle toute la famille. Génial l'ambiance. On pouvait presque sentir la tension dans l'air. Il remarquait que le fredonnement avait cessé pour laisser place au tintement d'une cuillère contre une tasse. Encore le "brun ténébreux un peu con". Il bomba le torse et traversa la pièce d'un pas vif. Oh non il sentait la connerie. Ne fais pas ça New, pas dans un moment aussi sérieux, tu vas te faire tellement défoncer. Il mit en place les tasses et commença à verser silencieusement le thé puis se retira sur un canapé, proche de Wyn.

« Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi vous me regardez comme ça? Continuez j'vous en prie. fit-il »

Mon dieu. Il ne savait pas vraiment s'il était génial ou juste un peu con. Toujours à vouloir mettre un peu d'ambiance. Les deux autres frères l'imitèrent et s'installèrent autour de lui. La pauvre Wyn, elle était cernée par les Cooper. Mme Cooper avait regagné un semblant de sourire, semblant se maîtriser de glousser. L'espace d'un instant, c'était redevenu leur maman.

« J'attends toujours ma réponse, jeune fille insista Mme Cooper, oubliant bien assez vite l'intervention idiote de son fils »
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Ven 24 Oct - 0:03

Alors qu’elle achevait de parler, qu’elle finissait de prononcer ce si beau mot qu’elle utilisait tellement souvent, ce mot plein de charme, elle crut que le père Cooper allait faire une attaque. Il lui en voulait certainement à mort de l’avoir frappé de la sorte. Mais le fait était tel qu’elle était vraiment désolée, et qu’il la prenait de haut.
Il voulut s’exprimer, mais sa femme l’interrompit. Quelle autorité.
Ça se voyait. Ça se voyait même tellement que le père Cooper avait envie de la tuer. Il ne cessait de soupirer en la dévisageant. Elle ne savait pas vraiment ce qu’il pensait d’elle, mais elle en avait une vague idée. Il la prenait certainement pour une fille des bas quartiers, sans éducation. Et la vérité n’était pas très loin. Elle n’avait pas vraiment d’éducation. Evidemment, on pouvait trouver meilleur façon d’élever un enfant qu’avec un oncle alcoolique, m’enfin passons.

Madame Cooper était très différente. Elle faisait son possible pour ne pas montrer ce qu’elle pensait, mais on pouvait le deviner également. Cette femme impressionnait beaucoup Wyn, tout le monde dans cette famille semblait lui obéir, respecter ses choix.

« Oh, ma chère, tous les pardon ne méritent pas de 'ce n'est pas grave'. Mais celui-ci en mérite un; ce n'est pas grave. En l’occurrence, ce qui m'intéresse le plus c'est ce que mon fils vous a fait. En effet je n'étais pas là lorsque tout cela s'est passé, j'aimerais bien que vous vous calmiez un peu dans votre charabia et que vous m'expliquiez ces événements un peu plus en détail. Sachez qu'on ne va pas vous manger, que vous soyez Elementis ou pas, ce ne sont pas mes affaires, n'ayez donc pas peur de m'en parler. Mes fils sont juste un peu paranoïaques, voilà tout. Maintenant, j'apprécierais que vous vous expliquiez. Je ne vous demande pas de me trouver une raison à votre agression, personne d'autre ne le sait, personne à part l'agresseur en question - dans le cas présent, mon goujat de fils. »

Cette réponse fit intérieurement rire Wyn. « ma chère ». Quelle expression. Le jour, où quelqu’un de son entourage aurait prononcé cette phrase de façon sérieuse…
Et aussi la façon qu’elle avait de tout traiter de manière juste. C’était son fils, mais elle se fichait de savoir si c’était son fils en cet instant, qui avait commis une faute. Elle semblait simplement vouloir être… juste. Ce trait de caractère si rare, qu’Elwyn appréciait tant. Cela suffisait. Cela suffisait pour qu’elle place en Mme Cooper un immense respect. C’était peut être idiot, mais les paroles de Mme Cooper l’avait en quelque sorte… émue. Elle avait toujours été considérée comme fautive dans sa « famille » et de voir que quelqu’un qui ne la connaissait pas cherchait avant tout à comprendre avant d’accuser… lui faisait tout drôle.

« Vous n’êtes pas Domae… »


Elle avait bien conscience qu’elle passait pour une folle, voire même une idiote, mais elle analysait. Les fils Cooper étaient Domae, en tout cas sur Ulrich et Sven. Mais pas les parents. Pourquoi ?
Soudain, un vacarme se fit entendre.

Wyn retint un ricanement entre des yeux surpris et un soupir désespéré.
Newton apparut, tombant lourdement sur le sol mais se releva avec énergie. Il traversa la pièce, normalement, servant le thé, normalement.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi vous me regardez comme ça ? Continuez je vous en prie. »


Il était tellement désinvolte, c'était limite s'il surpassait Sven. Elwyn ne savait pas si elle avait envie de l’étriper ou de sourire. Elle entendit même Mme Cooper rire, ce qui lui fit en quelque sorte chaud au cœur. Ces quatre hommes là avaient de la chance de connaitre une femme comme cela. Une mère qui certes paraissait stricte, mais qui devait être aimante et présente. Merci tata.Son visage avait pris une expression pensive.
Ah, sa chère tante. Sa tante qui disait qu'elle faisait son possible pour aider son oncle, parce qu'il était alcoolique et qu'il ne s'en sortirait jamais. Wyn était certainement celle qui avait fait le plus d'effort pour la famille, même si elle l'ignorait. Parfois, elle se mettait à penser que sa tante devait la détester. Après tout, c'était à partir du moment où ils s'étaient occupé d'elle que tout avait dérapé. L'alcool, la maladie, la pauvreté s'aggravant... Jusqu'à ce qu'elle leur fasse son arrêt cardiaque. Elle se souviendrait toute sa vie de la fureur et de la peine continuelle dans laquelle s'était réfugié son oncle à ce moment là. Au fond, tout ce que Wyn voulait, c'était une mère. Et au début, elle croyait que sa tante pourrait remplacer sa véritable mère qui lui avait été si durement arrachée. Peine perdue. Mais peut-être que finalement, toute cette vie dont elle ne savait pas vraiment si elle la détestait ou non, avait forgé ce qu'elle était.
Une fille insupportable, à l'apparence trop sure d'elle, voulant simplement un peu de justice.

« J'attends toujours ma réponse, jeune fille »

Se laissant bien trop souvent embarquer dans ses rêveries, elle revenait bien vite sur terre. Peut-être devrait elle passer beaucoup moins de temps dans la musique, et tenter de se concentrer sur des choses "plus concrètes" comme disait son oncle.
Wyn reporta son regard sur Mme Cooper. C’était assez étrange, comme si elles se testaient. Qu’elles se jugeaient toutes les deux, qu’elles cherchaient à savoir ce que pensait l’autre.

« Vous voulez tout savoir à partir d’où exactement ? A partir du moment où votre cadet est rentré dans mon bar ? Ou alors quand Ulrich m’a frappée ? »


Wyn marqua une pause. Elle allait perdre le contrôle, et elle savait qu’elle allait s’énerver.

« Et vous, je vous ai dit que j’étais désolée hein. Je peux pas vous dire mieux, je suis sincère bon sang. Pas la peine de me regarder comme si j’avais tenté de vous assassiner b*rdel »

Finir cette tirade avec un mot qui n’entrait certainement pas dans le vocabulaire de M.Cooper n’était peut être pas une si bonne idée que ça. Mais Elwyn n’avait pas la réputation de réfléchir avant d’agir.
Malgré ses yeux clairs, elle lui jeta un regard noir. Elle était mal à l’aise, avec toute la famille Cooper qui l’observait. Elle n’avait jamais eu l’habitude d’être le centre d’attention, et devoir s’expliquer pour une bagarre n’était jamais présent dans son quotidien. Soit elle s’en tirait indemne, soit  amochée et de la haine plein le cœur.
Elle était mal à l’aise aussi. Et son malaise, son inquiétude, elle le manifestait toujours par de l’énervement. Comment faire autrement de toute façon ?

Elle voulait partir. Vraiment. Elle ne laissait transparaitre que sa colère, surtout pas son malaise mais  jeta un regard à Sven. Elle espérait qu’il comprenne.

Pourquoi ? Pourquoi cette famille avait réussi à l’ébranler à ce point ? Elle se retrouvait face à une famille tout ce qu’il y avait de plus normale, et de plus insolite. Certains se plaignaient d’avoir une famille trop encombrante, trop énervante, toujours sur le dos des autres, égoïstes, tous les adjectifs qu’ils voulaient… Mais qu’est ce qu’il y avait de plus beau que cela finalement ? Des gens ensembles pour le meilleur et pour le pire. Wyn aurait donné n’importe quoi pour avoir ça. Ne serait-ce qu’une journée, qu’une minute. Juste se sentir aimée, avec des gens qu’elle savait qu’ils ne la laisseraient pas.
Elle était jalouse.
Pouvoir crier au monde que ceux qui n’avaient pas de famille, ressentaient. Et pourquoi toujours aussi injuste ? Une fille comme les autres, banales, sans histoires jusque là, qui perdaient ses parents. Puis sa tante de maladie. Puis son oncle d’un suicide. Et maintenant, il n’y avait plus qu’elle. Elle dans son appartement vide. Qui l’avait plus ou moins toujours été. La présence uniquement physique de deux membres d’une famille ne suffisait pas.

Wyn s’en voulait de penser à ça dans un tel moment. Elle venait de répliquer avec sarcasme et orgueil à un homme qu’elle avait frappé, et maintenant toutes son enfance se rejouait dans ses yeux. Et elle s’y était perdue. Retrouvant par moment une petite porte pour retrouver la surface, mais qui finalement n’était qu’illusion.
En cet instant, elle savait qu’elle était dans un salon avec cinq personnes, mais pour elle, il n’y avait personne. Toujours elle-même, en face d’elle-même. Et d’elle seule.
S’ils lui parlaient, elle n’entendait plus rien. Et elle ne voulait plus rien entendre. Passant lentement sa main sur le poignard de son père avant de remonter vers le pendentif de sa mère qu’elle triturait.

En fait, si elle avait du caractériser cette famille, elle n'aurai pas pu. Tout simplement impossible. Ils étaient tous si différents, mais en mêmes temps semblables. Ils avaient l'air tellement soudé, unis, malgré quelques discordes ou désaccords, mais... Voilà. Ils étaient ce qu'ils étaient... Une famille. Et Wyn se refusa catégoriquement de repenser à la sienne une fois de plus. Elle n'avait plus de famille, et dans un certain sens, c'était peut-être mieux comme ça. Elle se demanda si finalement, ils se rendaient compte de la chance qu'ils avaient tous. D'être réunis, et d'avoir des liens solides. De ne pas être seul.
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MessageSujet: Re: Encore toi!? [pv Elwyn]   Dim 26 Oct - 2:43


« Vous n’êtes pas Domae… »

Sven hocha négativement la tête, se demandant pourquoi elle pensait ça. Il se dit qu'elle pensait sûrement qu'il n'était pas le seul à l'être dans la Famille. Elle avait eu tort, il était bien seul, même si ses frères se sentaient concernés par son avenir dans la Famille, notamment Ulrich qui en venait même à mépriser les Elementis dans le but de protéger son frère. Il réprimait totalement les principes de Sven, et pourtant il l'aimait, c'était son frère après tout, aussi arrogant et stupide qu'il soit. Il ne pouvait pas non plus le dénier, à vrai dire, il n'était vraiment ce qu'on pouvait appeler un génie, au contraire. Semblant perdue dans ses rêves, elle revint à la réalité après quelques raclement de gorge d'Ulrich, visiblement embarrassé, et du regard insistant de Mme Cooper.

« Vous voulez tout savoir à partir d’où exactement ? A partir du moment où votre cadet est rentré dans mon bar ? Ou alors quand Ulrich m’a frappée ? »

Sa voix tremblait légèrement. On pouvait presque détecter un accent de colère, ou peut-être était-ce simplement l'imagination des jeunes frères qui leur jouait encore des tours. Les parents, eux, ne laissaient pas transparaître leurs émotions face à sa phrase, peut-être un peu son père qui semblait de plus en plus pâle au mesure qu'elle s'avançait dans les détails. Ulrich se retira un peu, esquivant les regards noirs de sa mère, qui se demandait encore sûrement ce qui avait bien pu se passer dans sa tête pour qu'il frappe une inconnue. Ou une quelconque personne vivante d'ailleurs. Elle jeta un coup d’œil nerveux à M. Cooper avant de lâcher :

« Et vous, je vous ai dit que j’étais désolée hein. Je peux pas vous dire mieux, je suis sincère bon sang. Pas la peine de me regarder comme si j’avais tenté de vous assassiner b*rdel!
- Un minimum de politesse serait le bienvenu, tu as beau être jeune ce n'est pas une raison pour ne pas avoir un peu de retenue.
râla l'homme, agacé par le comportement désinvolte qu'adoptait la jeune fille »

Ulrich acquiesça lentement, visiblement du même point de vue que son père, il en voulait sûrement à Elwyn d'être apparue dans sa vie, de l'avoir mis dans ce pétrin. Sven était plongé dans ses propres réflexions, mais capta le regard de l'arrivante, il n'arrivait pas exactement à déterminer la nature de ses sentiments en ce moment. Il réfléchit quelques secondes, identifiant cela comme étant de la colère, peut-être du malaise. Mal-à-l'aise; il l'était aussi. Toute cette petite réunion familiale devenait de plus en plus étrange. Il n'avait jamais eu envie qu'elle vienne ici, tout ceci lui arrivait par la faute de son frère, s'il ne l'avait pas assommé ils n'auraient jamais eu à l'emmener ici. Il n'y avait plus rien d'amusant maintenant, même plus les réactions de sa nouvelle connaissance qui était clairement sur les nerfs. Il en avait marre... Il avait tellement hâte que ça se finisse le plus vite que possible. Il détourna son regard de celui d'Elwyn, distrait par le ciel nuageux dehors. Presque comme la couleur de ses yeux. Newton, lui, faisait de son mieux pour faire retomber la tension en esquissant quelques sourires compatissants à la bipolaire, essuyant de nombreux échecs cuisants. Il se leva alors et sirota sa tasse de thé en priant pour que la petite conversation se finisse rapidement. Tout cela devenait bien perturbant. Pire, ennuyeux. Mme Cooper voulut prendre la parole mais elle fut interrompue.

« J'suis tellement crevée putain. bailla Sven, Bon viens. »

Il se leva brusquement de sa place et prit Elwyn par le poignet, l'entraînant de force vers la porte de sortie. Les autres Cooper le regarda comme s'il était fou. Vous n'êtes pas mieux. Il ouvrit grand la porte et la poussa doucement dehors.

« Je te fous dehors. fit-il d'un air désolé, avant de la rejoindre, sur le point de fermer la porte, Je me fous dehors aussi.
- Qu'est-ce que tu fais Sven? fit le père, en se levant, Reviens ici tout de suite.
- Elle a très envie de rentrer chez elle. lui lança-t-il
- Tu ne peux pas juste partir comme ça, c'est très sérieux tout ça. Ton frère l'a agressé! Et tu traînes dans des bars apparemment. Ce qui explique en partie tes absences... lui répondit son père, les bras croisés
- Okay. Merde. Cours. Oui je parle à toi blondasse! ajouta-t-il, insistant »

Il la prit de nouveau par le poignet, constatant de son temps de réaction assez lamentable et s'élança vers la ville, faisant mine de ne pas entendre les cris de son père. Une fois assez éloigné de la demeure familiale et de ses éventuels poursuivants, il s'arrêta enfin, essoufflé. Il ne pût dire mot à Elwyn, se contentant de s'asseoir sur un banc. Ils étaient en plein milieu d'une allée remplie de gens. Le ciel était toujours nuageux, et pourtant il ne faisait pas froid. Il sentait pourtant l'odeur de la pluie qui venait, ou qui était peut-être venue. Il n'avait pas vraiment porté attention au temps depuis qu'il était rentré chez lui. Et puis tous ces embrouilles. Oh, qu'est-ce qu'il allait dire à Wyn? Et qu'est-ce qu'il allait dire à ses parents quand il rentrerait? C'était un homme mort. Un gosse mort. Un Sven mort. Mais curieusement, il s'en fichait. Il éclata de rire, se rendant compte de l'absurdité de la situation dans laquelle il était. Ah, quelle journée. Il allait, pour sûr, se prendre un coup de poing de la part d'Elwyn, ou se faire étaler contre un mur. Et quand il rentrerait le soir, ce serait ses frères qui le passeraient à tabac. Gentiment à tabac. Son père allait faire une crise, c'était sûr... La famille c'était compliqué. Mais pour l'instant, ce n'était pas le plus important. Et ça ne serait jamais le plus important à vrai dire.

« Tu peux me frapper, mais tu ne peux pas rire pour ce que j'ai fait. Ou sinon c'est moi qui m'occupe de toi, pigé, JohnJohn? lâcha-t-il, son éternel sourire ironique de retour sur son visage, Je rêve où t'étais nerveuse là bas? Réponds pas. Moi je l'étais. Le pire moment c'était le thé. Je suis théophobe tu sais, et pas Théophile, ça, ce moment... Il m'a presque donné envie de me faire dessus. Le thé ça me fait peur. Et oui c'est n'importe quoi, mais je voulais juste placer Théophile dans ma phrase et je ne savais pas comment. Je suppose que tu veux rentrer chez toi JohnJohn? Il fait pas très beau. conclut-il, visiblement toujours attaché à ce surnom »
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