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 Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]

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MessageSujet: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Jeu 4 Sep - 4:26


Bas-fonds gastronomiques


Parfois, Vilmos en avait assez de boire du porto et manger du caviar qu’il avait dans son casino.

C’est pourquoi il allait, en toute discrétion, faire un tour au fast food  du quartier. Au moins, là-bas, il ne pourrait pas se faire chier à écouter des habitants se plaindre de tout et de rien dans son bureau. Il était mafieux bon sang, pas psychologue putain! Qu’est-ce que j’en ai à foutre que ton gosse se drogue où que te mari se balade avec ses chaussettes pleines de trous?! Si ils croyaient pouvoir l’amadouer avec ses conneries rien que pour que Vilmos leur donne de l’argent, ils se rentraient tous le doigt dans l’œil jusque dans le coude. D’abord, il prêtait de l’argent, il ne donnait jamais rien. Ensuite, il en prêtait seulement à ceux ou celles qui en avait vraiment besoin.

Et puis le fast food, c’était le paradis des idiots non? Tu manges ton burger, t’es content. Y’a pas plus simple comme recette du bonheur. D’ailleurs, pourquoi avait-il besoin d’autant d’argent. Autant quitter les Domae tout de suite pour s’acheter un food cart et vendre des bretzels dans la rue!

Mais entrant dans l’établissement, Vilmos se rappela pourquoi il n’y allait que parfois. Il y avait une atmosphère moite et gluante, tout respirait le cholestérol à plein nez. La serveuse était joufflue, boudinée, et sur le tableau noir on était inscrit le menu, il avait des fautes d’orthographes. Depuis quand «frites» s’écrivait-il avec deux T ? Sans parler du chez qui avait l’air aussi raffiné qu’une saucisse et les clients qui avait le visage barbouillé de ketchup.

Soudainement Vilmos se demanda quelle idée lui avait pris de retourner ici. La dernière fois il avait vomi en rentrant chez lui et s’était promis de ne plus revenir, mais il revenait toujours. Rien que pour avoir la paix, deux minutes. Alors il commanda un burger qu’il reçut, dégoulinant de gras, puisque pour rester, il fallait bien qu’il prenne quelque chose et il crevait de faim. Le burger en soit n’était pas si mal. S’aurait pu être pire, se dit-il.

Peut-être était-ce lui qui avait pris des habitudes alimentaires trop raffiné…peut-être. Il y a dix ans, il aurait aimé bouffer un truc du genre. Adolescent, il mangeait n’importe quoi et il aurait adoré ce petit fast-food, surtout que c’était pas cher. Encore fallait-il un avantage à ce putain d’endroit de merde.

Vilmos était assis seul à une banquette, avec son burger, appréciant enfin le moment. Le moment de solitude qu’il avait enfin. Personne pour l’insulter, personne pour lui péter le nez, personne pour le faire chier et tant mieux. Rien que lui et son burger qui se faisait lentement dévorer.



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Dernière édition par Vilmos Desgoffe und Taxis le Jeu 11 Sep - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Jeu 4 Sep - 20:59



Depuis que j'ai "repris" le Lycée, je me sens différent ; c'est vrai, j'ai un peu retrouvé un rythme scolaire, le même que j'avais l'année dernière et j'avoue que ça m'avait manqué les cours ! Même si certains sont ennuyeux, les récréations passées avec Lyana et d'autres amis sont géniales ; certains connaissent mon existence et ont accepté la chose alors que d'autres ne sont même pas au courant... Je ne veux faire peur à personne et puis je ne veux pas qu'on les prenne pour des fous par ma faute !

Il arrivait des fois que l'on ai plusieurs heures de trous pour manger alors durant ces temps, le petit groupe d'amis va au fast food parce que bon... Dans mes souvenirs la nourriture de la cantine n'est vraiment pas et apparemment les autres me l'ont confirmé. Donc dès qu'il y a un prof absent ou deux heures pour manger, hop tout le monde au fast food ! J'accompagne évidemment le groupe histoire de ne pas rester mais je ne peux pas manger de nourriture... Sauf si je me transforme en renard mais un renard là-dedans, je ne sais pas si ça va plaire aux gérants.

J'écoutais donc la dernière heure du cours de mathématiques... J'avais déjà vu ce programme l'année dernière et j'avoue n'avoir rien compris ! En même temps, mon prof n'était pas génial non plus... Par contre, cette prof là explique vraiment très bien ! J'ai réussit à comprendre du premier coup et pour comprendre des fonctions, il faut le faire quand même ! Enfin bref, j'attend la fin du cours avec impatience pour que l'on fonce direct au fast-food.

La sonnerie retentit et tout le monde se dépêche de ranger ses affaires, j'ai l'habitude de rester assis sur l'une des tables d'un de mes amis vu que les objets me traversent donc je ne dérange personne. Une fois prêt, tout le monde se met à courir moi y comprit pour sortir rapidement du Lycée et se diriger un peu plus loin dans la rue pour aller dans le fast food ; il y a un peu de monde donc ils risquent d'attendre un peu alors en attendant je regarde un peu tous les clients.

Je remarque au loin un homme tout seul, il est plutôt habillé classe pour manger ici... Il attend quelqu'un ? En tout cas, c'est triste de manger seul comme ça... Mais quelque chose avait quand même l'air de l'agacer... Mmmh, je ne peux pas le laisser tout seul ! Et de toute façon mes amis en ont pour un petit moment à faire la queue alors autant y aller ! J'avance vers la table et m'assois sur la banquette d'en face puis d'un coup j'apparais, les coudes posés sur la table, le menton sur les mains et le sourire aux lèvres.


- Salut ! T'es tout seul ?


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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Ven 5 Sep - 23:48

[HRP : Si tu veux blâmer quelqu'un, blâme Kiki', c'est elle qui m'a menacée pour qu'on vienne t'embêter :D C'est pas vrai d'abord... - si si, avec un fouet et tout.- Azy c'est toi le fouet, moi je t'ai proposé gentiment !- Pas vrai ;w;.- Mais tu me réponds en plus ! >>]

Je m'ennuie.
C'est con pourtant, mais extrêmement, foutrement, fichtrement vrai. Je n'aime pas m'ennuyer, c'est bon pour les petits vieux rabougris, ces dos croûtés, cassés par l'âge, tassés dans un coin de salle à regarder l'heure qui passe, ou perchés sur leur fenêtre à cracher de gros mollards sur quelques crânes chauves pour se porter chance. Et non, ce n'est absolument pas ce à quoi je passerai mon temps si j'avais eu l'opportunité de vieillir, ravaler vos vilaines anguilles et profitez-en pour vous les enfoncer dans la bouche en débloquant votre mode gorge profonde au passage.  Bref, vous l'auriez compris, je m'ennuie, et je ne sais comment y remédier. J'ai essayé de poursuivre une vieille femme tout à l'heure en me faisant passer pour un dangereux dérangé du ciboulot, jurant et tiquant tel un adepte de Gilles de la Tourette, mais le poing que je reçus dans la figure me fit perdre l'envie de continuer sur cette voie. Maintenant, je vous avoue bien bas, chers interlocuteurs coincés dans mon crâne, que je ne sais vraiment, mais absolument plus quoi faire pour ne plus moisir dans mon kimono tout pourri. Ewan me manque terriblement depuis que je l'ai égaré dans un coin de rue, et du fait de ses un mètre cinquante - les bras levés, sur un tabouret, sur la pointe des pieds-, cela m'est désormais difficile de remettre la main dessus... quelle misère d'avoir un nain pour seul ami.

Il faudrait que je me trouve un petit boulot, mais qui accepterait un aveugle mal torché comme employé ? Non, j'ignore dans quel domaine je pourrais me lancer, je ne serais même pas foutu de faire cuire des nems ou d'éviter de me planter un bâton de dango dans le pouce. Si c'est pour crever une seconde fois, je cède ma place à des gens plus suicidaires que moi - - Allez fouiller parmi les familles, y en a plein qui attendent que le bon moment pour voir leur tête servir de boule de bowling. D'ailleurs, je me demande un truc, depuis un bon, long moment : Que font-ils de toutes ces têtes, ces zinzins de la confrérie ? Personnellement, j'imagine une salle secrète dans leur QG de l'ombre, où chacun se ramènerait avec leur crâne favori, puis tout le monde en coeur les lancerait dans une partie endiablée de pétanque !... - - comment ça, je n'ai "absolument pas saisi le principe de ce groupuscule" ? J'suis sûr que j'ai raison ; Vous voulez seulement pas qu'ils soient tellement badass qu'ils pourraient vous gifler avec leur ding-dong simplement en se retournant. J'comprends.  Mais bref. Pas de boulot... mais je m'en secoue allègrement le cocotier de toutes manières, les morts n'ont pas de poches pour faire chantonner les pièces de monnaie.

Je me balade sur l'avenue, tenant mon bâton sous mon bras de façon à ne pas traumatiser la populace cette fois-ci : Comprenez que lorsqu'on est aveugle, entendre des hurlements à tout bout de champ peut vite se montrer perturbant quand on compte sur le peu de sens qui nous restent. Aussi parce qu'Ewan m'a fait pleurer à me crier dessus comme une concierge en mal d'amour lorsque je brutalisais la foule tel un pro en bozendo. Il ne sait définitivement pas ce qu'est la réelle définition de l'art, triste concombre que voilà... mais je ne lui en veux absolument pas, il faut bien que jeunesse se passe comme le dit le dicton ! Et quand un dicton parle, non seulement il faudrait s'inquiéter et aller voir un monsieur avec une plaque en fer sur sa porte, mais en tout cas, l'écouter, ce n'est jamais de refus. Mais passons. Je ne sais absolument pas où je me rends, de plus de ne pas pouvoir vraiment distinguer où me dirigent mes pas. Même en alternant hibou/phantasme, j'avoue que mon avenir reste flou, concernant la suite de cette journée définitivement bourrée d'action et d'aventures folles et enrichissantes... pour les autres, du moins, parce que la mienne est plus que lassante. Tuez-moi... à nouveau.

C'est alors que je le vis.

Sous mes yeux éblouis resplendit la beauté parfaite d'un boui-boui sans nom et sans saveur, duquel jaillit l'odeur d'un met demeuré inconnu à mes papilles de volaille. Sans plus tergiverser, je pénètre tel un roi à l'intérieur, ouvrant en grand les portes, non dans l'ignorance du fait que personne ne puisse me voir de cette manière. Mais cela m'importe peu, je suis là pour passer le temps, et accessoirement voleter (une fois de nouveau sous ma forme animale.) jusqu'à une table où est assise la figure classique du type coincé dans sa période pré-menstruelle, pompeux, classieux, et... une autre, qui m'est bien plus familière. EWAN ! Mon chéri, mon n'amour, mon petit nain en sucre, mon roudoudou des petits bois a recroisé ma route. Après avoir réalisé ma danse de la joie, consistant à bouger ma tête tel un volatile possédé par je-ne-sais-quelle-entité maléfique, je retourne à ma forme fantomatique afin de rester discret. Ironie du sort après avoir faire l'hibou ambulant dans un fast-food minable, certes.

Seulement, la chose goûteuse et dégoulinante tenue dans la main de l'indigène de haut rang m'a interpellé, tout à l'heure. Curieux, voire simplement poussé par l'envie de secouer cette statue d'or fin, je m’assois près de lui puis attrape son burger du bout de mes doigts phantasmatiques avant de le faire flotter autour de sa tête - dans la mesure du possible, il reste néanmoins plausible que je ne fais que le frotter à son visage puisque euhm... je n'ai pas défini où il était. Je suis aveugle sous cette forme, après tout.-. Chose faite, je me matérialise et ouvre en grand ma bouche, laissant ma voix retentir quelque peu par mesure de politesse : "Chiche de le manger d'un seul coup, mon cher ami ! Ewan, regarde bien !" pour finalement gober la chose infecte qui me donnerait presque envie de tourner de l'oeil.  Comment les hommes font pour avaler de telles choses ? Oh, je ne serais pas étonné si quelques mouches avaient pondu leur progéniture dans cette viande tellement le goût m'éventre les papilles... Bonté divine, quelle déception.

Cependant, je n'ai pas oublié le minimum de politesse, vous savez très bien à quel point je me révèle féru des bonnes manières. Après avoir léché mes doigts dans un élan hygiénique et adressé un sourire galant à mon vis-à-vis, je reprends la conversation amicale d'un ton posé : "Pas terrible, cette chose-là ; Ouaip, je regrette de l'avoir avalée. Oh, et ne vous embêtez pas de ma présence, continuez à manger, et bon appétit."

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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Jeu 11 Sep - 20:12


Bas-fonds gastronomiques

Alors qu’il s’apprêtait à mordre à pleine dent dans le burger, son élan fut interrompu par la voix d’un jeune homme…petit et brun.

- Salut ! T'es tout seul ?

Dommage que cette journée-là, Vilmos avait la mèche courte.

-Ouais et je suis très bien comme ça, alors fout moi la paix.

Est-ce qu’il venait d’apparaître de nulle part celui-là? Un fantôme probablement. Et un fantôme assez chiant. S’il était venu ici c’est d’abord pour que personne ne l’emmerde. En même temps, il se demandait bien ce qui avait passé dans la tête du jeune fantôme pour qu’il lui adresse la parole.

Il se demandait ça, mais aussi pourquoi soudainement son burger vola doucement de ses mains et tourna autour de sa face. Vilmos recula vivement au fond de la banquette, de surprise, mais aussi pour le pas avoir les nez et les joues tachées de ketchup et de gras. Et franchement, il ne compris ce qui se passait que lorsque le second fantôme apparu devant leurs yeux, grand, blanc, avec des yeux bizarres. Vilmos commençait à se demander s’il ne s’était pas tromper d’endroit, qu’il était en fait en pleine réunion de l’assemblée des morts vivant de Quederla…ou quelque chose comme ça. Il n’eut pas le temps de formuler la question cependant, le second fantôme pris la parole.

-Chiche de le manger d'un seul coup, mon cher ami ! Ewan, regarde bien !, et de gober son burger.

...

En fait, même s’il aurait dû être en colère, Vilmos ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux, impressionner que quelqu’un puisse manger un burger en une seule bouchée. Cependant, cette impression ne dura pas longtemps. Ce grand con avait bien de la chance d’être déjà mort…Il avait payé pour ce burger nom de Dieu! Le jeune homme serra les dents et regarda, mécontent, les deux fantômes.

-Pas terrible, cette chose-là ; Ouaip, je regrette de l'avoir avalée. Oh, et ne vous embêtez pas de ma présence, continuez à manger, et bon appétit.

Vilmos fronça les sourcils.

-Enfoiré! Je suis censé manger quoi? La table peut-être?!...J’espère que vous en serez malade tiens!

Lançant un regard noir aux deux fantômes, il reprit.

-Z’avez pas d’autres chose à foutre que de me faire chier?...Des trucs de fantôme dans le genre…des gens à posséder, des maisons à hanter ou….ce genre de conneries?





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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Ven 12 Sep - 19:44



- Salut ! T'es tout seul ?

-Ouais et je suis très bien comme ça, alors fout moi la paix.


Je penche la tête sur le côté, pourquoi est-ce qu'il préfère rester seul le monsieur ? C'est parce que je lui fait peur ? Je fais la moue, je n'ai pas envie de le laisser seul, ce n'est pas drôle de rester tout seul... C'est même triste. Mais après, si il le veut vraiment, je ne vais pas m'imposer non plus ; c'est juste que je suis tout seul pendant que mes amis commandent à manger et lui il est complètement tout seul à manger. Je fais une petite mine triste, moi je voulais juste lui tenir compagnie, rien de bien méchant...

Je baisse et commence à disparaître quand tout à coup j'entend un drôle de bruit, de portes qui s'ouvrent assez violemment ; je regarde et voit un hiboux dans le fast-food. Volkh ! Il vient vers moi et tout le monde nous regarde, même mes amis ne comprennent pas ce qu'il se passe... Ce n'est pas très discret ça quand même... Mais bon, lui et la discrétion... Puis à tout coup il revient sous sa forme spectrale. Bon, c'est fait mais il est toujours voyant.

Il s'assoit à côté de moi et prend le sandwich du monsieur... Je plaque une main devant ma bouche pour ne pas exploser de rire... Oh non, il va s'énerver si ça continue. Je pouffe de rire et me retiens de mon mieux, je ne sais pas ce qu'il va faire de ce burger mais j'espère qu'il ne va pas l'énerver d'avantage. L'autre était dans un coin de son siège, il devait sûrement se demander pourquoi son burger volait d'un coup, puis il devient enfin visible pour les yeux de tous, il ouvre grand la bouche mais avant de faire quoique ce soit, il prend la parole.


-Chiche de le manger d'un seul coup, mon cher ami ! Ewan, regarde bien !

Je souris à pleine dents et le regardai manger... Mais il a réussit en plus d'avaler tout ça d'un coup ! J'écarquille les yeux comme le monsieur en face... Respect ! Mais je ne savais pas qu'on pouvait manger en tant qu'esprit, encore un truc trop chouette dont je vais devoir attendre des centaines d'années pour atteindre son niveau... Après avoir mangé, il se lèche les doigts puis reprend la parole.

-Pas terrible, cette chose-là ; Ouaip, je regrette de l'avoir avalée. Oh, et ne vous embêtez pas de ma présence, continuez à manger, et bon appétit.

-Enfoiré! Je suis censé manger quoi? La table peut-être?!...J’espère que vous en serez malade tiens!

Je baisse la tête comme lorsque maman me grondait quand je faisais des bêtises... J'ai rien fait moi, pourquoi on me gronde toujours alors que je voulais simplement lui tenir compagnie ? C'est Volkh qui a fait une bêtise, pas moi !

-Z’avez pas d’autres chose à foutre que de me faire chier?...Des trucs de fantôme dans le genre…des gens à posséder, des maisons à hanter ou….ce genre de conneries?

Je pouffe de rire en entendant sa phrase... Mais je plaque encore ma main devant ma bouche pour ne pas paraître grossier, j'ai vraiment dû mal à me retenir... C'était des légendes de faire ça ! Enfin je connais certains esprits qui s'amusent dans les Ruines mais on n'hante pas des maisons ! On n'est pas méchant non plus. Ne pouvant plus me retenir de rire, je reprend la parole.

- Mais ce sont des légendes ! Personne ne fait ça... Enfin si, ceux des Ruines mais ce n'est pas possible de posséder des gens ! Et puis pourquoi on voudrait hanter des maisons ? On a mieux à faire.
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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Lun 15 Sep - 11:21

Le goût poisseux de la viande bovine reste collée à ma langue telle une paire de fesses à un bloc de glace.  Si seulement je pouvais encore vomir, il y aurait bien longtemps que j'aurais présenté le duo index/majeur à ma glotte, même si la saveur fétide du rejet gastrique aurait été bien plus insupportable qu'un simple amas de chair mal cuisiné. Par tous les diables, que m'est-il passé par la tête pour m'engager ici bas ? Pourquoi dérober un hamburger, alors que je ne trouve aucun intérêt à le consommer ? Certes, ce n'était que pour prouver mon talent de gobeur aux yeux de mon nouvel ami, mais désormais, la seule chose que je désire accomplir, c'est de renvoyer la came. Peu classieux, mais malheureusement trop réel pour être ignoré. Après avoir chouré la première boisson d'appartenance inquiétante, j'hausse un sourcil tout en buvant à grandes gorgées, alors que le snob beugle et trépigne tel un taureau à qui l'on aurait coupé les cornes... aucune tenue, franchement :

-Enfoiré! Je suis censé manger quoi? La table peut-être?!...J’espère que vous en serez malade tiens!

Moi, un enfoiré ? Ce serait m'insulter, je suis bien plus, bien pire que cela. J'esquisse un léger sourire en coin tandis que mes lèvres libèrent la paille de leur courroux. Puisque la boisson était posée sur la table, j'imagine qu'elle appartient à ce grand escogriffe à la gueule d'Empeigne aussi sympathique qu'un pitbull castré à vif... peu importe, au point où nous en sommes, un baiser indirect n'a rien d'indécent. Il ne me connait ni d'Eve ni d'Adam, mais n'ayant ni la galle ni d'herpès, je peux me permettre d'échanger quelques fibres de mon être avec lui... n'est-ce pas ? Oh, ne rougissez guère, vous savez bien que vous me donnez tous les accords. Sans plus réfléchir, je me lève brutalement et me dirige droit vers ce que je pense être le comptoir, prenant alors ma forme volatile pour me permettre de vérifier... Tout en voletant, j'aperçois quelques employés qui me regardent d'un oeil mauvais, tandis que d'autres tiennent fermement ce qu'ils pourraient considérer comme une arme suffisante pour déstabiliser un prédateur de la nuit de mon niveau... pauvres fous. Il y a bien longtemps que j'ai appris à esquiv- - aïe, l'enfoiré de derrière et sa serpillière.

Désormais à terre telle une crêpe à plumes, je m'éloigne en rampant loin des créatures humanoïdes prêtes à me fendre le crâne à coup de bâton. Je grimace, ouvrant en grand le bec comme pour m'apprêter à leur sauter dessus. Pourquoi tant de violence envers un animal pacifique qui ne fait rien, si ce n'est effrayer la clientèle ? Certes, les hiboux d'autrefois étaient peu appréciés par les superstitieux qui avaient tendance à clouer leurs ailes au porte pour faire feng-shui (fichue mode et ses déboires.) mais ce n'est pas une raison suffisante pour en faire de même de ma personne. Non, je ne tolérerai pas une telle brutalité gratuite. Me décidant à conserver ma dignité, je reprends ma forme matérielle puis tends la main vers le visage de mon assaillant, que je coince entre mes fines et longues phalanges. Le dépassant de plusieurs dizaines de centimètres, il ne m'est pas malaisé de le maintenir à distance de mon intégrité physique; c'est alors que je le repousse d'un mouvement sec, ricanant de le voir tituber :

- Cessez de me brutaliser, australopithèques sauvages que vous êtes. Quant à vous, jeune blanc-bec... Je plisse les yeux, puis regarde le teneur de comptoir. Donnez à manger à la parodie aristocratique au fond si vous tenez à vos meubles : Il a déjà émis la menace de dévorer vos tables et rien qu'à ses yeux, on sent qu'il tient toujours ses promesses... et peut-être que j'envisagerai de ne plus perturber votre commerce répugnant.

Malgré ma cécité, je sentirais presque les tremblements de l'homme face à moi, qui, d'après les mouvements de l'air et le bruit de ses pas, s'est soit enfui, soit dirigé vers son travail pour accomplir ma demande. Les jeunes gens que j'ai doublés afin de parvenir jusqu'ici râlent et pestent dans mon dos tels les enfants qu'ils sont, mais je les ignore. Pas le temps pour les caprices, il n'y a qu'Ewan que j'aime en tant qu'adolescent, pour l'instant. D'ailleurs, en parlant de jeunesse... L'autre là a intérêt pour son derche que ce soit la seconde option. J'ignore si je peux posséder les gens ou les objets, mais me la jouer poltergeist en rogne ne me déplairait pas...  oh, pitié, faites que je le puisse un jour, histoire de devenir l'esprit le plus malsain de tout Quederla, et non pas seulement en moeurs !

Mais heureusement pour lui, il s'exécute et me ramène un hamburger similaire à celui que j'ai englouti, que j'attrape avant de retourner m'asseoir. Comment ça, "j'ai pas payé" ? Payer, moi ? Avec quoi ? Je n'ai rien contre les paiements en nature, mais tout de même, vous êtes de sacrés dégoûtants. Pas dans un endroit aussi malfamé, voyons, il faut refaire toute votre éducation j'ai l'impression... Une fois le met en main, je le dépose sur la table avant de le pousser du bout de mes ongles jusqu'au rescapé de mois de stress qui, j'espère, se calmera... Sauf qu'il n'en a pas fini avec nous parce qu'il reprend son discours de jeune femme enfermée dans une certaine période désagréable :

-Z’avez pas d’autres chose à foutre que de me faire chier?...Des trucs de fantôme dans le genre…des gens à posséder, des maisons à hanter ou….ce genre de conneries?

Ah bah tiens, justement quand j'en parlais ! J'écoute mon ami rire à mes côtés et démontrer la naïveté de l'homme avec un sourire attendri accroché aux lèvres... ah, le plus naïf des deux reste toi et toi seul, Ewan. C'est bien pour cette raison que je t'aime, après tout..~
Mais il n'empêche que les jeunes individus faisant la queue ne sont pas les seuls qui mériteraient une bonne correction de langage. Comment peut-il être aussi vulgaire face à une âme si pure transpirant de jeunesse et d'ignorance ? Je fronce les sourcils tout en gardant mon sourire amusé, puis pose ma main sur celle de ma pauvre victime pour la rassurer :

- Détendez-vous mon brave, je ne souhaiterais pour rien au monde que vous fassiez une rupture d'anévrisme à force de continuer dans votre rage sainte... Mangez donc l'hamburger que je suis allé vous chercher tant qu'il est chaud. J'élargis mon sourire tandis qu'il prend peu à peu une tendance malsaine, prévenant à l'avance que je vais dire une ânerie exprès, assez fort évidemment... Vraiment, vous devriez m'épouser, vous seriez bien plus calme, après quelques temps passés à mes côtés... surtout que, d'après les dires de certains, je suis plutôt beau garçon, non ? Je pose une seconde main sur celle que j'ai déjà posée, le regardant d'un air sincère (ou pas, parce que là, je suis en train de m'esclaffer intérieurement rien qu'en imaginant sa tête...) avant de reprendre: Oh ! Mais quelle bonne idée ce serait.. qu'en dites-vous cher ami ?! Puisque vous tenez tant à ce qu'on "possède" quelque chose...  Et Ewan, ne sois pas jaloux, tu as toujours la première place dans mon coeur, voyons.


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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Ven 3 Oct - 4:11


Bas-fonds gastronomiques


Après qu’il eut posé sa question, le plus petit des deux fantômes pouffa de rire, alors que bien sincèrement, Vilmos ne voyait pas ce qu’il venait de dire qui était si drôle.

- Mais ce sont des légendes ! Personne ne fait ça... Enfin si, ceux des Ruines mais ce n'est pas possible de posséder des gens ! Et puis pourquoi on voudrait hanter des maisons ? On a mieux à faire.

Et comment je suis censé savoir ça, ce dit Vilmos en regardant le fantôme d’un air courroucé, je ne suis pas encore mort! Et personnellement, faire chier les gens, c’était une des choses dans lesquelles il était le meilleur; s’il avait été un fantôme, bien sûr qu’il aurait hanté des maisons et posséder des gens! Peut-être qu’eux n’avait pas envie ou ne pouvais pas faire ces trucs là, mais pour le faire chier, ça, il le faisait chier. Spécialité des fantômes apparemment.
Puis, avant que Vilmos ne puisse réagir, le deuxième fantôme, grand aux cheveux blancs, posa sa main sur son bras, en souriant d’un air amusé, que le jeune homme trouva agaçant.

- Détendez-vous mon brave, je ne souhaiterais pour rien au monde que vous fassiez une rupture d'anévrisme à force de continuer dans votre rage sainte... Mangez donc l'hamburger que je suis allé vous chercher tant qu'il est chaud.

Vilmos regarda devant lui. Effectivement se trouvait-là un tout nouveau hamburger, aussi frais qu’il pouvait l’être dans un endroit pareil. S’il croyait qu’il allait le remercier pour ça, il se plantait et Vilmos ne dis rien. Il continua de fixer le fantôme qui souriait de plus belle, un sourire bizarre et machiavélique. À quoi il pensait ce con?...

-Vraiment, vous devriez m'épouser, vous seriez bien plus calme, après quelques temps passés à mes côtés... surtout que, d'après les dires de certains, je suis plutôt beau garçon, non ?



C’était tellement inattendu,  tellement inexplicable et tellement sortit de nulle part que la mâchoire de Vilmos lâcha d’un seul coup. Venait-il vraiment de se faire demander en mariage par ce type?! Comment osait-il se moquer de lui?

-Oh ! Mais quelle bonne idée ce serait.. qu'en dites-vous cher ami ?! Puisque vous tenez tant à ce qu'on "possède" quelque chose...  Et Ewan, ne sois pas jaloux, tu as toujours la première place dans mon coeur, voyons.

Forcément, les années passé à n’être que des masse flottantes dans l’air avait rendu ces deux-là un peu fous. Ou plutôt le fantôme aux cheveux blancs, plus spécifiquement. Quant à lui, Casper le petit fantôme semblait relativement normal, jusqu’à maintenant. Et bien que Vilmos commençait à se demander s’ils avaient été aussi chiants dans leur vie, il ne pût s’empêcher d’imaginer ce que cela pouvait être de ne plus pouvoir vivre comme…bah les vivants. Lui-même en deviendrait probablement fou.  Et puisqu’il ne pouvait pas leur intimé le respect à l’aide d’un coup de poing dans les côtes, le trésorier Domae changea de stratégie. En leur expliquant calmement qu’il souhaitait seulement avoir la sainte-paix. S’il vous plait.

Du bout des doigts il retira les mains de Volkhoven de sur lui comme s’il s’agissait d’une ordure hautement contaminée et pris sa voix la plus doucereuse possible.

-Votre proposition me fait très plaisir je vous assure, menti Vilmos en masquant son air dégouté derrière un sourire digne d’une hautesse de l’air sur les antidépresseurs.   Malheureusement, je ne joue pas dans la même «ligue» que vous, si vous voyez ce que je veux dire. Je ne tiens pas à être possédé non plus, par qui que ce soit. Je suis certain que vous êtes…plein de qualités et que vous trouverez le bonheur avec une pierre tombale ou un zombie, peu importe. Z’avez ma bénédiction.

Et oui, il donnait sa bénédiction à un inconnu. En effet, qui était ces deux-là pour venir le faire chier comme ça, sur l’heure du midi?



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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Sam 4 Oct - 21:11



- Mais ce sont des légendes ! Personne ne fait ça... Enfin si, ceux des Ruines mais ce n'est pas possible de posséder des gens ! Et puis pourquoi on voudrait hanter des maisons ? On a mieux à faire.

Enfin moi je trouve que c'est une perte de temps d'hanter les maisons... Et puis ça peur aux gens, ils n'arrivent plus à dormir et certains deviennent même fous... C'est méchant de faire ! En tout cas, même si j'en avais le pouvoir, je ne le ferais jamais. C'est trop méchant de faire et je n'aime pas quand les gens sont tout triste. Volkh avait toujours le sourire aux lèvres et s'approcha du jeune homme pas content pour lui poser une main sur son épaule...

- Détendez-vous mon brave, je ne souhaiterais pour rien au monde que vous fassiez une rupture d'anévrisme à force de continuer dans votre rage sainte... Mangez donc l'hamburger que je suis allé vous chercher tant qu'il est chaud.

Le jeune homme et moi regardâmes en direction du nouvel hamburger, il avait l'air assez appétissant et vu tout le bruit qu'il avait fait en allant le chercher, il avait intérêt à le déguster... Je me retournais vers les caisses, mon groupe d'amis était toujours en train de commander ce qu'ils voulaient, mais certains se retournaient vers moi, se demandant sûrement si je connaissais le hibou qui leur avait piqué leur repas et l'homme à table qui s'énerve facilement.

-Vraiment, vous devriez m'épouser, vous seriez bien plus calme, après quelques temps passés à mes côtés... surtout que, d'après les dires de certains, je suis plutôt beau garçon, non ?

...
Je penche la tête sur le côté tandis que l'autre ouvre grand la bouche... Ils se connaissent déjà pour qu'il le demande en mariage ? Et puis, je ne savais pas que deux garçons pouvaient s'aimer... Je croyais qu'un couple ce n'était que fille et garçon... M'enfin, j'hausse les épaules, si ils sont heureux comme ça c'est le principal... Mais quand même ! Volkh aurait pu me dire quand même qu'ils se connaissaient ! Surtout que le monsieur avait l'air aussi étonné... Ça doit être l'émotion je pense.


- Oh ! Mais quelle bonne idée ce serait.. qu'en dites-vous cher ami ?! Puisque vous tenez tant à ce qu'on "possède" quelque chose...  Et Ewan, ne sois pas jaloux, tu as toujours la première place dans mon coeur, voyons.

Pourquoi être jaloux ? Je penche la tête de nouveau sur le côté, pour être jaloux il faut avoir des sentiments et je n'ai pas de sentiments pour Volkh moi... Enfin c'est un bon ami quoi. Moi c'est Lyana que j'aime. Enfin, je ne comprend pas tout là... Du bout de ses doigts, le monsieur pas content retira la main de mon ami de son épaule ; non vraiment je ne comprend rien du tout là...

- Votre proposition me fait très plaisir je vous assure. Malheureusement, je ne joue pas dans la même «ligue» que vous, si vous voyez ce que je veux dire. Je ne tiens pas à être possédé non plus, par qui que ce soit. Je suis certain que vous êtes…plein de qualités et que vous trouverez le bonheur avec une pierre tombale ou un zombie, peu importe. Z’avez ma bénédiction.

J'éclate de rire quand j'entend de trouver le bonheur avec une pierre tombale ou un zombie... On ne peut pas être heureux avec une pierre ! Et les zombies ça n'existe pas ! Ce n'est que dans les livres tout ça ! Mais je reprend rapidement mon sérieux et me penche vers Volhk pour lui dire quelque chose, je met ma devant ma bouche pour cacher mes paroles mais je crois que le monsieur pas content peut quand même entendre ce que je dis...

- Je crois que ça veut dire qu'il a peur de s'engager.

C'est vrai ça, quand on refuse une proposition de mariage c'est que l'on a peur de s'engager ! Enfin c'est ce que j'ai entendu de la part de mes amis quand ils discutaient de ça... Et puis d'après mes amis, c'est quelque chose d'important le mariage, que l'on est prêt à s'engager... Mais je ne pensais pas qu'un fantôme pouvait épouser un humain ! C'est trop bien d'être mort depuis longtemps, on peut se permettre plus de choses !
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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Ven 10 Oct - 10:01

Et me voilà de nouveau en train d'enquiquiner la populace, faisant grincer les dents aux plus vieux et rire aux éclats les jeunes cerveaux, me gavant de leur joie alors que l'autre face à moi reste silencieux durant un long moment. J'ai cru entendre un "CLAC" assez sonore à la suite de ma demande en mariage, mais je ne sais pas d'où cela provenait : Quelqu'un était-il tombé ou sa mâchoire en avait-elle égaré ses vis sous la surprise... ? Sûrement ça. Qui peut bien s'attendre à ce qu'un esprit inconnu lui déclare sa "flamme" en demandant ainsi sa main ? Personne, mettons-nous d'accord là-dessus ! Et c'est justement pour ça que je trépigne d'amusement, rien qu'en imaginant la guerre civile qui doit se dérouler sous sa caboche, entre la morale, la logique et le dégoût qu'un mâle peut inspirer à certains friands d'abricots fendus tels que lui, sans doute. Il n'y a pas à tergiverser, j'aime les hétérosexuels et leur petite âme si aisément perturbables, ils grimacent, hurlent et fuient comme si je les insultais alors que je ne souhaite que les taquiner ! Quelles personnes adorables. Comme Ewan et l'autre pisse-froid, tout pareils, quoique très différents aussi.

Il attrape ma main, ouh oui, comme ça, voiiilà - - puis la repousse comme s'il se débarrassait d'une peau de banane recouverte de bave de bambin et de purin. Je fronce légèrement les sourcils, mais n'en perds pas pour autant mon sourire : EH OH, ça va, j'ai pas la gale. Pas encore du moins, mais tout de même, il pourrait faire preuve de plus de délicatesse à l'égard du pauvre handicapé du ciboulot que je suis.  Je pourrais finir par me vexer ; quoique, qu'est-ce que ce mot veut dire ? C'est lui qui prend la chèvre constamment, donc ce fast-food n'a pas besoin de deux stressés du bulbe en son sein. Sinon, il risque d'être mis dehors, tandis qu'on tentera peut-être de m'exorciser même si ça ne m'a jamais rien fait. Il y a quelques années, j'aurais fini crucifié à une porte du fait de ma condition animale et recouvert de sceaux pour que le mauvais esprit ne ressorte plus. Oh. J'hausse un sourcil pendant un court instant, attendant toujours la réponse de pépère : C'est vrai ça, est-ce que j'ai tourné en "mauvais esprit" ? Personnellement, je me trouve plutôt cool comme fantôme, y en a des plus méchants que moi, même si je n'ai aucun exemple sous la patoune. Mais lui par exemple, il est mauvais comme la pelade et personne ne vient gueuler ! Comment ose t-il me repousser ?... :

- Votre proposition me fait très plaisir je vous assure... J'élargis mon sourire, patientant pour la suite que je sais d'avance cinglante ; ose mon ami, ose être mauvais face à moi et tu comprendras pourquoi les gens me fuient en temps normal... Je n'attends qu'une provocation, une seule ! Allez... Malheureusement, je ne joue pas dans la même «ligue» que vous, si vous voyez ce que je veux dire. Je ne tiens pas à être possédé non plus, par qui que ce soit. Je suis certain que vous êtes…plein de qualités et que vous trouverez le bonheur avec une pierre tombale ou un zombie, peu importe. Z’avez ma bénédiction.


Moui, donc j'avais raison, il est bel et bien hétéro'. Mais qu'est-ce que ça change ? Je compte continuer à lui cavaler dur la sorbonne, après tout, je n'ai que ça à faire et il ne peut cogner le vide pour me faire fermer ma grande gueule. Je perds deux secondes mon sourire dans une fausse expression surprise, avant de tendre l'oreille au rire d'Ewan. Pourquoi ris-tu cher ami ? ... Mais peu m'importe, je vais rigoler aussi pour ne pas passer pour un idiot. Petite inspiration... ohoho, voilà, fini. Une fois cette imitation de réussie (à ça près.), j'écoute les dires de mon camarade puis acquiesse d'un mouvement de tête, lui chuchotant doucement : "Les femmes sont plus indépendantes aujourd'hui, en effet..." avant de ricaner. Bien sûr, je sais qu'il s'agit d'un homme : Si mes yeux ne fonctionnent pas très bien, mes oreilles, elles, perçoivent tout à fait sa voix qui n'est en rien celle d'une demoiselle ! Mais bref. Puisqu'il prend la mouche... Je me lève lentement en tenant mon bâton entre mes doigts, puis m'installe à côté de lui, un genou sur le sol et le bras tendu vers son visage. Ou du moins, je l'espère. Je toussote, savoure avec un péché sadique les chuchotements et les questionnements parvenant à mes esgourdes, et fais résonner ma voix dans la pièce  après avoir prévenu mon interlocuteur par un petit sourire de ma réserve, épris d'une envie malsaine de faire chier :

- Mon cher, ne soyez pas farouche ! N'ayez crainte du fait que je sois un homme, puisqu'étant fait de vent, je ne puis vous ravir de votre fleur d'oranger. J'insiste pour que vous me donniez votre main, car c'est votre solitude de cœur qui vous le durcit.

Ai-je encore un semblant de honte ? Bof, pas vraiment. Tout comme je n'ai pas de pitié pour ceux qui veulent se la jouer cinglants, même si sa réponse est parvenue à m'arracher un petit gloussement. J'suis comme ça moi. Mi-homme, mi-femme, mi-gay, mi-hétéro, mi-fantôme et mi-dindon. Tuez-moi dans les flammes si vous voulez, je serai toujours de retour pour vous hanter. J'écoute les petits rires de fond puis sursaute lorsqu'un applaudissement retentit dans la salle de la part de gens sûrement aussi fous que moi, "regardant" autour d'un petit air inquiet avant de disparaître, non pas par honte mais par manque d'habitude. J'ai pris celle de me faire engueuler, d'entendre des insultes, mais pas qu'on me félicite, surtout pour une de mes conneries... Mais les femmes de ce temps aiment la romance des chevaliers de la rosette, donc je ne suis qu'à moitié étonné... peut-être qu'ils ont juste aimé la tournure de ma demande, mais bref. Passons. Je repars alors m'asseoir à côté d'Ewan puis me rend de nouveau visible, esquissant un large sourire à l'autre type :

- Au fait, puis-je connaître votre nom, cher amant ? Ça ne vous libérera pas de moi pour autant, et attendez-vous à pire si vous garder le silence, mais ça peut tout de même m'amener à changer de sujet puisque ma mémoire est un chouïa défaillante. Donc profitez-en.

Je penche la tête sur le côté, trahissant ma légère folie d'un petit rire toujours aussi étrange avant de lever la main, désignant d'abord le vide avant de réaliser qu'Ewan est de l'autre côté, puis moi-même dans le but de nous présenter l'un l'autre:

- Voici Ewan, jeune esprit tout mignon, quant à moi, je me nomme Volkhoven, vieil esprit tout con. Mais vous pouvez m'appeler "mon chéri" si vous n'arrivez pas à prononcer mon nom, je n'en rougirai pas... - Oh, et pas d'inquiétude. Je vous oublierai très vite par la suite, ce n'est qu'un mauvais moment à supporter~ . 
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MessageSujet: Re: Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]   Mar 14 Oct - 4:06


Bas-fonds gastronomiques


Encore une fois le plus jeune des deux fantômes pouffa de rire lorsque Vilmos eut terminé de parler. Décidément, je ne savais pas avoir tant de talent pour l’humour, se dit-il avec ironie, parce que dès que je finis de parler ce petit con éclate de rire.

Non seulement le jeune fantôme rit, mais il chuchota quelques choses à son compagnon déterré que Vilmos n’entendis pas, se doutant néanmoins qu’ils parlaient de lui. Même, qu’ils se moquaient de lui, alors qu’il était juste devant leur tronche. Vilmos aurait préférer largement qu’ils lui parlent directement, ainsi il aurait pu, directement, leur répondre d’aller se faire foutre.

Et juste lorsqu’il crut avoir atteint le fond du baril, le fantôme aux cheveux blancs se leva lentement de manière théâtrale, contourna la table pour poser un genou sur le sol collant de graisse du fast-food aux conditions hygiéniques douteuses. La main qu’il tendit ensuite manqua de rentrer carrément dans son nez et Vilmos recula vivement la tête, comme un chat devant une brosse.

D’ailleurs, le sourit malveillant que lui lança le fantôme lui hérissa les poils la nuque.

-Mon cher, ne soyez pas farouche ! N'ayez crainte du fait que je sois un homme, puisqu'étant fait de vent, je ne puis vous ravir de votre fleur d'oranger. J'insiste pour que vous me donniez votre main, car c'est votre solitude de cœur qui vous le durcit.

Vilmos fixa le fantôme avec des yeux ronds comme des billes. Il avait deviné depuis un moment que celui-ci était fou, mais Vilmos commençait à croire que c’était lui qui le devenait. L’air rance de ce restaurant miteux lui montait à la tête. Vilmos abandonna toute réponse et fourra le second hamburger dans sa bouche. Le seul fait de pouvoir détruire quelque chose, ici son hamburger, même avec ses dents, lui ramena les esprit en ordre. Il était hors de question que lui, Vilmos Desgoffe und Taxis, rien impuissant devant une situation comme celle-ci. Personne, même pas ses deux cons de fantômes, ne pouvait allégrement se moquer de lui. Personne ne le pouvait bordel!

Soudainement, le fantôme aux longs cheveux blancs disparu…pour réapparaitre aux côtés de son ami. Intéressant ça...Et alors, un petit comique avait décidé d’applaudir à la demande à mariage et Vilmos, ayant finalement repris possession de ses moyens, lui envoya un regard terrifiant qui disait :«Je te chercherai. Je te trouverai, et je te tuerai. ». L’humoriste baissa immédiatement les bras, probablement pour essuyer la pisse qui venait de tachée son pantalon, se dit Vilmos en riant.

Finalement satisfait, il tourna la tête de nouveaux vers les deux fantômes, qui lui souriaient.

- Au fait, puis-je connaître votre nom, cher amant ? Ça ne vous libérera pas de moi pour autant, et attendez-vous à pire si vous garder le silence, mais ça peut tout de même m'amener à changer de sujet puisque ma mémoire est un chouïa défaillante. Donc profitez-en.

Il devait en profité, en effet. Ce don de disparaître et d’apparaître à volonté, c’était pas mal. Pas mal du tout même. Si Vilmos arrivait à les cerner, peut-être aurait-il sous la main deux espions extraordinaires. Qui bien sûr, travaillerait pour lui. D’abord, impossible qu’ils se fassent prendre puisque personnes ne pourrait les voir une fois dissimuler. Vilmos salivait déjà les possibilités : sabotage, destruction, capture de matériel, assassinat, enlèvement, infiltration, exfiltration de personnes, et surtout, vol et manipulations. Et ce sans laisser la moindre trace. S’il ne pouvait pas se débarrassé d’eux, autant alors qu’ils lui soient utile.

- Voici Ewan, jeune esprit tout mignon, quant à moi, je me nomme Volkhoven, vieil esprit tout con. Mais vous pouvez m'appeler "mon chéri" si vous n'arrivez pas à prononcer mon nom, je n'en rougirai pas... - Oh, et pas d'inquiétude. Je vous oublierai très vite par la suite, ce n'est qu'un mauvais moment à supporter~ .

Vilmos qui, voilà seulement deux minutes, avait été à deux doigts de faire une crise d’apoplexie, était devenu souriant, parfaitement calme et maitrisé. Déjà, savoir leur nom était un plus, mais il devait en savoir plus sur eux. Avaient-ils faits parti de l’une des familles? S’ils étaient d’ancien Élémentis, autant laisser tomber : jamais ils ne voudront l’aider. En revanche, s’ils avaient été Domae, peut-être pourraient-ils s’entendre…

Conscient qu’il ne pouvait pas leur demander cela tout de go, il s’apprêta à faire des détours dans sa campagne à la chasse aux fantômes.

-Peut-être allez-vous m’oublier, moi je ne vous oublierais pas, croyez-moi, dit-il en levant les yeux au plafond, puis les ramenant sur les deux fantômes.

Non, ça c’était certain, ce moment le hanterais jusqu’à sa mort… Vilmos posa les bras sur la table, penchant la tête pour observer ces deux-là de plus près. Malgré le sourire qu’avait le trésorier, son regard ne cachait pas ses viles intentions.

-Quant à moi, je m’appelle Vilmos. Je n’ai pas le temps, ni l’envie de mourir tout de suite pour vous rejoindre dans l’au-delà, cependant je suis curieux… Si la question n’est pas trop indiscrète, comment vous êtes morts, tous les deux? Et n’essayer même pas de me mentir, je reconnais les menteurs à des kilomètres. Si vous êtes morts parce que vous avez attrapé un virus dans un bain tourbillon infecté ou si vous avez mis votre zizi là où il fallait pas, z’inquiétez pas je le dirais à personne.

Vilmos haussa alors les épaules et eu un sourit en coin.

-Bien sûr, je demande ça pas pure et simple curiosité. Ça m’intéresse vos histoires!



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Bas-fonds gastronomiques [PV Ewan&Volk]
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