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 Nemesis Phidias, le juge est une femme. [Bouclé !]

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MessageSujet: Nemesis Phidias, le juge est une femme. [Bouclé !]   Mar 28 Oct - 0:48

Nemesis Phidias

« La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.»

PETITE PRÉSENTATION
NOM : Phidias
PRÉNOM(S) : Nemesis
SURNOM : Vieille conne, sale garce et d'autres appellations fleuries...
DATE DE NAISSANCE : Premier mai
ÂGE : 28 ans
SEXE : Féminin
CAMP : Gouvernement
CAPACITÉ : Vous foutre en taule.
SITUATION : Célibataire.
PERSONNAGE AVATAR : Guinevere - DeviantArt, par Jjlovely
QUESTIONS

DE QUAND DATE VOTRE ENTRE DANS LA FAMILLE ?

QUELS SONT VOS LIENS AVEC ELLE ?

POSSÉDEZ-VOUS UNE ARME, SI OUI LAQUELLE ?

Absolument aucune.

PHYSIQUE
Nemesis est une femme n'ayant rien sortant de l'ordinaire, lorsqu'il nous arrive de la voir défilant dans les rues de Quederla. Belle, elle l'est, et belle elle se sait, mais qu'est-ce que cette juge à l'air si méprisant peut avoir de si particulier ? Rien dans l'absolu vous dirait-elle, puisqu'étant faite de chair et de sang comme bien d'autres demoiselles, rien ne semble vraiment la désigner comme étant si différente.

Arborant une fière chevelure de platine dévalant ses fines épaules dans une cascade blonde s'achevant au niveau de ses genoux, cette fervente défenseuse de la justice témoigne d'un soin apporté à sa personne plus qu'apparent. Tenant plus du félin que de l'hominidé conformément aux croyances darwiniennes, elle aime se détacher de la masse de par sa démarche élégante et sa ribambelle de bijoux d'or fin qu'elle arbore partout où ils peuvent être encore portés sans faire céder sa fine peau, dépourvue de toutes cicatrices et arborant quelques grains de beauté par ci, par là. Elle en prend soin, et cela ne peut que se voir : Nul n'a l'autorisation de toucher cette surface laiteuse sans risquer un coup de griffes (ou de dents selon son humeur) en plein dans la figure, car un simple contact est vu par ces prunelles noisettes comme une agression que même le diable rejetterait et condamnerait.

Prunelles qui, parlons-en, peuvent parfois en dérouter plus d'un : Elle a le regard perçant, incisif, tel un scalpel s'enfonçant dans l'âme corrompue et la déchirant pour mieux y lire à travers. Malgré la couleur terne de ses iris, la grandeur et la brillance de ses yeux tendent à faire oublier ce minuscule détail qu'elle n'a jamais considéré comme un mal, n'aimant guère les teintes trop vives ou colorées qu'elle considère comme enfantines. C'est une dame, et elle est la première à s'en vanter, l'âge ne la faisant point reculer de frayeur bien qu'elle guette avec inquiétude le moindre recoin de son visage à la recherche de potentielles rides. Il n'est pas difficile de la différencier d'une jeune fille, car ses formes sont taillées de manière à ne laisser aucun doute sur son appartenance de genre.

Dévoilant une poitrine rebondie sous ses amples tenues de soie, la juge pourrait aisément parader avec la tête haute tel un paon méprisant, en particulier du fait de ses 1 m 85 révolu. Elle surpasse chaque tête et n'aime, que dis-je, déteste tous ceux qui la battent quant à sa grande taille, son seul traumatisme étant les regards venant du haut. Tout cela ne vient que de la longueur de ses jambes qui, malgré sa tendance à favoriser les jupes longues aux courtes, sont constamment montrées par le biais de fentes réalisées à la main ou présentes dès le départ.

Elle n'est pas maigre, et est loin de le désirer ; La maigreur s'adresse aux fillettes, surtout que la belle rechigne à l'idée de trier son assiette - Avouons qu'il se montre plutôt rare de la trouver sans aucune confiserie planquée dans ses poches, souvent improvisées. En revanche, ses traits sont fins et bien tracés, ses pommettes relevées et ses lèvres pleines, ourlées d'un rouge sanglant contrastant avec la pâleur maladive de cette femme. L'arrogante porte les larmes aussi bien que l'ange porte ses ailes, puisqu'il n'est pas rare de la voir céder sous la pression ou bien s'enrager lors des procès, grognant après ses excès d'humeur ou de son empathie surdéveloppée. De ce fait, cette femme considérée comme austère voire froide se repent néanmoins face à ses émotions ; Telle sa peau, Nemesis est transparente, et ne sait guère porter un masque autre que son maquillage.

Maquillage d'ailleurs toujours bien appliqué, car jamais elle n'oserait pointer le bout de son nez sans son quotidien déguisement de grande dame. Le fond de teint doit être étalé, la poudre éparpillée, la ligne de khôl tracée et tout le bardingue suivra ; sinon Madame n'est pas contente, et personne n'a envie de voir ce qu'une gueule en pente habituelle peut bien faire pour s'empirer. Elle sourit peu, mais les fois où Nemesis réalise cet exploit, ceux qui ont la chance de l'apercevoir ne peuvent que réaliser la réelle nature de l'impitoyable connasse : Bien qu'étant décrite comme étant un glaçon ambulant, elle demeure quelqu'un de chaleureux qui ne grimace pas face à un bon moment de rigolade. Juste pour dire qu'elle ne fait pas constamment la tronche. A ça près, du moins...

 
CARACTÈRE
Que serait une juge sans son autorité et sa froideur stéréotypées ? Pas grand-chose, ou alors pas mieux que la carpette du tribunal que l'ingénue caresse sous son talon à chaque fois qu'une vie doit être scellée sous clef. Nemesis est un morceau de glace qui ne se brise pas, ne fond pas, du diamant - si on oublie ses pétages de câble et ses crises de nerfs plus que fréquents. En effet, la jeune femme semble être détentrice d'un calme très fragile, elle n'a que peu de patience et tourne très facilement de l'ennui à la colère. Dans ces moments-là, inutile de perdre son temps à l'arrêter, car non seulement elle le fera d'elle-même au bout d'un moment, mais aussi son caractère de prédatrice vous désignera automatiquement comme son ennemi qui doit très rapidement la fermer. Car, comme dit plus tôt, Nemesis aurait dû naître sous la forme d'une harpie, agressive et hurlante. Même si son bras est faible et qu'elle en a entièrement conscience, l'envie de frapper tout ce qui bouge en hurlant "Mais ta gueule !" pourrait rapidement la secouer.

La dame répugne à l'idée de parler bagatelles, et déplore toute approche destinée à lui plaire : Elle aime sa solitude et son espace de sécurité, qui doit s'élargir à au moins deux mètres pour ne pas l'offenser. Moins de cela, et c'est elle qui s'éloigne, voire s'en va. Dû à une éducation spartiate, la dame ne répondra aux blagues vaseuses qu'avec un profond mépris, à moins qu'elle ne les comprenne pas du fait de sa trop grande « innocence ». Même si la juge apprécie fortement l'humour noir, si des sous-entendus qu'elle jugerait grossiers se glissent au milieu, vous n'obtiendrez qu'un haussement de sourcil et pas plus.

De toutes façons, elle prend rarement la peine de trop réfléchir sur quelque chose qu'elle ne comprend pas dès le départ : Elle passera automatiquement à autre chose sans trop se préoccuper du reste. Ce qui l'intéresse une fois n'aura pas l'opportunité de le refaire par la suite, et c'est exactement la même chose pour les gens.

Cependant, ne voyez pas en elle une trouble-fête entièrement dépourvue de sympathie, car Nemesis en est tout le contraire : Démontrant une gentillesse sans failles quand la juge ne se sent guère menacée, c'est une toute autre femme qui nous est dévoilée. Douce et maternelle, elle aime prendre soin des autres et résoudre leurs problèmes car du fait de son expérience, l'empathie est devenue son fer de lance. C'est à cause de son ancienne condition de victime qu'elle a pris la décision de se munir du marteau au service des plus faibles. Elle connaît la douleur, et offrira toujours à qui le veut une épaule pour pleurer (mais pas plus) et une oreille attentive, car attentive, elle l'est ! Souvent paranoïaque, il lui est difficile de se faire des amis à cause de sa peur d'être trahie ; ne lui en voulez donc pas si elle vous regarde de travers au moindre fait et geste étrange. Maladroite et ne sachant absolument rien faire de ses dix doigts, la juge se révèle être rien de plus qu'une princesse Disney dans le costume trop grand de la reine de coeur, cruelle et austère seulement avec des chamallows fondus en guise de mains.

Elle aime la Justice plus que sa propre vie, d'où le fait qu'elle l'ait entièrement dédiée à cette dernière, espérant la voir resplendir et sauver cette ville moisie par le crime. A l'heure d'aujourd'hui, Quederla ne lui inspire que du dégoût, car les armes et le sang qui recouvre ses plaines ne l'ont que trop désespérée par le passé : Les guerriers lui filent des poussées d'urticaire et les bougresses la font parfois questionner ses goûts romantiques : Comment peut-elle encore aimer les femmes avec tout ce défilé de sauvageonnes malpropres et décoiffées ? Il y a des jours où elle se pose la question, jusqu'à ce qu'elle se rappelle qu'elle n'a pas le temps pour les amourettes. Car oui, Nemesis est, du fait de sa misandrie (et androphobie), plus portée vers les femmes qu'elle accostera plus aisément que les mâles qu'elle aura tendance à confondre avec des rustres sans cœur et sans manières. Elle se montrera du coup mauvaise et craintive à l'égard de la pauvre gent masculine, grimaçant à la moindre approche sortant de l'amical.  De toutes manières, Nemesis est l'incarnation même de la femme occupée – elle n'a jamais le temps, ou du moins, jamais l'envie, mais ça rend toujours mieux de dire « temps ». Les femmes lui plaisent mais... sans plus, il est très difficile de briser son indifférence. Comme dit plus tôt, elle aime sa solitude.

En ce qui concerne les Familles, Nemesis n'éprouve pour elles qu'une étrange incompréhension : Quel intérêt ont-elles à se battre pour une petite ville ayant déjà un gouvernement, pourquoi diable se battent-elles par ailleurs, n'ont-elles donc rien d'autre à faire que de jouer les barbares ? Tant de questions demeurées sans réponses jusqu'à présent... Elle ne les aime pas, et ne s'en cache guère. Les éléments, les bêtes et les lames sont un thé dans lequel elle n'apprécie pas d'y tremper les lèvres : Non seulement parce que ce ne serait pas digne d'une femme de son rang, mais aussi parce que la violence (outre la sienne) la répugne. La vie est, selon elle, bien trop précieuse pour la gâcher sur le champ de bataille. Malheureusement, la Confrérie ne diffère en rien aux clans dans ses grands yeux sombres : Tous sont aussi violents les uns que les autres, alors elle préfère en rester le plus loin possible.

Néanmoins, cette femme, tout ce qu'il y a de plus banale, montre parfois une certaine étrangeté déconcertante : Dans ses murmures, il arrive qu'on l'entende parler de l'Autre qu'elle craint et refuse de dépeindre comme s'il s'agissait d'un vieux fantôme vengeur. La seule chose qu'elle accepte de dire à son propos est qu'il est l'une des principales choses qui la poussent à accomplir correctement son travail, sans aucune exception, ni remord.


PÈRE CASTOR RACONTE NOUS UNE HISTOIRE !

« Mais... ça ne vous touche pas ? Je veux dire... ne prenez pas offense, mais il s'agissait tout de même de votre père... »

- … Êtes-vous en plein délire ? Je ne connais pas cet homme.

« Dans ce cas, pourquoi pleurez-vous ? »


Parce que c'est fini. C'était enfin terminé...
Je me souviens de tout ce qui s'est passé là bas. Je me tenais aussi droite qu'un piquet face à un cadavre, et deux policiers m'entouraient... l'un d'entre eux avait sa main posée sur mon épaule. Il voulait me consoler, ou quelque chose du même genre, mais je repoussai sa gentillesse et m'éloignai avec un air dégoûté. L'imbécile... Je n'avais besoin d'aucune aide en dépit de la présence de mon père, mort et affalé tout au fond dans son siège, un poignard au manche encore moite fermement planté dans sa cage thoracique... si je l'avais aimé, je pense que je me serais confondue en larmes et en hurlements de désespoir, en effet. Mais de lui, je n'avais que souvenir d'un monstre pervers et obscène, un satyre salivant face à sa propre chair devenue femme avant l'heure pour son plus grand plaisir, et pour elle son plus grand malheur. Mon corps encore fragilisé par les souvenirs d'une jeunesse brisée ne versa aucune larme en apprenant sa mort, et ce ne fut qu'en sortant que je m'écroulai de soulagement : Le monstre, tapis sous chaque lit dans lequel j'avais dormi, la bête dissimulée dans le noir, toute cette vie passée à le craindre étaient morts avec lui. Je levai les yeux et pleurai, je pleurai pour la petite fille apeurée qui expirait pour la dernière fois tandis que mes pas m'éloignaient de la scène de crime.

Ce premier mai, jour célébrant mon arrivée en ce monde, l'Autre m'offrit la possibilité de naître une seconde fois : L'Autre, cette personne sans nom ni visage après laquelle je courrai depuis si longtemps. Il avait laissé un mot sur l'un des murs, mais je le connaissais déjà – il ne changeait jamais. « Justice devait être rendue. » qu'il disait et répétait telle une prière, mais je voyais bien que son concept de justice faisait hérisser les poils de mes collègues qui le décrivaient comme un timbré barbare, et je le comprenais entièrement. Qui pouvait observer ses œuvres sans ressentir cette curieuse culpabilité, en plus de ce profond dégoût à la vue de ces mises en scène glauques et puériles ? Implicitement, je sentais qu'il avait quelque chose à me dire, moi qui faisais face à mon bourreau d'autrefois, cet homme qu'il avait pris la peine de placer de la même manière que le dépeignaient mes souvenirs. Mais quoi ? Je voulais le savoir. Et plus que par envie de Justice, je le cherchais désespérément... comme un enfant qui courrait après sa propre ombre.

Ma vision de la Justice ne cessait de changer, principalement à cause de lui. Mes débuts en tant que juge étaient... soyons honnêtes, plus que déplorables. Quederla n'a jamais été un lieu très friand des défenseurs de la justice, du moins, pas ceux qui n'ont pour armes que leur propre voix et des valeurs humanistes. Non, les quederliens se montraient déjà salivant face aux sauvageons et vomissant devant autre chose comportant un minimum de neurones : Bref, c'était une horreur sans nom. Je n'avais peur de rien et étais prête à tout, mais aussi personne ne me craignait. Qu'étais-je, comparée à ceux qui avaient la force de briser trois hommes par la force de leurs poings, à tous ces  justiciers du dimanche qui préféraient voir la Mort vengeresse que la Justice ? Je savais pertinemment qu'il aurait fallu travailler ailleurs... mais Quederla avait besoin de gens comme moi, et j'avais besoin de Quederla pour affronter les plus mauvais regards. Je voyais les criminels défiler sous mes yeux, et je scellais leur vie avec fierté, abattant mon marteau comme les Shinigamis abattraient leur immense faux. Être maître du destin de tous... quoi de plus jouissif ? S'ils étaient là, c'était bien pour une raison – et même s'ils se révélaient innocents des faits, je savais pertinemment que j'allais les retrouver plus tard pour une autre raison. On ne change pas les mauvaises graines...

Mais ma passion pour la justice prit une toute autre tournure, au fur et à mesure que les procès s'accumulaient. Rapidement, ce que je crus être du zèle prit la forme de la haine, une haine pure et dévastatrice qui dévalait les pentes de ma sinistre existence en emportant les piliers qui la faisaient tenir debout. Je ne dormais plus, ne mangeais que très peu, fondais en pleurs en lisant les témoignages et rageais à l'idée de voir le visage de leurs bourreaux...  il fallait que je travaille pour tous les envoyer en enfer... Tous. Innocents ? Ah ! S'ils l'avaient été, jamais ils n'auraient été traînés au tribunal. Ce mot n'avait à mes yeux que peu de sens... A force d'entendre les mensonges, je sus rapidement comment reconnaître un homme se croyant assez fort pour duper la Justice, et je le punissais de ce fait. Personne ne se moquait de la Cour, pas tant que j'étais là pour faire éclater la vérité. Les avocats se battaient et j'attendais patiemment, même si tous se doutaient que j'allais forcément pencher plus pour l'accusation : Je ne connaissais aucun être sur terre entièrement innocent. Et aujourd'hui encore, je n'en connais toujours pas. Donc je ne commettais pas une si grave erreur.

La première fois que je dus faire appliquer une sentence qui ne me réjouissait guère, je fus désemparée face à l'incompétence de ma procureure et faible face aux regards qui s'écroulaient sur moi : Il fallait rendre un verdict, même s'il ne me plaisait pas, je ne pouvais sciemment pas faire comme si je n'avais rien entendu. Intimement, j'étais persuadée qu'il était coupable, et pire - qu'il allait recommencer. L'homme fut libéré le lendemain du procès,  mais il ne vagabonda que peu de temps avant qu'un justicier ne s'en prenne à lui et l'assassine d'une manière tout à fait atroce : Ses parties génitales lui avaient été arrachées et retrouvées pendouillant à la poignée de sa porte comme s'il s'agissait d'une mauvaise blague, jusqu'à ce que nous tombions sur un dernier message du tueur. L'Autre s'était amusé pendant la nuit, mais je demeurais silencieuse - les doutes planaient au dessus de ma tête - que faisiez-vous dans la soirée d'hier madame, connaissiez-vous la victime, non, non et à nouveau non, barrez-vous. Je ne savais pas qui avait fait ça, mais bizarrement, je ne ressentais pas le besoin de l'attraper : Il ne faisait rien de si mal, après tout, je ne pouvais juger deux fois de suite une personne pour le même crime. Et pour moi... cet homme était simplement passé dans les filets de la Justice. Il n'avait obtenu que ce qu'il méritait.

Les choses se passaient plutôt bien, on venait et repartait direction la cellule, je fus même surprise de voir que certains préféraient presque se retrouver en prison plutôt que de sortir libres avec l'Autre les mirant de loin. Etait-il un allié de marque ou un réel psychopathe comme le disaient si bien mes camarades, impossible d'y apporter la réponse et honnêtement, je m'en moquais. J'étais d'accord avec ce qu'il faisait, du moins... jusqu'au jour où il alla trop loin dans ses convictions.

Comme à peu près tout le monde au cours de leur vie, je me permis une fois, une seule et unique fois d'entrer en relation avec quelqu'un... une jeune femme du nom de Kana, qui au bout de plusieurs mois passés à mes côtés m'avoua en pleurs qu'elle avait assassiné son époux dans le but de sauver sa vie, tandis qu'il la martelait quotidiennement de coups. Elle m'expliqua en détails comment elle l'avait tué, et torturé avant de voir la dernière flamme de vie s'éteindre au coeur de ses prunelles : Il me fallut faire beaucoup d'efforts pour ne pas dégobiller sous ses yeux. Compréhensive quoique légèrement embêtée par ce secret, je jurai de garder le silence car je l'aimais, ou du moins, faisais de mon mieux pour ça. Non, elle n'allait pas être jugée, et j'allais m'en assurer... Je ne sais plus vraiment ce qui m'encourageait à agir de cette manière, mais je savais parfaitement ce qui allait en advenir. Dans mon élan affectif, je me croyais assez forte pour tenter le Diable lui-même, tapis au fin fond de mon esprit telle une menace constante et muette. Assez forte pour contrer la dure Justice, et l'Autre, aussi... je savais parfaitement ce qu'il en advenait, de ceux qui échappaient à mon jugement. Ils finissaient tous de la même manière. J'étais l'ange désireux d'être aimé de Dieu, tout en voulant garder la main enfouie dans celle du déchu ; un ange extrêmement capricieux.  
Et j'en ai bizarrement payé le prix, comme pour me rappeler que je ne pouvais pas rire de la Justice : Je n'en étais pas la maîtresse, loin de là... j'étais son porte-parole. Pas plus... je ne détenais en réalité aucun pouvoir apte à la sauver.

Lorsque je m'éveillai et la cherchai à mes côtés, mes mains ne rencontrèrent qu'un vide alarmant. Je me levai donc et partis en quête de mon amante, mais la vision d'horreur qui m'attendait dans le salon me paralysa d'effroi. Elle était à terre, la respiration haletante, avec le visage noyé dans la substance rougeâtre qui souillait mon merveilleux tapis. Quel dommage, me dis-je en constatant la grossière tache bavant au fur et à mesure sur les tissus, une si jolie carpette... Puis je vis enfin ce qui était allongé dessus. Ma belle Kana... pourquoi avait-elle été tuée ce matin-là ? Pourquoi les verrous sur ma porte n'avaient absolument pas bougé de leur position initiale ?
Pourquoi ? Kana me regarda en versant une seule et unique larme, avant de m'obliger à me pencher sur elle. Je ne voulais pas la toucher. J'avais peur d'empirer son mal, bien qu'elle ne semblait pas capable de tenir plus longtemps... lorsque j'acceptai au final de tendre l'oreille à ses dernières paroles, une grande incompréhension m'envahit. Ce qu'elle me murmura ce jour-là était simple et direct : "Pourquoi tu as fait ça ?..." Fait quoi ? Je la lâchai brutalement et me reculai avec crainte, la regardant fermer les paupières dans un soupir. Instinctivement, je me ruai vers la porte d'entrée que je retrouvai intacte, je cherchais, cherchais, désespérément, qui avait pu lui infliger pareille mort... les fenêtres étaient pourtant closes.

Personne n'était entré, personne n'était sorti. Il n'y avait que nous deux... Lentement, je m'écroulai à genoux à ses côtés, et arrachai avec force le couteau de cuisine enfoncé dans son dos, regardant mon reflet dans la lame en quête de réponses, mais mon visage ne m''apporta qu'un profond dégoût. L'Autre était-il si loin de moi, comme je me l'imaginais ? S'il se cachait en moi, comment pouvais-je l'arrêter et le mettre sous verrous ? Comment ? Pourquoi ? ... Comme d'habitude, je ne savais rien... Je déposai furtivement un baiser sur ses lèvres froides, et sur ce même corps, je fis le serment de ne plus jamais aimer, avant de m'enfoncer la même lame au creux de mon ventre. C'était la seule chose que je pouvais faire pour mettre un terme à ses crimes : Je n'avais pas hésité un seul instant. Je ne pouvais pas, ne voulais pas être une criminelle... Et tandis que je tombais à la droite de mon amie, je vis en dépit de ma vue floutée, écrit sur le mur une phrase différant de celles d'autrefois... :

"La justice est aveugle au cœur."

Ah... pauvre con, ce fut la seule chose qui traversa mon esprit alors qu'il s'en allait loin, très loin de moi. Dans mon délire, je me vis allongée attendant patiemment que la mort vienne me cueillir, mais un bruit brusque me fit reprendre conscience. Je n'étais plus chez moi, mais dans un lit dont la blancheur me fit soupirer. On vint me voir et m'annonça avec pitié que Kana n'avait pu être sauvée,  qu'il me fallait rester forte plutôt que de vouloir m'enfoncer des couteaux dans le bide pour aller la rejoindre... Ils n'avaient pas compris, ces idiots. J'avais beau aimer cette femme, le suicide collectif me semblait toujours aussi idiot ; Quitte à en avoir un de crevé, autant ne pas le suivre... Mais d'un autre côté, je ne pouvais pas leur dire ce qu'était l'Autre, en réalité. Je ne voulais pas non plus aller en prison... je n'avais rien fait, j'étais... innocente ? Oui, voilà, j'étais innocente ! Pour une fois, l'innocence prit tout son sens, lorsqu'il me fallut me sauver la peau.  

J'étais morte une première fois, enfant, et je m'étais offerte une nouvelle vie en assassinant celui qui m'avait autrefois tuée. Je me demandais chaque jour comment j'avais pu passer à côté de cette possibilité... un tueur dans le coeur de la juge, quelle cruelle ironie ! Je ne tentai pourtant pas de me tuer à nouveau, la douleur qui me lancinait l'estomac me rappelait déjà suffisamment que ce n'était qu'une bêtise à ne pas refaire. J'allais lutter contre lui autrement, en me concentrant temporairement sur autre chose... Et en regardant un peu l'état de Quederla, je pris la décision de frapper plus fort qu'à l'accoutumée. J'allais dédier mon existence à la Justice et la remettre sur pieds, tout en gardant l'Autre avec moi pour m'apporter la force qui me manquait. Être seulement une juge ne me suffisait plus, il fallait le distraire pour l'empêcher de continuer... et c'est ainsi que, une fois sortie, je me mis en relation avec les membres du gouvernement, dans le but de réaliser de grandes choses pour ma ville.

Je fus celle à réclamer la mise en place des avis de recherche, dans l'espoir d'épurer plus rapidement Quederla : Je me moquais, et me moque toujours des raisons de leurs crimes - aucune excuse ne peut être tolérée. Confrères, Domae, Elementis... ne sont que des brutes, des monstres qui doivent être enfermés.
Entre choisir entre un mal et un autre... autant s'abstenir et les condamner pareillement.


Je ne connais aucun être sur Terre qui soit innocent.


[L'est trois heures du matin, et j'suis crevée. MAIS j'ai fini. 8D]


Et en vrai ?

{Capwet.}

PRÉNOM/SURNOM : Juliette, Juju, Capwet.
ÂGE :  18 balais.
COMMENT ETES-VOUS ARRIVÉ ICI : TC de Volkh' et Gaga'.
UN COMMENTAIRE ? UNE IDÉE ? : Nein, nein nein.
LE CODE DU RÈGLEMENT : La guerre fait rage à Quederla
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Kira SerykMessages : 3156
Date d'inscription : 15/08/2012


MessageSujet: Re: Nemesis Phidias, le juge est une femme. [Bouclé !]   Mar 28 Oct - 10:21

"[L'est trois heures du matin, et j'suis crevée. MAIS j'ai fini. 8D]" Bah tu vas tout recommencer 8D *sadique*

Tu vois ! Je savais qu'elle n'allait pas être toute blanche ta juge è_é J'ai raison de l'arrêter ! Aller je te valide et vivement que je te torture :3


Je vous grogne dessus en darkblue.








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Nemesis Phidias, le juge est une femme. [Bouclé !]
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