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 La souffrance vient du coeur [PV Ewan]

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MessageSujet: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyLun 9 Nov - 19:35


“ La souffrance vient du coeur „

« Feat : Ewan »
Voilà cela fait quelques semaines que les vacances sont finis, quelques semaines que ce carnage a été oublié. Pour moi, cela fait quelques semaines que mon âme est morte, je n’ai plus personne, je n’ai plus de famille. Pour moi c’est la souffrance, je cauchemarde chaque nuit, je me réveille en pleurs et impossible de me rendormir après cela. Je ne vis plus, je suis devenue un zombie, je mange, je bois, je dors et voilà, sans rien de plus. Heureusement que Arias est là, sans lui je ne suis pas sure que je serais toujours en vie, je serais peut-être encore dehors, la boule au ventre de rentrer chez moi. Du moins, quel chez moi ?

Ce matin je m’étais décidée, j’irais au lycée, combien de temps cela fait que je n’ai pas été ? Aucune idée, pour moi le temps n’a plus vraiment d’importance. Je sentais que ça ferait plaisir à Arias que j’y aille au moins une fois. Je me lève de mon lit et je me frotte les yeux. Je suis sure que je dois avoir une mine affreuse en ce moment même. Je tire un tiroir et sort les premiers vêtements qu’ils me viennent. Je sors de ma chambre sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Arias et me dirige vers la salle de bain. Je regarde ma tête dans le miroir, une tête affreuse, des yeux bouffis pour avoir trop pleurer, mes cheveux avaient poussés un peu plus que d’habitude. Je me glisse sous la douche, restant une dizaine de minute, pensant.

Oui, ça allait être mes premières journées sans mon frère au lycée, mon jumeau. Qu’allait dire les autres au lycée ? Que allait-il se passer maintenant ? Est-ce que les gens vont me présenter des condoléances qu’ils ne penseront pas ? Vont-il me laisser en paix ? Je soupire et je m’habille rapidement. Je n’avais vraiment pas envie d’y aller, je voulais rester dans mon lit mais bon. Je sortis de la salle de bain et me servit un bol de céréales. Le lycée allait bientôt commencer, j’attrapais une feuille et laisser un mot pour Arias « Je vais au lycée aujourd’hui, peut-être que je rentrerais tôt comme peut-être tard ». Oui, peut-être que je n’aurais pas la force de faire la journée en entière.

Je prends mon sac et je me dirige vers le lycée, d’un pas lourd. Une boule à l’estomac, de peur et de tristesse, j’espère que Maya et Ana seront là aujourd’hui, j’ai besoin d’elle. J’ai besoin de mes précieuses amies. Je respire profondément et serre la lanière de mon sac. Respire Lyana, respire, Altiel serait heureux de me voir courageuse. Je rentre dans le lycée et certain regard se tourne vers moi, je baisse les yeux au sol, que faire… Je marche tête baissée, faisant attention, j’en entends certains chuchoté sur mon passage.

Je me sens un peu comme une bête de foire exposé aux yeux de tous, mon cœur tambourine douloureusement dans ma poitrine mais heureusement pour moi, ça allait cesser cette torture, la cloche sonnait et je me dirigeais vers ma salle. Une heure de français puis ensuite une heure de pratique de musique. Ce qui veut dire chanter… Je me secoue la tête, j’y penserais plus tard. Ce n’est pas le moment. Je n’écoute presque rien du cours, je garde le regard vide vers la fenêtre, pourquoi ce manque de motivation ? Ma professeur ne me fit aucune remarque, elle se contentait de me regarder furtivement, mais je savais qu’elle savait pour mon frère.

La cloche sonna et l’on prit nos affaires pour se diriger dans la salle de pratique, une fille de ma classe me posa une main sur mon épaule, elle ne dit rien et cela m’émue beaucoup, elle avait compris, elle savait. Je ne voulais pas de parole en l’air, c’était hypocrite et ça ne les ramènerais pas. Je m’installai sur une table tandis que notre  professeur nous délivra de nouvelle partition. Je les feuilletais rapidement, c’était une jolie musique. Mon professeur me regarda avant de dire :

« Lyana tu veux essayer ? »

Je me levais de mon siège, suis-je capable de chanter sans lui ? Serait-ce aussi beau ? Les musiciens commencèrent la musique alors que des souvenirs de moi et Altiel remontait à la surface, comment puis-je chanter sans son soutien ? Nous sommes les jumeaux Selmines, nous sommes un duo… Et maintenant… Je suis seule, je suis sans personne. Mon professeur chuchote le « Un, deux, trois » pour me donner le signal de chanter, j’ouvre la bouche mais aucun son ne sort. Non, ce n’est pas possible, je ne peux pas chanter sans lui, je ne peux pas chanter sans sa présence… Des larmes me viennent aux yeux mais je les ravale, non ce n’est pas le moment.

« Je suis désolée monsieur… Je ne peux pas chanter… »

Je baisse la tête alors que certain des camarades chuchotent entre eux, me lançant des regards triste. Il me donna des partitions à étudier et laissa les autres s’entraîner à leurs instruments ou à leur chant. La cloche de la récrée sonna alors que j’étais planté dans ma partition, mon professeur me regarda puis me dis :

« Lyana, si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit… N’hésitez pas, de plus prenez votre temps pour chanter, mais pas trop quand même, il me lança un clin d’œil, allez filez en récréation. »

Je sortis dans le couloir où certains élèves étaient en train de traîner, parmi eux des filles de la classe d’Altiel de l’année dernière, je les entendis dire pas discrètement.

«  Hey, c’est la sœur de Altiel… Je ne comprends pas pourquoi c’est elle qui est toujours en vie et pas son frère, il était mignon, drôle, serviable, le garçon rêvé et à la place on a…ça… J’ai jamais compris pourquoi il avait une sœur comme ça »

Je jetais un regard choqué à la jeune fille qui avait dit ça, tandis que mon cœur se mit à battre douloureusement, oui après tout, pourquoi c’était moi qui est en vie, pourquoi ce ne serait pas Altiel, y a-t-il une justice ? Il était parfait… Il aurait trouvé une copine, il aurait refait sa vie parce qu’il était assez fort pour ça. Pourquoi… Pourquoi je me retrouve seule maintenant ? J’ai l’impression de revenir à l’époque où Ewan m’a laissé, mais en pire. Je commence à marcher en pressant le pas tandis que les filles ricanaient derrière moi, sûrement avait-elle dit des atrocités dans mon dos encore une fois.

Les larmes montèrent toutes seules dans mes yeux, pourquoi j’étais revenue au lycée ? Pourquoi j’avais fait cette bêtise ? Je me mis à courir, il fallait que j’aille au toilette, ils étaient à l’étage du dessous, je courus et je tournais rapidement pour accéder à la cage d’escalier, mais sans que je m’en rende compte j’heurtais quelqu’un plutôt brutalement et je me retrouvais au sol. Pourquoi ce n’était donc pas ma journée ? Je n’aurais pas pu avoir une rentrée tranquille, je gardais ma tête baissée car je ne voulais pas qu’ils voient ma tête remplis de larme.

« Je suis désolée… »

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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyMer 11 Nov - 17:12

ft. Ewan Madley & Lyana Sélmine


"Nous ne faisons pas de nouvelles rencontres par accident. Elles sont destinées à croiser notre chemin pour une raison."

"La souffrance vient du coeur."

En attendant ma mère toquer sur la porte de ma chambre pour me réveiller, j’entrouvris les yeux. Je poussais un faible gémissement pour lui signaler que j’avais entendu avant de fermer de nouveau mes yeux d’ambre tout en me retournant dans mon lit afin d’éviter au mieux la lumière du soleil qui avait envahi ma chambre. Je détestais l’aurore mais je dus m’avouer vaincu quelques instants après. Je devais aller au lycée. Il ne fallait pas trainer.
Je me redressais sur mon lit, prit dans mon armoire un beau costume blanc et partit me laver. Encore aujourd’hui s’annonçait une journée monotone, sans surprise. J’allais aller au lycée, suivre des cours en écoutant parler des professeurs qui n’avaient parfois pas d’autorité et j’allais parler à ce groupe de personne que je pouvais à peine nommer ami. Bref, une journée comme toutes les autres. Après avoir fini de me laver et de m’habiller, je sautais l’étape du petit déjeuner et je sortis de chez moi. L’air était décidément très frais. L’hiver approchait à grand pas.

Je marchais à grand pas vers le lycée Noctem où je m’étais inscrit il y a de cela quelque temps. J’avais jusqu’à présent toujours étudié chez moi mais cette année était l’époque des changements d’après ma mère. Au début mon caractère solitaire avait fait de moi un garçon assez discret mais très vite plusieurs personnes étaient venu me parler, depuis j’avais l’impression qu’il me suivait partout où j’allais. Honnêtement bien que leur présence m’énervait quelque peu, j’aimais bien me sentir aduler. La popularité était un mets des plus savoureux.

J’entendais le craquement des feuilles mortes sur lesquelles je posais le pied alors que le lycée apparaissait devant moi. Je ne tardais pas à rentrer à l’intérieur alors que je voyais des élèves se geler à l’extérieur.

« Ewan ! »

Une fille avec une couette de cheveux blond de chaque côté de la tête arrivait presque en courant vers moi et commençait à m’étreindre alors que de mon côté je n’avais presque pas réagit.

« Mabbless… Comment vas-tu ? »

Je demandais plus cela par politesse que par réel curiosité. Tout un groupe de personne commençait à affluer vers nous deux pendant qu’elle me répondait que oui elle allait bien. Une discussion sur ce qu’avait fait chacun des membres du groupe pendant la soirée d’hier commençait alors que je commençais à m’effacer de la conversation. La cloche commençait à sonner et le groupe se sépara sauf quelques membres qui étaient aussi des camarades de classe.

Nous enchainions les cours. A chaque fois je me mettais à côté de Mabbless. Elle était l’une des premières personnes à m’avoir parlé et était, pour moi, plus proche de devenir mon amie que n’importe qui. Cependant je la trouvais trop excentrique et même stupide et ces traits de caractères étaient un obstacle à notre possible amitié.

Enfin la pose s’annonçait par la sonnerie. Mabbless avait déjà rangé ses affaires et s’était déjà levé de son siège alors que je finissais de marquer mes devoirs.

« Déééépèche !! »

Je la regardais avec un sourire taquin alors que lentement, très lentement, je rangeais mes affaires dans mon sac. Ma taquinerie la fit pousser des soupirs exaspérés alors qu’elle se précipitait pour remplir mon sac rapidement. Cela ne m’étonnerait pas d’avoir des livres aux pages froissées lorsque je rouvrirais mon sac après la pause. Quand j’eus mis enfin mon sac sur mon épaule, elle me prit la main et m’entraînait en dehors de la salle.

Instinctivement je dégageais ma main de la sienne aussi doucement que possible pour ne pas la vexer. Son geste m’avait gêné d’autant plus que je pensais qu’elle éprouvait des sentiments plus qu’amical envers ma personne. Elle ne semblait rien remarqué alors que je la suivais pour que l’on rejoigne les autres à l’étage supérieur.

« On fait la course ? »


Je souris de nouveau. Etait-ce un défi qu’elle me lançait. Si tel était le cas je n’avais pas encore décidé de la marche à suivre. Donné tout ce que j’avais contre une fille ou la laissé gagner malgré que mon égo allait en prendre un coup. J’acquiesçai en hochant la tête et elle se mit à compter à trois pour donner le départ.

Avant même qu’elle ne dise trois je me mis à galoper en direction de l’étage supérieur alors qu’elle criait « Au tricheur ! » dans tout l’enceinte. J’aurais pu me sentir gêné d’attirer alors tous les regards sur moi mais mon esprit de joueur avait pris le dessus et je commençais à gravir les marches deux par deux. Lorsque j’arrivais au sommet je tournais la tête pour voir ou en était Mabbless qui, bonne coureuse, était juste derrière moi. Je commençais à ralentir le pas mais soudain j’heurta quelqu’un et me retrouvais, quelque peu déboussolé, au sol.

J’entendis la personne s’excuser d’une petite voix alors que de mon côté je me redressais et commençait à passer ma main sur les manches de mon costume pour enlever les plis qui s’y était créé. J’en oubliais même la politesse d’aider la personne à se relever.

« - Oh ! Ewan ça va ?! » cria-t-elle Mabbless en arrivant à mes côtés.
- Ce n’est rien. J’ai bousculé quelqu’un sans faire attention »

Je daignais enfin regarder ce quelqu’un et je remarquais qu’il s’agissait en fait d’une fille. Une fille avec de beaux cheveux qui plus est. Enfin, c’était la seule chose que je pouvais remarquer puisqu’elle cachait délibérément son visage. Avait-elle un problème ? Je lui avais peut être fait mal quelque part. Je m’accroupis pour être à sa hauteur et pour essayer de voir son visage.

« Hé, ça va ? »


Je demandais cela plus par inquiétude d’avoir des soucis avec l’administration du lycée parce que j’avais potentiellement blessé une élève alors que je courais dans les couloirs que par inquiétude pour sa santé. Je tournais le visage un peu plus vers elle et je remarquais que son corps tremblotait légèrement. Pleurait-elle ? Cette fois si j’étais réellement inquiet. Je lui avais fait mal à ce point ?

« Je suis vraiment désolée si je t’ai fait mal quelque part. »

Je tournais alors mon visage vers Mabbless et lui demanda discrètement si elle pouvait aller chercher de quoi manger à la jeune fille, histoire que mon excuse passe un peu mieux. Mabbless fit une grimace et fronçait les sourcils. Apparemment elle ne voulait pas y aller pour je ne sais quelle raison mais elle se détourna pour descendre les escaliers afin de rejoindre le rez-de-chaussée : lieu où l’on vendait de la nourriture.

Mon attention se reconcentra sur la jeune fille qui continuait à trembloter comme si elle étouffait des sanglots. J’ignorais comment réagir face à cette situation alors pendant quelque seconde je restais là, accroupi en face d’elle à la regardait pendant que je ne disais pas un mot. Elle gardait la tête baissait car elle ne voulait pas que je vois ces potentielles larmes.

« Je m’appelle Ewan si tu n’avais pas entendu Mabbless le crier en arrivant au fait. Et toi ? »

J’allais commençait a essayer d’avoir un sourire bienveillant pour qu’elle me parle et cesse de pleurer mais finalement je rajoutai juste :

« Tu as le droit de pleurer tu sais. »

Elle n’avait pas besoin de cacher ses larmes. Pleurer, je savais ce que ça faisait. J’avais perdu mon père alors je le savais.
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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyMer 11 Nov - 18:38


“ La souffrance vient du coeur „

« Feat : Ewan »
Une jeune fille arriva peu après le jeune homme qui s'était relevé, moi je restais au sol pour me cacher, je ne voulais pas qu'il voit mon état de faiblesse, je sais qu'il se moquerait comme tout les autres, personne n'en a rien à faire de moi, personne s'intéresse à moi, en omettant Arias.

La jeune fille faisait un boucan pas possible en lui demandant s'il allait bien, oui toujours les mêmes, ont demande au autres et la gamine au sol on l'ignore, en plus rien qu'à sa voix je peux devenir que c'est le genre de fille que je déteste, donc si c'est le genre de fille que je déteste alors lui aussi et le genre de gars que je n'aime pas.

- Ce n’est rien. J’ai bousculé quelqu’un sans faire attention 

Oui ce n'est rien, il m'a juste bousculé, juste. Rah, non pourquoi je suis si méchante, il ne m'a rien fait, je n'ai pas le droit d'être en colère, je ne regardais pas où j'allais, c'est de ma faute de courir dans le couloir, mais est-ce de ma faute si je pleurais ? Non c'est la faute de ces pimbêches qui m'ont insulté et qui ont parlé de Aliel. Si seulement il était là...

« Hé, ça va ? » 

Quoi il était si près ? Je ne l'avais pas sentie se rapprocher de moi comme ça, j'avais envie de répondre oui, j'avais envie de dire oui pour qu'il s'en aille et qu'il me laisse tranquille, j'avais envie de me cacher dans un coin et de ne plus en sortir, mais pourtant même en ouvrant la bouche aucun son n'en sortait. Calme toi Lyana, tu dois arrêter de pleurer, tu dois sourire comme tu en as l'habitude, tu dois montrer que tu es forte à tous. Souris, allez ! J'inspire profondément mais je garde mon visage caché et ma tête baissée :

« - Oui, oui ça va... »

« Je suis vraiment désolée si je t’ai fait mal quelque part. »

La jeune fille partie alors, peut-être lui avait-il fait un signe de tête pour qu'elle s'en aille, pourquoi voulait-il se retrouver seule avec moi. Je m'essuyais d'une main mes yeux, apparemment il ne voulait pas me laisser, j'allais devoir jouer la comédie, je réprimais les sanglots qui me restaient au fond, je ne devais plus penser à ce qu'elles ont dit, je dois penser à autre chose qu'à lui.

« Je m’appelle Ewan si tu n’avais pas entendu Mabbless le crier en arrivant au fait. Et toi ? »

Donc la jeune fille hystérique s’appelaient Mabbless... Mais oui je ne suis pas sourde j'avais entendue qu'il s'appelle Ewan, quoi qu'être sourde ça m'aurait empêché de me faire emmerder par ce genre de fille. Je soupire, au moins rendre la politesse à Ewan.

« - Lyana... »

Au moins le fait qu'il me demande mon prénom cela veux dire qu'il ne m'a pas reconnu ou qu'il n'a tout simplement pas entendue parler contrairement aux autres. La pauvre petite Lyana qui perd son frère et sa mère pendant ce carnage, oui... Pauvre petite Lyana si elle aurait pu mourir à la place de son frère ça les auraient tous arrangé.

« Tu as le droit de pleurer tu sais. »

Je relève un regard vers lui, mes larmes ne coulaient plus, mais je ne sais pas si je devais être en colère par rapport à sa remarque où le prendre neutralement ? Quoi que après tout, il ne connaissait pas mon histoire donc ça n'a aucune signification particulière.

« - Le problème n'est pas de pleurer, c'est qui te fait pleurer. »

Je détourne le regard, au lycée il y a des gens biens... Puis après ces quelques personnes il y a les autres, ceux qui ne pensent qu'à leur nombril, pour l'instant, je ne sais pas dans quel catégorie le classer. Au moins, il ne m'a pas laissé là, mais bon ça ne veux rien dire, peut-être de la culpabilité ?

« - Ce n'est pas de ta faute, je courrais moi aussi dans le couloir... »

Je ne savais pas vraiment comment réagir, mais en tout cas, j'avais envie de rentrer chez moi, retourner dans mon lit et me blottir dans mes draps, mais je ne pouvais pas. Je me relevais et époussetais mes vêtements, je pris le temps de détailler le garçon qui était en face de moi, il portait un costume blanc élégant, un choix plutôt curieux. Il avait aussi des cheveux blond court et des yeux dorés. Je détourne la tête.

« Je suis en 1er art et toi ? »

Puis je repense à la jeune fille qui était là juste avant, Mabbless... Si c'est sa petite amie elle risque sûrement de lui faire une scène de jalousie et ça n'aiderai pas ma condition.  Je vois déjà la rumeur « Elle se réconforte en volant le petit copain d'une autre fille ». Non, non ça ne le ferais pas. Mais attend c'est sa copine au moins, je m'emballe pour rien.

« - Ta petite amie en tout cas à l'air très... Enthousiaste... »

Excentrique ou folle aurait plus convenue mais ça serait plus vexant pour lui je pense si c'est réellement sa copine. Je détourne la tête :

« - En tout cas désolé de t'avoir inquiété, mais ce n'est pas de ta faute si j'étais comme ça. »

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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyMer 11 Nov - 21:32

ft. Ewan Madley & Lyana Sélmine


"Nous ne faisons pas de nouvelles rencontres par accident. Elles sont destinées à croiser notre chemin pour une raison."

"La souffrance vient du coeur."


« Lyana ?  » Laissais-je échapper

Il me semblait avoir déjà entendu ce nom circuler à travers les couloirs. Cependant, comme à mon habitude, je n’avais pas vraiment écouté. Les rumeurs ce n’était pas pour moi. Nous n’étions plus des gamins. Il fallait savoir passer au-dessus de cela. Je souris à Lyana pour avoir une apparence bienveillance en non parce que j’avais vraiment envie de lui sourire.

« - Le problème n'est pas de pleurer, c'est qui te fait pleurer. »

Je levais un sourcil interrogateur car elle venait d’éveiller ma curiosité. Au lieu d’écouter des rumeurs sur son nom peut être pouvais-je demander à la source ce qui lui valait une telle popularité à travers le lycée et ce qui lui valait peut être de pleurer. J’ouvris donc la bouche pour lui demander mais je finis pas me contrôler. Finalement pourquoi lui demander ? Je ne connaissais pas cette fille alors pourquoi j’éprouverais de l’intérêt pour elle ?

« Hum… Ne pleure pas devant les autres car celui qui ne te connait pas rit, celui qui te hait jouit et celui qui t’aime souffre. » Me contentais-je de dire avec un ton quelque peu blasé.

Après cette citation très philosophique j’examinais un peu plus son visage maintenant qu’elle l’avait redressé. Elle était plutôt jolie et je savais que si je ne l’avais pas rencontré dans ces circonstances j’aurais joué au chat et à la souris jusqu’à ce qu’elle succombe.

« Moi je suis en terminale. J’étudie la politique et l’économie. Je n’ai pas du tout une âme d’artiste… Peut-être pas assez sentimental. » Continuais-je avec le même ton.

Je plongeais mes yeux d’ambre dans ceux azurs de la lycéenne. Enfin un azur plutôt rougie. Cela se voyait qu’elle avait beaucoup pleurer. Je baissais les yeux, me rendant compte que j’étais devenu assez froid. Je devais faire bonne impression au cas où quelqu’un allait nous dénoncer au proviseur et qu’elle décide de me faire porter le chapeau parce qu’elle ne m’aimait.

« - Ta petite amie en tout cas à l'air très... Enthousiaste... »

Petite ami ? Pendant un petit moment il eut un grand blanc dans mon cerveau. Je ne comprenais pas de qui elle parlait jusqu’à ce que je comprenne. A ce moment il eut une petite brèche dans mon masque de froideur et je me reteins à grande peine de rire.

« Mabbless ? Je sais qu’elle est petite mais tout de même ! En tout cas ce n’est pas ma copine, c’est juste une « amie » à mes yeux. Mais sinon oui, elle est très… enthousiaste ! » Je lui lançais un regard qui voulait dire que j’avais compris.

Lorsqu’elle s’excusa je secouais la tête pour lui signaler que ce n’était pas grave. Après tout je m’étais plus inquiété pour moi-même que pour elle. Je me relevais et proposa ma main à Lyanna qui la saisit et qui se redressait alors. Mabbless arriva juste après en sautillant presque pour nous rejoindre.

« Ewaaan ! Tiens j’ai acheté cela pour toi ! (Elle me tendit un petit gâteau au chocolat que je pris.)
« Merci à toi Mabbless. Je te rembourse toute suite après.
« Oh non ! Tu n’es pas obligé. »

Je ne répondais pas. Elle était tellement bornée qu’elle m’aurait lancé l’argent à la figure si je l’avais remboursé. Je tendis le petit gâteau vers Lyana.

« Chocolat ? Il parait que c’est le meilleur ami pour lutter contre les grosses tristesses. Pour avoir testé, je te le prescris !»

Mabbless levait un de ses sourcils qu’elle épilait pour qu’ils soient parfaits d’un air interrogateur. Moi-même fut quelque peu surpris d’avoir dit que j’avais été très triste à une période alors que j’étais toujours très secret. Peut-être était-ce la faiblesse mentale de Lyana à cet instant qui révélait celle en moi. Quoiqu’il en soit je ferais attention à ne plus que ça se reproduise.
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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyJeu 12 Nov - 21:03


“ La souffrance vient du coeur „

« Feat : Ewan »
Il me sorti une phrase qui semblait venir d’un roman, le style de phrase gnangnan. Alors trois minutes avant il m’a dit que j’avais le droit de pleurer et maintenant il me sort de ne pas pleurer, il ne sait vraiment pas ce qu’il veut celui-là. Et sachant qu’il ne me connait pas, cela veut dire qu’il rigole de moi ? A-t-il au moins réfléchis à sa phrase ? Et de toute façon, personne ne souffrira vu que personne ne m’aime, donc bon. Surtout ce qui m’énervait ce n’était pas sa phrase, mais le ton qu’il utilisait, en quoi se permettait-il d’user ce ton avec moi ? Ça y est c’est finis la gentillesse ?  

« Moi je suis en terminale. J’étudie la politique et l’économie. Je n’ai pas du tout une âme d’artiste…  Peut-être pas assez sentimental. »

Oui, c’est bien connue tous les artistes sont de grands sentimentales, mais oui. C’est surtout du talent qu’il faut, mais ça je ne suis pas sûre qu’il l’ait compris cela, je ne comprenais pas pourquoi il passait de gentil à méchant, mais en tout cas, cela m’exaspérer au plus aux point. Il me fixait du regard, me rendant mal à l’aise, quoi c’est drôle de voir mes yeux bouffis ?

Je soupire, du calme Lyana, tu es juste froissée à cause de ce qui s’est passé tout à l’heure, ce n’est pas une raison pour se défouler mentalement sur ce pauvre Ewan, mais je ne sais pas pourquoi, je sens que mes nerfs sont à leurs limites, ça fait quelques semaines que je suis à bout, quelques semaines que je n’en peux plus et je sens que si ce jeune homme s’amuse à me chercher je risque de répondre et plutôt violemment.

« Mabbless ? Je sais qu’elle est petite mais tout de même ! En tout cas, ce n’est pas ma copine, c’est juste une « amie » à mes yeux. Mais sinon oui. Elle est très… enthousiaste ! »

Au moins on était d’accord sur ce point, la jeune femme était légèrement hystérique et ce n’est pas que de mon avis. Au moins mon jugement n’est pas si faussé que cela. En parlant du loup, la voilà qui revient, c’est limite si on ne lui avait pas installée des ressors sous ses pieds. Elle doit sûrement être hyperactive au final.

« Ewaaan ! Tiens j’ai acheté cela pour toi ! »
« Merci à toi Mabbless. Je te rembourse toute suite après. »
« Oh non ! Tu n’es pas obligé. »

En tout cas, si lui ne montre aucune intention de sortir avec elle, elle s’est cramée qu’elle lui dirait oui à sûrement chacune de ses demandes dans l’espoir de pouvoir sortir avec lui, mais encore faut-il que lui en est envie. Et ça n’a vraiment pas l’air.

Il me tendit le gâteau, je l’observais une seconde, un gâteau au chocolat pour moi ? Il a une idée derrière la tête ou s’est de la gentillesse sincère ? Je n’arrive vraiment pas à discerner sa personnalité, je vais donc rester sur la défensive pour le moment.

« Chocolat ? Il parait que c’est le meilleur ami pour lutter contre les grosses tristesses. Pour avoir testé, je te le prescris ! »

Je le pris gentiment, le regardant d’un air interrogateur, quelle genre de tristesse à t-il vécu ?  Peut-être est-ce une tristesse qui remonte à longtemps vu qu’il n’a pas l’air d’avoir de séquelles, quoi que s’il est du genre de certain, enfuir ses émotions, on ne peut pas vraiment le deviner. J’aimerais bien faire partie de ce genre de personne, vivre dans ma bulle, vivre dans mon monde sans personne.

«  Merci en tout cas… Tu n’étais pas obligé tu sais…, puis je souris légèrement, tentant de faire une vanne, en tout cas c’est bon pour le morale, mais pas pour les kilos, haha, quoi que je m’en fiche un peu. »

Mais d’un certain sens, il avait éveillé ma curiosité, mais j’hésitais à lui en parler, peut-être se refermerait-il comme une huitre si j’aborde le sujet… Surtout en présence de la jeune femme qui avait l’air tout aussi surprise que moi tout à l’heure quand il a dit cela, peut-être était-ce le genre de personne secret, ça arrive parfois et ça conviendrait à la théorie du fait qu’il n’ait pas dis ses secrets à Mabbless.

Je croquais un bout du gâteau au chocolat, c’est vrai que le chocolat apportait un certain réconfort que d’autre aliment n’apportaient pas, puis le sucre apporte quand même une bonne dose d’énergie. Peut-être faudrait-il que je pense à en prendre régulièrement dans mon sac pour au cas où l’énergie où la force me manquerait.

Je soupirais puis je commençais à parler :

« - J’ai perdu mon frère jumeau et ma mère pendant la guerre entre les Elementis et les Domaes qui a éclaté ces vacances… Sachant que je n’avais déjà pas de père, je me suis retrouvé seule, mais un ami m’a hébergé et m’a adopté… »

Je détourne la tête, pourquoi je lui racontais cela ? Peut-être pour ne pas qu’il l’entende de la bouche  d’autres personnes ? Comme les pimbêches de tout à l’heure qui aurait si tôt fait de m’enfoncer en disant à quel point Altiel était mieux que moi ? Peut-être.

«  ça casse un peu l’ambiance pardon, je souris et me gratte la tête gênée, je voulais juste que tu l’apprennes pas d’une autre personne qui aurait pu rajouter d’autre chose dans le tas… »

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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyVen 1 Jan - 17:00

ft. Ewan Madley & Lyana Sélmine


"Nous ne faisons pas de nouvelles rencontres par accident. Elles sont destinées à croiser notre chemin pour une raison."

"La souffrance vient du coeur."
J'écoutais son histoire avec intérêt. Elle avait donc perdu un membre de sa famille ? Pendant une seconde un souvenir de mon décédé père me revint en mémoire et une vive expression de tristesse traversa mon visage avant d'être de nouveau remplacé par un air neutre. Je ne voulais pas que quelqu'un me voit triste. Je ne voulais pas montrer mes faiblesses.

Mon expression avait été tellement fugace que je doutais que quiconque l’ai aperçu n’ai cru juste l’avoir rêvé. Redevenant maître de mes émotions je regardais avec un discret sourire la jeune fille aux cheveux d’or qui lui donnait un petit air raffiné. Hum… Peut-être était-ce juste un tour que me jouait mon cerveau. Après tout j’avais tendance à rapprocher la couleur jaune à l’or et donc à la richesse et au raffinement.

Quoiqu’il en soit, après son petit discours, je ne savais quoi dire. Je me sentais même un peu coupable alors que je n’y étais pour rien. Ce n’était pas ma faute si ma famille avait accidentellement tué son frère. J’étais sûr que c’était plus la faute des Elementis. Une vieille rage se réveillait en moi en repensant à cette famille. Je payerais cher pour avoir un de ses membres à me mettre sous les crocs. Je lui briserais les os les uns après les autres.

Soudain ma main droite me fit vraiment mal et je réalisais que j’avais serré le poing sans m’en rendre compte. J’avais exercé tellement de force que mes jointures en étaient devenues blanches. Desserrant le poing, je remarquais que mes muscles de la main étaient devenus douloureux à cause de la pression qui y avait été exercé. « Contrôle tes émotions » me disais-je à moi-même. Je regardais la paume de ma main et fut surpris de voir une coupure qu’avait fait l’un de mes ongles saigner légèrement.

« Ewan, ça va ? Tu as l’air en colère. » me disait Mabless avec une tête de poisson aux yeux écarquillés.

Je refermais de nouveau mon poing pour cacher ma blessure. Montrer son sang à une autre personne que soi-même était un signe de faiblesse.

« Tout va bien Mabless, merci de t’inquiéter pour moi. »

Entendant mon remerciement, Mabless rougit comme une tomate et je souriais face à cette réaction, ce qui accentuait encore plus son rougissement. Cette fille… si je lui demandais de faire un marathon pour moi, elle le ferait. Quelque part, je trouvais ce comportement toute à fait étrange. Comment un être pouvait se soumette à une autre personne pour peu d’être tombée amoureuse ? C’était totalement désobligeant. Cependant, mon caractère quelque peu dominateur aimait avoir Mabless sous son joug. Pauvre petite créature.

De nouveau mon attention se concentrait sur la fille aux cheveux blond. Lyana avait l’air gênée d’avoir révélé la cause de sa souffrance et d’avoir fait peser une atmosphère un peu lourde autour de nous. Sans y avoir réfléchit je mis ma main sur la tête et la lui taper doucement avant de l’ébouriffer gentiment. Presque comme un animal domestique.

« Je comprends. »

« Hum-hum (Mabless fit semblant de tousser pour attirer de nouveau mon attention sur elle, désormais elle était rouge de colère.) Tu as fini avec… ça ? »

Je fronçais les sourcils. Qu’est ce qui lui prenait tout d’un coup ? D’où lui venait cette soudaine méchanceté ? D’accord, je savais qu’elle était mauvaise langue mais… elle avait toujours parlé dans le dos des gens pour ne pas avoir des problèmes avec eux. Là, elle ne se préoccupait nullement que Lyana entende. Elle affichait même un sourire en quoi comme si elle voulait qu’elle entende.

« Ne te préoccupe pas d’elle, c’est qu’une pauvre fille. C’est dommage que ça ne soit pas elle qui soit morte. J’avais aperçu son frère dans les couloirs un jour. Il avait tout l’air d’être un garçon très apprécié, pas comme elle et puis, il était mignon dans son genre. »

Je sentais Lyana devenir toute tendue à côté de moi. L’atmosphère était à présent chargé de… de quoi ? D’ondes négatives ? Oui mais c’était plus que cela. Il y avait beaucoup de tension. Comme si… comme si un drame allait se passer d’une minute à l’autre. Pour une fois j’avais l’impression que rien de ce que je pourrais faire ne pouvait alléger l’atmosphère. Mabless riait alors à gorge déployé. Un rire cruel que je ne lui connaissais pas. Pendant quelque seconde j’hésitais à dire « Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait à Mabless ? » mais je savais ce qui possédait Mabless. C’était la jalousie qui parlait.

« Oui, c’est vraiment dommage… » répétait-elle encore avec un sourire triomphant.

« Mabless ! »
grondais-je en la foudroyant du regard.

Pendant de petites secondes j’aperçus de l’hésitation dans ses yeux. Elle n’était plus aussi sûre de rien. Puis cette hésitation disparut. Elle voulait faire mal.

« Elle ne te mérite pas, Ewan. Non, elle mérite ce qui lui arrive »

Je restais bouche bée, je ne contrôlais en rien la situation.
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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyVen 1 Jan - 19:56


“ La souffrance vient du coeur „

« Feat : Ewan »
Je ne sais pas pourquoi j’avais raconté cette histoire, c’était sorti naturellement, peut-être qu’au moins il ne parlera pas dans le dos des gens, dans mon dos du moins, ça faisait mal d’entendre des personnes penser des atrocités comme cela. C’était même insoutenable. Je relevais légèrement la tête et je vis qu’il serrait ses poings, pourquoi, je ne comprenais pas, c’était à moi d’être triste, il n’avait pas à être en colère.

« Ewan, ça va ? Tu as l’air en colère. »

« Tout va bien Mabless, merci de t’inquiéter pour moi. »

Puis il y eut une sorte de dialogue silencieux entre Mabless et Ewan, elle rougissait et lui, il lui souriait. Alors d’un certain sens il ne veut pas être son petit ami, mais de l’autre ses cramé qu’elle l’aime et lui il reste à côté d’elle à lui sourire, de quoi encore plus lui faire des faux espoirs. Le pire c’était la réaction de la fille face à son sourire, elle souriait encore plus, comme une gamine, franchement il y a certaine personne… Je ne comprendrais jamais.

Puis il se retourna vers moi avant de me tapoter gentiment la tête, un peu comme un maître l’aurait fait avec son chien, mais j’y trouvé quand même une marque de réconfort qui me fit chaud au cœur. Heureusement tout le monde n’est pas pourri dans ce lycée, il y a quand même des gens biens. Et à mon grand étonnement il avait l’air d’en faire partie. Cela me fit regagner une certaine confiance en moi.

« Je comprends. »

« Hum-hum, Tu as fini avec… ça ? »

Par son « ça » elle voulait dire moi pas vrai ? Je la regardais rapidement, elle avait l’air contrarié, en colère et je pense avoir compris pourquoi. La jalousie, une jalousie sans nom et ça se voyait, elle ne supportait pas l’idée qu’il puisse être gentil avec moi. Le pire c’est qu’après elle se mit à sourire et je ne sais pas pourquoi je sentais que ça allait mal se passer… Très mal….


« Ne te préoccupe pas d’elle, c’est qu’une pauvre fille. C’est dommage que ça ne soit pas elle qui soit morte. J’avais aperçu son frère dans les couloirs un jour. Il avait tout l’air d’être un garçon très apprécié, pas comme elle et puis, il était mignon dans son genre. »

Elle répétait à voix haute ce que tout le monde disait tout bas, ce que tout le monde pensait, mais contrairement à tout à l’heure, ce n’était pas de la tristesse, c’était le de la haine qui arriva, je sentais mes mains tremblaient et j’essayais de me calmer, je ne suis pas d’une nature à blesser les gens que ce soit verbalement ou physiquement. Le pire, c’est qu’elle riait, elle riait de la souffrance, c’était une autre personne, l’autre débile de tout à l’heure s’est transformée en monstre destinée à me blesser et elle y arrivait.

« Oui, c’est vraiment dommage… »

Ewan la rappela à l’ordre, j’aurai pensé que ça l’aurait calmé alors que mes mains tremblaient de rage, je me contrôlais encore pour le moment, j’inspirais profondément, j’avais envie de la faire taire, qu’elle ferme sa grande gueule, mais au contraire elle enchaîna.

« Elle ne te mérite pas, Ewan. Non, elle mérite ce qui lui arrive »

Ewan avait l’air stupéfait de la situation, je lui jetais un regard pour qu’il me vienne en aide, pour qu’il me calme, mais après cela elle prononça une phrase qui me choqua, je restais cloitrée sur place tandis que des larmes se mirent à couler.

« Tu mérites juste d’être dans une tombe comme ton amie la folle Anastasiya , qui pourrait être amie avec une fille qui se promène avec un doudou… Et les profs qui ne disaient rien à cause de ses parents, heureusement ils sont tous morts. »

De quoi ! Qu’est-ce qu’elle voulait dire, elle était… morte ? Un immense chagrin ainsi qu’une vague de colère m’emporta, déversant de l’adrénaline dans mon esprit. Je ne la croyais pas, Ana ne pouvait pas être morte… C’est grâce à elle que j’ai eu Chamallow, c’est une de mes rares amies avec Maya…

Je l’attrapais par le col et la plaquais contre un mur, une main sous sa gorge pour rendre difficile sa respiration, je ne contrôlais plus rien, la colère parlait seulement, je voulais la frapper.


« Ta gueule ! »

Oui je m’étais mise à crier, je voulais qu’elle se taise et je serais plus fort tandis que des larmes coulaient, non Ana n’était pas morte, je l’aurai su sinon… Mais c’est vrai que je ne l’ai pas vu ce matin… Peut-être commençait-elle plus tard… Non non non je ne dois pas la laisser me manipuler, puis je sursautais quand une voix retentit derrière moi.

« Lyana ! Lâche là ! »

Je regardais devant moi en effet la jeune femme avait de plus en plus de mal à respirer, je ne m’étais pas rendue compte que j’avais resserrée et je la lâchais.

« Tous les trois… Au bureau du directeur maintenant ! »

Ma main tremblait tandis que l’adrénaline redescendait lentement, des larmes coulaient et je murmurais.


« J’aurai préférée mourir à la place de ma mère et de mon frère... ».

J’avançais vers mon professeur de musique que j’avais eu plus tôt, les jambes tremblotantes, la question brûlait mes lèvres, Ana était-elle morte ? Etait-ce la vérité ? On s’était tous avancé vers le professeur, je le regardais dans les yeux.


« Monsieur… est-ce vrai ? Anastasiya Romanov est-elle morte ? Où est-ce que cette fille raconte des mensonges ? »

Un professeur n’allait pas mentir, il ne pouvait pas sur une question comme ça, je m’attendais à ce qu’il réfute, mais il ne dit rien, me regardant avec compassion.

« Lyana… »


« Non… Non… Non… »

Toute les personnes que j’aimais partais, que ce soit Ewan le fantôme… Maman… Altiel… Ana… Je suis maudite, c’est ça, je vais causer du malheur à tous ceux que j’apprécie, je n’entendais rien s’ils me parlaient, je ne voulais rien entendre… ça veut dire que le prochain s’est Arias ?! Non je ne veux pas le perdre aussi ! Je ne veux plus perdre personne…

Je me mis à courir, ignorant les appels de mon professeur, je courais vers les toilettes des filles qui se trouvaient plus loin et je m’enfermais dans l’un des cabinets, je voulais mourir… Je voulais que personne ne souffre, que personne ne meurt à cause de moi, oui je suis une nuisance, j’aurai du être morte à la place de mon frère, de ma mère, d’Anastasiya… Je n’ai pas le droit d’être heureuse après avoir causé autant de malheur.

Je ne pleurais même plus je sanglotais, je ne me contrôlais plus, il fallait que j’en finisse. Je me bouchais le nez d’une main et m’y ma main devant ma bouche pour m’empêcher de respirer, la mort est ce qu’il y a de mieux pour moi…

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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptySam 2 Jan - 15:17

ft. Ewan Madley & Lyana Sélmine


"Nous ne faisons pas de nouvelles rencontres par accident. Elles sont destinées à croiser notre chemin pour une raison."

"La souffrance vient du coeur."
Mabless avait dit les mots de trop. Bientôt, Lyana fonçait sur elle et commençait à exercer une pression sur son coup. Je ne bougeais pas d’un poil, pensant que Mabless allait se libérer de Lyana facilement. Et puis si je la défendais, je risquais de prendre parti pour elle, pour ses propos odieux. Non, je pensais la laisser se débrouiller mais quand je vis qu’elle devenait écarlate je réalisais que j’avais sans aucun doute sous-estimé la force de Lyana.

« Lyana arrêtes ! » criais-je.

Peu importe, elle était dans un tel état de rage qu’elle ne m’entendait surement pas. Et puis même si elle m’entendait, pourquoi obéirait-elle ? C’était Mabless qui l’avait mis dans un tel état. Moi-même si je tenais entre mes mains la vie d’un Elémentis je n’obéirais pas à un ordre me disant de le relâcher. Je me dirigeais alors vers les deux filles, vers le regard suppliant de Mabless quand un professeur ordonnait à Lyana de relâcher mon ami. Ce qu’elle fit. Je réalisais alors stupidement que j’étais vexé qu’elle lui ait obéit alors qu’elle m’avait ignoré. Mon ego avait été blessé. Cependant je passais bientôt ce fait sous silence lorsque j’entendis le professeur nous convoquait chez le proviseur. Mon pire cauchemar se réalisait. Mais…. Je n’avais rien fait !! J’étais innocent dans cette histoire même si j’avais été la cause de la colère de Mabless.  J’allais soupirais et défendre ma cause avant d’entendre la question désespérée de Lyana. Elle voulait savoir. Je baissais les yeux en entendant la réponse du professeur. Je n’étais certes pas dans la tête de la jeune fille mais je savais que son petit monde s’écroulait complètement.

Lyana s’enfuit alors. Toute cela la dépassait. C’était impossible à accepter. Inconsciemment je fis un pas vers sa silhouette qui s’éloignait. Mabless toussait bruyamment et je regardais dans sa direction. Elle avait l’air sous le choc. Elle aussi avait sous-estimé son adversaire mais au moins il était sûr qu’elle ne l’embêterait plus jamais. J’étais même sûr qu’elle aurait peur de raconter des méchancetés sur elle à présent. Soudain elle se mit à sangloter comme un bébé et se blottit dans les bras de la personne la plus proche qui était le professeur étant donné que je faisais des petits pas dans la direction où s’était enfui Lyana. Pourquoi faisais-je donc cela ? Je n’avais aucun compte à rendre à cette fille ! Alors pourquoi avais-je cette envie irrépressible d’aller la voir ? Aurais-je de la compassion pour cette fille ? Mais je ne la connaissais pas ! C’était tout bonnement impossible que moi qui regarde tout le monde de haut j’aide la compassion pour une inconnue. Je… Je crois qu’en réalité je me sentais proche d’elle parce que Lyana aussi avait perdu quelqu’un. Je soupirais. Ce n’était pas une raison très glorieuse pour un rapprochement.

Comme Mabless était occupée à pleurer dans les bras du professeur, j’en profitais pour m’éclipser. J’aurais dû me sentir coupable de laisser ma prétendue amie ici après cette incident mais je ne ressentais pas la moindre culpabilité à cette instant. Marchant sur les traces de Lyana je me demandais bien où elle était pu aller. Peut-être était-elle rentrée chez elle. Non, elle était partie dans la direction opposée. Alors que j’allais abandonner l’idée de la retrouver j’entendis alors un sanglot étouffé qui venait des toilettes des filles. Pourquoi n’y avais-je donc pas pensé ?

Sans me préoccuper que cet espace était réservé à la gente féminine, je poussais la porte doucement. L’endroit était aussi silencieux qu’une église. Je me demandais même si je n’avais pas rêvé d’avoir entendu ce sanglot avant de secouer la tête pour réfuter cette hypothèse. Je savais qu’elle était là, je sentais sa présence.

« Lyana ? »
disais-je d’une voix qui me paraissait plus attendrissante que je le voulais.

Je restais loin des cabinets de toilettes qui étaient pour la plupart tous fermés. Je n’allais nullement fouiller chaque cabinet pour la retrouver. Elle sortira lorsqu’elle sera prête et lorsqu’elle le voudra.

« Je…. Je ne sais pas quoi te dire. Je ne peux pas t’affirmer que je comprends ce que tu ressens. Non je ne peux pas. Personne ne peut comprendre ce que tu ressens. »


M’appuyant contre le mur en face des cabinets je croisais les bras pendant je baissais les yeux. Quand mon père était mort je détestais que l’on me dise que l’on comprend. J’avais l’impression que cette phrase minimiser la situation. Qu’elle avait pour but de me faire accepter la situation. Mais une telle situation était inacceptable.

« J’imagine que tu penses que c’est de ta faute. Que tout le monde qui t’aimait et t’entourait sont mort à cause de cela. Je penserais de la même façon si j’avais été à ta place. Mais je ne suis pas à ta place… Je ne vois pas les choses de la même façon. Ce que je vois c’est une personne qui a l’air tout à fait gentille. Une personne qui est bouleversée par la mort de son frère et de son amie. Une personne qui échangerait sa vie pour les ramener. Si tu avais pu les sauver sans nul doute tu l’aurais fait alors tu n’es coupable de rien. Bien sûr, tu as le droit de te sentir coupable mais ce n’est pas le cas. »

Je soupirais et me grattais la tête. J’ignorais si je la réconfortais. Je n’étais nullement doué pour réconforter les personnes. Je ne savais pas comment m’y prendre.

« Je suis désolé. Je me tais à présent. Mais sache que je suis là si tu as besoin de parler. »

Et de bras pour te serrer ou de mains pour caresser tes doux cheveux… Je basculais ma tête vers l’arrière pour regarder le plafond. Mais à quoi je pensais ! Je n’étais pas un animal domestiqué ! Pourquoi donc avais-je de pareilles pensées ?! Etais-ce sa faiblesse évidente qui m’attirait ? Je ne savais plus… Je fixais de nouveau mon regard vers les cabinets. J’étais en train de faire n’importe quoi !
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MessageSujet: Re: La souffrance vient du coeur [PV Ewan]   La souffrance vient du coeur  [PV Ewan] EmptyVen 29 Jan - 12:01


“ La souffrance vient du coeur „

« Feat : Ewan »


Je suis seule.... Même si j'ai Arias et Maya, je pense qu'en restant avec eux il ne leur arrivera que des malheurs, oui c'était la meilleure solution, partir pour les laisser vivre leur idylles en paix... Et de toute manière je ne ferais que de les gêner. Je bloque ma respiration de mes mains qui tremblaient, en fait ce n'était pas mes mains, c'était moi toute entière qui tremblaient, de colère, de tristesse, de désespoir. Je sursautais quand j'entendis sa voix m'appeler, pourquoi venait-il ? J'avais faillis tuer une de ses amies, il ne me connaissait même pas.

« Je…. Je ne sais pas quoi te dire. Je ne peux pas t’affirmer que je comprends ce que tu ressens. Non je ne peux pas. Personne ne peut comprendre ce que tu ressens. »

Ma volonté s'effrita petit à petit et mes mains s'enlevèrent me laissant de nouveau respirer, pourquoi me dit-il des trucs comme ça ? Pourquoi est-il si gentils alors que les autres ne pensent qu'à se moquer de moi ? Mes sanglots continuent mais en quelque sorte sa voix me berce, je veux qu'il continue de parler, je veux voir ce qu'il a à dire.

« J’imagine que tu penses que c’est de ta faute. Que tout le monde qui t’aimait et t’entourait sont mort à cause de cela. Je penserais de la même façon si j’avais été à ta place. Mais je ne suis pas à ta place… Je ne vois pas les choses de la même façon. Ce que je vois c’est une personne qui a l’air tout à fait gentille. Une personne qui est bouleversée par la mort de son frère et de son amie. Une personne qui échangerait sa vie pour les ramener. Si tu avais pu les sauver sans nul doute tu l’aurais fait alors tu n’es coupable de rien. Bien sûr, tu as le droit de te sentir coupable mais ce n’est pas le cas. »

Comment sait-il que je pense cela ? Mais peut-être que pour mon frère et ma mère ce n'était pas de ma faute, peut-être que pour Anastasiya c'était pas de ma faute, mais pour la petite que j'ai tenté de sauver, cette gamine qui avait toute la vie devant elle, c'était à moi de la protéger et je n'avais pas vu, elle était morte sous mes yeux. Je suis coupable pour sa mort, je suis coupable et le karma m'a punie en m'enlevant les personnes que j'aime le plus au monde, me torturer petit à petit, me détruire à petit feu, la prochaine étape c'est quoi ? C'est Maya s'est ça, après ça sera Arias... Quoi qu'Arias me reprochera peut-être Maya et me vira de chez lui.

Non, Arias est trop gentil, il me détestera juste petit à petit de plus en plus chaque jour, jusqu'à que la haine qu'il aura pour moi soit trop grande, non... Je ne dois pas penser à des choses comme ça, si seulement... Si seulement Altiel était là, il m'aurait pris dans ses bras, il m'aurait embrassé sur mon front et m'aurait dit de ne pas avoir peur, il m'aurait dit de continuer à avancer...

« Je suis désolé. Je me tais à présent. Mais sache que je suis là si tu as besoin de parler. »

Sa voix me fit sortir de mes pensées, les paroles d'une chanson me vinrent en tête, je me souviens le nombre de fois que je me suis mordu la langue pour apprendre à la dire, mais je l'avais fais pour faire plaisir à Altiel qui la jouait à la guitare, je me mis à fredonner l'air et je revis l'image d'un des soirs où j'étais assis sur son lit et lui sur une chaise sa guitare à la main, les paroles sortirent toute seule :

« ♫ Hitori de mo yuku yo shinitaku natte mo
Koe ga kikoeru yo shinde wa ikenai to
Tatoe tsurakute mo samishisa ni naite mo
Kokoro no oku ni wa nukumori wo kanjiru yo ♫ »


Les larmes coulèrent toutes seule, mais ce n'était plus des sanglots de désespoir, c'était des larmes de résignations, tu as vu frèrot ? J'ai réussis à le dire sans me mordre la langue, même si je n'ai jamais compris pourquoi tu aimais tant cette chanson, au moins les paroles ont un sens pour moi, un sens que je comprend parfaitement maintenant que tu n'es plus là, maintenant que vous tous n’êtes plus là... La sensation d'une caresse sur mon front, mais ce n'était qu'un courant d'air, j'inspirais profondément et j'essuyais mes yeux avant d'ouvrir la porte des cabinets.

Ewan était là, assis contre un mur, il m'avait sûrement entendu chanter, tiens d'ailleurs.... J'avais réussis à chanter... Je n'avais pas réussis à chanter depuis et là c'était sortit tout seul, je tournais la tête gênée de m'être exprimer comme ça... Au moins ça m'étonnerait qu'il comprenne le japonais, il ne sait donc pas réellement ce que j'ai chanter... Je jette un regard, je sais que je dois dire quelque chose, je sens que c'est à moi de parler, mais que dire.

« Merci... Pour ce que tu as dis, humm, c'est vraiment gentil de ta part..., je détourne la tête légèrement gêné, oublie ce que tu as entendu d'accord ? C'est juste que c'est sortie tout seul, c'est une musique qui me rappelle mon frère... »

Je me rapproche de lui qui est toujours assis et je lui tend une main pour l'aider à se relever.

« Je suis désolé de ce que tu as vu, je suis pas violente d'habitude, je sais pas.... Je crois que j'ai péter un plomb... Je pense qu'on devrait aller au bureau du principal avant que toi aussi tu te fasses disputer... »

Je lui souris doucement, un sourire triste mais en même temps heureux, j'étais heureuse qu'il m'ait tendu la main, alors maintenant c'est moi qui lui tendrait.

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