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 Barrière à la communication [Elise Rosenwald]

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MessageSujet: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptySam 9 Jan - 19:08

Barrière à la communication
Allez, une dure nuit de labeur qui se termine et le centre commercial me libère enfin de mes chaînes. Ce monstre glouton m'a retenu prisonnier en ses entrailles jusqu'à très tôt dans la matinée, en raison de ce principe qui régit le milieu du travail sans jamais cesser de m'émerveiller: le tour de garde. Le sommet a décrété qu'il était temps pour moi de trinquer et que l'on m'assigne à la veille de nuit, moyennant un bonus sur la paye pour rendre l'effort plus juteux. Ce n'est pas une expérience que je prendrai plaisir à réitérer malgré tout, compte tenu de mon acuité visuelle terriblement mauvaise dans l'obscurité, j'ai facilement dû passer la moitié de la nuit à confondre les plantes vertes avec des individus suspects. Pas bon pour les nerfs encore... La lampe torche avait donc été ma plus fidèle alliée au cours de ce service, pour compléter mon sens handicapé et m'aider à tenir bon jusqu'au lever du soleil. Disons que je me serais mal vu appeler Sharp rien que pour remplacer ma paire d'yeux merdiques.

Après un petit-déjeuner requinquant au snack, retour à l'hôtel pour pioncer quelques heures, pas plus, je n'ai pas envie de perdre la journée entière. Poussant la porte d'entrée, ma modeste personne est accueillie par l'indifférence, néanmoins appréciée, de deux clients installés dans les fauteuils et d'un employé occupé à se tourner les pouces. Je traverse le hall en n'en saluant aucun afin d'entreprendre l'ascension des escaliers qui mènent à ma chambre. Ça a du bon de bosser de nuit, mais ce n'est franchement pas la tranche horaire la plus divertissante qui soit. Le jour, aussi usant soit-il parfois, réserve au moins son lot d'animations. Enfin j'ai fait ma part, je suis donc tranquille pour les semaines à venir, d'ici que mon nom ressorte à nouveau du chapeau au moment de constituer les équipes de nuit. Une fois arrivé à destination, je prends à peine le temps d'enlever mon manteau que je me vautre aussitôt sur le lit, plus que prêt à rattraper les heures d'insomnie forcée. Même les rayons du soleil passant au travers des volets non fermés de la fenêtre n'auraient été en mesure d'empêcher mes paupières de se fermer une bonne fois pour toutes, alors qu'elles avaient fréquemment tenté de me faire lâcher prise pendant la nuit. Ce qui fait que je ne me réveille que trois ou quatre heures après, pas spécialement reposé mais assez en forme pour ne pas vouloir rester dans cette chambre minuscule jusqu'au soir.

Une douche chaude plus tard et couvert comme il le faut, je suis de nouveau dehors, sous un soleil éclatant qui ne chauffe pas particulièrement, avec l'irrépressible envie d'aller faire un tour en forêt. Selon moi, il n'y a rien de plus reposant qu'une promenade peinarde dans les bois, surtout avec ce manteau de neige. Pas que je sois sous pression en ce moment -ça change-, mais c'est toujours agréable de passer une petite heure en pleine nature, loin de tout ce qui casse les pieds en ville, ne serait-ce que pour troquer le bal des mille odeurs que je perçois au quotidien contre des senteurs plus simples, forestières. J'arrive donc à la frontière nord de la ville et passe les grandes portes pour aller me perdre ensuite au milieu des arbres et de la végétation, n'ayant que le bruit de mes pas dans la neige, la brise et les roucoulements de quelques volatiles à écouter... et des clapotements en provenance de ce que je devine être une partie de la rivière traversant la forêt. Un peu trop forts à mon goût pour mettre ça sur le compte d'un animal ou encore d'un baigneur pas frileux pour deux sous, je me décide finalement à orienter la marche en direction de ces bruits suspects.
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyMar 12 Jan - 22:52

Un mauvais pré-sentiment, c'est ce que venait de ressentir Elise en se réveillant ce matin. Il était rare que cela arrive mais quand c'était le cas, il y avait de grandes chances que cela soit vrai. Finalement, elle préféra l'ignorer et passa un début de matinée normal; une douche, un petit déjeuner, un petit livre lu, voilà ce qui pouvait résumer ce petit moment. Vers 11h, elle vit plusieurs personnes non loin de chez elle, et ce n'était le genre de personne qui était là pour dire bonjour ou pour être sympathique... Non c'était des bandits. Elise ne réfléchit pas une seconde et alla mettre son armure et prit son épée pour les chasser de là.

Elle tenta de les suivre discrètement dans la forêt, bien que ne sachant pas si elle l'était ou pas. Mais au bout d'un moment les bandits se retournèrent vers elle et d'autres sortirent de derrières les arbres. Ils étaient six, mal-armés mais assez bien entraînés. C'est alors qu'elle fit le lien avec ce qu'il s'était passé en Novembre. Ainsi donc il en restait quelques un et ils comptaient venger leurs camarades en tuant Elise. Mais elle ne comptait pas se laisser faire, et encore moins mourir, elle se mit en position en dégainant son épée qu'elle enchanta en même temps et les attendait de pied ferme. Mais, à sa grande surprise une seule personne vint l'attaquer. Elle para facilement son attaque mais pour une raison qu'elle ignorait, elle fut repoussée au loin très facilement. Non en fait elle savait très bien pourquoi elle avait été repousser malgré son armure lourde, c'était un pouvoir qu'elle connaissait bien, celui d'Arias : les vecteurs. Elle décida donc de changer de stratégie et d'opter pour une stratégie plus offensive mais n'en eut pas le temps. Alors qu'elle allait charger, le même bandit l'attaqua à nouveau et un de ses amis, un Elementis de terre, fit s'effondrer la terre sous elle, ce qui la fit tomber dans le lac qui était juste en dessous.

C'était la pire situation possible pour Elise, non seulement elle ne savait pas nager, mais en plus si son armure l'emportait vers le fond. Elle tentait de se débattre autant qu'elle pouvait pour rester à la surface mais n'y arriva pas. Elle essayait tout ce qu'elle pouvait pour essayer d'alerter quelqu'un aux alentours de l'aider, mais c'était peut-être peine perdue, elle ne savait même pas si elle émettait le moindre son. Les bandits, voyant qu'elle allait certainement mourir noyer, partirent satisfait de leur travail, après tout, personne ne se baladerai en forêt en pleine hivers et encore moins par ce froid.  Finalement, à bout de force, elle finit par couler et commença à se noyer. La dernière chose qu'elle vit avant de perdre connaissance était quelqu'un qui nageait dans sa direction, peut-être pour l'achever ou pour la sauver. Seul sa survie allait le lui dire.
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyJeu 14 Jan - 11:15

Barrière à la communication
Approchant du cours d'eau avec une oreille tendue, sans savoir encore à quoi m'attendre, c'est une voix féminine qui se met finalement à résonner, encourageant mes pas à accélérer. Bien que je ne capte pas distinctement ces manifestations vocales, le bruit de l'eau contre laquelle on semble taper avec affolement me met rapidement la puce à l'oreille; et mes suspicions se confirment malheureusement en apercevant une silhouette se débattre au milieu de l'espèce de lac formé par la rivière. Le temps de pester un juron entre mes dents, je me débarrassais de mon manteau puis de mes chaussures d'un coup de talon avant d'atteindre le bord et de plonger dans l'eau. Sans surprise, celle-ci est foutrement gelée et me fige d'ailleurs une seconde sous le changement de température, avant de m'obliger à nager en direction de la femme en difficulté. Si bien qu'elle commençait déjà à couler comme une pierre d'ici à ce que je parvienne à la rejoindre.

Avec une grande inspiration, j'allais sous l'eau pour la retenir par les bras et tenter de la ramener à la surface, non sans mal. Ou plutôt, je parviens tout juste à lui faire garder la tête hors de l'eau, galérant pas mal avec l'armure qu'elle avait sur le dos et qui l'alourdissait énormément. À ce train-là, elle risquerait de nous tirer tous les deux vers le fond, car même toute la force dont je dispose est insuffisante en immersion. Aussi, n'étant plus à une tentative dangereuse près, j'arrête de la maintenir à la surface et remplis mes poumons au maximum pour plonger, sortir mon poignard et commencer  à couper les bretelles du buste en métal, tout en évitant au mieux de garder les yeux ouverts. Allez savoir si c'est l'hypothermie qui me guette avant l'heure, mais j'ai la sensation plutôt douloureuse que l'eau est plus glaciale encore autour de cette femme qu'ailleurs. Toutefois, je ne peux m'autoriser à débattre de ce phénomène à cœur joie, compte tenu de l'urgence de la situation. Enfin débarrassé du haut de l'armure, je m'occupe ensuite de la ceinture qui supporte la protection de ses jambes, jusqu'à ce que tout son équipement finisse par couler. À l'exception du fourreau dans lequel devait se trouver son épée, mais le plus gros étant ôté -et l'oxygène bientôt manquant-, je suis enfin en mesure de passer mes bras sous les siens et de l'emmener vers le haut, à deux doigts de ne plus avoir le souffle nécessaire pour ce faire. Et je n'ai pas non plus le luxe de le reprendre tranquillement une fois la tête hors de l'eau, puisqu'il faut encore nous sortir de cette flotte au plus vite, avant que le sang ne circule plus dans les veines de qui que ce soit.

Pour le coup, j'invoque Sharp afin qu'il nous réceptionne sur le rivage, lui tirant la noyée par le col pour l'extirper de l'eau tandis que je m'en extrais à quatre pattes, toussant à la recherche de ma respiration volatilisée. Les yeux baissés sur mes vêtements trempés, j'ai peu après la dérangeante surprise d'y voir ce qui ressemblait à du gel, comme si on avait mis mon pull au congélateur pendant quelques minutes. Le meilleur élément possible dans cette situation, vraiment. Quoi que je m'en plaindrai plus tard, car déjà le loup me rappelle à l'ordre en comprenant que la victime avait également perdu connaissance. Autant accumuler les emmerdes... Après avoir retourné la jeune femme sur le dos, les mains placées à hauteur de sa poitrine, j'entame un massage cardiaque pour lui donner le peu de souffle encore à ma disposition, et faire évacuer au passage toute l'eau accumulée dans ses poumons. Alors que je m'acharne depuis ce qui me paraît être des heures, pensant l'avoir perdue en fin de compte, mes efforts ont enfin l'air de payer au moment de la voir ouvrir les yeux puis se pencher sur le côté pour cracher la flotte hors de son organisme. À la fois soulagé et crevé, je me laisse retomber en arrière, le cul dans une fine couche de ce qui reste de neige.

« Putain, j'y croyais plus... »

Et ce n'est pas tout, mais on ve pas pas rester là à prendre un bain de soleil en espérant sécher de cette manière, même si je serais volontiers resté par terre un instant après tout ça. Pendant que l'autre reprend ses esprits, je me lève tant bien que mal pour aller chercher mes affaires laissées sur le bord avant de me payer un bain glacé, déposant ensuite le manteau sur ses épaules pour qu'elle se réchauffe un tant soit peu. Les doigts passant dans mes cheveux pour les essorer, je finis par m'agenouiller près de la jeune femme qui reprenait des couleurs, ou façon de parler.

« Ça va aller ? »
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptySam 16 Jan - 0:08

Elise venait tout juste de reprendre connaissance et ne savait pas ce qu'il s'était pas passé. Elle était encore légèrement dans les vapes pendant un moment. Elle se souvenu soudain de ce qu'il s'était passé. Elle se tourna alors vivement vers son sauveur. Il devait avoir dans la quarantaine et il n'était, à vu d’œil, pas le genre de personne que l'on aimerai croisé dans la rue le soir alors qu'il n'y a personne. Mais c'était la personne qui l'avait sauvé alors elle lui était reconnaissante mais elle restait méfiante, et cela se voyait dans son regard. Elle se releva en voulant dégainer son épée pour s'éloigner de lui sans savoir qu'elles étaient ses vraies intentions mais sentit quelque chose tomber sur le sol, un manteau et au vu de sa taille il semblait appartenir à la personne. C'est alors qu'elle compris qu'il n'était peut-être pas aussi méchant qu'il n'en avait l'air.  Alors qu'elle commençait à reprendre ses sens, elle sentit soudain le froid qu'il faisait et le fait qu'elle était complètement trempée et gelée. Elle remis sur elle le manteau qu'elle avait laissé tomber et rangea son épée. Après quoi elle s'inclina devant la personne qui l'avait sauvé pour la remercier. Elle commença à signer mais vit vite qu'il ne comprenait pas le langage des signes elle chercha alors son calepin, qu'elle retrouva trempé lui aussi. C'était à prévoir vu qu'elle avait très certainement coulé au fond de l'eau tout qu'elle avait sur elle devait être trempé, surtout son armure. En parlant de son armure, elle remarqua seulement à ce moment-là qu'elle n'avait plus son armure, ce qu'elle trouvait gênant surtout vu qu'elle était trempée et portait d'habitude des vêtements blancs sous son armure, heureusement le manteau de l'homme qui l'avait sauvé était assez grand pour cacher certaines choses, devenues visibles à cause de l'eau. Elle se mit à écrire sur le sol, non sans mal étant gelée, après avoir refermé un peu plus le manteau.

« Merci de m'avoir sauvé de la noyade et désolé de vous avoir pris pour... quelqu'un de dangereux... Je m'appelle Elise Rosenwald et je suis sourde. D'habitude je signe ou j'écris sur un calepin pour communiquer mais vous ne connaissez pas le langage des signes et mon calepin est trempé, comme le reste de mes affaires... Et vous ? Qui êtes-vous ? »

Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de se présenter mais c'était le seul moyen qu'elle avait pour communiquer. Elle remarqua alors juste après, un loup derrière elle, et comprit immédiatement que la personne en face d'elle était un Domae. Mais vu que l'on était toujours en période de trêve il n'y avait aucune raison de l'attaquer, et encore moins vu qu'il venait de la sauver. Peut-être devait-elle lui annoncer que c'était une Elementis vu qu'elle savait que c'était un Domae, ou peut-être l'avait-il déjà deviné. Seules les réponses de son sauveur allait le lui dire.
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyJeu 21 Jan - 23:35

Barrière à la communication
Ça devrait toujours aller mieux qu'au moment où elle pataugeait dans l'eau glacée jusqu'à ce que mort s'en suive, même si on ne peut pas prétendre être extrêmement plus confortables sur le bord, trempés comme des soupes. Mais à peine je m'inquiétais de son état qu'elle fit un bond en arrière, l'épée sortie et tendue dans ma direction, comme pour se défendre lorsque je viendrai à me jeter férocement sur elle. Une main levée en l'air, adressée non pas à la jeune femme mais au loup derrière nous qui commençait à grogner devant cette attitude menaçante, j'essaye ensuite de rassurer mon interlocutrice.

« On se calme, je t'ai pas sortie de l'eau pour qu'on se tape dessus. »

À ce compte-là, je me serais épargné le tracas d'aller me geler les couilles pour elle, et l'aurait laissée couler comme un vieux rafiot au fond de l'eau au lieu de me préoccuper de son sort. Le manteau sur ses épaules était tombé par terre au cours de son déplacement, laissant la brise de l'hiver s'incruster dans le tissu mouillé du haut blanc rendu transparent qu'elle portait, raison supplémentaire de se couvrir avant que je ne change d'avis et garde la veste pour ma pomme, aussi dévoilée et grelottante qu'elle puisse être. C'est probablement le détail qui lui fait prendre confiance sur mes intentions, tandis qu'elle le ramasse pour le remettre correctement à sa place, là où il a plus d'utilité qu'en tant que tapis de sol, et rangea son épée par la même occasion. Une bonne résolution de prise, meilleure que celle de chercher à se battre dans des conditions pareilles.

Viennent ensuite les remerciements qui étaient davantage les bienvenus, suivis d'une série de gestes qui me laissèrent assez confus sur le moment, pensant d'abord à des mouvements nerveux à cause de la température glaciale ou à un moyen de se réchauffer les extrémités rapidement. J'ai dû avoir l'air suffisamment con devant sa chorégraphie pour qu'elle se mette finalement à tracer des mots sur le sol enneigé. Et voilà le rapprochement: de ce que j'arrivais à lire en me penchant à côté d'elle, la jeune fille était sourde et ne pouvait communiquer autrement qu'au moyen des signes ou par écrit, le premier étant bien impossible avec moi et le second assurément perdu dans la rivière, l'obligeant donc à dessiner dans la neige.

« C'est bien ma veine... »

Les doigts pressés sur mes tempes, je marmonne ce qui, au final, ne peut être entendu que par moi. À croire que je cumule les emmerdes les unes après les autres aujourd'hui. Je suppose que je n'ai d'autres choix que de me plier aux mêmes méthodes que la miss, et commence donc à essuyer la surface de la neige avec la main pour me permettre d'y écrire aussi, même si on pourrait bénéficier d'un peu plus de poudreuse pour rendre ça lisible. Alors j'évite de faire de longues phrases et me rends directement à l'essentiel, parce qu'on n'a pas le luxe de passer des heures ici à taper la causette façon épistolaire.

*Bigby. Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai senti la présence d'autres personnes en arrivant.*

Et un bon nombre d'ailleurs, mais l'urgence de la situation avait pris le dessus sur l'analyse de toutes ces odeurs suspectes. Sans doute un guet-apens qui s'était soldé par la chute de leur cible dans l'eau, avec logiquement peu de chances de survie, si ce n'était pour ma présence à quelques mètres de là. Je crois que j'ai certainement foutu en l'air le plan de ces personnes, et s'il le faut, il aurait mieux valu que je la laisse se noyer comme ils l'escomptaient. Après tout je ne la connais pas, pour ce que j'en sais, elle pourrait être une pourriture de première qui méritait le sort qu'on allait lui réserver. Je dois aimer jouer au héros, qui sait, on verra plus tard si j'ai bien fait ou non. J'efface ensuite mon précédent message afin de rajouter:

*Et désolé pour l'armure, j'ai dû l'enlever dans l'eau pour pouvoir te ramener sur le rivage.*
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyMer 3 Fév - 23:37

Son sauveur semblait être embêté du fait qu'elle soit sourde, ce qui était normal vu la situation et Elise se sentait légèrement coupable de ça, même si ce n'était pas sa faute, elle était née sourde après tout. Son nom était Bigby et il lui demandait ce qu'il s'était passé. Elise hésita un moment à lui répondre mais n'eut pas le temps de prendre cette décision car Bigby avait écrit autre chose sur le sol : des excuses par rapport à son armure. En même temps, il n'avait pas eu le choix, soit il enlevait l'armure soit il la sauvait donc le choix est en général vite fait.

« Ce n'est rien. Je préfère perdre mon armure que ma vie. Si vous voulez vous pouvez venir vous réchauffer chez moi. Je n'habites pas très loin et on serai toujours mieux là-bas qu'ici. »

Elise n'attendit pas vraiment sa réponse avant de commencer à partir en direction de chez elle avant de finalement se retourner vers l'homme et lui rendre son manteau, il en aurai sûrement plus besoin qu'elle, même si elle était complètement trempée et que sa chemise révélait tout elle était plus résistante au froid que lui. Elle partit finalement en direction de chez elle, suivie de Bigby.

Ils atteignirent très vite sa maison et se réfugièrent dedans. Elise fit signe à Bigby d'attendre dans le salon, le temps qu'elle aille chercher des serviettes et un calepin pour qu'il puisse communiquer correctement. Elle revint très rapidement avec deux serviettes relativement grandes et un calepin et un stylo pour pouvoir lui parler calmement.

« Pour répondre à la question que vous m'avez posé tout à l'heure... Ce sont d'anciens habitants de Quederla qui m'ont attaqué et tenter de me tuer. Si vous ne m'aviez pas sauvée je serai certainement morte à l'heure qu'il est. Je ne pense pas qu'ils vous ait vu me sauver et ils doivent penser que je me suis noyée à l'heure qu'il est, ce qui n'est pas plus mal. »

Elle s'arrêta d'écrire un moment pour s'essuyer les cheveux vite fait vu que l'eau commençait à dégouliner sur le calepin. Après quoi elle repris le calepin et recommença à écrire.

« Vous pouvez utiliser la douche à l'étage si vous le souhaitez. Je vais préparer du thé en attendant pour que l'on puisse se réchauffer. »

Elle posa ensuite le calepin sur la table et commença à faire chauffer de l'eau pour le thé, puis partit en direction de sa chambre pour se sécher et se changer, prenant ainsi une tenue bien plus confortable.
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyJeu 4 Fév - 23:32

Barrière à la communication
Il va de soit qu'une vie sauve a plus de valeur qu'une armure envoyée par le fond, du moins de mon propre point de vue, mais je sais que ça reste un équipement onéreux et parfois cher à la personne. Si l'eau n'avait pas été aussi froide, j'aurais très bien pu replonger pour aller récupérer les pièces de métal, sauf que la repêche devra attendre que le temps se réchauffe un peu. La réponse de la jeune fille est compréhensive, tout en faisant la proposition extrêmement commode d'aller se sécher chez elle, à deux pas de là. Coup de bol qu'elle vive hors de la ville, plutôt que de devoir se taper une trotte jusqu'à la première baraque ou boutique que l'on y trouvera pour éviter de finir en sorbet. Pas le temps de répondre, ni vraiment le choix de toute façon, qu'elle se lève pour prendre la direction de l'endroit mentionné, et la suis donc en faisant signe à Sharp de faire de même. Elle n'a pas réellement l'air menaçante mais je préfère couvrir mes arrières, puisqu'elle reste Élémentis d'après mes suspicions. Parlant de couvrir, elle choisit finalement de me remettre le manteau que je lui avais laissé, souffrant visiblement moins du froid que le commun des mortels que je représente -à peu de choses près-. Comme promis, on atteint la maison d'Elise en moins de deux, et je laisse le loup repartir de son côté, puisqu'il ne figurait pas sur la liste des invités, avant de pouvoir la suivre à l'intérieur. Une fois à l'abri des courants d'air glacé et glaçant, elle me fait passer une serviette que je passe autour de mes épaules tandis qu'elle s'installe à une table, calepin et stylo à la main pour mieux reprendre la conversation qu'avec un petit tas de neige boueuse:

*Pour répondre à la question que vous m'avez posé tout à l'heure... Ce sont d'anciens habitants de Quederla qui m'ont attaqué et tenter de me tuer. Si vous ne m'aviez pas sauvée je serai certainement morte à l'heure qu'il est. Je ne pense pas qu'ils vous ait vu me sauver et ils doivent penser que je me suis noyée à l'heure qu'il est, ce qui n'est pas plus mal.*

Debout à côté d'elle, après avoir posé le manteau sur une chaise, je lis le récit de ses mésaventures auxquelles il manque tant de détails. Qui est ce groupe d'individus, pourquoi vouloir s'en prendre à cette fille et la laisser pour morte ? Je ne me souviens pas avoir vu sa tête sur un quelconque avis de recherche, encore qu'ils auraient pris soin de ramener son corps si c'était le cas, et une couleur de cheveux pareille ne peut pas s'oublier aussi facilement. Par la suite, elle m'offre la possibilité d'aller prendre une bonne douche afin de me réchauffer, ce qui n'est clairement pas de refus. Alors pendant qu'elle prépare de quoi faire du thé comme elle en avait parlé, enfin écrit surtout, j'approuve simplement d'un signe de main et emprunte les escaliers menant à l'étage supérieur, là où je devais trouver la salle de bain. J'entre ensuite et commence à enlever mes vêtements trempés, les essorant au fur et à mesure du mieux possible au dessus de l'évier. Ils ne seront pas secs de sitôt, mais j'aurai déjà moins l'impression d'avoir une éponge sur le dos. Puis je peux enfin profiter de l'eau chaude pour me décongeler, bien tenté de rester des heures encore là-dessous, comparé à la baignade trop fraîche de tout à l'heure.

Raisonnable malgré tout, je coupe avant de trop m'y attarder et, enroulé dans une serviette de bain, je m'empare de celle donnée par l'hôtesse afin de sécher un peu plus mes fringues humides avec, car je doute qu'elle ait de quoi m'en fournir d'autres ou que je puisse rentrer dans l'un de ses hauts. Du moment que mon manteau est relativement épargné de la flotte, je devrais pouvoir survivre même avec un pantalon encore mouillé. Mon séchage de linge ne pouvant accomplir plus de miracles, je me rhabille finalement en gardant la grande serviette sur le dos et redescends au rez-de-chaussée, là où la jeune fille, changée pour sa part, s'affaire à son thé. Manquant une nouvelle fois de m'adresser à elle oralement, je viens arracher une page de son calepin pour écrire un "merci" et aller le lui montrer. Pas mécontent d'être tombé sur l'une des rares personnes à habiter en pleine forêt, quoi que ne pas m'y balader du départ m'aurait également épargné ce genre de difficulté. Mais voilà, il fallait faire ma première B.A. de l'année. Je prends ensuite la tasse fumante qu'elle me tend, alors que nous allons nous asseoir à la table pour récupérer. Bien que je ne sois pas un grand fan de thé, j'accepte avec joie toute boisson chaude qui pourrait me cramer la gorge pour quelques heures. Le temps d'une gorgée, ma main repart vers le stylo pour griffonner à nouveau.

*Je suppose que ça ne fait pas longtemps que tu utilises la glace ? Tu as failli me transformer en glaçon pendant que je retirais ton armure.*

Au pire je peux me planter mais bon, je sais que ce n'est pas le cas ici, puisque la glace est sans doute l'un des seuls éléments que je connaisse et reconnaisse. Sans oublier que ces Élémentis ne sont pas frileux pour deux sous. Et puis ce n'est pas comme si elle avait pu louper l'énorme loup noir qui m'accompagnait, donc on n'est plus vraiment à garder des secrets. Toujours curieux de ce qui avait causé cette tentative de meurtre, je continue d'écrire:

*Et j'aimerais savoir ce que tu as fait pour que ces gens s'en prennent à toi.*
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyJeu 11 Fév - 22:35

Elise remarqua que Bigby portait toujours des vêtements trempés quand il redescendit. Vu qu'elle avait encore certains vêtements de son père, elle pouvait toujours les lui donner, même si la lui faisait un peu mal au cœur, il valait mieux ça que de les laisser dans l'armoire, inutilisé pour toujours. Alors qu'elle voulait écrire sur le calepin, elle remarqua qu'il l'avait pris de court et qu'il était déjà entrain d'écrire dessus. Quand elle lut ce qui était écrit dessus d'abord, elle se sentit légèrement insultée. Certes elle n'avait que 2 ans d'expérience dans l'utilisation de la glace, mais ce n'est pas la raison pour laquelle elle avait a moitié gelé inconsciemment. Ce qui fut écrit ensuite était moins insultant mais elle ne savait si elle devait lui répondre honnêtement ou lui dire qu'elle préférai qu'il ne soit pas mêlé à tout ça, après tout il n'a rien à voir avec ces gens. Elle décida finalement de lui dire la vérité, mais seulement si il veut vraiment être courant de ce qu'il s'était passé. Elle n'allait bien sur pas rentrer complètement dans les détails mais elle aller rester suffisamment précise pour qu'il sache ce qu'il s'était passé.

« Pour répondre à ta première question, j'utilise certes la glace depuis deux ans mais ce n'est pas la raison pour laquelle l'eau était bien plus froide... »

Elle lui montra le calepin puis sortit son épée, tout en l'enchantant et toucha une chaise avec le dos de son épée, commençant ainsi à la geler lentement. Elle repris ensuite son calepin pour recommencer à écrire dessus.

« Voila la raison pour laquelle l'eau était plus glaciale autour de moi... Je n'utilise pas mon pouvoir de la même façon que les autres Elémentis... J'estime que l'utiliser autrement est... trop dangereux. »

Et même ainsi elle estimait ce pouvoir dangereux... Certes canaliser son énergie pour rendre son arme glaciale était moins dangereux et mortel que lancer des piques de glace ou tout autre projectile de glace, mais si le contact avec la lame était prolongée alors son pouvoir devenait dangereux.

« Pour ce qui est de ces gens... Je veux bien vous le dire, mais je ne veux pas impliquer d'innocent la dedans. Alors si vous ne voulez pas être impliqué, ne lisez pas la prochaine page. »

Elle passa ensuite à la page suivante et commença à écrire, en essayant d'être rapide pour éviter que Bigby ne trouve le temps long.

« Ces gens comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure sont d'anciens habitants de Quederla. Pour une raison que j'ignore, ils se sont jurés de détruire Quederla. C'est en suivant un ami que j'ai rencontré ces gens. Et j'ai... tué leur camarade avec l'aide de mon ami. Je suppose que c'est la raison pour laquelle il voulait me tuer. Je ne pensais cependant pas qu'il restait de survivant... »

Elle soupira avant de rajouter, avec un visage triste.

« Si nous avions pu savoir pourquoi il nous en voulait tant nous aurions pu éviter un bain de sang ce jour là... Je ne regrette pas les avoir empêcher d'attaquer Quederla, mais peut-être aurai-je pu seulement les neutraliser sans les tuer... »

De vieux remords resurgissaient quand elle écrivit ses mots, et cela se voyait sur son visage, mais elle ne peut pas changer le passé alors à quoi bon y repenser. Elle souvint ensuite que Bigby portait toujours des vêtements mouillés et rajouta sur la page suivante qu'elle possédait quelques vêtements qui appartenaient autrefois à son père et qu'il pouvait les prendre si il le souhaitait. Elle arracha ensuite la feuille et la fit passer en premier tout en lui passant ensuite le calepin. Elle prit ensuite une gorgée de thé tout en regardant le Domae qui lisait ce qu'elle avait été écrit. Maintenant qu'elle le regardait bien, il était plus viril et fort, mais un peu trop vieux pour elle, si il avait été un petit peu plus jeune, il aurai peut-être été le genre d'homme qu'elle aurai pu aimé. Et puis elle aimait déjà Arias, elle ne pouvait pas se permettre d'aimer quelqu'un d'autre, c'est contre nature. Elle vit ensuite qu'il avait décidé finalement de lire ce qu'elle avait écrit à propos du jour où elle avait massacré les attaquants avec l'aide du roi Elementis et soupira, sûrement parce que ce n'était pas quelque chose qu'elle voulait qu'il lise, mais elle avait décidé de le lui dire donc elle se devait de le faire. Elle attendit ensuite qu'il eut finir sa lecture pour lui montrer éventuellement le chemin de la chambre de ses parents.
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyMer 17 Fév - 23:47

Barrière à la communication
Quand on n'utilise pas son élément depuis bien longtemps, je suppose qu'on a tendance à ne pas le maîtriser correctement au début, quitte à faire des conneries avec. Comme avec un animal qui n'écoute pas encore, en gros. Mais apparemment j'aurais sous-estimé sa pratique, puisqu'elle m'écrit que la véritable raison de cette baisse de température autour d'elle résidait dans son utilisation détournée de la glace. Voyant du gel se former sur la chaise par le biais de son épée, je comprends mieux l'effet qu'avait eu l'élément sur l'eau, dans la mesure où je ne lui avais laissé que cet équipement avant de l'en sortir. L'avis qu'elle se faisait de la glace m'étonnait malgré tout, ou des éléments en général dont elle trouvait l'utilisation dangereuse. Ce n'est pas pour refroidir des bières que l'on reçoit la glace par le Conclave Élémentis, de même que chaque animal accordé est prévu pour nuire d'une façon ou d'une autre à ses ennemis, avant qu'ils ne le fassent en premier. Craindre la puissance de son pouvoir dans le climat de cette ville a de quoi causer sa propre perte. Mais je n'ai pas encore l'occasion de dire un seul mot sur le sujet, car la jeune fille est occupée à rédiger toutes les explications demandées sur ce groupe d'individus et leur lien avec elle, que je puisse me faire une meilleure idée de la situation. Au terme d'un long grattage de papier, je récupère enfin le calepin et commence ma lecture par une proposition de changer de vêtements, afin de troquer les miens encore mouillés pour repartir au sec. J'écarte ensuite la feuille volante pour lire la suite, sans m'arrêter à l'avertissement:

*Ces gens comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure sont d'anciens habitants de Quederla. Pour une raison que j'ignore, ils se sont jurés de détruire Quederla. C'est en suivant un ami que j'ai rencontré ces gens. Et j'ai... tué leur camarade avec l'aide de mon ami. Je suppose que c'est la raison pour laquelle il voulait me tuer. Je ne pensais cependant pas qu'il restait de survivant... Si nous avions pu savoir pourquoi il nous en voulait tant nous aurions pu éviter un bain de sang ce jour là... Je ne regrette pas les avoir empêcher d'attaquer Quederla, mais peut-être aurai-je pu seulement les neutraliser sans les tuer...*

Sourcils froncés, la mention de ces apatrides ayant en tête la destruction de Quederla attise ma méfiance, intrigué par l'existence d'une telle association sans que personne n'en sache rien. Du moins, je n'ai jamais entendu quiconque en parler jusque-là, pas même dans le QG des Domae. Il va falloir que j'aille mettre le nez dans ces affaires louches dès que j'aurai le temps. En attendant, je griffonne une réponse sur une nouvelle feuille.

*Ne te sens pas coupable, vous avez bien fait. Si ces types voulaient s'en prendre à la ville, vous n'aviez d'autres choix que de les arrêter avant qu'ils ne fassent des victimes.*

Et si les tuer est une possibilité, mieux valait en faire une nécessité et s'occuper de leur cas de toute manière. La preuve en est que d'en avoir épargné certains, même inconsciemment, aurait pu s'avérer fatal si je ne m'étais pas trouvé dans les parages. Pour le coup, c'est assez rageant de ne pas avoir pu les identifier tant qu'ils étaient à ma portée, ne serait-ce qu'une odeur à garder en mémoire. À défaut de pouvoir faire quoi que ce soit depuis cette maison, autant arrêter de se prendre la tête avec ça. Je réponds donc à son offre juste en dessous:

*Si ça ne te dérange pas, je ne dis pas non à des vêtements secs. Je ferai en sorte de te les ramener plus tard si tu y tiens.*

Parce que de ce que j'ai compris, et à en juger les tombes dans le jardin, leur propriétaire n'était plus dans le secteur, bien que ses affaires se trouvent toujours en ces lieux. Pour peu qu'ils aient une certaine valeur sentimentale, ça ne me coûtera qu'une lessive et une balade de plus dans la forêt pour les lui rapporter, pas la mer à boire donc -sauf si elle décide encore de faire une baignade dans la rivière-. Sur cet accord, je me lève pour la suivre à travers la maison jusqu'à la fameuse chambre, puis je la remercie d'un hochement de tête avant de refermer la porte. Pas que je sois spécialement pudique mais elle n'a sûrement pas envie de me voir parcourir les affaires de son père pour les enfiler. Je commence donc à chercher dans l'armoire de quoi me changer, en espérant que monsieur n'était pas une allumette non plus. Après avoir trouvé mon bonheur dans le tout, même si c'est un peu plus serré que ce que je préfère porter, je replie mes affaires sur le bras et sors ensuite de la pièce pour retourner dans le salon. Me rasseyant devant la tasse de thé que je termine, j'attrape finalement le calepin pour reprendre la parole, la remercier dans un premier temps puis revenir sur ce qui avait été dit.

*Tu sais que la glace n'est pas essentiellement offensive ? Mon ex-femme possède le même élément que toi et l'utilisait à des fins défensives, en bloquant l'ennemi ou en créant des murs de glace. Mais si tu as peur de l'utiliser en pensant au mal que tu feras avec, tu ne feras pas long feu face à un ennemi qui lui sera prêt à te blesser mortellement.*
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MessageSujet: Re: Barrière à la communication [Elise Rosenwald]   Barrière à la communication [Elise Rosenwald] EmptyLun 22 Fév - 23:02

Pendant que Big se changeait, Elise réfléchissait aux mots qu'il lui avait dit. Certes les arrêter était une obligation mais était-ce réellement bien de l'avoir fait au prix de plusieurs vies ? Alors qu'elle méditait toujours la dessus, elle vit son invité sortir de la chambre avec les vêtements de son père ainsi que les siens pliés. Elle le guida jusqu'à la salle où les attendait, deux tasses de thé entamées. Alors qu'elle finissait de boire sa tasse de thé, elle vit que son sauveur avait écrit quelque chose sur le calepin. Tout d'abord c'était des remerciements qu'elle lut mais après ce qu'il avait écrit était à propos de son élément.

« Tu sais que la glace n'est pas essentiellement offensive ? Mon ex-femme possède le même élément que toi et l'utilisait à des fins défensives, en bloquant l'ennemi ou en créant des murs de glace. Mais si tu as peur de l'utiliser en pensant au mal que tu feras avec, tu ne feras pas long feu face à un ennemi qui lui sera prêt à te blesser mortellement. »

Il avait raison sur ce point, mais Elise refusait de vouloir l'entendre. Pour elle, ce pouvoir était trop dangereux et elle refusait de l'utiliser autrement, quitte à ce que cela lui coûte un jour la vie. C'était un serment qu'elle s'était fait à elle-même la première fois qu'elle avait utilisé son pouvoir. Et elle ne voulait pas revenir dessus, sous aucun prétexte. Elle prit donc le temps de lui réfléchir à sa réponse tout en l'écrivant.

« Je le sais très bien, mais j'ai décidé ça, il y a déjà longtemps. Je ne peux pas me permettre de trahir un serment que je me suis faite à moi-même, même si il doit m'en coûter la vie. Néanmoins je te remercie pour ta sollicitude, cela me fait plaisir que quelqu'un, même un ennemi éventuel, soit comme ça. C'est ce qu'il me fait penser qu'un jour, il y aura peut-être la paix dans cette ville. Je vais quand même garder tes mots en tête, au cas où un jour, je déciderai de l'utiliser autrement. »

Elle lui fit un magnifique sourire avant d'ajouter sur la même page un peu plus bas :

« Pour ce qui est des vêtements, si ils sont à votre taille vous pouvez les garder. Ils sont certes vieux mais mieux vaut que vous les ayez plutôt que moi, vous vous en servirez plus que moi... »

Certes les vêtements de son père étaient précieux pour elle en tant que souvenir de ses parents, mais il valait mieux qu'ils servent à quelqu'un plutôt qu'il soit dans une étagère, et ne servent jamais.

Voyant les deux coupelles vides, elle resservit du thé dans les deux tasses puis se leva pour aller chercher quelques petits biscuits pour qu'ils puissent éventuellement se régaler tout en terminant de boire du thé et de parler.
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