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 Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}

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MessageSujet: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyJeu 21 Jan - 3:20





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Dehors, la nuit s’était installée depuis plusieurs heures. Laissant la plupart des ruelles vides, sans âme qui vivent. S’il en restait quelques-unes, elles n’étaient en rien fréquentables. Le clair de lune était bien haut dans le ciel, les rayons traverser quelque fenêtre par-ci par-là, éclairant quelque peu certaines pièces, ou bien des couloirs qui mènent à des lieux sous terre dont les âmes sensibles devraient s’abstenir d'y mettre les pieds. L’un d’entre eux été habité, par quelqu’un qui ne valait mieux pas croiser à cette heure-ci en étant seul.

Et on entend des talons.

On entend SES talons, qui claquent sur le sol et un air de « promenons-nous dans les bois » qui se fredonnent dans l’air. Les deux sons réunis ensemble s’entrechoquent contre la paroi blanchâtre et se mélangent entre elles, donnant alors un petit son qui n’a rien de bien rassurant. Cet air fredonné n’a rien de triste, ni même d’inquiétant – quoique. Pourtant quand on sait qui le chantonne cela le devient. Elle est là. Elle arrive. Lentement, mais sûrement, elle descend chaque marche et réduit peu à peu la distance qui la sépare de son être bien-aimé. Celui qui illumine sa vie à chaque seconde malgré le temps et les mondes si différents qui les séparent. Elle a hâte. Elle bouillonne intérieurement d’impatience, tartinée d’une grande excitation. Si c’était possible, on entendrait son petit cœur battre à la chamade.

À chaque marche descendue, quelque chose se perd au sol. Une perruque. Un manteau. Un collier de perles en toque. Des gants. Toutes ces choses qui ont permis à mettre un pied ici. Parce que, ici, il n’est pas bon de se balader tel quel quand on appartient à une famille. Cette blonde qui marche doucement en direction de la mort, a réussi. Comment ? Avec un peu de cervelle et une envie irrésistible que personne ne pourrait contrer de voir son cher et tendre. Certains appellerait ça « le pouvoir de l’amour », d'autres de la stupidité. Il y en a pour tous les goûts. Mais soyons honnête, il faut être totalement fou pour se balader ainsi dans un lieu où la loi est reine mais la mort aussi. C’est sûr, il n’y a que l’amour pour poussé à faire de tels actes. Elle est peut-être stupide selon certain, il n’en reste pas moins que joué les cruches ce n'est là que pour amuser la galerie. Sans ça, le petite Harley n’aurait pas su passer entre les mailles du filet des gardes à l’entrée. Ou peut-être que si, mais les choses n’auraient en aucun cas été aussi propres.

Harley avait tout prévu. Le jour, la date, l’heure et le costume. Tout ce qu’il faut pour rendre une petite visite surprise à son canard. Cela faisait bien des mois qu’elle ne l’avait pas vus. Le temps n’étant pas là pour se libérer, elle n’avait d’autres choix que d’attendre patiemment avant de pouvoir enfin le rejoindre. Devoir de Domae oblige. Et puis c’était ça aussi de faire tourner un cabaret et de surveiller ses employés à la loupe. Au final, on en met de côté les choses réellement importantes. Lui. Elle avait ses petites questions qui lui trottiner en tête durant sa descente ; est-ce qu’elle lui avait manqué ? Avait-il pensé à elle durant ses longues heures perdues à rester cloitré entre quatre murs ? D’une manière ou d’une autre. Ou bien était-il bien top concentré dans son travail pour en avoir le temps ? Aller savoir. Quoi qu’il en soit s’il était en plein boulot à l'heure actuelle, il allait se voir être interrompu qu’il le veuille ou non. La petite blonde voulait profiter de lui de toute manière possible et inimaginable, quitte à ce que ses mains pleines de sang trempé dans un cadavre la touchent. Elle est folle, ce n’est certainement pas quelques entrailles qui la rebuteront aussi simplement.

Ses pas cesse enfin de marteler le sol quand la porte de la morgue se dessine devant elle. Elle réajuste rapidement son décolleté, voulant être belle et sexy pour lui. Resserrant ses petites couettes comme il faut, elle affiche ensuite un petit sourire sur ses lèvres et d’un coup de hanche, elle pousse la porte grise pour l’ouvrir. Ne perdant pas temps pour se faire entendre à la seconde même.

BOUM BÉBÉ ! Je suis là mon biquet !

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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyDim 24 Jan - 13:19


A slut in the basement
I hope I lie, and
tell everyone you
were a good wife.
And I hope you die.
I hope we both die.
• Chéri, •
• je suis rentrée ! •

Au fond, vers la gauche. Étire encore un peu les tissus pour que tes doigts puissent se faufiler plus aisément dans l'intestin. Elle se trouve juste à ta portée, cette accumulation solide de sang qui avait précipité la mort de l'homme allongé sur la table en aluminium. Aussi blanc que la mort pouvait le laisser, mis à part pour la baignoire rougeâtre visible sous son abdomen ouvert, dans laquelle tes mains nues creusent un chemin vers l'origine du départ de cet individu, dont tu n'as retenu ne serait-ce que le nom. À vrai dire, tu t'en fiches un peu. La seule chose sur laquelle tu te concentres, c'est ce caillot que tu grattes afin de le décrocher des parois qu'il a bouché. Un système interne bien fragile. Tu sors brièvement une patte de cette guirlande rosée pour aller chercher un scalpel sur ta petite table à roulettes, pour aider dans ta tâche. Traçant le contour de cette boule sanglante avec la fine lame, tu parviens finalement à l'extirper de son propriétaire, et la laisse tomber dans un bocal transparent pour t'en occuper plus tard. Tu t'essuies ensuite le front avec le dos de ta main dégueulassée, de quoi prolonger d'une traînée rougeoyante les traces qui marquent déjà le côté droit de ton visage. La tête ailleurs, tu ne sifflotes même pas le refrain qui passe sur le phonographe, de derrière le mur qui sépare ton salon de la morgue. Une peine de cœur, peut-être ?

Depuis le fameux incident nommé Angel, il se trouve que tu as été quasiment irréprochable, en bon travailleur qui gagne à se faire oublier. Ton ami Aston n'avait, bien évidemment, rien rapporté de ton petit écart au sommet, malgré toute la colère dont il avait été pris au moment de descendre chez toi pour venir délivrer le petit oiseau bleu de tes griffes. Cela n'avait pas manqué de te surprendre d'ailleurs, comme s'il y avait eu quelque chose entre les deux têtes blondes que tu ignorais avant ce jour-là, et peut-être est-ce effectivement le cas. Aussi tu t'efforces de passer à autre chose, car enfin, ce n'est pas correct de vouloir s'approprier l'amie de son ami, bien que tu fantasmes encore sur toutes ces occasions manquées de pratiquer sur elle l'opération qui lui aurait permis de remplir son rôle de mère. Trois jours, grand con au cœur tendre, tu as laissé passer trois jours entiers au lieu de la découper dès que tu en avais l'occasion. Il faut croire que tu tenais à profiter de son isolement, depuis le temps que tu n'avais pu séquestrer une seule foutue garce de l'autre côté de la morgue. Mais les médicaments se chargent de t'en dissuader. Oui, Aston a pensé à tout.

Tu es tellement perdu dans tes pensées, les paluches appuyées machinalement sur les organes à l'air libre de ta seule compagnie de cette nuit, que tu ne remarques pas de suite la deuxième qui est en train d'arriver. Des talons claquent sur les marches en pierre conduisant à ton antre, et tu fronces enfin les sourcils lorsque la mélodie parvient à tes oreilles. Il n'y avait qu'une femme pour venir de sa propre volonté se jeter dans ton enfer de cadavres, précisément celle que tu ne garderais jamais, au grand jamais, enfermée dans ton nid douillet. À une époque, sans doute, aurait-elle fait une épouse exploitable, mais c'était sans compter son douloureux refus, que tu as d'autant plus de mal à accepter lorsqu'il prenait la forme d'un jet d'acide en pleine figure. Tes doigts se crispent autour des entrailles en l'entendant déjà arriver devant la porte de ton lieu de travail, et sans attendre une seconde de plus, la voilà qui fait son apparition en beuglant comme la grossière créature qu'elle était. Il ne te faut pas moins de temps pour t'emparer du bocal dans lequel tu avais entreposé le caillot de sang, puis le balancer avec force sur l'intruse en vociférant à ton tour :



❝ DÉGAGE ! ❞

À ton grand dam, le projectile envoyé ne trouve mieux que le mur contre lequel se briser en mille morceaux, ta cible ayant, pour sa part, préféré l'esquiver en se baissant rapidement. Tu tires alors le grand couteau de boucher dont tu ne te sépares jamais, afin de tenir cette pétasse colorée en joue. Tout chez elle a l'air de te dégoûter au plus haut point, de ses pointes criardes à cette tenue outrageusement révélatrice, sans compter ce décolleté que l'on ne faisait pigeonner de la sorte que pour vendre son corps au premier venu, ce que tu imagines être l'une de ses occupations principales. Difficile d'imaginer qu'elle ait été, un jour, plus sobre et respectueuse d'elle-même, alors qu'elle dégouline aujourd'hui de vulgarité. Trop rustre, trop provocante, trop... sexuelle. D'un regard méprisant, tu t'enquiers préalablement de ses attentions avant de songer à l'embrocher comme une truie.



❝ Que viens faire ta répugnante personne ici ? ❞


Dernière édition par Eddie Gluskin le Mer 3 Fév - 0:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyJeu 28 Jan - 7:52








Il n’y a pas de délicatesse, de grâce ou bien même seulement de finesse dans les mots. Non. C’est Harley. Ce genre de chose n’existe pas. Quand bien même ceci serait voulu, ça ne serait jamais le cas. Le tout aurait presque une fine couche à connotation vulgaire sortant de la bouche. Est-ce d’ailleurs le cas ? À une époque, cela aurait pu être possible de voir une petite blonde, bien plus élevé que ça. Avec une douce et belle voix qui en ferait tourner la tête de plus d’un homme. Et pour cause, à ce moment, il y avait encore un minimum de respect pour soi-même. Et encore, ce n’est pas vraiment dit. Il y a toujours eu un grain caché quelque part au plus profond. Au jour d’aujourd’hui, celui-ci est exposé au monde entier sans le moindre souci, ni même une quelconque touche de honte quel qu'elle soit. Pourtant, dans certains cas ne serait pas de refus.

Le silence, c’est installer quand la petite blonde est entrée d’une manière si brutale dans la morgue en souriant gaiment. Telle une personne populaire entourait de journalistes, elle attend qu’on l’acclame. Qu’on l’adule comme si mademoiselle été une déesse ou bien simplement le nombril du monde. Pour ce fait-là, elle a l’habitude de l’être sans même demander son avis à autrui. Mais non, la seule réponse qui lui revient de plein fouet est un bocal dangereusement lancé dans sa direction avec des mots qui pourrait en dissuader plus d’un. Plus d’un, sauf celle-ci. Rapidement, son corps c’est baiser évitant ainsi d’être blessée bêtement, même si cela ne l’empêche pas d’être tâché par le sang éclabousser au passage. Elle ne relèvera pas vraiment l’insulte à son égard. Ce n’est et ne sera pas la dernière fois qu’il met autant de délicatesse dans ses mots en la voyant. Bien que cela doive en être vexant, connaissant c’est antécédent Harley préféré le laisser dire. Quittant l’encadrement de la porte, elle s’approche avec douceur fredonnant à nouveau son petit air, en fessant le grand tour au lieu de tracer tout droit et se jeter à son cou. Ayant remarqué son couteau en main, il est préférable de ne pas trop s’approcher de lui pour le moment. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque de le prendre dans les bras. Mais aussi le meilleur moyen pour finir embrocher. Elle n’est peut-être pas stupide au point de venir démunie d’arme, il est vrai qu’un peu de violence conjugale n’est pas toujours désagréable. La réponse à sa question ne perd pas de temps pour se faire entendre, d’une petite voix qui ne cesse de chantonner pour autant.

Mon petit canard laqué me manquer follement. Alors je suis venue lui rendre une petite visite surprise. Tu devrais ranger ça par contre, tu vas te blesser trésor. À moins que tu ne veuilles que je soigne tes petits bobos, comme autrefois. Suffisait de le demander.

Comme autrefois… Du temps où celle-ci avait encore une belle blouse blanche, une coupe de cheveux respectable – et non coloré – et des habits qui ne s'approcher pas dangereusement la prostitution, avant que le tout ne soient échangés pour une tenue de dévergondé d’aujourd’hui. Du temps où elle pouvait vraiment se dire psychologue et lui venir en aide, ce qui avait été le cas durant un temps. De ce temps-là, oui, elle avait été utile pour lui. À une certaine limite. Mais maintenant, après ce qu’elle est devenue… ce n’est qu’une sensu qu’on peine à se débarrasser. Un bout de chewing-gum indésirable collé à la chaussure et qu’on ne peut enlever même après de multiples tentatives à-coup de détergent, javel et tout ce qui s’en suit. Elle a jeté son dévolu sur lui, ce n’est pas pour rien. Ses petits pas martelant le sol grisâtre de la morgue, s’arrêtant à l’autre extrémité du cadavre posé sur la table d’autopsie. Par la même occasion, sa chanson ne s’entend plus l’air, l’ayant abandonné. L’envie de courir dans ses bras est toujours là, mais certainement pas tant qu’il gardera son arme en main. Elle est folle, mais à tout de même un minimum de cerveau. Juste, le strict minimum. À la place, cette petite blonde s’assoit d’un petit bon sur l’espace libre de table en métal, croisant les jambes entre elles sensuellement. Sa voix ne perdant pas de temps pour se faire entendre par la suite :

Tu ne viens donc pas embrasser ta femme ? Arrête de faire ton timide. Lâche donc ça, je ne vais pas te manger… enfin, pas de cette manière-là. Tu m’as horrible manqué !

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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyMer 3 Fév - 0:06


A slut in the basement
I hope I lie, and
tell everyone you
were a good wife.
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I hope we both die.
• Chéri, •
• je suis rentrée ! •

Le couteau dans ta main semble suffire, pour l'instant, à la tenir à bonne distance, ce qui n'est pas négligeable dans la situation actuelle. Bien que tu veuilles volontiers sacrifier la propreté de ta lame afin de la plonger toute entière dans ce corps impur, taché d'encre et certainement passé entre toutes les mains baladeuses qu'elle avait pu croiser. Son exaspérant timbre de voix, qu'elle prenait plaisir à rendre enfantine pour ennuyer le monde, siffle dans l'air que tu ne devais manifestement pas avoir été assez clair, les fois dernières, en voulant lui faire comprendre que sa présence n'était jamais désirée ici. Les tentatives de meurtre n'ont plus l'air de vouloir dire grand-chose aujourd'hui, du moins sur la planète Harley. Il faut dire que cette chienne a également plus d'un tour dans on sac pour éviter de finir dans l'un des casiers de la morgue.

Celle qui avait quitté le domaine médical, pour se jeter à corps perdu dans la masse qu'elle devait soigner autrefois, a encore l'audace de se promener ici bas comme si elle était maîtresse des lieux, allant jusqu'à s'asseoir à l'extrémité de la table où tu opères, aux pieds du cadavre. C'est sans gêne aucune qu'elle prend ensuite ses aises dans le petit espace auto-attribué, et pousse le vice en osant encore réclamer un baiser, qu'elle imagine mériter pour une raison qui t'échappe, tant tu l'as envoyée paître à mainte reprises. Il est pourtant évident que tu ne voudras plus de cette femme souillée pour satisfaire tes dessins, sauf peut-être pour décorer la pièce de chez toi, une fois morte et éviscérée proprement, dans la mesure où elle se plaît déjà à attirer les regards. Mais pour l'heure, tu te contentes de la remettre un peu à sa place, le couteau de nouveau dirigé vers elle.



❝ Il n'y a aucune femme ici, seulement une traînée qui mériterait
que je la saigne si elle ne vire pas ses fesses de ma table. ❞

Cela ne te dérangerait pas de travailler sur un deuxième macchabée, puisque tu comptes rarement les heures supplémentaires et plutôt sur ta conscience ô combien professionnelle. Néanmoins, l'unique prétendante à ce poste ne se détache pour rien au monde de son air joyeux, comme si tes menaces étaient passées par une oreille puis ressorties par l'autre, similairement à tous les mauvais présages que tu lui promets et dont elle n'a cure, même lorsque le coup finit par partir. Pas cette fois : ce petit jeu te lasse et tu sais pertinemment qu'elle trouvera un moyen vicieux de se dérober pour éviter cette fatalité. Une pute, certes, mais une pute avec de la ressource. Rangeant le couteau à ta ceinture, tu te rends vers la porte d'entrée de la morgue, là où tu as accueillie la blonde comme il se devait, afin de ramasser le caillot qui avait éclaboussé une partie du mur et du sol à sa collision ratée. Tant pis pour le bocal, il te faudra le déposer sur la petite table à roulettes. Une fois revenu à côté de cette dernière, tu frappes d'abord un bon coup, avec le plat de la main, sur celle en aluminium en constatant la curiosité de la blondasse pour le ventre exposé du cadavre, pour l'interrompre sa tentative d'y plonger ses pattes manucurées. Le bruit cogne si fort contre les murs en pierre de la morgue qu'il aurait pu réveiller les morts, ou, plus raisonnablement, dissuader Harley de rester plus longtemps sur sa table. Après lui avoir accordé un regard courroucé, tu lâches finalement, en retroussant les manches de ta chemise raccommodée :



❝ Je ne sais même pas ce que tu espères obtenir en venant me
voir à chaque fois, mais là j'ai du travail, donc je te serais
gréé de ne pas rester dans mes jambes. ❞

À défaut de vouloir réfléchir pour le moment à une solution pour la faire déguerpir, tu ne trouves que la boule de sang solide à lui envoyer dessus, de sorte à ce qu'elle fasse mumuse avec et te permette de te concentrer à nouveau sur ton cas. C'était sans compter son caractère épouvantablement envahissant, alors que la délurée ne tarde pas à se lasser de son jouet pâteux, préférant au final tourner autour de ta personne et de ton client, tel un charognard attendant de pouvoir se délecter de sa proie en putréfaction. À la limiter de se faufiler entre la table et toi dans le but d'observer ce que tu fais, tu sens l'agacement te regagner de plus belle, à mesure que ses talons claquent, claquent et re-claquent par terre. Lorsque enfin elle s'immobilise plus de dix secondes , juste en face de toi et le nez au-dessus de l'incision, tes mains sortent des boyaux pour aller s'emparer de la tête à couettes, et la plonger immédiatement dans le bassin d'organes qu'elle tenait tant à regarder de plus près. L'idéal serait effectivement que lui maintenir ainsi le visage collé à l'intérieur suffise à la faire suffoquer, mais tu as comme un doute sur les chances de réussite de cette méthode.

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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyDim 7 Fév - 23:39








Un baiser venant de son cher est tendre. Voilà tout ce qu’elle demandait pour se tenir un peu plus tranquille. Un simple baiser langoureux et passionné. Une main dans les cheveux, l’autre sur les hanches. Tels deux amoureux s’aimant éperdument et qui se retrouvent après de longs mois de séparation. C’est beau rêver n’est-ce pas . C’était vraiment trop lui demander . Ce n’est pas comme si elle venait de lui faire la proposition de faire l’amour, là, sur la table d’autopsie à côté d’un pauvre cadavre à moitié ouvert. Bien qu’honnêtement l’idée lui ait tout de même légèrement effleuré l’esprit. Elle s’abstient. Disons par respect pour le mort. Alors, qu’en réalité rien qu’à voir la tête de ce pauvre Éddie, si la jeune femme le lui demande, ce n’est pas qu’un simple morceau de chair qu’il tentera de lui envoyer en plein visage. C’est peut-être encore un peu trop frais pour ça. Les retrouvailles viennent tout juste de commencer et pas forcément de la meilleure façon qui soit. Autant y aller en douceur.

Il faut avouer que ça réponse qui n’est en rien des plus douces, donne un petit pincement dans le cœur d’Harley. Tant de délicatesse inexistante. Mais, on garde la tête haute, on sourit même si les mots pourraient presque être blessants. Habituée depuis, ce n’est et ne sera certainement pas la dernière fois qu’il la traitera de trainer avec une envie de la faire passer dans l’au-delà. Quand bien même, ce serait un jour le cas, la petite blonde l’aimerait toujours autant. Il est comme il est. Fou, effrayant, autoritaire. Mais il fait chavirer son cœur même avec les paroles les plus poignantes qui soient. C’est comme une drogue, on ne peut s’en passer une fois qu’on y a goûté, désirant toujours plus au fur et à mesure que le temps passe. La belle blonde, laissant son petit canard tranquille quelques secondes le temps qu’il aille récupérer ce morceau d’entrailles gentiment balancé contre le mur, se penche légèrement au-dessus du cadavre allonger-là. Celui sur lequel elle empiète sans gêne dans son espace vital. De toute façon, il est mort, il ne risque pas de se plaindre d’avoir une blonde assise à moitié sur ses pieds. Ce mort d’ailleurs, l’intrigue quelque peu, il a quelque chose de familier, et ce n’est pas seulement la vue d’un ventre ouvert et des boyaux sorti qui lui donne cette sensation. Pourtant, poussés d’une envie enveloppée par la curiosité, ses doigts peints de rose et de bleu, se faufilent discrètement vers cette plaie. À vrai dire, elle ne sait jamais vraiment attarder sur cette partie d’un corps humain et tout ce qu’il peut bien se trouver à l’intérieur. D’ordre général, sa batte s’occupe de tout réduire en bouille sur son passage. Prise dans l’euphorie du moment, elle n’a guère le temps de s’attarder sur les membres internes d’une victime. Alors que là, oui.

Mais alors que ses doigts allaient se plonger dans le sang presque noir de la victime, elle s’interrompt brusquement, juste au-dessus de celui-ci quand le bruit d’un coup contre la table raisonne dans toute la pièce tout entière. Pris, la main dans le sac. Ses deux petits yeux bleus se tournent innocemment vers l’amour de sa vie. Mais de simple battement de cils ne suffit pas à adoucir le visage de cet homme plus qu’agacer par sa présence. Même un sourire des plus charmeurs n’y changerait rien. C’est pourtant clair, net et précis, cela se lit même dans ses yeux. Harley, il faut que tu dégages ton gros cul blondasse d’ici. Avec un peu moins de tendresse. Harley, roule des yeux. Décidément, il n’a pas la tête à vouloir jouer avec elle. Enfin bon, soyons honnête, il ne l’a jamais. C’est donc en soupirant qu’elle lui répond :

Très bien, très bien, je te laisse ton cadavre. Pas la peine de faire du boudin.

Du boudin, du boudin, du boudin. Il va-t’en donnait un de boudin ma petite, tu vas le sentir passé. la petite blonde quittant la table avant de s’attirer ses foudres se laisse glisser vers le bas, ses talons touchant à nouveau le sol. Alors qu’elle resserrait l’une de ses petites couettes gentiment, quelque chose se cogne soudainement contre ses vêtements, qu’elle rattrape avant que ceci ne s’étale au sol. Harley regarde cette chose entre ses mains, puis Éddie cherchant une explication dans son regard. Regard qui sait déjà à nouveau plonger dans le corps du cadavre. Très bien, on comprend. On s’occupe avec ceci jusqu’à ce qu’il termine son travail. Comme une brave petite fille, la dévergondée du soir s’éloigne de son espace de travail avec cette chose toute visqueuse et ensanglanter entre les mains. Cherchant quoi faire avec, la chose passe d’une main à l’autre tandis que ses talons haut fracassent le sol. Elle pourrait en être écœuré, le balancer à la poubelle ou bien sûr Éddie, mais non. Elle le garde en main quoique cela ne comble pas ce petit ennui qui s’installe doucement. Ses yeux regardent tous ces casiers de la morgue incruster dans le mur, imaginant qu’il se peut que deux ou trois cadavres soient atterris ici par sa faute. Si peu ? Disons que tout le reste doit surement encore être en train de se noyer dans les égouts, où bien la mer, voir enterrer vivant à l’heure actuelle. On ne compte plus le nombre de morts qu’elle laisse sur son passage, car, de toute façon la liste ne cessera jamais de s’agrandir encore et encore. Voyez ça comme un petit passe-temps, certain préfère lire ou bien dessiner, elle, ce qui l’éclate, c’est de voir des têtes voler comme une balle de baseball. Malheureusement, cette petite pensée qui l’a égaré durant quelques minutes s’évapore bien vite. L’ennui, mes amies, l’ennui ! Le seul. Le vrai. L’Unique. Celui qu’est casse-pied au point qu’elle aille de nouveau mettre son nez près des affaires d’Éddie. La blonde lui tourne autour, que ce soit accoter, derrière, par-dessus son épaule où autre. Elle est là. Un vrai pot de colle. C’est limite si elle ne voulait pas faire l’opération à sa place. Sans les gants et le tablier bien sûr. Elle refait le tour encore une fois, se plaçant en face de lui et le nez peut-être un peu trop au-dessus du mort. Personne ne peut travailler avec ce genre de femme à proximité, on est d’accord. C’est comme si cette réflexion avait traversé l’esprit dudit canard, sans avertir qui que ce soit et encore moins sans la moindre douceur, la tête d’Harley plonge subitement dans le ventre du cadavre. Prise de cours, elle se débat légèrement, cognant ses mains contre la table plusieurs fois pour qu’il abandonne. Avant de finalement trouver ça amusant…

Blurblurblur… Ha… Blurblurblur… z’fais des buuulles… Blurblurblur…

Oui, oui. C’est bien cette petite blonde délurée qui prétend avoir des diplômes et tout ce qui s’en suit dans la caboche qui est en train de faire des bulles dans le corps d’autrui. Et elle y prend plaisir en plus c’est pour dire ! Il n’y a pas que ses neurones qui sont atteints chez femme. La pression sur sa tête disparaît, laissant libre cours à Harley d’aller et venir à nouveau à sa guise. Redressant à nouveau la tête, sa voix quasiment de crécelle explose de rire brisant ainsi ce paisible moment de paix qui s’était si bien installé entre-temps. Le visage en sang, elle regarde son petit homme en souriant lui demandant gentiment :

Tu vois que tu peux être marrant quand tu veux ! On recommence ?! Oui ? … Non ? Tu n'es pas drôle.

Qu’avait-il de drôle là-dedans ? Rien. Enfin, pour une personne normalement constituée, ceci n’est en rien hilarant. Effrayant pourrait être une façon de voir la chose. Il n’empêche que pendant une fraction, elle aurait jugé qu’il prenait plaisir à ça. Peut-être pas de la même manière qu’elle pouvait voir la chose, mais c’est un début après tout. De ses deux mains, elle s’essuya rapidement le visage avant de faire le tour de la table, de se pencher vers Éddie et de lui offrir un baiser sur la joue. Maintenant qu’il avait rangé son arme comme il faut, ce genre de petite attention pouvait enfin être faisable. Pourtant, elle ne s’attarde pas auprès de lui, s’empressant d’aller vers son petit lavabo pour se débarbouiller comme il faut. C’est bien marrant, mais ça salit. Et puis l’odeur n’est franchement pas ce qui a de mieux. L’eau coule durant quelques minutes, elle frotte comme jamais pour en retirer le plus possible, alertant avec le savon, quitte à lui finir tout le pot. Puis, attrape l’une des serviettes de main trainant là pour se sécher le visage. Elle farfouille ensuite dans sa petite veste pour en sortir un petit miroir poche. Se regardant dedans, elle affiche une petite mine boudeuse, tout son maquillage a disparu à force de trop frotter. Elle ressemble à une jeune femme – à peu de chose près – au naturel, ce qui n’est pas vraiment pour lui plaire. Pas de maquillage sous la main, il faudra s’en contenter de rester ainsi. Le rangeant à sa place et raccrochant la serviette, la petite blonde retourne auprès d’Éddie. S’arrêtant cette fois au niveau de la tête du cadavre qu’elle trouvait légèrement familier quelque temps plutôt.

Mmh, sa tête me dit quelque chose… Bon, il semble plus très frais, mais…

Pas très grand de ce que laisse entrevoir sa taille d’un point de vue allongé. Un peu âgé, le crâne dégarni avec un restant de cheveux bruns. Le visage un peu gonfler. Serait-ce parce qu’il a des joues où bien une infection à quelque chose ? La couleur de ses yeux… Lui est inconnu, mais la petite Harley ne se gêne pas pour lui ouvrir – discrètement s’entend – un œil et voir la couleur qui par chance est encore légèrement présente avant de virer au blanc, une petite teinte de vert, avant de remettre ses mains là où elles étaient. Cet homme lui dit quelque chose, peut-être pas au point d’en mettre sa main a coupé, mais elle est sûre d’une chose. Elle l’a déjà croisé. Et pas qu’une fois. La blonde le regarde encore un moment, comme concentré comme jamais, elle tient à tout prix à s’en souvenir. Une petite tache de rousseur se note au-dessus de sa paupière droite et comme un soudain déclic, elle s’exclame d’un coup :

Haa, je me souviens ! Ooh… Erf… Pauvre Jean-Hubert. Un client pourtant si fidèle. Et si riche ! Y va me manquer tient. De quoi il est mort chéri ?

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Dernière édition par Harley H. Jo le Jeu 25 Fév - 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyMer 24 Fév - 17:23


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• Chéri, •
• je suis rentrée ! •

Il est rare que tu offres aux dames une petite virée sous-marine dans les profondeurs abdominales de tes clients, mais celle dont tu retenais la tête était loin d'être une dame, et encore moins de se laisser dégoûter par si peu. Tes méthodes quelque peu salissantes ne manquent pourtant jamais de donner des hauts le cœur aux estomacs mal préparés à un tel spectacle. Or, à ton grand désarroi, ton ancien médecin a l'air de prendre cette expérience à la rigolade, alors qu'elle a déjà cessé de se débattre inutilement pour produire de curieux sons, depuis le ventre ouvert du cadavre dans lequel tu lui as fourré le nez. Quelque chose comme des bruits de bouche, qu'elle explique plus tard en prétendant faire des bulles au milieu du sang et des organes. C'est à croire que rien ne peut lui faire perdre cet exaspérant comportement enfantin. Elle se paye ta tête et tu libères donc la sienne en levant un instant les bras en l'air, comme pour implorer une divinité ou maudire celle-ci de t'avoir collé une emmerdeuse pareille dans les pattes. Son bâillon d'entrailles défait, elle ose encore éclater de rire à ses propres bêtises. Ton regard agacé suffit heureusement à la réduire au silence, bien qu'elle caressait l'espoir de renouveler l'opération pour son simple amusement. Pour qui te prend-t-elle, un animateur de fête foraine ? Il n'y a qu'au lancer de couteaux que tu accepterais de la supporter, le temps de ranger l'ensemble de tes couverts dans la sale petite carcasse de cette délurée. Le tien reste toujours à portée de ta main, dans le cas où elle se montrerait un peu trop collante à ton goût, ce qui arrive généralement à chaque fois qu'elle descend te voir.

Le visage rouge de ton invitée indésirable se mouve alors jusqu'à tes côtés, déposant ses lèvres en cul-de-poule sur ta joue avant que tu ne puisses répliquer. Avec la partie encore propre de ton avant-bras, tu fais en sorte d'essuyer la marque de baiser ensanglanté, tandis que la malpropre s'en va faire un brin de toilette au lavabo, à distance, pour ne pas avoir à subir ton courroux suite à cet élan affectueux. Tant pis, ton attention se retourne finalement à l'homme éventré sur ta table, les mains plongées à l'intérieur afin d'y remettre un peu d'ordre après le passage d'Harley, préparant ensuite une aiguille et un fil pour recoudre les deux extrémités d'intestin qui avaient été séparés par l'extraction du caillot. Le temps que tu finisses de les raccommoder, l'eau a cessé de couler en ramenant le silence dans la pièce froide. Au tour de l'incision principale d'être refermée, toujours en l'absence de la moindre règle d'hygiène, l'avantage des morts étant de ne plus pouvoir attraper d'infections au cours des opérations. C'est donc toujours à mains nues que tu t'attaques à cette dernière étape, le tout sous le regard de vautour de la blonde, qui commence à étudier le mort sous la moindre de ses coutures. Non pas dans l'idée d'en faire son prochain repas, mais au prétexte qu'il lui était vaguement familier. Tu la lasses mener sa petite enquête à sa guise, du moment qu'elle ne te dérange pas. La révélation tombe enfin, et sans surprise, il s'agit ni plus ni moins que d'un ancien client à elle? Qui ne l'était pas dans cette ville ? Tu réponds à sa question sans relever les yeux de tes points, tout en désignant chaque élément du doigt, du morceau de sang solidifié à son malheureux propriétaire :



❝  Ischémie intestinale. Caillot de sang, nécrose d'une portion de l'intestin, mort douloureuse. ❞

Il suffit réellement d'un rien pour casser sa pipe. D'expérience, le simple fait de trancher les abattis disgracieux d'un individu de sexe masculin pouvait conduire à la mort de ce dernier, aussi tu ne t'étonnais plus de la fragilité du corps en général. Un grain de poussière dans les engrenages et la machine déraille, avant d'être démontée dans ton sous-sol entre tes paluches de bricoleur d'humain. C'est un cycle sans fin en somme, car les cadavres trouvent toujours une manière de se multiplier quotidiennement. En dehors de ces termes que tu as fini par assimiler, selon la volonté du Gouvernement de te faire mettre la main à la pâte de manière officielle, tu ne saurais lui fournir plus d'explications comme un médecin serait en mesure de faire. L'aiguille fait inlassablement le tour des lambeaux de peau à joindre ensemble, exactement comme lorsqu'il s'agit de coudre une robe de mariée, ce que tu imagines faire en cet instant. Sauf que tu n'habilles présentement aucune jeune fille nubile au ventre rempli par tes soins, mais un consommateur ventripotent de la chair de celles que tu ne toucherais jamais de la sorte. Tirant sur le fil afin de resserrer les points faits jusque-là, tu abordes le sujet, brièvement abordé, de la vie professionnelle de la femme aux couettes, sur un ton de reproche.



❝ Je suppose que ton bar à putes tourne toujours à plein régime.
Tu ne te décideras donc jamais à faire un travail plus respectable ?
Ta débauche refoule plus encore que l'odeur de ce cadavre. ❞

Entretenir et rentabiliser ainsi cette perversité, tu pourrais presque en vomir, si toutefois tu étais encore assez sensible pour cela. À quoi bon se former des années durant à une profession digne de ce nom, pour finalement tomber aussi bas qu'il soit possible et en creusant encore. Jamais elle ne se serait vouée à un avenir aussi amoral, si seulement elle avait accepté ton amour et les projets que tu lui réservais. Tu lui aurais enfin trouvé une utilité adéquate, plutôt que de la voir gâcher ses fonctions reproductrices à des fins libidineuses et financières. Mais que veux-tu, il est trop tard pour revenir sur les mauvaises décisions du passé ! Ta tâche chirurgicale touchant à sa fin, tu coupes le fil épais à l'aide de tes dents avant de reposer l'aiguille sur le côté. Penché sur la table à roulettes, tu attrapes ensuite du produit que tu fais couler le long de la plaie recousue puis un morceau de tissu pour la nettoyer, histoire de ne pas laisser le corps comme une toile à la peinture douteuse, principalement parce que l'on t'avait fait la remarque de nombreuses fois à ce sujet. Tu ne remarques que maintenant le faciès au naturel de la jeune femme, débarrassée de son maquillage excessif qui avait fini par lui faire office de masque avec les années. Sobre, elle renvoyait déjà mieux à son ancienne apparence, lorsque la longueur de ses vêtements équivalait l'étendue des qualités que tu discernais chez elle en tant que pondeuse potentielle. Même si cette vision ne t'empêche pas de mettre, une fois pour toutes, les points sur les "i" à propos de ce qu'elle aspire encore désespérément.



❝ Si le message n'est pas passé dans ta cervelle de moineau,
je te le répète : tu ne m'intéresses plus. Tu es bien trop sale
pour que je puisse tirer quoi que ce soit de ces entrailles où
tous les hommes de la ville se sont épanchés. Il y a longtemps
que j'aurais dû te tordre le cou et te vider comme une truie,
pour ce que tu m'as infligé. ❞
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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyLun 29 Fév - 16:37








Ce n’est pas tant le personnage « Jean-Hubert » qui va lui manquer, mais surtout son portefeuille. Pour un homme de son âge, il avait un portemonnaie plutôt bien rempli. Et un manque de compagnie qui fessait un bien fou aux affaires. Un client régulier qui ne manquer jamais ses rendez-vous du mercredi. Connaissant maintenant le mort, elle savait pourquoi il n’était pas venu la semaine dernière comme à son habitude. Cela l’attristait un peu. C’est vrai, qui allait, désormais, prendre la commande de quatre filles aux prix les plus chers ? Personne. Ce n’est pas demain la veille qu’un homme de ce genre remettra les pieds chez elle. Et puis, même au-delà de ça, il était ce genre de personne avec qui on aime prendre un verre deux de temps en temps et discuter de tout rien. Ce n’est pas le genre de choses qu’on fait avec tous les clients. En particulier Harley. Elle ne savait pas mal de choses sur lui en fin de compte. Faut dire qu’au prix où il payait, des « liens », si on peut dire, avaient fini par se tisser. Elle savait qu’il était divorcé de cinq épouses et qu’à ce moment-là, il était sur le point de se séparer de la sixième en date. Il avait eu des enfants avec chacune d’entre elles et, même si les liens n’étaient apparemment pas fameux, il tenait à ce qu’ils aient au moins ce qu’il faut pour vivre. Ce n’était pas le père de l’année, mais il était surement mieux que tous les riches, sans état âme qui laisser leurs enfants « bâtards » crever de faim dans la rue. Juste pour cela, selon Harley, il méritait une médaille. La conversation était facile avec lui après quelques verres engloutis.

Enfin, Harley se rassura en se disant que même si sa mort a été douloureuse d’après les dires d’Éddie, ce n’est pas de sa faute. Ce n’est ni elle, ni le cabaret qui l’a rendu dans cet état… quoi que. Ceci se chasse quand sa douce voix rauque et masculine raisonne à ses oreilles, fessant chavirer son cœur durant une courte demi-seconde, avant qu’il se brise en deux. Retour à la réalité bichette. Mains sur les hanches, tête levée et regard plissé pointant dans sa direction, elle cherche désespérément une pointe d’ironie dans tout ça malgré le ton reproche. Une pointe qui d’ordre général n’existe pas, alors pourquoi maintenant ? Il était concentré dans son travail et n’avait même pas relevé les yeux sur elle. Certes, tenir un cabaret n’est pas le meilleur emploi de l’année qui soit après tant de diplômes si durement obtenus. Des heures et des heures à étudié tous les soirs, au point de ne pas en dormir quelques fois. Le résultat final ne devait pas l’emmener là, mais à une brillante carrière au point d’avoir sa propre entreprise et son assistante personnelle. Malheureusement – ou heureusement aller savoir – le destin en a décidé autrement en plaçant sur son chemin le dossier d’Éddie. En fin de compte, s’il ne s’était jamais trouvé là. Si elle n’avait jamais vu son nom et son cas, sa vie n’aurait jamais été autant chamboulée. Alors au final est-ce vraiment sa faute si elle changer du jour au lendemain ? Il est vrai qu’elle toujours eut un certain grain reculé au fin fond de sa caboche, mais Éddie est l’élément déclencheur à tout ce massacre chez elle. Quoi que, d’un côté, il est possible qu’elle ait pu craquer au bout d’un moment sans son intervention. Ce n’était qu’une simple question de temps. Elle se met donc à lui répondre sur le même ton que lui. « Personne ne t’oblige à venir faire un tour dans mon bar à pute. De toute façon, tu n’étais même pas invité et toc ». L’invité dans le cabaret. Lui ? Pour quoi faire . Pour que des petites trainées aussi peu habillées qu’elle, lui tourne autour et tente de lui mettre le grappin dessus . Pas question. Autant qu’il reste enfermer dans son sous-sol à admirer le jour par une simple petite fenêtre. Jamais, ô grand jamais elle ne partagera son canard avec qui que ce soit. Pourtant de son côté cela ne l’empêche pas d’aller « froufrouter » ailleurs. Harley vous dira que les règles ne s’appliquent pas à tout le monde et qu’il faut faire des exceptions pour faire tourner les affaires correctement et gagner son morceau de pain.

Sans bouger de sa place, elle admire ses mains travailleuses qui s’activent encore et encore inlassablement. Minutieusement, il prenait soin du corps, sachant parfaitement ce qu’il voulait faire et comment. Qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour être ce petit morceau de fil qui passe entre ses dents. Un jour, elle réussira à l’emmener sur un tel terrain, elle fera de lui gouter d’autre plaisir tout aussi plaisant qu’éventrer des gens. Oui, un jour. Cela fait déjà des années que cette pensée n’est jamais allé plus loin. Cela ne reste qu’une pensée, un fantasme qui ne sera jamais exaucé, mais elle n’abandonnera pas. C’est qu’il serait temps de remuer un peu et de se bouger les fesses. Harley fini par plonge ses yeux dans les siens quand il la regarde enfin, souriant légèrement, ravi qu’il lui prête quelques secondes d’attention. C’est comme flotter sur un petit nuage rose. Mais celui-ci s’évapore aussi vite qu’il venue, et la chute n’est pas des agréables, après qu’il prononce quelques mots. Laissant place à une petite mine boudeuse qui pourrait presque lui donner un air de petite gamine. Quoique, ce ne n'est pas ce qu’elle est déjà ?

Mmmh… Tu blessant. Pourquoi es-tu si méchant avec moi alors que je fais tout pour tenter de me faire pardonner ? Tu sais que tu me fends le cœur.

Même s’il y avait une petite… Bon d’accord, une grande part de vérité là-dedans, ceci été réellement blessant. Certes, ce jour-là, elle aurait pu ne pas lui envoyer tous ces produits si dangereux au visage. Mais à sa défense, il était sur le point de la tuée. Non pas comme une truie, mais presque. Il fallait bien qu’elle fasse quelque chose pour rester un minimum en vie. Si elle avait compris plus tôt et plus vite, elle aurait accepté son amour à la seconde même. Aujourd’hui, elle fait de son mieux pour rattraper ses erreurs. Après tout, c’est de cela qu’on apprend non . Personne n’est parfait du premier coup. La petite blonde fait un pas vers lui pour réduire cette distance qui les sépare. Posant délicatement les mains sur son tablier, qui ressemble plus à un tablier de boucher qu’autre chose avec tout ce sang étalé de long en large, Harley le regarde d’un air tendre avant de rajouter :

Que faudrait-il donc que je fasse pour que tu comprennes. Je t'ai déjà dit que j’étais désolée. Tu ne vois pas donc tous les efforts que je fais pour toi mon biquet. Je viens te voir, je t’apporte des présents. Je prends soin de toi quand il le faut… Je l’avoue question vestimentaire ce n’est plus ce que c’était, mais faut voir ça comme quelque chose à plus colorer. Mais ça ne change rien, c’est toujours moi. Je n’avais pas compris la première fois parce que j’avais peur, mais aujourd’hui, je sais qu’il n’y a que toi… S’il te plaît mon roudoudou.

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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyMer 16 Mar - 16:08


A slut in the basement
I hope I lie, and
tell everyone you
were a good wife.
And I hope you die.
I hope we both die.
• Chéri, •
• je suis rentrée ! •

Cela fait des années maintenant que son refus de ton amour a éclaboussé ton visage déjà bien abîmé, qui tour à tour te démange et te brûle, en particulier lorsque tu ne te retiens plus de le gratter jusqu'au sang. Des plaies qui semblent ne jamais vouloir se refermer, un œil lésé, voilà tout ce que tu as écopé pour avoir éprouvé de l'intérêt envers l'ancienne doctoresse. Tu sais pourtant qu'elle le voulait, autrement cette chienne ne se serait jamais risquée à se rapprocher de toi par le biais de vos séances. Et elle a beau chercher aujourd'hui à réparer les pots cassés de cette romance tuée dans l’œuf, aucun de ses propos visant à t'amadouer n'a l'air de traverser le mur d'insensibilité que tu es. Quand bien même de l'eau ait coulé sous les ponts depuis cette époque, l'idée absurde que tu sois à nouveau tenté, un de ces jours, de la conquérir reste hautement improbable : beaucoup trop d'aspects de sa personnalité dépravée la disqualifient dans tes cherches de la mariée parfaite. Aussi tu ignores la soi-disant douleur que tu lui causes à agir de la sorte, te préoccupant de débarrasser le matériel usé sur le cadavre. Rien n'obligeait la prostituée à venir te voir dès que l'envie lui en prenait, pour se confronter encore et toujours à ton impassibilité, du moins lorsque tu ne fonces pas directement dans le tas afin de la couper en deux. Hélas, il existe plus tenace en amour que toi, et c'est précisément celle qui se rapproche doucement de ta position, avec manifestement la liberté accordée par elle-même de poser ses pattes sur toi. La plaidoirie du bon comportement dont elle fait preuve à ton égard, en vue de se faire pardonner pour les erreurs du passé, te fait à peine sourciller. Tête baissée sur elle, il t'est assez difficile de voir au-delà du personnage que la blonde s'était créée, après avoir perdu son emploi et, entre autres, tout chance de pouvoir redevenir utilisable à tes yeux. C'est donc dans un soupir que tu contres son argumentation :



❝ Je sais que tu fais des efforts. Mais ce que tu n'as pas l'air de comprendre, c'est que tu m'as fait beaucoup de mal. ❞

Encore à la culpabiliser pour tes actes, comme si elle avait été la seule responsable de tes cicatrices, du passage à tabac de la part de la sécurité après les faits, et de la surdose de médicaments qui auraient endormi un éléphant. Parfois, c'était à en faire regretter le quotidien carcéral, plus similaire au milieu médical que l'on pourrait le croire. Mais reconnaître là-dedans la part de tes fautes ? Non, tu préfères encore la blâmer elle pour ne pas avoir voulu coopérer en temps et en heure, alors que tu avais enfin pu saisir l'occasion de la toucher, après des semaines d'attente ô combien pénibles. Tes gigantesques mains viennent alors se poser sur les joues nues d'Harley, là où il te serait aisé de forcer sur sa petite tête pour lui briser la nuque, ou encore de la presser comme un fruit jusqu'à ce qu'elle finisse en compote ; mais cette fois-ci, tu n'en fais rien.



❝ Si seulement tu m'avais fait confiance. On serait comblé et tu ne
serais pas réduite à dégrader ta féminité. As-tu idée du temps que
j'ai passé à te désirer ? À me languir de pouvoir un jour
te mettre la main dessus ? ❞

Tandis que ta voix basse adoucie les horreurs que tu aurais tant souhaité infliger à son corps autrefois remarquable, à condition qu'elle te l'eût soumis bien gentiment à ce moment-là, tu fais lentement reculer la jeune femme blonde en la gardant contre toi, comme pour éviter de la laisser filer. Quoi que, la connaissant, ce cas de figure est assez peu envisageable dans cette situation. Doucement, tes doigts descendent au niveau de sa gorge pour la presser légèrement, sans pour autant lui donner l'impression que tu t'apprêterais à l'étrangler sur place. Et dans ce qui n'était plus qu'un murmure, tu flattes encore les sentiments qu'elle éprouve pour toi, afin de la garder ainsi pendue à tes paroles.



❝ Je t'aimais, Holly. Tu étais parfaite. Et tes hanches... m'auraient
donné tout ce dont un homme peut rêver... ❞

Ou plutôt, tout ce qu'un homme tel que toi aurait espéré obtenir d'elle. L’ambiguïté n'aurait évidemment pas lieu d'être pour toi, mais tu sais en revanche qu'il suffit de peu à la dame haute en couleurs pour interpréter tes propos dans le mauvais sens. Une fois que tes pas l'ont faite reculer jusqu'aux casiers, incrustés dans la pierre du mur, tu forces subitement sur sa gorge pour la pousser en arrière, la faisant subitement trébucher sur un casier ouvert à hauteur du genou et sur lequel elle s'étale de tout son long, avant de le refermer d'un coup de pied. Un gros claquement métallique accompagne le rangement de la nouvelle couchette mortuaire d'Harley, dont tu bloques l'issue en t'asseyant devant, le dos calé contre le compartiment occupé, histoire qu'elle ne puisse le faire coulisser d'elle-même. Il aurait certainement été de meilleur goût qu'elle soit morte au préalable, à l'instar de ses voisins frigorifiés, qui ont néanmoins pour eux de garantir la tranquillité d'un silence mortel.



❝ Mais avec ou sans maquillage, tu restes insupportable. De toute
façon, je ne peux plus t'accompagner dehors dès que tu as envie de fracasser des crânes. Aston a dit que je devais me tenir tranquille
depuis que ma colombe s'est envolée. ❞
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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyMar 29 Mar - 21:25








Harley le suppliait. Autant dans son regard que par ses paroles. Et s'il y a bien une personne pour qui elle serait prête à se mettre littéralement à genoux, c'est bien lui. Elle était sincère dans ses mots, elle voulait réellement lui prouver à quel point elle s'en voulait de cette époque où les choses ont dérapé. Et que, si cela lui était possible, c'est volontiers que le temps serait remonté pour ne pas commettre cette bêtise et accepter son amour du premier coup. Sauf que malheureusement, ceci n’était point possible et elle devait vivre avec un tel remord jusqu’à la fin de ses jours.

Eddie ne faisait qu'enfoncer un peu plus le pieu déjà quasiment englouti dans son cœur avec sa réponse. Sachant qu'elle l'avait déjà blessé physiquement, le fait même de savoir que cela s'étendait autrement, rajouter une grande couche à sa culpabilité déjà bien débordant. Si elle en avait eu la possibilité, se transformer en une petite souris pour aller se terrer dans un trou aurait été parfait et le moment idéal. Il est bien plus simple de fuir la réalité que de l'affronter. C'est alors qu'Harley sentit soudainement ses mains se posaient sur ses joues. Elles étaient quelque peu fraîches et celle-ci pouvait sentir le bout de ses doigts quelque peu abimé. Mais le geste était si spontané, si peu ordinaire venant de lui que cela n'avait guère d'importance. Son cœur accélérait à ce contact, dont elle avait tant rêvé depuis des lustres. Pour une fois qu'il ne tentait pas de la tuer ceci avait quelque chose de savourant. De différent. Voire même d'excitant. Elle s'imaginait déjà pouvoir goûter ses lèvres et passer à des choses peu catholiques en ce lieu. Dans la morgue en compagnie des cadavres. De toute manière il n'était pas possible de faire plus romantique ça. Et c'était parfait à ses yeux.

Elle posa ses mains sur les avant-bras musclés de l'homme face à elle. En les caressants quelque peu, alors, qu'il lui avouait depuis combien de temps il l'attendait. Elle en déglutit avant de répondre : « Oh… Ed … Si j'avais compris plus tôt… » Peut-être qu'à cette époque, c'était encore trop tôt pour qu'ils soient réunis. Et puis il faut dire qu'il avait vraiment quelque chose d'effrayant à cette époque-là. Il était toujours à l'épier, toujours au bout du couloir un regard si intense qu'elle crut mourir sur place.

Oui, c'tait le bon temps ma p'tite.

Harley n'était pas encore préparé psychologiquement. Mais aujourd'hui oui. Aujourd'hui, elle tuerait pour simplement une heure en sa présence. À sa grande surprise, le corps d'Éddie se colla un peu plus aux siens et, pour une fois que ce n'était pas un acte fait de force par la blonde, elle avait de quoi être étonnée, mais dans le bon sens du terme. Son corps frissonné alors que ses grandes paluches glissées lentement sur son cou. Même cette légère sensation de pression sur sa gorge ne pouvait faire cesser ce sentiment de bien-être qu'elle éprouvait actuellement. Ses yeux bleus étaient plongés dans les siens, elle s'y noyait complètement. C'est comme flotté sur un petit nuage rose et s'envoler en direction du nirvana.

La petite blonde rougissait quelque peu alors qu'il venait de lui dire qu'il l'aimait. Oui, il avait employé le passait, mais elle était sûre qu'il ne pouvait que l'aimer avec autant de délicatesse à son égard. Sinon pourquoi diable serait-il soudainement si doux ? Elle avait même droit à un petit compliment. Cela prouvait à quel point il la voulait. Enfin, ça, c'est ce qu'Harley pensé, parce que la réalité, aussi brusque soit-elle, été tout autre. Elle était tellement hypnotisée par son contact qu'elle le laissait guider ses pas où bon lui semble. Alors qu'elle s'apprêtait à approcher son visage du sien pour lui offrir un baiser fougueux en guise de réponses à toutes ses paroles, les doigts enroulés à sa gorge se mirent subitement à l'étrangler. Harley donnait des coups aussi forts que possibles pour qu'il arrête, mais ceci était vain. On ne rivalise pas avec un tas de muscles aussi imposant. On ne fait que s'écraser. D'ailleurs en parlant d'écrasement, celle-ci bascula en arrière malgré sa tentative de se débattre et, sans avoir réellement le temps de pouvoir réagir, elle fut enfermée dans un espace sombre. Il avait osé ? Il l'avait réellement enfermé dans cette espèce de compartiment pour les cadavres ? Qu'est-ce qu'il venait de se passer. En si peu de temps tout ce qui avait un semblant de romance, été porté disparut pour laisser place à une totale incompréhension.

La blonde s'étouffer un peu à cause de l'étranglement subit et tenter de se remettre de ce choc. Oh, si seulement, c'était le seul qu'elle allait recevoir. Alors qu'il donnait de brèves raisons sur son acte, sur tous les mots qu'il avait prononcés seul une chose retint l'attention de la blonde. Ma colombe, quelle colombe ? Il y avait une autre blondasse dans l'histoire . Le sang d'Harley ne fit qu'un tour. Son petit canard l'avait bien enroulé dans la farine avec ses mots doux. Cloîtrée dans cette espèce de boîte, elle se mit à cogner ses talons contre les parois pour qu'il la laisse sortir en hurlant :

Tu ne vas tout de même pas me laisser-la ?! Ouvre ! EDDIE OUVRE CETTE PUTAIN DE PORTE !

Pour qu'elle puisse, accessoirement, refaire le portrait de cette soi-disant colombe. Une catin, cela ne devait être rien de plus qu'une simple catin. Une Marie couches-toi là qui ouvre ses cuisses plus vite que son ombre. Harley préférait ne pas s'imaginer le pire. Ne pas se dire qu'elle lui avait piqué sa place et que cette blonde-là, celle qui été actuellement enfermée, aurait dû être celle qui lui vole sa vertu. Ses pieds ne cessent de se cogner encore et encore, et sa voix lui ordonne toujours autant de lui ouvrir. Mais rien de change. Il ne lève pas le petit pouce. Soupirant un coup. Une idée lui vint en tête. Puisqu'il ne voulait pas obéir à ses exigences, elle allait lui forcer la main. Prenant une grande inspiration, de toutes ses forces et surtout de sa voix crécelle, elle se mit à chanter :

LUNDI MATIN L’EMPEREUR SA FEMME ET LE PETIT PRINCE. ‘SONT VENU CHEZ-MOI POUR ME SERER LA PINCE ! COMME J’ETAIS PARTI LE PETIT PRINCE A DIT PUISQUE C’EST AINSI NOUS REVIENDRONT MARDI !

Oui, c'est bien une comptine pour enfants qu'elle était en train d'utiliser comme arme. Mais pourquoi cet air étonné, nous parlons d'Harley ceci est entièrement normal dans son monde de les connaitre par-cœur et surtout de les chanter à tue-tête.

Il ne te reste plus que six jours pour changer d'avis mon lapin. Tu sais tout autant que moi que je suis capable d'allée jusqu'à dimanche et de recommencer autant de fois qu'il le faudra. Alors, laisse-moi sortir s'il te plaît et je promets de rester… sage.

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Dernière édition par Harley H. Quinn le Jeu 12 Mai - 15:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard}   Chéri, je suis rentrée ! {Pv Mon canard} EmptyJeu 12 Mai - 14:43


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• Chéri, •
• je suis rentrée ! •

Il fallait que tu te tiennes à carreau, que tu fasses profil bas pendant un temps. Apparemment, Aston avait eu grand mal à dissimuler les preuves incriminant ton dernier écart en date, à la fois pour la disparition signalée de la belle Angel et pour les débordements engendrés dans ce qui te sert de domicile. Il est vrai qu'une telle tempête de glace n'avait pas manqué de causer de nombreux dommages. D'autant plus que les interventions diverses apportées à la salle de bain ont dû être faites, pour la plupart, dans le dos de ceux qui t'emploient, dans le but d'éviter le moindre soupçon. Tu étais donc blanchi, mais à quel prix ? Tu te morfondais toujours d'avoir laissé ouvert la porte de sa cage. Si tu t'étais attendu à ce qu'elle te donne tant de fil à retordre par la suite, le cas de la blonde aurait été réglé dès le premier jour, t'épargnant ainsi bien des tracas... Sauf, peut-être, du côté d'Aston.

Les toussotements qui font vibrer les casiers dans ton dos te font espérer, l'espace d'une minute, que la mauvaise blonde de ta vie se laisse enfin glisser vers un monde meilleur, si toutefois c'est là la direction que son âme de pécheresse entreprendra à sa mort. Il faudrait qu'elle soit sacrément mal aiguillé dans l'Au-delà pour qu'une telle plaie puisse échapper aux flammes ardentes, attendant depuis trop longtemps de la consumer. Mais ce fut avant d'entendre de gros bruits résonner de l'intérieur, provoqués par la furie, bien vivante, tout à coup indignée par le traitement de son geôlier auto-proclamé. À moins que ce ne soit le fait d'avoir été tournée en bourrique qui la déchaîne le plus. Dans un cas comme dans l'autre, tu maintiens dignement ta position de barricade, sans frémir face à l'autorité dont était dépourvue l'ancienne médecin. Tu t'insurges plutôt du vocabulaire employé par cette dernière, bien qu'il ne t'étonne pas le moins du monde, tu te dis qu'il n'est jamais trop tard pour la rappeler à l'ordre sur ce point.



❝ Un langage aussi grossier ne sied pas à une dame. Profite donc
d'être cloîtrée dans ce casier pour corriger tes manières. ❞

Il y aurait tant de choses encore à rectifier, une quantité de travail à faire, que tu doutes qu'elle survive assez longtemps en isolement pour réussir à se remettre sur le droit chemin. Enfin, cela ne te dérangerait pas de rester assis devant la porte du compartiment en attendant de voir d'éventuels miracles s'accomplir, ou bien qu'elle soit tombée à une température corporelle proche de ses voisins, avant de t'autoriser à décoller du sol. Le dernier cadavre du jour est une tâche terminée, tu disposes donc du reste de la nuit pour laisser la délurée méditer en paix sur son comportement problématique. Quoi qu'en terme de méditation, elle ne soit pas très versée dans le domaine... des cris tonitruants te bousculèrent presque avec leurs décibels, non pas de souffrance mais pour entonner une mélodie enfantine, dont la prestation lui ôta instantanément toute innocence. Il t'aurait semblé que les murs tremblaient sous l'effroyable chansonnette d'Harley, et qu'ils te seraient tombés dessus si elle envisageait de réitérer ce refrain, comme le voulait la chanson. Même tes mains, placées en cache-oreilles sur ta tête dans le but d'épargner ton audition, ne peuvent suffire à te mettre à l'abri de ce carnage musical. De plus en plus agacé par son manège, tu risques la préservation de l'un de tes tympans au profit d'une beigne dans la porte métallisée avec ton poing. Mais rien n'y fait, le deuxième jour de la semaine est malheureusement entamé, et tes paumes font tout leur possible pour te protéger de ce calendrier maudit. En vain, trop, c'est trop !



❝ LA FERME, ÇA SUFFIT ! Tu as gagné, je te laisse sortir, mais
si j'entends encore ta voix de casserole, j'enfonce ma main dans
le fond de ta gorge pour aller arracher tes cordes vocales ! ❞

Voilà un châtiment auquel tu aurais dû songer, bien avant qu'elle ne te plante une migraine de tous les diables. Enfin, la performance si discutable est finalement interrompue, pour le plus grand plaisir de la cantatrice ratée, et bien entendu à ton désarroi. Car si tes oreilles te remercient chaleureusement, ta patience, elle, est en train de bouillir. Tu te relèves donc, époussette tes vêtements, puis te penche sur le casier afin de le faire coulisser et ainsi exposer le corps le plus bruyant que tu ais jamais entreposé à l'intérieur. Tu ne te donnes même pas la peine de lui tendre une main pour l'aider à se remettre debout, puisque seule une lady digne de ce nom mériterait une telle attention, et retournes déjà devant la table d'opération en grommelant. Au dessus de vos têtes, des pas plus précipités que d'ordinaire peuvent se faire entendre, alors tu désignes d'une main ces voisins de l'étage supérieur pour réprimander celle à l'origine de ce remue-ménage.



❝ Tes cris de goret ont probablement attiré l'attention de tout
l'hôtel de ville, alors tu ferais mieux de foutre le camp. Je ne te
souhaite même pas d'être mise en cellule, vu que tu m'imposerais
encore une pile de cadavres et donc de travail. ❞

Ayant eu bien assez de problèmes à gérer pour une seule nuit, tu lui serais on ne peut plus gréé de quitter le bâtiment sans se faire surprendre, car tu n'es pas sans savoir que la blonde est très peu soignée lorsqu'il s'agit de massacrer ceux qui se dressent sur son chemin. Tu n'es pas exactement un modèle de propreté non plus, mais tu serais passablement ennuyé d'avoir à récolter les macchabées semés derrière elle, alors qu'elle s'était montrée suffisamment envahissante avec toi. Dans un placard, tu récupères un sac mortuaire que tu viens ensuite placer sous le cadavre laissé sur la table, en le soulevant précautionneusement, pour le ranger à l'intérieur et lui faire prendre la place précédemment occupée par Harley. Après quoi, il ne te reste plus qu'à te rendre au lavabo pour y nettoyer tes mains salies d'un nombre incalculable de manières, sans oublier d'adresser une dernière remarque à la jeune femme colorée.



❝ À ta prochaine visite, essaie plutôt de m'apporter quelque
chose d'utile, un ou deux vinyles par exemple.  ❞

Écouter les mêmes chansons en boucle, chaque jour qui passe, il y a de quoi en devenir dingue. Et si elle a l'audace de ramener le disque qui contient cette horripilante chanson, tu n'auras d'autres choix que de le lui enfoncer dans l'estomac.

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