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 Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]

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Les années tombent...
Verrou tourné dans la porte, je fous le camp avant de me retourner et risquer de trouver la moindre connerie me forçant à rester une demi-heure de plus ici. Il sera toujours temps de s'y pencher demain matin... pas très envie de poursuivre la tendance du début de semaine à rentrer systématiquement à la bourre. Profitant pour une fois d'être sorti du boulot à l'heure, je décide de passer par la boutique d'antiquités de Laelyss sur le chemin du retour, puisqu'il n'était pas rare qu'elle s'y trouve encore en fin de journée et que l'on rentre ensemble ensuite, le peu de fois où je ne suis pas celui qui est retenu par les heures supplémentaires. Mais c'est finalement à elle de devoir s'attarder dans l'arrière-boutique, une histoire d'inventaire et de bricolage à faire sur les quelques objets qui avaient besoin d'être retapés. À défaut d'autre chose, je reste donc manger un sandwich sur place avec elle ; pas que je ne sache pas faire cuire quoi que ce soit non plus, mais pour lui tenir un peu compagnie avant qu'elle ne doive se replonger dans son attirail ancien. Puis, plutôt que de trainer à la maison et ne rien faire, je l'avertis que je ferai probablement un petit tour au bar, sans oublier de sortir le chien au préalable. C'est que madame n'a pas envie de ramasser les crottes dans le jardin. La séparation est douloureuse -avec le chien, s'entend- lorsqu'il comprend que mon retour n'était que temporaire, mais je l'abandonne malgré tout pour prendre la route du Gem, principalement parce que c'est le premier bar potable qui me vient à l'esprit pour boire une bière sans trop se prendre la tête.

D'autres bienheureux avaient eu la même idée que moi, alors que je passe la porte d'entrée pour aller faire entendre ma requête au comptoir, dans le léger brouhaha qui répond de la popularité de l'établissement. Pliant ma veste suite à ce changement de température, mon regard d'aigle, habitué à faire le tri dans les bars depuis longtemps, capte tout à coup la présence de deux têtes bien connues, attablées non loin. Attendant ma pinte, je dépose quelques pièces sur le comptoir à son arrivée avant de l'embarquer avec moi pour une folle traversée entre les pochtrons, esquivant les mouvements brusques occasionnels afin de ne pas perdre ma consommation en cours de route. Finalement parvenu sans encombres ou presque à la table occupée, j'accorde une main dans le dos d'Alaric et une tape sur l'épaule de William pour attirer son attention. Avec le bruit qu'il y a en fond sonore dans les bars, ce bougre avait au moins l'avantage de ne pas être emmerdé par les conversations bruyantes et autres manifestations corporelles moyennement charmantes, mais non moins courantes dans un environnement tel que celui-ci.

« Milieu de semaine et ça se torche déjà au bar. Je peux me joindre à vous ? »

Entre compatriotes. Tirant une chaise de libre, je m'assure d'être relativement placé entre les deux, de sorte à ce que chacun puisse m'entendre de quelque manière que ce soit sans avoir à se réveiller le lendemain avec un torticolis. Disons que je voudrais bien utiliser le langage des signes à l'occasion, mais mes connaissances en la matière s'arrêtent à l'utilisation du majeur et au craquement des jointures. Autant dire qu'il m'en reste encore beaucoup à apprendre sur le sujet avant de pouvoir tenir une véritable conversation, et polie de surcroît. En attendant de songer à ces cours particuliers, j'entame ma bière en aspirant la mousse qui tend à déborder, avant de reprendre:

« Quoi de neuf depuis... quoi, deux, trois mois ? Enfin pour toi Al'. William et moi, ça ne colle pas assez en mission. »

Entre félin et canidé, il subsiste toujours un rapport sensible, surtout avec un mec qui serait presque mon reflet dans le miroir, à peu de choses près bien entendu. Enfin, on a tout de même réussi à dépasser le stade où l'on se montrait directement les crocs et les griffes, donc on ne s'en sort pas trop mal à mon avis. Et puis, sorti du fait qu'il soit le plus souvent fourré avec Alaric lorsque je suis amené à le croiser, on n'aurait pas beaucoup de raisons de se voir en tête-à-tête.
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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyMer 24 Fév - 9:59



A drink with the old

Alaric x Bigby x William

A
près une dure journée à courir dans la moitié de la ville pour le travail, une pause bien méritée au bar ne fait de mal à personne. Quelque courbature se dénote gentiment ici est là, grâce à une chute des plus mémorables, mais cela n'empêche pas de tenir un minimum correctement sur pied est encore moins de boire une bonne bière. Certains diront que c'est les risques du métier qui veut cela, d'autre qu'il faut savoir mettre un pied devant l'autre en courant. Alors qu'en réalité se prendre des caisses dans les jambes en guise d'obstacle n'aide en rien. Le reste n'est que foutaise. Il n'empêche qu'après tant de souffrance, cela donne une journée bien remplie au final, qui, avec un peu de chance après trois voleurs d'une bijouterie mis derrière les barreaux, devrait donner une belle prime à la fin du mois. Mais encore faut-il que mademoiselle la chance veuille bien se montrer au rendez-vous. Ce qui n'est pas encore gagné.

Le brouhaha de la salle, les quelques gars déjà un peu trop torché qui chantent à tue-tête, ou drague le peut de fille présente hormis les serveuses, n'empêche pas à ton petit corps de se reposer. Ce n'est pas aussi luxueux que le calme de la maison, mais la bière est bien meilleure qualité qu'au supermarché. Ce qui donne une bonne raison pour trainer ici. Et en particulier pour forcer Will à mettre son petit nez dehors au lieu de flemmarder toute la journée sur le canapé. Quoi que n'étant pas avec lui aujourd'hui, tu ne peux pas vraiment affirmer si cela est réellement le cas. Il n'empêche que quand tu es rentré, il était bel et bien à sa place habituelle. Croisant les jambes sous la table, ton regard fixe d'ailleurs celui-ci, claquant des doigts devant ses yeux pour attirer son attention, tu te mets à parler en articulant, plus par flemme d'utiliser tes mains :

« Arrête de tirer la tronche, on dirait que tu as vu un mort aujourd'hui. Sourit deux secondes ça va pas te tuer. Et j'te signale qu'il y a une fille en face qui te souris depuis un moment. »

Elle était jolie d’ailleurs. Une petite brune aux yeux verts d’une vingtaine d’années, aussi seule que vous pouviez l’être depuis son arrivée il y a une demi-heure. William avait l’air d’être à son goût, pourtant ce n’est pas dit qu’il l’avait réellement remarqué. Demander un sourire à cette tête claque, c’est comme demander à un âne d’apprendre à parler. C’est littéralement impossible. Ou alors cela ne présage rien de bon. Soupirant un bon coup après avoir fini ta bière, profitant que la serveuse passe dans le coin pour en commander une deuxième, tu allais le forcer à faire un pas vers la jeune femme histoire qu’il cesse un peu de tirer cette tête d’enterrement qui le quitte jamais, quand la sensation d’une main dans le dos t’arrête dans l’élan. Tournant la tête pour voir de qui il s’agissait exactement, tu constates avec surprise, puis ravie de voir que ce n’est autre que Bigby. Le saluant brièvement n retour avant de lui répondre « Ouais, faut bien s’occuper le soir. Va si fait comme chez-toi, je t’en prie. » Plus on est de fou plus on rit. Voilà au moins une personne plus bavarde est joyeuse que ce cher colocataire. L’avantage dans tout cela s’est que ce n’est pas la peine de faire les présentations puisqu’au final tout le monde se connaît, venant de la famille. Pas la peine de préciser que monsieur et sourd, il le sait déjà. Ce n’est qu’un avantage à ne pas devoir tout détailler sur ; pourquoi il est sourd, est-ce que c’est compliquer à apprendre le langage des signes et patati et patata. A force de les entendre sans cesse ses questions, c’en devient doucement casse-pied. Et puis il sait déjà à quoi s’attendre avec lui.

« Rien de bien extraordinaire pour moi, dis-tu une fois que Big, c’est installer. La routine, tu connais ça. Se le ver aller au boulot et trimer pour avoir une paye potable. La même pour toi, je suppose ? »

C’est le résumer de toute une vie. Une énorme routine qui ne cesse jamais, avec quelque fois un peu d’action quand le bon dieu le veut bien, comme aujourd’hui. Mais ce n’est pas la peine de t’attarder sur ces détails-là. De toute façon, tu n’en as pas vraiment le droit et il faut avouer qu’il y a mieux comme conversation autour d’un verre, non ? Trop boulot, tue le boulot.

« S’il est casse-couille en mission, dis-tu en désignant Will de la tête, hésite pas à lui en donner une bonne. Ce ne peut pas lui faire de mal. Puis peut-être qu’il apprendra à sourire le petit Willou-chou. »

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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyJeu 25 Fév - 17:00



La journée avait été longue. Will s'était levé tard, comme souvent. À l'image du grand fauve blanc qui l'accompagnait dans ses chasses, il vivait principalement la nuit. Alors forcément, à un moment, il fallait bien rattraper ses heures de sommeil. Généralement il s'autorisait une bonne sieste dans l'après-midi, ou il paressait sur le canapé, ça lui suffisait. Il ne demandait pas grand-chose, et surtout pas qu'on vienne lui casser les pieds pour bosser.

C'était ce qui était arrivé. À peine levé – vers 14h donc – William avait été convoqué au Q.G. pour une mission somme toute relativement banale, mais qui avait bien pourri ses plans de glandage intensif. Quand enfin il avait pu rentrer et se poser un moment, il n'y avait plus rien à manger dans le réfrigérateur... William n'avait pas faim sur le moment, et il pouvait commander chinois pour plus tard. Mais il était presque sûr qu'Alaric lui ferait remarquer qu'il aurait pu faire les courses vu "qu'il glandait toute la journée". Étouffant un juron, notre gaillard était sorti à la supérette du coin. On vous épargne la foule à l'heure de pointe, la file d'attente et la caissière qui depuis le temps ne comprend jamais ce qu'il essaye de lui dire – c'est pas faute de faire des signes très clairs, pourtant – et on passe directement au moment où il posa enfin ses fesses sur le canapé, ferma les yeux et... où Alaric le força à ressortir. Nouveau juron, qu'il retint parce qu'il le savait, au fond, qu'il avait bien besoin d'une bière ce soir.

Il était donc assis à une table avec son colocataire, accessoirement employeur à ses heures, meilleur ami et...

"Arrête de tirer la tronche, on dirait que tu as vu un mort aujourd'hui. Sourit deux secondes ça va pas te tuer. Et j'te signale qu'il y a une fille en face qui te souris depuis un moment."

Et entremetteur. William tirait la gueule, c'est vrai. Mais la remarque d'Alaric n'arrangea pas les choses, au contraire. Pour la forme, quand même, il regarda dans la direction qu'il lui indiquait. Ok, elle était mignonne. Mais pourquoi elle le regardait aussi fixement ? Oui merci, il savait pourquoi. Il voulait juste dire... pourquoi elle s'intéressait à lui alors qu'il faisait une tête de dix pieds de long ? (Peut-être qu'il avait vraiment vu un mort aujourd'hui, ne le jugez pas.) Enfin, les goûts et les couleurs, comme on dit... William reporta son attention sur Alaric, qui faisait une tête qui ne lui disait rien de bon. Il pressentait la soirée reloue, heureusement l'arrivée de Bigby le sauva in extremis. Il n'aurait jamais pensé qu'il pourrait être content de le voir à ce point, le loupiot.

"Milieu de semaine et ça se torche déjà au bar. Je peux me joindre à vous ?"

William esquissa un signe de la tête, à la fois en guise de salut et pour signifier son accord – même s'il n'attendrait probablement pas son avis pour s'asseoir. Il suivit très distraitement la réponse d'Alaric, sirotant sa bière, jusqu'à ce qu'il lise les mots "casse-couilles" sur les lèvres d'Alaric :

"...en mission", disait-il lorsque William se focalisa plus intensément sur ses paroles, soudain vachement plus intéressé, "hésite pas à lui en donner une bonne. Ce ne peut pas lui faire de mal. Puis peut-être qu’il apprendra à sourire le petit Willou-chou."

Bordel mais de quoi. Je. Will signa rapidement, sous le coup de l'agacement :

*En quoi c'est censé m'éclater de recevoir des coups de pieds au cul ?*

William avait bien compris le sous-entendu, et il pouvait se montrer obéissant quand la situation l'exigeait, mais il y avait des limites. De toute manière, on ne dressait pas un fauve par la force, il fallait le récompenser. Enfin, là c'était moins les paroles d'Al que le petit nom qui le faisait tiquer. Son colocataire avait vraiment un don pour lui mettre la honte en public. William inspira un coup pour se calmer et reprit, plus lentement :

*Si je vous gêne, dites-le tout de suite. J'avais pas compris que c'était une réunion du troisième âge.*

Il sourit aux quarantenaires, comme Al le lui avait si gentiment demandé. Will était content de sa petite blague. Il espérait qu'Al la traduirait. Ou alors il se contenterait de lui balancer une mandale, mais il était plus à ça près et ça en valait tellement la peine. Papy Alaric.
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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyMer 2 Mar - 9:27



A drink with the old

Alaric x Bigby x William

C'
est autant vache de demander à Bigby de lui mettre des claques quand tu n’es pas là pour le faire que de l’appeler par un tel surnom dans un lieu comme celui-ci. Mais ça t’amuse. Il faut bien être casse-pied de temps en temps entre amis, non ? Quoi qu’il y avait une certaine limite à la connerie. Mais tu venais de lancer les hostilités à tes risques et périls. Étant le seul à cette table à comprendre le langage des signes, tu traduis à ton autre ami sa première remarque sans pour autant te délaisser de se petite sourire espiègle sur le visage.

« Il n’est pas sûr que ça l’éclatera de se prendre des coups. Pourtant quand on est casse-pied, c’est ce qu’il a de mieux. T’en pense quoi Big ? »

Une bonne droite remet toujours les idées en place, c’est connu. Quoi qu’un coup de pied dans les fesses est tout autant utile et bien moins salissant. Ta deuxième bière commandée trois minutes plutôt arrive enfin, au même moment ou les mains de William s’activent pour signer quelque chose. Il t’en fait perdre ton sourire, à peine as-tu remercié la serveuse que ta main valide part s’écraser à l’arrière de la tête de Will.

« J’vais t’en coller des réunions de troisièmes âges merdeux. Respect tes ainés. Tu ne veux pas retourner jouer au bac à sable, où alors aller t’occuper de cette fille là-bas qui te mange des yeux au lieu de raconter d’la merde. »

L’utilité de William ? Ouvrir sa bouche quand il ne faut pas. Dans ce domaine-là, il excelle. Mais c’est surement ce qui arrive quand on lance les hostilités, c’est le karma en somme. La jeunesse d’aujourd’hui isolante à souhait. Et dire qu’il n’a que quelques années d’écart avec toi. La réponse en est plus douloureuse. Quand ce sera son tour de passer le capte des quarante ans, tu seras là près à lui faire ravaler son dentier. Sauf malheureusement, cela ne changera pas grand-chose, tu restas toujours plus âgé que lui. Passé se capte est de base déjà pénible ainsi sans qu’il ne vienne rajouter son petit grain de sable. Et dire que les quarante-deux ans t’attendant sagement derrière la porte dans trois mois, bras grand ouvert… Cette simple pensée te fait soupirer. Décapsulant le haut de la bouteille sans mal avant d’en boire un coup. Bordel, j’suis vieux, penses-tu. Ces peu de le dire. Mais revenons à quelque chose de plus intéressant et moins dépriment. Quitte à laisser monsieur ronchon ruminer dans son coin, tu portes ton attention sur Big.

« Alors et toi comment ça va ? Toujours le grand amour avec la rouquine, où elle te fait dormir sur le paillasson ? »
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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyMar 8 Mar - 15:45

Les années tombent...
L'air de rien, le temps passe. Et comme chacun a largement de quoi occuper ses journées, ce n'est pas toujours évident de se croiser pour papoter autour d'un verre. Il faut manifestement que l'on se tombe dessus au même bar pour pouvoir se tenir informé de la petite routine des uns et des autres. Le côté pratique cela dit, c'est d'avoir pu choper une table avec des gens qui ne devraient pas trop m'énerver. À la réponse d'Alaric, je lève ma bière en approbation: soit on suit notre train-train quotidien et confortable, soit il nous tombe une bombe sur la tête pour tout chambouler, alors ce n'est pas plus mal de ne rien avoir de spectaculaire à raconter par ici. Pour ce qu'il en est du gros chat, n'ayant pas manqué de relever ma dernière remarque, le blond m'autorise gracieusement à lui botter le derrière s'il devient pénible, ce qui n'a pas l'air de plaire au concerné si j'en juge la rapidité de ses gestes. J'attends donc que notre intermédiaire me fasse parvenir le message.

« Il n’est pas sûr que ça l’éclatera de se prendre des coups. Pourtant quand on est casse-pied, c’est ce qu’il a de mieux. T’en penses quoi Big?
-Ça défoule bien surtout. »

Je ne saurais dire si on apprend vraiment quelque chose à coups de poing ou de pied, mais une chose est sûre, ça ne peut pas faire de mal à celui qui les donne, en particulier s'il est le premier agacé. Ce qui se vérifie bien assez tôt lorsque William se remet à bouger les mains, pour recevoir en réponse celle de son voisin dans la tête. Et en écoutant la traduction de ce qu'il avait voulu dire, je ne me retiens pas de l'imiter et d'asséner une claque derrière la caboche du Domae, histoire que le message s'imprègne correctement. Avec le peu d'années de différence qu'il y a entre nous, il est plutôt gonflé de vouloir nous enterrer avant l'heure. Ma B.A. de la journée étant faite, je m'en retourne ensuite à ma bière, me tenant toujours prêt à redistribuer des tartes aux plus jeunes en cas de besoin.

« Alors et toi comment ça va ? Toujours le grand amour avec la rouquine, ou elle te fait dormir sur le paillasson ? »

Je repose ma chope avec un soupir moqueur. Par chance, je ne lui ai pas encore donné assez de raisons valables de me faire dormir dehors, au contraire même.

« Non ça va, je suis assez sage. Et honnêtement, ça ne pourrait pas aller mieux, on essaye d'ailleurs d'avoir un enfant depuis environ deux mois. »

Souriant à ces projets communs récents, je baisse les yeux sur ma boisson avec une certaine réserve. C'est vrai que ça me fait toujours un peu bizarre, dans le bon sens s'entend, de me dire qu'on va finalement fonder une famille, même si Laelyss a déjà tendance à s'inquiéter du fait de ne pas être encore tombée enceinte. Elle est tellement pressée, comme si elle avait peur de perdre trop de temps au point que la fabrique ne soit plus en état de marche... de mon côté bien sûr, pas le sien. Je recule au fond de ma chaise afin de m'accouder sur le dossier, puis retourne la question à l'envoyeur:

« Et pour toi, que des clientes ou bien tu as quelque chose de plus sérieux ? Tiens, est-ce qu'il y a eu du nouveau avec cette fille dont tu m'avais parlé, la juge si je ne me trompe pas ? »

En espérant que ce ne soit pas un sujet trop sensible pour Alaric. Je n'ai jamais eu droit à tous les détails de leur affaire mais je sais que cette histoire avait fini avant même d'avoir commencée, quand bien même le bonhomme avait pas mal de vues sur elle. Mais qui sait, il a peut-être fini par l'oublier à force d'enchainer les conquêtes d'ordre professionnel, ou en a trouvé une avec laquelle les choses sont moins compliquées. Tournant la tête en direction de la jeune fille qu'il avait désigné plus tôt à William, je jette un bref coup d’œil à ce dernier avant d'interpeller sa prétendante.

« Ne restez pas seule mademoiselle, venez donc nous rejoindre ! »

Allez, il serait temps de caser le petit dernier maintenant, à défaut d'avoir le moindre intérêt à demander où en était sa vie sentimentale, apparemment bien monotone. L'enjoignant à venir d'un geste de la main, je me relève légèrement pour tirer la chaise à côté de William afin que la miss puisse s'asseoir à ses côtés. Sait-on jamais, elle est probablement assez charmante pour lui faire décrocher une autre tronche que celle qu'il s'obstine à afficher ; puis si y a moyen de renverser la tendance et faire en sorte que ce soit lui pour une fois qui ramène une nénette à la maison, c'est offert avec plaisir. À moins que ce ne soit pour l'embêter, j'hésite.
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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptySam 12 Mar - 19:53

Par habitude et surtout par instinct de survie, Will rentra la tête dans les épaules quand Alaric le gratifia d'une bonne claque à l'arrière du crâne. Il serra les dents et se frotta le cuir chevelu en grimaçant, mais son regard avait quelque chose d'insolent. Ça en valait tellement le coup, papy. La deuxième baffe par contre, il ne s'y attendait pas. Bigby avait plus de force qu'Al, ou alors c'était parce que son coloc se retenait – depuis le temps, il devait bien se douter que s'il y mettait toute sa force, il finirait par lui retourner le cerveau – de lui décalquer le visage sur la table. La nuque de Will plia sous le coup et il lâcha un grognement qui exprimait à la fois la douleur et l'agacement. Mais il n'osa pas répliquer, conscient qu'il était stratégiquement mal placé pour défier les deux vieux.

Alors il les laissa parler, avoir des discussions de vieux – la femme, les enfants, tout ça – en plongeant le nez dans sa bière pour ne pas montrer le sourire légèrement amusé qui déformait ses traits. C'en était presque touchant. Il haussa un sourcil intéressé lorsque Bigby mentionna une fille que Will ne connaissait pas. Il ne se préoccupait pas spécialement des femmes qui lévitaient autour de son colocataire, ça ne le regardait pas, mais s'il y en avait une qui l'intéressait sérieusement un jour... Disons qu'il serait content de récupérer l'appart, hein. Oh, et puis bien sûr, il serait content pour Al aussi. Évidemment. Il ne capta pas tout de suite le regard que le loupiot lança vers la fille, mais quand ce fut le cas il fronça les sourcils et se demanda si tout le monde avait décidé de lui pourrir sa soirée. Il était crevé, il n'avait pas envie de parler, et... Non qu'elle soit inintéressante, hein, mais il n'allait pas aller la draguer s'ils passaient une soirée tranquille entre mecs. Surtout pas devant eux, en fait. William avait l'impression d'être entouré de deux tontons relou. *Font chier putain.* Il vit Bigby lui faire signe et déchiffra ses derniers mots :

"... venez donc nous rejoindre ! "

Ce qui lui laissait peu de temps pour effectuer ce qu'on appelle une retraite stratégique, vraiment. En plus ce con tirait la chaise à côté de lui bordel le loup mêles-toi de tes fesses ! (avait envie de hurler William) Il se contenta de jeter un regard noir aux deux vieux et de leur signifier brièvement qu'ils devraient occuper leur soirée autrement qu'en lui calant un speed-dating improvisé :

*Foutez-moi la paix.*

Mais il n'eut pas le temps d'insulter de dire grand-chose de plus parce qu'elle se leva, merde. Merde merde merde merde merde. William eut soudain l'impression qu'un projecteur était braqué sur sa gueule et qu'Al et Big étaient planqués derrière, avec une caméra et du pop-corn. Qu'est-ce qu'il détestait attirer l'attention comme ça... Il avait pas besoin de leur aide pour sociabiliser, merci ! Il inspira un coup. Ok ça va, détends-toi, pas la peine d'en faire un fromage. Elle va pas te bouffer hein, t'as qu'à ignorer les deux crétins à côté. Il se força à la regarder ; elle prenait la chaise que Bigby lui offrait, il la vit dire :

"Vous êtes sûrs que ça ne vous dérange pas ?"

Bien sûr il fit "non" de la tête et il sourit... Ou pas, il allait plutôt se cacher dans sa bière en fait, et laisser les autres se présenter en premier. Parce que si ça ne tenait qu'à lui ça ressemblerait à "Bonjour, voici le vieux numéro 1 et le vieux numéro 2, faites pas attention à eux ils sont méga chiants ce soir". Puis pour pas passer complètement pour un asocial, il désigna une oreille pour signifier qu'il n'entendait pas. Ironiquement ça avait souvent le don d'engager la conversation, ou en tout cas des questions auxquelles il avait tellement répondu qu'elles ne le dérangeaient même plus. Ça ne loupa pas évidemment, la première chose qu'elle demanda étant s'il lisait sur les lèvres. Il fit "oui" de la tête. Ensuite s'il parlait en langage des signes. Nouveau hochement de tête.

"Ooh" s'exclama la jeune femme, le menton dans une main et l'air fasciné, à croire qu'il venait de dire qu'il était chirurgien spécialisé dans le sauvetage de bébés pandas en Orient.

Il savait exactement ce qu'elle allait dire ensuite.

"Quoi par exemple ? Montre-moi."

Il sourit. Voilà, on y était.

HJ:
 
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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyDim 13 Mar - 7:48



A drink with the old

Alaric x Bigby x William

U
n petit air moqueur sur le visage ne posant ta question. Qui sait, peut-être qu’elle a fini par en avoir marre au bout de trois ans de vie commune. Ce que tu ne lui souhaites tout de même pas. Big avait l’air plutôt heureux avec elle. Il avait intérêt de la garder bien au chaud près de lui. C’était le genre de femme à en faire tourner les têtes. Pas mal de monde pouvait vouloir se l’arracher. Buvant un peu, tu écoutes sa réponse en finissant par le féliciter par la nouvelle assez surprenant qu’il t’annonce « Eh bah bravo ! En espérant que cela porte ces fruits pour vous deux ! » Dis-tu en levant ta bière dans sa direction pour accompagner la bonne nouvelle. Il y en avait au moins sur trois a autour de cette table qui pouvait se réjouir d’une relation stable et épanouis au point tenté de construire quelque chose. Tu ne pouvais pas vraiment en dire autant quand la question te revient. Ce à quoi tu lui réponds : « Pas vraiment. À vrai dire, c’est dernier temps, on est revenue à des relations… Simplement professionnel. Je crois que j’ai merdé quelque part, mais pour le coup, je ne sais pas encore où. » Tu hausses nonchalamment les épaules avant de déposer la bière sur la table. Cela fait un bon bout de temps maintenant que les choses sont devenues quelque peu tendu entre vous. Tu la trouves légèrement plus distance à ton égard, se contentant de rester à du strict minimum quand vous travaillez ensemble, comme si tu avais eu un comportement déplacé envers elle. Aucun moyen de savoir ni comment, ni pourquoi, si c’est réellement le cas ou si cela vient d’autre chose, un tel changement si soudain puisque tu n’as jamais osé poser la question. Préférant attendre le soit disant bon moment. La réflexion typique de celui qui n’ose pas faire le pas. Toujours de bonne excuse dans la poche, hein.

L’invitation de Big à ramèner la jeune femme qui ne cesse de dévorer William des yeux, te ramène sur terre au lieu d’être perdu dans tes pensées. Tu regarde le « beau prince » de madame en souriant de toute tes dents. Elle aurait de toute manière rejoint tôt au tard votre table, si ce n’était pas lui, tu l’aurais fait à sa place. Juste par vengeance pour vous avoir traité de vieux. Qui sait, c’était peut-être la même idée de Big après tout. Autant prendre le rôle des petits vieux entremetteurs très au sérieux, pour que ce petit jeunot cesse une bonne fois de tirer la gueule. Cela l’embête c’est justement pour cela que la situation est plaisante. Tu regardes la jeune femme s’installée timidement auprès lui. Elle avait ce qu’il fallait pour lui plaire. S’il ne percuté pas, ou ne faisait pas ce qu’il fallait pour sauter sur l’occasion, c’est des hommes que tu allais finir par lui ramener. En commençant par le petit Wilson c’est le plus simple à convaincre. Ou plutôt, tu peux le porté sur ton épaule s’il refuse. Peut-être que là il allait se laisser aller à quelque folie. La demoiselle été pratiquement suspendu à ses lèvres alors qu’il n’avait pas encore dit grand-chose. Mais William avait souri, genre un vrai sourire que l’on offre quand on est plus ou moins content et non celui qui pouvait tout aussi bien ce traduire par « j’vous emmerde ». C’était une victoire qui avait une possibilité de ne pas durer des lustres. Alors, il valait mieux en profité. Tu te racle légèrement la gorge pour attirer l’attention en demandant :

« Alors, mademoiselle, comment pouvons-nous vous appeler ?
- Sarah, mais s’il vous plaît tutoyez-moi. Enchantée.
- Oh, mais de même ! Tu fais dans la vie ?
- Eh bien, je travaille dans une pharmacie. »

Ah ! Mais c’est qu’elle en avait des qualités en plus d’être charmante, dit donc ! Elle avait la possibilité d’offrir une ristourne a William à chaque fois qu’il avait mal au crâne par ta faute. Il devait la garder. Enfin, si les deux s’entendaient bien, bien sûr. Et c’est pour cela que papy brun et papy blond été là. Tu te penches un peu vers Big, pour murmurer à lui seul seulement sans déranger les nouveaux tourtereaux :

« Vingt-cinq Derlas qu’elle l’embrasse avant la fin de la soirée. On lance les paris ? Si je perds, je t'offre la tournée »

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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyVen 25 Mar - 12:49

Les années tombent...
Quitte à nous prendre pour deux vieux cons, autant jouer le jeu et le traiter comme un gamin en retour, c'est un échange qui me parait tout à fait honnête. Puis ça m'étonnerait qu'il soit tellement dérangé d'être au cœur de l'attention de ces dames, avec une jolie jeune fille assise à côté de lui pour la soirée. Il faut tout faire soi-même, ici ! Après s'être assurée qu'elle ne dérangeait personne à cette table malgré l'invitation lancée de bon cœur, le contact se noue déjà entre notre sale gosse et sa prétendante, notamment en ce qui concerne son handicap et qui a de quoi susciter l'intérêt de la demoiselle. Qui aurait cru que la surdité pouvait passer pour une méthode de drague ? Je bois une gorgée de bière tout en échangeant un regard complice avec mon partenaire de crime, bientôt il nous faudrait débarrasser le plancher afin de leur laisser un peu d'intimité. Blague à part, c'est le blond qui vient en premier lever le mystère qui entourait encore notre nouvelle invitée, en particulier pour ce qui concerne son nom et sa profession. Décidément, il tient à la sonder comme s'il allait devoir laisser son propre rejeton l'épouser. Mais puisqu'elle a l'air sérieuse à vue de nez, je lâche la hanse de ma chope pour désigner tour à tour les voisins de la miss:

« Moi c'est Bigby, là-bas c'est Alaric et le bavard à côté se nomme William. William qui avait justement l'intention de t'offrir un verre, n'est-ce pas ? »

Ose répondre non et passer pour un radin. On va dire que je me suis permis de faire l'intermédiaire pour une fois, dans tous les cas ça ne peut que l'arranger aux yeux de sa petite compagnie. Tandis que ces derniers s'arrangent à ce propos, je me penche légèrement vers Al' en le voyant arriver avec quelques messes basses.

« Vingt-cinq Derlas qu’elle l’embrasse avant la fin de la soirée. On lance les paris ? Si je perds, je t'offre la tournée. »

25Ð de boissons ? Les choses deviennent intéressantes. Attrapant ma bière pour la caler devant mes lèvres, des fois qu'il prendrait à William l'envie de détacher son regard de celles de la jeune femme pour lire ce qu'on marmonne, je rétorque ensuite:

« Mon vieux, s'il la raccompagne jusque chez elle, c'est tout le tonneau que je te paye. J'aurais bien fait un show sur le comptoir en prime, mais j'aime bien ce bar et je préfèrerais y retourner en compagnie de ma dignité. »

Une gorgée pour noyer ces âneries puis je repose la chope comme si de rien n'était, quoi que mon rictus moqueur ne doit pas manquer de trahir la nature de nos échanges discrets aux yeux du concerné. En toute honnêteté, je ne sais même pas ce qu'il vaut vraiment avec les filles notre gros chat, mais vu que les hostilités ont d'ors-et-déjà été lancées par son colocataire et donc le plus renseigné de tous en ce bas monde, j'aurais tendance à penser qu'il faudrait au moins un coup de pouce du destin pour lui faire terminer sa soirée en beauté. Étant donné que ce sont les gestes -et les traductions d'Alaric au passage- du brun qui monopolisent l'attention de la demoiselle, j'attends une pause dans le boulot de mon collègue avant de lui tapoter l'épaule.

« Ne te prends pas trop la tête avec ta juge, les choses finiront bien par se tasser et elle reviendra te voir. Sinon, elle ne sait pas ce qu'elle perd. »

Ce doit être un boulot dans lequel on a vite fait de se noyer complètement, alors la vie sentimentale se retrouve forcément rangée au second plan. Réflexion un peu bête et macho sur les bords mais il faut dire aussi que certaines femmes sont difficiles à décrypter, quand bien même je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer celle qui le mettait autant en déroute. De toute façon, si elle n'était pas capable de voir que c'est un type bien, pour m'être fait dépanner à quelques reprises et pas qu'un peu, ce ne devait pas être une si grande perte non plus. Une serveuse passant non loin me tire de ces réflexions et je lui adresse donc une nouvelle commande, ainsi qu'un bol de cacahuètes pour la table. Ouais c'est promis, notre régime commence demain. En attendant, d'un mouvement de main, je fais en sorte que William me regarde pour "lire" ce dont je me souviens à l'instant.

« Faudra que tu passes au QG, il me semble qu'on te cherche pour une mission. »
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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyJeu 28 Avr - 17:58

[bon bah on continue à deux, ça traîne depuis un bon mois Rolling Eyes ... OUI, j'ai encore changer Very Happy deux fois en fait, y en avait encore un autre avant]



Bye-bye le jeune
Un petit pari, tout ce qu’il a de plus amical pour passer le temps ne pouvait pas faire de mal qui que ce soit. Où en tout cas à William. Les deux petits tourtereaux étaient tellement préoccupés dans leur conversation que cet échange passait littéralement inaperçu à leurs yeux. En tout cas, tu avais envie de gagner. Non pas qu’une simple boisson gratuite, quand bien même, c’était la raison principale, mais aussi parce que cela te donnait un sujet sur lequel embêter Will une fois à l’appartement. De quoi lui demander quelque petit détail croustillant à se mettre sous la dent et l’embêter avec ça. Encore fallait-il que les choses aillent plus loin pour y arriver. Au moins, Big était partant pour jouer avec toi. Le voir danser sur la table aurait pu être quelque chose de très plaisant. Tu aurais pu glisser quelque billet dans son pantalon. Enfin, pour y arriver, il fallait tout de même être bien perché. Parce que sobre cette idée restait tout de même complètement débile et absurde. Néanmoins, qui disait qu’il allait forcément, la ramener chez elle ? Peut-être que c’est une escale directe dans ton appartement qu’il compte faire. T’obligeant ainsi à aller dormir ailleurs pour leur laisser la paix et l’intimité dont ils avaient besoin. Dans ce cas-là, un petit tour chez Wilson pour la nuit ne devrait pas faire de mal. Et puis il aura de la compagnie. Comme au bon vieux temps, il vivait avec toi.

Contre ton gré, tu es obligé de faire la traduction entre les gestes de William et la demoiselle pour qu’elle le comprenne. Mine de rien, c’est une plaie quand même. Il pourrait faire un effort pour se trimballer avec un calepin quitte à ce que ce soit quelque chose de tue l’amour. C’est pour un prendre un verre et te détendre que tu es venue ici et non pas pour jouer les traducteurs tandis que monsieur fait les beaux yeux à une jeune femme. Pour une fois qu’il est dragueur cela tombe au mauvais moment. C’est à se demander comment il fait d’ordre général pour séduire, quoique ce ne soit pas l’une de ses préoccupations primaires comparer à certains. La petite tape sur ton épaule, te fait tourner la tête en direction de ton ami. Ami qui a de bons conseils que tu prends note en le calant dans un petit coin de ton esprit, en hochant simplement la tête. Souriant vaguement, pourquoi se prendre la tête pour une fille ? Non. Pourquoi se prendre la tête pour cette fille. Elle est différente de toutes les autres certes et tu y tiens, mais ce n’est pas une raison pour que cela te bouffe comme jamais. Quand elle en aura marre elle le dire, sinon, tant pis. Tu seras bien obligé à passer à autre chose, même si ce n’est pas pour te plaire. Continuer à faire le narrateur entre les deux, ces casse-pieds tout de même. La prochaine fois, tu t’abstiendras surement de l’invité, quitte à le laisser moisir sur son canapé. Mais pour une fois que tu le vois prendre plaisir, si on peut dire, à se faire faire du rentre-dedans ce serait dommage de gâcher ça.

Et puis subitement, les choses changent entre les deux. Il y a une petite tension électrique entre eux, dans le bon sens du terme et c’en est presque gênant. La demoiselle lui propose de prendre l’air et d’aller faire un petit tour pour trouver un endroit plus calme et moins bruyant pour discuter. Sans toi bien sûr, au diable le traducteur. Discuter, oui, étrangement, tu y crois moyennement. C’est sa langue collée au fin fond de sa bouche qui se chargera désormais de faire la traduction de ses mots. Tu regardes William avec un grand sourire qui en disait long, qu’il saute donc sur l’occasion ! Pour une fois qu’il y en a une qui se présente autant ne pas la laisser filer. Il se lève et se prépare à partir en sa compagnie. Avant qu’il ne soit trop tard et bien trop loin pour ça, tu ne peux t’empêcher de lancer « Ne fait pas trop de bêtise mon p’tit » en levant ta bière dans sa direction avant de la porter aux lèvres.

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

C’était vache mais plaisant. En voilà un qui allait prendre du bon temps. Et pour le coup aucun de vous deux n’avait la possibilité de savoir qui allait gagner le pari. Qui sait, il pouvait très bien se comporter en gentleman et ne rien tenter avant le deuxième rendez-vous. S’il y en avait un autre ; techniquement, tu l’avais bien éduqué à ce niveau-là.

« Voilà que le p’tit devient grand dit donc. »

Ce n’est pas plus mal. Et il ne resta que les vieux.

« Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que ça marche pour le jeunot,  dis-tu en levant ta boisson. Bon, alors,dis-moi un peu, cette histoire d’avoir un enfant, c’est du sérieux quand même. Tu te sens prêt à être père pour la seconde fois, ce sera son premier, c’est ça ? Prochaine étape, tu la demandes en mariage, petit veinard ! »


(c) AGORA


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MessageSujet: Re: Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper]   Les années tombent... À partir de 40 ans, on dirait un bombardement [Alaric J.R Watson & H. William Vesper] EmptyJeu 12 Mai - 13:03

Les années tombent...
Pas que je sois devenu le pigeon voyageur du QG pour aller prévenir chaque membre de sa convocation, mais étant donnée la chance exceptionnelle que j'aie de connaître personnellement plusieurs membres du Conclave Domae, c'était à ma portée que de prévenir le colocataire d'Alaric si je venais à le croiser en sa compagnie. Pour les détails, il faudra qu'il aille voir ça directement sur place, car ce n'est pas moi qui les ai. Deuxième B.A. du jour à mon actif, quoi que plus légitime que celle qui consistait à foutre une tarte derrière le crâne de William, je vide ce qu'il me reste de bière pour attendre ensuite le deuxième service. Le préposé à la traduction continue quant à lui d'officier, pour une discussion qui semble ne pas vouloir s'éterniser trop longtemps. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les deux zigotos se lèvent pour "prendre l'air" comme cela avait été si innocemment employé, nous laissant seulement l'opportunité d’acclamer notre étalon de service une dernière fois avant de voir le duo disparaître du bar. Reste à savoir s'il était plus motivé par l'envie de prendre une part de son dessert à emporter ou si c'était pour se payer un peu de tranquillité, loin de ses compères pourtant supporters. Un mot de remerciement pour le bon bougre qui avait eu l'idée de convier la jeune fille à notre table ne lui aurait même pas traversé l'esprit: on se décarcasse et voilà comment on est récompensé ! Je me morfonds donc avec le bol de cacahuètes qui vient d'atterrir sur notre table juste après le départ de la moitié de ses occupants, de quoi en laisser plus aux derniers survivants.

« Voilà que le p’tit devient grand dis donc.
-Ils poussent tellement vite. »

Le pire dans tout ça, c'est qu'on n'aura pas la confirmation avant demain pour savoir s'il se sera réellement passé quelque chose cette nuit ou si les deux tourtereaux avaient préféré prendre leur temps en fin de compte. La suite au prochain épisode, lorsqu'une nouvelle opportunité se présentera autour d'un verre. Passée la blague de notre grand enfant trentenaire, Alaric revient finalement à la charge avec celui qui était prévu de notre côté avec Laelyss:

« Bon, alors,dis-moi un peu, cette histoire d’avoir un enfant, c’est du sérieux quand même. Tu te sens prêt à être père pour la seconde fois, ce sera son premier, c’est ça ? Prochaine étape, tu la demandes en mariage, petit veinard ! »

Ah, on dirait que le service des renseignements est de retour. C'est peut-être parce que ma vie sentimentale est un peu plus animée que la sienne en ce moment qu'il cherche à en savoir le plus possible sur mon compte. Souriant avec amusement, je retrousse mes manches tout en essayant de calmer l'élan d'intérêt de ma commère blonde.

« Ne mets pas la charrue avant les bœufs, je ne me suis pas encore décidé à ce niveau-là ! Mais pour ce qui est du bébé, je suis paré. Faut dire que Luna m'a bien mis à l'épreuve la première fois, alors je devrais pouvoir soutenir Laelyss à la venue du nôtre. »

Je l'aime plus que tout, mais cette petite n'était pas franchement de tout repos pendant ses premières années. Autant dire que j'ai cumulé bien assez de nuits perturbées et de bêtises diverses et variées pour affronter l'arrivée d'un autre bébé en toute sérénité. Et quand bien même Lys n'ait eu plus que quelques jours d'expérience avec des enfants en bas âge, au moment de garder ceux de Kira -je soupçonne d'ailleurs cette période d'être en partie responsable de son envie d'avoir un enfant à elle-, je ne doute pas de son côté maternel pour s'en occuper le mieux possible. Voyant ma seconde bière arriver, je remercie la serveuse avant de prendre la choppe par son anse, sans pour autant la porter de suite à mes lèvres.

« J'espère seulement qu'il sera en sécurité. Dans la mesure où on avait élevé Luna hors de la ville pour ne pas qu'elle grandisse au cœur de cette violence, j'appréhende un peu de changer les habitudes. »

Avec nos boulots respectifs, ce serait impossible d'envisager de quitter Quederla, et même égoïste de ma part de le proposer à Laelyss. Loin de moi l'idée de douter de nos compétences communes, mais tout peut arriver ici. Des orphelins il y en a à foison, sans parler de parents qui ont perdu leurs enfants et parfois pour des conneries. Finalement, ce n'est pas plus mal que William ait pris la poudre d'escampette, moins d'oreilles indiscrètes si je puis dire. Et dans un sens, Alaric doit être assez familier avec ce genre de préoccupations. Ne marchant pas sur des œufs mais presque, j'essaye d'ailleurs de retourner le sujet à son intention.

« Et toi, est-ce que tu n'as jamais envisagé à un moment de construire une nouvelle vie de famille ? Sans forcément impliquer ta juge. »
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